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 On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE]

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MessageSujet: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Lun 1 Juil - 20:07

Soutegai a écrit:
Un meurtrier court sur Geki et a déjà fait quatre victimes. Toutes viennent d'une maison de geisha réputée et le quartier des plaisirs est aux abois. Mettrez vous fin à cette panique ?

____________

[size=15.199999809265137]Cela faisait des années que la maison Natsuyuri n'avait plus connu ce genre de drame. Trois jours après le meurtre, les geisha pleuraient encore la mort de Makuwauri. C'était encore l'une des plus sincères et plus gentilles des geiko. Pas spécialement belle, mais connue pour ses deux melons, c'était un choc pour tout le monde. On avait retrouvé son corps le matin, a quelques pas seulement de la maison. Le cœur transpercé. Des jeunes shikomiko, responsables de la lessive ce jour-là et donc sorties pendre le linge, l'avaient vu. Le corps laver comme il faut, un couteau entre les deux mains pour chasser les mauvais esprits, un oreiller bien décorer et les lèvres gardées humides, on attendait toutes la veillée funèbre, demain.

Okâsan était dans tout ses états depuis. Ne sachant pas quoi faire et où donner de la tête. En revint à moi alors quelques devoirs, en tant qu'atotori, l’héritière de la maison Natsuyuri. M'occupent alors principalement des rites funéraires de ma sœur, j'appris qu'on n'était pas la seule maison vivant le drame. On était déjà les troisièmes victimes. J'avais essayé de garder ca secret, mais dans les hanamachi, les rumeurs circulent bien trop vite et voila qu'on était passées d'une ambiance sombre et triste à une ambiance paniquée et chaotique. Chacune des geisha avait maintenant peur pour sa peau. Plus personne n'osait sortir dehors, seule.

« Oneesan ! Denbee-taisho est là ! Tu penses qu'il est venu nous aider ? »

Cela m'étonnerai. Il était sûrement là pour se reposer de son bureau. Comme presque tous les jours il venait pour se faire servir et dormir. Mais je comptais bien le secouer aujourd'hui. N'était-ce pas aussi le boulot d'un danna de la protéger ? Et puis, n'était-ce pas surtout le boulot d'un taisho... De retrouver un meurtrier ? Il n'allait certainement pas boire son petit thé d'algues puantes aujourd'hui !

« Denbee-taisho... Je suis contente de vous voir [/size][size=8.800000190734863]pour une fois[/size].[size=15.199999809265137] Avez-vous déjà entendu parler de cette sale affaire ? Makuwauri, l'une de mes sœurs, est morte... Ne pensez-vous pas y faire quelque chose ? C'est déjà la troisième ! On ne se sent plus du tout en sécurité... »[/size]

[size=15.199999809265137]Et je continuais, sans arrêt. Je vidais mon sac. Il fallait qu'il trouve le coupable ! Mais il n'avait pas l'air d'écouter. Ça ne l'intéressait pas du tout... Je me tus même quand je l'entendis soupirer. Incroyable. Et j'avais à peine le temps de reprendre ma tirade qu'il se levait, lentement, très lentement. Murmurant des choses du genre

« Super-den... Même pas le temps de se reposer... J'ai plus qu'a refaire le chemin-den... »

J'étais abasourdie. Il était encore plus fainéant que je ne le pensais. Comment était-il devenu taisho déjà ??? Ne voulant pas y croire je l'avais retenu par l'épaule. Il n'avait pas trouvé mieux a faire que de me regarder avec son énorme œil. Se demandant très certainement ce que j’essayai de faire. Il n'en fallait pas plus pour me faire lâcher prise, l'insultant de toutes les saletés du monde intérieurement. Qu'il ne se montre plus ici pendant un moment !

Dès qu'il était partit, okâsan avait ouvert ma porte. Ayant très certainement écouté à la porte, vu son visage déçu et choqué, elle me regardait avec ses grands yeux, faisant signe de m'approcher. Une quatrième victime serait tombée il y a peu. Dans une autre okiya.

« Va te renseigner, Rakurai... On doit en savoir plus. Si même le taisho ne s'intéresse plus à notre cause, j'ai bien peur qu'on devra s'y prendre nous-mêmes. »

Cet alors que je partis avec Miharu, vers la Maison des Lys, où avait eut lieu le dernier meurtre. Vêtues de nos jolis kimono, mais pas spécialement maquillées et coiffées. J'étais encore toujours choqué de la réaction du taisho. Même Miharu, qui adorait cet homme, ne lui trouvait pas d'excuses. Et même si elle en avait... Elle n'était pas assez bête pour les proposer.
Arrivées au fameux okiya, que je savais être l'un de nos concurrents, on se présentait à deux geiko se trouvant très par hasard à la sortie. Je leur demandai comment elles allaient. Elles, mais surtout la maison, après une telle perte. Partageant comment nous on l'avait vécu et les cérémonies à préparer. Histoire de ne pas leur parler directement du meurtre, du comment du pourquoi.[/size]
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Denbee Eisei

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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Mar 2 Juil - 5:52

« Il faudrait faire ceci », « je ne saurai que vous proposer de faire cela », « je vous encourage vivement à faire ci », « Gekigami vous regarde, alors faites-le ! », « le Daimyo en sera averti si vous ne faites rien !! », « FAITES QUELQUE-CHOSE !!! » ... Je collectionnais les billets revendicatifs, que ce soit à propos de cette histoire de meurtre ou de n'importe quoi d'autre-den. Civils, recrues, lieutenants avaient mis du cœur à l'ouvrage pour me faire comprendre le message et, pour dire ô combien la situation exigeait que je m'y mettes, même le Taisa, ce grand cachottier, m'avait laissé un message en gros caractère sur la porte. Il en avait également mis quelques-uns sur la fenêtre, dans mon futon et plus généralement sur tous les murs et coins de table-den. Je crois même en avoir retrouvé un sur mon bokken, à moins que ce n'aie été le même que celui qui se trouvait sur l'érable en pot. Je n'avais donc pas eu le choix et avais fait quelque-chose : j'avais repoussé toutes ces notes, avais attrapé mon nouveau sandogasa offert par ma charmante geisha favorite, qui en avait par ailleurs profité pour le faire signer dans le dos d'un tout aussi charmant « Bottez-moi les fesses ! » et d'un plus discret « Rakurai est la plus belle » à l'intérieur (ce qui ne m'empêchait absolument pas de le mettre, après tout, il me protégeait tout autant de la pluie et m'évitait d'avoir à porter une infâme ombrelle partout), avais pensé à prendre mon bokken fraîchement destitué de son parchemin vindicatif, avais enfilé mes waraji, mon haori toujours aussi sale et puant avant de faire ce que tout le monde attendait de moi : partir me réfugier dans l'hanamachi pour y boire un bon thé loin de toute cette pression. Le fait qu'il s'agissait aussi du lieu de prédilection du meurtrier qu'on me poussait à pourchasser n'y changeait rien ; j'y avais mes habitudes, un imbécile aux idées barbares avait beau y faire régner terreur et angoisse, il n'en restait pas moins le second sur ce territoire et j'y étais le premier. J'avais en outre bien trop la flemme de chercher un autre lieu de tranquillité-den.

Je m'étais donc rendu à la maison Natsuyuri, croyant échapper à mon travail comme d'habitude. Mais c'était sans compter sur Raku, toujours bien vivante, qui m'avait sauté dessus à peine assis à ma place à présent attitrée pour me rappeler ô combien la situation exigeait décidément que je m'y mettes. Je n'avais rien répondu, ne l'avais même pas écouté, comme chaque fois qu'elle commençait à enchaîner des phrases où les mots se suivaient à une vitesse bien trop importante pour mon petit cerveau ralentis soi-dit en passant. Je m'étais finalement levé et avais pris la direction de la porte-den. Elle avait bien essayé de me retenir, mais ça n'avait rien changé. Ça ne changeait jamais rien ; les gens mourraient et... quoi ? Incroyable ! Ils étaient morts-den. Personne n'y pouvait rien et moi le premier. Je ne connaissais pas bien Makuwauri et ne l'avais rencontré qu'une seule fois, dix secondes en passant, le temps de fermer l’œil face à l'aérodynamisme de ses atouts propulsés par le rythme de sa danse. Et ça ne changeait rien du tout à l'histoire : elle était morte et je n'avais pas le don de la ramener à la vie-den. Personne ne l'avait et pourtant, pourtant, qui est-ce qu'on insultait ? Le Taisho. Il fallait bien un coupable-den. Et je l'étais forcément : qui peut-on mieux accuser de ne rien faire qu'un fainéant ?

