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 " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. "

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Shimada Toshirō

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MessageSujet: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Sam 29 Juin - 19:29

Par une journée paisible, le soleil vient caresser l'herbe fraiche ainsi que le hakama noir du taisho Toshiro. A l'extérieur de son bureau, le capitaine est installé en position couché. Celui-ci pousse alors un soupire. Son travail ne le motive pas des masses contrairement à ses collègues.
Depuis hier, on lui a assigné une mission qui ne demande pas énormément d'action à son grand regrèt. Et l'idée de brûler ces papiers lui traverse l'esprit.
Malheureusement, il ne l'as pas fait.

Le capitaine qui fait son paresseux depuis déjà quelques minutes, décide de bouger, de faire quelque chose. Son idée ? Partir à cheval et partir au loin, pour s'évader de cette prison étouffante qu'est son bureau.
Le capitaine prend alors congé de son bureau, après avoir prit soin de récupéré son katana. D'une démarche plutôt calme, le capitaine croise deux gardes de son clan qui se mettent au garde à vous instictivement. Ces braves hommes ont choisi un métier vraiment pénible. Rester debout, là, à monter la garde pour rien et à ne rien dire... Sauf en douce avec son camarade.

Toshiro passe devant les gardes sans rien dire, juste un bref signe de tête, pour les "saluer". En chemin, un de ses soldats vient vers lui, curieux de le voir se diriger vers l'écurie. Sur un ton surprit, le samouraï prend la parole :
- Oh... Taisho Shimada ? Que voulez-vous ? Votre cheval ?

Toshiro s'approche de lui doucement avant de s'arrêter et de lui demander de lui sortir son cheval au plus vite. Aussitôt, le soldat obéit sans discuter pour faire plaisir et honneur à son supérieur. L'homme lui apporte son cheval avant de le laisser chevaucher. Le soldat plaque une main sur le cheval, pour interroger son supérieur. Dans son regard, Toshiro peut y lire une certaine peur, mais aussi du courage. Il faut être fou ou bien suicidaire pour se permettre de lui adresser la parole sans y avoir droit... Pourtant, ce soldat ose lui demander quelque chose, sans y avoir été invité :
- Où allez-vous Taisho ?...
- Je reviens, je vais me détendre et prendre un peu l'air. Je serais de retour ce soir. Son seigneur n'a pas besoin d'être prévenu de mon absence.

Répond son capitaine d'un ton neutre avant de commencer à partir avec ou sans l'avis de ce soldat. C'est au galop que le capitaine Toshiro part, et en direction des montagnes à Ouest.
Plus tard, dans la journée, ce dernier réussit à traverser la frontière qui sépare les terres de la capitale Moa à celles de Geki. Son but est bien de découvrir d'autres paysages et villes, à condition qu'il soit le bienvenu.
Et à son arrivé à la capitale de Geki, le capitaine remarque les regards noirs de certains soldats dans les rues. Etait-il une menace pour ces civils ? Allait-il être arrêté puis reconduit à ses terres ? Ou bien serait-il attrapé et tué par la suite ?...
Qu'est-ce que ça peut faire pour Toshiro après tout ? Il est bien plus attiré par l'architecture des bâtiments de la capitale et de ses marchants que par sa propre vie. Et puis, la mort fait partie de la vie.
Au pas, sur son cheval, le capitaine traverse certaines rues et s'arrête à un quartier moins animé : Le quartier des plaisirs
Etait-ce un jour particulier pour que ce quartier-là soit presque abandonné ? Ou l'imagination du capitaine en vadrouille ?
Shimada Toshiro a l'intention de descendre de son cheval et de continuer à pied. Avant d'entrer dans un des bâtiments, le Taisho retire son katana à son Obi et l'attache à son cheval par précaution. et Finalement, d'un simple geste, le capitaine pénètre dans un bâtiment du quartier des plaisirs avec en tête, le but de se détendre.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Sam 29 Juin - 21:21

« Je n'ai jamais voulu ça Kokoro et tu le sais ! »

L'Oiran jeta un regard noir à la Geiko et leva la main dans l'intention de la frapper. L’animosité entre les deux femmes était palpable. La femme d'art pourtant, ne bougea pas et ne sembla pas craindre le coup qui menaçait de rougir son visage. Il était encore très tôt et elle n'était même pas maquillée. Peu à peu elle se demandait comment elle en était arrivée là. Kokoro. Kokoro. Si les larmes ne remplirent pas ses yeux c'était uniquement dus à sa trop bonne éducation. Actrice de malheur. Dans son kimono tout de pourpre et de noir elle se guinda d'un orgueil emprunté à sa sœur aînée. Regard hautin , presque violent. Désintérêt. Kenshu Sagami, dite Chinatsu, Princesse de la Maison des Lys se détourna vivement de la reine des prostituées. Les événements antérieurs avaient poussées les deux jeunes filles proches comme des sœurs à se détester cordialement. Pour être parfaitement honnête Kokoro haïssait Sagami avec une violence peu commune, l'autre femme elle , ne s'en était d'abord pas préoccupé. Elle avait bien d'autre problèmes et par la suite elle avait simplement rendu la pareille à son ancienne amie. Elle n'était pas responsable de ses déboires et elle n'avait pas à se sentir coupable de n'avoir pas fait la même erreur. La seule chose dont elle se rendait coupable c'est de n'avoir rien pus faire pour empêcher l'humiliation publique à l'époque.

L'Oiran resta hennissante de fureur dans le couloir qui menait aux chambres cependant que l'autre demoiselle au regard orageux disparaissait. Actrice. une fois dissimulée par les murs de sa chambre la jeune Geiko s’effondra. Si Mama-sama la surprenait ça ne lui plairait pas. Elle détestait savoir que sa favorite se souciait d'autre chose que de sa propre réussite. Elle disait que la vie des Tayu et compagnie ne concernait pas les Geiko dignes de ce nom et qu'elle avait fait son maximum pour qu'elle n'ai pas à se concentrer sur autre chose que ses prestations. Aï entra à petit pas dans la pièce et et Sagami leva les yeux vers elle. Elle la détailla. Ses yeux s'écarquillèrent et elle se leva brusquement fermant le Shoji avec empressement avant de se précipiter vers l'une de ses commodes peintes en rosier.

Tes tabis ? Où sont tes tabi petite idiote ? Tu te rends compte de ce que tu à fais ? Quelqu'un a-t-il vu tes pieds nus?!

Elle demanda avec empressement, séchant ses larmes. Une fois de plus elle avait un problème plus important que celui de Kokoro. Aï était pourtant une enfant douée et consciencieuse alors il était surprenant qu'elle n'ai pas pensé à mettre ses tabi. Elle lui donna une paire de chaussettes à la blancheur immaculée ânonnant comme une enfant les règles de vie des Geisha. Seule les Prostituées se promenaient pieds nus dans leurs Geta, pour avoir l'air plus sensuelles. Les Maiko elles, avaient l'interdiction d'être des tentatrices. C'était très grave ce qu'elle venait de faire et cela ne devait pas se reproduire. La plus jeune acquiesça, de toutes les manières elle n'avait pas le choix et comme elle était présente elle aida sa sœur aînée à retirer le vêtement qu'elle portait pour enfiler l'un de ces Kimono dont le poind aurait fait chanceler n'importe qui. Aussi, rapidement, un habilleur vint à la rescousse de la plus jeune pour positionner harmonieusement chaque élément du vêtement par dessus le Nagajuban qu'elle portait déjà.

Celui que portait Aï était bien plus léger mais elle souffrait beaucoup de le porter jour après jours et souvent elle se demandait comment Chinatsu pouvait encore sourire avec le poids atroce qu'elle portait sur elle. Un jour elle lui avait demandé. «  Parce qu'un sourire est la plus belle chose que tu puisse offrir à un client. Pense ce que ces hommes vivent dans un monde violent ou la douceur est rare. Ils ne viennent pas ici pour voir des femmes souffrir et se plaindre, mais pour panser les blessures de leur âmes. » avait répondu Sagami. Et elle y croyait fermement. Elle croyait sincèrement que son sourire était une chose importante aussi , elle s'éfforçait d'oublier ses Geta inconfortable et le poids horrible de son Kimono. C'était ainsi que la journée avait débuté dans la Maison des Lys , immanquablement Oiran et Geiko s'étaient accrochées au détour d'un couloir et après s'être toisées étaient retournées à leurs occupations. Les premiers clients étaient arrivés et bien vite il avait fallu s'affairer. Chinatsu avait animé un banquet qui s'était attardé et si elle dansait à la perfection elle n'était pas persuadée que cela avait beaucoup intéresser les clients. Il s l'avaient regardée, détaillée comme un bout de viande et si elle n'en montrait rien, ce genre de comportement la crispaient profondément. Docile petite Geiko cependant elle n'avait ouvert la bouche que pour chanter un moment avant d'être applaudie et de s'asseoir près du maître de l'assemblée pour le servir. Sake. Sake. Ivre. Il était repartis encore plus ivre que tous les autres réunis. Une satisfaction pour la maison donc.

C'était à à-peu-près à ce moment qu'il était entré. Elle n'en était pas bien sure parce qu'elle n'y avait pas fait attention tout d'abord puis qu'elle avait raccompagné la petite troupe ravie jusqu'à la sortie sans mettre le pieds hors de la maison. Le demi-monde était une prison dorées dont personne ne pouvait fuir. Sagami n'avait jamais essayé mais elle avait suffisamment d'expérience pour savoir que rien de bon ne l'attendait hors de cette enceinte.

La Maison des Lys grouillait de monde dans un brouhaha relativement intense mais auquel la jeune Geiko s'était habituée avec le temps. Chitose avait posé une main sur son épaules et lui avait dit que Mama-sama lui demandait de venir expressément.
Un client peu banal est arrivé tout à l'heure. Je ne sais pas qui c'est mais Mama-sama à l'air très nerveuse.Le seul véritable problème dans l'histoire, c'était que Mama-sama n'était jamais nerveuse. Pas même en présence des grand pontes de la politique. Alors qui pouvait être cette personne pour que la grande maîtresse ne soit inquiète ?

Sagami s'avança de son petit pas vers un salon privé , légèrement coupé du reste de la maison. Elle fit glisser la porte et s'inclina profondément jusqu'à ce que sa mère ne lui donne l'ordre d'entrer et de bien vouloir se presser. Elle pus voir la plus âgée scruter son visage avec attention pour trouver un défaut dans son maquillage. Comme si elle n'avait été qu'une Maiko inexpérimentée.
Approches ma fille, approches.
C'est à ce moment là qu'elle l'avait remarqué pour la première fois. Mama-sama s'était écartée et avait laissé à la vue de la jeune Geiko le client. Elle n'avait jamais vus un homme aussi grand et il y avait quelque chose au fond de ses yeux qui alluma les siens. Ses yeux orages s'ancrèrent un instant dans ses prunelles d'un marron intense. Saveurs de l'automne. Il portait sur lui une dangereuse chaleur qu'elle n'identifiait pas. Par politesse elle détourna le regard et s'inclina à nouveau avec cette grâce qui lui était propre.
Je te présente sa grandeur Shimada-sama. Vénérable Taisho du clan Setsu. Si elle n'avait pas été entraînée pour garder son sang froid en toutes circonstances Sagami aurait sûrement reculer d'un pas par instinct de préservation. Elle n'en fit rien et hocha positivement là tête. Mama-sama se tourna ensuite vers l'homme avant de désigner sa favorite.
Voici Chinatsu, Je vais vous laisser entre ses mains et n'hésitez pas à lui demander tout ce que vous désirez, la moindre de vos lubie est un ordre monseigneur et Chinatsu est la plus à même de combler chacun d'entre eux. Sur ces bonnes paroles la maîtresse de maison quitta les lieux laissant la Geiko seule et silencieuse face à son client pour le moins inattendu. La moindre erreur et s'était l'accident diplomatique. Elle souffla doucement et discrètement avant de relever le visage avec un sourire engageant.

Je suis Chinatsu. J'espère que Monseigneur passera un agréable moment en ma compagnie. nouvelle courbette. Elle ne s'avança pas, par respect sans doutes et sembla réfléchir un court instant. Vous venez de loin, vous devez être fatigués prenez vos aises. Vous avez quelconque désir que je puis combler? Noblesse et déférence. Un japonais absolument parfait, soutenu. Un sourire neutre et doux. Actrice.
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Dim 30 Juin - 1:19

Le capitaine vient d'entrer dans le bâtiment qui porte donc le nom délicieux Maison des Lys. Pour lui, ce nom rime avec délicatesse et beauté sauvage. Trouvera t-il justement de la fraicheur dans cette maison des plaisirs ?
L'homme voit la silhouette d'une vieille femme qui l'accueil à bras ouverts dans la Maison des Lys.
C'était touchant et déjà Toshiro sentait que cette maison est comme une seconde maison.
Le taisho ne lui adresse cependant aucun sourire, aucune parole. Est-ce l'hote de cette maison ?
Il réfléchit quelques secondes avant de finir par s'incliner doucement par respect et la remercier de son accueil. Puis, il se redresse, écoutant celle-ci demander à une geisha de venir s'approcher. La demoiselle était arrivée en quatrième vitesse et obéit parfaitement à sa supérieur avec beaucoup de respect. Serait-ce comme dans l'armée en therme de courbette ?... Intéressant.
Le capitaine Shimada Toshiro rencontre alors le premier regard de cette geisha. Les yeux de la miss sont d'une claretée sans égale, et sa coupe de cheveux tout à fait admirable. Une silhouette fine, enveloppée dans des tissus très élégants.
L'échange des regards dure un instant, mais pour Toshiro, ça ressemble plus à une éternité... ou presque. La geisha détourne le regard curieusement avant de s'incliner sous les présentation faite par sa supérieur. Toutefois, Toshiro n'imagine pas avoir une telle réputation, et encore moins dans un quartier des plaisirs.

"Et bien... J'imaginais pas avoir une telle réputation. Enfin... Pas jusqu'en territoire ennemi. M'enfin..." Pensait le capitaine sans manifester le moindre sourire, ni regard déplacé envers la demoiselle. Elle porte le nom de Chinatsu, ou du moins, c'est surement pas son véritable nom. Si ça tenait à lui, Toshiro n'utiliserais pas son prénom, mais un nom de code pour éviter d'avoir des ennuis.
Sur les belles paroles de l'hôtesse de la maison, celle-ci les laisse alors ensemble, pour s'occuper des autres filles et clients. Encore une fois, la Geisha se présente et espère que sa présence fera du bien au coeur de Toshiro et qu'au moindre désir, il doit penser à elle. Quoi de plus normal après tout ! Toshiro avait surement besoin de repos, de tendresse et surtout de compagnie après un long voyage... C'est bien le cas !
C'est alors que la parole est au capitaine et celui-ci, encore perdu dans un tel endroit demande légèrement timide :
- Ce plaisir est partagé... J'aimerais... Reste t-il encore un endroit où l'on puisse être au calme ?
Une première demande qui est assez simple, mais qui a toute son importance à Toshiro. Il y tien vraiment, car le rire et les cris d'autres clients le dérange et le perturbe.
Shimada Toshiro reprend un peu plus de confiance en lui et tend une main en direction de la magnifique créature qui s'incline face à lui.
- Tu peux te redresser... Approche, je vais pas te manger, ni te frapper. Je n'oserais pas, surtout en si bonne compagnie. Il agite ses doigts pour lui dire de s'approcher.
Enfin, avant de rendre la parole à la demoiselle, Toshiro répond plus clairement à la question de la douce et séduisante Geisha :
- Pourrais-tu me rendre un petit service ? Ce voyage m'a un peu crispé...
Toshiro montre à l'aide de sa seconde main, son épaule sans vraiment trouvé les bons mots pour exprimer son mal.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Dim 30 Juin - 4:17

Comme à chaque fois qu'elle ne savait pas comment réagir instinctivement, Chinatsu de la Maison des Lys laissait son esprit s'évaporer. Elle avait plié le haori de Mama-sama ce matin là. Sur le vêtement il y avait des motifs donc elle se souvenait très bien. Une rangée de fleurs de cerisier puis une rangée de disques. Elle avait plié le vêtement en carré parfait et il y avait cinq rangées de disque pour six rangées de fleurs. Elle comptait Seizes fleurs d'un bout à l'autre de la pièce de tissus et autant de disques. Et puis Yuya était arrivée avec son bouquets de Lys et un pistil était tombé la soie immaculée du pardessus. Plutôt que de s'emporter comme elle aurais sans doutes dus le faire Sagami elle s'était figée, absolument fascinée par la symétrie rompue. Il y avait dans le sens de la hauteur trois fleur et trois disques entre le la couture et le pistil sept et demi dans le sens de la largeur. Elle se disait désormais que cette asymétrie avait peut-être fait basculer son univers dans le désordre le plus complet.

