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 [PV] La belle et le bête

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Ryuuketsu Katame

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Jônin

Messages : 92
Date d'inscription : 15/10/2014

MessageSujet: [PV] La belle et le bête Sam 21 Mar - 10:02

Les rues de Kaze étaient pleine de leur populace et de leur vie de tout les jours. Les marchands appâtaient le chaland curieux, des enfants faisaient tourner les pâles de leur moulin en papier grâce à leur course effrénée accompagnée de leur rire chantant. D'immenses montures connues par les héritiers de ces terres seuls, chevauchées par de vaillants samuraïs, déambulaient sous les regards admiratifs d'adolescents en quête de but à atteindre.

Des chiens des rues était chassés par une vaillante vieille femme souhaitant préserver l'intégrité de son porche des assauts de ces animaux désœuvrés. Un cuisinier laissait s'échapper de douces volutes de nouilles sautées à la volaille, appâtant ses futurs clients sans qu'un seul mot ne soit à prononcer pour se garantir une bonne journée. Le regard d'Amaterasu se posait avec bienveillance sur ce tableau du quotidien des Eiichiro et…

… Et meeeeeeeeEEEERRRDE ! DÉGAGEZ LA VOIE!

Brisant la monotonie de ce paysage, Sansoku court à en perdre haleine. Il saute au travers d'une carriole d'un marchand d'algues séchées et ressort de l'autre côté coiffé d'une vingtaine de lianes de ces dernières dégoulinantes sur son visage. Puis, à une cinquantaine de mètres derrière lui, une escouade toute entière d'ashigerus surgie d'un virage, hurlant à qui voudrait bien les entendre d'arrêter le fuyard.

Lachez moi la grappe ! C'était rien qu'un foutu service que je vous rendais ! L'opium c'est pas bon pour la santé ! J'suis sûr que vous pisseriez plus droit si vous en preniez moins !

Leur lança-t-il en se tournant sur lui-même, courant à reculons et mettant ses mains en porte voix afin de bien se faire entendre, si cela était nécessaire. L'inévitable arriva évidement, une anfractuosité sur la voie vint lui dérober le sol sous ses pieds. Il chuta et roula, porté par son élan puis il se releva, son visage exprimant bien moins de fierté et de plaisanterie que l'instant d'avant. Il trébuche, se démène pour reprendre de la vitesse, levant haut les bras pour se donner de l'élan et reprendre son avance sur ses poursuivants.

Mais lâchez moiiiiiiiiiiii ! Avec tout ces impôts qu'on paye, qu'est ce que vous foutez derrière un pauv'type comme moi ! Vous avez pas des trucs plus importants à faire ? Comme d'aller nettoyer vos kimonos par exemple ?

Un citoyen se senti concerné par la cavalcade et tenta de s'interposer sur le chemin du braillard en kimono rouge et blanc. Ce dernier prit appui sur une palissade qu'il longeait depuis un moment et se projeta par dessus le bon samaritain comme l'on passe au dessus du dos d'un camarade lors d'un jeu de saute-mouton, les mains sur les épaules du brave homme qui ne put que contempler le derrière de Sansoku tandis qu'il se trouvait déjà dans son dos.

Le contrevenant prit un virage sec, son souffle devenant court à force de débandade, souhaitant disparaître dans les ruelles adjacente de la cité. Surpris par un cul-de-sac insoupçonné, il fut obligé de s'engouffrer par le ventail à moitié ouvert d'une maisonnée humble, passa dans une salle d'eau où un jeune homme se débarbouillait, intégralement nu et choqué par l'apparition soudaine du brigand aux cheveux d'argent. Glissant et dérapant au sol, Sansoku parvint à sortir de la demeure, une moue de dégoût sur le visage.

Déboulant de nouveau sur l'avenue principale, tout les témoins montrèrent du doigt le pauvre fuyard aux ashigarus qui n'étaient vraiment plus très loin de lui à présent. Prenant son élan depuis un étale, il se propulsa sur un toit, parvenant de justesse à s'y agripper à bout de doigts. Ses pieds battants dans le vide, un soldat chanceux parvint à l'agripper et s'attela à le ramener au sol avec force. Une larme à l’œil, désespéré, Sansoku frappa à tout va sans but précis, manquant d'être finalement tiré définitivement au sol.

Aaaaaaaaaah ! Laisse…

… Moi…

Tranquille !


Son dernier mot fut ponctué par un coup de talon heureux sur le nez de l'agent des forces de l'ordre qui lui offrit le peu d'inertie qui lui manquait pour grimper définitivement sur la chaume. De là, il entreprit un parcours en hauteur, courant maladroitement, ses poursuivants ne le lâchant pas un instant du regard en contrebas. Il bondit sur un autre sommet, sa vitesse augmentant à mesure qu'il pénétrait dans les quartiers plus fortunés de la cité et que les toits devenaient plus solides…

… Et plus haut.

