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 Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo]

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Reiya Akira

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Onmyôji

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MessageSujet: Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo] Mer 10 Déc - 12:54



"Kaze... Shin'ai kaze..."

"Je peux la sentir... cette brise... cette caresse sur mon visage. Chaque pas de mon équin me rapproche de sa source. Elle m'apaise et m'effraye. Il y a peu, elle était devenu une blessure, aussi bien pour mon corps que pour mon âme. Elle se déchaîna, pour devenir bourrasque. Elle se transforma, pour m'annoncer mon devenir. Ce message, si difficile à accepter, me fut transmis par la réincarnation de notre dieu. Toi, cher Kannushi, je t'ai rencontré, découvert et accompagné. Tu fus mon instructeur, mon mentor, mon maître. Aujourd'hui, tu es devenu mon guide, me montrant le chemin jusqu'à cette terre que j'aperçois au loin. Vallée des vents et de la terre, les demeures de Fuki ont toujours été si ardemment construite. Murs de bois renforcés ou bien poteries de toutes tailles, cela fit fort longtemps que mes pas ne m'avaient point dirigé dans cette région. Néanmoins, je n'appréciais point le paysage, mes pensées étant tournées vers des souvenirs plus sombres et peinés...


~~~

Il y a quelques jours, à travers le bois clair des poutres et des colonnes, ainsi que le chant des religieux, toi, l'homme dirigeant ce temple, tu me raccompagnas entre ses murs après avoir observé les fusées de feu du festival en ma compagnie, annonçant à nos semblables celle que j'étais devenue. Cette élue, choisie pour accomplir une tâche et guider les "êtres libres" que sont les Eiichiros. Quelle surprise sur leurs visages, quelle tristesse et haine sur le mien. Voyant leur admiration dans leurs yeux, je ressentis le même sentiment qu'à mon arrivée, après l'incident de ma vie. Tous me voyaient comme celle désignait par Kazegami. Je n'étais plus cette enfant prodige, discrète, n'étant point différentes des autres adoratrices, sans réelle valeur. Je devins bien plus importante... comme l'unique et future Dame.
Chaque matin, les simples salutations se transformèrent en véritable rituel d'admiration, ornementé d'inclinaison du corps exagéré. Chaque personne que je pouvais croiser stoppait leurs discours pour se prosterner et me laisser le chemin de libre. Leurs comportements... leurs paroles... ils m'irritèrent. Blessée, la fillette, peinée, s'endormit à mesure pour ne laisser que la louve, enragée mais pourtant si calme. Est-ce là le résultat des efforts de Kyo pour la dompter? Je n'en doutais point. Je ne fis que les ignorer, ne leur adressant aucune parole, aucun regard, pas même à mes camarades qu'à mon ancien maître, m'enfermant dans une cage bien plus sûr et agréable. Cette même cage que j'idéalisais après avoir perdu ceux qui m'étaient chers dans l'incident de ma jeunesse. Enfouie dans mes responsabilités, me cachant derrière ce travail que Hidenori-sensei n'aimait guère et que je m'efforçais de terminer, je n'étais plus qu'un fantôme. Quant à Kyo... il n'échappa pas à ce changement de comportement. Je pouvais voir sur son visage la déception de me voir dans un tel état...

Chaque nuit, la lune était ma nouvelle amie. Je ne me sentais en sécurité que lorsque ses rayons illuminés ma chambre ou bien lors de mon rituel du soir, dans les bains du temple. Kimono blanc, corps plongé dans l'eau claire, je laissais mon esprit vagabonder au gré du vent et de la lumière lunaire. Elle et moi échangions nos pensées, nous fixant sans relâche, alors que je ne désirais point dormir de peur de voir mon esprit martyrisait par un nouveau cauchemar. C'est durant l'une de ces nuits, encouragées par la lumineuse de la nuit, que je revêtis un haori d'une grande ampleur, aux couleurs sombres, rendant ma silhouette plus discrète qu'elle ne l'était déjà. Le temple était en sommeil alors que mes pas résonnaient dans les couloirs. Je pouvais entendre les esprits dormants sourire à mon passage, m'acclamant ou bien rigoler, se délectant de me voir disparaître...
Finalement, je regagnais le grand hall où mon guide et amant m'attendait. Son regard était illuminé par la clarté de la nuit ainsi que sa chevelure qui s'accordait parfaitement au voile bleu roi. Je le rejoignis, gravant mon regard dans le sien, lui adressant mes excuses sans mot. Mon comportement a certes été déplaisant, mais il était indispensable à ma protection. Je lui souris puis je pris le chemin du grand torii qui bordait l'entrait du temple. Avant que nous ne puissions descendre les marches, j'attendis mon nom, prononcé par une voix frêle et familière. Tournant mon corps de profil alors que mon visage se tournait vers l'entrée de la grande pièce principale, je pus entrevoir Mikoto, demoiselle et adoratrice qui partageait ma compagnie pendant mon séjour à Meisou.


"Reiya-chan..." prononça-t-elle avec l'inquiétude qui l'envahissait. Pourtant, elle ne réussit point à exclamer davantage de mots. Elle n'en avait point besoin. Tout comme les autres, j'ai ignoré sa présence depuis mon retour du festival. Elle qui avait toujours été présente, m'acceptant comme j'étais. Encore aujourd'hui, j'étais resté sa camarade et non sa future Dame. Il en était de même de l'homme qui s'avança dans l'ombre pour rejoindre la miko.
"Hidenori-sensei" osais-je chuchoter.

"Akira-san... N'oubliez pas qui tu es. L'épreuve qui t'attend est loin d'être une simple question de connaissances ou de forces. Tu dois te trouver toi-même afin d'être accepté." Il sourit. "Qui aurait cru que cette petite enfant, frêle et perdue, deviendrait une magnifique Onmyoji, forte et ravissante. Tu as bien grandi, chère Akira."

Ces mots réussirent à toucher la fillette qui se réveilla alors que la louve les prit comme un grand réconfort. Je tournais les talons, rejoignant nos montures sans me retourner. Un "merci..." se glissa à travers mes lèvres, espérant que ces deux personnes le reçoivent...