Elle n'avait  pas entendu parler d'une quelconque franche animosité entre le clan Setsu et le le clan Kenshu mais elle n'avait jamais entendu parler d'une franche camaraderie et elle se demandait pourquoi diantre un homme aussi important que celui qu'elle avait en face d'elle se trouvait à Geki dans un quartier des plaisirs et surtout, surtout pourquoi les kamis  avaient-ils décidés de placer cet homme sur son chemin à elle ? Cela dit elle hochât positivement la tête à la première question de son client et dans le silence le plus total lui indiquât de bien vouloir la suivre. Lentement et pas à pas elle le conduisit a travers la maison et ses couloirs, un véritable labyrinthe jusqu'aux salon où d'ordinaire les Geiko accompagnaient les banquets. Vide à une heure aussi avancée de l'après-midi. Elle garda un peu le silence.

Jamais de sa vie elle n'avait fait autant attention au moindre de ses gestes. Non..c'était faux... en vérité elle ne l'avait plus fait depuis...depuis que Tsugumi-sama l'avait ramenée à la  Maison des Lys à la fin de son Mizuage. Après cela, elle n'avait plus eu à craindre de faux pas de sa part parce que Tsugumi avait mainte et maintes fois répété qu'il l'adorait. Il  ne se plaindrait jamais d'elle et  qu'elle pouvait agir librement en sa compagnie. Shimada-sama, lui, était différent parce qu'elle ne le connaissait pas et elle ne savait pas exactement comme il réagirait face à elle. Les gens de Setsu n'étaient pas connu pour leur patience et leurs douceur. Pourtant l'homme en face d'elle n'avait rien de véritablement menaçant. Même à son attitude hésitante elle aurait eu tendance à croire qu'il était pratiquement novice en la matière.

Par habitude Sagami savait qu'elle ne devait pas rester trop proche d'un homme qui ne l'avait pas inviter à le faire. Elle n'avait rien contre les guerrier mais elle savait leur monde de fonctionnement et leur désir d'avoir un contrôle sur tout même la distance des gens. Elle savait qu'elle devait les laisser franchir le pas eux-même pour ne pas les blesser dans leur orgeuil. Instinctivement elle avait appliquer cette méthode à ce militaire de renom et maintenant qu'ils étaient seuls il lui faisait signe d'approcher. Il ne comptait pas lui faire de mal. Elle espérait bien pardit ! Personne n'avait jamais osé encore. Et en dépit des apparances la jeune femme était bien assez courageuse pour tenir tête à un homme même si elle devait y laisser sa vie. Elle avait une fierté presque égale à celle d'un Damiyo, guindée d'honneur comme bien des guerriers. Cela dus se voir dans ses yeux qui un instant se nervurèrent. Ils étaient un miroir parfait de ses sentiments et s'éclaircissaient, s'assombrissaient se zébraient par intermittence. Mama-sama était la première à dire qu'elle avait bien trop d'amour-propre pour un corps aussi frèle et minuscule et qu'elle se félicitait de l'avoir si bien élevée, parce qu'avec sa franchise elle aurait pus faire des ravages.

Elle fit quelques pas en avant néanmoins pour se montrer coopérative. Lle avait toujours été docile. Ce n'était même pas pour faire semblant qu'elle l'était. C'était sa nature, presque paradoxalement sa dignité débordante. Elle l'avait écouté parler conformément à son devoir avec un sourire polit, mais avait mit un certain temps avant de comprendre ce qu'il désirait d'elle. Elle n'avait pas fait le moindre geste, abasourdie par la proposition étrange qu'elle ne pouvait pas refuser mais pour laquelle elle n'avait jamais été formée. Sagami ne savait pas bien comment réagir. C'était un dilemme absolument terrible et elle avait peur d'énerver son client d'abord parce qu'elle mettait du temps à s'exécuter et ensuite parce que peut-être ses mots ne lui conviendraient pas.

Je ferais comme vous désirez toutes fois, je me dois de prévenir son exélence que je n'ai jamais fait quelque chose de semblable auparavant et qu'il se pourrait que je n'obtienne pas le résultat attendu.

Elle le prévenait. Il était encore temps pour lui de changer d'avis. Elle lui désigna d'un signe de main les cousins  disposés autour de la table basse ou se réunissaient habituellement quelques pontes du clan Kenshu. Elle s'inclina une nouvelle fois avec révérence  avant de se reculer un peu vers la porte coulissante.
Avec votre permission je vais demander à ce que l'on amène ici de quoi vous contenter. toujours demander la permission était une règle d'or en ce genre de circonstances, montrer qu'elle lui était parfaitement soumise jusqu'à ce que tout signe de danger soit définitivement exclu de la pièce. Elle revint rapidement avec l'annonce que des Maiko se pressaient en leur direction il pouvait prendre place comme il le désirait. Elle sembla hésiter un instant mais vint s'agenouiller dans les formes non loin de sa personne, légèrement méfiante avant de poser avec attention ses prunelles au bleu-gris nuageux sur le visage de son hôte pour l'analyser en silence.
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Dim 30 Juin - 14:38

Le taisho et la belle commencent alors à marcher, après en avoir fini avec les courbettes et les présentations. Le capitaine s'était fait entendre et sa demande était d'une sinplicité sans égale à ses yeux. Pour Chinatsu ça devrait être facile à réaliser.
Pour commencer, Chinatsu l'emmène dans un lieu plus calme où Toshiro pourra se reposer et profiter d'un moment de répit. Son voyage a été long, mais éprouvant à cause des galops du cheval.
Silencieux, le capitaine la suit et observe les lieux avec attention. Cette maison avait tout pour faire plaisir à ses clients et de nombreuses pièces pour s'isoler et en profiter. Certaines sont vides, et rare sont celles qui sont occupées.
Shimada Toshiro ne connait rien à ces quartiers, comment est la mentalité ici et de voir certaines ombres se mouvoir dans une pièce isolée des autres, ne le dérange pas vraiment. Chaque personne à droit d'une façon où d'une autre à se faire plaisir.
Exeption pour certains métiers qui demandent des sacrifices et de penser à d'autres avant sa propre personne. Toshiro a par le passé, été dedans... Mais maintenant avec son grade, c'est différent.

Son attention se retourne vers sa geisha de la journée. Cette dernière s'arrête lui fait signe de s'installer à son aise dans la pièce qui est libre. Chinatsu est très forte et a réussit sa première mission. L'homme lui adresse un sourire chaleureux face à son invitation ainsi qu'à son avertissement.
De toute façon, contrairement à des clients habitués, le Taisho sera plus indulgent avec elle.
Toshiro d'avance pour pénétrer dans la pièce, lorsque la geisha s'incline tout en reculant d'un pas. Il répond à la proposition de la splandide Chinatsu :
- Oui, fait donc. Et si... Et si j'ai quelques doutes, des questions... Pourras-tu y répondre ?
Le capitaine s'arrête face à la table où ont installés des coussins de couleurs chaudes, accueillantes.
Soudain, contre toute attente, Shimada Toshiro s'allonge sur le côté. Prenant appuie sur un coussin avec le coude, le capitane a trouvé son aise et il attend le retour de la geisha.
C'est durant une minute que le capitaine se permet de sortir un soupire de sa bouche et de regarder curieusement la pièce où il se trouve.
Son imagination commence alors à faire son oeuvre. Une ambience digne d'une fête, avec des hommes de n'importe quelle métier qui rigole, boivent et s'amusent. Ces derniers en compagnie d'une musique et de quelques geishas toutes désirables.
Pour Toshiro, son cas est un peu différent, c'est d'ailleur ce qui le ramène sur terre. Un décor très simple, sans conféttis, sans de rajouts pour donner à cette pièce une embiance festive. Peu à peu, la chance pourrait tourner...
Le capitaine lève les yeux en direction de la belle Chinatsu qui est de retour. Bien que le maquillage blanc sur son visage est présent; ses yeux, son regard est d'une chaleur réconfortante.
Elle s'approche, puis s'agenouille non loin de son client, mais gardant toutefois une distance entre eux. Cette même distance, fait penser à éventuellement une méfiance qui met parfois mal à l'aise. Chez Toshiro, c'est le cas.
Ils continuent de se regarder avant que le capitaine prend la parole pour briser la glace :
- Me ferais-tu l'honneur de m'accompagner à boire ? Ta présence est des plus douces, mais je n'ai pas été habitué à ce qu'on me regarde manger ou boire.
Un sourire timide prend forme sur son visage. Le taisho n'est vraiment pas habitué aux quartiers des plaisirs. Qui plus est, le haut de son dos ainsi que ses épaules commencent à lui faire mal et même en ayant recourt à son pouvoir, les maux seront encore là.
Qui a-t-il de plus doux sur cette terre que la brise chaude du vent ? Mais également de plus relaxant ? Sans nul doute les femmes.

Soudain, on apporte la demande de Sagami. Quelques divertissements pour Shimada Toshiro, comme il le souhaite. Cette table basse commence à se remplir, prenant l'apparence d'une bonne table festive que maussade.
Aussitôt déposés, les employers sortent de la pièce avec respect envers le client, pour les laisser seul à nouveau.
Instinctivement, comme quand Toshiro est chez lui, celui-ci se redresse pour venir humer discrètement les liquides. Toshiro a donc droit à un petit choix entre du saké et du thé.
Pour être honnête, le saké en pleine après-midi n'est pas son fort et il voudrait éviter d'être soule en terrain inconnu. Doucement, il va commencer le service, mais s'arrête net dans son élan. Sa tête se tourne vers la demoiselle pour lui demander tout simplement :
- Du thé ??
Il finit ensuite par lui-même. Son petit bol destiné pour réceptionner le liquide chaud et fumant est d'une couleur avec quelques dessins dessus qui fait croire que c'est fait au pinceau. Pourtant, en prenant le temps de s'y extasier, le travail est minicieusement bien réalisé.
Il attrape le bol entre ses doigts, tout en sachant qu'il peut très bien se brûler, et la soulève légèrement en direction de celle qui l'accompagne. Enfin, avant de boire son thé, Toshiro prend soin de souffler un peu à la surface pour refroidir le thé.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Dim 30 Juin - 17:16

Il fallait relativiser la chose. Si on prenait une sur le plan général, la situation n'était pas si mauvaise que cela et pourrais sans doutes être profitable. Si elle arrivait à le mettre assez en confiance pour qu'il confie les raisons de sa présence ici, elle pourrait toujours en parler aux membres du clan la prochaine fois qu'elle les verrait. Si elle n'était pas capable de le faire alors sans doutes que personne d'autre ne le pourrait. Elle était douée avec les gens et aussi loin qu'elle se souvienne un homme ne lui avait jamais dit non. Elle ne savait pas exactement d'où elle tenait sa si parfaite compréhension de l'autre sexe et ne pensais pas qu'on lui ai jamais appris que les hommes aimaient les beaux sourires et surtout qu'il remarquaient souvent lorsqu'ils étaient dépourvu de sincérité. Sagami avait appris à sourire pour de vrais , même lorsqu'elle n'avait aucune raison de le faire. Elle projetait son esprit dans un lieu ou son rire avait tout son sens et laissait transparaître sa sensibilité toute féminine à ses clients. Et elle avait eu milles fois la preuve que cela plaisait.

Elle marquât une courte pause entre le moment ou il lui posa sa première question et le moment ou elle décida de prendre place à ses côtés. Soudain honteuse. Depuis quand ? Depuis quand est-ce qu'elle voyait ses clients autrement que comme des êtres blessés qui venaient réclamer une attention qu'on ne leur fournissait pas à l'extérieur ? Elle eu soudain envie de se frapper elle-même pour cet affront. Elle ne fit rien qui puisse le mettre sur la voix , si ce n'est un imperceptible frémissement de lèvres. Coupable au plus profond de sa personne. Termina de s'agenouiller convenablement avant de hocher positivement la tête dans le silence. Elle serai bien plus attentionnée avec lui qu'elle ne l'avait jamais été. Parce qu'elle avait envisager-immonde serpent- de se servir de lui d'une façon peu tolérable. Intolérable dans cette maison.
Vous ..pouvez toujours poser vos question et je vous dirait si je suis en mesure d'y répondre.

Des mots choisis mais des phrases concises. Elle n'aimait pas s'étendre, elle trouvait que les trop longs discours avaient un arrière goût de manipulations et elle était une personne bien trop honnête pour son propre bien la plupart du temps. Elle n'était pas non plus le genre de personne qui avait honte d'avouer qu'elle ne savait pas. Elle avait même parfaitement conscience de son incomplétude fondamentale : elle ne savait rien de la réalité de la vie en dehors du « Demi-monde » où elle avait toujours vécu. Le peu qu'elle apprenait était souvent déformé par les langues enivrées des respectables hommes qui venaient jour après jour. Elle ne pouvait sans doutes pas être objective.

Il voulait qu'elle boive avec lui. Normalement sauf si les jeux le demandait elle ne buvais pas devant les client cela ne se faisait pas et elle avait tendance à trouver cela incorrect. Toutes fois Mama-sama avait clairement dit qu'elle devait répondre à tout ses désirs peu importe qu'ils paraissent étranges. Alors elle hocha la tête mais avant qu'elle n'aie le temps de faire un geste pour prendre la Théière, il l'avait devancée. Il avait prit l'instrument et c'était décidé à servir les tasses. Elle eu un geste pour l'en empêcher mais trop tard elle ne pus pas éviter ce qui venait d'être fait. Pour la première fois depuis leur rencontre elle manifesta autre chose que de la docilité. Ses yeux s'ombragèrent vivement et elle pris un air presque sévère.
et à quoi donc sers-je si vous prenez la peine de vous servir seul? elle demanda, croisant les bras pour se donner l'air vaguement en colère. Néanmoins elle saisit avec délicatesse le verre à thé qu'il lui tendait avant de le porter à ses lèvres sans broncher face à la chaleur. Elle avait prit l'habitude de boire son thé brûlant. Elle avait l'impression que les arômes s'imprimaient plus se ses papilles de la sorte.

Vous êtes un homme bien étrange, rares sont ceux qui ne viennent pas ici pour boire jusqu'à l'inconscience. engager une conversation agréable pour mettre l'invité en confiance. À partir de ce moment elle était entièrement sienne pour le temps qu'il passerai à la maison. Elle serait une princesse, une reine , une servante, une confidente...absolument tout ce qu'il désirait. Elle lui offrait sa voix, sa danse , sa grâce et ses poème s'il le fallait. Elle pouvait être absolument tout ce qu'il désirait. Il n'avait qu'à prononcer quelques mots pour qu'elle s'exécute sans la moindre résistance. Vous n'êtes pas familier des Zaziki n'est-ce pas ? Vous n'avez pas à être hésitant. Je suis entièrement à votre écoute et prête à réaliser le moindre de vos souhaits.. Elle accompagna ses paroles réconfortantes d'un sourire ravissant et très sincère et destiné à le détendre si possible.

Sagami se releva pour se placer derrière lui. De toutes les manières il le lui avait lui même demandé, mais désormais elle regardait ses épaules larges. Bon sang mais elle n'avait jamais vu un homme aussi grand et surtout, elle n'était pas certaine de la marche à suivre. Devait-elle le prévenir qu'elle allait le toucher ? Lui demander la permission de le faire ? Que …

Les mains de la Geiko se posèrent avec prévenance sur les épaules vêtue du Samurai. Hésitante et inexpérimentées dans le domaines, elles se firent papillons. Légères. La dernière fois qu'elle avait touché un homme de cette façon c'était...elle chassa cette pensée de sa tête. Déconcentration sur le moment présent ô combien important pour sa vie future et sa carrière.
Ai-je moi aussi le droit de poser une question, une seule ? Ou est-ce que ma curiosité est mal venue? c'était pour combler le silence pesant. Elle parlait peu en vérité mais la situation risquait de devenir intenable si lui-même ne parlait pas plus qu'elle.
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Dim 30 Juin - 18:16

Celui-ci est satisfait. Elle le plait, non pas que physiquement, mais aussi à travers cette sincérité.
Aurait-elle peur de l'énerver si elle ne connait pas la réponse ? Surement.
Toutefois, il n'y a rien à craindre de lui dans la capitale de Geki. Le petit nouveau dans l'histoire c'est bien Shimada Toshiro et non la petite geisha ! D'une façon ou d'une autre, la vieille dame a ordonnée à la plus jeune de servir du mieux que possible le Taisho. Et pour le moment, tout va bien.

