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 Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos]

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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Sam 12 Déc - 19:53

Quoi !? Mais que veut tu dires par pas important !?

La voix du Taisho Kenshu était assez forte pour qu'il se fasse entendre en dehors de la volière, il avait une lettre dans sa main et en face de lui un géant basané se grattait l'arrière du crâne, il semblait un peu perdu parce que disait Keikoku, mais il semblait aussi assez gênée, certainement par le fait que son maître était déçu par son travail, cela n'arrivait pas souvent et il n'aimait jamais quand cela arrivait.

Pas rouge, pas vert….. pas savoir Tachi.
Arrête de m'appeler comme cela Noodle, je n'ai pas 16 ans. Comment ça ? Pas rouge et pas ve….


Le taisho s'arrêta immédiatement après avoir vérifié le réceptacle du pigeon, en effet, aucune des couleurs qu'avait mis au point Kei n'étaient visibles. La personne l'aura donc oublié, pas étonnant que le géant ne l'ai pas remis directement à son maître. Et ce fut au tour de l'ancien nomade de ce gratter la tête l'air gêné.

Effectivement tu ne pouvais pas savoir Noodle-san, je suis désolé, mais à l'avenir chaque lettre venant de ma maison sont importantes compris ? Il finit sa phrase en se retournant pour s'en aller.
Oui Tachi.
Et arrête de m'appeler comme ça !
Oui Tachi.


Après un soupire le taisho sortit de la volière, décidément se pauvre homme ne réussirait jamais à tout comprendre, il était différent des autres personnes, plus lent mentalement, mais Keikoku l'aimait bien, cet homme possédait une pureté impressionnante et surtout il était totalement dévoué à sa personne et incorruptible. Kei' hésitait énormément à ouvrir ce message, il avait peur du contenu, peur que sa fille n'ait pas survécu à ce sommeil, finalement il respira un bon coup et il lu la lettre. Et il ne fut pas déçu de l'avoir fait, Fuu sa fille c'était réveillée, elle avait réussie à se sortir du Yomi, le père qu'il était n'en avait jamais douté.

Il fallait qu'il aille la voir tout de suite, le message c'était perdu presque trois jours, Fuu avait déjà certainement repris un peu de force et elle devait se demander ou était son père…. En fait non de ses deux enfants elle était la plus réaliste et la plus sérieuse elle se doutait donc qu'il était occupé, mais tout de même… Seulement il repensa au Yomi, Fuu allait avoir des tonnes de question, elle allait avoir peur d'y retourner ou de pleins d'autres choses, comment pouvait il la rassurer ? Ou même la comprendre ? Il ne pouvait le faire seul autrefois il avait eu besoin d'Aya et depuis il avait dû faire seul et il s'en sortait, mais les questions qu'allait se poser Fuu méritaient les meilleures réponses.

Alors que faire ? Demander à un moine de l'accompagner ? Ou à la Kannushi ? Non cette dernière devait être fatiguée et occupée, la dernière réunion avec elle avait montré à quel point elle avait été touchée par ce mal, le même mal que pour sa fille. Soudain le souvenir de la discussion avec la Kannushi lui rappela de l'autre personne présente à ce moment : Abe no Miwako, de la famille Abe (et futur chef de famille d'ailleurs), une Onmyouji de talent et qui avait plus de connaissances et de réponse que lui. De plus, la nature jeune et féminine de la dame aiderait peut-être pour parler avec une enfant.

Il fit préparer deux chevaux pour le voyage (oui là il a vendu la peau de l'ours), puis il se hâta de retrouver la demeure des Abe. L'après-midi était bien entamé et une chose est sûre il arriverait de nuit à Ariake ou en début de soirée en tout cas. Il trouva rapidement l'épaisse porte en bois qui gardait l'entrée du domaine Abe, après qu'une servante s'excuse de ne pas l'avoir reconnu quand il a donné son identité, il fut conduit dans une petite pièce pour attendre Miwako, il avait eu confirmation qu'elle était là. Il était resté debout et il faisait les cent pas dans la pièce.


Dernière édition par Kuhoko Keikoku le Dim 23 Avr - 19:09, édité 1 fois
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Kenshu Miwako

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Daimyo

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Jeu 7 Jan - 23:44

Miwako s’était activée une partie de la journée au temple le plus proche pour aider les témoins à se remettre de leur voyage. Son grand-père lui avait ordonné de passer sa journée là-bas. La jeune femme était rongée par le stress à force de piétiner et allait finir par exploser. Si la religieuse avait râlé, elle avait obéi aux ordres de cet homme qu’elle respectait. Il ne donnait que très peu d’ordre et chaque fois à bon escient, ce qui était une fois encore le cas. Sur le chemin du retour, la demoiselle se rendit compte de la manœuvre du vieillard. Il l’avait éloigné de l’enquête pour la journée pour qu’elle lâche prise, qu’elle n’y pense pas. Avec toute l’activité au temple l’onmyouji n’avait pas pu y penser même trente secondes et cela lui avait moralement fait du bien.
La religieuse décida alors de méditer ce soir et de se consacrer à la nouvelle technique divinatoire que son père voulait lui transmettre. Avec toute cette agitation, elle ne s’y était même pas encore frottée. L’enquête pourrait reprendre demain, plus calmement et sereinement. Deux dispositions d’esprit plus à même d’amener des solutions. Son programme allait cependant être bouleversé, mais cela, elle ne le savait pas encore.

Après des ablutions et vêtus d’une tenue de miko propre, Miwako se trouvait devant les autels pour les divinités bâtis par sa famille. Elle priait bien plus calmement que ces derniers jours, lorsque son père vint la chercher. L’arrivé du Taisho avait semé le trouble chez les domestiques, qui ne s’attendaient pas à la venue d’un personnage aussi haut gradé ici. Elles avaient alors parlé en premier au maître de la maison, pour savoir ce que ce dernier voulait qu’elles fassent. Daiki avait était chercher sa progéniture lui-même, car les servants avaient ordre de ne jamais dérangé un Abe no dans cette pièce. Il fallait mieux faire revenir doucement quelqu’un en état méditatif. L’homme se racla doucement la gorge pour signaler sa présence, avant de s’avancer. Il appela sa fille en murmurant, pour attirer son attention. Miwako revint bien vite, son père ne l’aurait pas dérangé sans raison.

« Le taisho désire te parler ma fille, il a apparemment une requête urgente qui nécessites ton savoir-faire à te confier. »


Daiki savait déjà que Keikoku avait rencontré Miwako, sa fille avait fait un rapport détaillé de leur discussion avec la Kannushi. La religieuse ne pouvait pas cacher une réunion si importante au chef de sa famille.

« Il ne s’est pas annoncé, cette urgence doit venir de lui tomber tout juste dessus. As-tu une idée plus précise de ce qu’il me veut ? »

Demanda la demoiselle en fronçant légèrement les sourcils. Son père hocha la tête pour signaler que non.  La jeune femme se leva, salua une dernière fois les autels avec son père avant de quitter la pièce.

« Que penses-tu de cet homme ? »


Demanda Daiki avec un visage fermé, qui trahissait ses réflexions.

« Je serais bien incapable de juger ses compétences militaires, les miennes étant à zéros. Quant à sa finesse politique et son aptitude de survivre aux jeux de la cours du Daimyo, je n’en sais rien. Tu es mieux placé que moi pour le juger dans ce domaine-là. »


L’homme sembla peut satisfait des réponses honnêtes de sa fille. Elle n’avait pas tords, mais il n’appreciait guère le ton qu’elle avait employé.

« Tu devrais t’intéresser un peu plus aux jeux de la cours pour la survie de notre clan, au lieu d’être si sarcastique à leurs sujets. »

Lui reprocha son géniteur. Miwako poussa un soupire, mais préféra se taire. Le calcul, son père avait bon fond, mais il ne pouvait pas s’empêcher de faire des calculs. Cela avait le don d’irriter sa fille, qui était purement altruiste

« Aide le à résoudre son problème de yokai, cet homme pourrait être un bon allié. »

Un ordre. Son père osait lui donner un ordre de ce type-là ! Ne se montrait-elle pas assez assidue à chaque mission. La connaissait-il se mal ?

« Ai-je jamais réalisé une mission à moitié père ? » la colère commençait à se sentir dans sa voix.

« Tu fais du bon travail et te donnes toujours à fond, mais fais encore plus attention à cette mission. » Lui expliqua plus doucement le religieux, pour la calmer un peu.

« Je ferais avec lui comme je le ferai pour chaque personne que j’aide, je ferai mon maximum et je n’épargnerais pas mes efforts. »


Répondit de manière un peu plus lasse Miwako, voyant que son interlocuteur ne comprenait pas ce qui l’avait fait tiquer.

« C’est ce qu’il faut, faire moins serait indigne du nom que tu portes. »


L’onmyouji réprima un énorme soupir. Cette phrase soulignait bien là l’écart de leur façon de penser, il mettait l’image et l’honneur de la famille Abe no, là où elle ne voyait que des gens à aider.
La jeune femme préféra se taire, comme lui avait conseillé son grand-père. Hiroshi lui avait dit qu’elle était trop sévère avec son père. Il avait dit que Daiki était justement un bon chef de famille, car il n’oubliait jamais l’intérêt des siens, là où Miwako était incapable de le faire. L’ancien chef de la famille l’avait prévenu qu’elle devrait changer cette vision en prenant la tête du clan. Si l’attitude de la demoiselle ne posait aucun souci sur les routes en tant qu’onmyouji, en tant que chef, il pouvait être dangereux.

Ils arrivèrent alors que les servantes ressortaient. Daiki leur avaient ordonné de ramener du thé et des pâtisseries le temps qu’il aille chercher la demoiselle. L’homme se signala à la porte avant d’entrée, pour ne pas surprendre son invité. Il s’assit en premier face à lui. Miwako attendait devant la porte, elle ne rentrerait que lorsque le chef l’autoriserait.  

« Bonjour Keikoku-Dono, je me nomme Abe no Daiki, je suis actuellement le chef de famille des Abe no. Ne vous inquiétez pas pour votre visite surpris, au vu de notre profession, nous comprenons les besoins de l’urgence. Aussi, je n’abuserais pas plus de votre temps, j’autorise tout de suite l’entretient avec l’onmyouji Abe no Miwako. Je lui donne aussi la permission de réaliser la mission, quelle que soit votre demande. Au vu de votre position, vous venez forcement avec de bonnes raisons »

Voyant l’impatience du samouraï, il n’en ajouta pas plus. L’homme exécuta alors rapidement les politesses pour sortir de la pièce et laissa sa fille rentrer. Ce genre d’entretien se faisait toujours en privé.  Miwako vint à son tour s’assoir face au taisho.

« Bonjour Keikoku-dono. »

Fit-elle de sa voie sereine. Elle n’ajouta aucune autre forme de politesse. Ces dernières lui semblaient malvenues vu la nervosité du Taisho.

« Dites-moi la raison de votre venue et ce que je peux faire. »


Rajouta-t-elle doucement. Rentrer directement dans le cœur du sujet, c’était la meilleure chose à faire dans cette pièce, à cet instant.



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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Ven 8 Jan - 1:22

Keikoku fini par s'asseoir quand les servantes apportèrent du thé et des pâtisseries, mais il n'y toucha pas pour autant, il n'aimait pas cela, était-ce réellement de la politesse ? Ou ne réservaient-ils cela qu'à des invités de marques comme lui ? Invité de marque, la bonne blague, il n'était que Kuhoko Keikoku le Taisho de Kenshu, si certains le voyaient comme un membre important du clan tant mieux, lui ne se voyait que comme il était : un samurai amoureux de sa famille (le clan), prêt à tout pour le voir grandir et survivre, il n'était qu'un Taisho et ce mot n'était qu'un grade. Ce qui l'énervait le plus c'est qu'il y a une ou deux décennies en arrière, la plupart des membres de cette famille l'aurait certainement vu comme un insecte.

Il soupira un instant, tout ceci n'était pas fondé, il connaissait à peine les Abe et il n'avait pas à les juger, même intérieurement, de plus leur fille semblait être très altruiste et très proche du clan (ou alors peut-être se fourvoyait-il encore une fois). Il pensait à cela à cause de cette nouvelle, tellement belle et en même temps tellement stressante, il prit donc son mal en patience, chassant toutes les idées qu'il pouvait se faire sur cette famille, après tout il n'avait pas à les juger, ils faisaient partie de la famille.

Finalement, quelqu'un arriva, le père de la famille, c'était de coutume donc Keikoku ne fut pas surpris, il se leva par respect pour l'homme et s'assit lorsque ce dernier fit de même et il l'écouta parler. Tout en lui transpirait le patriarche intransigeant, le calculateur également, cet homme savait parler et nul doute qu'il connaissait bien d'autres rouages liés à l'éloquence. Certes ce qu'il disait, la façon de le dire et cette manière de se présenter avant sa fille était normale dans leur société, mais Keikoku voyait cela comme un manque de respect pour sa progéniture, ou peut-être était-ce lui qui était trop laxiste avec ses propres enfants ?


Je vous remercie de m'avoir reçu Abe-sama, mais ma requête est purement personnelle et ne concerne que moi et votre fille si elle le veux bien, j'espère que vous le comprenez.

Il avait mis les formes bien entendu, afin d'expliquer la situation sans réellement l'expliquer pour autant, il voulait voir la fille de Daiki et il n'aimait pas perdre de temps, enfin en règle général il était assez souple, mais là il s'agissait de sa fille, la prunelle de ses yeux, donc il fallait comprendre (vous lecteur, pas Daiki) qu'il était plus ou moins pressé. Finalement, l'homme laissa la place à sa fille, c'était vraiment une discussion totalement inutile et stérile, pourquoi l'avoir fait ? L'homme espérait peut-être lui faire comprendre qu'une aide de sa fille créerait une dette envers la famille, il pouvait toujours y croire. Enfin, si Miwako estimait que Keikoku aurait une dette il l'accepterait venant d'elle, pas de son père.

Miwako entra enfin alors que son père s'en allait, d'une voix douce elle demanda au Taisho de quoi il avait besoin et ce qu'elle pourrait faire. Keikoku était conscient que son père lui avait certainement demandé (voir ordonné) de répondre par la positive, mais il préférait ignorer cela et lui laisser le choix (enfin pas trop quand même il avait vraiment besoin d'elle). Keikoku se lança alors :


J'ai reçu une lettre, en retard de trois jours, cette dernière m'a annoncé que ma petite fille c'était réveillé, elle est sortie du Yomi. Cette nouvelle à provoquer une joie sans borne, chez moi, mais aussi une inquiétude.


Il soupira un peu, s'écarta de la table ou reposait le thé et les pâtisseries, toujours assis il continua.

J'ai peur de ne pas avoir les mots pour la rassurer sur son expérience. Elle est très mature et très courageuse, mais elle a vécu des moments qu'une fille de 12 ans ne devrait pas connaître et je ne saurais comment la rassurer, alors que vous vous comprenez ces choses, vous seriez plus à même de lui parler de cela.


Devant sa propre incapacité à aider sa fille, il serra le point, puis courba l'échine au point de faire toucher son front avec le tatami, il était donc en tain de supplier Miwako.

Je vous en prie Abe-dono, aidez-moi !
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Kenshu Miwako

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Daimyo

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Dim 10 Jan - 15:00

Daiki avait fait un simple geste de la tête pour montrer à son interlocuteur qu’il avait compris. Il était difficile de deviner comment il prenait la nouvelle, avec les traits parfaitement neutres de son visage. Cette phrase ne le gênait cependant pas particulièrement, son intervention était due à deux choses : l’étiquette d’une part et à prendre contact avec l’individu. C’était un nouveau pion sur l’échiquier politique et l’homme ne le connaissait pas. Cette réponse donnait au chef de la famille des Abe no quelques informations sur son interlocuteur.
Quant à la dette, même s’il ne reconnaissait se créer qu’un lien entre lui et sa fille, non à la famille, la demoiselle lui devait pour l’instant toujours obéissance. Elle était également le futur chef. Ainsi se lier à Miwako, c’était créer un lien avec la famille Abe no. Daiki n’allait cependant pas développer son point de vu ici. Il n’avait donc répondu que par ce bref signe de tête, parce que toute poursuite de la conversation aurait été maladroite et malvenue.