Bientôt, il se retrouva devant une impasse aérienne. Un mur si élevé que la chute, si elle intervenait, ne manquerait pas de lui briser la nuque. Mais à la vu de la multiplication de ses traqueurs, qui avaient trouvés du renfort dans les rues plus huppées de Kaze, il se décida à emprunter la voie dangereuse de la façade en question. L'enceinte entourait un bâtiment aussi riche que grand, mais il n'avait clairement pas le temps de se perdre en contemplation.

En équilibriste gauche, il tendit les bras de part et d'autre de sa personne et tenta d'aller aussi vite que possible. Incapables de faire autre chose que de le poursuivre par le bas, les ashigarus étaient progressivement distancés et lançaient des injures en direction de leur cible, frustrés de la voir s'échapper sous leurs yeux. Triomphant, il fit un demi tour et les gratifia d'un geste des plus obscène statuant de sa qualité de grand vainqueur de la poursuite.

Il sauta sur le toit du premier étage de la pagode qu'il jouxtait afin d'y trouver un meilleur appui et de se séparer définitivement des soldats à ses trousses. Il jeta un dernier coup d’œil en arrière pour surveiller son avance tout en courant à toute jambe. Lorsqu'il fut satisfait de voir à quelle distance se trouvait les conscrits du clan, il retourna son attention sur… Le mur de papier de riz qui lui fit front et sa rambarde de bois.

Il passa cul par dessus tête, fauché par la balustrade, roula sur le balcon et traversa sans résistance et bien contre son gré vers l'inconnu situé derrière ces fins murs.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il devait se trouver au paradis. De sublimes femmes vêtues de kimonos chatoyants l'avisaient avec surprise. Leurs visages parfaits, poudrés et maquillés juste ce qu'il fallait, leurs cheveux noirs et brillant coiffés à la perfection, le dévisageaient tous en même temps, si bien qu'il se prit à leur sourire, béat d'admiration, une goutte de bave aux lèvres. Il n'obtint qu'un concert de cris simultanés pour toute réponse à sa pathétique tentative de plaire.

Tendant les bras vers elle en signe d’apaisement, une expression paniquée sur la tête, il se voulu apaisant :

Non non non non non ! S'il vous plait ! Sivouplésivouplésivouplééééé ! Chut ! Chut ! Chut ! Chut ! Je ne veux pas vous faire de mal mes beautés ! Je peux payer et tout, je suis un client ! Je me suis juste trompé d'entrée, pitié !
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MessageSujet: Re: [PV] La belle et le bête Sam 18 Avr - 21:20


Amaterasu avait ouvert ses yeux depuis quelques heures déjà, illuminant les terres Eiichiro de milliers de couleurs différentes. La terre brun clair, les feuillages aux verts éclatants, les fleurs rivalisant de teintes criardes... Et les Geisha de la Perle, aux tenues de nuit immaculées, qui venaient de finir leur petit-déjeuner. Les apprenties et femmes d'entretien étaient levées depuis longtemps, mais les véritables atouts de l'Okiya émergeaient à peine, elles, d'une courte nuit. Elles avaient pourtant des sourires radieux, éclatants dans leurs visages parfaits, alors qu'elles buvaient les dernières gorgées de thé vert de leurs tasses en grès sombre.
La moins humaine de toutes se fondait parfaitement dans la masse, comme à chaque fois, et se comportait comme une très aimable grande soeur avec les autres jeunes femmes. Parfaitement consciente de sa place au sein du groupe, elle prenait garde à apparaitre comme d'assez haute posture pour que les plus jeunes sachent sa position, mais se gardait bien de paraitre être la plus importante des artistes de la maison. Cet honneur revenait à sa grande soeur. Cette dernière signala la fin du premier repas de la journée en se levant tranquillement, laissant les autres demoiselles suivre son exemple avant de se retirer dans ses appartements pour se préparer.
Akito suivit le mouvement sans broncher, presque impatiente d'enfiler sa tenue pour la journée. C'était un des moments qui lui plaisait le plus : parcourir les boites laquées contenant ses kimonos, effleurer le bois du bout des ongles, sentir l'odeur de la soie et des broderies de fils multicolores lorsqu'elle se décidait enfin sur le kimono auquel elle ferait honneur pour cette fois. Et les couleurs ! Les infinies nuances de jaune, de rose, de vert qui défilaient sous ses yeux, sublimant les motifs que d'habiles mains avaient patiemment brodés ou peints à même le tissu... Si ce n'était pas le bonheur, cela y ressemblait étrangement.

