AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Kenshu Miwako

avatar

Daimyo

Messages : 355
Date d'inscription : 10/11/2014

Feuille personnage
Age: 21 ans
Titre: Abe no Miwako
Liens:

MessageSujet: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Mar 18 Nov - 3:22

Kazami, cela faisait quelque temps que les étoiles ne l’avaient pas mené en Eiichiro et l’onmyouji du clan Kenshu avait été surprise lorsqu’elle avait lu qu’elle devait se diriger ici. Il y avait sur ces terres quelques onmyoujis de talents, qui résolvaient la plupart des problèmes en temps normal, mais là, ils devaient avoir des soucis, pour que les étoiles lui demandent de venir.
Une fois les pieds sur les terres du cheval, elle comprit l’origine du problème. La mort récente de leur Daimyo était un bouleversement de taille pour un clan et une période de faiblesse importante. Ce triste évènement avait également un impact sur les prêtres et les onmyoujis. Le kannushi était le seul à pouvoir désigner le prochain Daimyo, la population se pressait toujours davantage dans les temples et auprès des religieux durant cette période, ils étaient donc moins efficaces que d’habitudes pour s’occuper des problèmes liés aux yokais.

Miwako connaissait le village de Kazami. Ce n’était pas à côté du temple, mais lors de son premier pèlerinage, elle avait déjà fait un détour par ce village. C’était un lieu qui portait encore beaucoup de stigmate avec de nombreuses demeures brûlées. Ce genre de maisons abandonnées, avec des passés violents attiraient de nombreux yokais. Elles représentaient une cache idéal, car les gens les esquivaient d’une part et d’autre part, c’étaient des lieux qui abritaient de très nombreux sentiments violents et tristes. L’onmyouji s’y rendit rapidement, pour découvrir le problème. Elle discuta avec les faibles yokais, les petites créatures invisibles aux yeux des gens, complètement inutiles et quasiment sans pouvoir. Ils étaient petits, moches, de toutes les formes et de toutes les couleurs. Miwako les adorait et finissait toujours par en martyriser quelques-uns en leur faisant des câlins, qu’ils ne pouvaient même pas repousser. C’était toujours un moment assez gênant pour les kirins qui la protégeaient et ils tentaient de lui faire arrêter ces bêtises. L’onmyoui eu la confirmation part les petites créatures, de la naissance d’un esprit mauvais. Pour l’instant, il se nourrissait essentiellement de yokais plus faibles, ce qui ne faisait que le renforcer.
La demoiselle décida alors d’attendre la nuit, car l’esprit ne se montrerait pas avant. Elle prépara en avance quelques pièges et cacha plusieurs marques sur le sol et les murs. L’exorcisme serait d’autant plus facilité par la pause de ces cercles. Elle demanda également à ses gardiens de surveiller l’arrivée du monstre. L’onmyouji devait s’occuper de ce yokai tant qu’il était encore trop faible pour s’attaquer aux humains, car c’était le genre de monstre qui en grandissant, finissait par se nourrir de chair humaine. Hono vit le monstre et émit un sifflement. Au signal, le gardien de la terre la rejoignit et ensemble, ils attirèrent le monstre dans les pièges posés par la demoiselle. Miwako sortit alors de sa cachette et récita les sutras pour en terminer. Le yokais disparut dans un hurlement de douleur, un grognement de colère et de haine.
Miwako souffla, tout s’était bien passé. Elle n’aimait pas croiser ce genre d’esprit belliqueux. Ils étaient en partie responsables de la mauvaise réputation des yokais. Les humains avaient la bêtise de juger tous les yokais à partir d’eux, comme si tous les yokais étaient comme ça. C’était idiot, c’était comme juger toute l’humanité, en ne voyant que les criminels. La jeune femme n’hésitait jamais pour un exorcisme, car cette hésitation pouvait amener à la mort, elle n’aimait cependant pas cela, c’était une sorte de meurtre..

Il n’était pas tôt, mais Miwako ne voulait pas dormir tout de suite. Elle se dirigea vers une taverne, encore ouverte à cette heure ci. La jeune femme devait remercier le commerce de la soie, qui permettait à un tel établissement un peu de vie nocturne. Les gens furent un peu surpris de voir une femme à cette heure-là qui ne soit pas une artiste ou une travailleuse de la nuit, ils ne la regardèrent cependant pas longtemps, il y avait suffisamment de quoi les occuper. La jeune femme commanda un peu de saké, elle l’avait bien mérité après cette journée de travail.
Elle écouta l’artiste jouer du koto. La femme avait une voix magnifique et elle jouait de son instrument avec aisance. La chanson était triste, une longue et sourde plainte, une illustration des pleurs et de la tristesse du clan, pour le daimyo décédé.
La jeune femme termina sa coupe, mais n’en prit pas plus. La joueuse était magnifique, le chant tout autant, mais la demoiselle avait du mal à supporter une atmosphère si lourde. Elle était rentrée dans la taverne pour boire un verre et alléger son cœur après une longue journée de travail, pas pour l’alourdir davantage. La plupart des clients semblaient vouloir poursuivre une telle soirée, pas elle.

La jeune femme décida de sortir pour retrouver ses deux gardiens. Ils n’étaient pas rentrés dans l’établissement, toujours pour un problème d’espace. Miwako posa la monnaie sur la table puis sortit un peu rapidement. Alors qu’elle replaçait son chapeau et ne regardait pas devant elle, elle heurta quelqu’un de plein fouet. Le chapeau ne tomba pas au sol grâce au ruban. Désolée, elle leva les yeux puis la tête pour regarder son interlocuteur.

