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 [PV] Neiges soyeuses au pays de l'âtre éternel.

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Amadotsu Kodan

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Taisho

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MessageSujet: [PV] Neiges soyeuses au pays de l'âtre éternel. Dim 25 Oct - 7:35


Le temps s'égrenait comme les événements s'enchaînaient sur le tracé de la Destiné de l’enfant de Kazan. Il avait tenu à faire cette promenade pour s’aérer l’esprit, mais les faits assaillaient ce dernier sans lui autoriser le moindre repos. Pour autant, le tournant que prenait son existence ne pouvait pas se trouver plus idéal, plus parfait qu’il ne devenait à chaque instant. Depuis l’éclat dans les cieux, tout s’était chamboulé et il avait suivi ses instincts plus d’une fois durant les mois d’été, laissant là son flegme et ses sourires chaleureux pour un état de nerfs constant et un regard creusé par la fatigue.

Des peines avaient progressivement laissées place aux bonnes nouvelles. Le réveil de celle qui se trouvait être tout pour lui, puis de celui vers qui allait son honneur. La première avait fait écho à ses sentiments tandis que second cité, l’invita à un entretien dont la résultante ne tenait pas d’un fait réel possible selon le samuraï des volcans. Quelques petites journées avaient suffis pour le voir passer d’homme d’arme à amant et de commandant de légion à Général des Armées du feu.

Rien de tout cela n’avait été officialisé évidement, tout s’étant succédé bien trop vite. Mais la parole de Gekido était loi en Setsu et son annonce privée ne manquerait pas de devenir un sujet sur toute les lèvres du pays, ce n’était qu’une question de jours. Les mots de Nadeshiko ne pouvait guère être mis en doutes non plus car, il avait été évident au bushi du feu que si la condition physique de la jeune femme avait été meilleure, l’offre de son cœur aurait été accompagnée de bien plus que cela.

Son équilibre devint précaire, se sentant comme saoul, il tituba hors de l’avenue et plaqua sa main droite contre la première surface venue afin de ne pas s’écrouler en public. Forçant son souffle à reprendre un rythme plus naturel et plus saint, il ferma un moment les yeux afin de redevenir le Seigneur du domaine de son propre corps. Après les peines, l’inondation de bonheur et de gloire jouait un rôle tout aussi néfaste sur sa psyché, comme si il ne se sentait plus capable d’être simplement heureux et fier.

Il lui fallait de toute urgence un exutoire et reprendre le contrôle sur sa propre personne afin de suivre les vents du Destin, comme il l’avait toujours fait. Il fit demi-tour sur lui même et écrasa son dos sur le mur pour glisser son fondement au sol. Ouvrant ses iris à l’activité de l’artère largement fréquentée de Moe, il se rendit bien compte du spectacle qu’il offrait là aux quelques passants reconnaissant son kamôn et sa stature.

Mais au lieu de souffrir d’une once de honte, il manqua de rire aux éclats à leurs expressions. Il fallait décidément qu’il change d’air. Rien ne lui vint à l’esprit immédiatement, il savait juste avoir besoin d’une distraction, ce qui excluait la pratique des arts martiaux. Il replongea dans les mois qui avaient précédés, l’attaque des yokaïs, la colère des Cieux, la léthargie qui s’en était suivi, tout avait été plus simple avant ces événements.

Il en vint à se demander ce qu’il était advenu de ce brave Amadotsu Kodan, guerrier des flammes aimable et bon vivant, qui ne rechignait pas devant un bon thé, une bonne bouteille de saké et quelques ambiances chaleureuse. Celui qu’il avait été lui paru soudain bien lointain, bien étranger, mais il se souvenait très largement l’état d’âme de cet homme là et voulu renouer avec ce dernier.

