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 [FB - Terminé] Il était une première fois...

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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Lun 13 Juil - 13:16


Suzu se sentait à la fois toute perdue et totalement rassurée et choyée par l'étreinte de Kanzen. Petit à petit, elle avait bien compris où il la menait, c'était une sorte de jeu, bien loin d'être un "supplice" ou une "punition" à subir. En effet, certaines geisha de la maison lui avait décrit leur mizuage comme quelque chose d’assez répugnant ... C’est aussi pour ça qu’elle ne savait pas trop à quoi s’attendre avant cette soirée. Mais ce “jeu” lui plaisait bien, même si elle n'était pas certaine d'en avoir saisi encore toutes les règles. Il répondit à sa question exactement ce qu'elle avait songé, à peu de choses près. Elle entendit dans son discours tout le respect qu'il lui attribuait, toute l'attention qu'il portait à son honneur et à son intégrité. Non, c'est vrai, elle n'aurait pas aimé être marchandée comme du bétail et d'être "rachetée" par lui auprès de celle qu'elle considérait comme sa nouvelle mère et son nouveau foyer.

Mais elle était persuadée qu'elle aurait pu tout accepter pour rester aux côtés de cet homme, doux, intrigant, sensible ...

Il l’avait portée jusque vers ce petit coin de salle aménagé pour l’occasion. Une montagne de coussins, quelques tissus et couvertures, des tapis et un futon. Kanzen enleva d’un geste rapide et subtil le haut de son kimono. Plus de doute alors ; le moment était venu et elle se sentait prête à s’offrir à lui.

Elle était toute éberluée de cette subite nouveauté, aussi détailla-t-elle les traits de la puissante musculature de Kanzen comme lorsque l’on regarde un paysage complexe et beau à la fois. Elle ne put que rougir à cela si c’était encore possible, puis elle sentit que son coeur s’emballait. Aussi, elle était restée figée pour quelques instants et ne réagit pas tout de suite. Le jeune homme était une montagne, à ses yeux. Elle qui était si petite et menue ! Pas étonnant qu’il l’ait soulevée si facilement.

Une pensée fugace traversa son esprit ce qui manqua de peu de la faire éclater de rire. Heureusement elle réussit à se contenir pour ne pas gâcher cet instant qui ne se présentait pas vraiment aux plaisanteries. C’est qu’elle avait à nouveau songé à toutes les horreurs qu’avaient pu insinuer les autres geisha de la maison, qui étaient probablement “mal tombées” pour leur mizuage. C’est vrai : en fait elle avait de la chance que ce soit un particulièrement beau jeune homme qui l’ait choisit, même en ne prenant en compte que l’aspect physique. Elle qui s’était préparée mentalement à l’idée que peut-être l’homme qui profiterait de sa “pureté” ne serait sans doute pas à son goût. Elle s’était même attendu aux pires scénarios possibles en repensant à certains habitués de la maison qui n’étaient malheureusement pas biens gatés par la nature. Elle devait se trouver finalement avec l’un des plus beaux jeunes hommes de Ite, si ce n’était le plus beau à ses yeux. Elle le dévorait du regard à présent ...

Cependant, pour ne pas laisser cet instant de contemplation gêner son partenaire qui attendait forcément une quelconque réaction de sa part, elle se décida enfin à réagir.

Elle se redressa et se détourna soudainement, pour se mettre presque dos à lui. Elle sourit car elle pensa que c’était probablement un peu inattendu pour le kuge. Mais, loin de laisser s’installer un quelconque doute ou de montrer la moindre hésitation, elle vint prendre l’ensemble de sa chevelure brune qui s’était éparpillée le long de son dos dans ses mains délicates, pour venir dégager aux yeux de Kanzen la file indienne de petits boutons soyeux qui constituaient la fermeture de sa robe. Enfin elle tourna légèrement la tête vers lui pour contempler sa réaction. Sans un mot mais d’un regard amusé et très doux, elle lui indiquait donc le chemin qui mènerait vers sa propre nudité, qu’elle n’avait encore jamais dévoilé à des yeux masculins. Non, elle ne désirait pas se déshabiller seule, bien consciente que ce moment serait bien plus complice et agréable si elle le laissait faire.

Aussi, à ses yeux et malgré sa profonde modestie, elle sentait que c’était une sorte de privilège qu’elle lui offrait. Elle n’était pas quelqu’un de pudique en général, assez fière du corps de jeune femme dont le destin l’avait dotée. Elle attendait donc désormais, jugeant ce geste suffisamment évocateur, et songeant à ce que lui ne puisse pas résister à cet appel …


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Hateku Bara
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Fukyuu Kanzen

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Taii

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Mar 28 Juil - 11:44

Rien n'aurait pu rassurer le noble sur l'état de sa jeune compagne que le regard qu'elle lui renvoyait à présent, ses iris brûlant d'un désire vivace, décortiquant avec soins la moindre ligne parcheminant le haut de son corps. Toujours étendue dans les soieries et les coussins, elle paraissait toute prête à se livrer et son expression annonçait clairement qu'elle n'y voyait là aucun inconfort, bien au contraire au vu de la faim qui se dépeignait sur ses traits.

Elle ne laissa cependant pas l'instant s'éterniser et, mutine, se redressa et fit s’assit dos au kuge des neiges surprit, mais impatient de savoir ce qu'elle pouvait bien fomenter après le sourire joueur qu'elle eut. Il n'eut pas longtemps à attendre avant d'avoir la réponse à sa question et malgré sa jeunesse, il était obligé d'avouer que la petite Suzu savait déjà parfaitement comment user des jeux sensuels pour attiser les ardeurs.

Pour sa part, il fut obligé de tenir la bride haute à son propre désir pour entrer dans le divertissement polisson. Tel un félin, il avança à elle sur ses quatre membres afin de ne pas l'écraser par sa taille et d'ajouter là une attitude amusante ponctuant leur amusement mutuel. Parvenu à sa hauteur, il enroula ses longues jambes autour d'elle et posa d'abord ses deux mains sur les épaules dors et déjà découvertes de l'adolescente pour enfin embrasser délicatement nuque et dos ainsi révélés envers qui il n'avait pas encore pu jusque là les couvrir de ses attentions.

Non content de ne pas immédiatement la découvrir entièrement dans l'immédiat, il fit glisser sa main droite, montant de l'épaule jusqu'au dessous du menton de la demoiselle et tint se dernier doucement dans une étreinte assimilable à une caresse tandis qu'il parcourait du bout du nez la peau de l'enfant, du bas de son cou jusqu'au lobe de son oreille gauche qu'il attrapa entre ses dents dans un sourire séditieux.

Tout à ses petits jeux, il libéra sa main gauche de l'épaule qu'elle flattait et alla chercher la première attache de cette barrière de tissu qui couvrait encore les richesses que la maïko cachait et daignait enfin lui laisser découvrir par ses propres moyens. Maître de ses gestes malgré l'envie quasi irrépressible de la défaire violemment de ses atours, il préférait très largement laisser durer l'instant en libérant un à un la file indienne de boutons tout en cultivant le désir de son amante d'une série de baiser au creux de son cou.