Miwako écouta calmement Keikoku. Sa fille endormie, il en avait parlé lorsqu’ils étaient rencontrés la première fois. Il avait eu un tel sang-froid à ce moment-là, tout le contraire de l’homme présent dans cette pièce. Cette capacité à conserver son calme avait impressionné la demoiselle durant cette première réunion. C’était probablement dû au contexte, la première fois elle avait rencontré le taisho pour un problème du clan, là elle rencontrer le père, l’homme avec un problème avec sa fille. L’agitation était d’autant plus importante que le sujet lui tenait à cœur et rien n’était plus important pour certains parents que leur enfant. Ce devait être le cas du Taisho.
Les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent lorsqu’il alla jusqu’ à la supplier. Trop de parents avaient accompli ce geste au cours des derniers mois, en face d’elle. Trop de monde alors qu’ils n’avaient pas besoin d’aller jusque-là pour qu’elle les aide. Ils n’avaient pas besoin de s’humilier de la sorte, alors qu’elle avait pris la décision de n’abandonner aucune des personnes qui lui réclamaient de l’aide depuis qu’elle parcourait les routes.

La demoiselle se leva rapidement et posa délicatement sa main sur celle de son interlocuteur. Cela ne se faisait pas certes, là elle avait besoin d‘attirer son attention. Elle sera légèrement sa main pour lui faire relever la tête, qu’il la regarde droit dans les yeux, c’était important.

« Je ne vous abandonnerais pas, ni vous, ni votre fille Keikoku-dono. »

Ses yeux reflétaient toute sa détermination, son honnêteté et son empathie. Ils en révélaient un peu plus que ne le souhaitait la demoiselle, qui ne voulait lui montrer que sa volonté, mais cela elle ne pouvait pas le savoir.

« Je ferai au mieux pour la rassurer, répondre à ses questions et l’aider à passer cette épreuve. »

Le ton mélangeait la douceur et la fermeté de l’onmyouji.  Elle promettait ce qu’elle pouvait faire et la seule chose qu’elle pouvait être un soutien. Quant au fait de réellement s’en remettre ou pas, cela dépendait uniquement de la petite Keikoku, même si elle n’avait que 12 ans. La jeune femme retira sa main, pour reprendre une distance plus acceptable. Elle ajouta aussi avec douceur.

« Quant à vos mots, ne soyez pas effrayez par votre maladresse. Vous l’aimez, vous voulez la protéger. Montrez-le-lui, rien que cela pourra la rassurer et l’épauler. Je lui apporterais des explications qui pourront lui servir, mais le soutien le plus important reste le vôtre. Et je ne doute pas une seconde de ce dernier, que vous trouverez la force de vous calmer un peu pour elle.»

C’était des paroles d’encouragement envers le père qui lui faisait face. Un simple câlin des parents pouvait faire bien plus de miracles que tout un discours, la religieuse en avait déjà été témoin.  A le voir ainsi, Miwako ne pouvait s’empêcher de penser qu’il devait être un bon père, ou du moins, quelqu’un d’intentionné pour sa fille.

« Où est votre fille Keikoku-dono ?»

Miwako savait simplement qu’elle n’était pas avec lui ici. Il avait reçu les nouvelles par lettre, sa petite devait donc se trouver dans une autre ville.

« Si vous le souhaitez, nous pouvons partir tout de suite. »

Proposa gentiment l’onmyouji. Son programme du soir était encore reporté, mais celui-ci n’avait rien d’urgent. Pour Keikoku, la situation avec sa fille devait être prioritaire, surtout avec le retard de 3 jours, qui devait à ses yeux être énorme. Pour avoir rencontré pas mal de victime de cette épreuve, qu’était la traversé du yomi, Miwako comprenait parfaitement ce sentiment d’urgence et de panique des proches de ceux-ci. C’était aussi par respect pour ces sentiments qu’elle proposait de s’occuper de cela le plus rapidement possible. De toute façon, elle avait déjà prévu de mettre son enquête sur pause.



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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Lun 11 Jan - 14:45

Il fût assez surpris et heureux (mais plus heureux que surpris) de sentir la main de la jeune femme sur la sienne, même si une simple parole aurait suffit cela montrait et prouvait l'altruisme que pouvait avoir cette jeune Abe no, elle avait certainement des tonnes de protocoles à suivre et pourtant elle se permettait un tel geste. Keikoku était un homme simple élever parmi les nomades, le contact physique ne l'a jamais gênée outre mesure, quand les autres y voyait quelque chose de personnel ou même d'intime, lui y voyait quelque chose de normal.

Le Taisho releva donc la tête en direction de la jeune Onmyouji et laissa apparaître un large sourire, elle était si jeune et pourtant elle arrivait à le calmer partiellement. Il faut dire que la nouvelle était encore fraîche pour lui et entre ça, le retard et l'épreuve qu'avait passée sa fille cela faisait beaucoup à encaisser, sans compter tous les problèmes lié à son statut qui ne le quittaient jamais. Mais elle arriva à l'apaiser un peu, même si ce n'était pas une débauche de sentiments de son côté non plus. Elle lui conseilla de ne pas avoir peur de sa maladresse à son égard, mais il avait déjà été maladroit avec eux lors de l'incident avec sa femme et ses enfants le payaient encore aujourd'hui, mais il est vrai que la situation était différente. Kuhoko reprit donc son calme avec un petit soupire.


Je vous remercie pour vos mots Abe-sama, vous avez raison je panique peut-être un peu pour rien. J'en oublie le plus important c'est qu'elle est en vie.

Rien que cette pensée remettait de la tranquillité dans son cœur, oui sa fille était en vie et c'est certainement tout ce qui importait vraiment, il pourrait ainsi les faire venir à la capitale, étant donné qu'Ariake n'était maintenant plus sous son joug. Une autre chose qui l'attristait assez, il aimait ce petit village, il avait tenté de l'améliorer et d'améliorer la vie de ses habitants en faisant venir un médecin et en payant les médicaments des mineurs avec ses seuls revenus, il y avait construit un petit dojo également pour permettre aux motivés d'apprendre le Kenjutsu. Seulement, sa vie était à la capitale pour le moment.

Ma fille se trouve encore à mon ancien domaine : Ariake. Je n'ai pas voulu lui faire subir un transport chaotique et tout le village s'entraide pour s'occuper des endormis.

C'est pour cela qu'il aimait ce village, encore maintenant chaque personne qui y est éveillé, aide les autres, il savait que mammy Mihao s'occupait au mieux de ses enfants pendant son absence, il faudrait d'ailleurs qu'il la remercie.

En réalité j'ai déjà fait préparer deux chevaux, ils nous attendent à l'écurie. Je ne vous remercierais jamais assez Abe-dono.

Il s'inclina brièvement une nouvelle fois pour la remercier à nouveau, puis il se leva, il attendrait l'accord de la jeune femme bien sûr, mais dès qu'elle serait prête il l'emmènerait aux écuries situé non loin de la.
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Kenshu Miwako

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Mer 13 Jan - 0:43

Un sourire de soulagement apparu sur le visage de la demoiselle, heureuse de voir que son interlocuteur reprenait du poil de la bête. Elle n’avait rencontré cet homme qu’une fois, mais elle préférait le voir avec un sourire ou son visage calme que faisant le cent pas et rongé par l’inquiétude.  Miwako n’était vraiment pas le genre de personne à aimer voir la souffrance d’autrui.
Le samouraï ne paniquait pas pour rien, au vu de sa situation et ce n’était pas exactement ce qu’elle avait dit. La jeune femme ne le reprit cependant pas. Si cette interprétation lui convenait et l’aidait, elle ne voyait aucune raison de le contredire. La demoiselle n’allait pas pinailler alors qu’il reprenait son calme. C’était un point important, car les enfants ressentaient l’inquiétude, la panique et la peur des adultes, encore plus celles de leurs parents. Elle avait insisté sur ce point en connaissance de cause.
Elle était aussi contente que l’homme parvienne à se focaliser sur le plus important et surtout le point le plus positif de son histoire : Il avait la chance que sa fille revienne vivante. La religieuse hocha de la tête positivement avec un sourire. Elle était sincèrement contente et soulagée pour cette enfant qui avait survécut. L’onmyouji rencontrait tellement de gens qui n’avaient pas cette chance.

Elle était à Ariake. C’était un village dans une région particulièrement rude, à cause des montagnes. Les villages sur celles-ci étaient pauvres, pourtant les villageois étaient travailleurs, malgré des conditions vraiment dures. Les habitants de ce genre de hameaux étaient en général vraiment solidaires, c’était nécessaire pour survivre dans un tel environnement. Lors d’une situation de crise comme celle-là, c’était un atout d’autant plus important.

« Vous avez bien fait, voyager en ce moment ne me paraît pas des plus judicieux. »

Lui répondit simplement la religieuse.

Miwako fut légèrement surprise que l’homme est préparé deux chevaux. Une femme d’une famille riche comme la sienne n’apprenait normalement pas l’équitation. Elles se déplaçaient en palanquin ou en chariot. La religieuse se demanda comment l’homme avait su qu’elle pouvait monter à cheval.  Ce n’était cependant pas important. En amenant les montures, ils leur faisaient gagner du temps,  même ainsi, ils arriveraient tard.

« Alors partons tout de suite. Vous pouvez m’attendre dans cette pièce, le temps que je mette une tenue plus adapté et que je prépare quelques affaires. Rassurez-vous ça ne devrait pas être long. »

Miwako fit la courbette d’usage avant de quitter la pièce. Elle informa les servantes pour que ces dernières mettent sur les chevaux de quoi s’éclairer et manger au cas où. Il était interdit de voyager de nuit sans lampe et les soldats avaient pour ordres d’abattre toutes silhouettes sombres se promenant sans lumière. Normalement, ils devaient arriver au village avant que cette dernière tombe, il valait mieux être prudent un accident ou un retards sur une route de montagne n’avait rien d’exceptionnel.
Elle leur demanda également de préparer le sabre du samourai qui avait dû être rangé dans le râtelier prévu pour les inviter. L’étiquette était intransigeante sur le sujet au vu de la richesse de la famille, le katana devait être remis aux employés pour être rangé dans le vestibule. Les guerriers avaient par contre l’autorisation de garder le wakizashui. Selon l’orientation de ce dernier, le guerrier indiquait s’il avait confiance en son hôte ou pas, mais Miwako  n’avait pas fait attention à ce détail. Qui viendrait demander de l’aide à une personne en qui il n’avait pas un minimum de confiance ?

Elle traversa rapidement la demeure et elle perçut du coin de l’œil ces deux gardiens. Onji discutait avec le gardien de son oncle, tandis qu’Hono jouait avec plusieurs autres protecteurs à se mordiller, à se poursuivre. Elle les appellerait une fois prête. L’onmyouji se changea pour revêtir une tenue de voyage, elle ne pouvait décemment pas monter avec ces vêtements de miko. Cet habillement était tout de même sacré et Miwako ne pouvait pas faire n’importe quoi avec. Par précaution, elle le mit dans un sac pour le prendre avec elle, ainsi que son chapelet, quelques omamoris et des ofudas. Un peu de prudence ne faisait jamais de mal et ça ne pesait pas bien lourd.

L’onmyouji fit le chemin à l’envers et signala à ses gardiens de se rendre à l’écurie. Ils lui demandèrent leur destination et la jeune femme leur répondit. Elle réalisa également qu’elle n’avait jamais traversé Ariake. Miwako se rendait pourtant régulièrement dans les montagnes, pour tenir une promesse faite dans l’un des petits hameaux. Une fois par an, elle soulageait les habitants de ce petit patelin de leurs douleurs grâce à son don. De tous les villages de la montagne, elle n’avait pas vu le plus gros, puisque c’était là que logeait le samourai responsable de ces terres. La demoiselle trouva cela assez ironique.

La religieuse n’avait pas mis beaucoup de temps à ce changer et à réunir ses affaires. Miwako était toujours prête à partir, cela faisait partie de son style de vie. La religieuse revint donc dans la salle rapidement pour simplement informer le samourai qu’ils pouvaient y aller. Elle se dirigea vers l’entrée de la demeure où les chevaux les attendaient, préparés comme la demoiselle l’avait demandé.

« Passez en premier pour me guider. Bien que je me sois déjà promené dans la région, je n’ai pas eu l’occasion de me rendre à Ariake, vous connaissez probablement l’itinéraire le plus cours. »


Lui expliqua-t-elle simplement.



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Dernière édition par Kenshu Miwako le Mar 24 Mai - 19:56, édité 1 fois
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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Mer 13 Jan - 17:10

Keikoku s'attendait à une question sur la manière dont il avait appris que la jeune femme savait monter, il fut content de ne pas avoir à répondre, peu de personnes aiment savoir que Kei' (autrement dit le Taisho à présent) se renseignait sur eux ou que simplement, il savait. Il aurait même pu dire à la jeune femme ce qu'elle avait mangé ces derniers jours au cas où elle ait oublié (et qu'elle en ait quelque chose à faire).

Il se leva donc peu après la jeune femme pour aller récupérer son daisho auprès de la servante en la remerciant et en s'inclinant légèrement comme le ferait n'importe quel personne d'un rang social identique au sien. Bien entendu, qu'il avait confiance, pour tout le monde, mais en réalité il portait toujours un petit éventail à l'intérieur de son kimono ou dans une poche, un éventail spécial conçu pour de l'auto-défense principalement. Il n'avait plus confiance en personne depuis que la femme qu'il a aimé pendant douze ans, la mère de ses deux enfants, c'est révélé être un assassin mué par un unique but de place social afin de mener à bien ses missions. Même pour Juubei, on pouvait se demander comme un homme humble, considérant le clan comme sa famille pourrait y croire sans avoir confiance en cette famille ? Comment ne pas douter alors ?

Quelqu'un vint apporter les chevaux au plus proche possible, c'était tant mieux, moins ils perdaient de temps mieux ce serait, il en avait déjà perdu assez comme cela. La jeune femme arriva rapidement, elle était donc bien une habitué des voyages, il sourit en la voyant, il devrait la mettre en contact avec son ancienne tribu, des gens du voyage et leur culture pourrait l'intéresser. Lorsque la jeune femme lui demanda de passer devant pour lui montrer le chemin il hocha la tête et répondit simplement :


Très bien, suivez-moi Abe-dono.


Et bientôt ils furent tous les deux sur la route, il ne maintenait pas une cadence très élevée au début, il faisait galoper le cheval de temps en temps, mais il ne voulait pas le tuer à la tâche non plus, le fatigué un peu tout au plus, sa fille ne disparaîtrait pas à la nuit tombé. Au début du voyage Keikoku se tourna vers la jeune femme pour lui expliquer une chose pour plus tard.

Si cela ne vous embête pas, je préfère la simplicité dans ma maison, aussi vous ne serez pas obligée de vous plier aux protocoles habituels, je fais simple.


Il agrémenta sa phrase d'un large sourire chaleureux, c'est vrai qu'il faisait dans le simple pour pratiquement tout. Le voyage se fit sans trop de dommage, pas de gros ralentissement ou autre problème qui l'aurait allongé d'une manière ou d'une autre. Il était donc en montagne quand le soleil se couchait lentement et ils arrivaient à l'entrée du petit village d'Ariake niché sur le flanc de la montagne, protégé d'un côté par celle-ci et de l'autre par une petite palissade de bois. Bien que pauvre le village était assez grand, une petite rivière coulait depuis une fontaine de la montagne vers l'extérieur du village. Keikoku et Abe entrèrent en longeant la petite rivière, passant par une porte (qui était plus un trou au milieu du mur, sans réel porte), après quelques mètres et une fois passé le dojo (qui était le premier batiment), le chemin se séparait en deux, l'un continuait tout droit vers des habitations (plus loin le chemin remontait vers certainement les mines), l'autre, tournait à droite et montait directement vers une maison placée un peu plus haut que le reste, contre la montagne.