Je me retrouvais de ce fait dehors, sous la pluie, dans un cul-de-sac juste à côté du Lys d'été, à fumer ma pipe en attendant de trouver la motivation nécessaire pour refaire le chemin à l'envers quand la rumeur commença à se propager. Un nouvel assassinat, une victime en plus, une geisha en moins. Encore une geisha, me dis-je pour le coup, trouvant l'affaire franchement ennuyante. Aucune nouveauté dans le procédé, quatre geishas d'affilée en... combien de jour ? Le premier billet que j'avais reçu à ce sujet remontait à la semaine dernière, ou peut-être plus. J'avais eu le temps d'y renverser plusieurs soupes et d'y laisser s'y accrocher plusieurs brochettes-den. J'éprouvai l'intérieur de mon oreille, décidément agacé. Les rues de Kenshu étaient déjà  suffisamment bien monotones comme ça, sans parler du temps régulièrement mauvais et des décorations, affiches, valses humaines qui ne changeaient jamais sans qu'un meurtrier ne se mette en tête de participer davantage de cette atmosphère déprimante-den. Et je n'avais toujours pas bu mon thé aux algues, moi, dans cette histoire. Comment est-ce que j'étais censé pouvoir faire quelque-chose sans avoir bu mon thé aux algues ni mangé mes konbu ? Mais ça, évidemment, tout le monde s'en fichait. Au quartier des plaisirs, les morts sont rois et on laisse les pauvres vivants dépérir sous la pluie-den.

Au moment même où je me fis cette remarque, un bruit de chute qui n'avait rien à voir avec celle de l'eau continuelle se fit entendre derrière moi. Je me retournai sans me sortir le doigt de l'oreille, mon kiseru toujours fumant dans la bouche-den. J'interrogeai du regard les planches en face de moi, a priori aussi immobiles que n'importe quelle autre planche du même bois, avant de finalement remarquer ce qui venait de choir. Je m'en approchai, quoique tremblant et pas très fier sur le moment ; les différentes images d'un assassin tueur de geisha défilaient dans ma tête et ce bien malgré le fait que je n'étais pas une jeune femme particulièrement sublime-den. Je n'étais même pas un homme particulièrement sublime. En fait, je n'étais tout simplement pas un homme sublime, voire, pas un homme particulier tout court, voilà-den.

Aussi, et essayant d'ignorer le frisson qui me soufflait à l'oreille que le tueur avait peut-être changé d'avis sur ses victimes pour leur préférer des hommes pas vraiment particuliers, je restai un long moment à regarder le kézako blanc dans sa flaque d'eau boueuse-den. Je le regardai un très long moment, le temps d'être sûr que lorsque je relèverais la tête vers les toits je n'y verrai rien d'effrayant ou de susceptible de correspondre à un meurtrier. Avec un sourire crispé, je rabaissai ma figure une fois acquitté de cette tâche pour reposer l’œil sur ce qui me semblait maintenant être un masque du même acabit que ceux que l'on retrouve dans le Nō-den. Je le ramassai pour mieux le voir et fus bien rassuré de constater que lui non plus n'avait rien de particulier, si ce n'est des traces de boue qui venaient entacher la vieille peinture rouge projetée ici et là autour des ouvertures des yeux et d'un coin de la bouche. Je le tournai et retournai dans ma main avant d'hausser l'épaule, heureux de ma nouvelle acquisition-den. Ça faisait toujours joli sur un mur.  

Je décidai juste après de mettre enfin les voiles pour rentrer chez moi-den. J'étais en train d'essuyer le faciès de bois sur mon haori brun et détrempé quand j'esquivai de peu une Raku et une Miharu en pleine sortie. Mon reflex fut de porter l'objet à ma figure pour l'y dissimuler, ce qui ne servait pas vraiment à grand chose puisque personne ne prêtait jamais attention à ma présence, quand bien même les gens avaient de bonnes raisons d'y faire attention et ce bien malgré le fait que je portais toujours des kimonos d'un violet criard décoré d'un motif de papillons jaunes reproduits à l'infini sur tous les bords. Ma chance fut de trouver le port agréable à défaut d'être utile et de surprendre les dernières recommandations de l'okâsan pour ses protégées-den. Ainsi donc avaient-elles décidé de se charger de cette affaire seules. Voilà qui devenait plus intéressant dans le quartier ; voir un coup de foudre poursuivre un coup de couteau, ça méritait au moins le détour-den. Souriant pour moi-même avant d'ôter ma pipe, j'enfilai la cordelette autour de ma tête difforme avant de me lancer à la suite des deux demoiselles. Personne ne pourrait m'accuser d'avoir fait quelque-chose, ce qui aurait été bien pire qu'accuser un fainéant de ne rien faire-den. Ma réputation était sauve et mon bureau ne servirait plus de fourre-toute-doléance. Jamais on ne m'y prendrait à résoudre des problèmes, je savais trop bien quelle façon ils avaient d'en attirer d'autres et alors c'était la porte ouverte à toutes les demandes, chats coincés dans des arbres y compris-den. Évidemment, je ne réalisai pas à ce moment-là combien je restais repérable de part mon accoutrement et à quel point le masque de Nō était inutile dans ma vaine démarche de discrétion.

Je rejoignis assez vite Raku et sa petite sœur devant une autre maison de geisha, dans laquelle j'avais déjà mis les pieds avec mon prédécesseur le jour où il s'était mis en tête de me trouver une favorite-den. Je ne me souvenais pas vraiment des visages qui y vivaient et il en était très certainement de même dans l'autre sens me concernant. J'intervins lorsque Rakurai demanda aux filles présentes comment elles allaient-den. Je ne pus pas m'empêcher d'ouvrir la bouche après que l'une ait répondu et de demander :
« Alors, qui c'est qui est mort-den ? » d'une voix étouffée par le bois on-ne-peut-plus déplacée.

Je réalisai en voyant les regards humides qu'on me lança ce que je venais de dire. Et que ma chance finissait toujours par obtenir de moi ce qu'elle n'arrivait pas à me faire faire en accumulant les billets sur mon kotatsu-den.


Dernière édition par Denbee Eisei le Dim 25 Aoû - 20:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Mar 2 Juil - 10:51

Les premiers yeux qui s'étaient posé sur le cadavre rougis de sang qui gisais dans le petit jardin intérieur de la Maison des Lys, étaient ceux d'un ambre profond de la douce Masamune. Elle avait pris depuis son arrivée à la maison de toujours se levers avant les autres pour pouvoir profiter de l'air frais sans avoir à se méfier des rayons du soleil. Ses prunelles tout feu toute flammes s'étaient écarquillées et elle avait hurlé à la mort. Un cris absolument déchirant qui sans doutes avait traversé tout le quartiers des plaisirs en plus d'avoir mis en alerte toute la sororité qui s'était levée sur le pied de guerre. Des Geisha et des courtisanes se précipitant de toutes parts dans la Maison pour essayer de comprendre ce qu'il se passait. La seconde personne qui avait assisté à la scène avait crus vomir.  Ses yeux s'étaient ouverts sur quelque chose qui était au moins fascinant qu'il était horrible. La femme était allongée sur le dos et il était impossible de ne pas voir le couteau qui transperçait son cœur. Elle avait été poignardée deux autres fois, visiblement elle s'était débattue. Masamune dans son nagajuban blanc, pas encore habillée, s'était jetée sur le cadavre comme si elle avait pus l’empêcher de mourir, agenouillée dans la marre de sang elle se balançait d'avant en arrière, le visage couvert du sang qu'elle avait eût dans les mains ses yeux remplis de larmes résolument fixés sur ceux de la morte qui s'étaient révulsés au moment ou on l'avait tuée. La seconde personne, Sagami de son prénom s'était retournée vivement pour empêcher d'autres personnes de voir la scène. Yuya s'était précipitée elle, espérant se faufiler et savoir ce qu'on lui cachait mais sa sœur aînée l'en avait défendu l'a serrant contre son cœur.
Yuya vas chercher Aï et interdit-lui de venir dans cette partie de la maison. Vous irez chercher Mama-sama d'accord ? Et ensuite faites vous oublier.

Du reste comme Masamune était encore terriblement choquée de ce qu'elle avait vu Chitose était venu la remplacer et à l'aide de quelques habilleurs on avait déplacé le corps et nettoyé le sang pour ne pas faire de mal aux plus  jeunes. La Matrone de L'Okiya avait annoncé que l'on fermait les portes et que les rites funéraires devaient être entamés cependant qu'avec l'aide de Chitose et Chinatsu elle lavait le corps de la jeune femme retrouvée ce matin là. Chinatsu n'avait tenu bon que grace à son incroyable capacité à faire les choses bien tout en pensant à quelque chose de diamétralement différent. Elle refusait d'admettre qu'elle lavait le cadavre de l'une de ses sœurs. Hanashizune sans contextes avait été la plus grande danseuse de la Maison des Lys peu importe combien Chinatsu pouvait être gracieuse, combien elle pouvait fasciner, l'expressivité fabuleuse et captivante de l'autre  Geisha. Sans être une beauté astrale, Hanashizune avait possédé pour elle ce charme si doux que l'on offrait aux personnes un peu rondes. Elle avait toujours été un peu ronde, avec de belles formes c'était une femme plantureuse au regard tendre. Une douceur infinie dans cet univers de convoitise et de jalousie et tout le monde, tout le monde l'avait toujours respectée pour sa maîtrise si parfaite des danses traditionnelles.

