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 [Quête] Pas de Pardon.

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Hitori Masa

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Hinin

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MessageSujet: [Quête] Pas de Pardon. Ven 31 Juil - 15:44

Les derniers jours avaient été éprouvant pour tout le monde, sauf pour Masa, certes le sommeil de son daimyo l'inquiétait un peu, mais sa philosophie de vie lui permettait de prendre du recul et de voir cela de façon pragmatique, il voulait rester l'hatamoto de Gekido, mais si ce dernier ne se réveille pas il sait qu'il finira par partir après tout, la vie continue.

Clochette passa sa matinée comme toutes les autres, une bonne partie du temps dans son bain, puis l'autre partie à coiffer rigoureusement ses cheveux, puis enfin il se passa un léger coup de pinceau sur ses cils juste de quoi faire ressortir ses yeux bruns clair, mais tout en restant le plus naturel possible. Oui Masa restait coquet en toute circonstance, même aujourd'hui où il allait mener un combat acharné contre un groupe de fuyards Yokais. Cela ne faisait que quelques jours que le seigneur était tombé, mais cela n'avait pas empêché Masa d'augmenter considérablement ses provocations envers d'autres samurais pour se passer les nerfs. Il le faisait toujours, mais plus rarement normalement, alors que ses derniers temps il les avait enchaînés. Aussi quand on lui à demander de mener cette expédition punitive il avait accepté sans hésiter.

Et pourtant Masa sait bien qu'il n'était peut-être pas le meilleur choix, après tout il n'a jamais mené une attaque de sa vie, autrefois il était samurai, un simple soldat et ses qualités de combattant ont fait de lui l'hatamoto du daimyo, mais jamais il n'a commandé. heureusement la motivation était là, il voulait punir ceux qui avaient provoqué le sommeil de Gekido ou en tout cas il voulait se défouler pour cela et de toutes façons la plupart des officiers étaient déjà occupés. Il avait donc fait réunir une troupe d'hommes et avait demandé qu'on lui fournisse assez de chevaux pour que tout le monde puissent monter, il voulait une véritable cavalerie pour retrouver ces créatures. Cette troupe se composerait d'une bonne partie de soldat conscrit, mais aussi des samurai et une petite poignée de Shinobis.

Après avoir mangé et fini les derniers préparatifs il s'équipa d'une armure légère assez basique étrangement, mais très légère, il passa un bel Haori de couleur rouge possédant des motifs blancs, équipé de son katana et de son wakizashi qu'il portait comme d'habitude croisés dans le bas du dos, il avait pris également des kunais et quelques babiolles dans la sacoche de son destrier, de l'eau, un peu d'huile et divers fournitures. Il était prêt, il parti donc du château sur son cheval, suivi des samurais en armures qui le suivrait dans ce combat.

Ils arrivèrent devant la grande porte de la ville, Masa fit un petit signe de la main et les shinobis partirent au galop, il avait besoin d'informations avant d'arriver au combat pour établir une tactique. Masa lui arriva au petit trot puis au pas devant les conscrits rassemblés devant la porte, une arme et une armure pour ceux qui n'en avaient pas (bien entendu rudimentaires) et un cheval par personne. Les samurais rejoignirent donc le reste de la troupe et Masa se positionna devant eux toujours sur son cheval les clochettes de son Katana tintaient doucement.


Vous savez tous pourquoi nous sommes ici, nous allons chasser du Yokais. Il s'agit d'une troupe de Kitsune d'une cinquantaine d'individus, selon les informations ils sont en fuite et dans une sorte de peur panique, ils vendront chèrement leur peau.


Après cette première tirades l'hatamoto regarda un peu ses hommes, certains semblaient inquiet, d'autre étaient prêts à en découdre visiblement. L'androgyne sourit puis continua :


Mais ils ont joué avec le feu, vous voulez leur laisser la possibilité de fuir sans brûlures ? A cela les hommes hurlèrent un "non" qui prouvait leur motivation. Masa sourit tendrement. Nous sommes nés des cendres et ils finiront ainsi, en avant !

Et tous ensemble ils partirent en chasse. Les cibles se dirigeaient vers le sud, Masa ne doutait pas qu'ils arriveraient rapidement sur eux et il avait déjà un plan pour éviter les morts inutiles. Il demanda aux deux samurais les plus expérimentés avec lui (à défaut d'avoir des gradés) de diviser la troupe en trois, deux groupes d'égal importance et un troisième plus petit, il mènerait le plus petit groupe de front et quand les Kitsunes se seront regroupés devant eux, les deux autres groupes chargerons sur leurs flans à pleine vitesse, puis ils pourraient entamer le combat à pied. Il demanda à l'un de ses hommes de faire un rapide tour pour voir s'il y avait des médecins avec eux, il savait que deux des samurais avec lui avait du matériel et des connaissances, mais un ou deux de plus ne serait pas un mal. Il lui demanda donc de trouver un éventuel autre médecin et de l'amener en tête de file pour que Masa puisse lui parler.


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Sam 1 Aoû - 1:47

Hisei replaçait correctement son épaulière. Celle-ci avait blessé délicatement son visage lorsqu'il avait essayé la première fois. Faut dire, il avait un peu peur. Il venait de revenir à Setsu qu'on avait directement besoin de lui. Certes, ce n'était le chef des armés, mais qu'est-ce que Hisei avait à faire de monter en grade ? Il était juste dévoué à ses terres et à sa patrie. On avait besoin d'un combattant, il ne répondait présent qu'en tremblant de peur. Mais il était là. Il avait si peur qu'il avait du mal à attacher la pièce d'armure à son épaule. Il espérait juste que son travail de médecin le pousserait derrière les premières lignes. Au fond, c'était le meilleur endroit pour un type comme lui. Utile, et pas en danger de mort imminente. Il créchait dans une auberge qu'il avait payé à l'aide de son soutien médical. Il retrouvait devant le reflet de la vitre l'homme qu'il était en entrant, armé et sûrement pas prêt pour le combat. Il tremblait si fort qu'on pouvait presque entre ses genoux s'entrechoquer. Il se retourna doucement vers le lit qu'il louait. Dessus, comme si un dieu quelconque l'avait déposé en évidence, son sabre semblait désirer son regard. Sa lame blanche était caressée par les rayons matinaux du soleil. Son fourreau était mis en valeur par une belle couleur océan. Les quelques traits de métal ressortaient avec le tissu sur lequel il était couché. Celui-ci servait à la cacher, à faire croire à un bâton de marche. Cela lui évitait beaucoup de problème. Mais cette fois-ci, il devra l'utiliser ? Il était perdu. Devait-il le porter à la ceinture, proche de sa main, prêt à être envoyé au combat ? Ou devait-il garder sa discrétion et s'en servir comme lanterne ou porte-gourde ? Devait-il l'envelopper ou le laisser respirer ?
Par soucis de discrétion et de respect, il s'en servit comme il en avait l'habitude, enroulé dans le tissu et placé dans son dos. Les ornements de l'arme attireraient sûrement les voleur, si ce n'est pas son supérieur qui lui trancherait immédiatement la tête. La guerre, c'était parfois complètement stupide. Cependant, aujourd'hui c'était une traque. Il faisait parti du groupe en cas de besoin. Il s'attendait à devoir défendre, non pas attaquer. Mais rien n'est sûr lors d'un affrontement n'est-ce pas ? Rien n'était certain, peut-être est-ce pour cela qu'il emportait malgré sa mission la lettre de sa sœur. Avait-il un espoir de trouver un remède dans cette bataille ? Peut-être. Mais surtout, il se disait que mourir serait bien mieux avec un souvenir. Il voulait l'emporter. Il aurait préféré laissé Ventus ici plutôt que d'oublier Ary dans cette chambre tristement vide. Cette lettre devenue grise par le temps était posée sur l'arme du jeune homme, en évidence comme s'il avait peur de l'oublier. Pas question de la laisser là. Il y avait trop d'enjeu pour lui comme pour cette ville. Et cette lettre pourrait peut-être sauver la vie de sa sœur, au final.

Lorsqu'il fut habillé, il n'avait toujours pas terminé ses préparations. La nuit qu'il avait passé n'avait pas été très revigorante. Malheureusement pour lui vu les jours de marche qu'il avait fait pour revenir au pays et, qui plus est, à la capitale. Malgré cela, la veille pourrait bien le sauver. En effet, dans un bâillon, il avait préparé plusieurs baumes et onguents. Les premiers servaient à empêcher les infections et protéger des maladies. Les seconds par précaution, dans le cas où une blessure grave serait à soigner. Oh, il n'y avait pas énormément de quantité. Juste pour deux ou trois hommes. Mais il n'avait pas un budget militaire lui. S'il avait eu de l'argent et une semaine devant lui, il aurait préparé des doses conséquentes. De toute façon, dans les utilisateurs, il ne se comptait pas dedans. C'était l'avantage d'avoir peur des affrontements : Il ne serait peut-être pas blessé et n'aura peut-être pas besoin de soins.  
Il attacha le tout à son "bâton". Il vérifia une dernière fois n'avoir rien oublié. Il parlait à son reflet dans la vitre. Il rigolait, se disant à lui-même de ne pas l'attendre pour manger. Il avait peur de mourir, comme tous. Sauf que lui, il avait du mal à le cacher. Il arriva avec les autres tremblants comme une feuille. Mais ce qui le persuada que cette histoire allait finir en fiascos, c'était le fait qu'ils allaient devoir chevaucher. Il déglutit difficilement. Pour le déplacement, cela n'avait aucun incident. Mais s'ils devaient combattre, sur le dos d'un animal Hisei était aussi à l'aise qu'un poisson hors de l'eau. Il monta quand même, refusant tout armure ou tout matériel de combat qu'on pouvait lui offrir. Quitte à mourir, il préférait que ce soit dans ses propres vêtements. Après un discours galvanisant ayant monté le moral des troupes - sauf le sien - les troupes partirent au galop. Et lui aussi du coup.

Peu après le départ, deux samouraïs patrouillaient autour des cavaliers. Le cœur d'Hisei semblait bondir dans sa poitrine. Son attirail inventait une symphonie de bruit divers fracassant les oreilles au rythme de sa monture. Alors il ne passait pas inaperçu. Lorsque les deux gardes vinrent le chercher, même s'il n'avait rien à se reprocher, il sentit son cœur se serrer, comme s'il était déjà mort. Il fut mené à la tête. Il avait l'impression de retomber en enfance. Il s'attendait à se faire taper sur les doigts. Qu'avait-il fait de mal ? Avait-il lancé quelque chose, frappé quelqu'un, fait un déplacement interdit ? Rien de tout ça. Et pourtant, dans sa tête, c'était comme s'il était coupable de quoique ce soit. Et puis tout ce bruit, tout ces mouvements, tout ce stress auquel il n'était pas habitué ne le rendait absolument pas présentable envers le chef de l'expédition. Il était en panique, tremblant de peur, avait du mal à tenir son cheval et manquait souvent de perdre l'équilibre. Il devait passer pour un sacré imbécile comme ça. Lui qui était habitué aux problèmes de santés ou blessures des petits villages, c'était la première fois qu'il allait en champ de bataille. Cependant, l'idée la plus présente en ce moment était que, amené aux côtés du chef de file, il était en première ligne. Et ce sentiment de faiblesse multiplia par deux sa peur et ses tremblements. Malgré cela, il essayait de rester calme et arborait un faux sourire lorsqu'il arriva à destination. Il était motivé. Il avait peur et sentait vraiment mal cet assaut, mais il était motivé. Après tout, c'est mieux de mourir au combat n'est-ce pas ? C'est plus...Honorable ?
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Hitori Masa

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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Dim 2 Aoû - 15:35

Masa avait toujours son petit sourire au visage, il semblait être complètement serein, bien entendu ce n'était pas totalement le cas, après tout personne ne va à la bataille le coeur léger lui avait la chance de ne pas être préoccupé par la mort, la sienne comprise. Mais après tout ils étaient nombreux et la petite stratégie de Masa permettrait d'entrer dans le combat en ayant fait des dégâts à leurs adversaires, il se rassurait un peu grâce à cela, il avait également demandé d'organiser les groupes uniformément sauf pour le sien, il avait demandé moins d'hommes, car ils serviraient d'appâts.