C'est le chemin de droite que choisit Keikoku, à son passage les gens saluait le couple de cavalier et l'ex Taisa des lieux les saluaient, les appelants par leur noms. Après avoir monté la petite pente il arrivèrent devant une maison légèrement plus grande que les autres, elle semblait plus riche également, malgré l'absence total d'ornements ou de décorations extérieurs, l'Onmyouji verrait bientôt le contraste entre l'extérieur et l'intérieur. En effet les meubles de la maison de Kei étaient simples au possible, la décoration était légère, mais pas riches non plus, il ne possédait aucun serviteur non plus.

Mais pour le moment Keikoku descendit de son cheval une fois devant le seuil de la maison et très vite la porte s'ouvrit sur une dame d'une cinquantaine d'années au visage tiré et fatigué, Keikoku attacha son cheval à une petite rambarde, il l'emmènerait aux écuries et le dé-sellerait plus tard et il invita son invité à faire de même, la petite dame s'avança en mettant ses lunettes puis s'exclama :


Ha ! Kuhoko-dono, ravie de vous voir enfin j'ai eu peur que ma lettre ai été perdue.
Rassurez vous, je suis là Mihao-san. Je vous remercie d'être resté avec les enfants, mais j'aimerais vous demander un service. Il dit ceci en posant sa main sur l'épaule de la vieille dame pour la saluer. Mais d'abord laissez-moi vous présenter notre invité ce soir : Abe no Miwako. Abe-dono, je vous présente Michika Mihao une vieille amie de la famille.
Mihao-san suffira et je ne suis pas si vieille. Pour votre demande, j'imagine que vous voulez que je fasse à manger ce soir n'est-ce pas ?
Oui désoler de vous déranger avec cela, mais c'est généralement Fuu qui nous faisait à manger alors.... Le taisho se gratta l'arrière de la tête d'un air gênée et amusé.
Il n'y à pas de problème, je vais préparer tout cela.
Merci Mihao-san. Dit il en s'inclinant gentiment.

La vieille dame marmonna des paroles amusée et rentra dans la maison pour se mettre au travail.


HRP:
 
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Kenshu Miwako

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Ven 15 Jan - 1:14

Le taisho partie sur un trot léger. Cette allure permettait de ne pas épuiser les bêtes trop vite et il piquait de temps en temps un galop. L’expérience d’équitation du samouraï se sentait, puisqu’il alliait ainsi son désir d’arriver le plus rapidement possible, à celui de maintenir les animaux en état pour le voyage en entier. Ce n’était toutefois pas le genre de rythme où l’on pouvait discuter paisiblement, à moins de prendre le risque de se claquer les dents.

« D’accord. »

Répondit simplement la demoiselle, avec le même sourire chaleureux que son interlocuteur. Elle ne pouvait pas promettre de n’en respecter aucune, pour la simple et bonne raison qu’elle en faisait un certain nombre sans même y réfléchir. C’était une habitude, un réflexe dans cette société codifié dans tous les domaines. Miwako n’était toutefois pas la plus tatillonne sur le sujet et elle pouvait facilement les briser, elle le faisait même toujours volontairement. Ces règles étaient pourtant bien en elle, puisqu’à chaque fois qu’elle n’en respectait pas une elle le remarquait.

Ils eurent la chance de n’avoir aucun problème sur le trajet et d’arriver avant que la nuit ne tombe. Le village ressemblait un peu à celui que l’onmyouji connaissait, à quelques exceptions prêtes : la palissade, le dojo et la maison du Taisho. Trois bâtiments qui indiquaient clairement le statut spécifique d’Ariake. Les maisons des villageois avaient par contre l’air aussi misérable que dans l’autre village. La jeune femme remarqua le bon accueil des villageois et leur joie sincère de revoir le samouraï. Elle constata aussi que l’homme les appelait par leur prénom, ce qui démontrait la proximité de l’ancien Taisa avec la population dont il avait la charge. Un sourire éclaira le visage de la demoiselle face à ce spectacle, plutôt rare.
La religieuse nota des regards plus curieux à son égard. C’était plutôt normal, ils ne la connaissaient pas. Ils devaient être d’autant plus intéressés qu’elle était une femme et qu’ils avaient apparemment voyagé ensemble. Miwako ne se souciait pas de cette curiosité un brin tinté de grivoiserie. Des Rumeurs qui les amuseraient se propageraient peut être et les détendraient un peu, chose dont toutes personnes dans le clan avaient besoin. La réalité viendra bien vite éteindre toutes spéculations, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter ou s’énerver. La jeune femme leur fit donc simplement sourire et leur retourna leurs salutations.
Keikoku-dono la conduisit vers sa demeure, repérable entre toutes les masures. Les signes de richesse à l’extérieure étaient plutôt évidents et probablement pas dû à l’ancien propriétaire.

L’onmyouji imita le taisho et accrocha sa monture, avant de voir une servante sortir de la demeure. Miwako regarda ses deux gardiens, qui prenaient un peu d’avance pour fouiner le jardin et rencontrer les habitants yokais des lieux. C’était aussi bien par curiosité, que par sécurité. Ils ne semblaient pas repérer de danger, Miwako non plus. Elle sentait toutefois quelque chose sur lequel elle ne pouvait pas poser de mot précis. Cette sensation de lourdeur, comme dans les endroits plus fortement peuplés d’ayakashi qu’à l’ordinaire. C’était léger, très légers, l’onmyouji devait toutefois vérifier.

« Onji, Hono vérifiez le nombre de yokai dans le secteur, il me parait anormalement élevé. »


Chuchota-t-elle doucement pour ne pas être entendu par son hôte. Il avait pris un peu d’avance, mais elle préférait être discrète. La brune savait que les deux compères l’avaient entendu, leur ouïe était bien supérieure à celle d’un humain, ce qui était pratique en l’occurrence.  La jeune femme ne voulait pas l’affoler pour rien avec des spéculations. Elle devait vérifier ses impressions avant d’avancer quoique ce soit, mais elle ne pouvait pas les nier. Dans son travail, on ne négligeait jamais, au grand jamais son ressenti.

L’onmyouji rattrapa bien vite le militaire et son amie. Le dialogue entre eux mit bien vite fin à la mauvaise déduction de la demoiselle. Heureusement que Keikoku avait fait les présentations, l’erreur aurait été grossière de sa part, puisque ce n’était pas la servante de la maisonnée.

« Très bien.»

Lui répondit simplement Miwako avec un sourire. Cette femme irradiait une joie de vivre grâce à sa bonhomie, c’était communicatif et admirable au vu de son âge. Il était impossible pour la demoiselle de ne pas sourire à Mihao. La religieuse eut une certaine tendresse instantanée pour cette vieille femme, mais rien de comparable à celle du taisho. Il semblait avoir aussi pour cette dame un respect certain et une affection profonde.
Heureusement que Mihao savait faire la cuisine, car Miwako n’avait aucune connaissance sur le sujet. Chez elle, les servants préparaient la nourriture, en voyage elle était dans les auberges ou logait chez des gens. En bref, elle n’avait jamais cuisiné quoique ce soit et n’en avait d’ailleurs jamais ressenti le besoin.  Le problème du repas serait donc resté sans solution si la femme ne leur avait pas prêté main forte.

« Merci Mihao-san. »

Fit sincèrement Miwako. Il était important d’être toujours redevable à la main qui vous nourrit. La vieille dame partie en marmonnant, petit détail qui fit sourire Miwako. C’était une habitude toute choute qu’elle avait là. La religieuse sentait qu’elle n’aurait vraiment aucun mal à la nommer Mihao-san,  elle lui rappelait tellement Itsuka-san.

Sur le chemin menant à la demeure du taisho, la demoiselle exposa tranquillement son point de vu au militaire.

« Vous devriez probablement rentrer d’abord seul dans la chambre de votre fille. Garder un peu d’intimités pour vos retrouvailles. Je pense qu’elle sera plus à l’aise pour faire ce qu’elle a envie, sans un inconnu dans la pièce. D’ailleurs demandez-lui si elle veut me voir pour me parler, si elle ne se sent pas prête ce soir, ce n’est pas grave. Elle ne racontera rien si elle se sent contrainte. Je peux attendre jusqu’à demain sans aucun souci. »

La religieuse s’arrêta même pour réfléchir un peu.

« Et même si elle ne le veut pas demain, ce n’est toujours pas un problème. L’essentiel, c’est qu’elle parle quand elle le voudra ou pourra. »

Termina simplement la jeune femme. La religieuse avait bien conscience qu’elle ne pourrait pas rester. Si la jeune fille ne désirait pas lui parler maintenant, Miwako rentrerait tout simplement. Elle aurait juste fait une balade et elle laisserait une invitation, pour que la gamine parle lorsqu’elle en ressentirait le besoin.



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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Ven 15 Jan - 23:18

Mihao-san, heureusement qu'elle était là, surtout en ce moment il ne savait pas ce qu'il aurait fait sans cette vieille dame aux côtés de sa famille, elle ne pouvait pas remplacer Aya (personne ne le pouvait), mais au moins c'était une présence féminine en plus. Keikoku ne put s'empêcher de sourire en voyant la vieille dame retourner dans la maison en marmonnant, personne ne pouvait la changer et c'était tant mieux, car c'est comme cela qu'on l'aimait.

Alors qu'ils se dirigeaient vers l'entrée de la maison, la jeune onmyouji exposa son point de vue au sujet de la fille de Kei. Ce dernier se rendit compte à quel point il pouvait être perdu pour ce qui était de ses enfants et de la manière de faire, cette jeune femme qui avait facilement dix ans de moins que lui, lui donnait des conseils extrêmement utile, il passait peut-être pour un mauvais père en ce moment même, mais au moins il le savait déjà. Il se gratta la tête d'un air gêné avant de dire :


Je vous remercie pour ces conseils, j'avoue que j'ai encore du mal sur la manière dont je dois m'y prendre. Je suis meilleur militaire que père.

Il entra donc après cette petite précision, invitant la jeune femme à le suivre. Bien entendu, la première pièce était assez petite, un genre de vestibule ou les servants sont censés prendre les affaires des invités, seulement ici il n'y avait personne pour faire cela, Keikoku retira ses getas en entrant et très vite de petits pas (petits mais lourds tout de même) se firent entendre et finalement un jeune homme déboula dans la pièce.

Otosan ! Tu es en retard…. Comme toujours. Le gamin fit une petite moue, un brin énervé.
Un peu de retenue Toma, nous avons une invité : Abe no Miwako. Voudrais-tu prendre ses affaires et la conduire dans la salle à manger qu'elle puisse se reposer un peu. Mihao-san va nous faire un thé.
Pffff très bien. Fit l'enfant avec une mine boudeuse. Suivez-moi je vais vous montrer ou ranger vos affaires.

Keikoku se tourna vers la jeune femme et lui glissa à l'oreille.

Désoler pour ça. Mais c'est un gentil garçon.

Il s'inclina légèrement devant la jeune femme, pour prendre congé, il y avait quelqu'un qu'il devait voir en priorité à présent. Il se dirigea donc vers un autre côté de la maison, dédié aux chambres, il fit glisser la porte qui le séparait de la chambre de sa fille et il l'a vit encore allongé, il ne voulait pas la déranger, mais il se rendit compte qu'elle était toujours éveillée. La jeune fille tourna la tête et en voyant son père dans l'encadrement un sourire naquit sur son visage, elle réussi à se mettre assis, même si son père alla rapidement à côté du lit pour qu'elle n'ait pas à faire trop d'efforts. Il ne put empêcher la jeune fille de venir dans ses bras et il ne voulait pas non plus.

Otosan…. Je savais que tu viendrais, Toma disait que….

Pas la peine de me le dire, je me doute déjà de ce qu'il disait. Je suis là maintenant princesse.
Papa je ne sais pas ce qu'il c'est passé, je… je me suis retrouvé dans un endroit…. Que je n'avais jamais vu…
Calme toi ma belle, je suis là maintenant et tu ne risques pas d'y retourner, tu peux me croire.
Tu le penses vraiment ? Depuis j'ai peur de m'endormir… je…

La jeune fille laissa quelques larmes couler sur ses joues frêles, Keikoku la serra fort dans ses bras, c'était la prunelle de ses yeux après tout, il avait toujours été proche d'elle, toujours à beaucoup s'occuper d'elle. C'était d'ailleurs son erreur, c'est son fils qui avait le plus besoin de sa présence, sa fille était déjà bien assez mature, mais dans cette situation elle redevenait une petite fille de douze ans apeurée.

Tu devrais te reposer un peu ma chérie. Une connaissance à moi est venue, elle pourrait répondre à certaine de tes questions quand tu seras prête.
Je peux le faire papa, je n'ai pas peur.
Je le sais, crois moi je le sais, mais prend ton temps surtout, je t'apporterais à manger plus tard pour que tu…
Je veux manger avec vous ! Toute la famille est là et j'aimerais en profiter, s'il te plait.
Très bien, mais repose toi encore un peu, je viendrais te chercher quand Mihao-san aura fini de faire à manger.
Merci papa, je suis contente de te voir, j'espère que je ne gêne pas tes nouvelles responsabilités.

Le père c'était relevé quand la jeune femme prononçait sa dernière phrase, il lui offrit un large sourire avant de conclure :

Toi et ton frère ne me dérangerez jamais, sache le.

Puis il sortit de la pièce, il comptait rejoindre Abe-san dans la salle à manger, le thé devait être prêt et il ne voulait pas la laisser seul avec Toma non plus, mais avant il prit le temps de dé-seller les chevaux et de les emmener dans la petite écurie sur le côté de la maison, puis il allait rejoindre, Miwako et Toma.
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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Sam 16 Jan - 22:25

Le taisho n’avait vraiment pas confiance en lui en ce qui concernait ses enfants. Miwako était pourtant persuadée qu’il ne devait pas être un si mauvais père. Une des preuves à ses yeux était sa présence en cette demeure. Keikoku-dono était bien venu la chercher pour qu’elle aide sa fille, non ?

« Ne vous laissez pas ronger par le doute ainsi.»

Lui répondit doucement la jeune femme. Il était peut-être meilleur militaire que père, il était taisho après tout, mais ce titre n’existait pas pour les parents. Encore moins pour les hommes, qui étaient absent par tradition de l’éducation des enfants. Ce qui était surprenant, c’était que Keikoku-dono s’en inquiète autant. La mère de ses enfants devait bien s’occuper d’eux ? Il lui aurait dit s’il avait été seul, non ? Quoique ce sujet était peut-être trop douloureux, délicat et personnel pour être partagé facilement avec un quasi inconnu.

La religieuse compris dès son entré dans le vestibule ce que l’homme avait voulu dire par simplicité. Il n’y avait aucun personnel pour prendre les chevaux, pas plus que pour prendre les affaires ici. C’était surprenant pour quelqu’un de son statut.  Il n’y avait pas non plus de décoration, alors que c’était la première pièce de la maison. En général, les gens y disposaient de multiples objets pour montrer le statut ou la richesse de leur famille.  Si l’extérieur était classique, l’intérieur était en vérité sobre, plus à l’image de son propriétaire actuel.

Alors qu’ils retiraient leurs chaussures, un jeune homme arriva en trombe et avec une réplique peu sympathique. Ce n’était pourtant pas cela qui étonna l’onmyouji.  Elle répondit au taisho par un sourire lorsqu’il la prévint que son fils était rude, mais pas méchant. Le père partit cependant avant que Miwako n’ait eu le temps de lui dire qu’elle savait pour ses enfants.
La jeune femme suivit le garçon, qui ne semblait pas vraiment vouloir commencer à discuter. Il se contentait de jeter des regards mi intrigué, mi boudeur par-dessus son épaule. Pour vérifier que la religieuse le suivait bien.  Miwako dans son coin réfléchissait.

Elle était surprise que le Taisho ne lui ait pas parlé de la particularité de sa descendance et de son ancienne épouse.  Un demi-yokai, si les deux enfants de la demeure avaient la même mère, il y avait déjà deux entités spirituelles dans ces lieux. C’était un début d’explication pour son ressenti, mais pas suffisant. Elle aurait aimé que le militaire lui parle de cela.  Il n’avait probablement pas voulu aborder ce sujet, car ils ne se connaissaient pas vraiment. Ils voulaient sûrement protéger ses enfants en agissant de la sorte, car les yokais et les demi-yokais n’étaient pas bien perçu par la population. A moins qu’il ignorait tout simplement la vérité sur son épouse et ses enfants ? Mais ça lui paraissait un peu gros.