La Capitale l’avait bien souvent vu, ses maisons de thés le connaissaient bien, du moins avait ce été le cas avant les traumas qui s’étaient abattus sur Yokuni. Il chercha dans sa mémoire le nom de chacune d’entre elles, de ses spécialités, des hôtesses dont il chérissait la douceur apaisante. L’une des Okiya les plus exotiques du domaine du feu qu’il connaisse s’imposa à lui. Ce n’était ni là la plus connue ou la plus réputée, mais le souvenir de Nao-san et de ses filles le berça d’une réconfortante nostalgie.

Qui plus était, il savait que la maison hébergeait en son sein deux jeunes joyaux parfaitement semblables l’un à l’autre. Un fait qui en aurait rebuté plus d’un et qui jouait en défaveur de l’établissement aux yeux des plus traditionalistes que lui. Nées sœurs le même jour, le destin de jumelle se scellait parfois de la façon la plus fatal qui soit. Selon les mœurs, chacun naissait unique. De se voir ainsi dupliqué à la naissance pouvait amener à l'exécution pure et simple de ces êtres défiants les lois de la nature ou au moins de l’un des deux.

Ces deux là, avait il entendu dire, avait fait défaut à ce triste oracle. Arrachées à cette terrible fortune et sans pourtant les connaître, le vent de leur existence le fascinait et le ragaillardi soudain. Il se hissa sans mal, comme si aucune fatigue ni vertige ne l’avait jamais pris et s’orienta en direction du lieu qu’il venait de choisir inconsciemment avec pour idée fixe de se voir accompagner par ces reflets sans miroir.

Il s’arrangea sur le chemin, serrant son obi carmin sur son vaste kimono cendre tissé de flammes dorés, ramenant sa longue tignasse en un unique catogan roulant le long de son dos, sans pouvoir empêcher quelques mèches rebelles de se former. Enfin, il serra à sa taille son daisho et reparti de plus belle, son idée fixe en tête. Il ne lui fallut qu’un temps très court pour rallier sa destination et de se présenter à l’entrée de cette dernière comme le Taisa qu’il n’était pourtant plus.

On ne le fit guère attendre longtemps, quoi qu’on l’installa pourtant confortablement. Il était en train de siroter un umeshu doux et sucré sous les airs d’un biwa caressé de mains expertes par une maiko des plus douées en la matière lorsque Nao vint l’accueillir. C’est irradiant d’une humeur chaleureuse dont il s’était presque aliéné les mois précédents qu’il annonça l’objet de son vœu du jour et de celles dont il souhaitait partager la compagnie.

La demande particulière ne sembla pas désarçonner la douce gérante, ou bien le cacha t-elle particulièrement bien dans la maîtrise des expressions de son visage. Kodan n’en jouait pas, mais il savait pertinemment que le caprice d’un Taisa et gouverneur terrestre qui plus était ne prêtait jamais à discussion, dans aucun lieu civilisé que ce soit et la maison de thé n’allait pas faire exception.

Son hôtesse acquiesça tout simplement, un sourire exquis dépeint sur ses traits, le prévenant poliment que l’on ne ressortait pas indemne en son cœur des soins et des arts dont Mion et Miaki, ainsi se nommaient-elles, étaient les maîtresses. Jugeant que cette introduction n’était là que pour la bonne forme, le Volcan apaisé renouait petit à petit avec son sobriquet, aidé en cela par l’ambiance de l’établissement jusqu’à ce que les pans des portes coulissantes ne glissent à nouveau pour s’ouvrir sur les silhouettes en tout point identiques des deux êtres les plus parfaits qu’il n’eut jamais eu l’opportunité de pouvoir admirer.

Figé, une coupe d’alcool à mi-chemin entre la table et sa bouche, les yeux écarquillés, il ne pu guère débuter le moindre mouvement autre que l’expression d’une surprise totale et d’un émerveillement qu’il ne tenta même pas d’atténuer un seul instant. La seule chose qui vint enfin à briser son masque de surprise fut un sourire franc, celui d’un enfant découvrant la neige pour la première fois.