~~~


Ces souvenirs s'évaporèrent à mesure que nous nous rapprochions du pied de la montagne, non loin de l'océan, caché à travers la forêt. J'ignorais où le Kannushi me menait mais il semblait confiant. N'avait-il donc point peur de ce qui nous attendait? Moi, je l'étais, réfléchissant à toutes les épreuves qui pourraient m'attendre.

Bientôt, je pus apercevoir devant nous une ouverture dans l'étendue forestière. Mon regard se posa sur chaque détail. Les bouts de bois d'anciennes demeures envahies par les mites, les moulins à vent prêt à tomber à la moindre brise, l'herbe et la mousse déchirant la pierre alentour. J'en déduis que nous nous trouvions dans un ancien village. Je ne serais le dater mais sa destruction était loin d'être récente. A mesure que nous avancions, le temps semblait avoir un effet néfaste sur la végétation. Cherchant une raison à ce désastre, je fus surprise de sentir ma monture se tomber aux côtés de Kyo, m'obligeant à tourner mon regard vers un monument des plus étranges : cela n'avait rien à voir avec les palais féodaux ou encore avec les temples. Il s'agissait ni plus ni moins d'une grande dalle de pierre, évalué à 5m de largeur et de longueur. Chaque coin arborait un moulin à vent, structure de bois encore en état bien que je doutais que le vent puisse suffisamment s'engouffrer dans cette partie de la région pour faire tourner leurs palmes.