« Tu vas nous lâcher oui !!! »


Cette petite voix étrange sortie l’onmyouji de sa réflexion.

« Repose-nous et laisse nous tranquille. On ne pourra pas s’amuser ensemble ce soir si tu continues à nous embêter. » Fie une seconde voix, tout aussi aiguë et peu humaine que la première.

Miwako ne se gêna pas et fit coulisser la porte qui la séparait de la pièce d’où venaient ses sons non-humains. Elle vit alors un petit garçon de 5 ou 6 ans, vêtu d’une tenue traditionnelle. Il aurait pu passer pour un enfant normal, s’il n’avait pas était légèrement translucide. Sa transparence était légère, presque imperceptible. Si cela pouvait duper le regard de gens peu habitué aux yokai, l’œil expert de Miwako était plus difficile à tromper : c’était un zashiki warashi. Il tenait dans chaque main un Bakezori. Les deux créatures gesticulaient avec leurs ridicules petits bras pour tenter de se dégager. Tentatives bien veine et qui avait pour seule conséquence de raffermir la prise du jeune esprit, qui les tenait.

« Non ! Il faut que vous m’aidiez ! » Dit le petit garçon d’une petite voix suppliante.

Apparemment il ne se souciait pas de la porte. Seul Toma et Fuu pouvaient le voir et il n’avait rien à craindre de ses amis.  Les scandales de pailles vivantes avaient une autre vision, puisqu’ils voyaient la religieuse. Ils constataient aussi qu’elle les observait, curieuse de cette étrange scène se déroulant sous ses yeux.

« Elle nous voit ! Elle nous voit ! » Piaillèrent les créatures en la pointant du doigt.

L’esprit gardien de la maison se retourna et fut étonné de découvrir une inconnue, il pensait voir Fuu. Sous la surprise, ses mains se détendirent et lâchèrent les scandales. Après une chute, ils partirent en zigzaguant et en hurlant

« Elle nous voit! » « Elle va nous tuer ! » « Au secours ! »

Ils s’échappaient de manière complètement chaotique et affolée. Ce n’était pas très gentil de se moquer d’eux, mais Miwa ne put s’empêcher de rigoler devant cette scène comique de ces petits êtres burlesques. Le yokai à l’aspect enfantin la regardait et fronçait les sourcils. Il ne comprenait pas, ce n’était pas normal ce qu’il se passait ici.

« C’est bizarre que tu me voies alors que tu n’es pas Toma-kun ou Fuu-chan. »

Lentement Miwako s’assit, pour se faire plus petite
« Je suis une onmyouji. Keikoku-dono m’a amené pour aider sa fille. » Lui explique-t-elle doucement.

« Tu vas aider Fuu-chan, vraiment ! »

Répondit le petit esprit surpris, mais heureux que quelqu’un vienne aider son ami. Quant au statut d’onmyouji, il ne s’en inquiétait pas vraiment, car aucun humain ne le chasserait. Miwako apprit que Fuu était la fille du Taisho. Si elle préparait le repas, alors sa mère n’était plus là pour le faire. Cela expliquait bien les troubles de leur père, il ne pouvait plus compter sur sa femme pour éduquer ses enfants.

« C’est bien. Il faut qu’elle aille mieux, on pourra de nouveau jouer ensemble comme ça. Surtout que Toma-kun ne veut plus jouer avec moi. Il dit qu’il est trop vieux maintenant, pourtant il peut encore me voir, c’est donc toujours un enfant. »

Rajouta l’esprit à l’adresse du garçon restait à l’extérieur de la pièce. L’apprenti samouraï était dépassé par ce qui se passait sous ses yeux et il n’appréciait pas cela.  L’adolescent tapait même un peu nerveusement ses pieds au sol, ses bras étant toujours encombrés avec le petit sac de Miwako. L’enfant fantôme n’avait donc pas conscience d’avoir à faire à des sangs mêlés. D’après ses paroles la religieuse déduisit que celui-ci ne se rendait visible qu’auprès des enfants.

« Je ferais ce que je peux pour l’aider. Mais dis-moi que fais-tu avec des Bakezoris. Les zashikis warashi amènent avec eux prospérité et richesse aux propriétaires de la maison, pas des yokais. »

Poursuivit la religieuse tout en douceur. Le petit garçon sentit qu’il avait sans doute fait une bêtise et regarda ses pieds.

« Fuu-chan dit qu’elle ne veut plus dormir. Alors je me suis dit qu’ils l’aideraient pour ça parce qu’ils font pplleeeinnn de bruit la nuit et que je n’en fais pas assez pour la maintenir debout. »

« C’est toi qui faisais tout ce bruit ces derniers jours ! »


Fit Toma en colère. Ils s’approchaient même de l’esprit l’air menaçant. Le jeune homme avait jeté les affaires de l’onmyouji pour avoir les mains libres, car ils devaient s’expliquer. La religieuse se releva immédiatement pour se mettre entre le sang-mêlé et le yokai, qui avait commencé à se reculer, apeuré par la colère de Toma. Il ne comprenait pas même pas pourquoi son ami se mettait dans cet état.

« Va reprendre mes affaires tout de suite, s’il te plaît. »

Le ton de l’adulte étai calme, mais ferme. C’était clairement un ordre, qui fit légèrement sursauter l’apprenti samouraï. Il aurait bien envoyé paitre la dame qu’il ne connaissait pas, mais il avait été pris en faute. Son père lui avait dit d’amener les affaires et il les avait lâchés au sol. Son sensei au dojo lui aurait reproché son manque de discipline pour une tâche aussi simple. Toma émis un petit grognement, mais il se retourna chercher le sac.

Miwako en profita pour s’approcher du zashiki, qui avait commencé à pleurer. La demoiselle passa alors doucement la main sur la tête de l’enfant pour le calmer. Cet esprit pouvait avoir des centaines d’années, mais pour lui le temps était à jamais arrêté. Il conserverait le raisonnement et la logique d’un enfant de 5 ans.

«Toma-kun se met en colère, car il  faut que Fuu-chan dorme. C’est important pour sa santé, tu comprends ?»

La demoiselle employait les prénoms des enfants du taisho sans leur permission. Elle en avait besoin pour discuter plus simplement avec l’esprit. Elle continuait de le caresser doucement ce qui contribuait à apaiser le yokai.

« Pardon, pardon. Je le ferais plus promit. » Hoquetait l’esprit gardien qui séchait ses dernières larmes.

« Bien, tu es un bon garçon. Pourrais-tu à nouveau capturer les Bakezoris avant qu’ils empêchent Fuu de se reposer ? » Demanda gentiment l’onmyouji.

« Tu vas leur faire du mal ? » Demanda le petit garçon légèrement inquiet.

« Non, je leur trouverais une maison où ils pourront vivre heureux, sans gêner personne. » Répondit honnêtement la religieuse, qui avait déjà une idée en tête.

Un immense sourire apparu sur le visage du zashiki, qui fit un grand geste de la tête avant de partir à la traque aux scandales de paille vivantes. Un jeu qu’il trouvait par ailleurs rigolos. La jeune fille se retourna vers Toma, clairement sur la défensive. Le demi-yokai se méfiait d’elle.

« Vous êtes quoi ? Quelle est la raison de votre présence ? »

Demanda-t-il de façon assez hostile. Miwako se releva simplement pour répondre doucement.

« Tu as bien entendu notre conversation pourtant. Je suis onmyouji et je suis venu pour vous aider toi et votre sœur, car votre père me l’a demandé. »

Elle n’était à la base venue que pour aider sa sœur, la jeune femme s’adaptait simplement à la nouvelle donne. En tant que demi-yokai, ce gamin devait probablement avoir besoin de parler également. Son expérience devait être forcément différente de celle des autres citoyens. Toutefois, ils semblaient mal partis pour avoir une discussion à cœur ouvert.  Miwako ajouta toujours avec bienveillance

« Posons mes affaires et allons dans le salon. Il ne sert à rien de rester planté dans le couloir de cette façon. »

Un peu à contre cœur le jeune homme hocha de la tête positivement, car elle avait raison. Il reprit donc la direction de la pièce qui servirait de chambre à l’étrange invitée de son père. Une fois cela fait, Toma prit la direction du salon, toujours sans piper un mot. De nouveau, il se contentait de jeter des regards curieux par-dessus son épaule, mais il y avait en plus cette fois de soupçon.  Une atmosphère tendue et peu propice aux dialogues s’était installée, ce qui ne m’était pas la religieuse très à l’aise.

« Tout ne se passe pas trop mal de ton côté ? » Essaya la jeune femme.

« C’est Fuu qui a des problèmes. »

Lui répondit le garçon de manière laconique. Belle façon de ne pas répondre à la question et décourager toutes autres tentatives. Heureusement qu’ils arrivaient au salon. Avec tout ça, ils arrivèrent en même temps que le taisho. La religieuse en profita pour arrêter Toma avant qu’il n’entre dans la pièce.

« J’ai besoin de parler avec ton père seul à seul quelques minutes s’il te plaît.»


L’apprenti samouraï fit une grimace, pas vraiment heureux à la perspective de devoir attendre dans le couloir. Il était aussi un peu froissé d’être mis en dehors de la conversation, il n’était plus un enfant, ou presque plus. Toma se demandait également de quoi cette femme voulait parler avec son paternel.
La religieuse se retrouva avec le taisho dans le salon. La jeune femme ne prit pas la peine de s’asseoir et le regarda droit dans les yeux.

« Fuu a-t-elle la même mère que Toma ? »

La demoiselle parlait à voix basse pour que l’apprenti samouraï n’entende pas toute leur conversation. Les parois de papiers n’étaient pas idéales pour les conversations discrètes. Elle fut soudain prise d’un doute.  Peut-être avait elle mit les pieds dans le plat. Elle demanda alors en murmurant

« Keikoku-dono vous êtes au courant que votre ancienne épouse était une yokai? Avez-vous mis au courant vos enfants de leurs natures ?»

C’était des questions intimes, elle le savait bien. La jeune femme en avait cependant besoin pour savoir ce qu’elle pouvait dire ou pas.



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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Mar 19 Jan - 0:28

Toma avait pris un chemin touristique ou quoi ? Keikoku pensait qu'ils seraient déjà assis à l'attendre dans le salon. Bon au moins c'était mieux, la jeune femme ne l'attendrait pas longtemps, c'était toujours mieux que de la faire poiroté trop longtemps avec Toma, il n'était pas méchant, mais il ne voulait pas non plus que sa mauvaise humeur fasse fuir l'onmyouji (même s'il doutait que cela arrive). La jeune femme demanda à l'enfant d'attendre encore un peu, car elle voulait s'entretenir avec Keikoku, ce dernier ajouta :

Vas donc aider Mihao-san à faire le thé, elle doit être assez occupée avec le repas.
Mouais….

Puis l'enfant partit en direction de la cuisine, il n'avait pas l'air très motivé, mais son père s'en fichait pas mal, la jeune femme voulait lui parler seul à seul et il n'y a rien de mieux que de laisser un enfant sur le pas de la porte pour être sûr qu'il écoute. Et puis en plus ils auraient du thé ainsi. L'onmyouji n'y alla pas par quatre chemins, avant même de s'asseoir elle posa une question dérangeante, puis LA question à ne pas poser. Le Taisho fronça quelque peu les sourcils, la plupart des gens savaient que sa femme fut un assassin et que c'est son mari lui-même qui l'avait tué, il n'a jamais été du genre à cacher ses secrets, pour ne pas être pris en traître par la suite, mais la jeune femme ne semblait pas au courant de cette histoire publique, mais elle savait pour ce qu'il a caché à tout le monde.

Le visage du Taisho se radoucit un peu, puis toujours silencieux il invita la jeune femme à s'asseoir avec un simple geste de la main, puis il prit place lui-même, assis en tailleur. Il attendit que la jeune femme, fasse de même, cette discussion il ne voulait pas l'avoir, mais alors pas du tout, il avait aimé cette femme et elle ne c'était pas contentée de lui briser le cœur, elle l'avait détruit tout simplement, d'une certaine manière il y a eu un avant et un après Kuhoko Aya.


Oui je le sais. C'était une kitsune à quatre queues, que j'ai moi-même abattu. Vous avez mis le doigt sur mon seul secret sans vous en rendre compte Abe-dono. Je ne l'ai dit à personne, pas même à mes enfants, ces derniers devaient déjà digéré le fait que leur mère était un assassin et que les années passées avec elle, n'étaient qu'un mirage.

Il n'avait peut-être fait une idiotie en ne leur disant rien, mais Toma avait déjà du mal à vivre avec cela, même encore maintenant alors lui apprendre qu'il est un demi-yokais, hors de question. Il avait hésité à le dire à sa sœur, mais cette dernière partageait beaucoup avec son frère, malgré son jeune âge elle était bien plus forte mentalement que lui. D'ailleurs il se disait même que la jeune fille devait déjà le savoir, ou au moins s'en douter et sachant l'avis qu'avait son père sur les yokais et les demi-yokais, il ne serait pas étonnant qu'elle l'ai gardée pour elle.
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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Mer 20 Jan - 0:22

Son interlocuteur fronça les sourcils, car la demoiselle ne savait rien. A sa décharge, c’était surprenant au vu du milieu de la demoiselle et du bruit causé par l’affaire à son époque. Tous ces faits s’étaient cependant déroulés durant les 16 ans de la demoiselle, une année au combien importante pour elle. C’est durant cette période qu’elle passa la cérémonie pour devenir onmyouji et qu’elle partit pour son pèlerinage.  La jeune fille avait donc eu bien d’autre sujet de préoccupation que les scandales de la vie d’un taisa, bien que celui-ci est secoué les kuges au moment des faits. La cours avait été pas mal bouleversée lors de cette découverte. Un assassin comme l’épouse d’un taisa avait de quoi ébranler la confiance envers la hiérarchie militaire. Miwako avait été cependant loin de tous ses bruits, sur les routes, alors que son père avait tout suivi avec son sérieux coutumier.  La religieuse aurait peut-être été au courant, si elle était restée parmi les siens à ce moment-là. Le chef de la famille lui aurait probablement reporté ces faits porteurs d’enseignements. Lors du retour de la jeune femme, plus personne n’avait reparlé de cette fâcheuse histoire, reléguée au rang des scandales périmés et surtout réglés. Le militaire ayant retrouvé son honneur en tuant personnellement l’épouse traîtresse, cette triste affaire avait perdu de son sel et surtout de son intérêt.

Le visage de Keikoku se fit toutefois plus doux, plus indéchiffrable également et il l’invita à s’asseoir. Face à cet air plus aimable, les traits de Miwako se détendirent également. Elle avait été brusque dans sa manière de demander franchement ce qu’il s’était passé. La demoiselle s’en rendit compte par le contraste de leur attitude respective. Celle calme de son hôte fit effet et c’est une demoiselle plus tranquille qui s’installa à table, mais pas moins décidé à obtenir les réponses à ses questions.

Heureusement qu’il avait fait s’asseoir lorsqu’il lui conta son histoire. Une kitsune à quatre queues et il l’avait battu ! L’onmyouji avait du mal à en croire ses oreilles. Cet homme n’était pas le taisho pour rien. Même les membres de sa famille se serait mis à plusieurs pour espérer faire périr un yokai de cette puissance. Certains onmyoujis auraient même plutôt tenté de la sceller, plutôt que de prendre le risque d’essayer de la tuer. Une brève lueur d’admiration brilla dans les yeux de la jeune femme qui s’éteignit bien vite. Le drame de cette famille était trop important pour ne pas être ému.

Le taisho ne devait cependant plus avoir besoin de doléance à présent. C’était une autre préoccupation qui les avait amenés à cette discussion. Les secrets, les onmyoujis étaient destinés à en déterrer un nombre assez important. De par leur nature, les yokais étaient destinés en partie au secret, mais le rejet de ses derniers ne faisait qu’empirer cette facette. La demoiselle commença calmement par rassurer son interlocuteur.

« Je vous promets que ce secret ne sortira jamais de votre famille par ma faute. »

C’était là une tâche oubliée des onmyouji, et ce n’était pourtant pas la plus légère. En tant que découvreurs de secret, ils en devenaient aussi les gardiens. Combien Miwa possédait de secret ? Un chiffre assez important.
La demoiselle poussa un soupir, car le taisho lui posait un cas de conscience. La religieuse était pour avertir les enfants de leur nature, toutefois Keikoku était leur père. C’était à lui et uniquement à ce dernier de prendre cette décision.