« Excusez-moi. »

En plus de la gêne, un peu de peur pouvait se sentir dans la voix de la demoiselle. Non seulement elle devait rentrer dans quelqu’un, mais surtout, ce devait être un géant, une véritable force de la nature.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Mer 19 Nov - 2:15

Tandis que j’errais, toujours à la recherche de quelques informations, faisant de mon mieux pour me faire le plus discret possible, comme je l’avais au préalable promis, mes informations m’avaient finalement amené directement dans le village de Kazami. C’était là un village avec un passé assez sombre, d’autant plus en cette période de deuil. D’une certaine façon, je ne pouvais m’empêcher de repenser aux mots de l’Onmyouji que j’avais rencontré quelque temps plus tôt en kaze, alors que je sortais d’une taverne, taverne ou elle s’était faite agresser. Finalement, ce geste m’avait valu une sorte de savon dont je me serais bien passé même si au final cette jeune femme n’avait pas forcément tellement tord. Je suis celui qui s’entête dans cette histoire de vengeance. Je suis celui qui s’entête dans ces histoires de souffrance et dans un passé ne cessant de me roder dans les plumes mais si je ne menais pas à bien cette histoire de vengeance, je sais parfaitement que je ne pourrais jamais avancer et que jamais plus je ne pourrais tout simplement lever le nez vers le ciel et honorer leur mémoire d’un bon saké. Beaucoup trop de gens bons meurent trop tôt et il n’est pas dans mes principes de simplement me baisser et laisser pisser.

Aujourd’hui ne fut donc pas particulièrement une journée plus embêtante qu’une autre dans la mesure ou la majorité de son temps, je l’avais passé sur la route, prenant tranquillement mon temps pour finalement arriver là en soirée, prenant passablement mon temps comme je l’avais fait tout le reste de la journée pour finalement arriver face à une taverne. Pourquoi être venu ici ? Mais voyons je l’ai dit juste avant… ici se trouent peut être des informations sur ma tâche ! En tout cas je l’espérait car je commençait à devenir légèrement barge à toujours tourner en rond à la recherche qui commençait à me sembler impossible à trouver. Puis bon… à cette heure-ci je ne vais pas aller emmerder les gens… hein. Je vais donc tout simplement aller m’enfiler un saké ou deux, dans cette taverne que je venais de repérer quelques secondes plus tôt. Enfin, c’est ce qui était parfaitement prévu et ficellé dans mon esprit, avant de sentir quelque chose m’heurter de plein fouet. Bien entendu, je n’en avais pas ressenti la moindre douleur mais le choc fut bien réel. M’enfin, par choc je n’entends bien entendu pas le fracas de l’impact mais l’impact lui-même. A la sortie d’une taverne, ce n’était pas réellement chose rare que ce genre de « rencontres » si je puis dire. En tout cas, c’était loin d’être la première personne qui me rentrait dedans de la sorte sauf que cette fois, à ma grande surprise ce n’était pas simplement un client beurré mais visiblement une jeune femme bien portante. Une poivreaute ? Non… comme je viens de le dire, elle ne semblait pas réellement éméchée. Sans doute une voyageuse en manque de sommeil, donc. Tandis qu’elle s’excusa, presque instantanément après notre « rencontre », je pus discerner une pointe de crainte dans sa voix, ce qui eut l’effet de m’arracher un léger sourire. Il est vrai que dans mon état actuel les étrangers devraient facilement pouvoir me confondre avec un quelconque vagabond. Après tout, qui pourrait se douter que moi, Tenshiro Riku, n’était en réalité rien d’autre qu’un putain d’Hatamoto ?
Enfin… disons plutôt un « ex » Hatamoto, ne sachant au final pas réellement ce qu’il en résulte aujourd’hui.  Vous me direz, j’ai toujours eu le charisme d’un ours mal lavé, alors ce n’est pas la que les choses pourraient s’arranger, hein ? Alors qu’elle semblait rester plantée là, visiblement encore surprise, je me décidai simplement à briser le silence, ainsi que de rabaisser la tension qui venait de naître dans la salle, ou tout le monde était visiblement pendu à mes mains, semblant voir venir une réaction bien plus agressive que de raison. Franchement… a ce rythme, c’est eux que je pourrais avoir envie de cogner.


-Y’a pas de problèmes. Ça arrive.

Comme pour l’en assurer, car je savais pertinemment que ces quelques mots sortant de ma gorge ayant légèrement perdu l’habitude de s’adresser à quelqu’un ne suffiraient sans doutes pas.

-Vous devriez faire gaffe, les nuits sont parfois dangereuses.

Bien sur, cela n’était en rien une quelconque menace ni même mauvaises paroles comme pouvaient en témoigner mon geste de simplement lui passer à côté sans rajouter quoi que ce soit, venant simplement commander un grand saké au comptoir pour aller me mettre à une table reculée et particulièrement isolée. Visiblement, pour je ne sais quelle raison, la jeune femme semblait comme figée, en tout cas je ne sais pas ce qu’elle regardait, mais elle n’avait pas vraiment bougé et c’est alors que, pris d’un élan de sympathie, je lui lançais simplement

- Vous n’êtes pas du coin hein ? Venez vous assoir, le temps que je m’enfile mon verre et je vous raccompagnerais, si vous avez trop peur du noir pour bouger.

Après une intonation taquine et un sourire amusé, je reportai simplement mon attention sur mon verre. Après tout, je pouvais être sûr que la jeune femme refuserait. Qui accepteraient une offre pareille de la part d’un homme ressemblant plus à un bandit qu’autre chose ? En tous les cas, je pris cependant la peine de doucement retirer mes deux énormes Dai-Tsuchis dans mon dos pour les déposer contre le mur à côté de moi. Nous verrons bien.
Revenir en haut Aller en bas
Kenshu Miwako

avatar

Daimyo

Messages : 355
Date d'inscription : 10/11/2014

Feuille personnage
Age: 21 ans
Titre: Abe no Miwako
Liens:

MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Jeu 20 Nov - 0:17

Miwako avait senti la tension montée. Les gens dans la taverne étaient attentifs plus que de raison, à croire qu’ils souhaitaient voir quelque chose se passer. Miwako ne bougea pas, elle attendait la réponse en retenant légèrement sa respiration. Son instinct ne sentait pourtant pas de danger provenant de son interlocuteur, c’était la tension de la pièce qui avait cet impact sur la jeune femme.