Peu de temps après, Toshiro demande à sa compagne si un peu de thé lui ferait plaisir, sans attendre il serre tout le monde. Celle-ci fait un geste que le capitaine ne peut pas voir pour le moment. Etait-elle contente ou pas ?
A la fin de son service, son attention se tourne à présent vers la Geisha qui manifestement, n'éprouve pas de joie à son geste. Pourtant, Shimada Toshiro a prit la peine de s'occuper du service.
Il lui tend un petit bol remplit et chaud avant de prendre le sien. Avec un sourire plus décontracté, Toshiro lâche quelques mots :
- A ta santé...
Le capitaine souffle sur le thé avant de porter le liquide à ses lèvres pour en boire une première gorgée.
La geisha se permet de lui avouer quelque chose sur son cas par rapport aux autres. Ces paroles le fait sourire et Toshiro la regarde et repose son bol à moitier vide pour lui répondre d'une voix neutre :
- Un homme n'aurait-il pas droit à discuter tout simplement avec une personne après un long voyage ?
Puis, il ajoute pour se justifier.
- Je suis un peu en vadrouille. J'avais besoin de changer d'air... De voir quelque chose de nouveau mélangé à de l'agréable. Me voilà satisfait en ta compagnie.
Par la suite, Chinatsu demande si Toshiro n'est pas familier aux Zaziki. Elle doit sans doute le penser à cause de l'hésitation du capitaine. Mais comment avoir l'air naturel dans un endroit inconnu ? L'homme la regarde sans rien dire, avant de regarder la vapeur du liquide s'élever doucement avant de répondre honnêtement. Quitte à perdre un peu de fièreté, alors ce sera un juste sacrifice.
- Je ne connais rien de ta maison... Je ne sais pas ce qui est juste et mauvais ici. Jusqu'où je peux me permettre d'aller pour pouvoir me détendre.

Un moment de silence s'installe. L'atmosphère se fait pressant, et les esprits s'embrument dans de la confusion. Que faire ? Que lui raconter ? Son passé ? Pas vraiment habitué à le faire et le connaissant, ce ne serait pas très réjouissant. Sait-elle faire quelque chose d'incroyable qui puisse émerveiller le Taisho ? Peut-elle se permettre de sortir de la maison en sa présence pour une balade amicale ?
Il se laisse dans le mystère pour le moment. Elles seront utilent, au final ces questions.
Soudain, la belle créature s'approche de Toshiro et passe derrière elle sans le toucher de ses douces mains. Elle les a à quelques centimètres de ses épaules pendant quelques secondes. Puis, enfin elle ose. Plaquant ses mains sur les épaules de l'homme, celle-ci semble essayer un massage. Ce n'est pas facile pour elle d'exécuter un ordre qui n'a surement rien à voir à ce qu'elle fait habituellement. Toshiro le sent à travers ses gestes, qui n'ont pas beaucoup de fluidité, de grace.
Pour une fois, le Taisho peut s'apercevoir que derrière ce masque de maquillage, se cache une femme qui connait très peu de chose à la vie extérieur. Il sourit légèrement face à cette inexpérience. Un sourire rassurant.
Ce dernier tourne légèrement la tête pour l'observer en coin et se permet de lui donner une petite astuce pour qu'elle s'en sorte dans sa tâche :
- Pince ma peau avec l'index et le pouce. Continue avec plus d'insistance tes gestes pour détendre le muscle...
Explique le capitaine pour la guider un peu et faire d'elle une bonne débutante en massage.
Le taisho se taie, pour laisser faire la petite et élégante Sagami. Elle lui adresse la parole, voulant savoir si elle peut se permettre de lui poser à son tour des questions. Pourquoi elle devrait s'en priver en présence de Shimada Toshiro ? Il l'accepte et le fait savoir avec un petit commentaire amusant.
- Bien sûr. Si ça aide à me sentir mieux, alors j'en serais ravis. Qu'as-tu à me demander ? Je suis à ton écoute.
Le capitaine patiente en silence, mais souriant, une première question de la part de Chinatsu.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Dim 30 Juin - 23:27

Peu à peu. Shimada Toshiro ne s'en rendait peut-être pas compte mais il apprivoisait peu à peu la petite Geiko. Lentement mais sûrement elle se laissait entraîner par les mots qui sortaient de sa bouche comme autant de filet pour la sortir de son rôle. Très doucement sa curiosité enfantine prenait le pas sur le reste. Les bonnes manières ne disparaissaient pas, elle n'avait que ces dernières auxquelles se raccrocher, car elles étaient ancrées en elle depuis aussi longtemps qu'elle savait parler. Son monde était battît sur ces dernières et elle ne pouvait pas les abandonner. Néanmoins la jeune femme était de moins en moins tendue et se laissait aller avec bien plus de facilité dans l'ambiance, l'espace de quelques instants, elle était Sagami et non pas Chinatsu. La jeune fille à l'adolescence volée, au temps perdu qui découvrait avec presque fascination l'incongru personnage que constituait Shimada Toshiro. Si on lui avait dit qu'elle se trouverai un jour dans cette position avec cet homme elle aurais probablement rit au nez de l'impudent qui avait osé raconter pareilles balivernes. Pourtant,...pourtant elle était bel et bien là avec lui seule dans cette aile de la maison.

Et il buvait à sa santé. Le brave homme. À sa santé à elle. Pour quelle raison saugrenue faisait-il ce genre de chose ? Ne pouvait-il pas se contenter- comme tous les autres- de la considérer comme un objet de la décoration , une marionnette en un peu mieux qui savait chanter et danser ? Visiblement il n'en avait pas l'intention et du coup elle ne savait pas trop ou se mettre. Comment réagir comment agir. Il la déstabilisait sans cesse, elle remua la tête en se disant que c'était précisément pour ce genre de chose qu'en principe c'était un initié qui introduisait un novice dans le monde étrange des maisons closes, justement pour qu'il apprenne les us et coutume de cet univers ou rien ne marchait comme ailleurs et ou le statut social se mesurait au nombre de centimètre des Geta que portaient les jeunes femmes. Un monde très fermé ou les coutumes s'entre-mêlaient et où la seule personne qui avait voix au chapitre était l'influente maîtresse de ses damoiselles. Qu'il le dise ouvertement ou non il était évident que le capitaine n'était absolument pas un habitué de ce genre de cercles.

Elle l'écouta parler consciencieusement appliquant ses conseils à la lettre et avec un enthousiasme presque enfantin. Complètement enfantin en vérité.  Mais elle n'avait plus appris quelque chose de nouveau depuis de longues années. D'autant qu'elle ne referais jamais ce genre de chose une fois cet homme parti. Seule les prostituée dispensaient des massages à leurs clients en principe. Ce quel faisait était absolument inédit dans la maison mais elle était persuadée que ça lui serait pardonner aux vue des circonstances. Elle se mit à rire doucement sans donner d'explication et sans interrompre son massage. La tête que ferais Chitose ! Et celle de Kokoro qui se remplirait de cette arrogance insupportable. Ses mains papillons s'aventurèrent sur sa nuque un court instant avant de retourner à ses épaules.  Y mettre plus d'intensité. Il en avait de belle un instant elle se demanda s'il avait conscience de la finesse de ses doigts habitué à la broderie, l'arrangement floral et la musique mais à des travaux nécessitant de la force certainement pas.

Elle retira ses mains de ses épaules pour déplier ses phalanges endolories et les regarder un moment. Elle se décida à répondre enfin à toutes ses question si rhétoriques fussent-elles.
Un homme à tous les droits dans cette maison. Mais il est peu usuel que l'on entre dans une Okia pour discuter avec une femme. On ne viens pas pour écouter des Geiko faire de l'esprit. Quand à connaître les limites, il n' y en à pas. Cela dit, si vous espérez plus qu'un peu de thé , de la danse et de la musique pour vous détendre alors je quitterait cette pièce et..j'enverrais quelqu'un de plus compétant dans le domaine.
Ne jamais dire directement de quoi il retournait. Ce n'était pas quelque chose de correct et  à la vérité, les relations sexuelles étaient un sujet tabou.  On ne disait pas clairement de quoi il s'agissait. En tout cas pas entre Geiko. La seule fois ou elle en avait parler explicitement c'était avec Chitose. Elle lui avait expliquer comment les choses se dérouleraient et puis à son retour à la Maison des Lys Chinatsu avait raconté en détail son Mizuage à Mama-sama et Chitose. Pour monter que les choses s'étaient bien passer et combien il avait été satisfait.

En attendant elle retourna avec un application scolaire à son massage, l'air très concentré, comme avec la certitude que toute sa vie se jouait là. Ce qui était parfaitement faux d'ailleurs, mais se l'imaginer donnait à la jeune femme une force insoupçonnée.  Au bout d'un moment elle s'arrêta  à nouveau pour jauger leurs tailles respectives.
Ma parole, j'ai vraiment l'air minuscule à coté de vous ! Je ne m'étais jamais sentie bien grande, mais jamais aussi insignifiante! elle  pouffa avant de plaquer une main devant sa bouche se maudissant pour son manque de professionnalisme. Elle s'inclina les yeux clos , s'excusant milles fois pour  son second rire injustifiable de l'entrevue.

Sagami se redressa lentement, délicatement sans faire de geste brusque a nouveau légèrement crispée. Le sourire sur ses lèvres se fana.
Votre ..présence ici est-elle mauvais augure ? Je veux dire...parmi tous les lieux frontaliers que...pourquoi Kenshu ? elle demanda sans quitter sa fierté et sa nouvelle méfiance puisqu'il l'avait autorisée à poser sa question.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Lun 1 Juil - 1:06

Tous les deux discutairent, sans vraiment se soucier de ce qui se passait autour d'eux. Peut-être est-ce là un des effets produit lorsqu'on entre dans la maison des Lys ? Est-ce le parfum qui vogue un pe ude partout à l'intérieur ?
Le général phénix écoute attentivement les paroles de la geisha avant et pendant son massage. Il n'avait rien à raconter, à part soulever sa chevelure pour laisser la voie libre à sa nuque. Lorsque les doigts de la demoiselle passent sur sa nuque, Toshiro constate la douceur inégalée de ses doigts. A la fois tiède et d'une douceur incroyable, le capitaine savoure en silence ce contacte charnel. Un contacte qui faillit lui donner un frisson.

Puis, elle s'arrête et retire ses mains. Shimada Toshiro la voit se mettre à côté de lui pour exprimer son ressenti sur la différence de taille entre eux. En guise de réponse face à la douce voix de Sagami, le taisho sourit l'air amusé de cette phrase. Serait-elle en train de le considérer comme un géant ? Un dieu face à une pauvre mortelle ?
Il lui dit alors sur un ton neutre, sans agressivité : - Oui, je dois être un des rares clients à mesurer 1 mètre 88, n'est-ce pas ?
Cette situation l'amuse bien et sa compagne également.
Malheureusement, Sagami se répète beaucoup trop au goût de Toshiro en therme d'excuses. Elle n'a pas à s'excuser, surtout avec un client peu commun qui vient de loin et qui recherche de la détente. Elle fait une courbette.

- Oh... Mais, Mais arrête de t'excuser. Tu peux rire avec moi, je te l'interdit pas. Au contraire ! Je te demande de bien vouloir être sincère avec moi et de t'amuser. Après tout... Plus on rit, plus on est fou.
fit-il légèrement gêné à Sagami.
Le capitaine Toshiro efface son sourire face à la demande de sa Geisha. Curieuse, dit donc ! Celui-ci reste surprit d'une telle question si bien posée, mais il retrouve le sourire bien vite. Il se détend enfin... Grâce à elle, à son massage, le voilà content.
C'est pendant le massage que Toshiro Shimada raconte un peu sa vie ou plutôt sa journée.
- Et bien... Pour commencer, je viens de mon lieu de travail. Je dois... Je dois m'occuper d'une affaire concernant la ville, mais je suis plutôt un homme d'actions. Le travail consistant à remplir, et signer des papiers ce n'est pas mon fort. Alors on va dire que j'ai quitté la ville pour "respirer" et j'en ai profiter pour voir de nouveaux horizons.
Le général Phénix marque une pause avant de poursuivre sa petite histoire comme réponse à Sagami.
- J'ai donc pris une direction et celle des montagnes à Ouest sont jolies. Ne t'en fais pas... Mon seigneur n'est pas au courant de mon petit voyage sur un autre territoire autre que celui des Setsu.
Toshiro aime le risque et se mettre en danger le plait beaucoup. Malheureusement, si son Seigneur apprend sa petite aventure, la carrière du Taisho risque de prendre une autre tournure. Peut-être même la mort...
Pourtant, il joue avec le feu, avec prudence. C'est pourquoi, le capitaine à prit soin de surveiller ses arrières en chemin.
En donnant ces indices comme réponse, il est à présent facile de connaitre l'intention du capitaine Toshiro, qui est bonne. Oui, celui-ci est ici pour apprendre et rien d'autres. Pas d'arrières pensées sadique, ni perverses dans tous les sens du therme.
- Ce qui m'amène à te demander ceci... Que faites vous donc comme traditions ? Avez-vous des rituels lorsque par exemple un client arrive ? Quelle est votre spécialité nutritive également. questionne t-il avec une voix plus aïgu que la normal pour donner plus d'importance à ses questions sans réponses.
D'un point de vue extérieur, on pourrait y voir que du feu et se dire que cet homme si grand et musclé n'est pas un Taisho mais un voyageur ou un artiste qui demande à découvrir de nouvelles choses.
Toshiro Shimada se taie pour laisser la parole à sa belle compagne qui le masse depuis quelques minutes à présent. Le temps passe si vite !
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Lun 1 Juil - 10:50

Le Demi-monde est plein de protocoles et de règles incontournables. Mais la plupart concernent les Prostituées. Nous autres Geiko avons nos propres tradition et cérémonies mais aucune d'entre elle ne concernent le client. Nous n'entrons dans le monde qu'une fois ces rituels passés. Je me trompe. Il y à un seul rituel qui concerne un client. elle marquât une courte pose dans ses mots. Il avait demandé à savoir après tout. Alors oui, elle lui dirait. Elle lui dirait tout épargnant les détails. Jamais de trivialité dans ses mots. Que de la distinction. La vente du gâteau de riz. Cette cérémonie vise à déterminer qui fera de la jeune fille une femme accomplie. Et au plus l'homme paie le Mizuage au plus la place de la future Geisha sera importante au sein du quartier. Il fait en grande partie sa renommée. La vérité n'avait jamais fait de mal à personne, elle était persuadée. Elle-même avait beaucoup plus souffert du mensonge que de la stricte réalité. Sagami n'aimait pas mentir, elle détestait sentir le venin couler de ses lèvres vermeilles. Sans doutes ce qu'il restait des préceptes inculqués par son père adoptif, si jeune fut-elle à l'époque. Quant à la cuisine s'il est toujours question de la Maison des Lys alors je dirais que c'est le thé.[/i]

Elle cessa de le masser jugeat que même s'il ne le lui avait pas demandé elle en avait fait plus qu'assez. Théoriquement parlant elle n'étais pas supposé avoir de contact physique avec un homme et en s'approchant autant du Taisho elle venait d’enfreindre une bonne douzaine de règle de bienséance. Elle s'éloigna de lui le laissant parler elle pouvait bien croire la curiosité l'avait poussée ici, me elle ne connaissait que trop bien les hommes. Ils parlaient des femmes comme si elle étaient des serpents alors qu'en réalité ils étaient bien pires, sournois et pervers. Même si la simple envie de découvrir un nouveau lieu avait poussé dans ses bras ce capitaine des forces adverses , rien ne disait qu'une fois sortie de là il n'en profiterait pas pour se renseigner sur la ville, son fonctionnement. Puisqu'il avait pris le risque de venir jusque là qui garantissait qu'il ne changerai pas d'avis en cours de route et que quitte à s'infiltrer en terres ennemies il ne pousserait pas le vice plus loin pour s'attaquer à des plus haut gradés ? Ne serai-ce que pour contenter son maître ou pour assurer ses arrières. S'il n'avait pas la permission d'être là il valait mieux ramener quelque chose de concluant. Qui risquait sa vie pour le plaisir de la risquer ? Personne. Non personne à part les fous, hors cet homme ne lui paraissait qu'en trop bonne possession de ses esprits. Il n'était certainement pas aliéné.