Lorsqu'il fut venu à bout des attaches, il ne rouvrit pas ses paupières, bien trop occupé à caresser de ses lèvres la peau exquise de la jeune fille. Néanmoins, il ne perdait aucunement conscience de l'état éphémère de protection que la robe offrait encore à sa propriétaire et tout à ses embrassades, il laissa se faufiler ses mains, tirant délicatement sur les pans du vêtements afin de les laisser glisser, lâches, le long du corps de l'apprentie geisha.

Une fois ceci fait, il fit remonter ses doigts afin de les faire retrouver les épaules de son amante et de la tirer tout contre lui, laissant son torse et le dos nu de Suzu rentrer en contact sans la moindre frontière entre eux. C'est à cet instant qu'il rouvrit ses yeux, d'abord sur l'expression de celle pour qui il aurait tout donné puis laissant errer son regard le long de son visage, son menton, sa clavicule et la naissance de sa poitrine à présent révélée.

Il se mordit la lèvre inférieure tout en souriant, émerveillé par la nature dépourvue de défaut que les kamis avaient offert à la belle, pour faire migrer le contact de ses mains de leur position initiale jusqu'à couvrir le buste de l'adolescente de douces caresses. Ses yeux dorés vinrent chercher ceux de la maïko alors qu'il couvrait de son bras droit l'ensemble de la poitrine de cette dernière, comme s'il avait souhaité l'habiller à nouveau, ce qui était évidement bien éloigné de sa volonté présente.

Son expression mélangeant son ardent désir à son envie de jeu, il quêtait dans les traits de sa partenaire les effets de chacun de ses gestes sur elle. Son bras gauche s’attelait déjà à effleurer l'abdomen du bout de ses doigts, frôlant la fine musculature du ventre de la femme-enfant, passant outre son nombril et descendant jusqu'à son bassin en une série de longs allés-retours langoureux.

Lentement, mais sûrement, il se laissa coucher contre les coussins, tirant délicatement à lui son aimée dans l'optique de faire de son propre corps un matelas pour elle et de lui offrir à lui une vue intégrale des trésors révélés par l’effeuillage qu'elle avait autorisée. Il ne s'enorgueillissait pas de cela, mais possédait une certaine expertise de ce que la gente féminine pouvait posséder comme attraits sur l'homme par les cadeaux que les kamis leur faisait.

Les constituantes de l'anatomie de Suzu la faisait briller d'une perfection jamais vue par le kuge, si bien que dans sa contemplation, son sourire s'effaça pour une expression émue, son désir brûlant ponctuellement remplacé par une observation rêveuse, proche d'un extase mental qu'il ne s'expliquait pas. Il conçu même une forme d'honneur à être ainsi amené à devenir le spectateur d'une telle merveille et manqua de s'en trouver intimidé et de cesser ses gestes aguicheurs envers sa compagne.

Mais la réalité des choses était bien trop forte pour lui faire oublier la peau soyeuse qui frémissait sous ses attentions. Néanmoins, les choses allaient en arriver au domaine du sensible, la pointe de ses doigts effleurant l'unique et dernier rempart de tissu masquant l'intimité de son amante. Il n'engagea pas cette dernière sous l'ultime frontière, se contentant de faire la demande muette dans un premier temps d'un simple regard à Suzu tout en caressant le tissu protecteur délicatement, puis en murmurant délicatement :

Peu importe que l'on considère que j'ai usé de moyens pour m'octroyer ce droit, tu es la seule à décider d'accepter ce don qui ne s'offre qu'une seule fois... Suzu-chan.

Il la serrait simplement contre lui à présent, comme si il avait souhaité la couvrir dans sa nudité afin qu'elle n'attrape pas froid ou bien qu'elle était pour lui le bien le plus précieux qu'on lui ait laissé entre les bras. Les deux faits étant tout à fait probable.
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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Mar 1 Sep - 13:11


Alors que Suzu découvrait à présent les plaisirs des jeux amoureux, elle comprenait l’intensité et la sincérité des sentiments qu’ils avaient pu échanger plus tôt à l’oral. La passion des deux jeunes êtres, venant pourtant à peine de se rencontrer, était à son comble. Était-ce ainsi, le sentiment d’amour ? Elle ne pouvait pas le dire, mais la maïko songea que pour rien au monde elle n’aurait voulut se trouver ailleurs qu’ici même et dans cette situation, à ce même instant. Elle eut même l’impression que cette situation encore parfaitement inconnue pour elle, venait la compléter, elle se sentit comme quelqu’un qui découvre quelque chose de nouveau, elle eut la sensation d’être une sorte de conquérant …

Brûlante d’un désir à la fois tout mystérieux et intrigant, elle ne songeait plus qu’à repousser les limites petit à petit, comme ils venaient de le faire tout au long de ces premiers contacts langoureux. Elle était désireuse d’apprendre toute ces sensations, c’était comme être remplie d’une faim à laquelle on n’a encore jamais cédé, parce que cette faim là ne s’était pas dévoilée plus tôt. Kanzen paraissait à la fois attiré et troublé par sa présence, elle qui avait fait preuve pour son jeune âge d’un peu plus d’initiative qu’elle ne l’aurait cru d’elle-même. Il sembla se rendre compte de la complicité naissante qu’elle désirait instaurer entre eux, et cela n’avait pas l’air de lui déplaire.

Elle se laissa totalement couvrir des attentions du kuge, qu’elle percevait maintenant à la fois comme un ami, un amant, et un “professeur” en la matière … Loin de toutes les “vulgarités” dont on lui avait parlé, loin de trouver ces gestes qu’ils avaient l’un envers l’autre “orduriers” ou “sales”, ou même “obscènes”, elle comprenait la portée de chaque petit mouvement, elle avait la sourde impression que l’on lui révélait une nouvelle vérité sur la vie, sur l’amour. Pour elle, c’était instinctif comme le fait de respirer, mais mystérieux comme un éclair surgissant de nulle part, c’était naturel, mais aussi spirituel … C’était la confusion mélangé à l’évidence. Cette expérience était si déroutante … Et en même temps, elle voulait se laisser porter à travers celle-ci.

Malgré toute la confiance en elle qu’elle avait pu avoir quelques instants plus tôt, elle eut un léger instant de doute au moment où Kanzen avait finit par dévoiler son corps presque nu … C’était sa première fois, à elle, mais pas pour lui, d’après ce qu’elle avait compris. Jusque là rien d’anormal … Mais cela signifiait qu’il avait eu d’autres expériences, qu’il avait en quelques sortes des “points de comparaisons”, enfin c’est ce qu’elle pensa.