Un sourire franc et soulagé accompagna la réponse du blond. C’était gentil de sa part de donner des conseils. Il ne pouvait pas savoir qu’à cause de son travail, il arrivait régulièrement à la jeune femme d’être dehors la nuit. Elle ne craignait pas beaucoup les hommes dans les rues, même lorsque la lune dominait le ciel, car la plupart s’enfuyaient si l’un de ses deux protecteurs se montrait. Honogosha adorait d’ailleurs voir leur débandade et la peur inscrite sur le visage des gens qui osaient chercher des problèmes à sa protégée. Parfois, il lui arrivait même de cracher quelques flammes pour rajouter un peu de terreur sur les traits des brigands et des voyous. Heureusement que les pauvres bougres ne remarquaient pas que la gardienne des flammes les esquivait lors de son spectacle.

La demoiselle remit son chapeau pour partir. Un petit yokai attira soudain le regard de la jeune femme, tandis que l’homme repartait. Il zigzaguait sous les tables, il avait probablement bu du saké dans les réserves du magasin. Les yokais et autres esprits aimaient bien le saké, ce n’était pas un mythe. La petite créature rentra dans une des tables basses, puis se cogna contre un genou. L’homme sentit probablement comme un petit choc, mais il était aussi imbibé que le yokai. Un sourire amusé s’affichait sur le visage de la demoiselle, tandis qu’elle observait la scène.

Miwako fut surprise par l’intervention du colosse blond, elle ne s’y attendait pas. Peur du noir, si le noir ou les ténèbres la paralysait, alors elle n’aurait plus qu’à rendre son titre. La jeune femme se dirigea vers la table avec un sourire amusé, la blague lui avait plu. Il y a quelques minutes elle ne voulait pas rester, mais le grand gaillard lui semblait de bonne compagnie. Il avait déjà des qualités appréciables comme la gentillesse, l’attention et même un côté protecteur ainsi que taquin. Arrivée à la table, la jeune femme s’inclina très légèrement pour remercier l’homme. Miwako n’avait pas oublié tous ses cours de politesse.

« Merci pour l’invitation, je me ferais un plaisir de vous accompagner pour boire votre saké. »

Elle s’assit face à celui qui venait de l’inviter et retira de nouveau son chapeau. La demoiselle n’allait tout de même pas le garder alors qu’elle restait à l’intérieur.

« Et ne vous en faites pas, pour l’obligation de me ramener, je n’ai pas peur du noir. Je suis plus inquiétée par les inconnus que je bouscule et qui m’invitent à boire. Ma famille m’a toujours appris qu’il pouvait y avoir des intentions cachées.»

Miwako avait un ton relativement sérieux, mais son sourire et la lueur de ses yeux ainsi que toute son attitude montraient qu’elle plaisantait. Il y avait un sous-entendu légèrement grivois, mais l’onmyouji ne pensait pas mettre son interlocuteur mal à l’aise avec une blague de ce genre. C’était bien lui qui avait commencé à être taquin.

« En effet, je ne suis pas d’ici. Je me nomme Abe no Miwako, onmyouji du clan Kenshu et je parcours toutes les terres de Yokuni pour régler des problèmes divers. »

Le nom de famille de Miwako était un indice. La plupart des religieux, ou des gens qui s’intéressaient aux yokais connaissaient la famille Abe no. La demoiselle n’était pas la première à parcourir ainsi tout yokuni. Le fondateur de la famille et l’homme qui était resté le plus puissant avait été le premier à faire ainsi ; Sa lointaine descendante était fière de suivre ses traces et cela se voyait.

« À qui ai-je l’honneur ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Ven 21 Nov - 1:36

De toutes les personnes que je pouvais croiser en cette basse terre, il fallait que je tombe sur la seule personne capable de prendre cette réaction se voulant simplement rassurante comme une réaction avenante. Qui viens me parler de chance après ça ? Oui bon d’accord… je ne suis peut être pas dans un cas de figure et cette jeune femme mériterait une telle réaction. Je ne suis pas non plus dans un cas de figure ou je peux rationnellement me permettre de me montrer réellement froid et distant dans la mesure ou cette fois, l’histoire venait de moi, c’est moi qui l’avait charriée et qui m’était montré simple alors que mon cœur hurlait à l’ignorance. En bref, il allait ce soir falloir que je me montre un tantinet plus sympathique que d’habitude. Cette idée sembla sur le coup m’arracher un léger soupir mais l’avantage là, c’est que je venais de le caser après quelques gorgées de mon sake, ce qui pouvait donc sans nul doute être pris comme un léger soupir d’aise. Gardant en premier le silence, je pris sur moi d’attendre de voir si elle allait le briser et elle le fit avec brio, répondant avec une couche d’humour certain, bien que peut être un peu tendancieux. M’enfin, au final je ne pouvais pas dire que son style ne m’accrochait pas. Elle me semblait être quelqu’un de simple et agréable. Pourrais-je vraiment, actuellement, profiter de sa compagnie ? Pourrais-je m’ôter l’affaire d’un soupir tout ce poids qui pesait actuellement sur mes épaules ? De part la tournure des événements, je me devais en tous les cas d’essayer. De plus, Akira était peut être, dans notre rencontre, à me faire comprendre que je n’étais pas le seul à passer par là et ce même si il m’avait fallu du temps pour l’accepter. Me montrer moi, trop froid et distant, n’était en rien bon pour la mémoire de notre défunte Daimyo. Après donc avoir répété le geste précédent (qui consistait bien sûr à prendre quelques gorgées de mon saké) je reportais mon attention vers la jeune femme, me décidant à briser à mon tour le silence.

- Vous n’avez pas vraiment à vous en faire, avec ma gueule et mon gabarit, je ferais un bien mauvais bandit. Vous imaginez le tableau pour se planquer ? Ça élimine directement beaucoup de bonnes opportunités !

Bien entendu, l’autodérision était un domaine de choix pour moi, surtout dans le cas présent car avec tout ce qui baignait en moi, cela me permettait de me ramener directement à mes propres pensées : Je ne suis rien, actuellement, et peut être que cette vie de bandit sera la dernière qui s’offrira à moi au final. Non…. En fait, si cela devait arriver, je reprendrais sans aucun doutes ma longue chasse solitaire de ces mêmes bandits, recommençant à faire couler le sang de la sorte. Voilà une autre information qui sonna dans mes oreilles. Une onmyouji ? Encore ? Bien entendu ce n’était pas là une réaction de dégout ou mécontente, mais une réaction de surprise car vous en conviendrez, en croiser deux en l’affaire de quelques semaines et qui plus est de deux clans différents quand nous sommes nous même très renfermé aux autres… c’est quand même une putain de coïncidence… hein ! En tous les cas, elle se présenta cette fois, m’offrant son prénom, son nom, son clan ainsi que sa… « Fonction » ? Là, par contre, on à un problème docteur. Le bon sens voudrait que je lui réponde avec autant d’information, mais au moment d’ouvrir les lèvres… bah, vous verrez bien.