Chinatsu recula d'un pas rendue méfiante par ses propres réflexions. Elle voulait bien croire qu'il n'était vraiment pas mauvais et que effectivement il ne lui voulait pas de mal qu'elle n'avait rien à craindre en sa présence sauf qu'elle était incapable de le regarder comme un innocent. Elle sentait bien que quelque chose planait au dessus de leurs tête et elle était relativement douée pour sentir ce genre de chose. Elle n'avait pas peur de lui en particulier mais des retombées que sa présence pourrait avoir sur -non seulement sa vie ici- mais en plus sur l'avenir du clan. Elle restait pratiquement stoïque parce qu'on le lui avait apprit et aussi parce que heureusement elle était une bonne actrice, cela dit elle doutait qu'il n'ai lui-même pas sentis le changement dans l'atmosphère. C'était parce qu'elle savait parfaitement bien jouer un rôle qu'elle ne doutait pas du fait que lui aussi le pouvait. Ne rien connaître la rendait relativement méfiante, cela dit la jeune femme se doutait bien que ce n'était pas une façon acceptable de le traiter. Shimada ne l'avait pas agressé et il n'avait eu ni mot, ni regard, ni geste déplacé à l' égard de la Geiko aussi Chinatsu était forcée de reconnaître qu'il ne pouvait absolument pas comprendre d'où provenait sa crainte soudaine.
Quant à votre taille, il y a de vrai que vous êtes effectivement grand comme peu d'hommes et aussi le fait que je suis moi-même trop petite. Quand à m'amuser avec vous...je suis navrée mais je ne suis pas ici pour rire. Ça, ce n'est pas mon travail et se serai particulièrement déplacé de ma part. Je ne ...

Chinatsu préféra se taire. Pour dire quoi ? Même si le ton, employé était particulièrement doux, et traduisait beaucoup de gène ce qu'elle avait dit était à coup sur vexant. Elle ferma les yeux, tremblante mais fière attendant que l'orage passe. L 'orage passerai comme toujours. Elle n'avait jamais vraiment mit de client en colère et elle regrettait de le faire avec lui. Il n'avait sans doutes pas un mauvais fond et elle , elle, ...elle petite garce, risquait de tout foutre en l'air pour sa fierté et sa méfiance mal-placée. Distinguée Geisha , aimée d'entre les courtisée. Déesse d'ivoire aux yeux tempête. Ô maîtresse des Kami. démon, démon!. Drapée d’orgueil, drapée de pourpre et d'or. Prunelles incandescentes et violentes. Quelle facette ? Le guerrier endormie ou la femme et ses principes ?

La morale. Elle choisirait les principes quoiqu'il arrive. Elle se redressa, inspirant profondément. Lentement la Geisha fit un pas vers le client. L'un de ses pas à la beauté travaillée. Un pas qui n'avait rien de normal mais dont la grâce fascinait. Choisis. Un glissement de pied sur le parquet qui entraînait le corps dans la direction visée sans jamais interrompre le port altier de la femme. Un maintient qui aurait sans doutes ridiculisé l'impératrice en personne si elle avait pu le voir. Oh ça oui, elle aurait pus être une princesse, une reine. Sagami avait tout ce qu'il fallait pour cela, comme bien des Geisha.
Il y à t-il seulement une seule autre chose que je puisse faire pour vous contenter?
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Lun 1 Juil - 14:01

Le général Phénix écoute comme toujours les prises de paroles de sa compagne, au moment voulu. Lorsqu'elle ouvre la bouche pour répondre, le taisho se taie par respect. Il l'écoute.
Puis vient à son tour de lui poser quelques questions qui ne resteront pas un mystère bien longtemps. Une cérémonie.... Un gâteau de riz... Un Mizuage. Tout ceci est bien un mystère pour Toshiro. Pourtant, ses origines sont celles de son père et des générations passés. Soit, un fils du clan Setsu.
Pourtant en y réfléchissant un peu, Toshiro semble bien avoir enregistré le mot "paie". Ce qui l'amène à penser que le Mizuage est une sorte d'achat concernant la Geisha.
Ce qui est intéressant pour Shimada Toshiro, ce n'est pas vraiment cette cérémonie et compagnie, mais plutôt l'importance de la geisha parmi les siennes après son Mizuage. Pourquoi ? Peut-être est-ce tout simplement un peu, un "grade" si on peut le dire.
Concentré, le capitaine répond : - Intéressant...

Précédement, la conversation n'était pas la même. Elle se tournait plutôt sur la taille de l'homme et de la femme. Une sacré différence d'au moins bien vingt centimiètres si ce n'est pas plus.
Malheureusement, Sagami refusait de rire en sa compagnie, malgré son proverbe cité. Une bien triste nouvelle... Le général Phénix devra rire ç présent seul et ça ne lui plait pas vraiment.

Pour en revenir au présent, le Taisho Toshiro ne sent plus les mains sur la partie du haut de son dos. La belle s'était retirée, jugeant bon d'en finir là et que son client est assez détendu.
Les épaules de l'homme qui était droite à son arrivé, se sont baisser. Il n'est plus sur ses gardes...
Il s'exprime avec étonnement et avec un peu de joie dans sa voix : - Tu as terminée ?! C'est super ! Tu as réussis à me détendre, et je suis plus crispé ! Je t'en remercie beaucoup !!

Quant à sa façon de se comporter, Toshiro ne relève même pas. Elle se replie sur elle-même un moment, se maudissant ou je ne sais quoi avant de souffler calmement. Est-ce normal ?
Le capitaine la regarde, sans avoir de sentiment sur ce coup, avant de faire comme si de rien n'était.
Son thé commence à refroidir. L'attention du général Phénix se tourne à présent sur son thé, où celui-ci l'attrape rapidement pour mieux le finir.
Quand soudain, une voix féminin s'élève. Une nouvelle question de la part de Sagami. Alors il répond aussitôt après avoir reposé son thé.
- J'aime beaucoup ce thé. Puis-je te demander de m'en servir encore ? Il est à quoi au fait ? Et puis...
Son regard s'élève sur le plat-fond avec un air perdu. Il se demande ce qu'il voudrait à part un peu de thé.
Une idée lui traverse l'esprit !
- Je sais ! Qu'est-ce que tu sais faire ? Tu es bien douée quelque part, non ?
Fit-il comme remarque avec enthousisme. Le taisho lui adresse un sourire tout en la regardant droit dans les yeux.
Ce que Shimada Toshiro souhaiterait, c'est pour commencer un "oui". Mais sans lui donner d'explications ! La surprise... C'est quelque chose que Toshiro apprécie. Et venant de la part de la magnifique Chinatsu, le moment prendra une tournure très très agréable. Alors, qu'elle l'étonne !
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Lun 1 Juil - 21:25

Intéressant? Il s'agissait du moment le plus traumatisant et le plus difficile de la vie d'un Geisha et il trouvait cela, intéressant? Une monstruosité, un viol sauvage, une violence sans nom, le déchirement d'une âme d'enfant ..oui ! Mais certainement pas quelque chose d’intéressant. Sagami avait joué d'une chance inouïe avec son Mizuage il n’empêchait qu'elle restait parfaitement consciente du choc ressenti lorsqu'elle s'était aperçu qu'il la regardait comme une femme et non pas comme l'enfant de quinze ans qu'elle était. Elle se souvenait parfaitement de la panique qui l'avait saisie la première fois qu'il avait posé ses grandes mains sur elle. Elle n'oublierait jamais, même si par la suite elle n'avait jamais regretté que ce soit lui. Il n'en restait pas moi qu'elle n'avait jamais voulu s'offrir et qu'il lui avait forcé la main. Toutes les autres n'avaient pas autant de chance, Parce que Tsugumi avait été d'une douceur irréprochable, combien revenaient brisée et refusait par la suite tout contact physique avec un homme ? Sagami ne les comptait plus. Un élan de colère passa des ses prunelles. Elle ne voulait pas qu'on les prenne en pitié, parce que c'était absolument humiliant, mais la jeune femme refusait plus encore qu'on trouve cela intéressant.
Oui, c'est ainsi que cela se passe. Lorsqu'elles atteignent l'âge de quinze ans on vend la virginité des jeunes filles à des hommes riche. Ils en disposent pendant six longs mois. lui balançât-elle avec cette infinie et infâme  politesse. Elle n'était pas persuadée que son sarcasme puisse atteindre l'homme parce qu'il était parfaitement dissimulé sous son sourire doux, mais une autre Geiko aurait immédiatement saisit le reproche. Il n'y avait rien de plus humiliant que le Mizuage dans la vie d'une femme. Rien. Rien ne pouvait être plus dégradant que ce moment ou sa vertu était mise aux enchères. Rien, rien, rien. Parce que c'était ainsi que l'on déterminait la valeur de leur vie. Au plus elle valait cher au mieux elle serait traitée. Au plus elle était jolie, douée et admirable. Combien elle serai belle, parfaite et adulée dans sa vie future. Elle se souvenait de ses longues nuits à pleurer. Elle se souvenait de sa terreur lorsqu'elle avait quitté la Maison des Lys pour la demeure du jeune prince qui avait décidé la faire sienne, Oh oui elle se souvenait parfaitement et jamais Ô grand jamais elle ne l'oublierait. Alors jamais elle ne permettrait que …

Lentement la conversation avait dérivé. Ou trop brusquement justement ? La demoiselle ne le savait plus très bien. Pourquoi diantre fallait-il que cet homme ne pense pas comme les autres ? Ne se comporte pas comme les autres ? Son cerveau sembla enfin se décider à comprendre : ce Taisho venu d'un autre comté n'était absolument pas coutumier des Zaziki et n'avait pas la moindre idée de la façon dont se tenir dans une Okia. Il ne savait rien du Demi-monde et de ses coutumes. Elle retint un soupire qui aurait été inconvenant et se remit à sourire avec politesse s'agenouillant  au plus près possible pour le resservir en thé avec un geste très mesuré. Il semblait apprécier le thé et elle e demanda si c'était quelque chose de récurant ou si c'était particulier à cette fois parce qu'il n'avait rien d'autre à boire que du Sake et du thé dans la pièce. S'il en était amateur elle ...Sagami se contenta de remuer négativement la tête. Il était absolument exclu qu'il revienne jamais en ses lieux. Il était là pour abreuver sa curiosité après tout. Et puis il y en avait probablement à Setsu, des maison closes.
Au jasmin. Il à été ramassé par les Maiko au début du printemps et fait sécher ici. Mais ,...nous en faisons également au pétales de fleur de cerisier! elle expliqua le rire plein les yeux. L'espace d'un instant Chinatsu remonta dans le temps à l'époque ou elle était encore une petite fille et où elle avait du elle-même  cueillir le Jasmin et les fleur de cerisier pour faire le thé. À cette époque là – bénite époque- elles étaient encore trois. C'était bien avant le meurtre de Maï et la félonie de Kokoro. Lorsqu'elles étaient encore comme des sœurs. Désormais ne restait que Sagami pour porter le flambeau de la matrone.

Elle se recula légèrement pour lui laisser de l'espace. Elle n'avait pas besoin d'être aussi près. Non pas le moindre besoin. Cela dit il posait ses yeux sur elle avec une délicatesse qui la laissait parfois pantoise. Chinatsu n'avait jamais cherchée à être désirable, mais jamais un homme n'avait vu en elle autre chose que la gentille petite Geiko qu'elle semblait être. Shimada Toshiro lui, cherchait à la découvrir elle et son monde au travers de ses questions. La dernière qu'il posa l’intriguât particulièrement et elle dus retenir un rire face à cette dernière. Presque naïve. Tellement enthousiaste. Elle lui adressa un sourire franchement amusé.
En temps que Geiko je me dois d'être douée dans tout ce qui concerne l'Art et les traditions vous savez? plaisenta la jeune femme.


Chinatsu fit mine de réfléchir un moment, comme s'il lui avait demandé quelque chose de terriblement difficile. Ouvrit la bouche trois fois d'affilée sans jamais parler. C'était plus un jeu qu'autre chose. Parce qu'elle savait parfaitement ce qu'elle devait répondre. Elle se leva avec une souplesse relativement impressionante quand on songeait aux vingt-kilos de kimono qui l'écrasaient. Elle traversa la pièce jusqu'à la petite scène ou se tenaient d'habitude les jeunes danseuses et chanteuse qui animaient les repas. Ses doigts fins effleurèrent les cordes du Koto. Ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur le Taisho.
Toutefois, d'entre toutes je suis la meilleure chanteuse. annonçât-elle avec une pointe de fierté mystérieuse.  Elle laissa le silence s'installer quelques secondes avant de se centrer sur elle même et lorsqu'elle ouvrit la bouche cette fois-ci ce n'était pas pour parler mais pour laisser sortir ce qu'elle gardait de plus précieux. Probablement la plus grande fierté de la Maison des Lys. Un chant venu du font des âges, du fin fond des steppes du nord, colporté par un peuple nomade dont personne dans l'empire ne parlait réellement la langue. Un peuple au visage incertain mais dont la demoiselle était issue. Une voix qui était même presque trop grave pour lui appartenir mais qui touchait le ciel pour atteindre les étoiles. Lorsqu'elle chantait, Kenshu Sagami parvenait à tisser l'intime dans le Spectaculaire accrochant dans l'endroit toutes les perles de l'océan et toutes les lumières d'un ciel parsemé d'astres. Et ses yeux, ses yeux grâce parmi les grâces, dont des Kami, se nervuraient de manière visible offrant quelque part (dans le secret d'un regard ) la vision superbe d'un ciel d'été traversé par un éclair violent. Elle ravageait tout. Resserrait les cœurs, liait les  âmes, étouffait les  hommes, étourdissait quiconque se laissait trop absorber. Sa voix était mont et vallons et retournait l'esprit, captivait tous les sens. Son chant était apothéose. Son chant était magie, était douceur, était espoir, était paix et liberté, il était tristesse et claustration ,  déchirure et dictame. Une pluie d'étoile sur sa peau. Et parfois, parfois ..on ne savait pas bien ce qui était le pire : qu'elle chante ou qu'elle s'interrompe.
Déesse, Ô déesse ! Vois ! Vois, comme ta voix transperce mon corps, lacère mon cœur , arrachant jusqu'à mon âme !  Vois ! Vois ! Même si mon cœur hurle et implore, même s'il saigne . Qu'importe si mon âme se déchire ! Qu'importe que ta voix en soit responsable , ...non n'écoute rien et surtout, surtout :  n'arrêtes jamais de chanter ! et moi ...moi pauvre narrateur qui suis-je , pour t'implorer encore et encore. Animal , ombre de ton ombre.

Et puis la  voix s’interrompit ne laissant pas le moindre écho. Le temps s'était arrêté et le monde, était loin. Très loin. Le silence parfait n'était toujours pas troublé. Ne restait que le vide, vide immense vide atroce. Vide terrible. L'univers avait l'espace de quelques seconde cesser tout entier de fonctionner. Chinatsu elle, ange à la voix de lumière reprenait son souffle encore perdue dans les tréfonds de son âme. Perdue quelque part ou rien n'existait.
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Lun 1 Juil - 22:55

Le taisho comprend trop tard l'importance du Mizuage chez les Geishas. Elles sont en fait traîtées comme des esclaves. Son mot qui était "intéressant" devient à présent un "horrible". Lui même n'aimerait pas vivre l'espace d'une heure en tant qu'esclave.
Le général Phénix s'arrête dans cette pensée pour venir détendre la conversation en lui demandant ce dont elle sait faire.
En guise de réponse, Sagami répond avec fièreté qu'elle sait tout faire. Mais le capitaine n'est pas dupe et sait parfaitement bien qu'avec les massages, ce n'est pas son fort. Elle ne serait pas la plus nul élève, ni la meilleure, mais dans la moyenne. Elle peut progresser et devenir une experte si Chinatsu le désire.
Chinatsu se lève en silence, après avoir amusé son client pour s'approcher d'une scène où y chantent et dansent quelques filles. Sans doute pour divertir leur clients lors d'une fête.
Elle commence à jouer sur une corde, dans un éventuel but de vérifier son accordage. Puis affirme auprès de Shimada Toshiro être la meilleure chanteuse dans cette maison.
Sur ces paroles, il répond :
- Etonne moi donc.
Toshiro lui sourit avant d'approcher son torse et sa tête en direction de la belle qui va jouer et chanter. L'attention du Taisho est total et inébranlable. Plus rien n'a... Soudain la voix de Sagami s'élève. Elle commence à chanter.
Dans une grande surprise, Toshiro l'écoute au point d'avoir un frisson. L'homme n'avait jusque là encore jamais entendu une telle voix. Pas même en guerre ses soldats ne chantaient aussi bien qu'elle. Bien que cela ne soit pas de sa langue, c'est quand même beau à entendre et à savourer. Les Kamis doivent être jaloux de cette si belle voix !
Chinatsu continue sa chanson tout en jouant avec l'instrument pour produire la mélodie.
Pour être honnête, Toshiro est un capitaine colérique qui peut se montrer violent si on le cherche ou lorsqu'il n'arrive pas à comprendre certaine chose sans qu'on lui explique. Une âme d'enfant roi ? Peut-être bien oui... Mais c'est son caractère !
Finalement, si il y a une solution pour calmer sa colère, ça serait bien la voix de Kenshu Sagami.
Finalement, elle transporte le Général Phénix dans une embiance lunatique, du début jusqu'à la fin.