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Kazan Chinsei-ka
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Kimura Mion Miaki

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Geisha

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MessageSujet: Re: [PV] Neiges soyeuses au pays de l'âtre éternel. Mer 11 Nov - 17:34

Le soleil. Et dire que certains pensaient qu'il était le même partout. Dieux savaient qu'ils se trompaient. Ô Combien. Depuis qu'elles étaient arrivées dans les terres Setsu, par le fruit du hasard, que certains auraient appelé destin, un de leurs pires problèmes avait été le soleil. Cet astre brûlant veillait sur ces terres, et quiconque osait y mettre un pied sentait son implacable puissance. Si au départ il avait été un souci, grâce à l'ingéniosité des architectes Setsu, et aux courants d'air frais mis en place pour maintenir une température supportable dans les maisons, l'étoile brûlante avait fini être acceptée et comprise.

Et les années s'étaient enchaînées, tissant toujours avec plus de fermeté l'étrange destin que défiaient les jumelles. Elles avaient défié la mort par le froid, par le fer, par le feu, et même par la faim. Pour arriver au cœur de cette cité si impressionnante, si imposante. Mais pour les jumelles. Il n'était pas question d'avoir défié le destin. Mais de l'avoir embrassé. Après tout, elles avaient survécu à tout, même aux parfois sévères -mais justes parait-il- leçons qu'elles avaient reçues dans cette Okiya. Mieux encore : elles avaient reçu un pouvoir du dieu qu'elles vénéraient désormais. Les preuves étaient toutes là. Elles allaient dans la bonne direction.

Et si les derniers évènements avaient été trop riches en émotions, que ce soit l'appréhension du passage de Maiko à Geisha, et ce qu'il impliquait, ou bien la peur de se voir séparées par un sommeil profond et peut-être inexorable, le temps maintenant redevenait ouvert aux sourires et à la joie. Et même si certains se plaisent à dire que dans les Okiya, l'extérieur n'est qu'un souvenir, un autre monde, le sort avait été si fort cette fois-là, que l'inquiétude avait serré même les cœurs des plus habiles artistes. Par chance, cette ère allait sur sa fin. Maintenant, revenait le temps des sourires, des arts, et de l'apaisement.

Apaisement qui était bien profitable pour l'Okiya de Nao-san. Car si certains jours avaient été plus durs que d'autres, avec le choix que la gérante avait fait, de prendre soin des êtres singuliers, ces temps-ci étaient plus propices aux affaires. L'inconnu, la peur et le soulagement poussaient souvent les êtres à rechercher le calme et le divertissement. Et si la chance avait épargné ses précieuses pensionnaires, certains pensaient que les côtoyer et accepter ce qu'elles avaient à offrir leur offrirait aussi cette chance.

Et ce jour-là, alors que chacun allaient à ses occupations diverses et variées, un Taisa s'était présenté, demandant pour hôte de ce jour, les jumelles. Celles-ci prirent le temps de parfaire leur habit, s'étudiant l'une après l'autre, comme un miroir, et une fois que ce faux reflet devint l'image parfaite de l'autre, elles se posèrent face à la porte qui les séparait de cette salle d'attente. Là où avait été installé le Taisa. La douce mélopée derrière changeait doucement, sachant ce qui se prépara, et au moment même où elle se tut, s'éteignant doucement, elles ouvrirent la porte.

Ce n'était certes pas leur premier client, depuis leur passage en tant que Geisha, mais c'était certainement le premier Taisa qu'elles serviraient de leur façon si particulière. Ensemble, dans un même mouvement, elles s'avancèrent d'un pas, souriant avec une douceur remarquable. Même visage. Et s'inclinèrent, pour cacher le petit sourire amusé qui voulait apparaître à leur visage, après avoir vu l'expression de l'homme pourtant haut dans la hiérarchie. Après tout, malgré leur passé, leur rang, leurs connaissances, elles étaient selon certains encore jeunes. Pire, Amadotsu Kodan avait certainement deux fois leur âge, ou plus.