-Et bien, le clan Kenshu, hein ? je me demandes bien quelle sombre affaire à pu vous amener aussi loin de vos terres. Pour ma part, je suis Ten… Riku. Juste Riku. Je présume que je peux me montrer « enchanté » de cette rencontre, sinon vous ne seriez pas assise en face de moi. A moins que l’histoire d’intentions cachées ne se montre retournée ?

Bien entendu, ma fin de phrase avait la deux intentions cachées, si je peux le dire ainsi. La première étant de faire oublier le « ten » qui avait été sorti presque machinalement et le second de cacher justement le fait que je veuille cacher mon identité. Je m’étais pris assez de grands textes moralisateurs et réconfortants pour quelques années… Je n’avais besoin que d’une seule chose : L’enfoiré qui avait tué notre guide, voilà tout. Bien entendu, en tant qu’Hatamoto il est possible que certaines grandes familles « étrangères » aient déjà reçu des informations sur moi et je suis bien conscient que mon prénom et mon physique pouvaient déjà grandement me trahir. Au final… nous verrons bien.
Revenir en haut Aller en bas
Kenshu Miwako

avatar

Daimyo

Messages : 355
Date d'inscription : 10/11/2014

Feuille personnage
Age: 21 ans
Titre: Abe no Miwako
Liens:

MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Jeu 27 Nov - 0:53

Miwako ne releva même pas le soupir du guerrier, car elle n’y prêta pas d’attention. La jeune femme sentait cependant autre chose, il y avait toujours une certaine tension dans la taverne et elle ne savait pas pourquoi. Elle rigola simplement en imaginant le grand gaillard en face d’elle entrain de se planquer derrière un objet et être trahi par ses cheveux blonds réfractaires. La demoiselle aimait la façon dont il avait détourné le sous-entendu. L’homme en face pouvait cependant être très bien accueilli chez les hors-la-loi, avec sa carrure impressionnante il était tout désigné pour un certain nombre de tâches demandant de l’intimidation. Ce n’était toutefois pas le genre de chose dont il pouvait se vanter devant une parfaite inconnue, à moins de vouloir la faire fuir.

L’onmyouji remarqua l’hésitation de son interlocuteur, mais ne la releva pas. Si son compagnon de boisson de ce soir ne voulait lui donner que son prénom, la demoiselle n’allait pas lui en demander davantage. Sombre affaire, elle l’était mais seulement au sens propre, avec un exorcisme de nuit. L’affaire en elle-même n’était pas si dramatique.

« Rien de bien important, une simple purification, rien de bien compliqué. »

Le ton était celui de la simple constatation. Miwako remarqua alors qu’elle n’avait même pas une coupe pour boire, tandis que l’homme continuait à se servir. Elle fit alors un signe de la main au patron, pour qu’il lui ramène une coupelle, la jeune femme n’allait tout de même pas se contenter de la discussion, sans profiter un peu du saké. La demoiselle ne s’attendait pas à ce que le gars en face d’elle le fasse, la politesse ne semblait pas un point fort chez ce dernier.

« Oseriez-vous demander à une femme de révéler les intentions de son cœur ? »

Le ton de la demoiselle était faussement outré et clairement amusé. Dans l’éducation pour la parfaite épouse, il était enseigné aux femmes à ne pas montrer leurs sentiments et leurs intentions. Au nom de la bienséance et de l’esthétisme, la femme devait toujours être dans la  retenue, allant jusqu’à réduire la taille de leur enjambée, ou  leur imposer de ne pas trop ouvrir la bouche pour manger, alors que les hommes n’étaient pas empoisonnés par de tels détails. Il n’avait pas à s’effacer pour être une jolie femme à courtiser ou une élégante épouse à montrer. La demoiselle aimait jouer avec ces codes que son père avait tenté de lui inculquer. Toujours taquine, l’onmyouji poursuivit sur sa lancée

« La perte de ce mystère conduit à la perte de notre charme n’est ce pas ?  »

Pendant trente secondes la demoiselle désira posséder un éventail pour ajouter de la surcharge à son jeu, déjà faux.  Le patron amena à la demoiselle sa coupe, et elle la tendit à son interlocuteur pour qu’il la remplisse. Riku avait main sur la bouteille, la jeune femme ne pouvait pas se servir.

L’artiste reprit son chant grave et triste après la pause qu’elle s’était octroyée. Ce chant fut apparemment un déclic pour certains des hommes de la taverne, qui se levèrent et se dirigèrent vers leur table.  Leurs têtes reflétaient aussi bien leur colère que leur douleur. Miwako pouvait presque voir une aura autour de leur corps, elle était de la même couleur que celle entourant le yokai dont elle venait de s’occuper. Le premier homme balaya la table pour faire tomber les coupes.

« Dégage de là, t’es pas le bienvenu. »

Le paysan hurlait à riku sa haine en pleine face. Un de ces compères se tourna vers Miwako pour ajouter.

« Vous devriez pas rester avec lui mademoiselle, c’est un hatamoto sans honneur. Notre Daimyo est morte par sa faute ! Il a même pas les tripes pour un seppuku. »

Une exclamation sortit alors du troisième larron à l’adresse de riku.

« Tu mérites pas de vivre. »

Comme pour ajouter de la force à ses propos, il cracha littéralement sur le sol.

La jeune femme les regarda avec un visage fermée, tendue. Elle connaissait à présent l’origine du yokai. Les ressentiments humains créaient de petits yokais, faibles et sans pouvoir, toutefois il y avait une douleur, une colère et une haine qui était partagées par tous les villageois ici. Des sentiments forts, négatifs, qui avaient le même objet, la mort de leur chef. C’était suffisant pour créer le monstre dévoreur qu’elle avait vaincu. Ce yokai dévorait tout sur son passage, comme les sentiments qui consumaient actuellement ces hommes.