Je descendis, caressant mon compagnon de route avant de diriger mes pas vers la structure de pierre. Alors que le village en ruine avait été dévoré par l'environnement, cette plaque était intacte. Les gravures se trouvant dessus, tournées vers les cieux, étaient claires et très peu endommagées. La curiosité d'examiner ces symboles me poussa à grimper sur le monument et de me tenir au centre. Je ne réussis point à décrypter ce langage. Moi qui avais passé tant de temps dans les livres, il m'était impossible de comprendre leur signification. Alors concentrée, mon attention se porta bientôt sur les bruits alentour qui réveilla les instincts de survie de la louve. Sans mis attendre, une énorme bourrasque vint se faufiler et balayer la poussière des lieux, me forçant à cacher mon visage avec le tissu épais qui me vêtit. Je sentis le sol trembler sous mes pieds, les chevaux hennirent de peur alors qu'une partie de la pierre commença à délivrer un passage. Je compris à présent pour les édifices de bois étaient toujours debout : enfin que le chemin ne soit révélé à tous, un mécanisme fut placé. Le vent ne pouvant s'engouffrer dans un tel endroit, il n'y a que la volonté de Kazegami qui puisse permettre à l'élu de pénétrer dans ce qu'il appelait "une ruine divine".
Je me tournis vers Kyo, qui ne semblait point être surpris. Savait-il donc ce qui se passerait? Je souris car je savais que même si je lui posais la question, il ne me répondrait point. L'épreuve avait déjà commencé, bien que nous ne soyons pas encore dans au cœur même de la roche. Cela ne saurait tarder : Kyo s'avança dans le passage, sur de lui. Je le suivis, plus sceptique, m'arrêtant un instant devant ses escaliers qui ne laissait paraître que la noirceur de la terre...




Je ne sais si ces ténèbres me brouillèrent l'esprit ou bien si il s'agissait de mon imagination, mais, même moi qui est lus le moindre détail sur l'Enfer écarlate ou sur les anciens clans, je ne pouvais qu'être étonné de trouver une telle pièce face à moi. J'inspectais chaque recoin de ce long couloir qui se dessinait devant moi. Mes pas, lent et lourd, me permirent d'apercevoir un peu plus loin des miroirs. Plus grand que moi, j'observais leur contenu une fois devant. Cela n'avait rien d'un réel reflet. Bien que l'arrière-plan était celui de la pièce dans laquelle je me trouvais, mon image était remplacée pour une silhouette bien plus élancée et distordue. Celle-ci serrait dans ses mains le cœur d'un homme, associé à un sourire malsain alors que des larmes coulées de ses yeux attristés. Quelle curieuse représentation... Et ce n'était pas la seule. Plus je parcourais le tapis au sol, plus je rencontrais de miroirs ayant chacun leur image si étrange. L'une d'entre elles représentait une femme, vêtit d'un long kimono, des pièces de shogun entre chaque doigt, alors qu'une autre me montrait une fillette se faufilant dans un tunnel. La dernière était un homme suivant la course du vent à cheval. Les idées se chamaillaient dans mon esprit. Chacun de ses reflets pouvait signifier mille tâches. Je ne pouvais que soupirer et attendre à présent.

Je continuais mon chemin, suivant Kyo qui menait la marche. Connaissait-il ce lieu? Non, son regard baladeur m'indiquait qu'il ne sait rien de cet endroit. J'en conclus que l'épreuve était unique. A chaque nouvel élu un nouveau challenge. Je voyais là une chance de me prouver ma valeur sans recevoir une aide.
Nous arrivâmes bientôt au bout de ce couloir infini. A l'autre bout, une porte, et pas des moindres. De ma petite taille, je pouvais l'évaluer à environ cinq ou six mètres.. Un sourire en coin, je ne pouvais que penser les Kamis puissants et surprenants.

"Je suppose qu'il va falloir ouvrir cette porte si nous valons atteindre la fin de cette épreuve." m'exclamais-je avec la voix calme et rustre d'une femme et non d'une fillette. Croisant les bras, j'examinais ce qui se trouvait devant mes yeux. L'ornement ne représentait que des symboles quelconques alors que des images de vent, de moulin, de fleurs ou encore d'arbres se dessinaient à mesure que je baissais mon regard pour être enfin à hauteur d'hommes. C'est à cet instant qu'un détail m'interpella. M'approchant pour déposer ma main sur l'imposante barrière, je pus ressentir comme une forme bien particulière. Un visage, ou bien un masque. Mon regard se balada de gauche à droite et put voir trois autres renfoncements. Quatre masques... quatre miroirs. C'était bien trop simple.