Lorsque la musque s'arrête, que la chanteuse s'arrête de jouer du Koto, Toshiro redescend sur terre, la colère qui est en lui endormit pour un temps. Il ne sait plus durant une dizaine de secondes où celui-ci se trouve. Puis, s'en rappel avant de sourire et de lancer un regard que nul autres hommes ne pourrait le faire.
Doucement, le Taisho Shimada Toshiro applaudit la ravissante chanteuse qui vient de lui clouer le bec en le laissant admiratif.
- Bravo. C'était.... C'était sublime.
Le regard de ce dernier n'était pas normal. Ce n'est pas le genre de regard déshabilleur, et pervers d'un client habituel mais bien le contraire. Le genre de regard qui pour certains en dit long sur les sentiments... Le regard qu'un homme lancé à celle qui lui fait de l'effet. Un regard qui le fait fondre.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Mar 2 Juil - 12:29

Perdre pieds. Lentement mais sûrement. Perdre pieds, avec détermination. Perdre pieds. Encore et encore. Ne pas le regarder lui. Tout regarder. Oublier sa présence. Se retrancher, se claustrer sur soi-même. Mais , perdre pieds. Ne plus faire corps avec la réalité. Rester quelque part ou les étoiles brillent encore dans tes mains. Tu aurais du lui dire que tu étais une bonne conteuse. Je lui aurais raconté moi, à ton étrange guerrier. Je lui aurais raconter l'histoire de cette jeune femme qui rêvait d'être un oiseau pour s'envoler et voir au-delà des palissades qui la retenait enfermée. L'histoire de cette petite chanteuse qui rêvait de danser avec les oiseaux, de les faire chanter et de tisser un kimono dans les étoiles. Tu aurais du lui dire, lui dire que tu était une bonne danseuse. Les Maiko seraient venues et tu n'aurais pas été seule. Seule avec lui. Tu regrettes, tu regrettes. Dire que tu étais simplement une bonne musicienne...mais pas la vérité. Pas la vérité. Pas la vérité. Jamais la vérité.

Perdre pieds. Encore. Encore et encore.

Être arrachée au ciel pour se retrouver enfermée dans une pièce que jamais tu ne quittera autrement qu'en rêve. Oiseau de papier aux ailes déchirées. Depuis combien de temps son chant s'était-il tus ? La jeune Geiko ne le savait même plus. Ramenée à la terre des mortels par les félicitation de son client. Toujours en Seiza. Les yeux clos mais le visage tourné vers un ciel invisible. Elle n'avait jamais été malheureuse dans sa vie, bien qu'elle se soit souvent sentie à l'étroit. Elle ne réagit pas immédiatement, tentant de s'accrocher encore un peu au pan de voûte déchiré qui s'offrait à elle dans son esprit. Chinatsu ouvrit finalement les yeux encore bouleversée d'avoir été arrachée trop tôt à ses songes et fit basculer son corps vers l'avant en une énième courbette. Un salut, un « merci », un « je ne sais pas quoi faire, quoi dire » elle était pourtant expérimentée mais alors pourquoi diantre devait-elle rester muette ? Sagami ne redescendit pas immédiatement de la scène ses mains caressant une nouvelle fois le bois de l'instrument. Comme s'il allait lui donner un échappatoire à cette réalité étrange dont elle ne voulait plus.
Je dois, je pense, vous informer d'une chose, pour le cas ou vous décidiez de fréquenter un jour encore un Okiya. Les Geisha ne sont pas des masseuses. On nous apprend, le chant, la danse, les origamis, l'Ikebana, à tenir une maison, à lire et à écrire ... on fait de nous des artistes accomplies mais normalement vous ne pouvez pas avoir de contact physique avec l'une d'entre nous. Sachez qu'une Geisha pourrait se sentir offensée d'être traitée comme une dame de compagnie et qu'elle serai en droit de vous refuser sa présence. lui dit -elle tout en le rejoignant lentement. C'était vrai. Elle l'avait fait elle, parce que sa Mama-sama lui avait clairement fait entendre qu'elle devait céder à tout, même si ça lui paraissait étrange ou déplacé mais elle n'était pas persuadée qu'une autre l'aurait fait. Probablement que non d'ailleurs, elle sourit en pensant à ce que Chitose aurait pus faire ou dire pour faire comprendre son mécontentement. Elle avait longtemps étudier avec attention ses expressions et attitudes. En vérité sa sœur aurait probablement rit au nez du client avant de lui demandé s'il avait crus qu'elle était une prostituée.

Il ne devait pas demander des choses insensées où il aurait des ennuis, la Maison des Lys ne plaisantait pas avec les tradition et elle doutait qu'il y ait quelque part une maison qui accepte ce genre de choses il valait mieux qu'il soit au courant s'il ne voulait pas se retrouver avec de sévères accusations sur le dos. Sagami était une femme honnête mais d'autre seraient bien capable de mentir pour qu'il paie plus, pour le plaisir de se sentir plus puissante. Elle n'avait touché que sa nuque et ses épaules mais qu'est ce que d'autres seraient capable de déformer ?
Et...vous devriez vous méfiez des jolies femmes. Toutes ne sont pas bien intentionnées, nous vivons dans une univers très particulier je ne voudrais pas qu'il vous arrive malheur parce que vous interprétez mal les choses. La Geiko aurait bien parler encore, mais elle se tus lorsqu'elle entendit des bruits de pas dans le couloir elle reconnu la démarche stricte de la Matrone et la regarda ouvrir le Shoji s'excusant de les déranger. Elle venait s'enquérir de la satisfaction de son client et savoir s'il désirait quelque chose d'autre que Chinatsu. Elle appuyait disant qu'au demeurant la Geiko était sans doutes possible sa meilleure hôtesse, mais que sans doutes lui il préférait avoir un peu plus de promiscuité avec une femme. Elle avait d'autres filles très bien, très compétentes, qui seraient absolument ravie de faire absolument tout ce qui pouvait le rendre à l'aise. Normalement il y avait des protocoles très stricts mais le fait qu'il aie les moyens de s'offrir un moment avec Chinatsu était une preuve plus que suffisante du fait qu'il avait largement de quoi acheter les frais de fleurs de leur courtisanes. Même l'Oiran la plus réputée de la maison s'était dite prête à le recevoir. Et puis la Mama-sama s'était effacée, déclarant qu'elle le laissait réfléchir, il n'aurait qu'à envoyer Chinatsu pour lui dire de préparer ou non la jeune femme qui l'attendait.

Chinatsu elle , était mal-à-l'aise. C'était la première fois qu'on l'interrompait pour proposer à son client les services d'une prostituée et l'espace d'un instant cela dus se voir sur son visage.
Kokoro à ... commença-t-elle avant de remuer la tête. C'est une fille très bien. annonça Sagami avec un sourire qu'elle espérait sincère. Cette fois-ci c'était définitif : elle ne savait véritablement plus quoi faire.
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Mar 2 Juil - 16:19

Le général du clan Setsu regarde la demoiselle finir sa musique avant d'applaudir. Elle avait cette voix... Incroyable !
Le Taisho s'arrête donc d'applaudir, pour reposer ses mains sur ses jambes et la regarder s'approcher de lui. Elle lui adresse la parole ou plutôt, Chinatsu lui donne un conseil à prendre au pied de la lettre. Un avertissement ? Sans doute, si elle aurait mit plus de méchanceté dans sa voix.
Toutefois, ce n'est pas le cas et Toshiro est bien content de l'entendre ainsi et non autrement. Il accepte ce conseil avec un sourire avant de répondre :
- Je te remercie de ton conseil. Et de ton inquiétude qui me touche beaucoup.

Shimada Toshiro la laisse venir pour s'asseoir à nouveau, quand soudain elle s'arrête net. Des bruits de pas se font de plus en plus fort et d'une manière particulière. Chinatsu reconnait bien le son de cette démarche.
Le capitaine tourne la tête vers l'entrée pour voir la matrone s'excuser de son dérangement pour proposer quelque chose à son client. Il l'écoute avant de penser intérieurement à ces propositions :
" Comment ? Une Oiran à ma disposition ? Ouais... Non, j'ai pas vraiment envie de plus calmer mes pulsions pour aujourd'hui. Elle le sont bien assez en présence de Chinatsu. "
Ce dernier adresse un sourire détendu à son interlocutrice pour lui répondre qu'il ne sait pas encore et qu'il lui donnera une réponse bientôt :
- Pas pour le moment, mais j'y réfléchirais. Je vous en remercie !
Aussitôt dit, son regard se tourne vers Chinatsu qui étrangement se sent vraiment mal à l'aise. Avait-elle un soucis ? Le sourire de son client s'efface peu à peu, après que la matrone soit partie.
Celle-ci lui répond que la "Kokoro" est une fille très bien.
Malheureusement, Toshiro n'est pas né de la dernière pluie et bien que son sourire soit chaleureux, le Taisho n'est pas totalement convaincu.
Celui-ci la regarde et lui lance un sourire doux et rassurant avant d'ouvrir la bouche pour s'exprimer :
- Ne t'en fais pas. Et puis, je ne suis pas obligé de...

Un bruit sourd résonne. Soudain, son cheval paniue et pousse un cri qui alerte son propriétaire qui regarde en direction de la porte fermée.
Il écoute en silence ce qui se passe dehors. Dans la maison, personne ne parle, étant intéressés par le bruit de l'explosion.
Qu'était-ce donc ?... Le capitaine se lève, puis instinctivement, s'adresse à Chinatsu tout en faisant coulisser la porte : - Ne bouge pas, je reviens !
Puis rapidement, Toshiro disparait du champ de vision de la belle Sagami.
Celui-ci retourne sur ses pas, pour aller voir son cheval à l'extérieur sans penser à payer son séjour en premier.
L'homme sort donc, et retrouve son cheval terrifié par quelque chose. En arrière plan, un toit détruit et une foule qui s'enfui de façon désordonnée. Quelque chose ne tourne pas rond...
Du regard, le capitaine du clan Setsu observe autour de lui avant d'apercevoir non loin du toit détruit, une silhouette bien grande et monstrueuse.
D'après sa forme et sa couleur de peau, ce serait un Oni qui cherche à semer le chaos et la destruction. Qui plus est, tout seul !
Le Taisho n'en a jamais vue, mais sait beaucoup de choses à son sujet, de part l'enseignement de son grand-père.
- Qu... Un Oni ?!
Le regard de l'homme s'écarquille de surprise. Non seulement, le toit est détruit par sa force prodigieuse, mais en plus, la créature est a une rue du quartier des plaisirs. Pourquoi s'acharner à détruire une habitation en particulière ? Une affaire qui ne tourne pas rond et qui n'est pas son affaire. Mais l'Oni qui est dans le coin et est libre de tout détruire... C'est une chose différente !
Que fait l'armée de la capitale pour s'en charger ? Il n'y a dont personne de courageux qui puisse y faire quelque chose ??!

" C'est pas vrai ! " pense Toshiro en serrant les dents.
Personne ne fait quelque chose...
Alors aussitôt, Toshiro attrape le fourreau de son katana pour l'accrocher à son obi.
Le taisho Shimada Toshiro observe la créature : Très grande par sa taille, avec aucun cheveux sur la tête. Un regard enragé aux crocs acérées, avec des cornes sur les avant-bras. Pour finir une couleur de peau proche de celle d'un mortel.
La créature ne l'a pas encore remarqué ! C'est alors que dans une course rapide, le Général Phénix s'éloigne du quartier des plaisirs pour que la Maison des Lys soit hors de danger.
Ce dernier arrivant dans un espace assez large, adresse la parole à la créature :
- ET L'AFFREUX ONI !! Viens par ici... J'ai pas peur de ta laideur !!

Ce dernier constate que la créature est capable d'entendre divers sons, mais également de comprendre sa langue. Intéressant...
L'Oni se tourne vers son interlocuteur avant de pousser un affreux cri. Puis, elle s'approche doucement vers Toshiro avec ce regard... Le genre de regard qui fait froid dans le dos, sauf aux yeux du capitaine Shimada Toshiro.
D'une main, le général Phénix sort son katana de l'étui et se prépare à combattre l'ideuse créature pour rendre à cette capitale une tranquillité comme avant. Même si ce n'est pas sa ville, sa capitale !
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Mar 2 Juil - 22:22

Comme si elle avait pu. Si auparavant il y avait des doutes possible sur la folie furieuse de la jeune femme il n'y en avait désormais plus de possible. Elle ne se souvenait plus  avec exactitude du moment ou tout avait basculé, ni même de comment et pourquoi elle se retrouvait dans cette rue à courir, les pieds nus dans ses tabi. Ah si. C'était parce que bon sang : lui il était complètement fou. Dérangé et plus encore, les années passées à faire la guerre semblait lui avoir fait perdre la notion du danger. Cela dit elle était peut-être bien la pire des deux. Elle vivait dans un monde ou rien n'était réellement dangereux, un monde bercé par les légendes qu'elle racontait encore et encore. Sa perception de la réalité était réellement troublée.  Elle s'était élancée à sa suite sans réellement réfléchir à ce qu'elle allait faire. Mais comme elle évoluait beaucoup moins vite que l'homme Sagami avait largement de temps d'y penser. Comment les choses avaient-elles débutées ?

Mama-sama était sortie et elle avait tenté de détendre la situation en parlant de Kokoro la célèbre Oiran de la maison. Une fille très bien. Très bien, même si dans le fond Chinatsu savait parfaitement que l'outrageuse proposition de son ancienne aime était faite dans l'unique but de la blesser elle et de lui prouver qu'aussi belle et compétant qu'elle puisse être, le sexe était le seul moyen d'avoir le contrôle réel de la situation. Il était vrai et notable, des dizaines de fois vérifié qu'un homme refusait rarement les plaisir charnels, mais contrairement à la prostituée Chinatsu jouissait d'un réel statut social. Elle existait de manière complète et en tant que femme. Là était toute la différence. La Geiko existait pour son talent et non pas pour sa connaissance parfaite et complète du ...Shimada Toshiro avait visiblement tenté de la rassurer. Elle n'était pas inquiète. Il pouvait parfaitement se vautrer dans les draps de la reine des courtisanes s'il le désirait. Ça ne la regardait pas et jamais elle n'avouerait qu'elle se serait sentie vexée s'il avait accepté immédiatement. Le fait qu'il ai la pudeur de dire qu'il y réfléchirait avait soulagé la demoiselle bien plus qu'elle ne l'aurait pensé.

Il avait prit la parole finalement et le bruit terrible de quelque chose qui s'écroule non loin l'avait coupé dans son élan. Chinatsu elle-même avait cessé de respirer. Elle était particulièrement douée pour sentir lorsque quelque chose d'anormal se produisait et ses sens ne l'avaient jamais trompée. Le Taisho du clan Setsu s'était levé d'un bon et s'était enfui en direction de la rue lui demandant de ne pas bouger, il allait revenir. Mais très probablement ! Pas qu'elle doutait de lui mais plutôt qu'elle ...sa curiosité légendaire avait lentement pris le pas sur sa conscience et la peur qui l'avait saisie l'instant d'avant. Parce que dans un premier temps Chinatsu l'avait laisser partir sans oser bouger de sa place, terriblement choquée par le bruit et puis elle avait eu envie de savoir. Savoir. Savoir. Comprendre. Savoir. Elle s'était levée et avait passé la porte pour s’élancer dans le couloir de la maison et se précipiter dans l'atrium ou tout le monde se terrait l'air terrifié.  À temps pour voir l'homme sortir par le porche. Mama-sama fidèle à elle-même jetais des graines de Soja sur le pas de la porte pour chasser le mauvais esprit et encourageait toutes les filles à prier. Par réflexe, Chinatsu avait saisit l'un des sachet en toile qui contenait la graine qui selon les légendes repoussaient les Oni. Elle n'avait même pas pensé à son geste mais l'avait fait. Elle avait posé un pied hors de la bâtisse sous les supplication de sa mère adoptive de rentrer. Qu'elle ne soit pas stupide. Chitose, visiblement inquiète, l'avait traitée de folle furieuse. Avec spontanéité la demoiselle leur avait tiré la langue, cela dit une fois qu'elle avait aperçu la silhouette de la créature non loin elle avait déchanté.

