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 Au bord d'une rivière [pv Sen]

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MessageSujet: Au bord d'une rivière [pv Sen] Sam 25 Avr - 19:28

Marcher sur les longs chemins verdoyants de la forêt offerts par dame nature alors que les oiseaux chantent leur joyeuse mélodie, n'y a-'il pas de meilleurs sensation au monde ? Il ne sait pas vraiment ver ou il va ni ce que qu'il y feras, il est d'humeur à laisser les kamis décider pour lui aujourd'hui.

Le dernier village dans lequel il avait mis les pieds était réellement endormis.
Aucune métaphore n'est à comprendre : en effet, hormis quelques braves gens qui avaient décidés de rester au chevet de leur proche, tout le monde dans ce village était plongé dans une torpeur surnaturelle, qui aurait tout aussi bien pu effrayer notre vagabond s'il n'avait déjà eu vent

Le baluchon accroché à l’extrémité du fourreau de son katana est donc plein de bonne chose : bonne nouvelle donc, il n'aura pas à patienter l'estomac vide avant de réussira attraper un petit animal qui ne réussira à me combler qu'à moitié.

Il continue sa route en continuant de rêvasser, quand la voix rugueuse d'un ricannat chef d'une bande de brigand, dégageant tous la forte odeur vinaigrée des pieds, vient le tirer de sa rêverie :

-Quoique tu possède, Samouraï, tu doit nous le donner si tu veux continuer ta route.


Comme tout bon sous-fifre qui se respectent, les hommes derrières lui rient de plus belle. Ils sont cinq en tout, armés de masses et de bâtons. Leur chef quand à lui brandit fermement sa lance vers notre innocent vagabond :

- A moins bien sûr que tu ne préfère trépasser ici et maintenant. Sache que ton rang ne nous fait pas peur, tu ne seras pas le premier Ronin que nous tuerons !

Jinzo se pince les lèvres, empoigne son katana par son fourreau, mais il n'en aura pas l'utilité.


Assis sur la rive d'une rivière, le voilà à s'essuyer une légère blessure à l'arcade. Le cadre calme et paradisiaque de ce lieu et surtout sa blessure l'a persuadé à se reposer ici un instant, le temps de boire et de manger les vivres qu'il avait dérobés.

Plus loin, se sont cinq cadavres, les crânes et les nuques brisées ou la gorge tranchée au couteau.
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MessageSujet: Re: Au bord d'une rivière [pv Sen] Lun 27 Avr - 11:34

La mission n’était pas loin. Sen ne pouvait plus se permettre de s’éloigner outre mesure de Geki avec les soucis que rencontraient Kenshu actuellement. Senkô toujours introuvable, la moitié de la population endormie, le jônin qui avait disparu allez-savoir où, il y avait de quoi passer quelques nuits blanches. Aussi, quand un contrat tout simple lui était parvenu pour qu’il aille gentiment massacrer le convoi d’une jeune mariée pour que la promise puisse s’enfuir avec son galant loin de Kenshu, il se jeta sur l’occasion. L’argent était rarement une motivation pour lui. Il avait soif de sang. Il avait besoin de tuer, pour mieux se contrôler par la suite.

Le convoi devait traverser une forêt au petit jour, et c’était l’endroit idéal pour une attaque. Sen, habilement grimé en femme Shinobi, entièrement vêtu de couleurs lui permettant de se fondre dans son environnement végétal, attendait. Il avait tendu ses fils, utilisant le Traits de l’Araignée pour arrêter le convoi qui sans doute aurait besoin de quelques minutes pour couper les fils épais de toile de soie qu’il avait entrelacé dans les arbres. Pieds nus sur l’un de ses fils, les yeux quasiment entièrement noirs et facettés, il attendait. Le sol vibrait du rythme régulier de roues sur la route et du fer des sabots d’une dizaine de chevaux. Avant même qu’ils n’arrivent, il sentit la tension du groupe. Les ombres de la forêt ne les rassuraient pas, les animaux devaient sentir sa présence, ils étaient nerveux.