Ce genre de scène avait un goût amer de déjà vu pour la jeune femme. Elle posa sa main sur le bras de l’hatamoto, pour dire calmement.

« Terminons notre verre à l’extérieur, il serait dommage de gâcher un bon saké par de la mauvaise compagnie. »

Les phrases de l’omnyouji pour les paysans rudes et lui attirèrent de mauvais regards. La jeune femme n’allait cependant pas se montrer tendre envers des gens qui se laissaient dévorer par leurs propres ténèbres et se comportaient de manière totalement déplacée. Néanmoins, elle poserait pour les protéger quelques amulettes prés de la maison qu’elle avait purifiée, à ce rythme le yokai risquait de renaître.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Lun 1 Déc - 5:13

Alors que je me laissais aller à siroter tranquillement le contenu de ma bouteille, je dois avouer qu’il n’était pas mauvais de me laisser aller à suivre le jeu, visiblement taquin, de la jeune femme qui en plus de posséder un certain charme, savait sans mal le démontrer, l’embellir et l’affirmer. De plus son sens de l’humour possédait un style propre et elle parvenait à ne visiblement prendre que les « bons » côtés de mes réactions. Bien entendu, si je ne l’avais pas invitée à prendre une coupelle, ce n’était pas par choix personnel, mais cela traduisait simplement le fait que je n’avais pas bu un coup avec quelqu’un d’autre depuis maintenant un long moment. Après tout, qui aurait voulu partager son sake avec un homme comme moi ? Encore en cet instant, je devais bien plus ressembler à ce même bandit qu’à un quelconque guerrier, mais cela aussi elle semblait être passée outre comme si ce n’était tout simplement pas le cas… comme si au final, je n’étais qu’un homme présentable s’était arrêté dans une taverne et qui lui aurait démontré d’une sympathie assez grande pour attirer son attention. Qui sait ? peut être mon regard, directement plongé dans le sien, pouvait trahir ces quelques sentiments ? Cette douleur qui, dans le fond, ne cessait de grandir, cette douleur qui ne cessait de ronger mon cœur et mon âme mais que je contenais, que mon but initial, la simple notion de vengeance, parvenait finalement à maintenir à flot. Oui… à maintenir à flot cette once de raison qui faisait que j’étais encore là aujourd’hui, à défendre une cause et au final, à chercher à protéger ce qui m’as toujours été cher : la mémoire d’un être aimé.

Alors que la musique reprit, mes craintes venaient en l’espace d’un simple instant de s’avérer fondées et j’avais vu, sans réelle difficulté, ces quatres hommes se lever pour se diriger vers notre table, en renversant les coupes tandis que, dans un geste simple, je parvins à sauver la bouteille. C’est alors qu’il se produisit ce à quoi je m’étais finalement habitué, l’un d’eux me somma de partir tandis que son compagnon expliqua ce qui était leur point de vue à la jeune femme. Voilà bien pourquoi je ne partageais plus ma table, habituellement, voilà pourquoi cette petite partie qui me liait au monde, finalement, avait a nouveau fini par se refermer. C’est donc ainsi qu’en reprenant la parole, il me ramena tout simplement l’une des seules pensées qui parvenaient encore à me revenir, tant dans mes moments de sobriétés, que dans ceux emplis d’alcool : Tu ne mérite pas de vivre. Quand ai-je et ce depuis mon enfance, osé appuyer le contraire ? Quand ai-je, dans mes nombreux échecs comme dans mes réussites, osé démontrer le contraire ? Vendre ce qui au final était ma vie, lorsque je n’étais qu’un mercenaire tuant non pas au nom des lois mais d’une quelconque satisfaction personnelle, pour une simple petite poignée de pain, ce qui aurait valu plus cher que la ferme ou la vie même de mes clients, étais-ce là une quelconque manière de démontrer que ma vie avait plus de valeurs ? Bien des fois j’ai failli mourir et bien des fois j’aurais été heureux de le faire et croyez moi sur parole que j’aurais cent fois donné ma vie pour celle de notre défunte dame mais au final, je n’avais pas non plus su la protéger elle. Je n’avais pas non plus sur porter le poids que tant de gens avaient indirectement mis sur mes épaules. Alors oui, croyez moi une nouvelle fois sur parole… je suis le premier à savoir que cette vie, je ne la mérite en rien et c’est aussi pour ça que j’ai choisi, avant de retourner à ce qui sera sans doutes mon ancienne vie de misère, de me laisser une nouvelle fois aller à la vengeance.

Quelque chose de surprenant se produisit cependant. Cette jeune femme, qui avait au final déjà démontré de bien assez de bonté en accordant son temps à l’homme que je suis, tenta de me sortir de cette situation. De me faire comprendre que je n’étais strictement en rien obligé d’encaisser et d’endurer cela. Mais en réalité, une partie de moi venait une nouvelle fois de se fractionner en cet instant. Une partie qui, d’aussi loin que je me souvienne, ne s’était pas manifestée depuis la mort de l’homme qui m’avais permis de vivre dans le passé. Je me suis alors levé, avant de déplacer mes deux immenses Dai-tsuchi pour les déposer devant les quatres hommes. L’un d’eux, visiblement effrayé par mon geste, avait tiré une lame qu’il dissimulait a l’arrière de son pantalon, la pointant vers moi et c’est sans réellement réfléchir que je me suis approché de lui, prenant doucement sa main pour venir la déplacer sous ma gorge, avec sa lame et ce sous le regard interloqué de ses compagnons.


-J’ai encore quelque chose à accomplir. Une toute dernière action avant de me permettre de retourner à la terre. Mais si réellement vous estimez que je mérite la mort, sans aucun sommation, il n’as qu’à accomplir ce geste. Je prends cette femme pour témoin que c’est de ma propre initiative que je fais cela et qu’il ne vous retombera donc aucune conséquence pour ce geste.