"Il semble que nous devions rapporter quatre objets pour déverrouiller cette serrure." Je me retournais pour faire face aux couloirs, observant chacun des miroirs. "Bien. Par lequel souhaites-tu que l'on commence, Kannushi-sama?" dis-je sur le ton de l'ironie, ne voulant point choisir. Peu importait le miroir, je devrais tous les surmonter pour venir à bout de ce barrage...

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Kabukichō Kyo

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MessageSujet: Re: Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo] Jeu 23 Avr - 8:54




"Il n'y eut ni célébration, ni repas convivial au temple de Kokyuu. J'avais à nouveau accomplie ma mission, et si les Kami le souhaitaient, alors la capitale aurait une nouvelle maitresse. Cette nouvelle, bien qu'échauffant le cœur de chacun, n'eut pour premier effet que d'assombrir les lieux, autres fois des plus jouasse, d'une politesse monocorde. Car cette action, de par son fait, rappela à tout être quel était mon statut. Ceux qui plutôt n'hésitait aucunement à me demander conseil, s'adressaient maintenant à leur supérieur direct avant de poser le regard plein de questionnement vers l'être quasi-divin que je suis.
Mais aucunement cela ne m'inquiéta, car, une fois les épreuves passées, les Eiichiro se laisseront surement submergé par l'ivresse, et suivront alors les traces de pas que leurs habitudes précédentes avaient déjà tracé dans le sillon de la vie.
Pourtant, tout ceci ne me réjouissait guerre.. Nous avions besoin d'un nouveau dirigeant, capable d'accepter les conseils de ses légats. Nous avions besoin d'un maître disposant d'assez de caractère pour tenir le peuple libre. Mais pas Akira.
J'avais si peur que notre relation change de par son statut naissant. Que les épreuves ne se transforment en blessure. Que les cicatrices de son passé s'ouvrent à nouveau en son cœur encore fragile. Que le sourire qui illuminé avec tant de grâce son visage enfantin, ne renaisse jamais.
Il faudrait pourtant faire avec, car le Kazegami ne reviendrait pas sur ses mots.

~~~

Le départ se fut dans le plus grand des silences. Volonté de la future dame, elle ne voulait aucunement de fanfare ou autre cérémonie. La louve que j'appris à aimer était bien assez forte pour finir le voyage de l'élève. Mais elle continuait à redouter l'avenir et en avait conscience. Sa modestie ne lui aurait jamais permis de prendre ces évènements à la légère et de profiter de l'occasion pour se voir auréoler avant l'heure.
L'attendant dans le grand hall, le visage éclairé par les rayons de la lune, je la vis apparaitre hors des ténèbres, les épaules surplomber d'un Haori aussi sombre que la nuit elle-même. Sa chevelure d'ébène retombant avec grâce par-dessus ses habits. Elle était si belle, malgré la lourde tristesse qui pesait sur ses lèvres fragiles. Je ne pus m'empêcher de la regarder comme si c'était la dernière fois que je pouvais lever les yeux devant tant d'éclat.
J'aurais tant aimé lui dire mes ressenties, mais les mots restèrent coincés au fond de ma gorge, noué.
Puis un sourire, faste, mais réconfortant, se posa sur sa bouche. Et alors que les amis les plus proches d'Akira vinrent lui souffler quelque mot de départ, je ne m'arrêtât point. Leur laissant quelque temps d'intimité, rejoignant immédiatement ma monture avant le grand voyage.
Cela serait surement dur pour elle, de vivre à Kaze. Elle n'y avait aucune accroche actuelle. Contrairement à moi qui y avais rencontré Sorosoro, être des plus chers à mon cœur. J'avais grandi dans la capitale. A Kokyuu, de par mon statut, je n'y avais assouvi que les besoins de la religion, gardant toujours une certaine distance de rang entre ceux qui y vivait et moi-même.. Pour mon amante, le cas était contraire..
C'est alors que je me rendis compte combien elle me manquerai, malgré le fait que nous puissions chacun nous mouvoir régulièrement afin de nous voir.