« Pour vos enfants, c’est plus compliqué. C’est au cas par cas. »


Miwako avait ralenti sur la fin de sa phrase pour rajouter des nuances importantes à ses yeux et probablement à ceux de son interlocuteur. La demoiselle était plus lente, elle pesait ses mots. Elle avait également conscience que sa réponse ne devait pas réellement plaire au militaire en l’état, elle devait donc poursuivre.

« Comprenez bien une chose : vos enfants savent déjà qu’ils ne sont pas comme les autres. Ils ressentent, voient, entendent milles et une chose que ne perçoit pas le commun des mortels. Pour les deux, préparez-vous à ce qu’il découvre la vérité un jour, car notre véritable nature ne peut pas nous être cachée toute notre vie. »

Les sangs mêlés devaient subir le poids du silence plus que quiconque, puisqu’ils se retrouvaient obligés de cacher leur nature. Sans parler de la douloureuse étape de l’acceptation, bien que celle-ci puisse être adoucie selon l’entourage du demi-yokaï. Miwako reprit un peu sa respiration avant de poursuivre sur ce sujet délicat.

« Si pour votre fils cela concerne le futur, soyez certain que pour votre fille c’est au présent. Les épreuves du yomi jouent avec les sentiments, les souvenirs, la nature des gens. Si par un invraisemblable miracle, ce monde ne lui a pas ouvert les yeux, il est fort probable que je ne puisse lui expliquer son épreuve correctement, sans en venir au sang yokai qui coule dans ses veines. »


La jeune femme fixa calmement le militaire. La religieuse n’était plus en train de chercher ses mots. Elle était plus sereine et déterminé.

« Pour aider votre fille au mieux, donner moi l’autorisation d’être honnête avec elle sur le sujet. »


Miwako s’arrêta net et hocha la tête.

« En réalité Keikoku-dono, c’est extrêmement simple : je ne pourrais réellement l’aider qu’en étant franche avec elle. Si je ne peux pas discuter avec elle sans avoir la crainte de révéler sa nature, alors je ne pourrais pas l’aider. »


La religieuse ne voulait pas poser de condition comme cela. Elle sentait réellement que c’était un ultimatum, alors qu’elle n’avait jamais voulu en poser un.

« Vous m’en voyiez sincèrement désolée »


Rajouta-t-elle sincère. L’idée de ne pas pouvoir aider une si jeune fille lui pinçait le cœur. L’onmyouji n’avait cependant pas le choix, car elle ne pourrait pas correctement travailler sans ce prérequis.
La demoiselle avait parlé de cas par cas. Il ne fallait donc pas oublier l’aîné après la cadette.

« Quant à votre fils, je respecterais votre souhait de ne rien lui dire, même si je suis en désaccord avec vous sur ce point. »


Sa franchise la rattrapait sur la fin. Elle était ainsi, une gardienne des secrets trop honnête sur bien des points.



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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Jeu 21 Jan - 16:19

Le taisho remarqua la brève lueur d'admiration dans les yeux de la jeune femme, mais il ne releva pas, il ne pouvait pas le faire de toute façon, oui il avait battu un kitsune à quatre queues tout seul, mais on ne revenait jamais indemne d'un tel combat. Utiliser ces trois pouvoirs dont deux en même temps pour en venir à bout l'avait blessé physiquement et il le ressentait encore aujourd'hui cinq ans plus tard.

Il fut rassuré d'entendre que la jeune femme garderait son secret, il hocha la tête en guise de remerciement, mais la suite du discourt n'allait pas lui plaire, même s'il préférait rester de marbre. La jeune femme avait entièrement raison, il s'était évertué à ne rien dire à ses enfants pour ne pas les effrayer encore plus, mais que ce passera-t-il quand Toma le découvrira par lui-même, pire encore s'il y a des témoins ? Il serait rejeté, voir même pire, en essayant de les protéger il les mettait bien plus en danger.

Le taisho continua d'écouter Miwako, elle lui expliqua simplement que pour aider sa fille elle devrait lui dire la vérité, car après la visite dans le Yomi il était fort probable qu'elle sache déjà à propos de son statut. Pour Toma c'était différent, rien ne l'obligeait à lui dire maintenant, mais la jeune femme lui conseilla vivement de le faire. Finalement, après les paroles avisées d'Abe, Keikoku soupira de dépits, encore une fois cette jeune femme avait raison, mais il n'était lui-même pas objectif avec ses enfants, il voulait leur éviter un nouveau traumatisme, mais ce serait pire s'ils l'apprenaient seul sans personne à qui en parler. Sans le vouloir il leur ferait du mal en ne leur disant rien.


Je pense que vous avez raison une fois de plus. Je n'avais pas imaginé le moment où ils le découvriraient, peut-être que je voulais croire que cela n'arriverait jamais. Il paraît que les demi-Yokais sont exclu par les humains et les yokais et je sais ce que ma femme avait prévu pour eux. Je dois les aidés, comme vous me l'avez proposé. Par contre…. Pourrions nous attendre un peu ? Ma fille voudrait partager le repas en famille, cela fait longtemps que nous ne l'avons pas fait tous ensemble, j'aimerais qu'ils passent un bon moment.

Il inclina légèrement la tête pour accentuer cette demande, il ne voulait pas tout déballer maintenant, surtout avec Mihao-san dans le coin, mais il se doutait que c'était ce qu'avait prévu la jeune femme de toute façon, c'était tout de même assez logique, mais bon pour le moment Toma n'était pas encore revenu et le Taisho avait encore quelques questions pour l'onmyouji.

Que se passera t'il pour eux ? Enfin je veux dire, ce statut de demi yokais… cela va beaucoup les changer ? Je… je suis loin d'être un expert en Yokais, en général je me contente de les tuer…

Encore une fois il lui fallait expliquer son peu de connaissances dans le domaine, après tout il n'était qu'un militaire et le fait qu'il n'ait pas mis ses enfants au bucher prouvait déjà qu'il était assez ouvert d'esprit, ou simplement un parent aimant ses enfants.
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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Jeu 28 Jan - 22:29

Son interlocuteur avait conservé une attitude neutre durant tout le discourt de la demoiselle, il était donc difficile de savoir si ses arguments faisaient mouche ou pas. Heureusement pour Miwako qu’elle était déterminée et que cet air impassible ne l’avait pas déstabilisé plus que cela. Ce comportement l’avait même encouragée à se jeter complètement à l’eau pour la fin. Son interlocuteur ne l’ayant pas interrompue, elle avait pu plus facilement se lancer.

Le soupir du militaire trahissait non seulement ses peurs, mais également sa résignation. La jeune femme était soulagée d’avoir trouvé les mots justes pour convaincre le taisho. Ils avaient tous les deux le même objectif après tout, aider les deux enfants du militaire. Le samouraï exposa simplement des craintes justes, qui expliquaient parfaitement son silence. La religieuse tiqua légèrement à propos de l’ancienne femme du général, mais se retint de poser des questions. Vu la profession de cette yokai et comment elle avait dupé son époux, la demoiselle se doutait que le bien-être de sa progéniture ne l’avait guère préoccupée. Cette femme avait probablement planifié une sale route, mais elle n’était plus là à présent. Il aurait été inutile et indiscret de poser des questions sur ce point. L’onmyouji se retint malgré sa curiosité.

« Même s’ils apprennent leur véritable nature, ils devront la cacher en effet. Dans notre société, avoir du sang de yokai dans les veines n’est pas bien vu. »

Confirma-t-elle doucement. Un sourire se traça à la demande de Keikoku. C’était une belle demande et Miwako n’était pas un bourreau. Elle ne comptait pas briser un moment familial. Avec leur père dans une autre ville, les deux enfants ne devaient pas le voir souvent. La demoiselle s’en voudrait de les priver d’un tel instant.

« Bien sûr Kuhoko-dono. Pour votre fille, je vous propose que nous lui parlions après le repas. Selon ce qui la met le plus à l’aise, cela pourras être une discussion intime, juste entre fille, ou vous pourrez y assister. Je laisse cette décision à la petite demoiselle.»


Le but étant que la jeune fille se confie, Miwako ne comptait rien lui imposer. L’onmyouji était une inconnue complète pour l’enfant, aussi comprenait elle parfaitement si la petite réclamait son père. De même Fuu pourrait vouloir lui confier des choses qui la gêneraient vis-à-vis du taisho. Les enfants ne voulaient pas forcement mettre leur parent au courant de tout. Autant de bonne raison qui empêchait la religieuse de choisir une des deux options à l’avance.

L’homme se contentait de les tuer sans se poser de question et c’était bien là un des nombreux problèmes des hommes. C’était considéré comme normal, Miwako y voyait un mal symptomatique de leur société. Une preuve de la violence humaine, eux qui reprochait ironiquement la même chose aux yokais. Le regard de la demoiselle s’attrista légèrement.

« Vous faites votre travail tout simplement Taisho. »

Répondit la demoiselle d’une voix plus sourde. C’était vrai, il accomplissait son devoir en tant que soldat. Il n’était qu’un des rouages, pas l’origine de ce problème, il n’avait pas à essuyer sa colère sur le sujet. Il ne fallait pas s’y tromper, l’onmyouji ressentait un véritable courroux et de la peine envers cet état d’esprit simpliste et nihiliste de la société à l’égard des yokais. Ce n’était cependant ni le lieu, ni le moment pour exposer ses états d’âme sur le sujet.
Les questions du taisho étaient compliquées aussi la demoiselle prit de nouveau le temps avant de répondre.

« Ils ont toujours eu cette nature. Ce statut ils l’ont donc déjà et ce n’est pas ce dernier qui va changer leur personnalité. Ils n’ont d’ailleurs pas de pouvoir particulier lié. Le plus souvent ce sang peut avoir un impact sur le caractère, même si cela reste difficilement détectable.»

Miwako se mordit un peu les lèvres, il fallait être complètement honnête sur le sujet. Elle ne pouvait donc pas s’arrêter sur cette phrase, qui ressemblait à une pirouette.

« C’est le fait d’apprendre leur nature qui va leur causer un choc et avoir un impact sur leurs comportements. Ils savent qu’ils sont différents, par instinct il le cache et cela apporte son lot de douleur. Ils vont pouvoir enfin poser un mot sur ce qui les distingue des autres. Le problème principal est la haine de notre société envers les yokais, cela créer un trouble lorsqu’on apprend avoir du sang d’un de ses ‘monstres’. Cette révélation est donc à double tranchant et tout le monde ne l’accepte pas. Si des gens finissent par approuver complètement leur nature et vivre heureux et épanouis, malgré le fait de devoir la cacher. D’autre ne l’accepterons jamais totalement et peuvent avoir des comportements plus autodestructeurs. »


La demoiselle poussa un léger soupir. Elle devait tout dire, même ce qui ne lui plaisait pas.

« J’aimerais pouvoir vous garantir que tout se passera bien. Je ne les connais cependant pas assez pour prédire quoique ce soit à ce sujet-là. Vous avez probablement plus de chance de deviner leurs réactions, vous qui les connaissez bien mieux.»

Un léger sourire se traça sur le visage de la religieuse. Il y avait un point important sur lequel elle pouvait compter, qui lui donnait confiance pour l’avenir des deux sangs mêlés.

« Je sais cependant qu’il y a des choses qui aident à mieux s’accepter. »

La demoiselle se fit plus douce avant de poursuivre. Ce qu’elle allait dire allait probablement un peu perturber son interlocuteur. Elle avait toutefois confiance en lui et s’était bien cela qu’elle voulait lui transmettre.

« Montrez-leur que vous les aimez toujours autant Kuhoko-dono, que vous savez pour leur nature, mais que cela ne change rien à votre affection. Il est important qu’ils sachent qu’ils peuvent être acceptés et trouver la paix et même de l’amour, bien qu’ils soient quelque chose que la société réprouve. »

Ce n’était pas évident à faire et la demoiselle avait conscience de mettre un poids sur les épaules de cet homme. Il était cependant leur père et Miwako ne doutait pas une seconde de son amour, même s’il semblait un brin maladroit sur le sujet et manquait cruellement de confiance. Il pouvait y arriver, la demoiselle le savait.



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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Lun 1 Fév - 23:33

En effet la société n'acceptait pas les Yokais et Keikoku ne pouvaitKeikoku ne pouvait en vouloir à personne, lui-même ne les aimait pas trop et il ne les aimerait certainement jamais. Bien entendu ceux qui vivent à Kenshu depuis un moment ne sont pas un problème, surtout s'ils n'en causent pas. Non le véritable problème c'est les extérieurs, ceux qui voulaient profiter du clan ou de ses membres, ça le Taisho ne l'acceptait pas, jamais.

Il était content que la jeune femme leur laisse le temps de manger avant les révélations, même s'il ne doutait pas un instant de son accord. Surtout qu'il avait bien l'intention de tout dire à ses enfants après le repas, il avait déjà commis l'erreur de parler de leur mère en premier à Fuu (ce que Toma a très mal vécu), donc cette fois il le leur dirait à tous les deux en même temps. Il se doutait déjà de comment ils réagiraient, après tout il commençait à les connaître ces deux-là.

Keikoku écouta la suite des explications de la jeune femme, il préféra une nouvelle fois ne rien dire de particulier, il se contentait d'enregistrer les informations pour ne rien oublier du tout. Il était juste étonné que la jeune femme lui dise que tuer des yokais était son travail, pensait elle que ce soit assez barbare pour qu'elle dise la chose de manière à donner une excuse à Kei ? Il n'en avait pas besoin, les yokais avaient tenté de nous mettre au pas et ils avaient échoué. Pour le taisho il était normal de ne pas faire la même erreur qu'eux et de protéger coûte que coûte leur terres. Car oui les yokais qu'il a vu et tuer voulaient tous d'une certaine manière œuvrer contre les siens.

La voix de la jeune femme se faisait tantôt un peu rude, tantôt plus douce en fonction du discourt qu'elle avait, elle savait manier les mots c'était certain, il pouvait l'affirmer étant lui-même assez malléable. L'homme resta pensif un petit moment après les paroles de la jeune femme, il voyait un peu mieux la situation grâce à elle et dire qu'il ne pensait aider que sa fille en la faisant venir ici, mais elle allait radicalement aider toute la famille.


Vous maniez les mots avec dextérité Abe-dono. Je vous remercie pour tout cela, je pensais vous faire venir pour aider ma fille, je n'imaginais pas que vous aideriez toute cette famille et pour cela vous avez ma gratitude éternelle.

Il s'inclina légèrement pour accentuer ses remerciements, il était totalement sincère. Même si c'était dans le caractère de la jeune femme d'aider les autres elle venait de se faire un allié de choix et ce certainement jusqu'à la fin du voyage, à moins qu'elle fasse une très grosse bourde, mais il en doutait, il était même sûr que c'était impossible. Il allait reprendre la discussion, mais une petite voix se fit entendre, celle de Toma prévenant qu'il entrait dans la pièce. Il le fit, amenant avec lui une théière et quatre tasses.

Mihao-san à dit que le repas serait prêt dans une vingtaine de minutes.
Parfait, nous aurons le temps d'apprécier ce thé, je vais chercher Fuu, nul doute qu'elle voudra venir le déguster avec nous.

Sans d'autres paroles, il se releva pour aller chercher sa petite fille. Cette dernière ne c'était pas encore rendormi, Keikoku aurait préféré la voir dormir, même s'il aurait dut ce passer d'elle pendant le repas, mais non elle ne voulait peut-être pas dormir, comment lui en vouloir après ce qu'elle avait vécu. Et lui-même ne dormait pas beaucoup ces derniers temps, par choix. La jeune fille sourit en voyant son père revenir, elle essaya de le convaincre qu'elle n'avait pas besoin d'être porté, mais son père ne lui laissa pas vraiment le choix et il la saisit comme la princesse qu'elle était pour l'emmener rejoindre les autres dans le petit salon.

C'est bon otosan, tu peux me poser maintenant.
A vos ordres Ojo-san.