N’allait-il pas être déçu ? En fait, non seulement ils ne se connaissaient encore que peu de manière générale, mais il lui sembla qu’ils se connaissaient peu également sur ce nouveau terrain … Ceci dit, ce moment d’égarement fut vite oublié, voyant que le kuge avait l’air de se délecter à présent au simple regard de son corps ainsi dévoilé. Il poursuivit ses tendres caresses et ses doux baisers, et rien au monde ne put plus rassurer la jeune fille. La tendresse pure dont il faisait preuve à son égard lui sembla comme une preuve de la pureté de son âme et de son être : aussi ce “don” qu’elle allait lui faire ne pouvait donc assurément pas être une erreur. Elle en était déjà persuadée, mais ce n’était qu’un élément supplémentaire venant confirmer cette réflexion qu’elle avait pu porter sur lui. D’ailleurs elle n’eut pas une seule espèce d’hésitation plus tard, quand, résistant probablement à un désir tout naturel, il s’arrêta un instant dans ses gestes joueurs, ne désirant pas de lui-même aller au delà de la toute dernière lingerie couvrant son intimité.

“Peu importe que l'on considère que j'ai usé de moyens pour m'octroyer ce droit, tu es la seule à décider d'accepter ce don qui ne s'offre qu'une seule fois... Suzu-chan.”

Cette déclaration finit de la faire fondre de désir pour lui. Au lieu de répondre à haute voix, elle lui adressa un regard autant passionné que reconnaissant du respect dont il faisait preuve à son égard. Si elle avait insisté dans cette pensée, elle aurait probablement été à deux doigts de verser une larme de joie. Mais elle ne voulait pas ternir ce bel instant. Aussi, pour lui assurer de sa décision, elle prit elle-même l’initiative de se dévêtir de ce dernier linge, doucement, comme on révèle une sorte de trésor de sa cachette. Non, elle ne désirait pas parler, elle voulait s’initier à ce langage silencieux et sensuel, où l’on pouvait faire comprendre des choses à une personne sans lui adresser un seul mot … Elle laissa s’écouler quelques instants. Son regard signifiait maintenant : “C’est quelque chose que je veux t’offrir, ici et maintenant”, mais elle ne prononça pas cela à haute voix, devinant qu’il pouvait quand même comprendre.

A présent entièrement nue dans les bras du géant homme, elle se sentait pourtant dans une situation de confort et de sécurité qu’elle n’avait encore jamais ressenti auparavant. Aussi, elle décida de se tourner vers lui pour l’embrasser encore une fois. Sa poitrine contre la sienne, sa peau frissonnante, son coeur battant, tels étaient désormais les seuls termes qu’elle voulait vraiment lui faire entendre.


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Fukyuu Kanzen

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Taii

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Dim 14 Fév - 7:32

Elle se réduisit à son plus simple appareil elle-même, révélant la fleur qui caractérisait son genre, offrant au kuge un message muet de l'expression de ses iris aux froides couleurs, mais qui n'auraient pas pu être plus brûlants que cela à cet instant. Plus parfaite encore qu'il ne l'avait imaginé dans sa nudité que vêtue de ses merveilleux atours, elle glissa d'un demi-tour afin de lui faire front et dans une optique évidente à lui faire entendre un tout autre langage que celui des mots.

L’œuvre faite corps de la jeune fille s'exprimait de mille façons qu'il tâchait d'entendre et de comprendre, puisque aucun mot ne venait briser la frontière de ses lèvres, trop occuper à chercher celles de l'artisan. Son esprit s'imaginait chaque parcelle de peau de sa compagne de l'instant qui effleurait la sienne, de la finesse équilibrée de sa poitrine encore en croissance et pourtant déjà si épanouie, aux vibrations de son ventre, jusqu'à son entrecuisse, l'enserrant dans un carcan de douceur infinie.

De ses mains, il parcourut l'échine révélée de la maiko, lentement et délicatement, jusqu'à atteindre le point le plus bas de son dos. Sans jamais perdre le rassurant contact de leur bouche mêlées, il descendit plus bas de sa main droite tandis que la jumelle poursuivait ses douces caresses, allant de la chute de reins de l'apprentie geisha pour remonter jusque sa nuque et revenir à son point de départ.

Concentré dans sa projection mental qui ne devait pas rendre grâce à la perfection des lignes qui caractérisait l'être de sa partenaire et qui suffisait pourtant à le mettre dans tout ses états, il effleura d'abord de la pointe de son majeur et son index réunis la porte des promesses qu'elle avait elle même libérée plus tôt. Il s'appliqua dans un second temps à un massage doucereux tout particulier afin d'attiser et d'apprivoiser cette dernière et de préparer le terrain à la fusion qu'il désirait plus que tout à présent avec celle qui ne serait bientôt plus Suzu.

Poursuivant son embrassade intense, il tâchait d'en maîtriser le rythme, de ne pas tomber dans la fougue et la perte totale de son être afin de savourer le moindre instant. Pour l'aider en cela, il rouvrit les yeux, tentant de distinguer les expressions des traits divins de celle à qui sa vie voulait être dorénavant dédié et ce malgré la proximité de leur visage. Progressivement plus entreprenant, il se permit après un temps infini de glisser ses émissaires au travers du chemin brûlant et intérieur de la femme-enfant.

Il la senti se crisper à cela un fugace moment qui ne dura qu'un battement de cœur, mais elle ne fit pas demi-tour dans sa volonté silencieuse de s'offrir à lui. Tout comme il souhaitait se donner à elle corps et âme en retour. Les délicats attouchements de sa main droite sur le saint de la féminité de sa cavalière en cette danse produisaient déjà l'effet attendu qui faciliterait la symbiose qu'il lui tardait d'atteindre avec impatience, tant qu'il se sentait presque enivré par sa propre envie.

À regret, il libéra sa main gauche des attentions qu'il offrait au dos de sa compagne afin de libérer sa propre vigueur qui n'avait jamais été aussi vivace et empressée. Il jeta presque du bout de son pied son hakama qu'il avait mis à bas afin de se trouver dans la même situation que son amante. Dorénavant à égalité dans leur totale dépouillement, il guida l'apprentie geisha méticuleusement, l'invitant à le chevaucher en l'encerclant de ses cuisses et qu'enfin, ils puissent se mélanger comme ils se l'étaient promis tout deux.

Tout en l'encourageant de ses baisers, il guida sa lame de chair à imiter le même traitement que les doigts de sa main gauche avait fait subir à l'intimité de la belle. Lorsque fut venu le moment de l'union finale, malgré toute les précautions du sang pur des Fukyuu, il y-eut une légère résistance. Celle d'une jeunesse se terminant, celle d'une légère crainte face à cette première fois, celle qui ouvrait la porte à l'épanouissement total de la fleur qu'elle était, il ne sut pas exactement et cela ne fut bientôt plus qu'une question futile, puisqu'il ne firent qu'un l'instant suivant.