Le voyage se déroula sans encombre, ne prononcent que très peu de mots, je suivis simplement mon instinct, rassuré de voir les Kami nous guider vers le lieu de l'épreuve.

Puis, arrivant dans un village détruit par le temps, je mis pied à terre. Observant avec calme le lieu ou la nature avait repris son droit à chaque printemps.
Je pris une grande inspiration, sentant les esprits murmurer au travers des brises diverses. Enivrante, me plongeant dans une courte stase, transe des Kami, je libérai mon pouvoir afin de solliciter les vents. Déclenchant, sans prendre gare, une bourrasque qui nous révéla l'entrée du temple sans âge.
Alors Akira se tourna vers moi, les yeux pleins d'interrogation, et le sourire de l'enfant allégrement posé sur ses lèvres. Tout me paraissait des plus calme, et alors que je repris des plus rapidement mes esprits, je lui répondis d'un sourire charmeur. Tout n'était que volonté du Kami, et en cela, je ne m'inquiétais aucunement. Sur du message que celui-ci me passait.
Entrant donc d'un pas serein dans les entrailles de la terre, tout en m'assurant qu'Akira me suive. Suivant le long couloir parsemé des miroirs au reflet figé. C'était la première fois que je voyais ce lieu, et il ne me semblait aucunement accueillant. Pourtant, je continuais à m'avancer sans hésitation. Seule Akira pourrait comprendre son épreuve, car je n'étais des maintenant plus son guide, mais son conseiller.
Mais nous fûmes bientôt bloqués par une porte toute aussi massive que la dalle sur laquelle s'était dressé Akira à l'entrée du temple. Laissant mon amante examiner les lieux afin d'en conclure ses propres hypothèses. Puis elle s'exprima.

"Il semble que nous devions rapporter quatre objets pour déverrouiller cette serrure. Bien. Par lequel souhaites-tu que l'on commence, Kannushi-sama?"

Prenant alors un air des plus sérieux, je m'appuyai sur la porte, examinant de loin chaque miroir.

__ "Chaque miroir représente un sujet différent. N'oubliez point que c'est votre épreuve, et non la mienne. De par conséquence, c'est sur votre vie et votre spiritualité que les Kami se sont basées. Je ne peux aucunement choisir pour vous. Mais sachez que ; quelle que soit votre décision, quel que soient les moments sombres par lesquels vous passerez, je serais dorénavant toujours derrière vous afin de vous épauler."

"


L-M-M-J-V-S-D


Invité ‼️ Si tu es fort, alors la Famille Yakuza à besoin de toi.

Que la prestance du masque vous séduise:
 
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Souteigai

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MessageSujet: Re: Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo] Jeu 14 Avr - 19:08


La réponse de l'être élu disparue dans le néant, quand bien même la jeune femme eut put l'entendre, cela ne pouvait rien changer au fait que si le choix devait lui appartenir, il fut inconscient, ou alors il n'était pas question d'avoir son mot à dire. Car les quatre réfractions disparurent simultanément, la réalité s'effaçant au profit de l'invisible évanescence d'un tumulte aérien.

Dans une unique et stridente rafale, la cohérence de la pièce ne fut plus pour laisser place, l'instant suivant, à une plaine d'herbes hautes plus vaste que le monde ne le permettait, les cieux charriés par les tourments d'un vent éternel. Plus aucune frontière autre que Ciel et Terre ne subsistait et une incroyable sensation de plénitude régnait sur l'endroit. Ce dernier aurait pu abriter la population de Yokuni toute entière sans jamais qu'un seul habitant ne vienne à en croiser un autre et paraissait tout à fait indiqué pour vivre totalement son existence sans ne jamais rentrer en conflit avec une autre.

Pour autant, il semblait bien y avoir une âme en plus de celle du réceptacle de Kazegami et de sa choisie. Une femme à la toilette soignée, digne des plus grandes dame de la cour impérial, à l'exception qu'aucune d'entre elle ne possédait un kimono capable de recouvrir des hectares tout entier. La prise de conscience de la nature de son vêtement transforma aussitôt les végétaux tapissant les lieu en une surface lisse d'un blanc laiteux que rien ne pouvait altérer.