L'hatamoto était toujours à l'avant de la "formation" toujours au galop, il voulait en finir rapidement avant que ces créatures puissent s'enfuir, les deux samurais qu'il avait envoyé pour faire un rapide tour des effectifs revinrent lui disant qu'un certain Toritaka Hisei chez les conscrits était médecin et que selon l'ordre donné par Masa il allait les rejoindre devant.

L'homme en question arriva rapidement, il devait avoir l'âge de Masa, il portait une tenue légère et arborait une cicatrice sur le visage, heureusement cette dernière n'était pas repoussante elle lui donnait même un petit côté viril. Il ne fallut qu'un coup d'oeil à Clochette pour voir que l'homme ne semblait pas avoir d'armes ni d'armures et qu'il ne semblait pas vraiment à l'aise sur un cheval, ou en bataille, ou les deux. Masa lui adressa un petit signe de main, les yeux fermés et un sourire chaleureux à la bouche :


Coucou Hisei-San. Je suis Hitori Masa enchanté. Je t'ai demandé de venir pour te demander de rester proche de moi pendant le combat. Je voulais te laisser en arrière vu que tu nous serviras surtout en tant que médecin, mais nos adversaires sont en pleine panique, impossible de savoir ce qu'il va se passer, tu seras plus en sécurité avec moi je pense.

Il lui fit un petit clin d’œil complice, puis il reporta son regard devant lui en attendant la réponse d'Hisei. Les médecins comme lui étaient certainement les hommes les plus utiles en combat surtout après d'ailleurs, le plan d'Hitori était fait pour permettre un vrai massacre sans trop de perte, mais il y aurai quand même des blessés voir des morts donc Hisei servirait beaucoup, malheureusement Masa ne pouvait se permettre de se passer d'un homme donc il devait quand même le mettre à contribution. Le samurai efféminé regarda à nouveau Hisei pour lui demander :

Tu n'as pas d'armes ?

Il était étonné et un peu inquiet aussi, quel genre d'homme n'emporte pas d'arme pour un combat ? Etait il fou ? Ou trop confiant ? Ou peut-être pacifiste allez savoir... Masa ne pouvait pas le surveiller tout le combat, il allait devoir se battre aussi, il fallait voir si quelqu'un n'avait pas une épée en trop, au pire il lui confierait son wakizashi. Masa regarda à nouveau vers l'avant, toujours aucun signe des shinobis envoyés en éclaireurs.


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Dim 2 Aoû - 19:52

Hisei n'était pas encore réellement préparé à une guerre. Il était sur sa monture, attendant simplement que son supérieur lui adresse la parole, lui explique pourquoi il l'avait demandé, mais il n'arrivait pas à s'imaginer dans le combat. Le fait d'être en première ligne augmentait la pression qu'il avait sur les épaules. C'était comme supporter la maison d'une famille nombreuse. Toute une auberge fêtait victoire sur son dos. Non seulement il allait devoir se défendre avec le peu de ses connaissances, mais il devait survivre pour pouvoir se servir de la médecine qui cavalait dans son cerveau. Si celui-ci s'étalait sur le sol, ça ne servait à rien d'être venu. Et puis il ne voulait pas mourir, simplement. Ce n'était pas ce qu'il préférait. Il devait sauver sa sœur, trouver l'amour, sortir de sa situation social et profiter de la vie avant d'aller se suicider "honorablement" dans le champ de bataille. Il n'avait pas la rage de vaincre, l'envie de rentrer dans l'armée avec une extrême violence, baigner dans le sang de ses ennemis sans craindre la mort. Il n'avait pas cette ambition, pas comme son supérieur. Celui-ci, alors qu'il ne le regardait pas encore, était dessiné dans l'esprit comme dans les histoires. Grands, imposants, armé d'une armure étincelante. Et lorsqu'il lui adressa un sourire, Hisei fut un peu chamboulé.
Il n'y avait rien de personnel envers lui, au contraire il l'aimait presque plus qu'un bourrin habituel. C'est juste que cet homme, à la tête des troupes, cassaient un peu le stéréotype que se faisait le médecin. S'en était encore plus réconfortant lorsqu'il lui adressa un sourire. Ce sourire là, le roturier le grava dans sa tête presque immédiatement. C'était la première impression et la chose qui resterait sûrement après la bataille de son supérieur. C'était le premier contact, et cela avait suffit à le persuader de lui donner sa vie. Il était presque persuadé de pouvoir mourir sous ses ordres. Enfin, le plus possible. Il était vraiment effrayé par la bataille qui allait se dérouler. Il ferma doucement ses poings sur les cordes qui tenaient sa monture et ravala doucement sa salive, se forçant à sourire.

Il l'écouta attentivement, et non calmement. Hisei était plus enclin à la panique qu'au calme. Il était coincé de toute façon. S'il sortait du rang, il serait considéré comme un déserteur et c'était tête coupée presque immédiatement. Alors il écoutait. Il écoutait comme si la voix qu'il entendait était la dernière. Parce que c'était peut-être cela. Il avait seulement besoin de lui en avant ? Par précaution ? Il était loin du fin stratège que pouvait l'être quelqu'un comme ce Masa, mais il pensait que c'était une mauvaise idée. Tout d'abord parce qu'il avait envie de rester en arrière, c'était normal. Mais surtout parce que, même si le groupe de fuyard était imprévisible, c'était des yokaïs. Il y avait peu de chance qu'ils attaquent par derrière ou qu'ils encerclent le groupe. De plus, le gros des troupes étaient partis. C'était très risqué comme tactique de l’œil d'Hisei. Il avait bien l'impression qu'ils joueraient le rôle d'ashigaru. Cependant, il ne pouvait et ne voulait rien dire. Il n'était pas bien placé pour contester ou conseiller. Il n'était pas un fin connaisseur des batailles. C'était juste une impression.
Il voulut répondre. Avec respect, mais pas sans appréhension. Cependant, lorsqu'il regarda son supérieur, celui-ci lui adressa un clin d’œil. Doublé à son physique androgyne, ce geste ne tarda pas à faire monter un rouge intense aux joues du médecin qui se mit à regarder fixement son cheval. Le dos de sa monture en plein galop. Il ferma les yeux, secoua la tête, ravala sa salive et tourna son visage vers son supérieur.

"- Sauf votre respect Hitori-sama, je ne pense pas que me laisser en première ligne est une bonne idée. Cependant, je me plierais à vos exigences, je ne suis pas placé pour contredire votre tactique."

C'était vrai. Il était médecin, pas guerrier. Il n'y connaissait rien à ces barbaries. Lui, il cousait les plaies, il ne les causait que très très rarement. Et ce n'était pas pour lui déplaire. Cependant, lorsque le meneur de troupe se rendit compte de son manque d'arme, Hisei fut persuadé qu'il allait devoir se battre. Oui, il avait été amené en première ligne pour combattre. Pas pour soigner, pour tuer. C'était encore plus stressant puisque la sécurité de l'hatamoto dépendra légèrement de lui. Il ravala encore une fois sa salive. Mais cette phrase signifiait aussi que Ventus allait voir le sang pour la première fois. Il lâcha avec hésitation les brides de sa monture. Il attendit d'être en équilibre avant de lever les bras dans son dos. Il défit doucement le nœud qui entourait son bâton de marche. Le morceau de tissu aurait volé au vent s'il ne l'avait pas tenu. Tel un serpent effrayé, le lin bleu glissait délicatement sur le fourreau. Il fit découvrir son katana, tenu dans son dos par son épaulière. Il noua la tissu océan à sa queue de cheval. Il tira l'arme et son fourreau hors de son épaule et l'attacha à sa ceinture. Il força sur l'attache, pour que Ventus ne glisse pas lors du combat ou du galop. Il tira doucement la lame, celle-ci rayonnant avec la lumière du ciel. Il la déposa sur ses genoux et passa délicatement sa main sur la lame pour la dépoussiéré. Puis il annonça doucement qu'il avait de quoi se défendre. Mais l'état de son arme ne mentait pas, elle n'avait pas été utile depuis bien longtemps. Il la rangea à son flanc, lança un dernier regard à son supérieur, hochant doucement la tête en guise de soumission. Il avait compris son rôle et ferait en sorte qu'il soit fait. Puis il ralentit un peu la marche de son cheval. Il ne retourna pas en arrière. Il laissait simplement son supérieur prendre un peu d'avance sur lui. Il n'avait pas l'honneur de se déplacer à sa hauteur.
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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Lun 3 Aoû - 15:45

Masa eu un petit sourire quand le médecin eu le rouge aux joues, c'était tellement mignon, il aimait les hommes virils et sûr d'eux, mais ceux qui étaient timides étaient tout aussi intéressant. L'hatamoto pouvait comprendre après tout il était son supérieur, samurai et son physique n'aidait pas. Clochette espérait seulement que cela lui ferait oublier une partie de ses inquiétudes. L'homme lui répondit avec tout le respect dû à son rang, le samurai aux clochettes réfléchit un court instant pour savoir s'il autorisait le beau Hisei à l'appeler Masa-kun ou s'il profitait encore un peu de cette soumission. Masa rapprocha son cheval de celui d'Hisei son visage arborait un regard doux et très chaleureux et un sourire en accord avec cela il se pencha un peu pour poser sa main sur l'épaule d'Hisei doucement pour lui dire doucement :

Fait moi confiance Hisei-san protéger les autres c'est mon travail après tout.

Il reprit sa position en se séparant de quelques centimètres du cheval d'Hisei, il partageait son regard entre la traque et le médecin. Suite à la question de Masa sur son absence d'arme l'homme à la queue de cheval la lui montra (l'arme j’entends). Le regard de l'hatamoto était partagé entre l'étonnement et l'émerveillement tant cette lame était belle et le petit jeu avec le morceau de tissu et le vent, Masa avait trouvé cela très beau. Certes l'homme avait un katana alors qu'il n'était pas samurai, mais Masa s'en foutait, lui aussi avait eu des problèmes avec les "vrais" samurais lorsqu'il était entré dans les rangs. Avec un regard joyeux et un sourire malicieux en coin Masa lui dit :

Tu en as une belle lame.... elle n'a pas l'air d'avoir beaucoup servi tu devrais te l'astiquer, mais je peux le faire pour toi si tu veux.

Il ajouta un clin d'oeil et un rire amusé à la fin de sa phrase, puis le médecin reprit son poste dans la formation, Masa lui aurait bien demandé de rester, mais il valait mieux qu'il se concentre un peu à présent, d'autant plus que les shinobis étaient de retour. Quelques chevaux arrivaient sur eux et l'hatamoto n’eut aucun mal à reconnaitre les hommes qu'il avait envoyé en éclaireur un peu plus tôt. Le chef du groupe ferma alors le point donnant ainsi l'ordre à la large troupe de s'arrêter. Les ninja arrivèrent à la hauteur de Masa et ils discutèrent quelques secondes, puis le samurai efféminé demanda à ses deux hommes de venir et une nouvelle fois ils parlèrent quelques minutes.

Le petit groupe se sépara et les deux samurais qu'avaient choisi Masa appelèrent leur groupe et ils partirent chacun de leur côté un vers l'est, l'autre vers l'ouest sous le couvert des arbres. Masa s'approcha des hommes restant, une poignée au grand maximum.


Très bien nous allons descendre de cheval. Les kitsunes sont juste derrière cette bute, nous allons les provoquer pour qu'il nous charge. Placés vous en deux lignes, ceux qui ont des arcs équipez vous et placer vous dans la deuxième ligne. En avant.


La troupe avança donc, Masa avait quelques mètres d'avance et dernière lui se déplaçait sa troupe en ligne. Bien sûr n'imaginez pas deux lignes parfaitement synchrones, car il ne restait que des conscrits dans ce groupe-là. Ils gravirent la petite butte en quelques minutes et de l'autre côté s'offrait à eux une plaine bordée par deux petites forêts, le lieu se prêtait parfaitement à la tactique de Masa. Un peu plus loin les hommes purent enfin voir leurs adversaires, une cinquantaine de Kitsune se déplaçait dans la direction opposée à celle de la troupe de Masa. Apparemment ces yokais ne les avaient pas encore remarqué, ils étaient à environ 400 ou 500 mètres.