Il sentit l'ensemble de sa musculature se tendre subrepticement et en son propre sein, un aboutissement aux allures de point de départ d'un bonheur infini. Sa faim d'elle atteignait un paroxysme qu'il ne s'était jamais su avoir eu jusqu'alors. Aucun autre mouvement n'avait été amorcé lorsqu'elle le montait, laissant le temps à cette dernière de s'habituer à la présence de son amant au plus profond d'elle.

Kanzen provoqua alors un changement de place, inversant les rôles, passant celle qui était au dessus, en dessous, procédant avec la délicatesse d'un vent printanier, ses bras enroulés autour d'elle, toujours rassurant dans le contact de ses lèvres. Il rompit ce dernier doucement, comme invitation à Suzu de rouvrir les yeux. Il avait besoin de la vue de ces iris bleu-cendrés plus que toute richesse dorénavant et ce pour deux éléments importants entre tous.

Le premier était qu'il souhaitait que chacun d'entre eux puisse se délecter de la vu de l'autre dans cet ébat et le second était l'annonce muette de ce qui allait suivre. Une fois le message passé, il se rapprocha d'elle, son bras gauche sous la nuque de sa jeune aimée, le droit soulevant délicatement la cuisse de la jeune fille lui faisant front. Il offrit un sourire attendri à cette dernière tandis qu'il débuta la lente danse de son bassin sans la quitter un moment de l'ambre de son regard.

L'odeur et la douceur de la maiko enivraient les sens du noble, une part de lui se voulait délicat, l'autre le poussait à la fougue et il lui était difficile de ne pas accéder à la seconde tant sa faim grandissait pour elle. Il parvenait néanmoins à maintenir la bride à cette pulsion, se délectant des mimiques s'imprimant sur le délicieux visage de la jeune femme ainsi que du corps de cette dernière qui se révélait sous lui.

Il se retint aussi de réunir à nouveau leur bouche dans sa volonté qu'elle puisse voir sa propre expression, son amour naissant et son vœux d'être le plus rassurant qu'il fut possible dans cet acte tout particulier. Il finit cependant par succomber au désir de goûter à nouveau au cou de sa partenaire, mêlant la neige de ses cheveux à l'encre de cette dernière pour finalement briser le silence d'un souffle fugace mais intelligible, glissé succinctement à l'oreille de la belle :

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Geisha

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Ven 1 Avr - 0:31

“Je te veux pour une vie.” entendit-elle subrepticement dans son oreille à cet instant précis.

Depuis quelques minutes déjà, ou secondes peut-être, car en réalité elle avait désormais définitivement perdu toute notion du temps, elle se laissait guider par Kanzen, dans une danse qu’elle ne maîtrisait pas encore. Une danse qui nécessitait d’être deux, et dont les mouvements, bien qu’imprécis, bien qu’improvisés, semblaient étrangement parfaitement calculés. L’exécution était parfaite, l’expression de leurs sentiments ne pouvait être plus pure. Ces sensations, que tout le monde jugeait généralement comme étant impudiques, voire sales, étaient au contraire très agréables et légères. Suzu, qui serait bientôt appelée Bara, ne pouvait plus laisser libre cours à sa pensée, car ses pensées se mélangeaient, en un méli-mélo de doutes, d’hésitations, mais aussi de certitudes, de tendresse, d'agressivité …

Chaque geste, à chaque instant qui passait, la plongeait d’autant plus dans cette situation étrange, une sensation de ne plus être elle-même, ou d’oublier une partie d’elle-même pour en découvrir une nouvelle, une qu’elle construisait en ce moment même, ou qui était aussi un peu innée, elle n’aurait pas su trop dire ... La confusion régnait en elle.

“Je te veux pour une vie.”

Cette fois la phrase raisonnait presque dans sa tête. La tendresse de ces mots, liés à cette affection physique qu’il lui portait, cela ne pouvait pas ne rien vouloir dire. Mais à cet instant précis pourtant, ils étaient presque vides. Non pas qu’elle n’y accordait pas d’importance, mais elle n’était plus maître de son propre raisonnement. L’écho retentissait encore, comme un refrain d’une chanson profondément sentimentale, qui active la sensibilité de l’âme, malgré des paroles peu abouties en soi … C’est comme si les mots avaient dix fois leur puissance habituelle, ou qu’ils se suffisaient simplement à eux-mêmes.

La chaleur dégagée par leurs deux corps était suffocante et apaisante à la fois. La proximité de leurs peaux respectives lui donnait des frissons, son cœur battait la chamade, ses yeux étaient légèrement humides, ses joues étaient rosies. Rien que le contact de leurs poitrines provoquait un flot authentique de multiples sensations toutes nouvelles, un arc en ciel de couleurs, un florilège de notes, un champs lexical particulièrement lyrique, une anthologie de nuances très diverses ...

Inspiration … Expiration … A chaque souffle, un nouveau début, un nouvelle fin, presque une nouvelle vie !

C’était donc probablement un des moments les plus riches que Suzu n’avait jamais vécu. La découverte d’un nouveau monde, où l’expression ne passait plus par les mots, les jeux, la peinture, l’écriture, la musique ou une toute autre forme d’art, mais par une nature profonde, humaine, qui faisait désormais surface, une essence adulte, mature, un savoir constamment à réapprendre et à innover.

Elle cherchait à s’imprégner de son visage, de ses expressions. Il était elle, elle était lui, c’est ainsi qu’elle était persuadée que leurs réactions respectives se coordonnaient désormais. Elle plongeait son regard dans le sien, expressif, absent, très présent, perdu, toujours là, assez mystérieux … Elle observait son corps, avec tout l’amour qu’elle lui portait déjà, elle se souvenait de ce qu’ils s’étaient dit, de cette tension montante qui avait été là tout ce temps, sans qu’ils ne s’en rendent forcément compte, et qui se relâchait seulement maintenant.

A cet instant précis donc, où elle était à la fois sure de tout, et où elle doutait de tout, elle se rendit néanmoins compte d’une chose. C’était une première fois … Une première fois que Suzu n’oublierait pas. C’était une expérience, au delà d’une expérience, un apprentissage, au delà d’un apprentissage, une conscience … Une conscience pleine et imparfaite, remplie de ces impuretés qui faisait de cette première fois un moment unique. Et c’était un partage. Un partage qui resterait secret, qui n’appartiendrait qu’à eux, qui leur serait propre … A jamais.


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Taii

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Lun 11 Avr - 17:24

Son sourire gourmand et appréciateur des bonnes choses s'effaçait progressivement face à l'importance de ce qui se déroulait sous ses yeux, de l'état de richesse que représentait l'être étendu contre lui et qu'il guidait sur une voie étrangère. Des souvenirs qu'il était venu se créer en ce lieu afin de trouver plus doux son départ, il façonnait, depuis sa rencontre avec la petite Suzu, une ancre qui verrouillait son âme aux terres des glaces éternelles.