L’attaque tomba sur le convoi, foudroyante. La belle était protégée dans son palanquin, mais la petite dizaine de soldats n’eut pas vraiment le temps de réagir. Sen tira les premiers comme des lapins, à l’arc, caché dans les ombres des arbres. La suite ne fut pas belle à voir... Il traîna un tout jeune homme après l’avoir blessé en dehors du combat, laissant la voie libre pour que son employeur vienne chercher sa belle et s’enfuir pour, sans doute, les terres impériales. Sa proie ligotée de fils de soie, il l’emmena non loin, dans un ruisseau, et l’égorgeant, il se reput de son sang.    Quand le cœur du pauvre humain cessa de battre, le cadavre fut abandonné dans l’eau, et Sen, apaisé, alla calmement effacer les traces superflues de son méfait, saignant les cadavres avant de les jeter dans le torrent. Les prédateurs se chargeraient de nettoyer tout ça. L’odeur du sang, portée par le courant, les ramènerait jusqu’aux cadavres.

Ce fut sur le chemin du retour qu’il croisa une autre scène de crime. Bien moins délicate et artistique que la sienne. Les corps étaient laissés là, pèle-mêle. Mouais. Ça allait pourrir et empester à des lieues à la ronde, il nota donc de ne pas repasser par là dans les quelques semaines à venir. La viande trop faisandée, les animaux n’en voulaient pas.

« Joli massacre, » laissa-t-il tomber de sa voix délibérément féminine, l’accent sec et chantant des Montagnes frontalières avec Fukyuu dans le ton à l’homme dont il sentait la présence non loin. « Mais la maîtrise... c'est pas ça. Vous faites pas dans la dentelle. D'ailleurs... vous faites quoi dans la vie ? » demanda-t-il en s’approchant.

Ses vêtements étaient propres -enfin, presque, le sang avait séché- et vert sombre, ce qui mettait son regard aux iris encore noirs des deux côtés en valeur. On ne distinguait pas la pupille, et ils semblaient exagérément larges. Il lui faudrait sans doute encore plusieurs heures pour que son regard reprenne sa teinte vaironne normale. Sous le hangi* on devinait une poitrine bandée (toute artificielle mais nécessaire pour passer inaperçu sous une identité féminine), tandis que le tatsukebakama** cachait sans peine la petite anormalité de son entrejambe pour un être censé être féminin. Ses Zukin*** et Fukumen*** abaissés autour du cou, les cheveux blond cendré de sa perruque tombant librement dans son dos, longs et raides, il observait l’homme qui se soignait dans la rivière, quand il remarqua un filet de sang se diluer dans le courant là où un torrent se jetait dans le cours d’eau. Sen retint un sourire en voyant cela.

Il s'appuya contre un arbre dans le dos du rônin, ses Kodachis à la ceinture, son carquois avec toutes ses flèches de l'autre côté, son Yumi dans le dos. Cachés dans ses manches, son obi, son hangui, des aiguilles et autres petites lames de lancer, généralement empoisonnées. Il attendait de savoir si l'homme était une menace et s'il devait l'envoyer rejoindre les cadavres entassés plus loin.

_________________________
*veste de kimono utilisée par les ninjas/shinobis
** hakama avec guêtres, resserré sur les chevilles et les mollets
*** cagoule et foulard qui permettent aux ninjas de masquer leurs cheveux et leur visage.
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MessageSujet: Re: Au bord d'une rivière [pv Sen] Dim 3 Mai - 0:45

Un léger filet de sang coule le long de son arcade pour finalement venir longer les rives de la rivière. Il analyse l’étendue des dégâts dans le reflet que l'eau lui offre : rien de grave, tout au plus un peu d'alcool aidera la plaie à cicatriser. Il essuya sa plaie avec la manche de son vieux kimono sale et usé. Son pantalon n'était guère dans un meilleur état. Sa ceinture qu'il n'avait pas prit la peine d'ajuster laissait apercevoir les quelque cicatrices qu'il arborait sur son torse.