Très bien, messieurs, sortez vos armes, les hommes de la première ligne je vous demanderais de poser un genou à terre, les archers armé vos arcs et bandez-les, ne tirez que sur mon ordre. Toi donne un coup de tsoin-tsoin.

Il désigna un homme qui portait un petit cor, il n'avait pas prit ce truc pour rien, le son retentit alors, leurs ennemis se retournèrent pour en voir la provenance, le groupe adverse ne bougea pas pendant un petit moment puis ils se décidèrent à charger Masa et ses hommes, certainement à cause de leur nombre. Masa prit le cor des mains de son soldat, il voulait le faire lui-même pour donner le signal aux deux autres groupes, il attendit que les yokais s'approchent encore un peu pour souffler une nouvelle fois dans l'instrument, puis il le rendit au soldat.


Attendez..... attendez..... Les ennemis se rapprochaient dangereusement et certains hommes de Masa se posaient des questions. Attendez.... A ce moment là un bruit sourd se fit entendre et il devenait de plus en plus fort. Les hommes de Masa tournèrent un peu la tête pour voir arriver deux charges de cavaliers arrivant sur les deux flancs du groupe Yokais. Ces derniers avaient ralentit pour voir d'où venait le bruit. Tirez !

La salve tirée par les conscrit pouvait sembler ridicule (et elle l'était un peu), mais elle ne servirait qu'a stoppé les Kitsunes devant eux pour que les dégâts soient maximaux. La première ligne c'était relevé et les hommes de Masa purent voir un véritable chaos se former devant eux, les deux charges avaient portées leurs fruits et le combat commençait, sauf que les yokais avaient déjà subi des pertes, le sourire de Masa s'élargit, in dégaina son katana et son wakizashi, les tenant touts les deux à l'envers comme pourrait le faire un ninja, il se tourna vers ses hommes et dit :

C'est maintenant qu'on charge, vous avez le droit de gueuler pour vous donner du courage.

Fit il avec un sourire et il joignit le geste à la parole se jetant dans la mêlée à peine à quelques mètres d'eux, il n'allait pas laisser les autres s'amuser sans lui...


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Mer 5 Aoû - 15:59

Tout ce que disait son supérieur faisait monter le rouge de la gêne sur le visage d'Hisei sans cesse. Qu'est-ce qu'il cherchait, le déstabiliser ? Lui faire des avances beaucoup trop clairs ou s'amusait-il simplement à lui lancer ces piques en voyant bien que le médecin réagissait comme une petite fille. Il ne savait pas trop comment réagir en vérité, donc il se taisait et laissait la timidité apparaître de nul part, puisqu'elle n'avait aucune réelle existence dans l'esprit du jeune homme. Il finit par lâcher un léger sourire, le regard perdu entre le meneur de troupe et sa propre monture. Peut-être était-ce à d'autres fins, mais cela faisait voguer doucement son esprit sur des fleuves beaucoup plus calmes. Il arrivait à oublier, quelque peu, qu'il allait se jeter dans une bataille dans laquelle il ne ressortirait peut-être pas. Enfin, même s'il était gagné d'avance, ce conflit armé allait sûrement faire des blessés. Ou pire, des morts. Toutes les blagues de Masa lui faisait simplement oublier qu'il était à l'avant. Il commença à penser comme un guerrier normal. Il serra doucement le cuir de son cheval. Ils allaient tous rentrer en vie avec un homme comme ça. Il n'avait à s'inquiéter que du maniement de son sabre.
Il regardait sa lame posée sur ses jambes. C'est vrai qu'il devait peut-être la préparer un peu. C'était comme faire un thé. Il fallait être patient et précis. Doser correctement entre la chance et l'expérience. Alors il la dépoussiéra, prépara sa lame. Il chuchota quelques douceurs aux oreilles de Ventus qui tremblait déjà d'excitation. Cet esprit, cette lame avait soif de sang et de violence. Elle voulait abîmer son beau corps, encorner ses belles courbes et retrouver la joie d'encaisser des cicatrices. C'était comme si elle lui parlait, comme si elle lui disait vouloir le sang de tout les kitsune. Avec un peu de chance, disait-elle, elle pourrait décapiter quelqu'un. Elle tremblait de plaisir à l'idée de voir enfin quelqu'un éventré par elle. Ah moins que tout ces tremblements soit à cause de la peur d'Hisei. Et que toutes ces voix, c'était lui qui les imaginait.

Sur les ordres de Masa, il descendit de sa monture comme les autres. Sa lame, réfléchissant la violence de la lumière aux yeux de ceux qui la dévisageait, pointait sa tête sur le sol comme si elle adressait ses salutations au meneur d'homme. Sa pointe, presque plantée dans la terre, était doucement secouée par la panique du médecin qui avait finalement perdu toute envie de charger. Mais pas question de déserter, il devait beaucoup à ce pays. Et puis il avait quelques questions à poser à son chef de troupe. Il ravala sa salive. Elle avait le goût âcre et sec de la peur. Le coup de cor fit sursauter Hisei qui laissa les crocs de Ventus s'échapper de ses mains. Il reprit le contrôle de cette bête d'acier rapidement, poussa un long soupire pour se donner du courage, et se mit en position. Il posa un genou à terre, coucha son arme sur l'herbe du sol. Ses mains pouvait caresser les courbes de la nature qui se pliait au gré du vent. L'odeur que celui-ci menait aux narines des hommes était un désagréable mélange de victoire assurée et de sang bientôt versé. Il espérait seulement que cet avant-goût n'était pas le leur.
Le second coup de cor fit bondit le cœur d'Hisei. Il s'imaginait déjà le voir avec ses petites pattes et ses petits bras. Il soulèverait son épée et partirait hors de portée des kitsune. Mais il ne pouvait pas faire de même, ce serait vraiment stupide. Il ne voulait pas. Il voulait faire honneur à Setsu. Pas question de tirer au flanc. Mais...C'était assez difficile de se convaincre de ça en voyant l'armée ennemi charger et son meneur rien faire contre ça. Il leur disait d'attendre, mais quoi ? Attendre qu'ils soient juste devant, pour être sûr de ne pas les rater ? Pour être sûr que les civils mourraient tous ? Non, c'était stupide. Ce fut une vraie libération lorsque la cavalerie chargea. Les vrais héros, les vrais samouraïs intervenaient et le médecin savait que tout le groupe réagissait comme lui. Les archers tirèrent leur salve de flèches. Celles-ci, à défaut d'assombrir le ciel, clouèrent sur place les kitsune. Était-ce par moquerie ou simplement par pitié, nul ne le savait. Mais cela jouait en faveur des humains. Les crocs et les lames sortis, le groupe suivit de près la charge de leur chef.

Il était loin d'avoir envie d'hurler, même pour se donner du courage. Il devait sûrement pas tenir son arme correctement, alors inutile de faire le malin. Il savait où était sa place. Alors, pendant que tout les autres se disait qu'ils étaient déjà sortis d'affaire et hurlaient à en faire trembler les cieux, Hisei faisait simplement marcher ses articulations pour courir. Ses yeux se perdaient entre les trois groupes. Le sien d'abord, puis ceux des samouraïs. Il analysait la situation, imaginant chacun des hommes à ses côtés en train de pisser le sang entre ses mains. Les kitsune n'avaient rien vu venir. Les flèches avaient fait leur boulot et ils n'avaient pas pu réagir avant d'être au corps à corps. Enfin, la tête de l'armée. Il ne se voyait pas tuer quelqu'un, même pas un yokaï. Ventus fit une moue, s'arrêtant en l'air devant une cible prête à contre-attaquer dès qu'elle en aurait le moment. Heureusement, quelqu'un la frappa à sa place. Sûrement pour la gloire, l'honneur ou simplement pour lui sauver la vie - bien qu'il en doutait. Son épée tremblait, de rage cette voici. Elle voulait du sang ! Elle voulait tuer ! Et tout ce qu'Hisei faisait c'était d'avoir peur d'ennemis en sous nombre évidemment. Un peu de cran ! les yokaïs avaient déjà perdu des hommes. Pour les leur, il n'avait aucune idée.
C'était presque trop facile. Ils étaient agiles, se faufilaient entre les épées et les cris, griffaient et déchiquetaient lorsqu'ils en avaient l'occasion, mais en aucun cas ils ne présentaient une réelle menace comme devait faire un yokaï. Hisei pensa à Hannya, l'être spirituel auquel était dédié toutes ses rares prières. Elle, elle aurait été mortelle, violente et d'une puissance presque illimitée, pensa-t-il. Elle n'aurait jamais pas laissé quelques humains jouer avec elle. Et c'était exactement ce que faisait le groupe de kitsune, presque toujours en mouvement. Puis soudainement, la température doubla presque. Et à côté de lui, un crépitement arriva aux oreilles du médecin juste à temps.

Lorsqu'il posa le pied hors de la cohue, Son avant-bras lui faisait mal. Une brûlure, pas profonde, pas dangereuse, s'était imposée sur lui. Son épaulière à l'image de vent avait bloqué le plus gros de l'attaque. De la sueur coulait doucement sur son front et sur son visage. Ses yeux, grossis par la peur et la panique, semblait se gonfler en même temps que sa poitrine. Une odeur de souffre montait doucement du champ de bataille. Il fut bousculer par des guerriers en plein combat. Il ne comprenait toujours pas ce que faisait les kitsune. Ils semblaient qu'ils se soient regrouper au même endroit, les survivants en tout cas. Ils semblaient enfin combattre avec leur pouvoir. Son sabre n'avait toujours pas goûté au sang alors que la seule fenêtre qu'avait ouvert Masa se refermait dans une déflagration étouffante. La terre devenait infertile tant les flammes venaient lécher le sol. Hisei comprit. Ils essayaient de tenir à distances les combattants. Mais ça n'avait aucune logique. Pourquoi faire ? Pour gagner du temps ?
Il ne tarda pas à le savoir. Ils semblaient protéger quelque chose, quelqu'un peut-être. Y avait-il une hiérarchie ? L'un d'entre eux était-il le "chef" ? Ou bien essayait-il de partir avec quelque chose appartenant au peuple de Moe ? Il enfonça ses ongles dans la terre, en sortit une poignée et l'étala sur sa blessure. Cela ne ferait rien, mais calmerait un peu la douleur. Avec du pain, ça aurait été beaucoup plus utile. Ensuite, le médecin chercha son supérieur du regard alors que la bataille continuait à faire des dégâts. Mais cette fois-ci, la victoire semblait doucement s'éloigner, devenir plus difficile à attraper. Plusieurs cris de douleurs se soulevaient des troupes. Il allait devoir soigner des brûlures ? C'était...Plus délicat que de simple coup de griffes. Cependant, lorsqu'il retrouva Masa, il se rua vers lui, esquivant les attaques des yokaïs et les coups de ses alliés. Sa route fut barrée par la chute d'un de ses camarades. Sur lui, la gueule grande ouverte, un kitsune se tenait de toute sa hauteur. Le soleil semblait claquer dans son dos, le rendant encore plus effrayant. C'était comme faire face à un dieu. Il avala doucement sa salive, à nouveau. S'il ne faisait rien, la tête de l'homme au sol deviendra un charnier inhumain. Mais il ne réagit pas. Ventus bouge d'elle-même.

La lame fila. Elle ne tua pas, elle fit couler le sang. La créature, blessée, retourna parmi ses camarades. Hisei n'avait pas le courage de la tuer. Mais son bras tremblait. Il avait manié son épée en suivant simplement son instinct, et ça l'effrayait. Il releva son allié et repartit à la recherche de Masa. Lorsqu'il le trouva, il se posta à ses côtés, faisant presque semblant de combattre pour faire impression. Seulement pour montrer qu'il n'était pas là que pour décorer.