Ses propres mots résonnant dans son esprit comme le gong d'un temple, le poids de ces derniers qu'il avait laissé s'enfuir sans pourtant en regretter un seul. Elle qui n'était qu'un nom, avant que son regard ambré ne se pose sur ses traits, devenait au fur et à mesure une évidence et une raison d'être. Tandis qu'il laissait ses mains s'enrouler autour d'elle, l'étreignant comme si c'était cette dernière qui s'apprêtait à quitter le domaine des neiges, il admirait les expressions causées par la nouveauté de ce qu'elle vivait.

Il aurait été cependant bien prétentieux de penser qu'il s'agissait d'une habitude pour lui, car c'était tout le contraire en vérité. Ce qui n'avait jamais été autre chose qu'un jeu d'adulte jusqu'alors, malgré tout le respect qu'il pouvait avoir pour les quelques partenaires qu'il avait compté jusque là, devenait au contact de la maiko comme un serment et allait chercher en lui un domaine de sensation dont il ignorait même l'existence.

L'union du cœur à ces doux traitements rendaient ces derniers plus intenses qu'il ne l'avait jamais ressenti. Il ne s'agissait plus d'un simple plaisir passager, mais d'un contrat muet, une déclaration qu'il lui faisait à chacun de ses mouvements plutôt que par de nouveaux mots. Noyé dans les masques qui se succédait sur le visage de sa compagne, le temps n'avait plus d'emprise sur lui.

Elle s'était présentée à lui, traité de son sujet à sa demande, mais il ne cessait plus de vouloir mieux la connaître, d'être né sous une autre étoile pour qu'on lui laisse l'opportunité d'aboutir à ce vœu, aurait du-t-il sacrifier tout ce qu'il possédait pour cela. Étreinte de la sorte, il se redressa, attirant l'apprentie geisha sans mal et plein d'une infinie précaution, dans une position assise où elle se dévoilerait d'une façon inédite jusque là.

Ses dents n'étaient définitivement plus visibles, son expression mutine n'ayant plus place en ce lieu, car ce n'était plus le moins du monde un simple jeu. Il libéra sa main droite de la nuque de sa jeune élue pour l'amener sur sa joue, affermissant sa prise de son bras gauche afin d'éviter qu'elle ne lui échappe.

Il se rendait compte vouloir tant lui dire alors, capable de cela même dans ce genre de situation sans en perdre pour autant l'essence, mais il s'en empêcha immédiatement l'idée germant, laissant à Suzu tout le soin de vivre pleinement l'instant pour lequel il mettait dorénavant le meilleur de lui-même, comme jamais auparavant, comme si sa propre vie en dépendait. Puis au fur et à mesure, il sentait son conscient lui échapper, signe avant coureur de sa propre atteinte du pinacle du nirvana.

Mais le Fukyuu de sang se verrouilla à la réalité, car il lui était totalement exclu qu'il puisse s'envoler au firmament sans accompagner la maiko. Le don qu'elle lui faisait d'elle ne pouvait souffrir du moindre défaut, pour rien au monde. Chacun des instruments que les kamis lui avaient offert devaient à présent être utilisés pour lui ouvrir cette voie.

Sa main libre glissa jusqu'au buste de la belle pour en flatter la poitrine, il enferma ses lèvres sur les siennes, au risque de se couper à la vue de ces merveilleux iris de jade et d'azur mêlés. Des simples mots qu'il avait prononcés, il souhaitait à présent qu'elle en comprenne la profondeur car il ne s'en reprochait aucun.

Le blanc-crin donnait petit à petit plus de vigueur à ses délicats assauts sans perdre de vu de les accompagner d'un nombre incalculable d'attentions, ne laissant aucune parcelle de l'individu de l'apprentie geisha lésée de l'une d'elle. Il voulait lui tendre la main, qu'elle prenne à son tour la couronne des initiatives, il voulait la guider dans ces dernières, mais ces bonnes volontés s'étaient trouvées jusqu'alors freinées par la crainte qu'elle pusse en concevoir de la peine ou de la peur.

Elle s'avérait être son tout et il brûlait de lui exprimer, mais ce n'était pas approprié, c'était même dangereux dans l'aspect cérémoniel de leur moment partagé, aussi se contenta t-il simplement de l'aviser, déclarant de façon muette ce qu'il souhaitait lui faire partager autant de sa psyché que de ce qui se produisait entre eux physiquement. Et c'est de cette façon qu'il tenta d'amener Suzu avec lui dans ce voyage entrepris d'eux deux seuls, vers l'étoile du ravissement.

Même une fois passée la vague de la félicité, il ne pu se résoudre d'arracher ses yeux de l'apprentie, aussi essoufflée qu'il ne l'était à présent, ni à desserrer l'étau soyeux de ses bras autour d'elle. Il voulu alors lui murmurer la mesure du souvenir impérissable qu'elle serait, qu'il n'avait aucun doute quant au fait de laisser ici en sécurité son cœur. Mais il ne s'autorisa pas à briser le silence apaisant de leur souffles réunis, lui laissant là ce privilège ou cette opportunité.

Il avait le besoin de l'entendre, qu'elle lui révèle son ressenti et de tout les dons possible et imaginable, il regrettait simplement d'être incapable de lire dans les pensés.
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Geisha

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Mer 13 Avr - 23:47

Suzu était couverte des attentions du kuge, en cette nuit de romance où leurs deux vies allaient basculer. L’un, partant bientôt de ses terres natales vers l’inconnu, l’autre, s’ouvrant enfin à sa vie de femme et d’artiste accomplie. La joie du moment partagé était mélangée à d’autres émotions sur lesquelles Suzu n’arrivait pas à mettre encore des noms … Peur ? Non … Anxiété ? Peut-être un peu ? Sensibilité, dans tous les cas, était bien présente, ainsi que émotivité, probablement.

Elle plongeait son regard dans celui de son partenaire et complice, essayant de lui procurer ce que lui même lui offrait, c’est à dire pour le moment, de l’affection, de la tendresse. Elle commençait tout juste à comprendre ce nouveau langage corporel, et à y prendre réellement goût. La douceur de l’ivresse apportée par ce qu’ils partageaient était quelque chose d’incomparable.

Elle sentait qu’ils n’auraient probablement plus jamais l’un pour l’autre aucun tabou, et qu’il n’y aurait pu avoir meilleur moyen que cet instant présent pour mieux le connaître encore. Suzu avait l’impression qu’ils s’étaient donné l’un l’autre une part d’eux-mêmes, des souvenirs intimes qu’ils n’échangeraient pour rien au monde. Les yeux expressifs de Kanzen lui faisaient comprendre sans aucun mot ce qu’il ressentait. Elle espérait qu’il profitait autant de ce moment qu’elle, pendant quelques secondes l’idée qu’elle puisse être une expérience décevante lui traversa l’esprit. Mais ceci fût très vite balayé, car le kuge avait l’air de renforcer son étreinte à présent. La suite ressembla fort à l’ultime expression de leurs sentiments. La communion naissante entre eux devait être sinon parfaite, complète.