Une fois dans sa chambre, la Lamie prit tout son temps pour se vêtir. Elle parcourut ses boites, caressant là un détail peint, ici une fleur de nacre incrustée dans la laque, se souvenant à chaque fois exactement de la tenue qu'elles renfermaient, des occasions lors desquelles elle les avaient portées.
Elle se décida pour de la soie couleur mandarine virant au vert à ses pieds, avec des broderies figurant des nuages et de petits oiseaux multicolores. Quelque chose de frais, de léger, loin des tenues incroyablement compliquées des grandes soirées. Avec cela irait un obi bleu ciel, décida la ravissante créature, et ses barrettes en verre soufflé.
Simplicité, élégance, printemps.
Elle serait ravissante.
Les boites sorties, elle s'attela à son maquillage. Avec la force de l'habitude, elle n'avait presque plus besoin de regarder ce qu'elle faisait : son geste était aussi automatique que fluide. L'acte banal devenait une danse entre ses mains, ses onguents et son visage, avec pour seul objectif de sublimer ses traits. Fard blanc, poudre de riz, charbon sur les sourcils. Seule déviation à la tradition, sa teinte de lèvres et de coin extérieur des yeux était plus violacée que rouge. Elle pouvait se le permettre sans risquer d'offenser qui que ce soit, avec sa stature... Et ce petit arrangement avec les lois implicites de son art lui réchauffait toujours le coeur, satisfaisait son adolescente intérieure –celle dont elle n'avait aucun souvenir.
Vint ensuite le moment de l'habillage, avec l'aide de deux Maiko. Toutes jeunes, timides et douces comme des agneaux, les yeux grands ouverts sur le monde. D'adorables enfants prometteuses, mais pas ses Maikos. Akito n'avait encore pris aucune protégée sous son aile, plus par prudence qu'autre chose. Si elle se risquait à s'attacher à une des filles, à la protéger... Non, elle ne devait pas. Jamais plus.
Les filles avisèrent immédiatement les boites mises de côté, et accomplirent promptement leur tâche. En un peu plus d'une heure, la femme aux yeux jaunes était vêtue et coiffée, parfaitement resplendissante dans sa tenue printanière. Elle congédia les apprenties avec un remerciement et un mochi chacune, nouvelle entorse au règlement de l'Okiya qui les fit glousser de plaisir.

Sa tenue enfilée, son visage poudré et ses cheveux coiffés en un chignon compliqué, elle traversa la maison pour rejoindre ses soeurs dans la grande pièce commune. Elles y discutaient, mangeaient et s'y reposaient généralement, profitant de la compagnie uniquement féminine pour décompresser entre deux représentations. En ce milieu de matinée, elles se retrouvaient pour discuter de la journée qui commençait. Les charmantes demoiselles se répartissaient ainsi les travaux : les groupes qui allaient remercier les patrons des salons de thé les accueillant, ceux qui partaient directement déambuler dans les rues de Kaze, les gardiennes de l'Okiya pour la journée... Tout se discutait, se négociait, et finalement se décidait dans cette pièce.
Lorsqu'Akito y entra, une poignée d'autres Geisha s'y trouvaient déjà. Les autres devaient finir leur habillement et les rejoindraient dans quelques instants, une situation tout à fait normale à la Perle. Elle commença donc à discuter avec la toute jeune Hanahime, papotant de tout et de rien pour passer le temps, prête à démarrer une journée des plus banales dès que les dernières artistes les auraient rejoint.

Mais le destin en décida autrement. Le calme et la sérénité des lieux furent soudainement troublés par le bruit horriblement fort du papier de riz qui se déchire, suivi par le son sourd d'un corps qui s'écrase au sol. Il fallut quelques secondes silencieuses, hébétées, avant que toutes les jeunes femmes ne se mettent à hurler en même temps. Semblables à de petits oiseaux craintifs, elles s'égaillèrent dans tous les sens, s'éloignant autant que possible –et aussi vite que faire se pouvait- de l'intrus, lequel semblait essayer de se justifier. Avec maladresse. Quoi que même le plus habile parleur d'Eichiiro n'aurait pu réussir à ramener le calme dans l'Okiya après une telle entrée...
La seule représentante de la gente féminine qui ne recula pas fut la Lamie. Le choc ne l'effraya pas, au contraire : comprenant l'intrusion comme une agression, la voluptueuse pas-tout-à-fait humaine se braqua directement, prête à défendre sa maison s'il le fallait.
Elle se leva donc en un bond, sa stature imposante et son air d'impératrice courroucée en imposant aussi sûrement que si elle avait crié. Elle savait parfaitement que là, dans son dos, hors de la vue de tous, des marques oranges et jaunes s'agitaient sous sa peau lisse, ne demandant qu'à se développer à l'unisson de sa colère. Akito ignora le danger, trop préoccupée par l'individu qui venait de passer par la cloison de la pièce pour songer à ce qui risquait d'arriver si elle ne se calmait pas.
Dans la confusion, elle ne détailla même pas l'apparence du trouble-fête. Il était plus important de savoir s'il en voulait à ses protégées !

"Qui êtes vous ?"