Une fois le choc de sa mort passé, un peu plus tard dans la journée, la maison toujours en ébullition s'était mise à manifester une vive colère. C'était la quatrième bon sang ! Elle étaient entrain de fabriquer un petit palanquin fleuris pour aider l'âme de leur  déplorée sœur à rejoindre l'autre monde lorsque Miwako, qui arborait fièrement son tour de poitrine affolant, avait prit la parole d'un air plus que furieux.
Hanashizune était une femme adorable ! Mais bon sang il y à déjà trois autres victimes, j'ai même entendu dire que Natsuyuri n'a pas été épargnée...Mais nous ! Qu'on connaisse ça  nous alors qu'on à toujours  parfaitement respecté toutes les traditions  à la lettre ! Cette maison est irréprochable et...mais que faut-il de plus au Taisho pour intervenir? Chinatsu n'avait pas répliqué. Mais avait hoché la  tête il était évident que si l'armée n'intervenait pas maintenant les choses risquaient de devenir dangereuses, bien plus qu'elles de ne l'étaient déjà. Miwako fut  appuyée d'une bonne dizaine  de  « oui ! » , «  c'est scandaleux ! Un outrage ! » et une petite centaine de sanglots étouffés. La princesse Kenshu elle se demandait comme elle trouvait la force d'être encore calme. Personne n'avait eu le cœur à se maquiller et on avait simplement revêtu les kimono marqués de l'emblème de la maison dont la morte avait elle-même été habillée. De somptueux tissus noirs parsemés de Lys blancs. Un seul coiffeur s'était vu invité pour parfaire la coiffe d'Hanashizune, les autres avaient délaissé ce qui faisait d'elle les femmes les plus réputées d'entre les réputées : le seul qui serait splendide ce jour là était au fond de son lit de morte. Les cheveux des autres avaient simplement été relevée en divers chignons afin de les laisser libres de leurs mouvements.

Jamais, jamais depuis la mort de la petite Maï des années auparavant la Maison des Lys n'avait connu pareil drame. Et si tout semblait avancer correctement  sans agitation inutile : tout le bon déroulement de la journée était essentiellement fondé sur la cohésion du groupe. Et puis en début d'aprés-midi deux autres Geisha venu d'un peu plus loin dans le quartier étaient venu s'enquérir courageusement de la situation. Comment se portait la maison ? Comment se déroulaient les rîtes ? Elles comprenaient elles avaient vécu le même drame.  Chinatsu s'était avancée vers les deux jeunes filles de sa maison et avait été figée dans son élan par la vision de l'homme qui était arrivé. Comment ne pas le reconnaître ? Il était déjà venu ici et si les circonstances de son désintérêt chroniques pour les fleurs  de l'Okiya restaient troubles il n'en demeurait pas moins qu'il n'était pas le bienvenu ici. Ce qui était arrivé restait une preuve de sa chronique incompétence. Il lui fallait quatre meurtres pour montrer le bout de son nez ? Mais ses mots finirent de mettre à mal la stabilité mentale durement conservée de la chanteuse. L'une des Geiko devant l'entrée fondit brusquement en larmes. On avait -toute la journée durant- tenté d'éviter cette forme de brusquerie afin d’atténuer la douleur. C'est donc ce moment que Chinatsu choisit pour faire les  quelques  pas qui la séparait de ses sœur.  Son visage fin , aux traits aristocratiques dépourvu de tout maquillage était apparu. Ses prunelles avaient superbement ignoré le Taisho pour se poser un instant sur le visage des deux inconnues. Elle ne leur avait pas immédiatement adressé la parole  se tournant vers celle de ses sœur qui tenait encore le choc.
Komoro tu ne voudrais pas emmener Mana se reposer ? Tu en à bien besoin toi aussi. Je m'occupe du reste ne t'en fait pas. la dite Komoro opina du chef bien trop heureuse de  pouvoir s'éloigner de l'endroit. Seule Chinatsu resta et sans poser une seule fois son regard aux saveurs d'orage sur l'homme, s'inclina légèrement en direction des deux autres femmes les remerciant de leur bonté et de s'être déplacée alors qu'elles avaient elles-même une sœur  à pleurer. La maison faisait de son mieux pour traverser la chose. Mais la douleur était là.

Après seulement , la jeune femme daigna se rendre compte de la présence du Taisho auquel elle adressa un sourire qui aurait pus paraître parfaitement doux et polit à quiconque n'était de la profession. Ses prunelles claires  se nervurèrent  d'une rage sans nom don rien ne parut jamais  ni dans le ton que la demoiselle utilisa pour parler ni dans son visage toujours polit.
La Maison est absolument ravie que le Seigneur Denbee s'intéresse à la situation. elle s'inclina légèrement avant de reprendre Nous avons perdu Hanashizune ce matin. Elle était de loin la plus fabuleuse des danseuse que j'ai connu

Elle semblat se souvenir qu'elle ne s'était présentée auprès de ses deux consœur et du reste si elles l'avaient fait, c'était avant qu'elle ne traverse le couloir. Elle s'inclina une nouvelle fois avec un sourire honnête.
Je suis Chinatsu de la Maison des Lys. elle s'écarta lentement pour les laisser entrer tous les trois. Il n'y avait pas de raison qu'elles ne le puisse pas et il semblait évident qu'elle n'étaient pas venu uniquement pour présenter leurs condoléances. Alors elle attendait simplement la suite, restant attentive à ce qu'il se passait autour.
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Enako Shinsuke

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MessageSujet: Beauté fanée Mer 10 Juil - 4:21


Ubazakura

- 姥桜 -




    Du fond de la petite pièce, un son de mastications permanentes résonnait. Ayant été appelé à se rendre en ce lieu, Shinsuke attendait - plutôt impatiemment - que son hôte ne se montre enfin. Une mission avait été confiée à la famille Enako, qu'il avait été écrit dans une missive. Et depuis, le jeune homme passait le temps comme il le pouvait, avec les divers gâteaux qui accompagnaient le thé.

    Déjà que recevoir un tel ordre sans autre forme ni fond, alors en plus avec la pluie diluvienne qui s'abattait sur la capitale de Geki, l'humeur de Shinsuke était relativement morose. Et donc, quoi de mieux que des petites douceurs pour se remonter le moral, hm ?

    Le shoji se mit finalement à glisser, et à s'ouvrir presque trop lentement. N'ayant nul besoin d'y jeter un regard, le shinobi avait déjà senti la présence de sa cousine, Arame, alors qu'elle approchait dans le couloir. Ou plutôt, il avait entendu sa façon si animale de marcher, qu'il avait pu la reconnaitre au bruit de ses pas.

    Sans aucune forme de cérémonie quelconque et superficielle, elle vint s'assoir face à lui. Arame prit la parole en premier.

    - Tu as entendu parler des meurtres qui ont récemment eu lieu dans le quartier des plaisirs ?

    - Les trois malheureuses douceurs des maisons de geisha différentes ? Tu m'étonnes, ça a fait pas mal de bruit, cette histoire.

    - Il y en a eu une quatrième, ce matin. La famille t'ordonne de t'en occuper.

    - Hein ? Pourquoi moi ? Laissons donc les metsukes s'en charger, c'est leur boulot après tout.

    - Ce n'est pas aussi simple... On soupçonne quelqu'un de notre village. Si c'est bel et bien le cas, la responsabilité nous revient.

    Shinsuke claqua la langue. Il y avait un problème en ville, et en plus qu'il faille s'en occuper, il fallait qu'un autre shinobi soit impliqué là-dedans.
    Durant plusieurs minutes, il discuta avec sa cousine de cette affaire, les formalités d'usage, comment se fondre dans la masse, et aussi et surtout l'endroit où il avait le plus de chance de trouver une piste.

    Le jeune homme lui suggéra même de s'en occuper elle-même, prétextant qu'elle pourrait se faire passer pour une courtisane au vue de ses charmes pour le moins indéniables. Elle le cogna pour s'être palpé une poitrine imaginaire devant elle. Bref, voici le "pourquoi du comment".

    L'amateur de sucreries marchait à présent dans les rues désertées par la pluie. Il se dirigeait vers la maison de geisha, comme il le lui avait été indiqué. C'était l'une des plus réputées ; pour sûr, elle recelait des trésors d'une rare beauté. Vêtu d'un haori et d'un hakama d'une sombre couleur marron, ses deux ninjatô se faisant passer pour un katana et un wakizashi pendouillant à sa taille, Shinsuke se présenta au seuil de la bâtisse la Maison du Lys.

    Il y avait déjà beaucoup de personnes, plus que ce que le jeune homme n'avait pensé, et d'abord sans attirer l'attention sur lui, il écouta les propos des gens présents. Entre eux, deux jeunes femmes paraissaient irritées derrière leurs masques faits de poudre et de colorants, tandis que les autres étaient abattues. Au centre de l'attention des deux premières, un homme se tenait nonchalamment face à elles. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'était pas quelqu'un de très subtil dans ce genre de situation...

    Shinsuke retint les noms évoqués. Seigneur Denbee, Hanashizune, Chinatsu... Après avoir salué au préalable l'autre femme et l'homme, il décida de s'adresser directement à cette derrière. Pour cause, son assurance et ses pieds déchaussées démontraient qu'elle habitait ce lieu.

    - Ēto... Pardon de vous interrompre, mon nom est Sasura Shinsuke, je suis un metsuke au service de Kenshu-dono.

    Il inclina légèrement la tête, et une goutte de pluie vint couler sur son front.

    - Cela peut vous sembler être une requête brusque au vu des circonstances, mais pourrais-je voir la jeune Hanashizune ? Voyez-vous, on m'a envoyé enquêter sur cette malheureuse histoire et je vous serai reconnaissant de m'y aider.