On dit souvent que le silence qui suit un morceau de musique en fait encore partie. Que c’est ce silence qui nous laisse profiter de l’entièreté du chef-d’oeuvre. Le silence qui suivit ces instants de délices était comparable. Elle n’osait presque pas bouger. Puis, elle glissa sa main derrière la nuque de Kanzen pour l’attirer tout à fait contre elle. Elle pouvait sentir son odeur. Ses cheveux blancs contre sa peau d’ivoire. Elle colla sa propre joue contre son cou. Leurs pouls étaient agités mais se calmaient petit à petit. Des vagues de frissons continuaient de s’emparer d’elle, mais elle essaya de ne pas y faire trop attention.

Elle ne sut jamais trop dire pourquoi, mais l’émotion avait été si forte, que des larmes commençaient à poindre aux coins de ses yeux, aussi commença-t-elle doucement à se séparer de son amant, et elle les essuya rapidement.

"- Ah, pardon. Je ne suis plus maîtresse de moi-même, mes yeux pleurent sans raison." dit-elle maladroitement.

Elle se redressa afin de revenir un peu à elle même. Reprendre contact avec son propre corps lui semblait à la fois impossible et irrémédiablement obligatoire. Une vague de nostalgie la traversait déjà. Aussi s’enfouit-elle rapidement dans les bras de celui qui lui avait donné ces instants de bonheur. Retrouver la proximité de sa peau était comme une friandise ou presque : une gourmandise. Elle se sentit sotte, d’autant de contradiction. Profiter de ce bonheur lui semblait tout autant interdit que naturel … Voyant que le kuge cherchait ses yeux et probablement des réponses à ses questions muettes, elle dit alors simplement ce qui lui vint à l’esprit comme mille évidences :
“- J’espère que cette nuit t’auras autant marquée que moi. Maintenant nous avons un lien d'autant plus particulier, je crois …”

Elle était un peu confuse dans ses propos, car les mots simples semblaient un peu vide par rapport à la couleur de ce qu’elle aurait souhaité exprimer. Elle ouvrit la bouche, comme pour continuer sa phrase mais finit par se raviser. Ce n’était plus la peine … En tous cas pas pour le moment. Elle tendit juste son regard à nouveau vers le sien, souhaitant qu’il puisse comprendre l’immensité de la gratitude et de la tendresse qu’elle lui portait désormais.


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Taii

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Jeu 14 Avr - 14:52

Devant ses yeux émerveillé, elle lui rendait chacun de ses regards à la hauteur des expressions qu'il lui adressait, comme si la conversation n'avait jamais cessée entre eux, depuis qu'ils s'étaient rencontrés, révélés par les mots l'un à l'autre, puis offert dans un esprit bien différent que celui qu'une cérémonie comme celle-ci, du moins pour la maiko, aurait du être emprunte. L'intimité dans laquelle ils s'étaient liés avec une telle rapidité et une telle simplicité était déconcertant.

Il la voyait à présent comme si tout ce qui venait de se produire tenait d'un fait logique, une douce normalité entre eux, presque coutumière et pourtant délicieuse à la fois. Ce don qu'elle lui avait fait paraissait au fur et à mesure tout aussi nouveau pour lui. Il n'avait pas exercé un besoin physique et prit cette chose qui ne s'offrait qu'une fois comme un beau cadeau.

Il sentait qu'il avait répondu de part identique à ce dernier, que la poignée d'heures vécues ensemble s'apparentait en réalité à une existence toute entière et qu'il ne pourrait plus jamais vivre ce genre de chose auprès d'une ou d'un autre. Gardienne de son cœur, elle lui prenait aussi l'âme au passage et il ne s'en senti pas moins bien pour autant. Ce qu'il était vraiment resterait ici, l'être incomplet qui partirait pour Kenshu ne serait qu'une enveloppe vide dont il n'avait cure.

En réponse à son étreinte plus importante, elle se terrait entre ses bras, lui offrant le sentiment qu'il lui donnait ce qu'il n'avait jamais su donner à personne. Il savait avoir été une gourmandise, comme un plat que l'on savoure, mais dont on ne regrette pas la fin sans se refuser à en reprendre une part par simple plaisir. Alors qu'elle le faisait se sentir comme indispensable, comme quelque chose d'irremplaçable et duquel on ne voulait ni se détacher, ni en concevoir le terme.

C'est ce qu'elle était pour lui dorénavant et il ne parviendrait jamais plus à offrir ce qu'il venait de partager avec elle. Ce fut autrement plus flagrant lorsqu'elle l'attira à elle plus fort encore, de ses douces mains, lui semblant le savourer autant qu'elle le pouvait. L'instant ne dura pas éternellement cependant, il la vit s'émouvoir de façon étrange, son regard s'embrumant de larmes sans tristesse sur son visage.

Elle en paru plus gênée et intriguée, s'excusant pour cela, s'écartant de lui pour se donner contenance et faisant fi de cela plus rapidement qu'il ne l'eut cru, se réunissant à lui alors qu'elle venait elle-même de créer une légère distance. Entendre sa voix après ce qu'ils venaient de vivre fut une des plus belle chose qu'il eut jamais entendu. Ce qu'elle prononça ensuite tenait tant de l'euphémisme qu'il ne put retenir un rire chaleureux, sans le moindre sarcasme ni dédain, juste une pleine joie et une douceur évidente.

Le Fukyuu de sang s'obligea à couper court à cette expression non contrôlée, porteur du souhait qu'elle ne se sente pas vexée par cette dernière et apposa un baiser qu'elle serait la seule à connaître avant de s'expliquer d'une voix plus colorée et chantante qu'il n'avait coutume de s'exprimer :

Ah ! Marqué n'est pas le mot… Il n'est plus autre souffle que le tient auquel j'aspire de ressentir sur ma peau. Ma vie entière et les expériences que j'ai eu jusqu'à ce jour me paraissent si ternes que j'en viens à penser qu'elle ne vient véritablement de commencer que depuis que nous nous sommes rencontrés. Aussi, pour mes premiers pas dans cet univers, ton accueil fut le plus beau qu'il soit. Et de cela, oui, je pense sincèrement que je partage avec toi un lien… Particulier.

Son sourire devint mutin, il se mordit légèrement la lèvre inférieur sans se départir de ces traits en se perdant à nouveau dans le spectacle de ceux de Suzu et passa sa main droite le long de la joue de l'apprentie geisha avant d'ajouter :

Pour ma part, je ne connais pas d'acier plus dur que celui que je t'offre pour ce dernier. Je ne peux qu'espérer qu'il est du même métal que le tient et que la chaîne qui se construit en ce moment même pourrait tirer Yokuni toute entière sur les flot de l'Océan.