- Hitori-sama, je passe les formules de politesses....J...J'ai l'impression qu'il protège quelque chose ou quelqu'un....Je ne....saurais que trop vous conseiller de changer de tactique.
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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Jeu 6 Aoû - 16:19

L'espace s'ouvrait, les kitsunes de devant ne comprenaient rien à la charge et cela permit à Masa et ses hommes de foncer dans le tas pour s'enfoncer dans la mêlée. Masa utilisa son agilité pour se frayer un chemin dans le combat, il se mouvait comme leurs adversaires, ses mouvements rapides et fluide et ses bras faussement relâchés et ballant donnait l'impression qu'il flottait sur-le-champs de bataille. Il privilégiait les ennemis déjà pris dans un duel, pour les éliminer facilement, rapidement et permettre aux soldats qu'ils combattent de partir sur un autre adversaire. Les coups qu'il donnait semblait hasardeux, le mouvement était tellement ample et désintéresser qu'on se demandait si Masa était sérieux, ou bourré. C'était son style Suzu no Jutsu : une posture faussement relâchée, des mouvements fluides et amples qui se base presque uniquement sur l'esquive et les attaques rapides et précises.

Il avait dû utiliser rapidement sa technique de l'haori (lui voulait l'appeler "la technique du déshabillage sensuel", mais son père lui avait dit que c'était trop long). Un des kitunes avait réussi à planter ses griffes dans le col de Masa pour le tirer vers lui, le samurai usa donc de la largeur de l'habit et de sa souplesse pour tendre ses bras et ainsi se défaire de l'haori qu'il portait, puis il ne lui restait plus qu'à pivoter à 180° puis il n'eut qu'à utiliser son pied d'appuis pour s'élancer vers son adversaire qui avait toujours l'habit en main, ce dernier faisant office d'angle mort. Il sentit sa lame pénétrer son adversaire et ce dernier tomber au sol, premier duel fini. Il faillit se prendre un mauvais coup également, trops confiant dans sa technique de l'ivresse de la clochette il avait eu du mal à esquiver un coup quand ses clochettes furent inéfficaces, pour la première fois de sa vie, il arriva à éviter le coup ne concédant qu'une petit bléssure à la jambe et il réussi à se reprendre pour finir son adversaire alors que ce dernier frottait ses queues dans un air malsaint.

Masa continua de se déplacer pour rejoindre les deux groupes de samurais, ces derniers combattaient au sol à présent, la quasi-totalité des chevaux c'était sauvé, d'autres étaient morts. Il trouva rapidement quelques hommes pour faire transmettre le message aux autres à savoir : de déplacer vers le troisième groupe pour reformer la troupe. C'est à ce moment qu'il entendit une déflagration, l'un des kitsunes venait de souffler le feu, il y en avait donc d'aussi puissant... Masa s'en doutait un peu de toute façon, mais l'important était de continuer le combat, c'était surtout les pouvoirs de possession de ces yokais qui lui faisaient peur.

Masa continuait de combattre aux côtés des deux groupes pendant que ceux-ci si dirigeaient lentement mais sûrement vers le troisième groupe, il avait toujours son sourire aux lèvres, il avait également quelques éclaboussures de sang sur le visage et les habits ainsi qu'une petite coupure à la jambe, mais rien de grave. C'est à ce moment qu'Hisei arriva, ce dernier lui demanda de changer de tactique, apparemment les ennemis semblaient essayer de protéger quelque chose ou quelqu'un. L'hatamoto essaya de prendre un peu de recul pour mieux observer le champ de bataille. Il vit alors que la plupart des kitsune restant se regroupaient près du feu préalablement allumé, en effet il allait falloir changer les choses. La venu d'Hisei fut rapidement suivi par la venue du reste du troisième groupe. Voyant que le feu faiblissait il donna de nouveaux ordres.


Très bien on forme deux groupes identique, Nakamura tu prendras la tête du deuxième groupe. Nous allons contourner le feu et attaquer des deux côtés. Pendant la charge ne vous arrêtez sous aucun prétexte, qu'importe ce qu'il arrive ne vous arrêtez pas.

Il ne pris pas la peine d'expliquer pourquoi ou comment ils devaient ce dépêcher, maintenant que les kitsunes sont regroupés ils vont certainement essayer d'user de leur pouvoir de possession, certains hommes pendant la charge allait subitement hurler de douleur avant de se retourner contre eux, voilà pourquoi il ne fallait pas s'arrêter pour les aider, le meilleur moyen d'aider quelqu'un de possédé par un kitsune c'est de tuer le kitsune. Comme prévu, certains hommes furent pris de maux de tête pendant la charge et Masa hurla à ses hommes de continuer l'attaque, le meilleur moyen de les aider était d'en finir maintenant. D'ailleurs peu importe ce qui allait se passer ensuite tout se finirait sur cette dernière attaque certainement, les ennemis étaient fixe et les Setsu s'approchaient, encore et encore et ce fut le choc...


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Ven 7 Aoû - 18:24

Hisei ne comprenait pas ce qui se passait. La charge avait ratée. Enfin ratée, elle n'avait pas donné les fruits qu'on avait espéré, alors pourquoi Masa ne sonnait-il pas la retraite pour une nouvelle attaque, mieux calculée cette fois ? Certes, ils perdraient du terrain avec la nouvelle fuite des kitsune, mais la cavalerie n'aurait pas de mal à les rattraper et à décimer tout les survivants. Un autre front avec une autre tactique dans un autre terrain pour mieux gérer les dégâts. Cependant, son supérieur ne donnait pas l'impression de vouloir s'éloigner du combat. Il gardait même les pieds sur terre et arborait une confiance qui pouvait presque donner au médecin l'envie de s'engager dans l'armée pour rester à ses côtés. Il se demandait même s'il ne lui donnerait pas envie de combattre. Mais non, le jeune homme était trop peureux. Et puisque que le chef de l'armée ne sonnait pas la retraite, il devait avoir un meilleur plan pour mettre fin aux affrontements qui faisaient de plus en plus monter la chaleur parmi la foule. Les combats étaient dur, d'une rare violence et les kitsune, lorsqu'ils prenaient l'avantage sur l'espèce humaine, était violente et virulente avec ceux-ci. Il y eu quelque victimes qu'il ne pouvait sauver, et ce fut assez perturbant à voir. De temps en temps, lors d'une manœuvre de parade, il marchait sur un membre ou une flaque de sang énorme dans lequel son pantalon bouffie plongeait la tête la première. L'odeur de la chair en combustion montait du chaos et cela donnait au ventre d'Hisei une bonne raison de lui faire adorer son repas équilibré.
Sous les ordres de Masa, le groupe se sépara en deux parties. Chacun de leur côté. Au départ, Hisei ne comprit pas pourquoi on avait ordonné de laisser les personnes en mauvais état derrière soit. Enfin, c'était un médecin, il avait reçu un enseignement, certes roturier, pour sauver des vies ! Pas pour charger une bande de yokaïs condamnés et laisser tout ceux qui ne sortirait pas indemne derrière. Il n'aimait pas cet ordre. Mais la peur de ce qui pouvait lui arriver s'il désobéissait était plus grande encore que l'envie de combattre son supérieur. Quel sentiment horrible.

Lors de la charge, des personnes reçurent de violentes attaques à la tête. Ceci sortait de nul part et le médecin ne savait pas ce à quoi s'était dû. Cependant, sous l'ordre du chef, il ne s'arrêta pas pour prendre de leur nouvelle. Ils étaient mal en point, ça se voyait. Et avant qu'ils prennent conscience de leur faux ennemis, Hisei avait envie de venir à leur aide. Il voulait faire demi-tour, Il était obligé de suivre les combattants, toujours armé de Ventus qui semblait lui faire la gueule parce qu'il n'avait encore pas fait couler assez de sang. Il restait la plupart du temps caché dans son fourreau, à l’abri des regards, enveloppé dans un tissu océan. Et pour une foi qu'il sortait, pour une fois qu'il avait l'autorisation de tuer, son maître, son manipulateur n'avait pas le courage, pas le cran de combattre. Et là encore, ça recommençait ! L'hésitation, l'envie de revenir en arrière et de sauver les blessés. Si sa lame était vivante, si elle avait un esprit, il serait sûrement en train de blâmer le jeune homme pour être un roturier peureux. Mais dans ce cas-là, il ne pourrait pas le blâmer. Puisque, de toute façon ils allaient pas tarder à rentrer dans le groupe de kitsune. Et s'il ne voulait pas combattre, il mourra. Son katana allait faire couler le sang, sans aucun doute.
Mais soudainement, Hisei revint sur terre. Ses pensées s'éteignirent lorsque la douleur s'anima. Un de ses coéquipiers venaient de se jeter sur lui alors qu'ils étaient en pleine charge. Armé d'un katana de meilleur qualité que Ventus, celui-ci manqua de s'enfoncer dans l'épaule du médecin. Heureusement que son agilité avait été entraîné. Il esquiva juste à temps et continua à courir. Les soldats...Se retournaient contre leurs semblables ! Il n'aurait jamais cru ça possible ! Pas en pleine bataille, pour délivrer le même pays, la même patrie. La bataille pouvait faire perdre l'esprit, mais pas au point de se retourner contre son allié ! Pas en pleine tuerie. Il se défendit, n'arrêtant pas sa course. Bien que son arme voulait du sang et du meurtre, Hisei se contenta de faire tomber son allié au sol et de continuer le combat. Ceci n'avait pas l'air d'un cas isolé : Toute une vague de mutinerie monta bientôt dans les rangs, rendant les gens complètement fou et les forçant à attaquer leurs amis. Il trouvait ces gens ignobles, profiter de l'attention de la guerre pour se révolter. Quel bande de monstre. Il regrettait doucement épargné l'autre homme, celui qui avait attenté à sa vie.

Le choc fut violent. La première ligne s'engouffra dans les flammes des kitsunes sans craintes. Certains sortirent indemne, d'autres moins. Mais la tactique marcha. Les soldats pénétrèrent la ligne ennemi avec une violence et une envie de vaincre inouïe. Hisei regardait, presque en première ligne, les dégâts que faisaient les humains. Aux yokaïs sans que ceux-ci puisse réagir. Certains soldats attaquaient toujours leurs camarades, mais beaucoup d'entre eux s'étaient calmés et repensaient sûrement à leurs actes. Pendant ce temps, les personnes valides et armés déchiquetaient leurs adversaires sans aucune pitié. Le médecin comprenait ça. Il n'y avait pas de pitié à avoir envers de tels bêtes. Mais même son si épée faisait couler le sang, il faisait ça pour se défendre simplement. Il n'en voulait pas forcement à ces bêtes. Pas personnellement. S'il y avait un survivant, il serait traité comme un prisonnier par le jeune homme. Cependant, il n'était pas assez haut gradé pour faire entendre sa parole.
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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Sam 8 Aoû - 15:36

Le choc fut assez rude, heureusement Masa utilisait plus sa vitesse que sa force, donc au lieu de rentrer dans le lard de ses adversaires il esquiva rapidement pour trouver une fenêtre de frappe. Bien heureusement ses hommes le suivaient de près, certains d'entre-eux avaient été manipulés par certains Kitsune, l'objectif était donc d'en finir rapidement, de les obliger à casser la possession en les empêchant de se concentrer, combattre les hommes qui étaient devenus fous était la pire solution.

Les oreilles de l'hatamoto entendait les cris, le feu, les bruits des combats autour de lui, il avait du mal à faire le tri avec tout cela, surtout en plein combat, il pouvait le faire lors de duels ou de combat plus "urbain", mais en plein champ de bataille sa capacité d'écoute commençait à montrer ses limites. Décidément il se rendait compte que ses principaux avantages ne servaient à rien, au moins son ouïe pouvait toujours le renseigner sur une attaque venue de derrière.

La lame de Masa était était dans le même état que lui, tachée de sang, le leader de la troupe utilisait sa technique au grand complet, utilisant également son wakizashi, tenant son daisho comme un assassin tiendrait ses poignards. Les deux groupes étaient rentrés dans les lignes ennemis et maintenant cela allait être la fin de cette expédition punitive, tous les kitsunes se battaient, Masa espérait que cela voulait dire qu'il n'y aurait plus de possession à présent, l'hatamoto continuait de trancher à tout va passant d'un duel à un autre pour venir planter ses adversaires quand ils ne s'y attendaient pas. Bien entendu certains d'entre-eux se défendirent et Masa récolta une nouvelle égratignure à la joue, trois petits griffures, heureusement il avait esquivé au mieux le coup sinon une partie de son beau visage aurait été séparé du reste.