Mon regard se planta directement dans celui de l’homme qui était maintenant face à moi, Celui-ci semblait tranché d’un doute, car sinon il aurait sans aucun doute déjà tranché ma gorge, sans sommation aucune. Ou peut être étais-ce simplement la peur qui le tétanisait ? Allez savoir. En tous les cas, je restais là, parfaitement calme. De toute manière… j’étais déjà mort depuis bien longtemps et je ne pouvais plus errer ainsi, rongé par la haine et le ressentiment. Peut être aurais-je sinon fini par devenir moi-même l’un de ces Yokai que la jeune femme chassait ? Allez savoir.
Revenir en haut Aller en bas
Kenshu Miwako

avatar

Daimyo

Messages : 355
Date d'inscription : 10/11/2014

Feuille personnage
Age: 21 ans
Titre: Abe no Miwako
Liens:

MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Mar 2 Déc - 22:43

La douleur aux fonds des yeux du guerrier était visible. L’hatamoto avait cependant fait l’effort de se montrer social, malgré une certaine nonchalance. Le blond avait décidé de cacher sa douleur Miwako respectait ce choix. Elle n’était pas le genre de personne à enfoncer son interlocuteur et par respect pour celui-ci n’avait donc rien dit à ce sujet. Il avait montré son intention de passer une soirée détendue et elle avait souhaité la même chose à cet instant, c’était pour cette raison qu’elle s’était assise à cette table.

La situation avait dégénéré bien vite. Le guerrier refusa la sortie qu’elle lui offrait. La jeune femme eut un mauvais sentiment lorsqu’elle vit Tenshiro se lever pour se diriger vers son arme et même elle sursauta lorsqu’il déposa les deux marteaux au sol. Pendant quelques secondes, elle avait eu peur qu’il écrase les hommes avec. Au vu de leurs différences de rangs sociales, le militaire avait le droit de le faire, surtout après les insultes vomis à son encontre.

Sa réaction fut cependant plus affreuse pour la jeune onmyouji. Elle ne voulait pas être témoin d’un meurtre ! La jeune femme se leva de stupeur, blême. Miwako était horrifiée par la situation, la lame, la mentalité de l’agresseur et du suicidaire. La demoiselle voyait bien au regard du paysan, qu’à la tristesse, la douleur et la peur, se mêlaient à la haine et l’alcool. L’hatamoto était le plus calme, le plus déterminé, ce qui le rendait aussi effrayant. C’était bien sa réaction face à cette lame qui paralysait les 4 hommes, ainsi que Miwako.
La main de l’agresseur se fit plus tremblante, il était en proie à trop de sentiments forts et Tenshiro avait approché le couteau bien trop proche de sa gorge. La lame entama légèrement la peau, du sang commença à goutter. Sans réfléchir, la jeune femme bondit et referma sa main sur la lame pour l’empêchait de bouger, elle ne sentit même pas le métal mordre sa chair.

« Arrêtez ! »

Hurla  Miwako, qui semblait s’adresser aussi bien aux paysans, qu’à l’hatamoto.

« Cessez tout de suite cette folie ! »

Il y avait de la colère, de la peur et de l’incompréhension dans sa voie. Elle ne comprenait pas comment les gens pouvaient arriver à de telles extrémités, pourquoi ils devaient aller jusque- là.
Subitement, le paysan recula agrippé par le col. Heureusement pour l’onmyouji qu’il lâcha son couteau, ce qui ne lui causa aucune autre blessure. Le tavernier venait de le prendre et ajouta d’un ton calme et autoritaire.

« On ne sort pas d’arme dans mon établissement. Vous quatre, vous avez assez bu pour aujourd’hui. Vous sortez tout de suite. »

Son ton montrait clairement qu’il ne tolérerait aucune autre réponse ou réaction. Les paysans devaient être des habitués, car ils se firent tout petits devant le tenancier. Le groupe quitta le bâtiment penaud. Toujours calme, mais plus doucement, il ajouta.

« Vous pouvez lâche le couteau jeune demoiselle. Je vais vous chercher de l’eau pou nettoyer ça. »

Miwako n’avait pas bougé, encore un peu tremblante, elle ouvrit la main pour laisser tomber l’objet. Elle regarda sa main, il y avait du sang. La demoiselle prit une grande inspiration pour reprendre un peu de contenance. Elle se força également à sourire au tavernier, pour regagner un peu de calme.

« Merci ce serait gentil. »

L’homme lui offrit un sourire bienveillant. Le visage chaleureux et bourru de son interlocuteur avait quelque chose de rassurant, c’était une chance pour le propriétaire de posséder de tels traits.

« Je vous offre même une bouteille de saké pour me faire pardonner de ce malheureux incident. »

Ajouta-t-il en guise de conclusion avant de tourner les talons. Il devait chercher de l’eau et profita pour dire à la salle.

« Et retournez à vos conversations tous, il n’y a plus rien à voir. »

Miwako n’avait même pas remarqué qu’ils étaient devenus le centre d’attention de la pièce, elle n’avait même pas réalisé que la musicienne avait arrêté de jouer. Les visages toujours tendus traduisaient le malaise qui parcourait toujours la pièce, suite à l’incident. L’annonce marcha sur certains et quelques-uns détournèrent le regard. Pour venir à bout des plus récalcitrants il compléta

« Et remets-toi à jouer, des morceaux joyeux cette fois. On est dans une taverne ici bon sang de bois ! Les gens sont là pour se détendre. »

Confuse, l’artiste entama un nouveau morceau, plus léger comme l’avait ordonné le patron. Les dernières têtes se tournèrent vers cette nouvelle activité. Un sourire encore un peu pâle se traça sur le visage de la jeune femme devant la scène, le tavernier connaissait bien son boulot et le charisme de cet homme était indéniable.
Miwako regarda à nouveau sa main et la fine coupure. Elle avait de la chance, la lame n’était pas parfaitement entretenue. De plus la demoiselle, sous la panique, avait serré la main assez fort pour que le couteau ne bouge pas. Il y avait une coupure assez nette, mais peu profonde, ce qui n’empêchait pas le sang de couler. L’onmyouji murmura d’une voix rassurante.