Un léger voile de mélancolie passa sur ses iris tandis qu'il poursuivit alors, ses lèvres ne changeant pas leur arc bienheureux pour autant :

Tu n'es pas une étape, Suzu… Bara… Tu es l'aboutissement du trajet que j'ai entrepris depuis que j'ai vu le jour pour la première fois. Cette nuit est un commencement pour toi et une fin pour moi. Demain, je partirais pour les Foudres dans l'idée que ma vie vient de s'achever. Je n'aspire déjà plus à rien d'autre qu'à te retrouver, dans cette vie ou la suivante, si les Kamis le veulent bien. Et quand bien même me le refuseraient-ils, cela ne changera rien à mes vœux.

Prenant la mesure des mots prononcés et de leur poids, il s'éclaira à nouveau et continua :

Nos existences viennent de se croiser et bientôt se décroiseront, pour autant, je laisse ici la majeure partie de ce que je suis. De là bas, je tâcherais de t'écrire et ne me contenterais que de tes réponses jusqu'à ce que ma destinée me soit plus clémente. Je ne t'imposerais rien d'autre que ce que ton cœur te dicteras.

Si on me permet de revenir un jour et que ton trajet se sera trop éloigné du mien, j'en concevrais de la joie, car cela voudra dire que tu auras peut être goûté à ce que je viens de vivre à tes côtés. Dans le cas contraire… Ma promesse est de t'être à jamais lié, d'une façon si exclusive que les mots semblent bien piètres pour l'exprimer.


Le blanc-crin souligna son propos en collant ses lèvres sur le front de la belle, comme si c'était là une forme de signature à ce qu'il avançait. Puis il lui sembla important d'ajouter et de terminer par des termes qu'il murmura, comme un secret :

Je t'écrirais. D'une façon si détaillé que tu n'auras qu'à fermer les yeux pour vivre ces instants, comme si tu te tenais à mes côtés. Je ne te cacherais rien.

Sur ce quoi il leva l'auriculaire comme elle l'avait fait bien plus tôt, pour une toute autre promesse.
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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Jeu 5 Mai - 21:42

Alors que leur nuit s’achevait, l’impression que l’heure fatidique de leur séparation approchait ne se faisait que plus menaçante, et le coeur de Suzu était partagé entre le bonheur de ce qu’ils venaient de vivre, et la peur de ressentir un terrible manque après qu’il ne parte. La douceur de son contact auprès d’elle serait maintenant bien éphémère, et quant à l’ardeur de la passion qu’ils partageaient l’un pour l’autre, elle serait bien longue à calmer. Aussi lorsque Kanzen lui renouvela encore une fois à quel point il avait pu s’attacher à elle ce soir, elle resta pendue à ses lèvres, s’abreuvant de cela comme d’une seule vérité, s’accrochant à ces mots comme on s’accroche à la vie elle-même, rêvant que leur relation soit plus forte que la distance qu’on allait leur imposer. Puis revinrent au galop les notions d’honneur, de devoir, et de sacrifice, venant se cabrer dans son esprit comme cent chevaux sauvages, haletants. On ne pouvait pas les négliger. Et non, ni le kuge, ni la future geisha ne pouvaient se dérober à leur propre destin. Ils devraient jouer avec la fatalité, deux grains de poussière poussés par un vent bien plus grand et fort qu’eux.

Pendant qu’il parlait elle ressentait tout l’attachement qui s’était créé sur ce si court laps de temps. Une soirée. Une soirée avait suffit à insuffler un amour inconditionnel entre eux. Comme il était difficile d’imaginer une suite, sans lui. Mais alors son amant d’une nuit se mit à lui parler d’une correspondance écrite. Comme le concept pouvait sembler salvateur ! Elle sourit presque malgré elle quand elle entendit cela, et elle se voyait déjà lui parler de ses jours à l’okiya, lui envoyer des haïkus ou d’autres poèmes. Elle se voyait très bien se cacher pour lire ses missives, à l’abri des regards indiscrets de ses soeurs, profiter des doux mots de Kanzen, ré-imaginer sa voix, l’entendre intérieurement comme s’il était toujours là. Imaginer ses journées à lui, sur les terres Kenshu. Oh, comme cela la dépayserait de son quotidien ! Ensuite, tout raconter à Rin, qui se moquerait sans doute un peu, juste pour le principe, pour probablement se faire rabrouer par Okâsan après, mais pas trop méchamment tout de même. Partager ses impressions, ses sentiments ...

Absorbée par ces pensées réconfortantes, elle ne s'aperçut presque pas qu’il lui proposait à nouveau une promesse, comme elle avait pu le faire plus tôt, tendant son petit doigt comme pour sceller l’importance de cette résolution que de garder contact. C’est avec un large sourire qu’elle accepta. Elle tendit donc à son tour son auriculaire pour agripper le sien. Les promesses resteraient comme des preuves de ce qu’ils avaient pu partager ce soir, immatérielles et pourtant bien réelles.  

“Ça sera un plaisir pour moi que de te lire, et de te répondre. Et je veux tout savoir ! Ma curiosité ne sera jamais étanchée !”

Elle rit un peu, car elle se projetait déjà. C’était facile. Elle savait déjà comment elle réagirait … Elle imaginait aussi prendre deux heures de son temps en salle de calligraphie pour rédiger des lettres soignées, pleines de symbole. Elle choisirait soigneusement son papier. Elle écrirait avec la plus grande attention. Une fois ses mots choisis, et posés, elle les parfumerait. Les scellerait. Comme on scelle un coffre à trésors personnels, ou un journal intime. Une chose presque confidentielle qui ne doit être lue que par le destinataire. Une chose personnelle, dans laquelle elle devrait mettre tout son coeur. La Lettre pouvait aussi être considérée comme un art d’ailleurs, Okâsan le disait souvent. Puis viendrait le temps interminable de l’attente ...

“Que le temps sera long en attendant tes réponses …”

Constat fait tout haut sans qu’elle ne s’en rende bien compte, il arriva comme une masse dans un sac de plumes. La gravité de la vérité de la distance revenait encore. Il n’aurait pu en être autrement.

“Je m’attriste déjà de t’imaginer loin de moi … Cela me fend le coeur.”

C’était on ne peut plus sincère. C’était un peu ce qu’elle ressentait en ce moment même … Partagée. Elle se sentait vulnérable, mais forte. Elle ne savait plus trop … Comme elle ne voulait pas qu’il ne s’inquiète, elle s’empressa d’ajouter :

“Mais tant que je continuerais de recevoir tes lettres, et de voir que tu penses à moi, alors je serais comblée !”

Elle l’observa dans les yeux, avec beaucoup de tendresse et d’émotion, contente de pouvoir profiter de ce qu’il était encore là pour ancrer cette image en elle, dernier rempart contre la solitude pesante qu’elle ressentirait dès l’instant même où il sortirait de cette pièce ...


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Taii

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MessageSujet: Re: [FB - Terminé] Il était une première fois... Mar 10 Mai - 14:32

La promesse fut scellée dans l'enthousiasme de l'enfant qu'elle n'était plus, si bien qu'il se noya dans les expressions se succédant sur le visage parfait en tout point des derniers instants de la maiko Suzu. Il ne put s'empêcher de réagir à son tour, riant de la voir ainsi trouver une joie dans cette séparation puis attendri par son aveu d'ennui durant l'attente des propres plis qu'il lui adresserait. L'inévitable mélancolie qui s'ensuivit le poussa à resserrer l'étau de ses vastes bras autour d'elle.