Sa voix grondait de menace, basse et agressive, alors qu'elle faisait de son mieux pour paraitre imposante sans déployer l'étendue complète de son arsenal de terreur. Dévoiler une queue de serpent à un inconnu aurait été une idée stupide, après tout.

"Qui êtes-vous et que faites-vous là ? Les clients n'arrivent pas directement à l'étage, en passant par les fenêtres de nos salles privées. Trouvez une justification plus convaincante !"
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Ryuuketsu Katame

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Jônin

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MessageSujet: Re: [PV] La belle et le bête Jeu 30 Avr - 17:40


Tout cela était bien vain, pour son plus grand malheur semblait-il. Les petits papillons, tous aussi jolis les uns que les autres, voletaient en tout sens sans que rien ne pusse les apaiser. Il n'aurait guère pu leur en vouloir au vu de sa fracassante interruption de leurs affaires matinales, mais quand bien même, il aurait de loin préféré que cela se fasse dans moins de bruit. Ceci avait quelque chose de mélancolique, de triste. Les belles demoiselles, dont ses préférées étaient de loin celles qui n'avaient pas encore eu le temps de se farder, juste au naturel, leurs cheveux encore humides des soins qu'elles y avaient apportés, avant ces coiffures grotesques dont elles s’apprêtaient. Non. Il les trouvaient toutes magnifiques en vérité. C'était vraiment déprimant : Il était bien au centre des attentions, mais pas de la bonne manière, ni pour les bonnes raisons. Il tenta une nouvelle fois de les rassurer avec ses mots si particuliers :

Allez mes belles, soyez gentilles, je pourrais vous donner mille raisons de piailler de plaisir si vous m'en laissiez le temps et l'opportunité… Je peux être très très gentil !

Mais rien n'y faisait. Ses mots ne pouvaient guère être entendus et quand bien même cela aurait été possible, il était peu probable que cela ne l'aide vraiment. Désemparé, il s'apprêta à poursuivre sa fuite par l'endroit dont il était venu, exécutant un volte face soudain, mi-glissant sur les décombres qu'il avait lui-même provoqué. Mais alors qu'il se trouvait dos aux petits oiseaux apeurés et qu'il passait déjà sa tête par le trou d'où il était venu, se préparant à une nouvelle course effrénée, un frisson terrible l'envahit. Il se senti le rongeur qui venait de se rendre compte bien trop tard que son prédateur reptilien était prêt à fondre sur lui, sans espoir d'échappatoire. Une peur panique si aiguë, si instinctive, qui ne lui ressemblait tellement pas qu'elle s'annula d'elle-même, comme un fait si improbable qu'il ne pouvait pas avoir lieu.

En son fort intérieur, Katame se retourna vers le seul être capable d'instiller des sentiments incontrôlés en lui. Il lui envoya une projection mental de lui, menaçant au possible, afin d'offrir au pa-rat-zite une bonne raison d'être terrifié. Ce dernier était roulé en boule dans l'expression du domaine de l'esprit du Jônin, une pièce sobre, un dojo vide de toute richesse et décoration, efficace et sans fioritures. Mais il ne laissa pas le temps au shinobi d'exprimer sa colère, le Kami des Lames se hérissa et cria à l'attention de son hôte :

[Retournes toi ! FOU ! Tu n'as pas de temps à perdre à t'enquérir de ma situation !]

Prit de court, coupé dans son élan, la réaction de Tachigami fut d'autant plus intrigante que cela n'était même jamais arrivé. Son invective vint à rajouter à tout l’intérêt de cette situation exceptionnelle, si bien que c'est avec une grande curiosité qu'il stoppa son geste, sous les cris de stupeur de la seconde âme en son sein et se retourna doucement, un sourcil levé, intrigué. Tout ce qu'il vit était une des habitantes de l'okiya. Elle était aussi semblable et si totalement différente de ses jolies collègues à la fois que cela le subjugua totalement. Elle lui avait échappé lorsqu'il était arrivé avec pertes et fracas, dorénavant, il n'y avait plus qu'elle pour lui faire front, si tant est qu'il avait eu la moindre envie de se braquer contre les pauvres, mais néanmoins ravissantes, jeunes femmes.

Son squatteur divin ne le piquait plus de ses terreurs, l'instinct semblant s'être envolé, ou bien avait il été étouffé par une nouvelle impression. Sansoku n'entendit pas la femme parler. Ses yeux venaient d'accaparer ses sens. La mine sévère, comme si un obstacle insurmontable venait de se dresser devant lui, il détailla celle qui osait lui faire face. Elle le défiait, même, dressée sur ses étranges chaussons, habillée dans sa tenue si soignée, coiffée avec un soin infini. Bien moins longiligne que ses consœurs, les tissus la couvrant ne dissimulaient pas totalement le dessin de son corps à l'observateur accompli qu'était le jônin. Son minois fardé l'avisant avec provocation par une paire de billes d'or d'une rare perfection. Elle se trouvait plus grande que lui naturellement, d'une dizaine de centimètres tout au plus, à cela rajouté la hauteur de ses chausses. Mais dans son attitude, elle paraissait autrement plus grande encore.