Instinctivement elle avait comprit qu'elle n'était pas tout à fait de taille à faire quoique ce soit. C'était à ce moment précis que Sagami avait décidé d'abandonner ses lourdes Geta pour être plus libre de ses mouvements. Courage à la con. Folie furieuse oui !

Ce n'était pas que la jeune femme n'avait pas parfaitement confiance en les capacités de son client mais plutôt qu'elle jaugeait la taille et la force de l'adversaire et que par conséquent elle doutait sérieusement qu'un mortel aie quelconque moyen de se battre à mains nue ou presque contre un Oni.  Tout le monde ne s’appelait pas Momotaro. Et lui certainement pas d'ailleurs. Le moment d'arrêt passé elle s'était remise à courir aussi vite que ses vêtements le lui permettait le suivant jusqu'à la sortie du Quartier qu'elle ne franchit pas. C'était comme s'il existait un mur invisible qui l’empêcher de quitter définitivement l'endroit.
Vous êtes  un pauvre fou ! Et d'ailleurs je vous interdit de me donner des ordres! elle criait à son attention pour qu'il l'écoute. Elle lui envoya le petit  sac de graines de soja rétorquant que si elle en croyait les légendes ça les repoussait.

Elle ne bougea pas. Elle ne fit pas le moindre geste lorsque l'Ogre se rapprocha encore d'eux. Sagami n'était pas sur que ce soit son courage qui la fasse rester sur place, sans doutes sa peur qui la figeait totalement. Toutes les légendes ne montraient pas les Oni comme de mauvais personnages. Parfois ils protégeaient les hommes...que faisait celui-ci sur place ? D'ou venait-il ? Pourquoi venait-il ? Était-ce vraiment le moment de se poser ce genre de questions ?


Dernière édition par Kenshu Sagami le Dim 7 Juil - 10:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Mer 3 Juil - 0:19

Le Général du clan Setsu fait face à l'Oni. Ou plutôt la mort, non ? Qu'importe...
La créature se rapproche à grand pas, détruisant sur son passage quelques standes de marchant, et quelques bancs. L'Oni n'a donc aucune pitié face à ce que l'Homme a construit.
Il patente, alors que quelques civils passent devant eux, avec un air paniqué. Quand soudain, la voix de Sagami s'élève en direction du Taisho. Il la regarde, curieux de la retrouver dehors sans Geta.
" Mais... Que fait-elle ?! C'est de l'inconscience de..."

Son regard se tourne vers la créature, qui décide d'en faire qu'à sa tête et de s'intéresser à présent à la belle. Sous l'effet de surprise, ce dernier soulève sa main comme un homme le ferait pour frapper sa femme. Shimada Toshiro voit lui foncer dessus un petit sac remplit. Il l'attrape d'une main avant de crier à Chinatsu.
- CHINATSU !!! Attention !!

Tout se passe alors si vite... L'oni lance sa main pour frapper la geisha, avec ce regard de tueur sadique. Mais trop tard, à peine il avait le temps de faire un pas en direction de Chinatsu, que le mal est lancé. L'oni lui envoie sa main avec élan. Puis, son attention sur elle s'arrête-là pour se tourner vers le capitaine.
Dans un moment de silence, les regards se font en silence. Que peut-il ressentir après avoir été témoin d'une rare violence ?
Le démon quant à lui, n'éprouve rien d'autres que du plaisir à le faire. Il a ce regard.... Une terreur !
Le capitaine Shimada Toshiro commence alors à éprouver de la colère. Cette colère qui l'a aidé à être ce qu'il est aujourd'hui.

Le Général Phénix s'élance en direction de sa belle compagne pour vérifier l'état de santé, quand soudain la main du démon lui barre la route et lui porte un coup dans la tête. Sa main lâche par inadvertance le petit sac.
Le corps du capitaine s'effondre à terre. Il a mal, mais une ombre plane au dessus de sa tête pour lui faire de l'ombre. C'est alors que Toshiro voit le pied de l'Oni qui va l'écraser tel un insecte.
Très rapidement, il s'en dégage avant qu'il ne soit trop tard. L'Oni a raté son coup !
Le capitaine adresse la parole au démon pour le provoquer :
- Raté ! Tu vises mal ma parole ! Tu n'aurais pas pris un peu trop de saké avant de venir t'attaquer à des mortels par hasard ?!

La créature le regarde avant d'essayer de lui envoyer son poingt assez rapidement. Une nouvelle tentative bien essayée, futile, mais qui aboutit à une échec.
C'est alors que le Taisho regarde a créature avec colère à son tour avant de finir par faire prendre feu la lame de son katana grâce à sa volonté. Le voilà parti pour frapper tellement fort l'Oni que même ses copains ne le reconnaitra pas.
Pourquoi cette colère soudaine ? Toshiro n'a point aimé qu'on fasse du mal à Chinatsu. C'est pour ça, qu'il a donné l'ordre à la miss de rester en sécurité à l'intérieur de la Maison des Lys. Personne ne lui fera du mal... Personne n'osera lever la main sur son visage de soie. C'est dans cet unique but et rien d'autres.

- Ce que tu as fais démon.... Tu n'auras pas droit à une seconde chance pour le faire.
Le feu sur sa lame crépite au son de la voix froide de Toshiro. Il se met en position ; jambes écartées, fléchient et l'une derrière l'autre. Le sabre en garde et encore en feu.
Le démon le regarde sans rien faire, avant de céder sous sa colère et pousser un autre cri. Un son horrible que le Taisho va vite faire taire.
Il s'élance puis bondit sur la créature pour la détruire et lui faire payer son affront.
Le général Phénix lui taille la peau de son avant-bras qui lui a servit de bouclier. Puis il retombe, attiré par la gravité de la terre sur ses pieds.
Cette fois, le cri de l'Oni change et se transforme en un cri de douleur. Le feu sur la lame du katana vient de lui brûler sérieusement la peau, alors que le tranchant lui, découpe la chair.
Le combat commence !
Rapidement, Shimada Toshiro en profite pour l'attaquer une seconde fois. Une attaque frontale où Toshiro touche son adversaire au bassin. Malheureusement, une main se perd et c'est Toshiro qui se la prend. Il vole contre un mur qui se fend sous la vitesse du coup mélangé au poids du guerrier.
Le Taisho a mal au dos et crache un peu de sang sous l'impacte. L'homme ne bouge pas et l'Oni s'approche de sa victime pour l'achever et continuer à semer la destruction un peu de partout.
Que faire ?....
" Je vais.... Te le faire payer.... Ordure !" se dit avec colère ce dernier étant sonné par le coup.
Mais étant un garçon têtu, celui-ci essaye de se relever pour continuer à combattre l'ennemi.
Malheureusement, contre toutes attentes, Toshiro ne peut pas se permettre d'utiliser son pouvoir, de peur de tuer un innocent avec sa pluie de feu. Alors, il devra faire sans !
Et soudain, une nouvelle fois, le démon lui envoie son poingt après avoir prit de l'élan. Un angle mort s'ouvre ! Rapidement, et adroitement, le capitaine Shimada Toshiro le remarque et décide de rassembler ses forces pour s'élancer jusqu'à son aisselle et lui faire le plus mal avec son katana. Pendant ce temps, l'idiot d'Oni balance son bras contre le mur et le détruit sans savoir où est passé le Taisho. Jusqu'à ce que la douleur le prend une nouvelle fois.
Finalement, dans ce combat.... L'horrible Oni donne du file à retordre au mortel.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Mer 3 Juil - 10:42

La situation semblait s'être envenimée lorsqu'elle avait repris connaissance. Chinatsu était la fille d'un valeureux chef de guerre et elle possédait à ce titre une fierté par cent fois hégémonique à celle de bien des gens, c'était de là que la jeune fille tenait son courage. Le coup l'avait propulsée quelques mètres en arrière du lieu de front dans le Quartier des plaisirs qu'elle avait tenu à ne pas quitter. Quelle ironie ! Elle n'avait pas perçu immédiatement la douleur, elle s'était cognée puis évanouie c'était seulement lorsqu'elle avait sentis quelque chose de chaud et épais couler qu'elle avait baisser les yeux sur son flanc gauche. Le kimono avait été déchiré et sa peau fine avec. La douleur l'envahis et elle resta à genoux, incapable de bouger. La geiko avait relativisé : elle n'était pas sévèrement touchée les dizaines de couche de Kimono avaient servies de barrage. Toshirp avait tenté de la prévenir mais elle n'avait pas fait le moindre geste ? À quoi avait-elle penser ? Que la créature l'épargnerai pour son joli visage ? Non, en vérité elle avait été paralysée tant par la peur que la curiosité. Elle avait regardé le coup lui être porté avec une fascination presque malsaine.

Cela dit désormais qu'elle regardait où en étaient les choses elle pus constater que comme elle l'avait imaginé le Taisho connaissait à présent les affres d'une puissance par cent fois supérieure à la sienne. Au moins l'Oni ne faisait plus attention à elle ce qui lui permettait de chercher quelque chose à faire pour les tirer de ce mauvais pas. Elle comme lui si possible. Chinatsu se redressa fièrement oubliant momentanément sa douleur pour se mettre debout et avancer. Elle n'était pas dupe : elle n'était pas entraînée pour cela et une fois l’adrénaline retombée elle rirait beaucoup moins. Elle s'avança à petit pas en direction du sac de graines de soja perdu par le guerrier et elle le récupéra. Maintenant elle devait sérieusement réfléchir si elle voulait trouver une solution viable. Les Kamis soient loués elle était une fille intelligente et elle adorait réfléchir qui plus est. Cela dit ses domaines de prédilections étaient la politique et et l'Art pas tout à fait la chasse aux Oni.

Elle posa une mains sur sa plaie pour la couvrir de sang et l'essuyer sur son Kimono. Elle réitéra l'opération à plusieurs reprise pour que son sang soit le plus odorant possible et attire l'Ogre. C'était du grand n'importe quoi mais elle n'avait pas le temps de trouver autre chose, le plus important c'était de détourner l'attention de la créature suffisamment longtemps pour que Shimada aie le temps de trouver une solution plus radicale et sans doutes utile. Chinatsu se dit qu'elle le regretterait sans doutes au moment où elle ouvrit la bouche pour faire la chose qu'elle savait faire de mieux:chanter. Elle espérait, à juste titre, que sa voix arriverait aux oreilles du démon et que de fait il se retourne pour la voir, ensuite il serait sans doutes alléché par l'odeur du sang de la jeune femme et ce serait à elle de l'occuper. Dire que c'était de la folie n'était même plus dans le propos et en réalité elle tremblait de peur , si elle s'était écoutée elle aurais fondu en larmes et se serait prostrées dans un coin en attendant que les choses se tassent. Oh, oui elle aurait du faire cela mais elle n'en avait rien fait. Rien. Pauvre idiote. Dans une autre vie elle avait peut-être été un homme, et peut-être que cet homme était un guerrier invétéré et que ces réflexes dignes d'un kamikaze avaient encore un effet sur la demoiselle dans sa nouvelle vie. Inconscience. Elle trembla. Mais refusa de perdre maintenant sa lutte contre sa propre personne.

Elle fit un pas vers l'Oni et se mit à chanter plus fort pour l'attirer. Encore et encore. Ne lui avait-on pas dit milles et milles fois que les Kamis étaient tombés amoureux d'elle a cause de sa beauté et de sa voix ? Si c'était le cas il était temps qu'ils fassent un geste. Le monstre hurla de douleur et elle ne vit pas le Samuraï et elle pria intérieurement pour qu'il soit sauf. Sans quoi elle ne donnait pas bien cher de sa vie à elle. Elle leva encore un peu la voix et la créature semblât enfin s’intéresser une nouvelle fois à la petite créature ensanglanté qui chantait à ses pieds . Il tourna son large corps vers la demoiselle qui fit un pas de plus en sa direction. Oh ça oui elle allait le regretter. Il fit une nouvelle fois le geste de la frapper, mais elle chanta plus fort encore, se déplaçant lentement , tournant sur elle même comme pour l'obliger à ne regarder qu'elle. Elle , elle seulement elle. Il tendit la main vers elle pour l’attraper cette fois mais elle recula légèrement portant simplement sa main pleine de sang sur l'un des doigts de l'Oni pour l'en badigeonner. Il la regarda faire avec attention avant de se lécher le doigt. « c'est bien, c'est très bien ça. » finalement, décidant que le goût ne lui déplaisait pas il la saisit de son autre main et la souleva avec un force qui lui coupa le souffle. Elle ne protesta pas. Elle voulait qu'il ne regarde qu'elle ? Et bien elle était servie elle laissa tomber au sol le sachet de graines.

Le temps c'était arrêter, Chinatsu ne chantais plus et les chose n'allaient pas exactement pour le mieux.
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Mer 3 Juil - 14:17

Son attaque fonctionne ! Il y est arrivé malgré la douleur... L'Oni a mal !
Le katana de Toshiro en feu lui a fait tellement de mal que la créature recule de quelques pas. Son regard se plonge dans celui du guerrier du clan Setsu avec une colère sans limites.
Le sang couleur ténèbre de la créature perle beaucoup de son aisselle et le Général Phénix est satisfait de son opportunité.
Malheureusement, l'un comme l'autre reste encore debout et dans un combat, seul une personne peut prétendre à tenir sur ses pieds contrairement à l'autre.
Et la situation s'agrave d'avantage avec la présence de Chinatsu qui se met à chanter de sa belle voix. Cette fois, avec moins d'énergie toutefois ! Abasourdit le capitaine écoute cette voix s'arrêter un instant avant de reprendre. Où est-elle ? Son regard voyage de droite à gauche tout comme celui du Oni. Malheureusement, ce dernier le trouve bien assez vite et même plus vite que le Taisho.
Il s'avance vers elle, attirant l'attention du capitaine Toshiro.
- Chinatsu ?... Qu'est-ce que tu...

Péniblement, l'homme essaie de bouger, mais la douleur se fait sentir lors d'un mouvment brusque de sa part. Il se sent comme paralyser. Toshiro ne peut pas bouger pour le moment. Il ne peut rien faire et ça l'énerve. Alors qu'il assiste à une scène horrible, le démon l'attrape avec l'autre main après avoir goûté au sang de la belle Geisha.
Celui-ci en devient fou et souhaite en avoir plus... Beaucoup plus !! Et la miss se laisse prendre dans la main du monstre au risque d'en mourir étouffée. Elle est folle ? Pourquoi se sacrifie t-elle de la sorte ? Il va la tuer. Y'a t-il personne qui puisse venir faire quelque chose ?! Bordel... Mais la laissez pas mourrir comme ça !!!
Soudain, le corps du Taisho répond. Il commence à bouger peu à peu, repoussant les limites de l'insupportable. Le Taisho ne pense plus à la douleur, mais qu'à sa colère. Une colère qui s'éveille tel un dragon après une longue sieste. Car voir sous ses yeux, une telle horreur se produire, ça ne devrait pas exister. Ô grand non, ça jamais !
Et aux yeux de Shimada Toshiro, Capitaine du clan Setsu, le combat va se terminer dans un instant.
"S'en est trop, ça suffit ! RETOURNE EN ENFERS !!!!!!"

La flamme qui anime la lame métallique du katana s'intensifie subitement et produit une source de chaleur beaucoup plus importante. La jambe droite passe derrière la gauche et le corps du capitaine se plie légèrement sur lui-même pour prendre de l'impulsion. Ce dernier va s'élancer avec toute sa colère dans les airs et retomber sur la tête du démon et ainsi l'achever par surprise.
Il n'y a plus de temps à perdre ! Il vaut faire vite avant qu'une autre victime soit faite de la main du démon. Et cette victime ne sera certainement pas Chinatsu. Malheureusement, le démon serre d'avantage la demoiselle dans sa main, pour commencer sa délicieuse torture et l'entendre gémir.
Et finalement, Shimada Toshiro décide d'y aller.
Le talon de son pied droit se décolle du sol durant à peine cinq secondes avant de partir dans les airs. Et comme tout poids est attiré par la gravité, le général Phénix retombe non pas sur la tête du démon mais sur son épaule. La lame du katana pointant vers le bas, celle-ci s'enfonce dans la chair et la brûle à la surface. Un filet de sang s'échappe et vient s'en déposer sur le frond du mortel. Prit par surprise, le démon pousse un cri et lâche de sa main la belle.
D'un coup sec, Toshiro lui ouvre d'avantage l'épaule avant de s'en aller pour réceptionner la belle avant qu'elle se fasse mal. Avec une main, Toshiro a réussit à attraper la ravissante Sagami à l'endroit exacte pour la maintenir en équilibre. Une chose pas si aisée qu'il y parait, faut l'avouer...