    Le but de sa question étant ici de pouvoir examiner le corps de la victime. Non pas par voyeurisme absurde, mais afin de comprendre comment cela avait pu se passer. Une marque large au niveau du cou l'aurait renseigner si cela avait été fait avec une corde. Un œil gonflé par un poison qui était sans protection, ou encore une incision nette et précise à un unique endroit... Si tel sera le cas, alors oui, cette affaire était de la responsabilité d'un shinobi.

    Si toutefois l'examen de la fille ne pouvait avoir lieu pour une raison quelconque, Shinsuke devra se rabattre sur les dires des personnes ayant lavé et habillé le corps.







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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Mar 23 Juil - 16:57

Comme d'habitude, tout mes plans venaient de tomber à l'eau. Alors que je voulais passer un moment calme avec les geiko de l'autre okiya, buvant un bon thé vert en partageant les bons souvenirs qu'on avait chacune de nos sœurs respectives. Tout ça non seulement dans le but de collectionner les informations, mais surtout parce qu'en quelques sortes c'était une période très délicate, où toutes les geisha des maisons différentes étaient liées. Un moment unique en sorte. On ne pouvait pas toujours se permettre de passer une après-midi avec ces rivales, sans se lancer des piques dans le but de voler des clients. Mais mon danna en avait décidé autrement.

Les filles n'avaient à peine eu le temps de répondre qu'un type louche s'était joint à nous. Le type louche n'était autre que le taisho fainéant. Essayant sûrement de passer inaperçu avec son drôle de masque, il avait – comme toujours – été trop fainéant pour enlever son chapeau que je lui avais offert, et son kimono ridicule. Chapeau personnalisé par mes soins, après avoir transformé son ancien sandogasa en pot à Bonzai. Bref, il était apparu à côté de nous et alors que Miharu sautait presque de joie, je préférais l'ignorer. Car non seulement il avait mal agit envers notre maison, mais en plus il manquait de respect aux deux pauvres filles qui venaient de perdre leur sœur.

Mais ce n'était de loin pas la seule personne a rejoindre le petit groupe qui se tenait a l'entrée de l'Okiya. Une nouvelle geisha avait fait son apparition. Incroyablement belle, je regrettai déjà de ne pas m'être au moins coiffée. Je savais très bien qui s'était. La beauté de La Maison des Lys. Elle était connue dans tout l'hanamachi et ses petites-soeurs étaient très certainement des rivales redoutables pour Miharu. Puis sa façon de parler, regarder et se déplacer... Elle était douée. Elle avait l'air du genre à savoir comment insulter tout en restant incroyablement polie et charmante. Dommage que Eis était bien trop in-intéressé pour le remarquer.

Chinatsu venait de nous inviter à l’intérieur, qu'un nouvel arrivant (encore!) fit son apparition. Certes moins rude que le taisho, mais toujours dans un style peu délicat. Les ninjas aussi se mêlaient de l'affaire maintenant. Décidément, si okâsan aurait eut plus de patience, je n'aurais pas dû jouer au détective. Mais leur manque de tact me faisait hésiter de laisser ces deux hommes s'en occuper. C'était des hommes après tout... Et certainement pas les plus intelligents. Qu'est ce qu'ils savent des geisha ? L'histoire m’inquiétait beaucoup et je n'étais pas sur si je faisais confiance au jeune Sasura Shinsuke. Il n'y a même pas question sur le taisho... Plutôt mourir que faire confiance a un tel incapable. Surtout déguisé en sorte de yokai raté, pour faire peur aux enfants.

« Pardonnez Denbee-Taisho, s'il vous plait, c'est un homme bien mais il manque très souvent de tact... »

Alors que Chinatsu nous faisait tous entrer, le taisho suivit de ma petite-soeur, moi même et le ninja, j'avais pris le temps de me pencher vers la belle geisha pour m'excuser à la place de mon danna. Non seulement pour sa première remarque, mais surtout pour tout ce qui allait encore sortir de sa bouche. Tout cela en chuchotant pour ensuite se retourner vers le ninja.

« Je vous invite à passer ensuite par la maison Natsuyuri, Sasura-san. J'ai bien peur qu'il soit déjà trop tard d'analyser quoi que ce soit dans les deux autres okiya qui ont été victimes. »

Ils avaient certes déjà terminé leurs rites et les deux premiers cadavres n'étaient plus qu'une pile de cendre. Enfin bon, rien ne l'obligeait à passer voir Makuwauri. Elle était dans sa dernière phase avant la crémation, et ça en dérangerait sûrement plus d'une qu'on l'analyse à ce stade du rite. Puis un homme... En plus ! Ça lui porterait sûrement malheur dans son chemin vers le 'paradis'. Mais qu'est ce qui importe plus. Qu'elle ait du malheur, alors qu'on vient de l'assassiner – comme ci ce n'était pas déjà assez de malheur comme ca – où qu'on ne trouve pas le meurtrier avant qu'il ne frappe à nouveau.




[Je n'osais pas décider si Sagami accepte oui ou non de laisser examiner le corps... Donc je n'ai pas beaucoup avancé dans l'histoire, sorry pour ca. Bon rp à tout les trois ! (Et aussi sorry d'avoir fait attendre hinhin) Si il y a des trucs pas très clairs, mp moi ! Smile ]
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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Mer 31 Juil - 16:16

Je haussai une épaule tout en regardant la fille en pleurs se faire raccompagner à l'intérieur. Ces femmes alors-den... toujours en train d'en faire trop. Elles étaient toutes définitivement plus ennuyantes d'une maison à l'autre-den. Ça me déprimait. La seule compagnie agréable ici restait Miharu-den. Quoique... elle s'agitait un peu trop à mes côtés, visiblement très heureuse de me voir-là. Et c'était bien ma vaine-den. Malgré mon masque, tout le monde semblait me reconnaître et je tiquais chaque fois que j'entendais mon nom prononcé.

C'est finalement l'arrivée du metsuke qui me déstabilisa complètement-den. La présence d'un type comme ça ne me rassurait pas vraiment pour la simple et bonne raison que... ah... s'il était là c'est que j'avais des soucis à me faire et qu'il valait mieux pour ma poire que je ne fasse pas trop l'imbécile. Je m'empressai donc de rectifier le tir aussitôt les politesses échangées, tandis que nous marchions tous vers l'entrée de l'Okiya où nous invitait la prénommée Chinatsu-den. Celle-là ne m'inspirait aucune confiance. Ni aucun intérêt non plus d'ailleurs-den. Elle me semblait étrangement superficielle et me paraissait cacher derrière sa poudre des pensées bien plus sombres que ses yeux-den.

Je m'éclaircis calmement la gorge tout en suivant le mouvement, avant d'oser lâcher d'une petite voix, que j'espérai ne pas être assez forte pour que le soi-disant Sasura Shinsuke l'entende :
« Hm... euh… désolé-den... mais je ne suis pas Denbee-Taisho-den... je suis... ma voix était rendue sans timbre, sans intonation ni émotion particulière par le masque. Il me prêtait un sérieux indicible. J'avais l'impression de pouvoir dire n'importe quoi, tout le monde me croirait-den. Je suis Passan-san-den. Je me promène souvent dans l'hanamachi et cette histoire de meurtre m'a beaucoup intrigué-den. J'aime beaucoup les histoires de meurtre-den. Et les geisha-den. Ça m'intrigue beaucoup-den. Je me sentais m'enfoncer profondément dans ce que je racontais et ramais comme un matelot un jour de tempête. Enfin... bref-den. Je veux juste regarder-den. »

Je m'effaçai très vite du petit groupe pour me tourner vers Miharu qui m'interrogeait avec ses grands yeux innocents. Elle me tenait par le kimono, sans doute par peur que je ne m'échappe une nouvelle fois-den. Je m'accroupis pour lui parler, laissant les autres avancer. Je savais qu'ils ne remarqueraient de toute façon pas mon absence et qu'ils ne m'attendraient pas-den.
« Je crois que je sais qui est le coupable-den, lui dis-je tout d'abord. Elle jubila sur place et commença à me louer des dons et des magnificences extraordinaires-den. Je me fis vite descendre de son piédestal : C'est Raku-san-den ! »
La jeune fille hésita longtemps avant de réagir. Elle sembla essayer de peser la part de la blague et de sérieux dans mes propos et abandonna finalement pour me dire que c'était impossible-den. J'insistai :
« Mais si-den ! Elle ne vient pas d'ici-den. Elle vient d'Okaruto-den. Ce sont tous des barbares alcooliques là-bas-den ! Et tu connais son caractère-den ! Ça ne peut qu'être elle-den.
Je me relevai lentement, l'air grave, pour fixer la direction que le petit groupe avait prise. D'un geste majestueux, je désignai la silhouette de dos de Rakurai, alias Gaijin-baba-san-den (la vieille étrangère-san-den), tel était son surnom, et ajoutai :
- Car elle est jalouse de toutes les autres geisha de Kenshu qui me voudraient pour Danna-den ! »
Miharu cligna des yeux plusieurs fois et se demanda sans doute si je n'avais pas bu ou fumé quelque-chose de mauvais-den. Je le devinai sans aucun mal-den.
« Je manque de thé aux algues-den. C'est pour ça-den. Mais je suis sûr que c'est elle-den. Je comprends que tu ne veuilles pas le croire-den. C'est ta onee-san après tout-den. » Je lui caressai la tête avec condescendance avant d'être attiré par une odeur toute nouvelle que mes narines associèrent immédiatement au thé.