Si l'effet voulu était probablement l'intimidation, ce ne fut pas du tout ce qui s'empara du pseudo-bandit. Katame avait toujours su maîtriser la moindre de ses émotions, l'accepter, l'analyser et la répertorier. C'est exactement ce qu'il fit à ce moment. Et c'était bien la première fois qu'il concevait une telle réaction. Si l'instinct que le Rat-divin avait instillé en lui plus tôt était une crainte injustifié, celui de l'homme qu'il était fut un désir sauvage, quasi-irrépressible. Il se retourna à nouveau pour avancer vers la geisha qui écrasait toutes ses paires de sa simple présence. Il s'arrêta à moins d'un mètre d'elle, levant quelque peu le menton pour la dévisager. Il avait exécuté ce mouvement afin de la détailler de pieds en cap, le Jônin tenant la bride serrée à l'homme.

L'envie qui tentait de prendre d'assaut la conscience impassible du shinobi était violente et douce à la fois. Retirer ses vêtements à cette femme, quitte à les déchirer pour en caresser chaque millimètre de sa peau avec une patience sans bornes. Démêler l'ouvrage complexe de sa coiffure pour voir ces longs cheveux noirs cascader sur ses épaules, nettoyer son visage de ce maquillage élaboré, mais superflu. Ce genre de pensé n'était pas le commun du maître des ombres. Non… C'était même une première. Il n'avait que faire des choses physiques et avait toujours satisfait ces besoins puérils en compagnie des plus humbles dames dont c'était le métier. Cette fois ci était tout à fait différente. Unique. Il se sentait parfaitement capable de prendre une vie toute entière à apprendre par cœur la position de chaque portion de peau, de chaque cheveux, les leviers du plaisir. Son imagination allait plus loin encore, dessinant par supposition un sourire sur ce visage, ou l'expression de l'épanchement de son désir.

Mais Katame ne laissa absolument rien paraître à cela. Notant simplement le fait qu'il s'agissait là d'une première. Puis laissa à Sansoku le soin de répondre enfin aux injonctions de la déesse mortelle :

J'suis Sansoku. Et j'suis pas une bûche. J'me doute bien que vos clients habituels doivent préférer les portes aux murs, hein. J'suis pas arrivé par là par choix. Par contre, j'regrette pas grand-chose pour le coup, là. Vous êtes vraie ? J'veux dire. J'suis pas un expert, ça doit s'voir, de ces jolies dames. Mais là, j'dois avouer que si Kazegami devait être vraie, j'serais ravi que ce soit vous. Ça m'semblerais même logique.

Il vint se frotter l'arrière du crâne, visiblement gêné.

Écoutez. J'ai des p'tits soucis de rien là. Mais j'veux pas vous en causer. On peut bien s'entendre et tout. J'en ai pas l'air, mais j'ai des moyens, j'vous colmaterait l'trou, pas d'souci pour ça… En attendant… ça vous dérangerait pas qu'j'reste un peu ? Y'a rien de sympa dehors qui m'attende. Ça vous dérangerais pas de me cacher un p'tit peu ? J'serais sage, vous verrez. Enfin non, vous m'verrez pas, j'me f'rais tout p'tit. J'prend pas d'place, je suis propre et tout, j'laisse pas d'trâce.

Au dehors, on entendait la rumeur des poursuivants de l'étrange énergumène. Celui ci fit mine de tiquer et joint les mains comme pour une prière, pour finir, presque larmoyant :

Sivoupléééééé...
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MessageSujet: Re: [PV] La belle et le bête Dim 28 Juin - 17:26