« Joli Massacre »

La voix féminine qui s'adressait à lui le fit presque sursauter. Il se retournât, c'était effectivement une femme, armée. A la vue des vêtements qu'elle portait, il comprit qu'elle n'était certainement pas une simple paysanne. Une Shinobis, très certainement. Qu'est-ce-qu'une femme comme elle faisait là, en pleine forêt ? A lui parler qui plus est ? Pour l'heure il gardât ses questions pour lui. Elle n'était certainement pas une brigande, les chances qu'elle en ait après sa bourses était assez mince, et dans le dote il avait toujours ses quelques lames dans les poches intérieures de son kimono. Il lui sourit et se tournât à nouveau vers son reflet.

-Vos pouvez le dire, un si beau visage...

Le ton était volontairement sarcastique afin de faire comprendre le second degrés de ses dires, faire comprendre que lui avait très bien comprit de quoi elle parlait.

« Mais la maîtrise... c'est pas ça. Vous faites pas dans la dentelle. D'ailleurs... vous faites quoi dans la vie ? »


Il levât la tête, quelque peu surpris et déstabilisé par cette question, avant de lui répondre, sans l'ombre d'une hésitation.

-La flûte !

Il ouvrit son baluchon posé à côté du katana, dévoilant son généreux contenu. Une paire de baguette, trois bento de riz sushis et sashimis en tout genre ainsi qu'une bouteille de saké, sans oublier sa flûte qu'il éloignât du reste, la posant en évidence sur l'herbe afin d'être sûr qu'elle soit bien vue par cette mystérieuse femme. Il reprit

-Je voyage et joue de la flûte pour les passants, qui, en retour, m'honorent de quelques pièces qui contribuent à ma survie.

Il préférait toujours taire sa spécialités aux personnes qu'il venait de rencontrer et dont il savait peu de choses. En effet, bien que lui n'y voyait jamais aucun inconvénient, les gens voient souvent d'un mauvais œil ceux qui tuent pur de l'argent, et n aucun cas il n'avait envie de les blâmer pour ça, car lui-même était certain qu'il ne réagirait pas différemment d'eux si son métier avait été tout autre.
Il ouvrit les boîtes, continuant de parler.

-Un métier très noble, très lucratif.

Évidement là il préférait se taire quand à la véritable origine de toutes ces acquisitions. Même une shinobis pouvait voir d'un mauvais œil le fait qu'il ai dérobé toute cette nourriture sur de pauvres gens endormis, et bien qu'il soit de taille à affronter une petite équipe de bandits armés, l'idée confrontation face à une femme de ce rang ne lui était pas des plus agréables.

Par pure politesse, il lui fit un signe de main et lui proposât :

-Peut-être désirez-vous vous joindre à moi ?


Aucune idée d'obtenir une quelconque sympathie de la par d'une personne haut rang ou de lui faire du charme (elle ne l'attirait en aucune façon), c'était un simple geste de courtoisie. C'est alors qu'il remarquât un détail effrayant : ses yeux étaient entièrement noir, tout au plus on y distinguait difficilement les pupilles, et il remarquât également également les quelques tâches de sang qui ornaient ses habits (bien que cene soit pas la chose qui le dérangeait le plus).
Il essayait, difficilement, de masquer le mélange de surprise et d'effroi sur son visage, avant de lui lancer :

-Qu'êtes-vous donc ??
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MessageSujet: Re: Au bord d'une rivière [pv Sen] Mar 9 Juin - 15:11

Ce type se moquait de lui, il n’y avait pas d’autre explication. Agacé qu’un touriste en son genre s’amuse à jouer les assassins professionnels, Sen serra les poings, attendant son heure. Il devait avant de le tuer être bien certain que cet homme n’appartenait pas à la confrérie. Cela ne se faisait pas, de tuer un collègue, après tout. Car si collègue, ou plutôt, kohai, il était, il était de son devoir de sempai de lui donner une vraie leçon. Si Sen ne doutait pas que l’homme sache jouer de la flûte, il était évident également qu’il n’était pas du tout un simple musicien itinérant.