Ses pieds invisibles sous le tissu lui permirent sans mal apparent de rejoindre les deux disciples de Fujin, glissant vers eux avec élégance, sans que le fait qu'on lui piétine la robe ne la ralentisse en quoique ce soit. Elle se présenta face à Akira, révélant de l'une de ses longues manches une douce main lui présentant une boîte laquée et finement ouvragée tout en lui souriant poliment. La surface de l'objet était si lisse qu'il était impossible qu'elle fusse travaillée de la main de l'homme, mais de cela, la jeune Onmyouji ne pu jamais le constater, car seul le Kannushi en avait le pouvoir...

En effet, lui seul était à présent au dehors de la boîte face à l'étrange hôte des lieux. La belle prêtresse des vents ayant tout simplement disparue.

De son côté, l'espace d'un clignement de paupière, elle ne se trouvait plus sur la plaine, mais dans un lieu qui exprimait littéralement son contraire. Enfermée par six côtés, sans la moindre source de lumière externe, sans pour autant être plongée dans le noir, elle se trouvait au centre d'une pièce dont les murs étaient faits de milliers de pans coulissants glissants les uns au dessus des autres. Un seul espace vide existait et ne révélait qu'un mot :


誕生
Tanjō… Naissance.
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Reiya Akira

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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo] Lun 2 Mai - 12:02


Comme je m’y attendais, Kyo n’était que spectateur. Il ne pourrait aucunement me venir en aide, ou plutôt faire un choix sur les prochaines épreuves qui nous attendaient. J’étais maîtresse de la situation. Entièrement.
Alors que je m’apprêtais à faire face à l’une de ces épreuves, une brise m’alerta. Mon regard était devenu loup alors qu’il se posa vers l’escalier qui nous mena dans ce lieu incertain. Le silence après nos mots cessa lorsque la douceur se changea en puissance. Une forte rafale parcourue tout le couloir, jusqu’à nous atteindre. Il était évident que Kyo n’y était pour rien et ne pourrait rien faire pour stopper cette vague. Je n’avais d’autres choix que de subir le souffle de Kazegami, couvrant mes yeux fermés de mes bras afin de ne point subir de dommages.

Mes oreilles me signalèrent un nouveau changement et me transmirent un sentiment de liberté. En ouvrant mon regard sur le monde qui nous entourait, j’aperçus la disparition des murs, prison de pierre, qui s’ouvrit sur une étendue sans fin. Stupéfaite d’un tel endroit, je ne pouvais que faire le tour de moi-même. Une plaine, à perte de vue, avec une douce brise, caressant le tapis verdoyant. Etait-ce une part de paradis ? La fillette en était émerveillée et je crois que même la louve aurait souhaité courir à travers le vent et les fleurs.

Une présence me ramena à la réalité et le visage enfantin redevint celle d’une future dame de clan. Il ne s’agissait point de Kyo, toujours à mes côtés mais d’une silhouette fine et magnifique, drapée d’un long kimono qui caressait l’étendue d’herbes. A son passage, cette dernière se transformait peu à peu en un sol de soyeux blanchâtre. Une mise en scène parfaite. Cela me fit sourire mais m’exaspéra alors que je ne quittais point du regard la femme qui s’approchait. Lorsqu’elle fut à hauteur, elle sortit de sa longue manche (légère au vu du mouvement du bras) une boîte en bois lisse, dont les motifs peints me rappelèrent l’un des jouets que ma mère m’offrit par le passé : un himitsu-bako. Mais je n’eus le temps d’approfondir mon observation qu’un voile sombre et noir m’entourait à présent. Le ciel… la terre… l’horizon… Tout n’était que ténèbres. Je ne perdis point mon sang-froid et fis appel à l’un de mes petits compagnons afin d’éclaircir davantage la pièce dans laquelle je me trouvais.