Si son ouïe ne lui servait pas trop, sa vue l'informa sur la présence d'un vieux kitsune, en effet il avait cru voir (puis vu) une silhouette se faufillant entre les hommes et les corps, cette silhouette était affublée de sept queues, prouvant bien que ce yokais soit vieux, peut-être le chef allez savoir, Masa ne savait pas. Alors que l'hatamoto en finissait avec un nouvel ennemi le vieux kitsune apparut devant lui, à quelques mètres, après une demi seconde où ils se regardèrent, Masa rengaina son wakizashi pour tenir son Katana à deux mains, finalement ils s'élancèrent l'un contre l'autre.


Kiiitsuneeee !!!

Alors qu'ils n'étaient pas encore à porté, le Kitsune poussa sur ses pattes pour produire un saut impressionnant vers Masa, ce dernier surpris par l'attaque réussi à dévier le coup de griffe de son adversaire au dernier moment. Ce coup visant sa gorge finie donc par pénétrer dans son épaule, la douleur, la surprise et le choc firent culbuter Masa en arrière et il s'effondra sur le dos, le Kitsune encore sur lui. La main droite de ce dernier était plantée dans l'épaule gauche de Masa, la main gauche de l'adversaire était au sol pour lui permettre un bon appui et sa bouche et ses crocs tentaient de se frayer un chemin vers la gorge de l'hatamoto.

Ce dernier utilisa sa main gauche pour saisir le poignet droit du Kitsune histoire d'éviter qu'il ne plonge ses griffes plus profondément dans sa chair et son bras droit lui servait à éloigner les crocs, la douleur lui avait malheureusement fait lâcher son arme. Masa savait qu'il ne pourrait pas tenir longtemps ainsi, il plaça son bras droit sous la gorge de son adversaire, en s'aidant surtout de son avant bras, sa main dépassait légèrement. Puis il lâcha la pression de sa main gauche sur le poignet de son adversaire, ce dernier put alors s'enfoncer plus profondément dans l'épaule du Setsu, ce qui arracha un nouveau cri de douleur de la part de l'humain. Masa n'avait pas fait cela pour rien, sa main gauche dégaina son wakizashi et ne pouvant pas l'utiliser (car son bras était "cloué" par le kitsune) il "jeta" l'arme de sa main gauche jusqu'à sa main droit, qui rappellons-le était dans l'alignement parfait pour donner un coup à la gorge. Et c'est ce qu'il fit dans un cri de rage.


Le Kitsune se mit sur ses genoux et plaça ses mains contre la plaie à la gorge, mais Masa ne lui laissa pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre, il se redressa et vint percuter le Kitsune pour le mettre au sol et monter dessus et il lui asséna plus coup violent et rapide au crâne. L'adrénaline, le sang pulsant dans son épaule, plus la douleur et la rage lui avait fait gagner ce combat, mais il n'entendit pas l'autre ennemi dans son dos qui fonçait sur lui à toute vitesse, Masa lui était trop occupé à en finir avec "Sept queues".


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Dim 9 Aoû - 20:30

Hisei sortait du charnier la tête écrasée par des litres de sangs versés. Ventus hurlaient avec l'acier de ses amis. Elle était épanouie, cette lame, lorsque le groupe entra dans les kitsune comme des béliers dans une porte. Les yokaïs avaient peu de chance de s'en sortir. Les soldats déchiraient et vainquaient sans aucune peur. Les plus faibles, ceux comme le médecin, restaient simplement pétrifié lorsqu'ils se rendaient compte de leurs victimes. D'autres prenaient du plaisir dans cette sur-violente altercation, hurlant le nom de leur victime en riant aux éclats ou en faisant parler leurs armes. On ne voyait bientôt plus personne de possédées et les ennemis devaient se concentrer à combattre au corps à corps. pris entre deux front, ils n'avaient clairement aucune chance de survivre. Alors certains s'amusaient, faisant rouler leurs sabres, attaquant avec violence un cadavre déjà mort. Certains vengeaient des gens, d'autres fêtaient d'avance la victoire. Mais dans tout les cas, le champ de bataille ne ressemblera bientôt plus qu'à un tas de corps et de sang sans forme et sans vie. Il ne voulait pas voir ça. Ce qui se passait après la bataille était loin d'être ce qu'il désirait. Alors, sans quitter le combat, il recula doucement, laissant passer devant lui ceux qui étaient animés d'envies de meurtres ou de vengeances. Il pensait avoir suffisamment combattu. Cependant, il n'avait pas encore terminé le travail. Il devait soigner les blessés. Les survivants, ceux dont les membres étaient souffrant, ceux qui étaient au bord de la mort. Il avait du matériel heureusement. Il pourrait intervenir correctement.
Il se retourna. Tout le flux de soldat passait devant lui, dans l'autre direction. Seul au milieu d'un torrent de lame et d'armure, il était une carpe remontant un ruisseau de cris et d'esprits excités par le sang. Il ne se sentait jamais plus seul que lorsqu'il finissait une bataille. Alors qu'elle était déjà gagnée, que la plupart des soldats s'acharnaient sur des cadavres jusqu'à les rendre horrible à regarder, il était là, avançant à contresens. Des tripes, des membres, du sang, de la violence. Partout. Des fois, il voyait un cadavre. Il ne savait même pas si c'était un kitsune ou un homme. Il n'y avait presque aucune peau sur son corps. Ses muscles à vif étaient séparés, tranchés avec une précision de samouraï. Il y avait des marques de chaussures sur ses os et ses membres. Certains de ceux-ci étaient éparpillés autours de sa carcasse. Les mouches venaient déjà grignoter ce qu'elles pouvaient alors que les asticot étaient intimidés par toute cette foule se ruant vers les survivants pour préparer un vrai festin à ces parasites. Une légère tâche de sang était accompagnée d'une tâche blanche. D'après l'expérience médicale d'Hisei, cela devait être un œil qu'on avait broyé avec une bote lors de la ruade. Il n'y avait que du rouge et de violet sur ce cadavre. Il préféra passer son chemin, la lame de son katana pointée vers le sol en guise d'excuse.

L'odeur du champ de bataille était insoutenable. L'atmosphère était lourde. Une fragrance âcre, comme du soufre, voguait dans l'air tandis qu'Hisei gardait la tête basse et l'épée tout aussi humble. Un mauvais sentiment avait lu domicile dans sa gorge. Il ne savait pas si c'était de la culpabilité ou de la haine, à moins que ce soit l'odeur de tout ce sang et de toute cette folie. En tout cas, il ne sentait pas bien. Il était encore au milieu des soldats qui se ruaient pour se battre, il n'était pas question de vomir et d'en éclabousser un. Il devait se retenir. Il devait sortir du champ de bataille, aller voir les blessés et s'occuper d'eux. Ca aussi, ça allait être difficile à regarder. Mais il avait beaucoup plus d'expérience lorsqu'il s'agissait de soigner des blessures que quand on parlait d'assister à un massacre. Il ne déglutissait pas à la vue d'une blessure infectée de pue, ouverte jusqu'à en voir un foie ou avec un flux de sang intense. Mais quand il devait soutenir le regard d'un cadavre en décomposition, il n'était pas le plus compétent.
Cependant, un hurlement attira son attention. Un kitsune n'était pas dans le groupe avec les autres. Il venait de tuer violemment deux soldats d'un coup. Ces soldats n'étaient pas entraînés, ce fut facilement pour lui d'ouvrir leur gorge et d'y extraire tout le sang qu'elle possédait. Leur armure en fut tâché, ils gémirent, essayant sûrement d'appeler à l'aide. Difficile sans cordes vocales. L'un s'écroula en avant, presque d'un seul coup la vie était partie de son corps. L'autre mourut en agonisant, prit de spasmes, tombant lentement en arrière. La bête, elle, avait choisie une nouvelle cible. Hisei avait l'impression que ce yokaï savait qu'il était mort d'avance. Il en voulait au chef de ce groupe qu'il n'eut pas de mal à identifier. Le médecin était loin, et les soldats ne semblaient pas l'avoir remarqué. Il n'était pas assez fort pour repousser les samouraïs sur sa route. Il empoigna Ventus à l'envers. Il se plia doucement pour gagner de la vitesse. Il sa plaça comme un coureur. Sa cheville eut une détente au même moment que le yokaï.

Plié en deux, sa taille avait diminué, il put se frayer plus facilement un chemin beaucoup plus facilement de cette façon au milieu de l'armée. Alors que son souffle se perdait à présent, que sa course devenait fébrile tandis que Masa était encore loin, il prit sur sa douleur et hurla le nom de son supérieur en espérant que celui-ci se retourna. Il s'arrêta d'un seul coup, bondit d'un seul coup. Si Ventus avait eu une voix, elle aurait hurlé de plaisir. Alors que le kitsune était en l'air, prêt à tomber violemment sur le jeune chef et lui asséner un coup fatale, Hisei le heurta de plein fouet. Il retomba presque immédiatement sur lui. Il posa sa lame sur la gorge de la bête. Il était avachi sur le corps du yokaï. Son avant bras était à l'horizontal, s'étendant sur toute la largeur de la bête. La main qui ne tenait pas la lame tenait fermement un bras tandis qu'une jambe bien avancée bloquait le second. Le médecin, dans une position assez fâcheuse pour ne pas avoir mal aux articulations, forçait sur la bête pour le garder en respect, respirant très fort et très vite.Il déposa son regard sur Masa, étirant un léger sourire fier.

"- Q....Qu'est-ce qu'on...En fait ?"
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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Mar 11 Aoû - 17:24

Un, deux et trois, trois coups de wakizashi directement dans le crâne. Voilà ce que Masa infligea à son adversaire après avoir retourné la situation, il avait hurlé à chaque coup et chacun d'eux lui avait fait un bien fou, une giclée de sang chaud vint éclabousser son visage à chaque fois qu'il abaissait le bras, ça faisait un bien fou. Masa aimait tout cela, le sang sur son visage, l'excitation pendant le combat, voir la mort dans les yeux de son adversaire, il aimait toutes ses choses, aussi éphémères que magnifiques.

Mais alors que sa lame était toujours enfoncée dans la boite crânienne du renard, il entendit quelqu'un hurler son nom, cela venait de derrière et c'est à ce moment qu'il entendit un autre bruit, il se retourna rapidement, le bras gauche pendouillant et le bras droit devant lui armer uniquement de son wakizashi. Il vit alors un Kitsune déjà en l'air et paré pour venir en finir avec lui, il ne pourrait pas esquiver cette attaque, pouvait-il la dévier ? Il n'eut pas besoin d'avoir de réponse à cette question, car quelqu'un vint percuter le yokais dans les airs.

L'hatamoto eu un air surpris par la chose, il n'avait pas du tout anticipé l'arrivée de son sauveur et il fut encore plus étonné de voir qu'il s'agissait d'Hisei, le petit médecin avait trouvé une bonne dose de courage de sa besace apparemment, à présent il trônait sur le yokais avec un petit sourire tout en demandant à son supérieur ce qu'ils allaient faire de la créature à présent. Masa eu un petit sourire, un peu gâché par la douleur qu'il éprouvait, il s'approcha du drôle de couple enlacer sur le sol, puis il s'accroupit devant Hisei le regardant dans les yeux il dit d'une voix chaude et satinée :


Hisei-san.... les ordres sont : Pas de pardon.

A peine avait il finit sa phrase qu'il planta violemment son wakizashi dans le crâne du kitsune ce dernier cessa de se débattre instantanément en poussant un soupire. Masa se releva et rengaina son arme, ses yeux observèrent le champ de bataille, cette dernière était d'ailleurs bientôt finie, il fallait qu'il remette la main sur son sabre. Il grimaça à nouveau à cause de sa blessure à l'épaule et il plaça sa main droite dessus comme pour colmater au mieux la plaie. Il aurait aimé retourner au combat pour tuer les derniers yokais en vie, mais la douleur le rendait incapable d'y retourner, il était bien trop faiblard pour supporter un long combat ou des blessures plus ou moins sérieuses.