Au milieu des jolis papillons effrayés, elle était la mante religieuse. La créature agressive, gracieuse telle la ballerine, qui vous ôterait la tête si l'envie lui prenait. Et l'intrus, aussi peu subtil qu'il soit, semblait avoir enfin saisi sa présence. Il se retourna lentement, comme pour ne pas la froisser, et la Geisha fort remontée pu prendre le temps de l'observer autrement que de dos.
Il était petit par rapport à elle. Non pas que ce soit une observation particulièrement étonnante, la jeune femme ayant choisi une stature imposante pour son déguisement humain... Mais néanmoins, il n'était pas bien grand. Sa carrure était carrée, sa musculature développée se dévoilant sous ses frusques basiques. On devinait le dessin marqué de ses avant-bras, de son torse sous le coton pâle de son kimono : ce n'étaient pas là des atouts purement esthétiques dont les nobliaux pouvaient se targuer, mais de véritables outils de travail. Il n'y avait qu'à se souvenir qu'il avait débarqué directement à l'étage de l'Okiya pour savoir que l'intrus savait parfaitement quoi faire de son physique athlétique.
Plus surprenants encore étaient ses cheveux, gris de cendre, presque ternes. Une couleur que la Lamie n'avait encore jamais vu dans la nature, et qui s'imprima directement dans sa mémoire. Cette chevelure pâle et la cicatrice du trouble-fête étaient en vérité ses caractéristiques les plus marquantes, alors qu'il était par ailleurs plutôt banal. Une dégaine de brigand peut-être, une nonchalance qui aurait pu séduire les midinettes en manque de sensations fortes.
Mais Akito n'était pas une jeune fille écervelée, et elle n'avait vu en lui qu'une menace.
En l'observant d'aussi près, elle baissa cependant sa garde. Le temps d'un battement de cœur, ils s'étaient détaillés, elle n'avait plus senti le moindre danger en lui. Elle s'en voulut d'avoir déployé une partie de son arsenal de terreur sur le pauvre bougre, et calma immédiatement ses propres ardeurs. Les marques brûlantes dans son dos se résorbèrent, les formes colorées se retirant sous sa peau humaine pour l'instant, et les yeux d'or de la belle se firent plus doux. Elle s'autorisa même à esquisser une ombre de sourire envers l'invité imprévu de la maison, lorsqu'il entreprit de la flatter.
A l'écoute de ses suppliques sincères, la Lamie se décida : elle allait l'aider. Leur relation n'avait probablement pas commencé sous les meilleurs auspices, mais elle allait se rattraper.

"Ne bougez pas d'ici. Ne vous montrez surtout pas."

Sans dire un mot de plus, elle descendit de ses chaussures improbablement hautes et se composa un air effrayé convenant à une jeune femme ayant été dérangée dans ses activités par un affreux, affreux bandit. Puis elle remonta les couches de soie colorée de ses kimono autour de ses mollet, dévoilant la courbe d'une cheville dans l'opération. Et elle se précipita dans les escaliers menant à l'entrée de la Perle.

Arrivée en bas, elle avait tout de la demoiselle en détresse : l'air hagard, l'essoufflement, et la très légère absence de bienséance que l'on mettrait sur le dos d'une situation d'urgence. D'un mouvement brusque, elle ouvrit la porte de bois et de papier de riz, juste au moment où les poursuivants de l'intrus arrivaient sur le seuil de l'Okiya.

"Au secours !"

Ils s'arrêtèrent promptement et semblèrent hésiter. Allaient-ils tenter de passer par l'intérieur de la maison pour attraper le bandit ? Devaient-ils d'abord entendre ce qui la Geisha visiblement paniquée voulait leur dire ?
Celui qui semblait être leur chef s'avança finalement après quelques instants d'hésitation, et tenta d'utiliser sa grosse voix rassurante pour calmer Akito et lui faire croire qu'ils avaient la situation sous contrôle.

"Mademoiselle, laissez-nous entrer. Nous recherchons...
-Il a traversé le salon !
, l'interrompit la Yokai en faisant monter sa voix dans les aigus. Il est passé par la fenêtre et il a traversé le salon ! Hachiko, il a même pris une des barrettes d'Hachiko !"

La voluptueuse artiste s'accrocha à l'avant-bras du représentant des forces de l'ordre, comme pour s'empêcher de défaillir. Quelques commerçants commençaient à sortir de leurs boutiques pour voir ce qui se passait, donnant de nouvelles idées à la comédienne.

"Nous allons l'attraper, ne vous en faites pas. Laissez-nous juste rentr...
- Mais il n'est plus ici !"


Sa voix atteint de nouveaux sommets d'hystérie, sa main se resserra sur le bras de la soldatesque, et elle se surprit à se féliciter elle-même en pensée pour son petit numéro de victime perturbée. Les poursuivants de l'homme aux cheveux gris commençaient à se sentir plutôt mal à l'aise, si on en croyait leur dandinement sur place et les regards craintifs qu'ils lançaient à l'attroupement de badauds qui commençait à se former. Ils voulaient probablement éviter un esclandre au milieu d'une des belles rues de Kaze...

"Il est reparti par là bas, fit Akito en désignant une des extrémités de la rue, en passant par notre toit ! Il a la barrette d'Hachiko, qu'est ce que vous attendez ?! Par là bas !"

Et la jeune femme de désigner de nouveau le bout de la rue d'un mouvement impérieux, sa lèvre basse tremblant comme si elle tentait de contenir des larmes. Trop heureux de se soustraire à l'attention populaire, et trop stupides pour ne serait-ce que penser qu'elle pouvait leur mentir, les soldats repartirent ventre à terre vers l'endroit indiqué par Akito.
La jolie demoiselle les regarda partir, tremblante comme une feuille, puis elle retourna à l'intérieur de l'Okiya.