Alors que le démon éprouve une douleur atroce à l'épaule et qu'il essaye de faire une pression manuelle directe, Toshiro a le temps de se retourner pour observer son oeuvre, avec sa belle. Dans l'autre main, ce dernier tien toujours fermement son katana et si possible, loin des corps, à cause du feu qui s'y dégage.
Il faut faire vite à présent avant que la chance s'envole ! Toshiro le sait très bien et c'est alors qu'il dépose doucement la belle avant de lui répondre sans la regarder dans les yeux :
- Je reviens...

Il sait qu'un seul regard, donnerait froid dans le dos à la Geisha. C'est pourquoi Toshiro préfère regarder à côté, par terre, comme un gamin qui serait troublé.
Puis aussitôt, le capitaine se retourne et commence à courir sur le démon, prêt à lui donner le coup fatal qui causera sa destruction totale.
Pour intimider son adversaire, un guerrier doit savoir pousser un cri si puissant, que le moral de l'adversaire volerait en éclats. Est-ce vrai ? Un cri de guerre est-il plus puissant qu'un cri d'Oni ? Dans tout les cas, un cri de guerre donne du courage, de la force à celui qui le veut.

- HOOOOOOOA !!!!!
S'écrit avec férocité le général Phénix pour impressionner le démon qui commence à peine à réussir à couvrir d'une main la plaie.
L'homme saute sur la tête de la créature pour venir lui crever un oeil, et lui faire perdre l'équilibre sur ses jambes. La chute est brutale et produit un son ressemblant à une explosion. Le cadavre de la créature soulève alors de la poussière de terre en masse. Celle-ci ne tarde pas à se dégager en retombant.
D'un seul oeil, le démon peut voir le regard de son ennemi. Un regard à faire froid dans le dos. Les surcils qui se rapproche de la racine du nez... Un regard remplit de colère avec une pointe de supériorité face au sien.
Doucement, avec une voix froide, Toshiro lui adresse une dernière fois la parole.
- Tu vas payer.

Le poignet de Toshiro fait un quart de tour et d'un coup rapide et sec, Toshiro l'achève tout en le brûlant.
Au final, le Taisho retire son épée qui s'arrête de brûler d'un feu ardent.. Le combat est terminé et Toshiro range son katana dans l'étui avant de partir retourner auprès de la belle Sagami pour savoir si elle a des côtes cassées ou non. Son regard si dur, s'adoucie peu à peu, le temps d'arriver jusqu'à elle pour retrouver un regard neutre. Après son passage sur l'Oni, celui-ci commence à fondre et à s'évaporer dans l'air. Est-ce leur façon de mourir ? Peut-être, qui le sait réellement...
Le capitaine demande d'une voix inquiète, sans tomber dans la timidité : - Tu as quelque chose de cassé ?
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Sam 6 Juil - 2:08

Elle fixait avec fascination les yeux de l'Oni. Tellement et tellement concentrée dans ce qu'elle voyait qu'elle en oubliât qu'elle était en danger. Il avait des yeux absolument superbes : des pierres précieuses à l'état brut. Un rubis taillé à même la mine, sans imperfection mais sans la moindre enjolivure. Un cramoisie presque écœurant tant il était intense. Un immense paysage se dessinait en dedans. Chinatsu n'était pas persuadée que quelque autre personne se soit jamais trouvée assez longtemps en vie et proche du visage d'un démon pour en voir autant qu'elle-même le faisait. Un paysage fabuleux une mer de cristaux couleur sang, une mer rouge et violente. Il y avait une passion bestiale dans le regard de la divinité rendue folle par le goût du liquide vital apporté comme un nectar séculaire par la petite fleur qu'il tenait au creux de sa main. Laquelle ne se débattait pas d'ailleurs. Pas plus qu'elle ne criait. Elle semblait parfaitement atone entre ses gros doigts, ses yeux simplement fixés sur les siens. Comme une poupée de porcelaine et la jeune femme était approximativement aussi fragile qu'un jouet dans ses mains. La Geiko elle ne semblait pas s'en alerter outre mesure et avait un air presque détendu.

Pourquoi paniquer ? Cette situation avait l'air tellement irréelle que Chinatsu n'avait pas le moindre mal à se dire que tout cela n'était qu'un rêve étrange. Pour commencer il était improbable que Shimada Toshiro entrent en contact avec elle de quelque manière que ce soit. Il n'y avait aucun moyen qu'elle l'aie vraiment massé et qu'elle aie chanté pour lui. Et puis un Oni n'avait aucune raison de se trouver là et elle ...pour qu'elle stupide raison serait-elle allée apporter son aide à un homme qu'elle ne connaissait pas ? Cette situation n'avait rien de normal ni même de logique c'est pourquoi, elle pouvait faire mine de ne pas y croire. Du reste l'adrénaline dégagée par son cerveaux gommait momentanément la douleur.

Comme la demoiselle semblait totalement désarticulée et atone comme une poupée l'Oni paru se demandé si sa fleur à miel vivait toujours et serra un peu sa main. Pas assez pour l'écraser mais assez pour la faire suffoquer. Elle gémis doucement manifestant légèrement la présence de vie en elle. La créature sembla vaguement satisfaite car l'espace de quelques secondes il relâcha sa prise pour la laisser respirer. Ce qu'elle apprécia en silence.

Finalement Il décida que s'en était plus qu'assez et qu'il avait bien l'intention de prendre son sang jusqu'à la dernière goutte. Dévorer sa chair en option. C'est sans doutes lorsqu'il la serra vraiment dans le but de lui faire mal que pour la première fois depuis un moment la jeune Geisha fit corps avec la réalité. Elle était réellement en dangers et elle était bien dans cette situation d'abord parce qu'elle avait été curieuse et ensuite pour éviter la mort inutile d'un grand chef de guerre. Elle s'était délibérément mise en danger de mort pour un homme qu'elle ne connaissait ni d'eve ni d'adam.. le monde tournait à l'envers. C'était la seule solution. La seule explication. Chinatsu gémis de douleur avec plus de vigueur cette fois mais se débattit pas pour autant. Elle avait fait cela pour une seule et bonne raison et bien vite son action fut récompensée. Toshiro saisit sa chance et enfonça sa lame brûlante dans la chair de L'oni qui de douleur lâchât la jeune femme. Elle aurait du s'écraser au sol et à la vérité au vu de sa santé et de sa frigilité : Chinatsu n'aurais probablement pas survécu au choc. Fort heureusement pour elle le guerrier semblait décidé à sauver sa vie mais pas au dépends de celle de la jeune femme qu'il rattrapa in-extremis. Une nouvelle fois il lui demanda implicitement d'être une gentille femme obéissante et de ne pas bouger. Il revenait.

Ce n'était pas encore arrivé avant ce moment précis mais la Kenshu remarqua immédiatement qu'il fuyait de manière volontaire et calculée, son regard. L'espace d'un court instant de lucidité elle se demanda ce qu'elle aurait-pu y voir. De la colère ? De la rage ? De la folie ? Une violence qu'elle n'aurait sus nommer ? Quelque chose de fascinant à n'en pas douter. Cela dit elle perdit bien vite la notion des choses et son visage se posa contre le sol ou son petit corps évanouis, immobile aurait pus sembler parfaitement mort. Elle ne vit rien de la fin du combat. Vaguement à travers son inconscience elle l'entendit crier à en déchirer ses tympans. Du reste son corps tremblât au même rythme que le sol entier lorsque la carcasse lourde de la créature mythique s'y effondra pour mourir. Elle avait lutté de toute ses forces pour se redresser un peu. Le regard voilé par la douleur de son flanc déchiré. Elle s'accrocha inocement à lui pour tenir à genoux alors que son être tout entier refusait de bouger. Si elle avait quelque chose de casser ? Non il avait amortis sa chute après tout. Et l'Oni n'avait pas eû le temps de lui briser les côtes. Toutes fois la blessure sur laquelle elle posait une main presque surprise était suffisamment visible pour laisser entendre qu'elle était déjà aller bien mieux.

Et vous ? parvint-elle à articuler difficilement , déglutissant pour contenir la douleur qui faisait affluer l'eau dans ses yeux troublant sa vision. Toutefois un sourire un peu réveur s'inscrivit sur ses lèvres alors qu'elle s'écroulait au bord du gouffre de l'inconscience. Vous savez, il avait vraiment les plus beaux yeux que j'ai jamais vu... elle murmura doucement et presque difficilement. Elle eu presque envie de rire mais la douleur lui arrachât un glapissement. On peu rajouter cela à la liste des choses pour lesquelles je suis douée ?  elle demanda avec un demi-sourire luttant encore et encore.
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Shimada Toshirō

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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Sam 6 Juil - 3:09

Le démon paie le prix fort de son affrond. Un coup de katana et voilà le combat vite réglé. Telle une poussière, Toshiro a fait le ménage proprement, laissant derrière lui le cadavre qui s'évapore dans la nature. Est-il vraiment mort ? Oui, c'est ce que Shimada Toshiro espère.
Le général Phénix s'approche de la belle, le katana au fourreau. Il lui demande alors son état de santé, avant de s'y incliner doucement vers elle.
A son regard, la miss n'allait pas bien et elle semble tenir à peine. Chinatsu lutte avec acharnement pour vivre, respirer et lui répondre. Etait-ce si difficile ? Le Taisho ne sait pas, mais son attention est entièrement tournée vers Sagami.
Les yeux très humidifiés, Sagami arrive péniblement à lui répondre par une question. Une question inutile selon Toshiro... Ce n'est pas la peine d'en parler.

Dans un murmure, avec moins de mal, la belle Geisha lui murmure quelque chose avant de lui poser une autre question. Aussitôt, le capitaine lui répond sur un ton légèrement plus sec :
- Ne parle pas.
Doucement, l'homme l'attrape entre ses mains pour la soulever. Dans son dos, quelques civils sortent de leur cachette pour se montrer au grand jour avec étonnement. Où est passé l'Oni ? Qui est cet homme si puissant ?
En effet, à peine s'est-il retourné que Toshiro fait face à une petite foule qui le regarde admiratif. Très rapidement, celle-ci prend de l'importance en silence où presque... Quelques appaudissements se font sentir dans le publique rassuré. Toshiro ne s'en rend pas tout de suite compte, mais les habitants de la capital l'acclame.
Son regard se balade de droite à gauche, dans l'inconscience pendant quelques secondes. Puis, soudain, il connait la réponse.

Soudain, sortant de la foule, la matrone du quartier des plaisirs s'approche de Toshiro avec ce regard si particulier...
Alors le Taisho répond, l'esprit ailleurs : - Je payerais mon séjour chez vous, ce n'est pas oublié. Mais... Chinatsu...

Son regard se pose doucement sur le corps de la Geisha dans ses bras, telle une princesse toute fraichement sauvée. Un médecin, une présence... Chinatsu ne doit pas être délaissée pour le général Phénix ! Son regard croise alors celui de la matrone avec cette inquiétude tellement sincère. Comprendrait-elle la situation ? Fait-elle impasse des règles sur le contact entre un client et une Geisha ?
Aussitôt une réponse donnée, Shimada Toshiro commence à marché, prenant la bonne direction où aller pour surveiller d'un peu plus prêt l'état de santé de la belle.
La crainte du capitaine, serait d'apprendre une mauvaise nouvelle, comme une côte cassée ou bien pire.
Malheureusement, le Taisho ne peut rien faire d'autres pour la santée de Sagami. Ce n'est plus de son ressort.
Que va-t-il se passer à présent ?
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Dim 7 Juil - 13:38

-Ma petite fille!

Kurotsushi Eiri n'était pas qu'une Matrone d'Okiya et Chinatsu pour elle n'était pas que Chinatsu mais aussi Kenshu Sagami la fille unique qu'un vieil ami lui avait confié et surtout une enfant qu'elle avait élevée seule. Une enfant qu'elle avait aimé comme si elle l'avait enfanté. Une enfant en qui elle plaçait ses rêves et ses espoir et qu'elle ne pouvait pas se permettre de perdre. Ce serait bien trop dur pour son pauvre cœur. Le médecin le plus proche s'était précipiter pour aider la jeune Geiko évanouie entre les bras de son client. Mama-sama ne s'inquiétait pas du traitement que lui ferai subir le médecin en question. Pas qu'il soit le meilleur au monde mais surtout qu'il était très attaché  à Sagami et que de fait il serait avec elle plus doux que tout autre. Non ce qui inquiétait la femme c'était la santé de sa fille. Elle chassa d'un geste  les dires du Samurai. Il paierait, il paierait. Mais diantre elle s'en moquait éperdument ! Et plutôt deux fois  qu'une. Le principal soucis de la femme désormais était de retourner dans la Maison des Lys et de veiller sur la blessée.

Elle avait laissé Shimada Toshiro la suivre jusque dans le couloir des chambres et s'était plantée devant le Shôji l'air affolée. C'était impossible «  je n'ai qu'une seule fille » répétait-elle. Qu'une seule «  la seule qui puisse prendre ma suite. » poursuivait la Mama-sama sans se soucier de son invité. Au bout d'un moment elle prit finalement la parole.
– J'ai toujours sus que cette enfant me causerai du soucis. Trop jolie, trop intelligente, trop fière et curieuse. Mais ça ! ...Merci de l'avoir secourue. C'est une enfant un peu impulsive et têtue, mais elle est sans contexte la plus douce et la plus sincère des jeunes femmes. justifiât-elle, s'inclinant profondément face au Taisho. Combien d'autres aurait risqué plus encore leur vie pour sauver celle d'une pauvre Geiko ?  Eiri n'en connaissait pas. Pas le moindre. Même le médecin si amouraché fut-il de la jeune femme n'avait pas fait de geste pour la sauver lorsque l'Oni l'avait saisie. Il était pourtant bien présent. Non le seul qui avait eu assez de courage et de présence d'esprit  pour l'aider s'était bien ce parfait inconnu qui par son geste devenait un membre honorifique de la Maison des Lys. L'Okiya avait une dette envers lui que jamais elle n'oublierai et qu'elle ne finirait jamais de payer.

L'aventure serai racontée aux Maiko, transformée pour en faire un conte qui traverserai les ages. L'histoire de Chinatsu, la Geisha aux milles étés dont un Prince Oni était tombé amoureux. Il avait tenté de l'enlever à sa maison pour en faire sa femme mais dans sa rudesse la blessa et rendu fou par l'odeur de son sang il avait voulu la dévorer décidant que plus que jamais : elle serai sienne uniquement. On raconterai comment le capitaine des armées étrangères fou de tendresse pour cette si belle femme lui avait sauvé la vie détruisant le Démon. Ce serait une très belle histoire qui inscrirait la Maison des lys dans la légende.

Le médecin sorti finalement de la pièce annonçant qu'elle allait très bien. Elle était juste blessée et avait perdu du sang mais rien qui ne soit grave ou qui l'empêcha de pratiquer son travail. Il l'avait trouvée adorable disait-il elle lui avait avoué qu'elle aurait préféré mourir que de devoir abandonné la voix qu'elle suivait. Elle l'avait supplié de rassurer Mama-sama et avait demandé si Shimada-sama était repartit. S'il allait bien. Il avait prit de sacrés coups et il fallait qu'on l'ausculte avait-elle dit. Alors .
– Vous avez l'air de bien vous porter, mais  pour rassurer Chinatsu laissez moi m'occuper de vos blessures.
Pansé, couvert de cataplasme et de recommandations. C'était en laissant ainsi le Capitaine de l'armée du phénix que le médecin était parti à regret annonçant qu'il reviendrait vite pour voir Chinatsu et qu'elle avait demandé à voir son sauveur. Mama-sama avait accordé l'audience à l'homme et s'était ensuite enfoncée dans les tréfonds de la maison.