« Onshi, Hono je vais bien. C’est une blessure superficielle. L’incident est fini, tout va bien, vous pouvez rester dehors. »

Les kirins avaient dû entendre le son de l’esclandre, ils avaient senti le sang couler. Leurs sens étaient, bien plus développé que ceux des humains. La jeune femme ne les voyait pas car ils étaient toujours dehors, mais les connaissaient bien, elle devinait leurs surprises, leurs colères et leurs peurs. Miwako avait murmuré cette phrase à leurs attentions, parce qu’elle savait qu’ils allaient l’entendre. L’onmyouji avait envie de sortir autant pour les rassurer eux, que pour avoir un câlin réconfortant. La jeune femme ne bougea cependant pas et releva enfin les yeux vers le blond, car jusque-là, elle ne l’avait toujours pas regardé.

« Si vous avez mal vous pouvez pleurer. »

La phrase semblait incongrue, sortit de nulle part. Miwako se rassit à sa place, ils n’allaient pas attendre le tavernier debout ou restaient ainsi toute la soirée.

« Je vous promets que ça fait du bien et c’est bien moins risqué que ce que vous venez de faire. »

Un maigre sourire traversa le visage de l’onmyouji avec cette dernière phrase. Elle était certaine que le samouraï avait cru qu’elle avait fait allusion à sa blessure à la gorge. C’était aussi bien un véritable conseil, qu’une mauvaise blague taquine pas très finaude. L’humour, même pourri servait dans biens des situations délicates.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Sam 6 Déc - 10:27

Comme je pouvais très aisément m’en douter, le groupe d’homme n’osa pas particulièrement entreprendre quelque chose de plus à mon égard, cet homme que je fixais directement dans les yeux n’était finalement rien d’autre qu’un mec torché manquant de couillles. A tel point que c’est finalement la jeune femme qui intervint, ce qui m’arracha un soupir, un soupir non pas déçu ni même triste, mais dépité. Dépité de voir une femme avoir dans son horreur plus de couilles qu’un homme. Alors qu’elle empoignait la lame pour que celle-ci ne m’entaille pas plus la chair, ouvrant pour le coup bêtement la sienne, elle nous somma de cesser, ensuite suivie par le tavernier qui somma à ses villagois de sortir, afin de ne plus perturber le calme de sa taverne. Sur le coup, je restais simplement là, planté, pensif, l’espace d’un instant, songeant à cet avenir qui ne m’était empli que de désir de vengeance. En réalité j’avais déjà amplement dépassé la phase de la « tristesse », mon cœur n’en était qu’encore mélancolique il le sera sans aucun doutes jusqu’à ce que le nom de notre dame soit vengé. Mais je n’étais en rien un fou suicidaire. En entendant l’homme parler de soigner la jeune femme, je revins à moi, par chance un peu plus tôt, j’étais parvenu à sauver l’ancienne bouteille de saké, qui était elle non pas vide, mais presque en tout cas, sans réellement avoir envie d’attendre le retour du tenancier, je me suis satisfait à récupérer la bouteille pour en prendre directement deux petite gorgées au goulot, comme si il était juste tout à fait normal de faire ainsi quand autrui venait casser vos coupoles. Je vins ensuite déposer la bouteille devant elle, ce geste était simple, n’engageant en rien, mais peut être en comprendrait-elle convenablement le sens. Il devait bien lui rester trois ou quatre gorgées, pour elle. La musique reprit ensuite, un air plus léger et des paroles plus entrainantes, joyeuses. Mon esprit resta cependant embrumé, tandis que je remis mes deux immenses marteaux la ou ils étaient précédemment, contre le mur pour finalement reprendre place, en face d’elle, comme plus tôt. Elle prit ensuite la parole, un peu avant que le tavernier revienne et là présence de celui-ci ne bloqua en rien mes paroles.

-Ne vous méprenez pas, je n’ai agis sur aucune conscience suicidaire ou suffisante. De mon point de vue, ils sont en droit de me demander la mort car j’ai effectivement échoué à ma tâche. Il y à une dernière chose que je dois accomplir, si ensuite c’est toujours le choix du peuple et que me laisser mourir ou disparaitre peux les apaiser, je n’ai rien contre le faire.

N’ayant jamais pour le coup eu réellement d’attaches solides et durable, cette idée ne m’offusquait pas plus que ça. J’avais vu mourir tout ce que j’avais voulu protéger et derrière ça, je ne m’étais montré bon qu’à détruire. Je peux comprendre qu’un être comme moi puisse être repoussé, remis de coté, blamé et condamné pour la mort de quelqu’un de bien plus grand, de bien plus important, de bien plus lumineux. Je n’étais finalement que ce que j’avais toujours été : un simple mercenaire errant à la recherche d’une poignée de bandit à faire saigner sauf que pour le coup, c’était aujourd’hui une simple affaire personnelle. Une affaire que j’accomplirais coûte que coûte. Le tavernier semblait surpris de mes mots, mais il ne sembla pas vouloir en ajouter, comme si il avait effectivement compris ce que je ressentais, le fort sens loyal et guerrier qui me poussait à vouloir mener à bien cette vengeance. Peut être avait-il même saisi le sens même de cette tâche que je m’imposais. Une fois qu’il eut fini de soigner la main de la jeune femme, il voulut en faire de même pour ma gorge mais c’est d’un geste simple que je l’invita à s’arrêter

-C’est bon pour ça, je peux aisément m’en occuper moi-même, merci en tout cas pour ça

En finissant ma phrase, je levais dans sa direction le simple matériel de soin qu’il avait ramené pour l’occasion ainsi que la bouteille de saké, reportant ensuite mon regard vers la main de la jeune femme, il sembla comprendre et me répondit d’un simple hochement de tête, retournant à son comptoir comme si rien ne s’était produit. Cette fois cependant, je pris soin de laisser la nouvelle bouteille près de l’ancienne, devant la jeune femme avant de simplement venir désinfecter la plaie avec de l’alcool, la laissant ensuite prendre simplement l’air, elle allait pas s’oxyder de toute façon. Je repris ensuite la parole.

-Désolé pour ça.