Une fois la porte refermée et la demoiselle un peu avancée dans le couloir, elle s'autorisa un éclat de rire narquois. Ils avaient été de tels imbéciles ! Dupés ainsi par une pauvre femme, vraiment... Le Daimyo du tout jeune clan ferait bien de revoir ses priorités de recrutement dans les forces de la cité !
Toujours agitée de ricanements moqueur, Akito remonta à l'étage, les yeux pétillants de joie et les kimonos un peu froissés.
La situation en haut s'était également détendue. L'intrus aux cheveux couleur de neige discutait avec certaines des plus jeunes Geisha. La Lamie se surprit à l'observer de loin, ses yeux suivant la longue cicatrice qui lui barrait le visage, s'attardant sur la courbe volontaire de sa mâchoire, puis sur les muscles dessinés de son cou. Elle était en train de s'imaginer l'œuvre d'art que devaient être ses muscles dorsaux lorsqu'elle se rendit compte de ses divagations et qu'elle les arrêta. Ses joues se teignirent d'un rose léger, seules preuves de ses embarrassantes pensées, avant qu'elle ne s'avance vers l'invité imprévu.

"Sansoku-san ? Ils sont partis. Il vaudrait mieux que vous ne restiez pas aussi près des toits, au cas où ils se décideraient à les fouiller de fond en comble. M'accompagneriez-vous aux cuisines ? Je pourrais vous offrir un thé le temps que les choses se tassent."
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Ryuuketsu Katame

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Jônin

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MessageSujet: Re: [PV] La belle et le bête Sam 11 Juil - 12:06

Sa petite comédie semblait avoir touché l'impressionnante geisha. L'humeur de cette dernière s’adoucissait, sublimant ses traits. La colère et l'intimidation qu'elle avait dégagé l'instant d'avant n'avait rien eu pour lui déplaire, mais l'étrange forme d'attendrissement dont elle fit preuve alors était réellement à tomber par terre. Il s'en fallut de peu pour que l'analytique Katame ne perde le fil de la répertorisation de la situation, tandis qu'il créait cette nouvelle fiche en son sein au sujet de cette femme étrange et envoûtante.

Il tint néanmoins ses deux mains jointes en prières dans son attitude de désespoir maladroit. Après lui avoir ordonné de ne pas bouger et de rester discret – ce dont il était parfaitement capable – elle disparut vers les étages inférieurs. Sansoku poussa un long soupir de soulagement et laissa ses bras choir le long de son corps, baissant la tête en cela pour ajouter à sa posture mélodramatique. Autour de lui, les papillons s'étaient calmés face à la présence délicieusement imposante de celle qui paraissait être comme une sorte de grande sœur à toute ces filles.

Son petit manège avait eu son effet sur elles aussi et elles daignaient l'approcher, curieuses de voir de leurs yeux ce qui avait pu motiver la volonté d'aide de la magnifique mante religieuse. Il s'autorisa à leur sourire à dents révélées, préservant son silence un instant afin de pousser son ouïe à se focaliser sur ce qu'allait faire la mystérieuse geisha. Il se senti frémir quelque peu lorsqu'elle appela au secours. Il n'était pas exclu qu'elle se soit jouée de lui.

Mais au lieu de faire naître un sentiment de peur, cela l'amusa au contraire. Il avait tout loisir de s'échapper à nouveau par le trou béant de la cloison qu'il avait traversé. Aussi rapidement que cette idée lui vint, il trouva stupide l'initiative de le piéger, surtout venant d'une personne dont il avait surprit l'éclat d'intelligence derrière ce divin regard mordoré. Par conséquent, il se concentra d'autant plus sur la suite des événements qu'il était bien incapable de voir, à son grand dam tout en devant faire bonne figure devant les petites perles qui s'étaient amassées autour de lui à présent.

Le ton de sa protectrice improvisée étaient impeccablement modulé. Le Jônin en lui était impressionné de plus d'une mesure. Lui-même, afin de magnifier ses infiltrations, savait se rendre invisible, si anodin et insipide que personne ne lui accordait d'attention. Sous les traits du bandit, il avait poussé son art à l’extrême opposé, jouant un rôle d'andouille malhabile afin qu'on ne voit plus que lui au contraire. Mais elle… C'était à un tout autre niveau.

La détresse feinte dans sa voix était authentique, il imaginait bien les minauderies dont elle devait faire usage pour parfaire le tableau, hypnotisant les soldats auxquels elle bloquait simplement l'accès à l'Okiya. Il entendait l'animation de la rue qu'elle provoquait, les témoins de sa duperie augmentant à mesure de ses cris hystériques qu'il savait totalement maîtrisés. Sa caste était connue pour ces jeux d'actrices, flattant leur clientèle en leur laissant penser qu'elle était leur source principale d’intérêt.