« Onegai. » Dis-je d’une voix douce.

Les quelques brises de vent dans la pièce vinrent prendre forme dans ma main afin qu’un petit esprit, un sylvain, apparaisse. Reflet de l’âme des montagnes et des forêts, ce petit être à la particularité d’avoir un corps fait de luciole, ce qui me permit d’observer mon environnement. Volant çà et là, je pus enfin reconnaître ma prison. Par un coup du sort ou bien par malédiction, je me retrouvais dans ladite boîte que la femme venait de m’offrir. Quel cadeau… Deux murs opposés étaient faits de longues planches, pouvant coulisser les unes sur les autres. Les deux autres n’étaient rien de plus qu’un bois simple, à l’exception d’un ornement gravé, révélant le mot « Naissance ». Voici donc ma première épreuve et le début de mon ascension. Je me rapprochai de l’un des murs constitués afin d’identifier chaque plaque. Le moindre détail pourrait m’être favorable. Malheureusement, sans succès. Une seule solution me vint à l’esprit.


« Kyo-dono ! M’entendez-vous ?! » Hurlais-je. Même s’il m’adressa une réponse, il semblait que je ne pus l’entendre à mon tour. J’étais donc destinée à résoudre ce mystère seul. En temps normal, les himitsu-bako ne sont pas impossibles. Chaque artisan possède sa propre solution pour ce petit casse-tête. Bien que j’aie l’occasion de résoudre certains d’entre eux, les boîtes façonnées par les dieux ne m’ont point été accessibles. De plus, la résolution se fait habituellement de l’extérieur. C’est pourquoi les motifs peints donnent une aide certaine. Mais aujourd’hui, je devais le résoudre de l’intérieur. Devais-je me baser sur la chance ? L’instinct ? Ou bien ma connaissance ? Qui plus est, même si je venais à résoudre l’un des côtés, il me faudrait résoudre le suivant, et je doute que la combinaison soit la même.
Un long soupir se propagea de mes lèvres.

« Kyo… Si tu as le moindre moyen de me donner un indice ou une piste… »

Mais je connaissais déjà la réponse : « Je ne peux intervenir dans votre épreuve. » Un nouveau soupir glissa de mes lèvres tandis que mon regard fixait les planches de bois que je m’apprêtais à mouvoir grâce au pouvoir de Fujin. D’après les bruits d’enclenchement, les planches peuvent prendre dix positions différentes et il y a 5 plaques au total pour ce mur. Une chance sur dix millions... Il en valait de même de l’autre mur… Et aucune aide possible. « Eh bien… Allons-y ». C’est ainsi que j’enclenchais le premier morceau de bois dans la première position avant de m’attaquer à la seconde…








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MessageSujet: Re: Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo] Mar 30 Aoû - 16:40



"A
peine mes paroles prononcées que les mots s'envolèrent pour laisser place à un mutisme inquiétant. Ma gorge avait vibré, l'air en été sortie. Les sons auraient dû se propager au travers de la sale. Pourtant rien ne fut. Seul le silence se perpétra en ce lieu saint. Le murmure d'un vent serein chanta au travers de nos oreilles. Douce parole de Kazegami, chant qui rythme ma vie depuis le rêve annonciateur de mon rang. Devenant subitement cris. Hurlement. Et bientôt morsure. S’engouffrant avec violence dans le couloir que nous venions de traverser, un vent puissant changea l’atmosphère du lieu.
Mon premier réflexe fut de tendre une main confiante vers le couloir emplis de rafale. Mais rien ne fit. Malgré mon pouvoir de maîtrise des vents, je ne fus pas plus efficace qu'une feuille dans un torrent.
Nos vêtements flottèrent et l'air fouetta nos visages. Mes yeux s'asséchèrent rapidement, et désemparé face à tant d'impuissance, je plaçais une main protectrice face à mes yeux, alors que mon bras s'étendait devant Akira. Réflexe instinctif et pourtant inutile. Jamais je n’eus pensé qu'un simple bras puisse protéger qui que ce soit de telle bourrasque.