Alors que j’opinais légèrement, montrant sa main, un air légèrement songeur, triste, je n’ajoutai plus rien, je n’avais plus qu’à attendre ses mots, réactions, et que cette fois, elle prenne le soin de décider si le saké serait ou non là pour me permettre à moi aussi de me détendre à nouveau.
Revenir en haut Aller en bas
Kenshu Miwako

avatar

Daimyo

Messages : 355
Date d'inscription : 10/11/2014

Feuille personnage
Age: 21 ans
Titre: Abe no Miwako
Liens:

MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Jeu 11 Déc - 2:09

Miwako remercia d’un signe de tête l’Hatamoto qui venait de poser la bouteille. N’ayant plus de coupelle, elle but également directement au goulot. Elle avait besoin de se remettre de ses émotions et n’avait pas la patience d’attendre le retour de l’aubergiste.
L’Onmyouji trouva les paroles de Tenshiro tristes. La logique militaire préparait les soldats à mourir, à faire face à la mort avec dignité et à ne pas la craindre. Il y avait cependant une différence entre ; être prêt à offrir sa vie pour protéger et brader sa vie à la vindicte populaire comme il le proposait. L‘onmyoui était bien placé pour le savoir, elle se trouvait également à risquer sa vie régulièrement pour autrui. Dans son métier aussi une erreur avait souvent pour prix la mort de quelqu’un.
La vie était donnée et elle ne se méritait pas. Échecs, réussites, trop de monde se fixaient sur des critères humains pour juger de la valeur de la vie, de leur vie. Trop de monde se faisait juge d’une valeur bien trop importante et grande pour des yeux humains. C’était prétentieux, c’était une offense aux kamis et aux parents qui la leur avaient offerte. Tout enfant apprenait pourtant qu’il était impoli de retourner le moindre présent, alors pourquoi tant d’adultes se permettaient de jeter le plus important cadeau qu’on pouvait leur accorder ?
L’homme en face de la demoiselle avait fait son choix. Il l’assumait avec l’assurance du guerrier, avec une certaine fierté. Celle qui l’empêchait de se laisser même soigner…à moins que ce ne soit l’inverse. La jeune femme n’avait pas ajouté un mot, ne sachant quoi répondre devant de telles affirmations et devant les actes du blond.

Le tavernier reparti, après que Miwako l’eut remercié, et la serveuse passa rapidement redéposer des coupes. Ils étaient de nouveaux assit l’un en face de l’autre. Un sourire, empreint d’une certaine tristesse se traça sur le visage de la demoiselle.

« Ce n’est pas votre faute, vous n’avez pas à vous excuser. »

Le regard de la demoiselle se perdit sur les clients. Avec la musique plus joyeuse, les conversations s’étaient faites plus légères, plus bruyantes aussi. A présent, Miwako pouvait même entendre des éclats de rire, pourtant la demoiselle se sentait en décalage avec cette foule, qui devenait légère. Elle n’arrivait pas à se départir d’un malaise qui venait de s’infiltrer après l’incident et surtout après le discours de l’Hatamoto.

« Vous savez la foule est changeante. Ce dont ils ont besoin, ce n’est pas votre mort, mais d’un nouveau chef. Dès qu’ils en auront uns, les mêmes qui vous ont agressés, se retrouveront à vous parler avec amabilité, simplement flatté par votre présence d’éminent personnage. »

Sa voix était lointaine, perdue dans certains souvenirs, agréables et désagréables. L’onmyouji était bien placée pour parler du changement des comportements des foules. Durant ses multiples voyages, elle avait à plusieurs reprises subi ces changements brusques de comportements, dans le bon, comme dans le mauvais sens. La demoiselle hocha négativement la tête. Ce qu’elle venait de dire était bien trop abrupte.

« Excusez-moi pour la rudesse. Vous n’avez probablement pas besoin d’entendre des choses pareilles. »

La jeune femme se saisit de la cruche et servit les deux coupelles posées pour eux. Ils n’allaient pas laisser leur gossier s’assécher.

« Vous avez déjà trop perdu et vous ne devez plus savoir que faire de vous, n’est ce pas ? »

Elle qui venait de s’excuser pour sa rudesse, elle était bonne pour recommencer. Sa phrase lui avait échappé et Miwako sentait que les gorgés prises plus tôt commençaient à faire effet : sa langue se déliait un peu trop. En tout cas, elle venait de trouver d’où venait son malaise, il venait probablement de ce qu’elle ressentait à présent chez son interlocuteur.
Revenir en haut Aller en bas
Hasegawa Kioshi

avatar

Non Joueur

Messages : 1804
Date d'inscription : 13/11/2013

Feuille personnage
Age: 26 ans
Titre: Civil
Liens:

MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku] Jeu 5 Mar - 17:50

Suite a l'arrêt inopiné de l'un des joueurs de ce Rp, il est maintenant fermé au jeu.

Les autres joueurs ont le droit de compter les messages poster ici dans leur somme de Rp, dans leur suivi. Ils ont ensuite le choix de considérer se Rp comme Rp Terminé, ou Rp abandonné et ne comptera alors pas dans votre histoire.
Pour retrouver un Rp des plus rapidement, vous pouvez poster une demande (où utiliser votre ancienne demande) dans les Demande de Rp
Ou bien passer en Chat box afin de trouver un autre partenaire libre: Chez Timmy

Pour toute question, n'hésitez pas à contacter un membre du staff ! ( On ne mord pas encore Wink )

__ Le staff


L-M-M-J-V-S-D

Veux-tu jouer avec moi Invité.?

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku]

Revenir en haut Aller en bas
 

L'alcool est la compagne des coeurs blessés, lourds ou harassés par une dur journée de labeur [PV Riku]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» L'alcool réchauffe les coeurs et délie les langues~ [18+]
» Tu noies tes chagrins dans l'alcool ? Méfie-toi, ils savent nager. [PV Jennyfer Shepard]
» SUJET TERMINE - L'alcool, les bêtises, toi et moi. [Allie]
» update des blessés du canadien ce soir
» Wyclef Jean blessé dans une fusillade (PAS CONFIRMEE)


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
..
.Abyndal.
...
...
..
..
...
.
.... .Ewilan RPG..
....La Sérénissime..