Mais celle-là atteignait des sommets que personne n'avait effleuré jusqu'à présent devant lui. S'il n'avait été au cœur de la mascarade, il était à peu prêt certain qu'il aurait pu se laisser tenter à la croire sur parole, comme les forces de l'ordre qu'il entendait prendre congé pour poursuivre un fantôme dans une direction qu'elle devait leur avoir donnée d'une manière ou d'une autre. Cela ne prendrait plus cependant.

Dorénavant qu'il la savait capable d'une telle prouesse, il serait tenté de mettre en doute chacun de ses moindres gestes. Lorsqu'il fut certain que ce fut terminé, il retourna son attention vers les consœurs de l'incroyable comédienne, se passant une nouvelle fois le bras derrière la tête, l'air absolument gêné et les apostropha d'un ton léger :

Ah… Z'êtes chic toutes là de me planquer… J'vous jures qu'y'a méprise ! Ils se sont plantés de type… J'ai un cousin qui m'ressemble un peu… En moins beau… Avec lequel ils ont du me confondre j'dirais. Les tracas dans lesquels il me met celui-là ! J'vous jures ! Mais j'suis un honnête marchand moi ! Enfin, j'vous en dois une et une belle. Vot' copine est vraiment sympa d'ailleurs. J'peux vous dédommager aussi ! Même en nature si vous voulez, ce serait un gros sacrifice de ma prude personne, mais j'vous dois bien ça !

Et d'ajouter à cela une expression des plus niaise, et le tour était joué. Le plus étonnant fut néanmoins la naïveté de certaine maïkos, car il doutait qu'elles soient toutes confirmées au rang de geisha au vu de leurs coiffures différentes, certaines d'entre-elles rougissantes à ses propos tendancieux. Ce fut là que revint la belle interprète dramaturge, sa simple réapparition et le rire qu'elle avait manifesté à sa propre prestation en retournant dans l'okiya après son numéro de la rue focalisant à nouveau le maître des ombres / bandit des grands chemins.

Lorsque ses yeux se posèrent sur elle, il ne manqua pas de voir la façon dont elle le dévorait et bien qu'ignorant de ce qui pouvait bien ce passer dans l'esprit de la jeune femme, son léger rougissement trahissait quelques idées impudiques à son propos. C'était bien là une première pour lui. Cette créature parfaite entre toute pouvait avoir les attentions de tout les partis et daignait pourtant trouver dans l'anodine apparence du Jonin sous couverture quelque chose d'attrayant.

Quelque part, au plus profond de sa psyché, il en fut flatté. Cela aussi était nouveau. Il n'avait habituellement cure de ce genre de chose. Aussi analysa t-il ce sentiment et le rangea dans les immenses archives de son esprit. Il ne changea pas sa posture, sa gêne toujours visible d'avoir ainsi fait irruption dans la demeure de ces filles, souriant bêtement à la belle tandis qu'elle lui adressait quelques instructions qu'il aurait été stupide de ne pas suivre, ce à quoi suivi une invitation à prendre un thé.

Il se détacha du groupe d'artistes et se rapprocha de l'impressionnante protectrice des lieux pour s'incliner devant elle de façon quelque peu exagérée. Et tandis que son corps était perpendiculaire au devant de la reine du bâtiment, ou de ce qui semblait l'être, il s'empressa de lui répondre :

Vous êtes vraiment classe, m'dame. Vraiment j'veux dire. J'vous dois gros là. J'veux bien vous suivre où vous voulez ! Considérez moi comme vot'chien !

Il se releva alors et montra du pouce le trou du mur dont il était responsable et ajouta fièrement :

J'vais vous colmater l'trou comme j'vous disais d't'à l'heure, vite fait bien fait. J'suis plutôt bon pour ça ! J'ai quelques relations qui vous referont l'mur à l'oeil, j'vous l'dois bien là, vraiment… Pour ce qui est du thé… Si vous en avez du genre Okaruto qui se mélange bien au saké, j'suis franchement pas contre. De toute façon, j'accepterais à peu prêt tout c'que vous pourriez me proposer, même si c'était que d'l'eau et surtout si ça veut dire que j'dois vous accompagner quelque part. Comme j'le disais à vos copines, j'suis un honnête marchand moi, m'dame. J'peux vous avoir ce que vous voulez ! Allez, j'vous fait un prix d'ami pour le coup de main… Non ! Mieux ! J'vous fais aussi ça à l’œil !

Puis il l'avisa d'un sourire aux dents découvertes, posant ses mains sur sa propre taille. Mais son expression disparue alors pour une autre, plus curieuse, et il clôtura sa déclaration d'une question prononcée d'une voix tout à fait intriguée :

Eeeet… M'dame… J'peux connaître votre nom ? J'aime pas trop ignorer à qui je dois quelque chose… Le Sansoku paie toujours ses dettes. Mais il préfère qu'ce soit à des gens bien identifiés...
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