Prenant Miharu par la main, je suivis les exhalations délicieuses jusqu'à atteindre la pièce où reposait la morte-den. Sans aucune manière, ni sans me rendre compte des présences ici, je me jetai sur la jatte fumante de laquelle émanait l'odeur et me la vidait dans la bouche aussi sec. Je crois que je suis dépendant du thé-den.  
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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Ven 16 Aoû - 20:56

Des cris emmenaient de notre gauche. Des geisha, choquées horrifiées, en pleurs, venaient à notre rencontre en courant. Il n'en fallait pas plus pour que le chuunin dégaine ses deux ninjato et disparaisse dans la chambre où très certainement, se trouvait l'assassin ! Ne sachant pas si on devait suivre où non, je regardais au tour de moi, à la recherche de Miharu. Ne la voyant nulle part j'entrai à mon tour, sans hésiter, dans cette fameuse chambre. Celui qu'on pensait être l'assassin, n'était autre que mon stupide danna, en train de boire le matsugo no mizu. « L'eau du dernier moment » que les sœurs de la victime avaient préparé pour lui humidifier les lèvres. Un rite très important dans la cérémonie funéraire qui aidait la défunte dans sa réincarnation.

« Posez ça tout de suite, Passan-san, ce n'est pas du thé aux algues, mais de l'eau bouille aux huiles pour la défunte ! »

M'excusant une nouvelle fois face à Chinatsu et arrachant le bol des mains du taisho, je remis tout en place. Fusillant mon danna du regard. Le ninja, ayant depuis longtemps rangé ses armes s'était penché au-dessus de la défunte. Vu que le taisho venait de boire l'eau sacrée, cela ne lui portera pas encore plus de malheur d'examiner son corps. Après tout, le pire lui était déjà arrivé.
Avant de m'approcher du corps de la geisha à mon tour, je demandai a Miharu de surveiller Denbee-taisho. Qu'il ne touche plus à rien et éventuellement lui régler une tasse de thé qu'il se tienne tranquillement. Du coin de l’œil je voyais les geisha de l'okiya se retenir tant bien que mal pour ne pas nous sortir de cette pièce. Un tel manque de respect, j'avoue que ça serait très mal passé chez nous aussi. Si on n'était déjà pas très amis avec la Maison du Lys, voila que la situation s'était empirée.
La quatrième victime était belle. Certes pas comme sa sœur Chinatsu, mais elle avait de quoi se vanter. Vêtue entièrement de blanc, les jeunes femmes avaient fait de leur mieux pour nettoyer le corps dans un temps record. L'oreiller n'était pas encore prêt, en même temps, la victime venait d'être retrouvée il y a à peine 10 minutes. On avait lavé son maquillage, enlevé son kimono, il n'y a que sa coiffure - qu'ils arrangeaient en ce moment - qui disait que c'était une geisha. Celle-ci venait très certainement d'être faite il y a deux jours, tout au plus, mais avais subi quelques dommages après l'attaque. Orné de fleurs et d'un kanzachi, sobre et magnifique, noir, enrichi avec des perles couleur ciel et une unique fleur ébène. A côté de cela une autre pince, celle-ci rouge, garni de petites fleurs dans les mêmes tons qu'un couché de soleil. Deux magnifiques kanzachi qui faisaient presque oublier le peigne ambré, décoré de perles à son tour. Un mélange de couleurs qui devrait faire mal aux yeux, mais qui lui allaient à ravir. Même si pour ma part, j'aurais évité la deuxième pince...
Les maiko qui aidaient pour la coiffure, avaient fini et les geisha qui s'occupaient de l'oreiller venaient d'arriver avec tout le matériel. Ainsi qu'un couteau qu'ils posèrent sur sa poitrine. Shinsuke avait posé quelques questions à propos de la blessure que la victime avait subit, mais qu'on ne pouvait plus voir, couvert par son vêtement. On lui avait déjà piqué son « eau du dernier moment », alors si en plus il faut la déshabiller à nouveau, même la plus grande bourse d'or n'allait pas l'emmener jusqu'au paradis, la pauvre. Ça me faisait penser qu'il était de mon devoir de faire payer mon danna pour ce qu'il avait fait.

« Puis-je vous priez de quitter ces lieux ? On a des rites à préparer et des prières à chanter. Cela va aussi pour vous Seigneur Denbee. Je suis sûre que votre tasse de thé vous goûtera tout aussi bien dans nos salles d'invités. »

La dame que venait d'entrer dans la chambre ne s'était pas présentée, mais il était clair que c'était l'okasan de la maison. Les geisha qui s'étaient enfuies de la chambre, plus tôt, étaient sûrement parties prévenir leur mère qu'un barbare était apparu dans leur okiya. Et bien qu'elle était restée incroyablement polie lors de son discours, il était clair qu'elle aurait préféré nous sortir tous les quatre à coup de pieds. Ou plutôt tous les trois, le ninja s'était évaporé et n'était plus dans la pièce. Arrachant à nouveau la tasse des mains de mon danna, je le pris par le bras pour le faire sortir.

« N’oubliez pas d'offrir une belle somme pour que cette jeune femme puisse traverser le Sanzu-no-kawa* en paix. Vous leur devez bien cela, en tant qu'habitué de l'hanamachi qui s'intéresse aux meurtres, n'est-ce pas, Passan-san ? »

Je lui fis un sourire crispé et me retourna à nouveau vers les geisha de l'okiya Maison du Lys qui nous avaient suivit jusqu'à la sortie, s'assurant ainsi qu'on quitte bien les lieux. Je m'excusais alors une nouvelle fois pour l'impolitesse de mon danna, leur promettant une belle enveloppe okôden et leur souhaitant encore beaucoup de courage en ces temps difficiles.




*Fleuve de la mort
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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Sam 24 Aoû - 2:05

« Tu ne devrais pas leur promettre des choses qu'elles ne recevront jamais-den... soufflai-je sitôt que nous nous retrouvions seuls devant la porte fermée de l'Okiya. J'ôtai mon masque en maugréant sous la haine que me portait la ficelle emmêlée dans mes cheveux et poursuivis ensuite :
- Je dois vraiment lui donner quelque-chose-den ? Elle est morte de toute façon, ce n'est pas comme si ça allait lui payer un repas dans l'autre monde-den... »

Je crachai entre mes dents avant de reporter mon attention sur ledit masque à présent entre mes mains-den. Je ne le regardai pas vraiment ; c'était moins pour sa beauté que pour éviter le regard de ma favorite. Je savais que ma vision de la mort et ma façon de parler de celle-ci choquait les gens et pouvait passer pour de l'irrespect-den. Ça ne l'était en aucun cas, cependant, considérant le rapport très intime que j'avais pu entretenir des années durant avec les portes de l'au-delà, je préférais nettement passer mon chemin devant elles et ne plus avoir à accrocher mes mains à leurs barreaux-den.
« C'est vraiment ennuyant tous ces rituels et ces machins-den... Comme si ça allait changer quelque-chose-den... Le meurtrier court toujours et à part laisser un ninja voyeuriste satisfaire ses pulsions, ça n'a servi à rien-den... vous n'avez rien découvert de plus et je n'ai même pas eu le temps de boire mon thé-den... Ça, c'est de l'irrespect-den. Mis à part pleurer un cadavre et craindre un inconnu, les femmes ne sont décidément bonnes à rien-den... »
Je me crispai sur place en sentant les foudres de Raku s'abattre sur ma nuque.
« Sauf Miharu et toi, bien sûr-den, m'empressai-je d'ajouter sans me retourner. Et vôtre okâsan-den. Et ma mère-den. Et toutes les autres femmes extraordinaires que vous voudrez-den. » Je souris de biais, mal à l'aise, conscient que ma pirouette de rattrapage était absolument vaine. Rakurai était certainement en train de se dire que j'étais bien évidemment le mieux placé pour parler de l'utilité et des capacités des autres compte tenu que j'étais le plus inutile et le plus incapable de tous les hommes de Yokuni-den. Si seulement ç'avait été vrai...

Je me redressai un peu et jetai finalement un dernier coup d’œil à la rue, décidé à prendre cette histoire avec un semblant de sérieux-den. Il pleuvait toujours et, bien que ça n'ait jamais découragée la foule de se promener dans l'hanamachi, aujourd'hui il n'y avait plus personne, à part de rares badauds qui attendaient sans doute d'avoir des nouvelles de ce qui allait se passer maintenant. Je soupirai une nouvelle fois et avisai la petite sœur de métier de ma favorite, qui tremblotait au bras de son modèle, le regard dans le vide-den. Je doutais qu'elle comprenne réellement ce qui était en train de se passer ; elle ne m'avait pas l'air si apeurée que ça et, même, au contraire, bien décidée à remettre la patte sur le méchant bonhomme qui avait osé s'en prendre à une des siennes. J'en souris intérieurement avant de me rappeler à quel point elle était naïve malgré son âge-den. La flamme de l'héroïne suicidaire en couche-culotte brûlait en elle.