Masa était un peu déçu de ne pas avoir évité les morts, mais finalement rien ne ce passe jamais comme prévu il fallait croire. Ses yeux admiraient le spectacle autour de lui, ce ballet de lames et de sang prenait fin à présent et tous ces morts formaient un tableau unique, le mauvais fond de Masa, cette partie de lui très enfouie avait apprécié ce moment, mieux même elle avait exulté, comme une véritable jouissance. Seule cette blessure avait entaché ce moment magnifique, il détestait la douleur, cela transformait le beau en moche et le moche en pire. Masa se tourna vers Hisei et déclara :


Je pense que tu avais raison Hisei-kun, ils cherchaient certainement à le protéger lui.

Dit il en désignant le kitsune à sept queues qu'il avait tué. Il ne savait pas comment cela marchait chez eux, s'il était leur chef ou juste un ancien, enfin il ne saurait certainement pas aujourd'hui de toute façon et peut-être même jamais. En regardant le corps de son adversaire il remarqua son épée sur le sol et dire qu'une simple charge et une blessure avait suffit à le lui faire lâcher, il faisait décidément un piètre samurai. Il dut délaisser son épaule pour ramasser son arme, il préféra la garder en main au cas ou.

Il fallait bien avouer qu'être petit et fluet n'aidait pas lors d'une telle blessure le teint de Masa devint blanc, livide et lui-même commençait à avoir la tête qui tournait un peu, l'adrénaline retombait tout comme l'excitation, l'hatamoto dû mettre un genou à terre tellement le monde tournait vite à cet instant. Mais il reprit un peu ses esprits, assez pour se relever doucement, il sentait toujours son bras, ses doigts et il semblait pouvoir le bouger -même s'il préférait éviter- c'était plutôt bon signe, ce qui ne l'était pas c'était sa façon de tituber légèrement.


Je... je crois que je devrais.... m'asseoir.

Il était encore assez proche d'Hisei quand il dit cela et il faillit défaillir à nouveau, il en lâcha même son arme, heureusement il put se rattraper à Hisei, sa main droite vint se poser sur l'épaule du médecin tendis que sa tête et son corps se reposaient contre lui, le sang coulait toujours le long de son bras gauche, il ne se sentait pas mourir, mais faiblir.


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Sam 15 Aoû - 11:28

Il regardait son supérieur s'approcher. Le kitsune se débattait sous son poids. La situation dans laquelle il était pouvait être gênant, mais ce n'était pas le moment de penser à ça, pas en plein conflit. Son cœur battait trop fort, celui-ci lui faisait mal. Il avait peur. Il se tenait fermement sur la bête, mais il était beaucoup trop effrayé pour faire quoique ce soit. Il avait envie de partir, de le laisser filer et de courir encore plus loin que ses jambes le désiraient. Mais il ne pouvait. Il ne pouvait pas parce qu'il savait que ce monstre se jetterait sur son dos ou sur son supérieur s'il le lâchait. Il sentait ses griffes se débattre sur le dos de sa main droite et sur sa chaussures, ceux-ci bloquant les mouvements du prisonnier au niveau de ses poignets. Il appuyait un peu plus sur le lame qui le tenait en respect. Il voulait s'imposer, mais ce n'était pas possible. Le yokaï avait la gueule ouverte et semblait provoquer le médecin. Il savait qu'il était plein de terreur. Rien que soutenir le regard de sa proie le ferait lâcher. Il préférait déposer son regard sur Masa, lui qui s'approchait, mal en point. C'était bien moins effrayant et le regarder ne le tenterait pas à fuir le champ de bataille comme en couard.
Il s'était posé devant lui. La tête du kitsune était entre eux deux, bougeant frénétiquement. Il ne sentait plus cette flamme de haine et de violence dans les mouvements de la bête. C'était comme s'il partageait le sentiment d'Hisei. Comme si, lui aussi, il voulait sortir de son emprise et partir en courant. Il aurait dû le libérer, mais il se disait que le leader des troupes allaient faire ce qui devait être fait. C'était presque magique. C'était comme si son propre cœur battait en même temps que celui du prisonnier. La peur courait dans leur deux corps et semblait être aussi intense chez l'un que chez l'autre. C'était deux grands guépard teintés de noirs dans un champ dévasté.

L'un fut abattu sans coup de semonce. Les résidus de cette course stoppée net s'échappa sur le visage d'Hisei qui ne put retenir son hoquet et son spasme dus à la surprise. La bête était morte sur le coup, mais le jeune homme allait vvire avec cette vision horrible dans son esprit. Il n'était pas un soldat, il lui manquait peut-être quelque chose pour se dire que ceci n'était rien. C'était un humain avant tout ! Un médecin qui plus est. Ils auraient pu essayer de parlementer, de chercher une solution moins violente qu'un meurtre. Enfin, ce n'était peut-être pas la première chose qui passe à travers un esprit rongé par l'envie de vengeance. Il n'était simplement pas habitué à la rage des Setsu, de là où il venait. Il se redressa doucement, le regard perdu cette fois dans les yeux grands ouverts de la bête. Il n'avait pas peur, il sentait simplement les pique de la tristesse harceler son être. Comment pouvait sentir quelque chose après tout ce qui s'était passé ? Il en avait tué lui-aussi. Mais...Cette fois, ce yokaï n'était pas mort en guerrier. Il avait été en position d'infériorité. Il avait vu la faucheuse venir, il avait senti la peur. Il était mort comme on tuerait un enfant lors d'un pillage. C'était ça qui faisait tant de mal au médecin.
Debout, il écoutait à moitié les paroles de Masa. Il ne regardait même pas le yokaï aux sept queues, ses yeux toujours plongé dans le regard de la victime. Mais cette fois sans peur. Ses yeux auparavant agressifs s'étaient remplis d'un liquide noir, d'une peur que son cœur essayait de rattraper. Maintenant, ces prunelles effrayées devenaient vitreux. Ils avaient perdu quelque chose. Une âme était sortie de la plaie pleine de sang. Elle avait décoloré ses pupilles et avait rendu ses griffes inoffensives. Il avait perdu tout ce qui faisait de lui un kitsune. Il n'était qu'un cadavre parmi d'autre. Et si Hisei continuait à faire une fixation sur ce qui se passait, son supérieur deviendrait bientôt la même chose.

Masa se soutint à lui tandis que son arme avait alerté le jeune homme. Comme sortit des brumes de l'inconscient, il se retrouvait devant un futur cadavre. Il paniqua légèrement, enveloppa le blessé dans ses bras sans savoir quoi faire. Il venait de sortir d'un combat interne, il avait du mal à réagir. Alors il se calma, poussa un léger soupire et se baissa doucement avec le corps de son supérieur dans les bras. Il retira rapidement sa tunique bleue, l'enroulant le mieux possible pour pouvoir y poser la tête du blessé. La guerre faisait toujours rage, mais c'était comme la fin d'un feu de camp. La flamme se débattait en faisant du bruit, mais elle ne pouvait plus brûler personne. Maintenant, il devait soigner le chef des troupes avant qu'il trépasse. Peut-être exagérait-il trop. Mieux valait intervenir maintenant tout de même. Il chercha du regard les deux samouraïs qui étaient venus le chercher, sans réel succès. Il poussa un soupire. Ce sera à l'ancienne.
Il détacha doucement le tissu bleu qui lui servait à cacher Ventus. Il allait avoir besoin de bandage. Il détacha le bâillon qu'il avait prit soin d'emporter. Il avait de quoi intervenir. Il ne prévint pas son patient que ça allait lui faire mal lorsqu'il appliqua le baume désinfectant sur ses blessures. Il se concentra surtout que la plaie à l'épaule, qui ressemblait plus à un trou qu'à une réelle plaie. Il passait longtemps à bosser dans le silence sur cette plaie. Une fois désinfecté, il allait devoir recoudre ça rapidement. Avec quoi ? Il savait déjà quoi. Mais pour le moment, un bandage suffira.

"- Vous vous êtes bien amoché dans la bataille. Je vais avoir du boulot pour vous remettre sur pieds. Ça va vous faire drôle de rester assis plusieurs jours au lieu de vous foutre sur la figure avec des kitsune n'est-ce pas ? "

Hisei improvisait, un peu gêné, essayant de ne pas attirer les foudres de son supérieur. Parler lors des soins faisait passer le temps, rendait les choses moins douloureuses et plus rapides. Après tout, ce n'était pas conseillé de penser qu'un type inconnu baladait sa main dans votre épaule.
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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Dim 16 Aoû - 16:19

Masa se rendit compte qu'il avait peut-être gaffé en tuant ce Kitsune ainsi devant les beaux yeux du médecin, ce dernier semblait perdu dans la contemplation du corps, l'hatamoto pouvait comprendre. Au-delà de l'horreur que cela pouvait inspirer c'était quelque chose d'étrange et d'envoutant à regarder, il était bien placé pour le savoir. Le samurai s'en voulait un peu, il avait peur que cette image reste gravée dans la mémoire et les rêves d'Hisei pendant un petit moment. Il aurait préféré lui laisser un meilleur souvenir que cela, il ne voulait pas qu'Hisei pense à lui pour cela, c'était eut être un peu superficielle comme réflexion.

Clochette espérait surtout qu'il reprendrai bientôt ses esprits, car lui n'allait pas tarder à les perdre si cela continuait ainsi, finalement il sentit un nouveau vertige et il failli s'écrouler, il eut tout de même le réflexe de lâcher son arme pour que sa main droite vienne se tenir à l'épaule du médecin. Sa tête buta légèrement contre le torse de l'homme et Masa resta un instant dans cette position, savourant le moment, puis Hisei sortit de sa léthargie et il soutint Masa avec ses bras et ce dernier ne pouvait qu'aimer cette situation, enfin il le pourrait vraiment s'il n'avait pas tellement mal. Il était blessé, en position de faiblesse, mais dans ces bras il se sentait déjà mieux, protégé et il aimait cela, malgré la douleur qui lui provoquait des grimaces, un sourire pointa son nez sur le visage de Masa.

Le médecin essaya d'allonger Masa, mais ce dernier insista pour rester assis, même si la bataille était presque finie il ne pouvait et ne devait pas ce relâcher, même si d'une certaine manière c'était déjà le cas. Il s'assit donc en tailleur et en profita pour récupérer son sabre et le rengainer, puis à l'aide de deux de ses doigts il retira la partie de son armure de cuir qui aurai put gêner Hisei et à l'aide son wakizashi il trancha une partie de son habit, celle au niveau de l'épaule gauche. Ainsi il dévoilait une petite partie de son dos et de son torse. Puis il laissa faire Hisei, la désinfection lui fit un mal de chien et le jeune médecin s'en rendrait compte rapidement à cause de la légère tremblote de Masa, mais aussi grâce à de petits gémissement de douleur, il laissa même échapper une larme. N'importe qui pourrait trouver cela étrange venant d'un samurai aussi haut gradé, mais comme le prouve le corps de Masa ce dernier n'avait jamais reçu de blessures sérieuses malgré ses nombreux duels, il n'avait pas l'habitude de cela et surtout, il n'était pas très résistant.

Une fois la partie douloureuse passée, Hisei essaya de détendre un peu l'atmosphère en disant à Masa qu'il lui serait sans doute étrange de passer quelques jours assis sans taper sur des Kitsunes. Masa eu un petit rire à cette remarque, un petit rire stopper par la douleur, mais cela faisait du bien, décidément il aimait beaucoup la façon de faire d'Hisei. Le médecin du château était un vieux idiot, toujours sérieux et qui a tendance à trop serrer les bandages. A vrai dire Masa appréhendait sérieusement, le moment de recoudre, il avait un peu peur de la douleur que cela pourrait provoquer.


Ca me fera déjà drôle de rester assis.... Merci Hisei-kun, merci d'avoir été là et de l'être toujours.


C'était le moins qu'il puisse faire, après tout cet homme lui avait sauvé la vie, même si ce n'est pas la chose la plus importante pour lui, il ne pouvait pas ne pas le remercier pour cela. Le regard de Masa se posa droit devant, la bataille touchait à sa fin maintenant dans quelques minutes les ennemis ne seraient plus, les hommes se regrouperaient et le samurai à qui il avait confié les rennes du deuxième groupe viendrait prendre des nouvelles de son supérieur. En attendant Masa avait toujours peur, alors que l'une des mains du médecin était toujours sur son épaule il posa sa main droite sur celle du médecin, il tourna la tête dans sa direction pour lui demander doucement :

Hisei.... tu vas devoir me recoudre ? Et... ce..ça va faire mal ?