C'était avec un sourire lumineux contre toute attente que Sagami avait  accueillit son client. Elle s'était assise sur son futon malgré les interdiction posée par son docteur. Ses cheveux avaient été détachés et longs, ils s'étendaient autour d'elle comme un rideau de soie noire. Ses yeux très clairs le regardaient, pétillant de malice et son visage dépourvu de tout artifice lui montrait une peau presque aussi blanche que la poudre que d'ordinaire, elle portait. Son kimono, de toutes façon déchiré avait été retiré et elle ne portait guère qu'un nagajuban blanc dans lequel elle passait ses nuits. Elle n'était plus la somptueuse Geiko de quelques heures auparavant, mais une jeune femme dans toute sa simplicité. Toute sa splendeur. Celle-là même dont les Kami s'étaient épris. Elle fit le geste de se relever mais la douleur l’empêchât. En bonne demoiselle, Chinatsu ne bronchât pas et lui offrit un sourire désolé.
Vous n'aviez pas répondu à ma question, alors je voulais m'assurer que tout allait bien pour vous. elle ne s'excusa pas d'être aussi peu présentable qu'elle l'était. Elle aurait sans doutes dus mais elle n'en trouvait pas la force. Je dois aussi vous exprimer toute ma gratitude pour ce que vous avez fait. Je ne parle pas seulement de ma vie que vous avez sauvé. Quoique, je ne paierait jamais assez cette dette là, mais du fait que vous  avez mit votre vie en danger pour sauver ce quartier. J'ai honte d'avoir douté de vous. Véritablement honte. Malgré le fait qu'elle était assise et blessée elle parvint à s'incliner profondément. Elle était désolée de ne pas l'avoir écouté mais.... J'ai vraiment pensé que vous étiez fou. Vous jeter comme ça dans la gueule du loup ! Ça ne rimait à rien alors j'ai pensé peut-être à tords-que je pourrais faire une bonne diversion.  Je pense que ça à plutôt bien marché non ?  elle pouffa un peu pour détendre l'atmosphère.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Dim 7 Juil - 20:08

Lorsque La matrone arrive auprès de sa plus belle et douce des Geishas dans les bras du héros. Celle-ci ne peut cacher son inquiétude. Sous la parole du capitaine, la dame lui fait comprendre que ça peut attendre. Une réponse satisfaisable pour Shimada Toshiro.
Un médecin arrive et prend les choses en mains. Tous les trois quittent la foule qui explose leur joie face à la victoire du Général Phénix.
Ils partent donc pour se mettre à l'abrit. Dans le silence, Toshiro regarde sagement Chimatsu qui n'en peut plus. Le combat dont elle vennait de participer un peu fût éprouvant. Pour le Taisho, c'était son tout premier face à un tel Oni, mais il s'en est bien tiré.

Le médecin se charge de l'état de santé de la belle qui est le plus important. Dans le couloir, Toshiro regarde la matrone faire les cents pas, morte d'inquiétude et marmonnant quelques mots.
Son regard se tourne vers une fenêtre où l'homme peut voir les civils reprendre leur activité et commençant à diffuser l'histoire. Sur le visage de certains, c'est un sentiment de surprise, et pour d'autres d'admiration à son égare.
Qu'avait Toshiro de plus qu'un simple homme ?... Pas grand chose de différent après tout !

Peu de temps après cette longue attente, le médecin sort et s'adresse aux deux individus qui l'écoute attentivement. Le médecin s'interroge sur l'état de santé du général du clan Setsu et s'approche de lui. Aussitôt, Toshiro l'arrête d'un simple geste de la main, comme pour dire "stop".
- Je n'ai rien de grave. Ma vie n'est pas en danger. Il vaudrait mieux pour voir, d'aller secourir d'autres civils. Ils attendent...

Le dos de Shimada Toshiro lui fait encore mal, mais elle va lui passer. La douleur s'estompera très vite sans même s'en rendre compte.
Tous deux remercient le médecin de son travail. Toshiro s'incline face à son interlocuteur avant que celui-ci ajoute que Chinatsu souhaite sa présence. Ce dernier reviendra plus tard pour l'état de Sagami.
Curieux de savoir ce qu'elle souhaite lui dire, Toshiro franchit la pièce pour faire face à la belle en position assise à le regarder avec un doux sourire. on sourire est brûlant comme le soleil, mais d'une douceur incroyable.
La belle ne porte plus son beau kimono, mais une autre tenue plus appropriée pour dormir. Les longs cheveux attachés ne le sont plus à présent, mais descendent en cascade sur la partie supérieur du corps de la demoiselle. L'échange du regard se dure un peu plus longtemps que d'habitude avant que Sagami essaie de se lever. Mais en vain, la douleur fait trop mal. C'est tout à fait compréhensible.

Le taisho s'approche d'elle doucement pendant que celle-ci commence la conversation.
Ce n'est qu'à la fin, que le capitaine prend la parole :
- Ton geste était dangereux... Tu t'es mise dans une telle position... Tu as beaucoup de chance d'être encore en vie Chinatsu. J'espère juste que tu n'auras pas à le refaire, car...
Le son de sa voix s'éteint doucement, remplit de tristesse.
- Je ne veux pas... Je veux pas qu'il t'arrive quelque chose de mal.
Bien que son sourire, son rire soient un accompagnement au bonheur et bien être de Toshiro, cette fois cela ne marche pas.
Son regard croise celui de la belle Geisha... Son regard avait changé et n'était plus aussi joyeux qu'au départ. Il y a ce mélange d'inquiétude et de nostalgie dans ses yeux brillants. Peut-être que du regard, Chinatsu comprendra mieux que par des mots.

A la regarder d'un côté, la belle créature se portait bien en étant là, sans bouger. Mais au fond, l'Oni lui a fait mal et ce ne sera qu'avec le temps que cette dernière retrouvera toute son énergie.
Son héros avale le peu de salive dans sa bouche avant d'ouvrir la bouge pour ajouter autre chose. Et il finira sur ce détail, voulant savoir la réaction de Chinatsu : - Pourtant, tu as du courage pour avoir fait face à un Oni.
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Sam 27 Juil - 10:09

Elle l'avait écouter parler sans avoir une cognition parfaite de ce qu'il lui disait. Tout était comme entrevu au travers d'un voile au fur et à mesure que son cerveau enregistrait les informations dans un ordre plus ou moins disparate. Et soudain, ce fut  comme si pour la première fois depuis leur rencontre , elle prenait conscience de la gravité de la situation. Ses yeux orages devinrent tempête électrique, ils se voilèrent d'un tourbillon d'émotions. Sa main minuscule s'accrocha au vêtement du guerrier. Lentement son corps menu se mit à trembler, ses prunelles -elles-débordèrent de larmes qu'elles ne chercha pas à retenir. À quoi bon ? La vérité était la. Elle...

Une fois les artifices abandonnés, rejetés Chinatsu n'était plus. Il ne restait que Sagami., une jeune femme effrayée parce qu'elle venait de faire et dont elle prenait peu à peu conscience. Elle baissa le visage, honteusement, secouée par de terribles sanglots qui ne tarissaient pas. Folle. Oh, oui folle elle l'était peut-être bien pour avoir oser se dresser face à pareil monstre. Folle ou possédée. Les mauvaises langues n'avaient peut-être pas tords après tout. Qui de normalement constitué aurait foncé tête baissé vers le danger le plus imminent ? Personne. Pas alors qu'il était sans défense. Pas alors qu'il risquait d'être un poids pour l'autorité compétente. Qu'elle femme était-elle pour avoir volontairement désobéis au vénérable Taisho ?
Son front vint, maladroitement se poser contre le torse de l'homme. Sagami se sentait ridiculement petite et démunie sans son masque pour la protéger. La protéger des autres, d'elle-même, du monde entier et surtout de la réalité qui ne la concernait pas. Parce qu'elle vivait dans le « demi-monde » tout ce qui se passait en dehors n'avait pas d'impact réel sur sa vie et elle n'avait pas à s'en soucier.

Il n' y avait que dans l'intimité de cette chambre qu'elle était parfaitement sincère, qu'elle laissait tomber la totalité de son armure. Visiblement elle avait besoin d'être rassurée, sécurisée et pour l'heure Shimada Toshiro n'était plus ni son client ni le vénérable Taisho mais l'homme qui lui avait sauvé la vie de sa propre aliénation, celui qui avait été si doux avec elle en dépit des affront qu'elle lui avait fait, celui qui était resté, s'était inquiété pour elle. La seule personne présente et en mesure d'épancher ses pleurs.
Du courage ! Idiote oui ! C'était stupide. J'étais terrifiée...mais bornée ! Merci,merci Elle se répandit en remerciement et en excuses, les sanglots toujours présent quoique s’espaçant. Elle s’excusait de son impétuosité encore et encore comme si ce simple fait allait guérir sa peur.

En attendant elle s'accrochait désespérément à son sauveur comme un naufrager à sa planche de bois. Bien vite elle se vis remplie d'un espoir égoïste : celui de le voir rester. Ne pas repartir, jamais. Ne pas l'abandonner. Il ne pouvais pas à l'évidence, pour son honneur qu'il avait déjà mis en danger une fois en venant ici, et pour elle et ses beau yeux moins encore. Pourtant c'était maintenant qu'elle avait besoin de sa présence réconfortante, rassurante. Si ce n'était pas lui alors. Pourtant dans son regard il ne témoignait pas la moindre animosité à son égard. Il semblait même...tellement inquiet pour elle. Ce n'était pas une chose qu'elle s'expliquait mais qui pourtant , allumait en elle un espoir malsain. Ravivait la flamme qu'elle avait si durement éteinte. C'était mauvais. Mauvais pour elle et pour lui. Surtout pour elle, parce que les femmes étaient les seules à souffrir dans ce genre de situation.

Et puis, soudain, la jeune femme se souvint. Ils étaient à la Maison des Lys , elle était Chinatsu , simple geisha actrice parmi les actrices dispensatrice d'art et lui un grand nom de la guerre , un samouraï à la noblesse sans failles : le vénérable Taisho du clan Setsu , général suprême de leurs armées. Et elle, elle pauvre folle qui se  tenait si mal avec lui !

Elle....pour toutes ses raisons elle était indigne du geste qu'elle avait eu à son égard. Lentement, ses mains se décrispèrent de son vêtement, glissant contre son torse pour se poser sur les genoux de la jeune femme qui s'écartait du corps chaleureux de Toshiro. Honteuse, le visage baissé elle attendais qu'il manifeste son mécontentement, son agacement face à l'audace dont elle avait fait preuve. Chinatsu enfouis son visage dans ses mains, dans pour dissimuler sa honte qu'étouffer les reste de sanglots qui persistaient malgré tout. Il fallait qu'elle retrouve son masque de Geiko. Souriant mais dépourvu de réels sentiments, il était trop dangereux d'éprouver quoique ce soir. Sagami le savait bien, elle passait sa vie à rencontrer des hommes qui ne la regarderai jamais que comme ce qu'elle incarnait. Comme elle s'agitait trop , sa plaie la rappela à l'ordre et elle posa un gémissement de douleur, refusant de se rallonger néanmoins. Elle tenta de se reconstruire un masque impassible mais échoua, ce fut son caprice de petite fille qui parla le premier.
Ne...ne partez pas! elle demanda sans le regarder. Chinatsu se rendait bien compte de absurdité de ses propos, mais plus que le reste : elle désirait sa présence. Revenez...vous reviendrez n'est-ce pas ?...je vous attendrais.
Elle plaqua ses mains contre sa bouche pour retenir ses mots, flot de caprice enfantins qui ne pouvait qu'embarrasser l'homme. Il ne devait pas risquer une seconde fois son honneur en revenant . Surtout pas pour elle. Et d'ailleurs ...que dirait-il lorsqu'il apprendrai que le mensonge était une seconde nature chez les femmes de son espèce ? Se sentirait-il trahis ? Lui en voudrait-il ? Elle ne s'offusquerait pas qu'il le fasse, quoiqu’elle fut toujours sincère avec lui. Sagami  osa enfin affronter le regard de l'homme, levant vers lui un visage épuisé et remplis de doutes.  Elle séchât totalement ses larmes et inspira profondément. Lui faire face avec dignité ?

Faites attention en rentrant. N'écoutez pas mes caprices, ils étaient inconsidérés. J'ai été ravie de passer tout ce temps en votre compagnie. J'espère que...l'avenir vous réserve de grande choses et je prierai chaque jour pour votre sécurité. Elle annonça avec une voix qu'elle espérait calme et assurée, sourire triste aux lèvres. Fragile jeune femme sous une parure de déesse.[/color][/color]
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MessageSujet: Re: " À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. " Mar 30 Juil - 3:18

Se dressant face à la Geisha, Toshiro l'écoute lui répondre, partant dans un sanglot presque sans fin.
Dans le silence, les mains de la femme s'accroche au vêtement de l'homme et vient le remercier d'une façon étrange. La demoiselle n'est pas la même que d'habitude où sa voix ne se fait pas tremblante comme ça.
L'homme reste là, son regard posé sur elle et ce qu'elle fait. Son inquiétude s'est éteint, mais pour combien de temps ?...
Le temps semble interminable entre les gémissements de Sagami et ce silence gênant que le regard du capitaine se balade à droite et à gauche un instant. Puis, l'homme soupire doucement, avant de se baisser pour être à sa hauteur. Les mains de la geisha se détâche du haut du guerrier pour retourner sur le visage de Sagami. Celle-ci n'ose pas lui montrer son visage et préfère le cacher et continuer à pleurer. Shimada Toshiro la regarde pendant un instant, avant de lui adresser quelques mots réconfortant :
- Calme toi... C'est passé, calme toi...

C'était tout ? Juste lui demander de se calmer alors qu'elle se sent honteuse, pleurant de tout son être ?! Toshiro n'a jamais apprid à réconforter les faibles et les pleurnicheries. C'est nouveau pour lui.
Cependant, ce dernier pense avoir une solution à ce mal qui ronge l'intérieur de la demoiselle et qui la rend triste ainsi. D'une main, le Taisho vient caresser le dessus d'une main qui cache son visage mouillée. Un simple geste, mais qui peut en dire long sur sa signification. Du respect ? De l'amour ? De la maladresse ? De l'amitier ?
Un peu de tout à la fois en réalité, car Toshiro n'a jamais connu l'amour envers le sexe opposé. Aujourd'hui, c'est surement le cas, mais comment le lui montrer avec délicatesse, avec fluidité ?

Le général Phénix ne fait rien et préfère se relever doucement mais surement, quand soudain Sagami s'accroche encore à lui, voulant le retenir... Voulant sa présence tout simplement pour etre réconfortée.
Sagami ne le regarde pas, mais lui demande de rester. Est-ce un ordre ? Son interlocuteur se demande avant de comprendre dans son regard son ressenti. L'interrogation de Toshiro se confirme belle et bien ; Ne jamais partir et rester là pour la consoler de sa honte qui la rend triste.
Ce dernier ne répond pas de suite à la Geisha pour l'instant mais continue de la regarder se remettre du mieux que possible de ces émotions fortes.
Sagami lui adresse une dernière fois la parole, souhaitant effacer de sa mémoire sans doute, les caprises qui sont sortient de sa bouche et lui souhaite un obn retour. Mais ces mots sonnent faux et encore plus à ses oreilles lorsque Sagami lui affiche ce sourire.
Celui du général du clan des Setsu s'efface bien vite, avant même de s'être dévoilé. La franchise est une caractéristique dont le capitaine aime le plus chez ses amis, et les samouraïs. Et il en va de même pour une Geisha, pour Sagami.
Chinatsu aura beau lui faire son plus beau sourire aujourd'hui, ça ne changera rien. Car sur le coup, Toshiro comprend le sens du mot "Mentir".
L'homme cherche les mots juste un instant, toujours debout avant de les dévoiler :
- Tu ne devrais pas te cacher derrière ce masque... Ce n'est pas toi, ce n'est pas....
Le général Phénix se taie et recule doucement sans la regarder pour ne pas se dévoiler la face trop rapidement. Toshiro souhaite la savoir réfléchir à ces mots, et les comprendre mais pas que ça.
- Tu es pas celle que j'aime. Et c'est dommage...
Murmure doucement le Taisho avant d'ouvrir et de sortir son corps de la pièce et de fermer juste derrière elle, sans se retourner. Son geste se fait simple, sans remord, ni hésitations. Est-ce le seul moyen pour couper court à cette conversation, à ces pleurs ? le capitaine Toshiro ne peut pas vraiment donner de réponse pour l'instant, car tout se mélange, se confond... C'est juste un grand bazard.
Mais à présent, plus rien ne le retient et partir est la meilleure solution à faire. Toshiro ne doit pas plus traîner s'il veut être encore crédible à son lieu de travail. Qui plus est, l'heure tourne et en trainant ainsi, Toshiro arrivera au petit matin et non dans la nuit, comme souhaité.
Alors, subitement, le capitaine accélère le pas et se dirige vers la sortie du bâtiment.
Dehors, Shimada Toshiro retrouve son cheval et grimpe rapidement dessus après k'avoir détâché. Le capitaine demande à son cheval de tourner à gauche avant de partir en direction de la sortie de la capitale l'air naturel.
Tout autour de lui, les hommes et femmes ne le dévisagent plus comme étant un éventuel danger, mais comme un héros.
Le Taisho du clan Setsu retourne à la maison, sur ses terres en pleine nuit, et surtout en vie. Dans sa tête, l'amoureux se repasse la douce mélodie que la belle Sagami lui a chanté.
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" À la fois éloignée et proche, telle est la relation homme-femme. "

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