« Je vais faire surveiller le quartier-den, annonçai-je en sortant ma pipe pour la rallumer après un long temps de silence-den. Si ça n'empêche pas le meurtrier de tuer à nouveau-den... J'ose en tout cas espérer que ça en dissuadera certaines de faire des bêtises-den. » Je ponctuai la fin de ma phrase d'un regard soutenu vers la tête blonde, qui se redressa à l'arrivée d'un duo tout droit sorti du Lys d'été. Les deux jeunes femmes s'inclinèrent une fois devant nous et je les soupçonnai aussitôt de le faire moins par respect que pour cacher leur étonnement vis-à-vis de ma présence-den.
« Rakurai-dono, Miharu-san, okâsan vous réclame immédiatement à la maison Natsuyuri pour la préparation du banquet de ce soir ! » annonça l'une tandis que l'autre s'excusait de me voler mes deux enquêtrices en herbe, à qui je dus donc dire au revoir sans avoir l'occasion de demander mon thé. Je n'avais toujours pas bu et la simple idée de devoir rentrer au quartier général sans le faire me déprimait encore plus que le fait d'avoir dû attendre la mort d'une geisha pour pouvoir voir mon premier sein nu-den.
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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Dim 22 Sep - 0:11

Je n'avais pas eu le temps de répondre à mon danna, que l'une de mes sœurs vint nous chercher. Un banquet ? J'avais complètement loupé ça. Avant de partir en direction de ma maison, je m'étais retournée vers mon danna pour lui souhaiter une bonne journée, comme il se doit. Si il n'y aurait pas eut tout ce monde au tour de nous, jamais je ne l'aurais fais. Mais j'en profitai pour lui faire une grimace qui voulait dire « TU VAS LEUR PAYER ! » avant de partir le plus vite possible – ce qui n'était pas du tout possible avec mes sandales – vers l'okiya, traînant Miharu derrière moi.

« Ils sont arrivés Rakurai-dono ! Êtes-vous prêtes ? »

Après maintes heures de préparations douloureuses, le banquet avait enfin lieu. Je jetais un œil à ma petite sœur, lui demandant ainsi si elle était prête. Depuis quelques jours, les clients de notre okiya venaient spécialement pour les jeunes maiko. Il était donc important de bien les présentées, dans l'espoir de taper dans l’œil et leur régler un bon mizuage. Enfin, un bon mizuage... Il n'y avait pas de bon mizuage pour nous, les geisha. Mais il y en avait de bons – voir de très bons – pour la maison. Et en tant qu'atatori de Natsuyuri, j'y prêtais de plus en plus attention. Bref, il fallait faire bonne impression. Mieux encore, ma petite sœur devait faire la meilleure des impressions. Je n'aimais pas perdre.
Miharu s'était levée en guise de réponse, se regardant une dernière fois dans le miroir et repassant des plis imaginaires de son kimono des mains. Bizarrement ça me rendait émotionnel, elle était tellement parfaite... Comme sa grande sœur ! Bonne fille. Me levant à mon tour, j'en fis de même avec mon kimono, mais au lieu de regarder dans le miroir, je me contentais de remettre une mèche derrière mon oreille, fière et en plein mode egotripper.

« Encore un peu de saké ? »

Le banquet s'était passé comme il faut. Un véritable succès ! J'avais accompagné Miharu dans sa danse avec mon shamisen. Elle avait été magnifique. Ils n'avaient eu de yeux que pour elle durant toute la prestation. Bien joué ! On pouvait se relâcher.  Enfin, je pouvais... Miharu, elle, était stressée comme d'habitude. La connaissant elle allait sûrement finir par renverser du thé sur les genoux du client le plus riche. Elle faisait toujours des conneries du genre. Parfaite sur scène, mais encore trop enfant et stressée avec les invités. Sauf avec mon danna, bizarrement. En même, il n'était pas comme les autres. Je me demande même si je peux l'appeler humain des fois.
Quand les hommes commencèrent à parler politique, je me levai pour sortir prendre l'air. J'avais déjà survécu à la discussion portant sur le commerce de poisson au port de Geki... Je n'allais certainement pas faire semblant de m'intéresser aux accrochages entre deux samouraï, soi disant haut gradés. Non merci, Miharu prendra le relais. Faut qu'elle serve à quelque chose aussi, cette maiko. Avant de me retourner je m'excusai au prêt du groupe d'hommes et fit un clin d’œil amusé à Miharu, qui appelait « A L'AIDE » avec ses grands yeux.

« R-r-r-ra... Ra ? R-r-rakurai-sannn ? »

J'étais à peine sortie, qu'une shikomiko m'interpella. Je la regardais d'un air interrogatif, ne comprenant pas ce qu'elle me voulait. On n'était pas dans notre okiya à nous, et la shikomiko appartenait au salon de thé où avait lieu le banquet. C'était rare qu'une petite apprentie geisha d'une autre maison adresse la parole à une geisha accomplie. Ce n'est que quand elle leva les bras – tout en abaissant la tête très bas – que je remarquai un paquet dans ses mains.

« P-p-pour vous. D-d-de de la part d-d'un de vos clients ! »

J'avais à peine eu le temps de prendre le petit paquet en main, qu'elle avait fuit vers la cuisine, toute rouge. Drôle de gamine, elle n'était pas encore prête a être geisha celle-là ! Sortant de la pièce et m’avançant vers le porche du salon de thé, j'ouvris le paquet. C'était une boite en bois sombre, enroulée dans un foulard en soi. Dans la boite se trouvait une pince à cheveux magnifique, noir, avec une belle fleur de la même couleur. La tenant dans la lumière de la lanterne, on pouvait aussi y voir une nervure bleue ciel, ainsi que des perles, prêt de la fleur. Elle était sobre, mais en même temps très détaillée. Ça faisait longtemps qu'on ne m'avait plus fait d'aussi beau cadeau. Bien mieux qu'un bonzaï ! Je rangeai soigneusement la pince dans sa boite et la fit disparaître dans mon kimono. Un petit cadeau pour oublier les horreurs de la journée ? Je me demandais qui était ce fameux client. Peut-être un intéressé pour Miharu qui voulait me mettre dans sa poche ? Je regardais les étoiles, comme pour y chercher des réponses, mais les réponses ne venaient guère. Peut-être mon danna qui se sentait coupable pour aujourd'hui ? La pensée avait à peine traversé mon esprit que je m'étais mise à rire à voix haute.

« T'es sotte, Tenin ! »
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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Sam 19 Oct - 19:25

J'étais rentré au quartier général en traînant des pieds et le besoin d'un thé aux algues collé quelque part à l'intérieur de ma petite tête, ce qui me faisait par ailleurs souffrir d'un mal de chien incroyable-den. J'avais même fait un détour pour me rendre dans mon échoppe favorite croyant que ça me permettrait de compenser le manque et, à l'occasion, d'oublier cette histoire de meurtrier. Malheureusement, aucun papier ne trouva grâce à mes yeux. J'avais quitté les lieux sitôt que l'envie irrésistible de demander au marchand s'il n'avait pas du thé avait pris d'assaut toutes mes capacités intellectuelles-den.

J'étais finalement rentré, l'air absolument fou, et m'étais immédiatement rendu dans le réfectoire pour accabler les cuisiniers de mes besoins. Je leur avais déblatéré des sottises énormes qui résumaient sommes toutes la journée horrible que je venais de vivre et comment il m'était nécessaire d'avoir, maintenant, tout de suite, un thé aux algues sous peine de devenir complètement barge-den. Ça ne m'avait rien apporté. Pire-den : j'avais appris qu'il y avait pénurie d'algue dans mes locaux. Pénurie d'algue-den ! Pénurie d'algue chez moi-den !!

J'avais dû prendre sur moi pour demander les raisons d'une telle catastrophe sans avoir des soubresauts électriques. Lorsque je les avais enfin apprises, je n'avais pas pu retenir le rire nerveux et parfaitement incontrôlable qui m'était venu-den. Je m'étais mis à applaudir sans raison particulière avant de chercher mon kiseru et de le bourrer indéfiniment. On organisait une fête ce soir-den. Je l'avais oubliée. Une fête absurde en l'honneur d'un type absurde aux idées absurdes et pour qui on avait eu le bonheur absurde d'utiliser toutes mes algues pour la confection de petits amuse-bouches COMPLÈTEMENT ABSURDES-DEN !!!