« De la flûte, hein... » chuchota la pseudo shinobi, le ton méprisant, le sourire en coin, un peu sardonique, trahissait cependant délibérément le fond de sa pensée. Il pouvait tout de suite arrêter de se foutre de sa gueule, peut-être que ça lui sauverait la vie. Car aussi certainement que l’autre était un tueur à gages errant, lui n’était pas une simple shinobi, et quand bien même ce serait le cas... il était bien mieux armé et entraîné.

Le bentô disposé dans l’herbe manqua de lui faire hausser un sourcil. Avec cette chaleur humide, orageuse, il s’amusait à transporter du poisson cru, pas frais (plus frais), et à le manger ? Bon, et bien, sans doute que finalement, la nature lui éviterait d’avoir à corriger l’insolent. Comme quoi, parfois, les choses sont bien faites : les imbéciles meurent toujours en premier, faisant les frais de leur manque cuisant d’intelligence. Non, ce n’était pas là une pensée narcissique ou méprisante, simplement la constatation d’un fait bien établi. On ne mangeait pas ou peu de poisson quand il commençait à faire chaud à Kenshu, car le temps, mauvais, faisait des mets délicieux de savants poisons... si tant était qu’on pouvait avaler un sashimi défraîchi, odorant et pour le moins... goûtu.

« Je passe, merci, »
déclina-t-il. D’un geste simple, il retira son yumi qu’il n’avait pas encore détendu, le posant contre le tronc qui lui servait de dossier, dans ce qui sans doute aurait pu être interprété comme un geste de paix. Il adoucit la sécheresse de ses propos de son sourire le plus charmeur -merci les années passées sous couverture d’une innocente miko- et ajouta : « J’ai déjà pris mon petit-déjeuner. »

Pas la peine de préciser que pour cela il avait vidé plusieurs hommes agonisants de leur sang. A quoi bon manger de la viande froide, découpée, quand on pouvait croquer de délicieux humains ? Ah ça, plus ils étaient grands, forts, honorables, et plus Sen les aimait. Leur caractère et leurs vertus se sentaient dans le fluide rouge quand il inondait sa bouche avide.

« Shinobi, cela ne se voit-il pas ? Je m’appelle Kurai Arashi*, »
improvisa-t-il avec le naturel de ceux qui ont appris à mentir avant même de savoir marcher. « Enchantée, hummm... joueur de flûte, » répondit-elle en ignorant délibérément le véritable sens de la question, préférant mettre dans sa voix son scepticisme quant à la véritable profession de l’homme. « Et vous comptez laisser ce tas-là de chair putréfier et polluer les environs ? »

Sen regardait l’homme droit dans les yeux. Il savait qu’il lui faisait peur, un peu. Tant mieux. C’était sage, pour le joueur de flûte, en cet instant, de le craindre. Qu’est-ce qui le choquait le plus ? Sa voix d’alto ? Son armement ? Non.... non il avait eu peur en prenant le temps de le détailler lui. Mais l’hermaphrodite n’estimait pas assez son vis-à-vis pour envisager qu’il avait percé à jour sa double nature. Et puis cela aurait plutôt engendré du dégoût. Non, ce serait être autre chose, peut-être ses yeux, avec cet iris noir qui mangeait presque tout le blanc. Le ‘Kumo no Udemae’ lui laissait toujours un regard encore plus déstabilisant que ses yeux vairons. Maintenant, à voir ce que l’autre allait faire. Prendre ses cliques et ses claques ? Sage et dangereux à la fois. S’enfuir mettrait les instincts de prédateur du métisse Joro-Gumo en exergue. Mais cela, l’autre ne le savait pas. Exiger des réponses, le menacer ? Se coucher et l’ignorer ? Halala, tant de possibilités enivrantes ! Sen n’en pouvait plus d’attendre. Il avait envie de jouer...

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* Cela peut par exemple s'écrire avec les kanji de Kuro (noir) et Rai (foudre), et Arashi veut dire tempête.
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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: Au bord d'une rivière [pv Sen] Mar 20 Oct - 14:43

Nakamura Jinzo ayant abandonné le jeu, le sujet est déplacé dans les abandonnés.


L - M - M - J - V - S - D

Spoiler:
 

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