Le père déposa donc sa fille, qui se mit en tailleur directement, il valait mieux qu'elle évite les efforts inutiles. La jeune fille regarda l'onmyouji de ses yeux calmes cernés par… et bien les cernes, cependant son visage arborait un air, fatigué certes, mais également très calme.

Je te présente Abe no Miwako, la connaissance dont je te parlais.

Enchanté Abe-sama. Je suis navré de ne pouvoir vous saluer comme il convient et également navré d'être la raison de votre présence ici, vous devez être occupée en ce moment.

Toma fit une petite mine boudeuse, alors que Keikoku lui garda son sourire en servant le thé pour tout le monde, il laisserait Abe répondre et jauger la jeune fille, après il ne resterait plus qu'à passer à table.
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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Lun 9 Mai - 0:48

Keikoku ne se rendait probablement pas compte que son attitude était d’une grande aide dans la situation actuelle. L’onmyouji pouvait parler sans être interrompu, grâce à son sang-froid. Miwako voyait qu’il était vraiment attentif et savait que ses conseils ne tomberaient pas dans l’oreille d’un sourd. La religieuse sentait que son travail ici serait plus facile, car elle pouvait compter sur un allié plus fiable. C’était loin d’être toujours le cas et les familles pouvaient être des obstacles supplémentaires, de façon volontaire ou non.

La jeune femme s’inclina pour accepter le compliment et la gratitude du militaire. La demoiselle ne faisait certes pas ce travail pour cette reconnaissance et cette gratitude, il était cependant plaisant d’être remercié et reconnue pour ses actions. L’être humain étant un animal sociable, il a besoin de s’êtes reconnaissance, Miwako ne faisait pas exception à cette règle. Un sourire doux se traça sur les lèvres de la demoiselle.

« Je vous remercie Kuhoko-taisho, ne mettons cependant pas la charrue avant les bœufs. Nous avons encore bien des choses à faire avant de pouvoir
affirmer que j’ai aidé votre famille. »


Ajouta la demoiselle qui acceptait les sentiments de son interlocuteur, mais elle préférait ne pas trop s’emballer. Ces remerciements-là, elle ne les mériterait pas maintenant. Il y avait trop de choses à faire pour crier victoire tout de suite. La demoiselle avait suffisamment de souvenirs où les discours de gratitude et de joie, s’étaient transformés en malédiction et en crachat, pour placer cette petite mise en garde.

Le fils du militaire mit fin à leur discussion privée et l’homme sortit chercher sa fille. Toma ne toucha pas aux tasses, mais s’assit de côté par rapport à l’invitée de son père. Le choix de la place avait été un peu épineux, il ne voulait pas être exactement à côté de cette dernière, il ne lui faisait pas confiance. Il ne pouvait pas être en face, son père se placerait probablement là. Il avait donc dû trouver une distance de sécurité, sans paraître trop impoli, mais qui lui permettait de conserver un œil sur elle.
Miwako essayait de rester le plus neutre possible face aux manèges de l’adolescent. C’était difficile et on pouvait facilement voir sur son visage de l’amusement, face à la maladresse du gamin. Elle prit sur elle de ne pas rigoler ouvertement, pour ne pas vexer un jeune homme froissable. Le regard de l’apprenti samouraï était toujours teinté de suspicion et de curiosité, le second sentiment semblait toutefois prendre le pas sur le second. Un sourire malicieux se traça sur le visage de la demoiselle.

« Ne t’inquiète pas, cette conversation ne sera plus un mystère très longtemps. »

Le regard de Toma se fit aussi surpris que méfiant. Le cerveau de l’adolescent tournait à plein régime et tentaient de percer l’objectif de cette mystérieuse et dangereuse créature, qui lui servait d’interlocuteur.
La religieuse se mordit légèrement la langue pour ne pas rigoler. Ce n’était pas très gentil de le taquiner de la sorte. C’était malheureusement trop tentant pour qu’elle puisse y résister.

« C’est quoi votre objectif en venant ici ? »

Fit soudainement le fils du taisho. Il avait entraperçu l’amusement de la demoiselle et cela ne lui avait pas plus du tout. Miwako fut légèrement surprise par cette question brute, mais surtout par les yeux braqués envers elle. Ce garçon était bien un apprenti samouraï et il était déjà prêt à tout pour défendre les siens. Il méritait une réponse sérieuse.

« Comme je l’ai déjà dit, je suis là pour vous aider. »

Dit-elle doucement, en fixant son interlocuteur pour qu’il puisse y apercevoir sa détermination à elle.

« Ton père est probablement maladroit, après tout rien n’est fait pour préparer un homme à élever ses enfants seul. Il y a cependant une chose dont tu ne dois jamais douter Kuhoko Toma, c’est son amour pour vous deux et qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour vous soutenir. »

Miwako prononçait ses mots avec sa douceur et sa certitude coutumière. L’adolescent la regarda sceptique. Ce n’était pas elle qui vivait avec lui, comment pouvait elle savoir ça ? Il était le mieux placé pour en parler de l’amour et de l’attention de son père. Alors comment pouvait elle en être aussi sûre, pourquoi était-ce lui qui était si troublé par ce sujet ?

« Bien sûr » Lança-t-il d’un ton sardonique pour mieux se défendre. La religieuse ne rajouta rien face à l’adolescent. Lui soutenir le contraire maintenant ne ferait que le braquer et c’était bien la dernière chose qu’elle souhaitait faire.

« Puis pourquoi vous me racontez cela subitement ? »
Rajouta-t-il, un peu plus agressif.

« Maintenant ces mots te touchent, plus tard ce ne sera peut-être plus le cas et je veux être certaine que tu puisses les entendre. Il ne faut pas une seconde que tu doutes de l’affection du Taisho Kuhoko, elle est trop grande pour que tu puisses la nier. »


C’était une réponse bien sibylline pour le garçon et c’était volontaire de la part de l’onmyouji. Miwako pensait qu’il retiendrait mieux ce qu’elle avait dit de cette manière. Entouré d’une aura de mystère, même les choses insignifiantes semblaient mieux s’imprimer en mémoire.

« De quoi parler vo»

Commença un jeune homme de plus en plus perdu en s’approchant d’elle pour lui saisir le bras, pour la forcer à cracher le morceau. La religieuse répondit par un délicat sourire à l’apprenti samouraï, il verrait d’ici peu de temps. Toma saisit rapidement ce message silencieux en reprenant promptement sa place d’origine et les distances adéquates. L’adolescent fit une mine boudeuse, il était contrarié de ne pas pouvoir terminer cette conversation. Il espérait également avoir été assez véloce, pour que son père n’ait pas surpris son geste, dont il n’était pas fier du tout.

L’onmyouji se tourna vers le taisho et surtout la petite, qui semblait bien fatiguée. Ce n’était pas étonnant puisqu’elle ne voulait plus dormir. L’onmyouji fut surprise par la politesse de la gamine, l’étiquette semblait complètement oubliée dans cette demeure. Elle était aussi étonnée de voir une enfant si calme, après ce genre d’épreuve éprouvant. Les adultes eux-mêmes ne s’en sortaient pas indemne. Elle était bien la fille de son père, bien que sa volonté de ne pas dormir révélait un chamboulement plus important. Une agitation que la petite semblait vouloir cacher. Miwako lui répondit en s’inclinant légèrement

« Honoré de faire votre rencontre, mais vous n’avez rien à vous faire pardonner. La situation actuelle découle également de mon incapacité à résoudre le problème. Vous n’auriez jamais dû vous en sortir seule, un des nôtres aurait dû venir vous chercher.»

La réponse avait dépassé le stade de l’étiquette. Miwako n’était pas la plus douée pour cacher ses émotions et la frustration qu’elle ressentait face aux derniers évènements était bien trop importante. La religieuse releva la tête pour faire comme à son habitude et regarder son interlocuteur droit dans les yeux.

« Ma présence en ces lieux n’est qu’une maigre aide que je peux vous apporter à présent et je vous prie de ne pas la rejeter. »



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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Mar 17 Mai - 15:29

Keikoku écouta les paroles de la jeune femme, en effet il célébrait peut-être un peu vitre les choses, aussi il hocha la tête lorsqu'elle lui dit qu'il valait mieux attendre pour savoir si elle avait été d'une réelle aide. Le taisho lui sentait bien les choses pour le moment, déjà le fait qu'il ne porte plus son secret seul était un véritable soulagement et elle avait réussi à le convaincre d'en parler à ses enfants, rien que part cela, la jeune femme avait aidé cette famille.

Sa petite princesse dans les bras, l'homme revint dans la pièce, ses yeux masqués avec ses lunettes ne reflétèrent pas ce qu'il voyait ou ce qu'il avait vu, son fils avait été un poil trop entreprenant avec leur invité et c'était quelque chose qu'il n'aimait pas du tout et le jeune homme le savait. Plutôt laxiste avec ses enfants, ces derniers savaient pertinemment où étaient les limites. Cela valait surtout pour Tôma, Fuu étant la plus respectueuse de l'étiquette des trois. Cependant, le militaire préféra ne rien dire pour le moment, laissant le jeune homme mijoter.

Il déposa doucement sa fille au sol et servi le thé, cinq tasses de bois toutes simples étaient posées devant eux et il remplit les cinq, il n'en prit cependant qu'une et se leva une nouvelle fois. Il regarda son fils est dit simplement :


Je vais donner celui-ci à Mihao-san, peux-tu servir, Tôma ?
Hai.

Le père se dirigea vers la porte et lança une dernière phrase avant de disparaître derrière.

Et garde tes mains sur les tasses.

Keikoku ne pourrait pas voir la réaction de son fils, mais c'était tant mieux, le jeune homme avait très certainement bien compris pourquoi son père avait dit cela et ce dernier ne voulait pas l'enfoncer, juste lui rappeler les quelques règles sous ce toit, pour cette famille, qu'il semblait avoir oublié un bref instant. Pendant ce laps de temps et après un petit sourire fatigué de la jeune enfant assise en tailleur, cette dernière répondit à Miwako.

Vous ne pouvez aider tout le monde. Et je ne voulais pas être un poids pour notre clan, c'est mieux ainsi et vous êtes là à présent.

La jeune fille eu un sourire timide face à la religieuse, mais elle accentua ses paroles d'une légère courbette de la tête, elle préféra ne pas en faire plus pour le moment, elle avait l'impression qu'elle pouvait culbuter vers un côté à n'importe quel mauvais mouvement de corps. Après avoir servi Abe et pendant que cette dernière parlait, le jeune Tôma c'était levé pour apporter sa tasse à sa sœur, préférant ne pas l'importuner. Cette dernière remercia gentiment son frère tout en écoutant Abe et elle ne masqua pas son étonnement face à la dernière phrase de la religieuse. Elle était courageuse et responsable pour son bas âge, mais Fuu ne savait pas encore masquer totalement ces émotions au profit du seul protocole, mais elle faisait des progrès.

La rejeter ? Comment pourrait-on ? Vous n'avez pas à être aussi humble devant nous Abe-sama, le bien que vous faite et avez fait s'entend jusque dans ce petit village.

La jeune fille gratifia la religieuse d'un sourire plus chaleureux cette fois et d'une nouvelle petite courbette de la tête. Miwako n'était pas connue comme le loup blanc non plus, mais le fait qu'on parle d'elle ou de sa famille dans ce petit village voulait dire déjà beaucoup. Surtout que les enfants de Keikoku n'ont pas encore l'habitude de voir leur père comme un Taisho et non comme un Taisa. C'est à ce moment-là que le père de famille rentra dans la salle, ayant troqué la tasse de thé, par un étrange bricolage. Il s'agissait d'un dossier de bambou, fixé à un petit socle en bois munie d'un coussin. C'était fabriqué de la même manière que sa selle de long trajet avec le dossier, il l'avait pour ces anciens moments de détente dans son jardin, mais ne l'utilisait plus depuis un moment.

Je t'ai rapporté ça Ojo-san, pour que tu puisse t'y adosser.
Arigato Otousan, mais pour l'étiquette c'est…
Nous reverrons l'étiquette quand tu iras mieux jeune fille. C'est ça ou tu manges sur mes genoux.
Hai Otousan.

Après une légère gêne quant à l'offre de son père, une fois installée (toujours au même niveau que les autres, bien que sur-élevé de deux ou trois centimètres) en tailleur, son dos put venir ce caler sur le dossier, ce qui l'aiderait pour manger et parler sans risquer de s'écrouler d'un côté. Après un rapide regard dans la pièce (légèrement plus insistant sur Tôma) Keikoku eu un grand sourire chaleureux, cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu ces enfants, plus encore qu'ils n'avaient pas mangé ensemble et encore plus longtemps qu'il n'y avait pas eu plus de trois personnes dans cette pièce.

Keikoku pris enfin son thé, il était heureusement encore chaud et après un petit mot il but une première gorgée de ce breuvage, il savoura un peu ce moment, il était de retour à la maison… Il savait malheureusement que cela ne durerait pas, il faudrai bientôt déménager et cela serait dur pour lui de quitter Ariake, il était là depuis le début après tout. Il c'était marié ici et ces enfants étaient nés ici. C'est finalement Fuu qui brisa le silence la première.


Excusez-moi Abe-sama, mais est-il vrai que vous avez beaucoup voyagé ? Etes-vous déjà au temple Meisou ? Ou vue la brume du matin de Kasu ? Sumimasen pour ces questions, mais Otousan ne parle pas trop de ces premiers voyages.
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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Mar 24 Mai - 18:59

Bien sûr, son père l’avait choppé ! Pour venir les aider, il arrivait toujours en retard, mais pour les prendre en défaut, ils pouvaient compter sur sa sagacité.  Tôma prenait mal la remarque du taisho. Il se rendait bien compte de son erreur, il n’avait pas besoin de son père pour le souligner. L’adolescent aurait préféré que l’autre homme garde tout simplement le silence et fasse comme s’il n’avait rien vu. Le rouge des joues de l’apprenti samouraï avait donc disparu, pour faire place à un air renfrogné. Celui du garçon qui a fait une bêtise, le sait, mais qui n’était pas content qu’on le prenne la main dans le sac.  

Miwako ne fit cependant pas attention à l’attitude de l’adolescent, elle était entièrement concentrée sur Fuu. Le frère et la sœur étaient bien différents dans la manière de réagir à son contact et montraient ainsi des caractères bien distincts. Ils étaient toutefois profondément attachés l’un à l’autre. Tôma avait déjà montré son côté protecteur envers sa sœur à plusieurs reprises depuis qu’elle était ici, les reproches à son père pour le temps d’arrivée, lorsqu’il s’était énervé contre le yokai. A présent, il était sorti de sa petite rancœur, pour la servir. Il faisait attention à ne pas la gêner et la surveillait, probablement de peur qu’elle ne se fatigue trop. L’attention de Fuu envers son aîné était plus discrète, pourtant la lueur dans les yeux de la petite fille ne pouvait pas tromper. Elle était à sa manière attentive à lui, tout en douceur et en discrétion. Elle se comportait déjà comme une véritable femme d’une certaine noblesse. Miwako se demanda qui pouvait elle bien prendre comme modèle, au vu de l’entourage.

La religieuse était surprise que son nom ait tant gagné en popularité. Sa famille était renommée, mais depuis qu’elle avait découvert l’existence de la faille, les Abe no avaient encore gagné en popularité. Un sourire se traça sur les lèvres de la religieuse devant la surprise de l’enfant. Son incompréhension révélait sa naïveté sur la nature humaine, mais aussi sur une facette de la profession d’onmyouji.  La demoiselle lui expliqua simplement.

« Il doit y avoir autant de logique différente que d’être humain Kuhoko-san.  De plus, mon travail peut amener à bien des révélations que les gens préfèrent garder secrètes. Il est également dur de se confier à une inconnue, même à une personne avec une bonne réputation. »

Miwako saisit la tasse que Tôma lui donna, qui semblait un peu confus. Il était étonné que le nom de la demoiselle soit connu de sa cadette. A la décharge de l’apprenti samouraï, il était entièrement focalisé sur son entraînement. Il ne prêtait que peu d’attention aux rumeurs et aux discussions lorsqu’elle n’était pas en rapport avec sa famille, la guerre ou les arts martiaux.
Un sourire franc se traça sur le visage de l’onmyouji.