J'avais quitté le réfectoire en riant fort, ce qui avait eu pour effet de mettre tout le quartier aux abois. Le premier samouraï qui osa venir s'inquiéter de ce qu'il se passait se fit expédier au quartier des plaisirs pour y surveiller la zone-den. Le deuxième prit l'initiative de l'accompagner, suivit d'un troisième qui se proposa très naturellement de lui indiquer le chemin.  Le quatrième que je rencontrai n'était pas samouraï et je le soupçonnai très vite d'être derrière cette FORMIDABLE IDÉE RÉVOLUTIONNAIRE DE FAIRE DE MES ALGUES UN COMPLÉMENT ALIMENTAIRE EXTRAORDINAIRE ET NOVATEUR-DEN.
« QUELLE BELLE IDÉE TORO-SAN-DEN ! M’exclamai-je sans plus avoir aucun contrôle sur la hauteur de ma voix.
- Salutations, Taisho. On dirait que vous avez lu ma missive, me dit CE CRÉTIN AVEC CE SOURIRE PARFAITEMENT INFORME QUE JE DÉTESTAIS TANT-DEN. Je me mis à rire encore-den.
- AH AH AH ! NON-DEN ! … Je viens seulement d'apprendre que quelqu'un avait eu la FORMIDABLE IDÉE D'UTILISER LA RÉSERVE DE KOMBU POUR LE REPAS DE CE SOIR-DEN ! Derrière moi, les cuisiniers devaient se cacher sous leurs plans de travail.
- Ah ! Ça... Oui, effectivement, c'est moi. Je trouvais absurde d'avoir autant d'algue à disposition sans que personne ne puisse jamais en profiter. Je ne sais même pas pourquoi on a écrit des choses du style « A n'utiliser sous aucun prétexte » sur les caisses. Ce ne sont que des algues.
- AH AH AH ! OUI-DEN !? ... Je trouve ça absurde aussi-den !  » PARCE QUE CE SONT MES ALGUES A MOI-DEN !!!
Il me sourit et soutint mon regard avec intensité, mimant l'incompréhension la plus totale. Et moi je compris vite-den. En fait, je n'avais même pas à comprendre. C'était Toro-den. Il n'y avait pas à comprendre. S'il y avait une connerie à faire pour me faire sortir de mes gonds, il fallait être à peu près sûr qu'il avait déjà organisé tout un plan pour la réaliser-den.

Je tiquai nerveusement avant d'allumer ma pipe bouchonnée par le tabac. Quel... den. J'essayai vainement de récupérer un semblant de calme malgré le fait que j'avais envie de me mettre à courir partout, de brûler des arbres, de soulever des poutres et de les balancer sur des maisons-den. Faute d'en avoir les capacités physiques, je me contentai de fumer intensivement et de me concentrer sur l'escargot qui escaladait tranquillement l'une des poutres du promenoir. L'électricité me zonzonnait dans l'oreille quand le Taisa reprit :
« Vous comptez vous joindre à nous, Taisho ? J'espère que vous savez que ce n'est pas une soirée costumée.
- De quoi vous parlez-den ? Il me désigna le masque qui me pendait autour du cou. Je l'avais oublié, lui aussi-den. Ah-den. C'est rien-den. De la décoration-den.
- Dans ce cas j'imagine que vous êtes déjà en tenue pour ce soir, Taisho.
- Oui, oui-den, dis-je en agitant vaguement la main, absorbé par les aventures du gastéropode. Le calme m'envahissait en même temps que sa progression progressait.
- Vous avez l'air stressé, Taisho.
- Oui, oui-den.
- Ce serait vraiment bien que vous parveniez à régler votre problème de... hm... dépendance.
- Oui, oui-den.
- Peut-être devriez-vous envisager de compenser votre manque par autre chose...  
- Oui, oui-den.
- … les femmes ne s'intéressent pas du tout à vous, peut-être que vous pourriez envisager de devenir un homme et de boire du saké.
- Oui, oui-den. Quoi-den ?
- Rien, rien, Taisho. Je vous dis à ce soir ? J'ai du travail qui m'attend, pardonnez-moi. » fit-il avant de s'incliner et de s'en aller prestement.

« J'ai du travail qui m'attend-den ! Pardonnez-moi-den ! singeai-je une fois qu'il fut parti. Comme si je n'en avais pas, moi, du travail-den. Teme-den. » râlai-je en me dirigeant à mon tour vers mes quartiers.

Je passai le reste de la journée à ne rien faire, évidemment, mis à part fumer et fouiller tous les coins de mon bureau/chambre à coucher en quête d'un reste d'algue-den. Il n'y en avait pas. Il y en avait toujours, d'ordinaire, mais, évidemment ! c'est quand on en a besoin que les choses disparaissent d'elles-mêmes-den.

« Compenser votre manque par autre chose-den... Teme-den ! Je ne suis en manque de rien-den ! » continuai-je de marmonner le soir alors que je rejoignais l'assemblée dans le réfectoire. L'ambiance promettait d'être bonne, essentiellement parce qu'on s'était visiblement embêté à l'écrire sur des pancartes accrochées au plafond. C'était n'importe quoi-den ! C'était d'autant plus n'importe quoi que, lorsqu'on me fit goûter les soi-disant mets censés contenir mes algues, je n'en retrouvai pas le moindre soupçon de goût familier.
« Taisho ! S'exclama une voix qui, elle, malheureusement, avait des soupçons familiers quoique péjoratifs à mon oreille. Toro se ramenait vers moi et je lui souris, cynique, tirant une bouteille de saké à moi.
- Taisa-den ! »
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Denbee Eisei

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MessageSujet: Re: On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE] Lun 6 Jan - 2:49

Deux semaines plus tard, je me souvenais encore de cette fête-den. Elle avait été géniale, à en croire les ragots qui tournaient dans les divisions et l'élan de camaraderie qui en avait découlé. De mon côté, je me souvenais surtout du mal de tête affreux que le saké m'avait causé, essentiellement parce qu'il faisait encore office dans mon oreille depuis l'intérieur de ma tête-den. Je n'avais pourtant pas bu, je le savais. Je ne suis pas idiot à ce point-den. Boire, c'est un peu comme... hm... travailler : l'idée est intéressante et bonne du moment qu'elle reste théorique et qu'elle n'occupe que les autres-den. J'avais tout au plus trempé les lèvres dans une coupelle et - je suppose - avais dû m'assoupir directement après. J'avais peut-être même ronflé puis bavé dans le riz-den ; je trouvais encore des grains à l'intérieur de mon kimono. Mais les escouades ainsi réunies pour la première fois avaient su célébrer la chose correctement-den : certains Samo-san s'étaient tellement bien inspirés de l'ambiance familiale qu'ils s'étaient permis de dédicacer mon bandage, si bien que je me retrouvais ce soir avec un œil mal dessiné à la place de celui absent d'ordinaire-den. Les réactions du petit peuple invité étaient étonnantes, quoique moins que celle de Raku une fois qu'elle s'était installée à mes côtés-den. Bien que je lui avais fait signe de ne faire aucun commentaire, ses yeux avaient parlé pour elle et ils en avaient dit long sur l'effet que je pouvais produire avec un œil baveux d'encre, aux quatre cils démesurément longs et à la pupille microscopique. Je tentais depuis lors de cacher cette partie-là de mon visage avec une main, l'air de rien-den. Je n'étais pas très doué pour ça non plus, la jeune femme l'avait remarqué puisqu'elle s'était empressée de rabattre toute ma chevelure en avant au passage de son okâsan. La mère des geishas du Lys d'Eté s'était faite particulièrement belle ce soir, du moins l'imaginais-je en voyant des tâches colorées s'incliner devant moi avant d'annoncer que le grand spectacle allait commencer-den. Je me redemandai, alors, une fois le joyeux brouhaha du public rompu et les premières notes de shamisen jouées ; je me redemandai, une fois l'apparition de Miharu sur la scène de fortune faite, resplendissante dans ce kimono flamboyant sous les lumières des lanternes éparses, je me redemandai comment nous en étions arrivés à avoir une idée aussi stupide-den. Est-ce que nous avions déjà fait une chose aussi idiote auparavant ? Est-ce que quelqu'un, dans toute l'Histoire de yokuni, avait déjà été assez débile pour mettre en place un plan aussi abrutissant de stupidité avant nous-den ? Comment nous en étions arrivés-là, à organiser un spectacle de geisha qui mettait au devant de la scène la plus jeune et la plus douée de toute alors que dans les rues tout autour de nous rôdait un assassin introuvable qui nourrissait le Yomi des plus belles femmes du quartier ? Comment-den ? Pourquoi ? Qui-den ? Je louchai avec peine sur ma favorite dont les yeux fixaient sa petite sœur de métier, loin, là-bas, seule sur les planches qu'un détraqué pouvait enflammer à tout moment parce que ça lui chantait et qu'il trouvait ça plus joli-den. Nous lui avions servi sa proie sur un plateau doré, décoré de diamants, surplombé de flèches directionnelles toutes pointées en direction de Miharu.

Je secouai la tête pour libérer mon champ de vision et jetai un autre regard alentours-den. Le public comblait la rue, toutes les issues étaient bouchées soit par le manque de place soit par des samouraïs et des metsukes en civils, camouflés parmi les autres, parmi ceux qui ne savaient pas que tout ceci n'était qu'un piège, une bonne vieille supercherie censée aider à capturer le fou qui sévissait depuis des semaines dans le quartier-den. Nous avions annoncé ce spectacle comme étant celui de l'année. Ça nous avait coûté plusieurs jours de publicité redondante, de martèlement de dates, d'informations, de peintures à l'effigie de la petite étoile du soir tout ça pour nous assurer que le malade serait bel et bien présent. Si on ne savait pas à l'heure actuelle s'il était réellement là, en tout cas et malgré le fait que ses actes monstrueux aient clairsemé les revenus de l'hanamachi, le public, lui, était quand même au rendez-vous-den. Restait à savoir qui, parmi ces gens insoucieux qui bravaient quand même la pluie et les risques de mort imminente, était un potentiel tueur en série. Qui, parmi les musiciens, jouait la cavalcade de la mort et qui, parmi les autres, assisterait au meurtre d'un enfant sans pouvoir rien faire-den.