Puis, lorsque la morsure du vent se termina, je repris une posture plus détendue. Libérant mes yeux de leur protection de chair afin d'autoriser ma vision à se passer de ses œillères de fortune. Le décor tout entier avait changé et les murs n'étaient maintenant plus qu'une simple ligne incertaine à l'horizon. Une prairie infinie s'étendant sous nos pieds. Sa végétation luxuriante d'une beauté sans pareille. Mon souffle se coupa face à la courbure des herbes sous la brise reposée. Laissant courir sur la courbure imperceptible de la terre, un liserait argenté, reflet du miroitement d'un soleil ardent.
Seules trois âmes semblaient habiter ce lieu prêt à faire pâlir immensité de la voûte céleste. Moi-même. Ma compagne. Ainsi qu'une femme à l'indéniable beauté. D'une peau d'opaline, aux traits fins. Sa silhouette en parfaite harmonie avec le soin de ses habits, elle avançait avec calme et assurance. Son long Kimono traînant au sol.
Mon regard ne se détacha de ses yeux de jade que pour suivre les lignes de son corps jusqu’à ce que je trouve ses vêtements d'une longueur improbable. Il continuait jusque sous nos pieds, provoquant un moi un demi pas de recul avant de comprendre. La surface entière de ce lieu sans fin s'était acquittée de toute couleur afin de devenir d'un pale divin. Mais nos poids sur sa tenue ne semblaient aucunement gêner son avancée, ni même la grâce de ses pas.

À notre hauteur, elle sortit de sa manche une boite d'orme laquée aux motifs fin. Je ne réussis point à savoir si ces motifs étaient peints ou gravé, la face polie de la boite semblait si lisse qu'aucun indice quant à sa conception ne pouvait être perceptible. Seule chose donc j'étais sur, celle-ci ne pouvait être de confection humaine.
Ainsi, je relevais la tête pour m'apercevoir de la disparition d'Akira. Celle-ci s'était simplement volatilisée sans un bruit et sans que je ne puisse m'en apercevoir.
Mon cœur restait serein de par ma connaissance du moment. Les épreuves avaient commencé et m'inquiéter n'apporterait aucune aide à ma future dame. L'unique émotion qui narguait mon orgueil était mon incapacité à avoir remarqué sa disparition au moment de l'acte. Une légère inquiétude harcela mon esprit... Serais-je assez digne pour la conseiller ? Assez fort pour la protéger si le besoin s'en faisait ressentir ?

Bien vite ma concentration se focalisa à nouveau sur celle qui semblait mener nos pas. L'inconnu et moi-même étions les seuls encore présents dans les plaine et seul le vent narguait le silence de son souffle constant.
Enfin, je brisais l'omerta en appliquant un saikeirei . Posant mes genoux au sol. Le dos droit. C'est les mains au sol et bras le long du corps que celui-ci s'inclina jusqu’à ce que mon front touche le sol. Mes paumes glissèrent sur le tissu de cette terre sacrée, remontant vers mon visage. Les yeux clos, je resta ainsi quelque seconde. Assez pour tourner ma langue, mâcher mes mots et ravaler ma salive ainsi que mon orgueil. Tout devait être parfait afin que le vent se montre clément envers celle qui partageait mon cœur.
Ainsi relevant tête et buste, mes genoux restèrent vissés au sol tant qu'il ne me serait pas autorisé à me lever. J’enlevais mes chaussures comme pour noter l'aspect sacré du lieu, les attachants à ma ceinture par un fil dorée prévu à cet effet lorsque je pose pied au temple. Attendant également que l'être supérieur parle en premier. Tel qu'il se devait d'être.
"


L-M-M-J-V-S-D


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MessageSujet: Re: Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo] Mar 28 Nov - 15:18

[RP Clos - Les épreuves seront jouées après la "nomination" au rang de Dame de Akira par Nagisa.]
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MessageSujet: Re: Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo]

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Que le vent se lève, que la Dame renaisse [PV Kabukicho Kyo]

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