« Vous me voyiez ravie de votre état d’esprit Kuhoko-san, je pourrais d’autan plus vous aider. »

C’était un soulagement de voir une interlocutrice aussi disposée et douce. Ce petit bout de femme présentait de bien belles qualités, pour devenir une adulte remarquable.

Le taisho se ramena avec un drôle d’attirail, qui surprit la religieuse en premier lieu, avant de lui tirer un sourire attendris. Le père s’intéressait avant toute chose au bien-être de ses enfants et c’était touchant à voir. C’était aussi légèrement perturbant pour la jeune femme. Elle venait d’une famille où le devoir avait été mis en priorité, jamais Daiki n’aurait fait un tel geste. Son grand-père aurait cherché un moyen de contentr les deux, car ils prenaient son intérêt un peu plus en compte. Le devoir était toutefois bien mis au même niveau que le bien-être de Miwa, voir un peu au-dessus, car il passait tout de même en priorité. Miwako en tant que personne passait derrière bien des obligations, elle avait grandi comme cela et n’en ressentait aucune gêne ou malaise. C’était même un pilier de sa construction et de sa personnalité actuelle, mais la jeune femme ne pouvait pas s’empêcher devant une telle scène, de ressentir un léger pincement au cœur.
Ironiquement son intérêt passait avant toute chose pour trois personnes en yokuni, Hono , Onji et Kanzen. Aucun n’était de sa famille. Serait-elle trop gourmande de réclamer ce genre d’attention également parmi les siens ? C’était probablement trop demandé pour une personne telle qu’elle.

Elle regarda les deux hommes de la maison aider discrètement Fuu déjà un peu honteuse de la situation. Le sourire attendri de la religieuse ne quitta pas son visage, elle avait là deux gardiens bien attentionnés.  Tôma ne faisait plus vraiment attention à son père, il ne vit même pas son regard, tout occupé à la santé et au confort de sa petite sœur mal en point.
Le sourire du taisho était communicatif, il était heureux dans cette salle à cet instant. Un sourire se traça sur le visage de Fuu également, elle était heureuse que son père soit avec elle. L’ambiance finit même par dérider le jeune samouraï dans la salle. Il n’était pas souriant non plus, mais il avait définitivement fini de bouder et de s’énerver. Il n’oubliait cependant pas de rester vigilant, il y avait une inconnue dans la salle tout de même. L’ambiance était détendue, on se sentait dans un petit cocon, le temps d’un repas, ils ne seraient plus affectés par l’extérieur et les mauvaises nouvelles.  Miwako le ressentait ainsi et ses traits se firent sereins. Le sourire qui lui était venu si facilement aux lèvres semblait destiné à rester quelque temps encore.

La question de la cadette sembla étrange pour l’onymouji. Elle ne fut pas étonnée par son contenu, peu de gens voyageaient. Ils étaient cependant curieux et l’enfant n’était pas la première personne à lui demander des détails sur ses voyages. Non, elle fut surprise par la formulation et elle réalisa un rapprochement de nom, qu’elle n’avait pas encore fait. Le Taisho Kuhoko portait le même nom qu’une partie des nomades de l’été des nomades. Originaire de Geki, elle avait pu assister plus d’une fois à leur parade.  Il était donc un fils d’un tribut de nomades bien connu par une partie des habitants de la capitale. Le militaire ne semblait cependant pas vouloir partager son passé, ce qui était un peu dommage. En tant qu’ancien voyageur, il aurait probablement bien des choses intéressantes à lui apprendre, à elle qui parcourait souvent les routes. Il devait avoir ses raisons et la jeune femme ne lui demanderait pas de les révéler. L’homme avait bien le droit de raconter et de ne pas dire ce qu’il voulait.

L’onmyouji répondit par l’affirmative à la petite demoiselle et commença à lui décrire quelques paysages. Fuu se prit aux jeux et posa d’autres questions et Miwa se lança également dans des anecdotes plus rigolotes ou plus poignantes. Les deux enfants furent captivés, petit à petit, par les récits de voyages, qui les faisaient tous les deux rêver. Tôma finit même par poser des questions avec la même lueur de passion et de curiosité que sa sœur dans les yeux. Le taisho ne fut pas laissé de côté, pour autant, ses enfants lui demandant parfois si tels événements étaient possibles ou si tels paysages existaient bien. L’ambiance était bien insouciante et douce.

Le repas touchait malheureusement à sa fin, il serait bientôt temps de revenir au présent. La religieuse estimait que ce n’était pas à elle de décider, quand ce moment arriverait. Elle avait promis au taisho de lui laissait un instant de paix en famille. C’était à lui de décider lorsqu’ils allaient devoir passer aux choses sérieuses. C’était là un rôle bien ingrat pour lui, peut-être même douloureux, mais c’était nécessaire.



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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Sam 28 Mai - 23:27

La jeune Fuu inclina doucement la tête aux paroles de l'Onmyouji devant elle, elle commençait déjà à l'apprécier, pour l'enfant c'était toujours agréable de pouvoir parler à une jeune femme, même si Mihao-san était quelqu'un de bien elle ne comprenait peut-être pas assez Fuu en ce moment, la jeune fille sentait que cela serait certainement différent avec Miwako. Pendant ce temps Toma commençait à en apprendre plus, son entraînement le tenant assez éloigné des différentes rumeurs ou même nouvelles que Fuu, elle pouvait entendre. Il comprenait maintenant que cette jeune femme avait sa réputation et qu'elle n'était donc pas là par hasard, le jeune enfant se demandait bien quelle était cette fameuse discussion mystérieuse dont elle avait fait allusion ?

S'il y avait bien une chose sur laquelle se retrouvait toujours le père et le fils, c'est au sujet de Fuu et de son confort. Les deux hommes étaient réellement toujours aux petits soins pour elle, Keikoku, parce qu'il s'agissait de sa fille, cadette qui plus est, mais aussi parce qu'elle sera ce que lui et Toma ne seront jamais : une personne vraiment importante. Il en avait la certitude. Pour Toma c'était surtout parce que c'était sa petite sœur, il a toujours été très protecteur avec elle et même s'il ne s'en rappelait plus, c'était surtout sur l'impulsion du père à l'époque. Parfois la jeune fille était un peu gênée d'une telle attention, surtout en présence d'une tierce personne inconnue, mais elle avait apprit à aimer cela d'une certaine manière. Après tout elle le savait, sa famille ne serait jamais une véritable famille de sédentaire, du moins pas en totalité.

Après le thé, vint rapidement le repas et après avoir remerciée et raccompagnée Mihao-san, Keikoku rejoignit le salon pour partager ce repas avec ses enfants. C'est tout d'abord Fuu qui conduisit la discussion, demandant à l'Onmyouji des anecdotes de ses voyages, des paysages qu'elle avait vu. Le taisho confirmait la plupart des dires avec le peu de connaissance qu'il avait. En totalité ses années sur les routes auront été de 5. Avant cela il était trop jeune et ne se souvenait de quasiment rien. Il put néanmoins confirmer la plupart des dires de Miwako avait toujours un petit sourire en bouche. Même Toma semblait sortir de ses inquiétudes et questionna l'Onmyouji, ce qui surpris le père dans le bon sens bien entendu.

Le repas fut comme il l'espérait, joyeux, insouciant, bref il y avait de la joie dans cette maison et cela faisait longtemps que cela n'avait pas été autant le cas. Keikoku pu même se rapprocher doucement de son fils, partageant quelques paroles sur l'entraînement, Kei lui donna quelques conseils en plus d'encouragements. Il avait laissé Toma de côté trop longtemps, pensant à tord qu'il pourrait s'en sortir entourer de ses maîtres et amis apprentis, mais il avait eu tord. Au final de ses deux enfants il était celui qui devait être le plus aidé. Fuu s'en sortirait, le Taisho en était certain. Toma aurait peut-être plus de mal.

Malheureusement le repas en était à sa fin et bientôt il fallut débarrasser la table et faire un peu de vaisselle, Miwako étant leur invité et Fuu étant trop fatigué, ce serait pour cette fois les hommes qui feraient ce travail, Keikoku demanda un coup de main à son fils le temps de débarrasser la table et de tout mettre à tremper. Ensuite le Taisho plaça une théière sur le feu, ils auraient tous besoin d'un bon thé après les révélations, peut-être même quelque chose de plus fort. Et bientôt ils furent tous à nouveau autour de la table. Le père assis en tailleur regarda ses enfants et se racla la gorge.


Si j'ai invité Abe-dono ici, c'était au début pour te permettre de mieux comprendre ce qu'il t'était arrivé Fuu, je suis ton père, mais je n'ai malheureusement pas toutes les réponses. Seulement de par son statut d'Onmyouji elle àelle a mis le doigt sur un secret que je gardais depuis bien longtemps maintenant et elle m'a convaincu de vous en parler. Je pense en effet que c'est la meilleure chose à faire.

Keikoku prit quelques secondes avant de continuer.

Ce secret concerne votre mère. Quelque chose que je n'ai jamais dit à personne. Les enfants, votre mère était…. Une kitsune.
Je m'en doutais. Murmura Fuu, murmure qui ne serait entendu que par Miwako et Keikoku.
Quoi ?! Non… cela veut dire que nous sommes… nous sommes…
Des demi-yokai, demi-kitsune pour être précis, oui mon fils.
Nan… je… je…

Toma se leva comme une furie traversant le salon à une vitesse telle que Kei' pensait qu'il passerait à travers la porte littéralement, mais ce dernier prit tout de même la peine de l'ouvrir pour s'enfuir hors de la pièce. Fuu prononça le nom de son frère quand celui-ci partis et posa une main au sol, certainement pour le suivre, mais Kei se leva rapidement.

Reste ici Fuu, c'est à moi de lui parler. Tu dois avoir des questions, profites-en ma fille.

Le taisho qui semblait de glace derrière ses lunettes noires salua les deux femmes et suivit le chemin fait par son fils, refermant la porte derrière lui, il était temps qu'ils discutent.
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Kenshu Miwako

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Mer 15 Juin - 5:02

Miwako fut la seule personne étonnée par l’attitude du taisho, des samouraïs qui débarrassaient une table. Décidément le chef de l’armée avait une vision bien particulière de l’éducation et du savoir-vivre, ce qui ne déplaisait pas totalement à la religieuse. A sa manière, elle ne rentrait pas complètement dans le modèle sociale de yokuni et voir d’autres personnes, de hauts rangs dans le clan, avec des comportements un peu étrange la rassurait.

Lorsque le militaire se racla la gorge, il obtint un silence et une attention immédiate.  Ce n’était pas dans les habitudes de l’homme et ses enfants détectèrent immédiatement la légère tentions de leur père. Il n’était certes pas tous les jours avec eux, mais le frère comme la sœur connaissaient tout de même un peu leur père, surtout qu’ils avaient déjà dû par le passé une situation catastrophique.
Keikoku décida d’opter pour une stratégie directe, même s’il se laissa un peu de temps pour souffler, peut-être même pour trouver un peu de courage. Un tel aveu demandait une résistance morale non négligeable. Alors que le visage de l’aîné se décomposa et devint blanc, la cadette lâcha un mot simple, qui confirma les soupçons de la religieuse. La petite l’avait déjà appris et fut bien moins choqué. Alors que Toma eut besoin d’une confirmation de ses craintes, son visage prit une teinte plus rouge. Après la surprise, il passait à l’étape du déni et parti à une vitesse proprement ahurissante. Fuu plus préparée, voulu partie à la poursuite de son frère, qui s’embrouillait bien vite dans ses sentiments. Elle fut étonnée lorsque son père la retint pour se lancer à sa poursuite.

Les deux demoiselles se retrouvèrent seules dans la pièce, mais la plus jeune des Kuhoko fixait la porte. Elle était visiblement perturbée, tiraillée entre deux envies contradictoires. La première était son inquiétude, qui la poussait à sortir de la pièce pour les rejoindre. La seconde était la volonté de son père, qui lui avait bien fait comprendre qu’elle devait rester ici et qu’il se chargeait de Toma.

« Faites confiance à votre père pour le calmer, le raisonner et le ramener. »


Tenta Miwa pour rassurer l’enfant protectrice. Cette réflexion attira l’attention de la petite, qui fut comme frappée. Comment avait-elle pu oublier la présence de l’honorable invitée de leur père. Elle rassembla cette dignité que sa mère lui avait enseignée et la jeune adolescente tenta de s’imposer un masque plus neutre, plus convenable, pour s’excuser. Elle était toutefois trop agitée pour y parvenir complètement, entre son angoisse pour son frère, sa colère envers elle-même d’avoir oublié ainsi ses manières et de ne pas parvenir à faire plus de conviction face aux mots de son géniteur.

« Pardonnez nos comportement face à cette révélation. Veuillez je vous prie, montrez de l’indulgence à son égard. »

Commença la petite fille observée par la religieuse. Il n’y avait là aucun doute à avoir, malgré l’éducation bien particulière du taisho,  Fuu semblait étonnement calibré pour les exigences des Kuges. L’onmyouji hocha légèrement la tête en signe de négation, pour expliquer doucement.

« N’en dites pas plus, car il n’y a ici aucune excuse à donner. Je suis celle qui a poussé votre père à dire la vérité, je ne vais pas m’offusquer pour si peu. »

La religieuse attendit un peu, mais la cadette ne savait visiblement pas quoi dire ou répondre. Elle semblait gênée, sans doute par son idéal de politesse. Pour les femmes, comme pour les hommes, il était bien trop encombrant pour exprimer convenablement des sentiments, surtout dans une situation aussi explosive. Miwako prit donc l’initiative de la parole.

« C’est même mieux qu’il est été aussi honnête. Un onmyouji ne peut réellement aider une personne que si elle lui ouvre son cœur. Or l’étiquette empêche cela, soyez sincère, que je puisse vous aider. Vous pourrez ainsi mieux les supporter tous les deux.»

Ce masque de politesse, il était important de l’acquérir pour quiconque avec une ambition politique, même si les motivations de Fuu n’étaient pas mesquines. Elle l’avait entretenu, car c’était les derniers bons souvenirs d’une mère. Elle était certes un traitre, mais s’il y avait une chose de bien qu’elle lui avait transmis, c’était cela. Il était tout aussi important de savoir l’enlever, parfois, lorsqu’il risquait d’être nocif, plus qu’autre chose. L’enfant en face d’elle semblait toutefois avoir du mal à se détacher de ce qu’elle construisait avec un sérieux et un acharnement certain depuis bien des années.
Pour l’aider un peu, l’onmyouji commença par une évidence.

« Vous semblez bien inquiète pour votre frère. »

Son interlocutrice paraissait avoir été sensible aux arguments de la jeune femme. Miwako avait bien fait de compter sur l’instinct protecteur de Fuu. C’était la seule femme de la maison, à ce titre, elle se considérait probablement comme un pilier sentimental. On ne pouvait pas lui donner totalement tort aux vues des attentions toutes particulières des deux hommes, gravitant autour d’elle.

« Ça va beaucoup le perturber »

Commença doucement la petite demoiselle, avant de s’arrêter. Elle hésitait encore un peu et se pinça les lèvres. C’était pour les aider.

« Quant à mon père, leur relation est compliquée. Ils ont du mal à se comprendre, Toma est trop dur d’un côté. Papa a une attitude ambiguë vis-à-vis de lui, parfois, on a l’impression qu’il le considère comme le plus fort. A d’autres moments on se demande s’il lui fait réellement confiance. »

Miwako hocha simplement la tête pendant qu’elle parlait, pour montrer à Fuu qu’elle était bien attentive à ses propos. La religieuse était contente de voir que sa question avait permis à son interlocutrice de s’ouvrir un peu plus. C’était timide encore, mais le masque qu’elle s’était imposée jusque-là semblait bien se détruire. La benjamine semblait cependant s’imposer un calme certain aux vues de ses paroles.  

« C’est peut-être une occasion pour eux de justement, franchir un cap dans leur relation. De parvenir à se rapprocher un peu. Toma va être chamboulé, mais votre père est là maintenant pour lui. »

Lui explique calmement l’onmyouji, toutefois la petite ne semblait pas prête à laisser ses craintes sur le sujet de côté.