La paranoïa était dans tous les esprits de ceux qui connaissaient les enjeux de cette représentation. Ils n'étaient pas nombreux, mais le nombre importe peu quand un secret filtre-den. Il n'y avait qu'à espérer que les rares personnes au courant de cette manigance ne manigançaient pas eux-même. D'après ce que nous avions appris et ce que nous avions vécu durant ces derniers jours, il y avait peu de chance-den. Je gardais cependant des réserves, notamment au sujet du metsuke qui nous avait le plus aidé lors des investigations-den. Sasura Shinsuke, telle était la façon dont il s'était présenté à nous avant de disparaître.

Chacune de ses interventions avaient été ponctuées de disparitions et d'apparitions furtives et son comportement, d'une façon plus générale, avait été très... mystérieux-den. Il nous avait longuement caché des choses au sujet de l'assassin qu'il paraissait connaître et... oui, nous l'avions soupçonné et je le soupçonnais toujours, qu'il semblait protéger. Il avait fallu attendre que Raku soit en danger pour qu'il accepte de nous dévoiler ce qu'il savait réellement-den. La jeune femme avait reçu une broche, épingle ou barrette, peu importe le nom que les geishas donnent à ces outils de beauté, et il s'était révélé que l'outil en question était le même que celui des victimes précédentes. C'avait d'abord été une maiko sortie de nulle part qui l'avait reconnue-den. Elle avait accusé ma pauvre favorite de l'avoir volé sur le cadavre de sa sœur d'art et, si je m'étais beaucoup moqué d'elle à ce sujet au début, le soir où elle avait manqué se faire agresser à son tour, j'avais perdu tout sens de l'humour. Elle avait cru que j'étais derrière tout ça et qu'il n'avait s'agit que d'une farce stupide de plus-den. Elle avait cru que je m'étais immiscé chez elle pour lui jouer un tour avec le masque que j'avais trouvé... mais, clairement, même une blague d'aussi mauvais goût que celle-là ne me motiverait jamais assez pour faire une telle chose-den.  

Son discours m'avait abruti les sens lorsqu'elle avait parlé d'une silhouette dans sa chambre, vêtue de ce même masque et qui avait tenté de s'en prendre à elle. Une lutte s'en était suivie, brutale, tellement brutale que le ramdam avait attiré la vieille okâsan à des chambres de là, seule personne à qui Raku devait encore sa vie à présent.

La gravité de la situation m'avait sauté à la gorge et tellement bien pris au cou après cette histoire d'autant plus ahurissante que la veille de cette agression ledit masque avait disparu de mes affaires que j'avais fait déloger la jeune femme de son hanamachi doré-den. Elle avait vécu dans mes quartiers tout le temps de l'investigation ensuite, jusqu'à ce qu'on découvre les liens étroits qu'il y avait entre elle et ses défuntes rivales-den.

Ces liens étroits, nous les avions découverts après un échec cuisant. Nous savions que la barrette était la clé, ce petit quelque-chose que le meurtrier offrait à celles qu'il choisissait-den. Nous n'avions pas pu retrouver la personne qui l'avait offerte à Raku ; il ne s'agissait que d'un anonyme parmi tant de célèbres noms lors d'une réception fermée-den. Savoir comment il s'était infiltré dans ce banquet importait peu, nous avions appris qu'il savait s'y prendre et ô combien il était malin. D'une façon ou d'une autre, nous avions imaginé qu'il reviendrait s'en prendre à l'héritière de la maison Natsuyuri, surtout parce qu'en retournant observer les corps des mortes, nous avions remarqué qu'en plus de la vie, la broche desquelles elles étaient parées lors de nos premières observations avait elle aussi disparue. Elle disparaissait des cadavres à mesure que ceux-là s'accumulaient dans le quartier des plaisirs et, si Raku la gardait, nous étions plus ou moins sûrs qu'elle guiderait la mort à elle-den.

Ainsi donc, nous avions fomenté un premier piège dans lequel la barrette était mise en avant. Nous l'avions laissé dans la chambre de la belle peu après son agression et nous avions attendu que l'assassin vienne la récupérer-den. Il n'était cependant jamais venu. A sa place, c'est un Shinsuke intrigué et bavard que nous avions reçu et qui avait considéré la pince d'une manière qu'il nous avait été impossible d'adopter : son savoir de ninja, maître du déguisement et de la furtivité et surtout informé de tout à propos de tout le monde nous avait permis de faire un bond en avant dans l'enquête et d'en arriver à ce plan stupide de spectacle-den. Shinsuke nous avait parlé d'indice et nous avait dévoilé l'identité du tueur en même temps que son mode opératoire, ses manies, sa mentalité, sa couleur préférée... tout-den. Nous savions tout et plus encore à son sujet, si bien qu'on pouvait ce soir se vanter d'avoir une belle peinture du personnage. Mais pas de son visage-den.

Je regardai Miharu s'adonner à ce qu'elle savait faire de mieux. Son talent était inéluctable et je comprenais mieux, quoique je l'acceptais difficilement, que Raku ait souhaité courir le risque de voir sa protégée attaquée. Au début, c'était elle, la ravissante favorite du Taisho, qui devait assurer la représentation-den. Mais elle avait changé le plan sous prétexte qu'une merveille comme Miharu aurait bien plus de chance d'attirer le tueur. Je comprenais, bien qu'un petit bout de ma conscience refusait totalement de devoir assumer la mort d'une enfant sur une scène présentée à des bourgeois toujours plus affamés de scandale-den. Voilà qui était une bonne raison de se faire seppuku et, franchement, je me tenais prêt à le faire ce soir avec mon vieux bokken ramolli par la pluie, l’œil sur la fillette.

Il m'était vraiment difficile de réaliser ce que nous étions en train de vivre pourtant-den. Il y avait, quelque part autour de nous, un assassin masqué qui se croyait envoyé des dieux pour conjurer le Sort et abattre toutes les femmes trop belles pour être réelles, trop belles pour être humaines-den... Ce meurtrier pensait sauver Yokuni en tuant des geishas, qu'il croyait incarnations du mal, yokaïs des plus horribles parce que, quoi ? elles étaient trop belles, bien plus belles qu'elle-den. Comment une femme, qui avait grandi en apprenant comment protéger son clan dans les ombres, qui était devenue ninja, qu'on avait assermenté ; comment cette femme qui avait sacrifié son identité à sa nation pouvait devenir tueuse en série et se perdre autant dans le néant-den... ? Comment arrêter quelqu'un qui ne vit plus dans la même réalité que nous ?

La chose me paraissait impossible-den. Mais on m'avait prouvé le contraire. La broche était la clé du passage entre ces deux réalités et c'est Miharu qui la détenait-den. Elle brillait dans ses cheveux, détail modeste mais parure des plus nobles, qui de mon regard appelait autant la honte que l'espoir. Depuis ce promontoire stupide où nous nous tenions, nous pouvions tout voir et, pourtant, c'est dans l'ombre que tout se résolut-den. Personne n'en sut rien. Le spectacle se poursuivit et toucha à sa fin sans que personne n'en souffre-den. Il plut des vivats, des acclamations, des louanges et des "encore !" quand, derrière la foule et le bruit, on me remit le masque et l'arme du meurtrier. Cette dernière s'était tenue au premier rang la majeure partie du temps et avait admiré la maiko en silence jusqu'à ce qu'un tout petit détail imperceptible par nous autres la guide dans les coulisses et la pousse à entreprendre sa mission-den. La curiosité autant que la soif de compréhension m'emmenèrent à demander à cet esprit fou, qui avait pourtant un visage des plus banals et un regard plus expressif encore que n'importe quel chiot sous une pluie diluvienne, pourquoi elle s'était mise en tête de guérir tous les maux du monde avec une telle violence.

Je ne m'attendais pas à une réponse aussi bien construite de sa part-den. Les metsukes qui disjonctent sont connus pour tenir des propos abracadabrants et incompréhensibles. Mais les siens semblèrent cacher un sens véritable que je n'avais pas osé formuler en regardant Miharu-den : si Yokuni était effectivement damné par des démons qui prenaient une forme humaine, alors cette gamine en était incontestablement la reine. Elle avait ce soir conquis tous les cœurs et une telle... hm... aura s'était dégagée d'elle qu'il avait presque été possible de percevoir ce petit détail autrement imperceptible qui faisait basculer l'humain vers le néant-den. J'y repensai en regardant l'assassin vociférer des avertissements alors qu'elle se faisait emmener. Je repensai à comment quelques minutes auparavant j'avais souhaité mourir s'il arrivait quelque chose à cette fillette que je ne connaissais pas vraiment-den. Elle m'avait inspiré des envies inconnues qui avaient sitôt disparu mon attention détournée d'elle. Des envies viscérales que même dix-sept ans d'éducation forcée en ce sens ne m'avaient jamais inspiré-den. J'avais eu honte d'exister et d'être incapable de la sauver si elle mourrait. Quel genre d'être humain, s'il n'est pas démon, peut faire ça-den ?



Ainsi prend fin "On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde"
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On dit du physique qu'il importe peu... mais pas pour tout le monde [TERMINE]

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