Le visage de Masa montrait de l'inquiétude, mais aussi une petite gêne, sa main serrait doucement celle du médecin jusqu'à ce qu'il lui réponde. Masa espérait qu'il ne soit pas obligé de lui cautériser cela à la flamme.


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Mer 19 Aoû - 15:42

"- C'est mon travail, d'être là. "

Il avait les joues rouges et était presque gêné de toucher à cette plaie qu'il, habituellement, ne devrait pas toucher puisqu'il n'en était pas digne. Au diable les codes, lorsqu'on faisait la guerre il fallait accepter qu'un paysan vous soigne s'il en est capable. Si c'est un incapable et qu'il vous file la gangrène, là vous pourrez le faire pendre avec le bras qu'il vous reste. Mais le plus gênant était plus le ton avec lequel son interlocuteur s'adressait à lui. Certes, il était là pour le soutenir, refermer ses plaies, comme celles de tout les autres soldats sur le champ de bataille. Mais une tel familiarité ne serait-elle pas sanctionné par l'éthique ? Heureusement, il n'y avait personne autour d'eux pour le moment. Ils étaient tous dans le combat. Ou alors ils s'en remettaient. Il n'avait pas le temps d'y réfléchir. Pour le moment, étrangement, Hisei n'avait pas envie de penser à ce qui pourrait se passer si ses soins ne marchaient pas. Il soignait, et c'était déjà bien avec les instruments qu'il possédait. La plaie était rouge. Elle saignait encore un peu et la peau autour de l'impact se teintait d'une couleur timide. La désinfection avait du faire mal pour que les muscles se contractent à ce point, pensait-il tandis qu'il fouillait dans son arsenal pour terminer la fin de l'intervention. Le corps de son supérieur avait tremblé de la même façon que le sien tremblait à la vue d'une lame. Sauf que ce n'était pas la peur qui forçait le jeune homme à trembler, mais la douleur. C'était d'un détail à relever. Normalement, Masa devait être habitué à ce genre de blessures. Ce n'était qu'un détail, mais sans anesthésie, coudre allait être bien difficile s'il se débattait. Et c'est bien plus douloureux que la désinfection.
Il avait l'impression de s'occuper d'un enfant. "Quand est-ce qu'on arrive ? Est-ce que ça pique les yeux ? Est-ce que ça va faire mal ?". Cette sensation lui étira un léger sourire. Loin d'être moqueur, il était plus nostalgique. Soigner un enfant, que cela devait-être drôle. Il se demandait si c'était comme soigner son supérieur, mais avec des blessures moins conséquentes. Il secoua la tête, il avait besoin de se concentrer. Il allait devoir jouer le jeu.
Il releva son regard vers Masa, plongeant ses prunelles dans son visage plein d'inquiétude. Il libéra doucement sa main de l'emprise de son blessé, ayant besoin de ses deux mains pour manier l'aiguille et le tissu. Sa voix fut soudainement douce, un peu comme s'il parlait à un enfant.

"- J'ai bien peur que cela va vous faire mal. Si vous gesticulez trop, je n'arriverais pas à faire mon travail correctement. Prenez sur vous, je suis sûr que vous pouvez le faire. "

Il lui tapota amicalement la joue. Il attendit quelques secondes, trouvant de quoi faire une aiguille et une fil. Allez, au boulot ! Il se baissa doucement vers le torse de patient, appuya doucement sur les bords de la plaie et commença à recoudre aussi bien qu'il le pouvait. Il essayait de ne pas lui faire de mal, mais c'était difficile. Il passait l'aiguille à travers la peau une première fois. Celle-ci ne tarda pas à se teinter de rouge, tout comme les doigts du médecin. Il avait l'impression de pouvoir sortir les veines et les muscles de l'épaule de son supérieur rien qu'en tirant sur ce fil rouge. Mais il se garda bien de la faire. Il mena simplement la tête de l'aiguille à travers le sang et la chair. Il l'amena jusqu'à l'autre bord de peau qu'il perça. Avant de faire une pareille chose, il avait laissé Masa s'habituer à la douleur de la première piqûre. Et dès que ses tremblements s'étaient apaisés, il planta à nouveau l'aiguille. Le fil passa sans problème, mais la sensation devait être désagréable. Hisei ne voulait pas être à sa place. Il ne savait même pas ce que ça faisait de se faire recoudre, bien qu'il savait le faire. Il continua à nouveau plusieurs fois, un long moment passa jusqu'à ce qu'il atteigne le haut de l'épaule. Il tira un bon coup, tenant la plaie fermée de sa seconde main. Il se servit de ses crocs de médecin pour couper le fil. Il n'aurait pas besoin de cautériser. De toute façon, s'il devait le faire, c'était trop tard. Ca se faisait avec la suture.
Il tapota doucement l'épaule de son supérieur quand tout fut fini, souriant dans le but de le réconforter. Il lui avait fait un jolie bandage. Il devait avoir eu mal, lui qui n'était pas habitué à une telle chose. Mais bon, la blessure avait de la gueule. S'il en restait une cicatrice, il allait pouvoir la montrer à tout ses copains. "Héhé, vous avez vu ? Un kitsune à balader son bras dans mon épaule, je n'ai même pas eu mal haha !". Le médecin se releva doucement, nettoyant ses mains sur sa propres tuniques.

"- J'aimerais vous demander quelque chose si vous permettez." Commença-t-il en fouillant dans ses poches. Il en sortit une lettre déjà ouverte qu'il tendit au blessé. "Ma soeur est gravement malade et ses symptômes sont gravés sur ce papier. Je suis à la recherche d'un remède. Si vous savez quoique ce soit...Si vous avez une piste à me donner, un de vos amis qui en sait quelque chose, ne serait-ce qu'un médecin ennemi qui vous avez rencontré lors de vos batailles, je me contenterais même d'un chien sachant parler, mettez moi au courant. Je vous en conjure, Hitori-sama, j'ai besoin de votre aide. "
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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Jeu 27 Aoû - 14:51

L'homme était tellement calme et rassurant que Masa sentait qu'il ne pouvait rien lui arriver entre ses mains, rien de mal en tout cas. L'homme joua les modestes en disant que c'était son travail d'être là, il n'avait pas tort, mais après tout certains samourais auraient eu peur dans cette bataille, certains on même tout fait pour éviter le combat, mais lui non, lui c'était porté volontaire pour venir et il avait vaillamment combattu ces kitsunes, tout ça n'était pas son travail et pourtant....il était encore là.

Sa voix était rassurante et l'Hatamoto aimait cela, il allait avoir encore plus mal par la suite, mais apparemment c'était dans son intérêt de ne pas se débattre, il n'était pas assez idiot pour ne pas le savoir, il allait devoir prendre sur lui sur les derniers instants, Masa hocha la tête pour signifier qu'il avait compris. Suite à cela le médecin lui tapota doucement la joue et le samourai ferma un instant les yeux pour mieux profiter de cette main amicale sur sa joue, sachant que la suite serait moins sympathique.

Lui qui n'aimait pas la douleur, il fut servi et assez pour plusieurs jours, voilà pourquoi il préférait les duels, il était meilleur à ce petit jeu, affronter un samourai ou un assassin en un contre un, voir deux contre un, c'était bien plus simple et surtout moins douloureux, enfin pour lui bien entendu. Il avait regardé faire le médecin tout du long, la chair et le sang ne le dégoûtait pas, en réalité, peu de choses peuvent le dégouter et certainement pas des bléssures ou des cadavres, il avait essayé de garder son regard plongé dans celui du médecin pour y trouver un peu de courage et de force.

Finalement, le médecin fini le dernier point et il commença le bandage, Masa poussa un soupire rassuré, le pire était donc passé, il allait lui rester cette douleur lancinante, mais il pouvait faire avec il n'était pas un nourrisson non plus. Alors qu'il se remit debout en titubant un peu, le médecin lui demanda une faveur, Masa sourit en se disant qu'il serait dur de la refuser à cet homme, il lui tendit un bout de papier et lui expliqua le problème, une maladie inconnue et des symptômes ? Clochette pris le bout de papier, se disant qu'il ne pourrait pas faire grand chose, mais en énumérant les symptômes quelque chose se révéla à Masa : il connaissait ce mal étrange.

Le samurai aux clochettes n'a jamais été toucher par la mort des gens, si sa famille venait à mourir il savait très bien qu'il ne verserait aucune larme, car une vie est une vie et aucune n'est plus importante, peut importe l'affection qu'il leur porte. Mais pour le cas présent c'était différent, sa soeur était morte d'un mal étrange dont les symptômes correspondaient, Sasa était morte avant l'Hakkotsu Kanso et elle était la seule personne que Masa ai véritablement aimé, de tout son être, oui le frère et la soeur, les deux jumeaux étaient bien amants durant leurs jeunes années, donc il fut assez logique que cette lettre face apparaitre quelques larmes aux bords des yeux de Masa, larmes qu'il sécha bien vite.


Je... je connais ces symptômes, ma propre soeur en est morte il y a longtemps. Un médecin itinérant à bien faillit réussir à la soigner, mais il était déjà trop tard. Je ne connais que son surnom : Yuuboku. Il tourna le dos à Hisei un instant et il baissa la tête comme pour se concentrer. Tu devras continuer ton chemin vers les capitales, généralement il est aux endroits fortement touchés par les guerres ou les maladies.

Il se retourna face à Hisei et il lui tendit la lettre qu'il lui avait donner pour qu'il la reprenne. Dès que le médecin la prendrait il mettrait sa main libre sur celle du beau médecin pour plonger son regard orangé dans celui d'Hisei. Il aurait aimé l'aider plus, mais hélas il ne pouvait pas le faire, il avait des responsabilités chez les Setsu et il ne pouvait pas s'absenter pour rechercher un médecin. Il fini par dire tout simplement :

Je ne peux t'aider à retrouver cet homme, mais si tu le souhaites je peux garder un œil sur ta sœur si elle vit en Setsu, je te dois bien cela Hisei-kun.


Puis il lâcha son étreinte et il détourna le regard un peu gêné (ou du moins on pourrait le croire), c'est à ce moment qu'apparut Nakamura, le samourai à qui il avait confié l'un des groupes d'attaque. L'homme vint se renseigner sur l'état de son supérieur et sur la marche à suivre à présent. Masa lui demanda donc de monter différent groupe, l'un devrait amonceler les Kitsune en un tas et y foutre le feu, un autre irait chercher les chevaux, le troisième s'occuperait de faire un rapport sur les pertes et s'occuperait aussi des divers soins à apporter. Nakamura s'exécuta, non sans un petit regard mauvais envers Hisei, peut-être à cause de Ventus ou de cette proximité entre lui et Masa.


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Sam 12 Sep - 10:08

Hisei avait remarqué que la lettre n'avait pas laissé le jeune homme indifférent. Il ne savait pas encore pourquoi, mais son esprit était harcelé de pensées et de questions. Il restait silencieux, laissant le temps à son interlocuteur de réfléchir, de penser, peut-être de refouler la tristesse qui l'assaillait. En effet, il ne pouvait se désintéresser des quelques larmes qui perlaient à ses yeux. Il s'en voulait même un peu, se disant au fond de lui qu'il en était sûrement la cause. Avait-il subit un drame ? Était-il touché par la mort programmé d'un être humain ? Ou était-ce des effets secondaires de la bataille ? Aussi secondaire et dévastateur que de voir un kitsune sans défense se faire tuer ? Oui, il n'arrivait pas encore à l'avaler, mais c'était normal. Il n'était pas un homme de guerre, simplement un médecin. Il ravala doucement sa salive. Le silence se faisait de plus en plus pesant et le vent n'aidait pas à animer la situation.
Les guerriers tournaient presque en rond à présent. Des petits groupes s'étaient installés au milieu du champ de bataille. Les samouraïs, partie intégrante de l'armée, avaient déjà allumé quelques feux et profitait de la fin de leur campagne. Les appelés étaient beaucoup plus réticents à se reposer entre plusieurs cadavres. Ils restaient debout, certains se remettant doucement de l'assaut, d'autres attendant simplement les ordres. Il y avait quelques blessés, cependant les soins étaient suffisant pour les empêcher de mourir. Hisei espérait simplement ne pas devoir amputer quelqu'un.