Mais cet amusement disparu bien vite de leur visage, alors qu'elles se redressèrent en même temps. Miaki -ou bien était-ce Mion ?- leva un bras pour désigner l'escalier qui montait vers les salles individuelles, dont une avait déjà été préparée pour le Taisa.

- Voulez-vous bien monter, Amadotsu-Sama ? fit-elle d'une voix pleine de velours, murmure délicat.

L'autre se positionna près des escaliers, pour précéder l'homme qui allait sûrement se lever, et le guider discrètement, de quelques chuchotements, jusqu'à cette salle préparée. Un siège bas, confortable, avec une table longue juste devant. Plus loin sur le côté, le nécessaire pour préparer du thé, et en face, une estrade. Sur cette dernière, un paravent en cachait une partie, tandis que de l'autre côté, posé à même le sol, un Koto, long et superbement peint. Quelques autres instruments trainaient ici. Et si des emplacements pour des bougies étaient présents, elles étaient éteintes pour le moment. La lumière du soleil filtrait suffisamment par les fenêtres cloisonnées, pour ne pas avoir recours à ces outils.

Derrière le trio, la porte fut tirée, tandis que les deux amenaient le Taisa à sa place, se plaçant en face de lui, d'une même voix.

- Que pouvons-nous faire pour apaiser votre âme des conflits extérieurs, Kodan-sama ?

La fin était presque murmurée, toujours audible, mais pas remarquable. Comme si cette voix venait d'ailleurs, un fin filet de son qui s'infiltrait dans votre tête sans en avoir l'air.

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Amadotsu Kodan

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Taisho

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MessageSujet: Re: [PV] Neiges soyeuses au pays de l'âtre éternel. Mer 11 Nov - 21:03

Une voix unique s’échappa de deux corps, leurs lèvres se mouvant à l’unisson, énonçant leur invitation comme une mesure musicale apprise à la note près. Aussitôt entendue cependant, le Colonel devenu Général officieusement déjà fut convaincu qu’il ne s’agissait pas là d’un texte ruminé par cœur, mais bien d’une communion comme jamais il n’en avait vu jusqu’à présent.

Le moindre de leur geste accompagnant celui de l’autre comme une danse, rien n’aurait pu paraître plus envoûtant au bushi des terres arides. Tant et si bien que la douce prière à les suivre fut tel un ordre auquel il ne pu se dérober. D’officier le plus gradé des terres de feu, il était redevenu le samurai du rang qu’il avait été, des décades auparavant, devant un guerrier légendaire au charisme infini.

Sur son visage se mêlaient les expressions d’un profond attendrissement, séduit et charmé, ainsi que d’une amabilité qui n’avait rien de feinte et c’est ainsi qu’il vida sa coupe et entreprit de se laisser guider vers le lieu qui accueillerait les promesses muettes que ces reflets l’une de l’autre laissaient deviner par la grâce de leur mouvement. Sans qu’il ne puisse voir le temps passer ni le cheminement se dévoiler, trop focalisé sur les lignes si parfaitement semblables des deux jeunes filles, ils se retrouvèrent tout trois dans une nouvelle pièce apprêtée pour son propre accueil.

Rien ne le surpris plus que le koto finement ouvragé. L’instrument était déjà rare en soit en Yokuni, mais qu’il soit aussi soigné présageait que l’une des deux geishas - à moins que ce ne soit le cas de chacune d’elle - fut des plus douée à son maniement. Se glissant dans un premier temps de part et d’autre de lui, elle le menèrent à une place qui lui était dédiée pour finir par s’installer de front à sa position.

Ainsi assise côtes à côtes, elles faisaient ressortir leur similitudes au point qu’un miroir aurait pu se situer entre elles que le reflet n’aurait pu être plus parfait. Les sœurs Kimura ajoutaient à cela un son qu’une surface réfléchissante n’aurait jamais pu rendre, leur deux voix s'unissant à nouveau sans que leur ton ne trahisse leur individualité respective. Leur demande mutuelle le ramena à la réalité de façon brusque, car il était tout à fait convaincu qu’il aurait pu se satisfaire de les admirer durant des heures sans que le temps n’eut la moindre prise sur lui.