Elle était l'être le plus précieux qu'il lui eut été donné de rencontrer et avait brisée sa volonté première alors qu'il était simplement venu dans cette okiya qu'il préférait déjà à toute pour laisser sa marque et son souvenir dans le cœur de ses habitantes. Que Kanzen put aller en Kenshu porteur d'une telle mémoire le divisait totalement. Car si son destin avait été plus clément, rien de cette rencontre ne se serait produit et son chemin n'aurait jamais croisé celui de la merveille qui se tenait tout contre lui à présent.

Il aurait tant préféré que les choses soient différentes, mais si tel avait été le cas, il se demanda si tout ceci aurait il pu jamais avoir eu lieu. Un instant, en l'écoutant dans sa mélancolie naissante et dans sa tentative enjouée de le rassurer sur l'état qui était le sien, son esprit s'évada dans la lumière d'un possible improbable. Il se rendait à la maison Hateku, comblé par son Daimyo l'ayant tout juste anobli militairement et intégré à son service personnel.

Aucun autre lieu n'aurait pu accueillir mieux que cela sa joie et son envie de partager cette dernière. Oh, il aurait demandé Rin par dessus tout, mais la malicieuse Yuuki lui aurait fait l'offre de cette cérémonie avec une jeune apprentie du nom de Suzu. Alors les choses se seraient déroulées comme elles s'étaient déroulées, à la différence qu'aucune larme ne serait venue ponctuer leur échange.

Il l'aurait découverte et se serait livré exactement de la même façon qu'ils l'avaient fait, elle l'aurait émerveillé comme elle l'avait fait et il lui aurait été de la plus honnête et de la plus douce des compagnies. Puis, dans la passion des confidences et des liens qui se resserrent, il aurait accepté le don unique qu'elle lui aurait offert à cœur ouvert, bien éloigné de tout besoin physique, elle serait devenue son amante à l'identique de ce soir.

Leur union et fusion n'auraient pas été symbole d'une séparation cependant. Il l'aurait embrassé enfin, la promesse qu'il lui aurait fait alors n'aurait rien eu à voir avec de simples écrits. Il lui aurait simplement dit au revoir et qu'il reviendrait très vite pour elle. Oh, il ne l'aurait pas faite attendre longtemps. Le lendemain, peut être le jour suivant, fort de son auguste famille, il aurait demandé à être son Dana auprès de la maîtresse des lieux sans avoir à jouer de l'honneur que cela aurait pu signifier.

Puis chaque jour ou presque, pendant un mois, peut être deux, il serait venu la voir, discuter avec elle, lui offrant un peigne nacré, un splendide kimono, graciant la maison des Hateku de mille bienfaits. Elle aurait joué pour lui, dessiné à son égard tandis qu'il s'émerveillerait de chacune de ses actions. Puis ils se serait retrouvés comme ce soir, se découvrant chaque fois un peu plus, s'apprivoisant sans cesse un peu mieux jusqu'à ce qu'une nuit en contemplant son visage sous l'effort de leur embrasement, il lui demande de partager sa vie à jamais, de quitter son Okiya pour vivre dans sa propre demeure et de devenir sa Dame.

La chose serait difficile à présenter, car cela rimait à l'arracher à sa famille, à ses sœurs et à celle qu'elles nommaient toutes mère. Mais il s'agissait d'un monde idéal, elle accepterait finalement, joignant ses larmes à celle de son soupirant. Les images radieuses s'estompèrent délicatement, comme un rêve éphémère, pourtant, sa vision se remplie à nouveau de la perfection des traits de celle qui lui faisait face, comme si le songe se poursuivait dans sa réalité.

Mais tout les rêves ont une fin, n'est ce pas ? Il dégagea une mèche du visage de sa bien-aimée, son sourire n'aurait pu être plus chaleureux alors, puis il l'embrassa comme il n'eut jamais offert ses lèvres à quiconque et persuadé qu'un tel fait lui serait unique pour toujours. Son baiser livra toute l'incandescence de son âme et la sincérité de son cœur à la jeune fille, comme s'il les déversait en elle pour qu'elle en soit la seule héritière et ce pour toujours.

Le temps n'eut plus emprise sur eux et rien n'était capable de dire combien dura cette offrande. Mais l'inévitable se produisit et elle prit fin à son tour. Il se redressa alors, son expression n'aurait pu être plus douce lorsqu'il plongea de sa perspective dans le regard de son unique. Puis il prit enfin la parole, dans sa voix, aucun doute ne subsistait, aucun tremblement ne l'affectait, mais l'ambre de ses iris trahissait de son émoi :

Je maudirais les estafettes porteuses de tes plis pour leur lenteur et il n'y aura guère un courrier de ton fait qui ne souffrira d'attendre sa réponse. Cette vie m'aura offert cette rencontre et ce partage, elle m'aura criée cette vérité qu'une seule nuit peu valoir des années des existences, peut être même plusieurs centaines d'entre elles. Mon amour pour toi ne souffrira d'aucune comparaison possible, Suzu bientôt Bara.

Plus rien n'apportera autant à mon être que tu ne le fit en si peu de temps. Oh, je ne m’aliénerais pas de vivre, je te le promet, mais les saveurs ne seront plus les mêmes dorénavant que je me trouverais loin de toi. L'homme que je suis part pour les Foudres, mais laisse derrière lui une part si importante de ce qu'il est que seul un fantôme rejoindra les griffes du Tigre.


Il lui embrassa délicatement le front et se leva enfin, rassemblant ses affaires, ses bras tremblants sous le déchirement qui était le sien. Puis il entreprit de se recouvrir de chaque pans des tissus dans lesquels il était venu. Son silence ne fut pas bien long pourtant, car alors qu'il nouait son obi autour de sa taille, il poursuivit :

Il était une première fois où Suzu des Hateku et Kanzen, sang de Fukyuu se rencontrèrent et s'unirent. Il était une première fois telle qu'elle restera à jamais gravée dans l'être entier du noble fils des glaces que ces dernières rejettent…

Puis il se rendit à la porte et en fit glisser le volet avant de passer son séant. Il se retourna alors, de profil dans la direction du couloir, son dernier sourire pour Suzu n'ayant rien perdu de toute sa radiance et il ajouta :

Si les Kamis le veulent, il était une première fois qui en appelle une seconde, dans cette vie ou la suivante et à jamais.

La porte se ferma enfin sur ce chapitre dans un bruit doux et pourtant si dur à la fois, laissant le doute quand à la possible conclusion de ce récit. Une première fois ouvrant vers un avenir prochain, le début d'une histoire ou bien sa fin.

[Fin du RP]
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