Finalement, Masa prit la parole. L'esprit d'Hisei revint sur terre aussi vite qu'un étalon au galop. Il était beaucoup trop attaché à sa sœur pour dire qu'un sujet était plus important, même sa propre vie semblait bien pauvre à côté de celle de cette femme qui partageait son sang et sa famille. Les mots qui parcouraient la tête du médecin n'était pas très heureux. Il ne pouvait que baisser les yeux. Son cœur se serrait doucement. Il avait vécu la même chose que lui alors ? Sauf que pour son supérieur, ça ne s'était pas bien terminé. Il lui adressa quelques mots "Toutes mes condoléances", se courbant doucement en signe d'excuse. Il n'avait eu aucunement l'envie de ressasser ces sentiments. Il ferma doucement les yeux. Il ne voulait pas subir ça. Perdre sa sœur, c'était comme perdre pied avec le monde. C'était lui enlever un morceau de cœur, un morceau de cerveau, un rein, une jambe, un bras. C'était lui enlever une moitié de lui-même. Il ne voulait pas vivre la même chose.
Cependant, une lueur d'espoir semblait doucement scintiller pour lui. Son supérieur lui fit part d'un médecin qui avait bien faillit réussir à sauver la sœur de celui-ci. Ce fut comme une illumination, et bien qu'il était sincèrement désolé, le visage d'Hisei ne put cacher le bonheur qui l'envahit presque immédiatement. Il était tellement heureux qu'il ne laissa pas le temps à ses joues de rougir lorsqu'il sentit sa main emprisonnée dans celle de son interlocuteur. Bien mieux encore, il lui avouait pouvoir l'aider, qu'il pourrait veiller sur sa sœur le temps de trouver cet homme. Chercher dans les grandes villes ? Cela n'allait pas être facile, mais Hisei était prêt à tout pour sauver la vie d'Ary.
Il s'empara des mains de Masa avec les siennes. Il les secoua vivement, oubliant presque la différence de classe sociale. Il ne dégageait de ses mouvements et de ses mimiques qu'une énorme reconnaissance.

"- Je vous remercie ! Je vous dois plus que la vie mon seigneur ! Si vous acceptez de me rendre ce service, ma vie ne sera dédié qu'à vous honorer Hitori-sama ! Je vous suis tellement reconnaissant !"

Hisei ne laissa pas les larmes de reconnaissances envahir son visage. Le samouraï venu faire son rapport lança un regard noir vers le médecin qui ne tarda pas à sentir une violente fraîcheur dans son dos. Il ravala sa salive bien vite. Un assassinat arrivait bien vite. Et avec les informations qu'il avait pu recevoir, il n'était pas question de mourir maintenant !
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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Dim 20 Sep - 16:36

Ne t'inquiète pas, la page est tournée.

Dit il avec un petit air géné quand Hisei lui donna ses condoléances, il ne voulait pas non plus qu'on le plaigne, cela faisait des années maintenant que sa soeur était partie et même s'il la regrettait, s'il regrettait de ne pas l'avoir à ses côtés il ne pouvait rien y faire et le monde continuait de tourner comme son entrainement le lui à appris, se souvenir des morts est important, les pleurer ne l'est pas.

Alors que Masa pensait surprendre ou gêner Hisei en lui tenant la main, sa proposition d'aide donna au médecin de véritable ailes pour voler au-dessus des conventions et du protocole, ce dernier saisit la main de Masa dans les siennes et les remua vivement en remerciant l'Hatamoto, ce dernier afficha tout d'abord un visage très surpris avant de partager la joie de son interlocuteur en lui faisant un beau sourire, qui aurait pu croire que Hisei pourrait faire preuve d'une telle joie sur les restes d'un champ de bataille ? Masa posa lentement sa main libre sur l'épaule du jeune médecin et dit :


Je n'ai rien contre un homme honorant mon nom, mais je rembourse simplement ma dette Hisei-kun je possède une maison à Moe que je n'utilise quasiment pas. Il y a de la place et un domestique qui pourra veiller sur ta sœur. Et je t'en prie appelle moi Masa, ou au moins Hitori-san.

C'est vrai que Masa n'avait pas aimé la façon dont ce samurai avait regardé Hisei, il n'aimait pas cela, lui aussi avait été la cible de ragot et de regard quand il était entré dans l'armé. Il prendrait quelques minutes plus tard pour bien lui expliquer ce qu'il pensait de cela. En regardant autour de lui Masa vit ses hommes s'organiser comme il l'avait demandé, un groupe pour les blessés, un pour les morts, pour les kitsunes et il entendait même les premiers sifflets pour récupérer les chevaux. Il regarda Hisei avec son regard doux et il lui dit :

Je vais aller aux nouvelles, si tu peux aider pour les blessés, il faudrait qu'ils soient en état de partir dans quelques minutes.

Sur ce Masa s'éloigna en direction de ses hommes, il devait connaître les pertes et préparer la petite troupe à repartir vers Moe, quelque chose lui disait que le retour se ferait tranquillement, il n'y avait pas besoin de forcer la chose, sauf si certains blessés l'exigeait.


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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Mer 21 Oct - 14:26

Lorsqu'on lui demanda de s'occuper des blessés, Hisei repartait dans le sang et les blessures avec un sourire qui exprimait toute cette joie qu'il avait eu du mal à exprimer depuis son départ de la rizière. Maintenant qu'il savait quelques trucs pour aider sa soeur à aller mieux, le soleil arrivait enfin à se faufiler à travers les nuages. C'était un paysage d'espoir qui se dessinait dans l'esprit du jeune homme. Il était si heureux qu'il ne trouvait aucune façon de rendre ce jour plus lumineux. Même si le champ de bataille était parsemé de cadavres, et pas seulement ceux des kitsune, il savait que pour lui le chemin ne s'arrêtait pas là. Cela pouvait sembler égoïste de penser de cette façon, mais il était un homme et ne pouvait se réjouir d'avoir une piste pour sauver sa soeur. Bien que les blessés avaient du mal à partager sa bonne humeur, il rendait doucement hommage aux combattants et cela, à défaut de faire apparaître des sourires, remontait doucement le moral. Les troupes étaient heureuses d'avoir écrasé une armée de kitsune. Cependant, certains soldats avaient été plus affectés par le conflit que d'autres, et certaines faisaient presque une tête d'enterrement alors qu'Hisei appliquait sur eux des soins basiques.
Il était tellement motivé pour faire son travail que les pansements refermaient les blessures physiques, mais aussi psychologiques. Lorsqu'il remarquait un visage bas et lourd, il mettait toute sa politesse et son respect pour trouver un moyen de rendre les choses plus belles qu'elles n'étaient. C'était compliqué au milieu d'un champ de bataille.

Lorsque les soldats allumèrent le grand brasiers qui servit à faire disparaître les cadavres des kitsune, les combattants les plus forts, et sûrement à l'orgueil démesuré, fêtait leur mort en chantant. Hisei avait du mal à accepter cela. Mais il laissait à chacun fêter la vie à leur façon. Il ne trouvait pas utile d'aller leur passer un savon pour ça. Et puis de toute façon, il n'en était pas capable en vue de sa position. Lorsque le groupe se rassembla pour préparer le chemin du retour, le médecin avait fait attention à ce que les blessés soient en état de marche. Malheureusement, les blessures ne se soignaient pas si vite. Certains allaient devoir être soutenus, voir portés. Peut-être aurait-on besoin des chevaux. Mais ce qui était sûr, c'était que les dégâts étaient bien minimes par apport à ce que Hisei s'imaginait des batailles.
Ce genre de charge, il se les avait imaginées si violentes et si meurtrières...Comme dans les histoires que racontait les passeurs. Souvent on disait qu'une armée entière se faisait décimer par un petit groupe, ou bien que deux grands groupes s'étaient entre tués. On comptait les morts avec trois ou quatre zero. A côté des histoires qu'il avait entendu, et ce n'était pas un reproche, le nombre de mort était bien petit. De blessés aussi d'ailleurs. Cela lui donna un grand sourire. Il leva la tête. Ventus dormait dans son fourreau. Le bruit que la lame faisait en rythme de la marche d'Hisei ressemblait à une respiration métallique grossière.

Le regard du jeune homme s'était déposé doucement sur son supérieur. Il n'y avait rien de discret. Il ne complotait pas contre celui-ci. Il revoyait simplement sa demande. Il avait demandé à ce qu'il l'appel Hitori-san. Ce souvenir suffit à faire rougir doucement ses joues teintées déjà de sang. Il ne savait pas s'il devait s'y soumettre. C'était peut-être trop...Personnel comme appellation. Il ravala sa salive. Après tout, c'était un ordre, il était obligé de s'y plier.
Il se mit en marche, comme tout les autres, lorsqu'on lui ordonna de la faire. Le groupe rentrait doucement chez lui. La victoire n'était pas amère. Cela se voyait sur le visage des victorieux. Hisei ne comprenait pas ce genre de sociabilité. Les grossières tapes dans le dos et les voix portées au loin. Écraser des esprits semblaient ravir les soldats. Il savait que c'était dans le cœur de son clan, d'être violent et d'aimer faire couler le sang au nom de la vengeance. Mais cela devait-il donner autant de grossièreté ? On ne pouvait leur en vouloir, ils avaient échappé de peu à la mort, pour certains.
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Hitori Masa

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Hinin

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MessageSujet: Re: [Quête] Pas de Pardon. Lun 26 Oct - 17:00

Masa alla parler avec quelques hommes pour connaître le bilan de la situation, il devait savoir combien il y avait de morts de leur côté, mais aussi il devait connaître l'état des blessés et il voulait savoir s'ils pouvaient être transportés. L'attaque était loin d'être un échec et c'était certainement la meilleure des nouvelles, Masa aurait aimé n'avoir aucune perte, mais ce n'était qu'un fantasme, chaque actions armés étaient risquées. L'androgyne alla donc prendre un peu la température auprès des hommes et il fut assez heureux de voir que la plupart étaient enthousiastes par cette victoire, ceux qui semblaient plus malheureux eurent le droit à des paroles encourageantes et à un sourire et un regard doux et chaleureux il alla même jusqu'à avoir de petits gestes amicaux envers les plus tristes.

Le brasier fut rapidement mis en place et très vite des hommes fêtaient leur victoire, Masa regarda le spectacle, son bras valide soutenait son bras endoloris, il avait toujours son petit sourire au visage, ce dernier exprimait une certaine quiétude, même si quelques petites grimaces venaient assombrir quelquefois son expression. La victoire était belle, les hommes avaient très bien combattus et ils avaient tous contribué à la victoire, c'était beau à voir, très beau même. L'odeur ne le gênait pas et la chaleur procurée par le feu lui faisait un bien fou. Il n'était pas comme tous les Setsu, même si sa famille était sur ces terres depuis longtemps maintenant, mais il devait avouer que voir ses ennemis brûlés et être réduit en cendres lui apportait une certaine joie.

Très vite la troupe s'organisa pour reprendre la route vers Moe, il fallait tout de même s'occuper des blessés, Masa demanda que ces derniers prennent les chevaux, il allait falloir se serrer sur certains d'entre eux. Le jeune hatamoto sentit bientôt un regard sur lui, il se retourna et aperçu le beau Hisei, il lui lança un petit regard complice et il fit un petit clin d'œil au médecin, il replaça une de ses mèches en baissant un peu le regard, puis il reporta son attention sur toute la troupe. Bientôt tout le monde étaient en route pour rentrer à la capitale, après quelques minutes de trajet au pas, Masa regarda par-dessus son épaule pour observer ses hommes et il entama la chanson des Setsu :


Setsu! Setsu!  Hoi, hoi, hoi!
Quand l'horizon s'enfla-a-mme,
Viens, mon frère, prends tes a-armes!
Car la gloire nous attends!
Brûle comme le soleil levant!...


L M M J V S D  
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[Quête] Pas de Pardon.

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