Poussé ainsi à la réflexion, il se frotta le menton, songeur, arrachant son regard de la beauté fusionnelle des jumelles un instant. Lorsque ses iris sombre retrouvèrent avec bonheur ceux terre-emeraude de ses hôtesses, un sourire chaleureux avait retrouvé place sur ses traits.

Il n’est plus nul conflit qui puisse s'installer en moi en vos présences, Kimura-shimai-san. Les mots vous décrivant son bien ternes face à vos éclats unis. Néanmoins, je serais honoré si vous pouviez me faire le plaisir d’un morceau de l’instrument que je vois trôner ici en place de gloire parmi les autres… Si vous le voulez bien.

Il tendit sa main vers le koto d’un geste sobre et replaça posément ses deux bras sur ses genoux dans l’attente d’une réponse de leur part qui ne tarda pas ni ne pris la forme de mot. Au lieu de cela, elle se levèrent de concert, sans que l’une ne fut plus rapide que l’autre et d’un mouvement aussi gracieux que des feuilles soulevées par un vent doucereux et allèrent s’installer côtes à côtes devant le koto et de placer leur mains sur les cordes délicatement.

Sans attendre non plus qu’il les y invitent, elles débutèrent la danse de leurs vingt doigts réunis dans un duo qui aurait été impossible pour d’autres qu’elles. Ce fut comme si le temps n’avait plus lieu d’être et s’étirait à l’infini à la fois, comme si les notes qui débutèrent n’étaient jouées pour personne en particulier et quand bien même, lorsque l'enchaînement pris totalement vie, Kodan en aurait oublié son moi, il n’existait tout simplement plus en tant qu’être, sinon en spectateur anonyme.

L’improbable résultat n’aurait pu être rendu par deux musiciens pourvu de chacun leur instrument, ni même par un virtuose. La complémentarité des deux jeunes filles rendait leur morceau infaisable par autre qu’elles. Elles se présentaient sans mot dire, racontait leur histoire commune depuis leur naissance jusqu’à ce jour, chaque accord contant un événement de leur vie partagée.

Tantôt triste et mélancolique, puis chaleureux et doux, le rythme s'accélérant et ralentissant au gré de chaque nœud de leur existence. Leur expression identique ne révélait aucun autre sentiment que celui de la plénitude de cet instant tandis que l’héritier des Kiyooki vivait chaque moment comme si il y était, sans pourtant en connaître les tenants exacts, il identifiait chaque humeur, chaque plainte et chaque joie cachées derrières les notes.

Ses yeux s’embrumèrent des tristesses révélées, son sourire se peignit pour les plaisirs décris et il rit même des instants d'allégresse vécus. Mais c’est au plus fort du morceau, lorsque le tout atteint son crescendo que lui fut dépeint une épopée tout à fait différente. Son instinct fut frappé de plein fouet, si bien qu’il leva son regard vers les deux sœurs pourtant concentrées sur leur œuvre. Il ne leur avait pas adressé le moindre mot, elle ne connaissait rien de lui et pourtant, c’était une évidence… De leur vie, elles étaient passées à la sienne.

Lisant en lui comme un livre ouvert, ce furent ses propres malheurs et bonheurs qui se suivirent à son écoute, ému au larme devant un fait qui ne pouvait pourtant pas être possible. Puis ce fut le tour d’une mélopée de moments partagés, comme si les jumelles et lui-même s’étaient toujours connus et parcourus le même chemin jusqu’à ce jour.

Il les connaissaient depuis si peu de temps, mais sentait à ces notes qu’aucun mot n’aurait pu les rapprocher plus que ces dernières. Sans la moindre pudeur ni l’once d’une honte, il laissa libre cours à ses larmes le soin de le délivrer tout en lui faisant vivre pleinement l’instant qui passait et qui durerait, il l'espérait, une vie entière encore.

[Fin de RP]

PS:
 


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