« Mais si cela devenait pire ? Un moment si difficile peu certes les rapprocher, mais cela peut aussi les séparer davantage. IL va déjà avoir du mal avec sa nature, ce n'est pas le moment d'ajouter une charge supplémentaire »

Cette enfant sage pouvait donc se montrer un soupçon têtu. Ce n’était guère surprenant, elle respectait une étiquette stricte dans un monde bien détendu. Il fallait bien un caractère trempé et être un peu butée pour maintenir une telle rigueur de soi-même.

« En effet, tous ces moments-là sont à doubles tranchants. Si vous ne les laissez cependant pas évoluer par des étapes comme celle-ci, alors leur relation n’évoluera certainement pas et ils auront alors bien du mal à se trouver. »


Répondit calmement la religieuse face à l’enfant. Ce fut sans doute l’attitude, plus que les paroles de la religieuse qui poussèrent la cadette à réfléchir sur le sujet. Certes elle était têtue, mais pas complètement irréfléchie. Elle avait en face d’elle une personne avec de l’expérience. En tant qu’onmyouji la dame en face d’elle avait déjà dû vivre ce genre de situation.

« Alors nous devrions rester ici ? »

Demanda non sans une certaine angoisse la petite fille. Miwako confirma par un hochement de tête.

« Inutile de les rejoindre pour les aider, alors que nous ne savons pas s’ils ont réellement besoin de nous. Si cela est nécessaire, nous interviendrons, mais plus tard. Là, il faut leur laisser du temps. »

Fuu montra à son interlocutrice qu’elle se rangeait à son avis et ne bougerait donc pas de la salle. Ses tourments n’étaient pas complètement apaisés, mais les paroles et le comportement de la religieuse l’avait convaincu de ne pas bouger.

Miwako sut qu’elle ne pourrait pas en faire plus sur ce point. Elle profita de cette occasion pour passer sur un autre sujet.

« Vous sembliez d’ailleurs étonnamment peu surprise par cette annonce, d’après ce que j’ai entendu. »


La gamine fut troublée, elle ne pensait pas avoir été entendue. Fuu baissa la tête, elle cherchait ses mots, pour décrire ce moment bien difficile et éprouvant. Un événement d’autant plus flou, plus inquiétant qu’entre son vécu et ce qu’on lui racontait, il y avait des différences dérangeantes.

« Je ressentais depuis longtemps que nous n’étions pas comme les autres enfants…et puis, il y a eu cette expérience si étrange. On me dit que j’étais endormie, mais je n’arrive pas à y croire. Ce n’était pas un rêve, même si tout était bizarre. »

La petite fille se laissait porter par ses sentiments, laissant transparaitre ses questions, ses peurs et sa détresse. Elle montra à Miwako une facette qu’elle ne voulait pas exposer à son frère et son père. Les deux hommes seraient bien trop paniqués de la voir ainsi. Le barrage de la retenue, qu’elle avait entretenue sembla enfin se briser.

« Pourtant, j’ai peur de dormir. S’ils avaient raison, si en me rendormant, je repartais là-bas. Je ne veux pas y retourner. Je ne sais pas si j’arriverais de nouveau à m’en sortir, à passer ses épreuves et revenir. Je ne veux pas partir, je veux rester ici avec mon frère et mon père. »


Termina une petite fille bien en détresse, qui s’accrochait de toute son âme aux deux êtres qui avaient le plus d’importance pour elle. Elle continuait d’une certaine façon ce qu’elle avait probablement commencé là-bas. Miwako était persuadée que l’obstination de la petite, sa volonté sans faille de revenir et de revenir auprès d’eux lui avait permis d’accomplir cela.

« Ce n’était pas un rêve. Votre âme a été arrachée de votre corps, pour être conduise en yomi. Votre corps était inanimé ici, c’est pour cela que les gens pensaient que vous dormiez, bien que cela soit faux. Vous avez réellement vécu cette expérience n’en doutez pas et toute son étrangeté s’explique parce que vous n’étiez plus en yokuni, mais dans le monde des morts. »

L’onmyouji préféra commencer par effacer le flou, facteur d’une partie de la terreur de l’enfant, mais aussi moteur de son comportement. Elle ne pouvait pas se priver de sommeil plus longtemps, ce serait bien trop dangereux pour sa santé.

« Alors le sommeil ? »


Demanda Fuu dont l’épuisement pointait dans la question.

« Il n’a rien à voir avec votre expérience. Éveillée ou endormie, ce résultat et celui d’un sort puissant et votre état n’a aucune influence sur le sujet. »  Lui assura doucement la religieuse.

« Vous pouvez dormir sans crainte, vous ne repartirez plus là-bas. »

Un soulagement certain se peignit sur le visage de la jeune Kuhoko. Ce soir, elle pourrait enfin se permettre de s’endormir, sans se réveiller en sursaut.
C’était une promesse important qu’elle lui fît. Miwako en avait bien conscience, elle était d’ailleurs bien déterminée à ce que le yomi n’engloutisse pas leur monde.



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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Dim 19 Juin - 15:16

Toma était parti comme une furie le Taisho connaissait son fils, mais il fut néanmoins surpris par la vitesse à laquelle le jeune homme c'était enfui. Il pouvait le comprendre bien entendu, il s'était certainement toujours senti différent et aujourd'hui il savait pourquoi et ce n'était certainement pas l'explication à laquelle il s'attendait. Kei se leva donc tout en incitant sa fille à ne pas le suivre, il devait se charger de Toma seul, il avait eu tendance à ne pas lui accorder l'attention qu'il méritait et qu'il nécessitait et aujourd'hui il ne ferait pas l'erreur de ne pas lui parler lui-même. Il était temps pour le père et le fils d'avoir une discussion.

Après avoir refermé la porte derrière lui, le taisho de Kenshu sorti de la maison par le chemin emprunté par son fils, dehors une fine pluie tombait doucement et près d'un grand arbre il retrouva son fils qui, au vu des coups et des cris qu'il destinait à un arbre n'ayant rien demandé, avait bien besoin de vider son sac, le père de famille imagina donc qu'il allait certainement en prendre pour son grade lui aussi. Keikoku n'avait rien de prévu, pas de discourt préparé ou d'idée lumineuse, il devrait donc y aller à l'instinct, même s'il n'était pas forcément doué avec les mots.


Fils ?!

A ces mots le gamin se retourna, il pleurait, certainement de rage et ses yeux fixèrent ceux de son père cachés derrière ces lunettes noires. L'enfant se précipita vers son père pour pouvoir le frapper au niveau du buste d'une manière frénétique. La détresse du gamin était telle qu'il ne semblait même pas se contrôler lui-même usant de ses deux mains contre son père comme une personne piégé le ferait face à une porte fermée.

Pourquoi ?! Pourquoi tu ne nous as rien dit ? Pourquoi Fuu ne m'a rien dit ?! Pourquoi ?

L'enfant fini sa phrase sur un dernier coup et son père le saisit par les épaules pour le reculer un peu afin de pouvoir mettre un genou en terre et le regarder à sa hauteur, l'enfant bientôt homme sécha certaines de ses larmes avec la manche de son habit il détestait se voir ainsi ou que sa sœur le voit ainsi.

Je n'ai rien dit, car j'avais peur Toma. Une partie de moi refusait que vous soyez ce que vous êtes et j'ai malheureusement accordé trop de crédit à cette partie de moi-même. Quant à ta sœur ne lui en veut pas, elle n'était pas au courant non plus.

Toma donna un nouveau coup à son père, cette fois mesurer et réfléchit, un coup de poing en direct dans sa mâchoire si bien que le visage du taisho pivota sur le côté, ses lunettes elles allèrent retomber dans la boue au sol.

Tout ça c'est de ta faute ! Et celle de cette… cette yokai ! Vous deux vous avez détruit ma vie !

Le gamin ne put retenir un hoquet de tristesse, les pleurs c'étaient arrêtés et avaient été remplacés par la rage, il était maintenant important qu'il passe à autre chose et c'était à Keikoku d'aiguiller son fils sur cela. Même s'il ne savait pas trop comment faire. Cependant, le taisho tourna la tête vers son fils, ce dernier put donc observer pour la première fois les yeux de son père et le visage du fils changea radicalement en les voyant. Il passa de la colère à la surprise. En effet les yeux de Kei étaient petits, fins, d'un bleu très terne, mais surtout leur expression affichait une attitude sèche, voir même cruelle.

Otousan je…
N'ai crainte fils, je ne t'en veux pas. Mes yeux… ils ont gardé cette expression depuis ce qui est arrivé avec ta mère.
Cette sale…

Cette fois-ci le coup vint du père, une gifle mémorable pour Toma qui n'en avait jamais pris de la part de son père. L'enfant surpris massa sa joue en reportant son regard sur celui de son père. Ce dernier avait nettoyé ses lunettes dans son habit et se releva, imposant toute sa taille à son fils dont le corps se formait encore.

Fils, ta mère était une traîtresse, un kitsune, un assassin, mais je t'interdis de dire du mal d'elle, car malgré tout cela elle m'a offert les deux plus belles choses que j'ai pu avoir. Toi et ta sœur.

L'enfant regardait son père, il ne s'attendait pas à ce qu'il défende sa mère Aya, mais les paroles du général semblaient avoir fait mouche, car l'enfant ne répliquait pas, laissant à son père le loisir de pouvoir dire ce qu'il avait sur le cœur.

Je sais que les choses vont être difficile à présent, à cause de votre nature mi-yokai, mais sache que je ne laisserais personne vous faire de mal, pas même ce clan. Vous êtes ma chair et mon sang et depuis l'incident avec Aya, vous êtes la seule chose qui me fait tenir chaque jour depuis ces cinq dernières années.
Père je… je suis… désolé, je n'ai jamais cherché à comprendre vos points de vues à toi et Fuu, je…

Le père se remit à la hauteur de son fils et remis ses lunettes, il voulait lui dire que ce n'était pas grave, mais l'enfant le surpris en prenant l'initiative, il vint se serrer contre son père tellement vite et fort que ce dernier manqua de se vautrer sur le sol. Combien de temps cela faisait depuis la dernière fois ? Facile, depuis qu'il avait tué sa femme. Ce moment il l'avait attendu tellement longtemps, il l'avait cherché, mais il n'avait jamais su trouvé les mots et aujourd'hui il avait réussi. Grâce bien entendu à l'aide de l'onmyouji. Puis finalement l'étreinte pris fin.

Tout va bien se passer Toma.
Mais comment vais-je vivre ? Comment me cacher ? Je vais changer physiquement ou mentalement ? Est-ce que…
Doucement mon fils, je n'ai pas toutes les réponses, je pense que pour ces choses tu devras demander conseil à Abe-sama.

L'enfant hocha la tête timidement. Puis son père remarqua le sang sur ses mains, l'enfant c'était un peu entailler les dit membres en frappant contre l'arbre. Son père lui offrit un large sourire et lui proposa de rentrer pour soigner cela. Ils allèrent directement dans ce qui servait de cuisine, Keikoku prépara un thé qu'il mit à chauffer et entreprit de laver les mains de son fils et de les bander. Seulement après plusieurs tentatives infructueuses Toma répliqua avec un petit sourire moqueur.

Peut-être qu'on devrait demander à Fuu de le faire… comme d'habitude ?
Oui en effet. Que ferait-on sans ta sœur ?

L'adolescent répondit avec un petit sourire et il attrapa un plateau où il disposa un bol d'eau avec un tissu, ainsi que des bandages. Le père le prévint qu'il les retrouverait une fois le thé près puis Toma repris le chemin vers la pièce où ils avaient laissé Fuu et Miwako. Il entra dans la pièce selon les règles d'usages cette fois. Il avait pris soin de se nettoyer un peu avant quand même, mais il restait quelques traces de boues sur ses vêtements.

Toma ! Comment te sent tu ?
Ca va imoutosan. Je… je ne m'attendais pas à ça et je...

L'adolescent s'arrêta là, n'osant pas avouer à sa sœur qu'il avait du mal de savoir où il en était. Il allait un peu mieux depuis les paroles de son père et ce moment qu'ils avaient passés tout les deux. Aussi il changea de sujet tout de suite.

Gomen imouto, pourrais tu… ?

Il avait posé le plateau et montra ses mains à sa sœur, égratignés et rougis par un peu de sang. Cette dernière, saisit immédiatement les mains de son frère, avec un petit regard inquiet.

Qu'as-tu fait Oniisan-baka ?
Ce n'est rien, j'ai… frappé l'arbre derrière. Sumimasen imoutosan.

Cette fois Fuu ne peut s'empêcher d'avoir un petit rire discret, elle reconnaissait bien son frère dans cette action. Toujours assise près de son frère elle commença donc par lui laver les mains, puis les sécher pour ensuite les bander. Pendant ce temps le regard du jeune homme était partagé entre un regard gêné envers sa sœur et des regards discrets à l'onmyouji. Il avait tellement de questions à lui poser, il ne savait pas par où commencer. C'est donc avec une voix un peu gênée que le garçon se jeta à l'eau.

Abe-sama ? J'aurais des questions… je ne connais pas bien les yokai et je me demandais ce qui allait changer en nous ? Ou si nous devions nous cacher ?

Il y avait d'autres questions dans sa tête, mais il ne savait pas encore comme tout formuler et surtout il ne voulait pas non plus embêter outre mesure cette étrange femme.
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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Mer 13 Juil - 1:44

Le soulagement ne resta pas longtemps sur le visage de la jeune demoiselle et son regard dévia sur le côté.

« Je ne vous ai pas tout dit concernant mon intuition. »

Fit la descendante de Keikoku. Le sujet la gênait et la légère rougeur sur son visage prouvait qu’elle avait un peu honte.  Miwako ne répondit rien pour qu’elle puisse parler. Son interlocutrice semblait toutefois de nouveau perdue à la recherche de ses mots.

« Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas là pour juger, mais pour vous écouter et vous épauler, toi et ton frère. »


L’onmyouji faisait preuve de sa douceur coutumière pour amener la petite à se confier. Elles furent cependant interrompues par Toma, qui s’annonça avant d’entrer.
Toute la concentration de Fuu se cristallisa alors sur son frère. Elle était visiblement contente qu’il soit calmé et revenu. La jeune demi-yokai était aussi rassuré, Kei et Toma avaient réussi à parler entre eux.La religieuse laissa les deux enfants à leur retrouvaille. Ils avaient l’habitude de compter l’un sur l’autre.  Ils s’appuyaient mutuellement et cela se voyait. La disparition de leur mère avait laissé un vide et le travail accaparait souvent leur père, ils avaient grandi dans la chaleur l’un de l’autre.

Le regard du jeune samouraï avait d’ailleurs bien changé et la religieuse n’y voyait plus de traces de suspicion.  Plus important encore, il décida de s’en remettre à son expertise.

« Peu de choses en réalité, car votre nature de demi yokai est en vous depuis votre naissance. Elle vous influence depuis toujours, vous n’en aviez juste que peu conscience. Maintenant pour les Kitsunes, il est connu que leurs descendants ont un charisme important, une aura de chef.»

Et les deux Kuhoko n’avaient pas l’air de faire exception à la règle. Miwako soupçonnait que Toma soit le petit chef de la bande d’apprentis samouraï du dojo, quant à Fuu. La gamine possédait déjà une élégance rare pour son âge.

« Pour votre nature, les yokaïs ne sont pas vraiment accepté dans notre société. Pour des raisons de sécurité, je vous conseillerais d’en effet cacher ce que vous êtes, en continuant de vivre comme vous l’avez toujours fait. Vous pourrez peut être la révéler à certains individus, tous les humains ne vous chasseront pas pour cela. Apprenez toutefois l’opinion des gens à ce sujet avant une telle révélation et s’ils sont sûrs ou non, car il ne faudrait pas qu’il le répète aux mauvaises personnes. »

Miwako était honnête avec eux, car ils devaient correctement se préparer pour leur avenir. Il ne s’agissait pas de brosser un tableau tout en noir ou en blanc, mais d’être le plus réaliste sur ce qui allait les attendre. Une vie fait en partie de mensonge, pas forcément évidente à porter selon les caractères, mais pas dépourvu de quelques joies.

« Par contre puisque votre parente yokai était un animal, vous devez posséder quelques traits plus animaliers. Vous avez eu de la chance car les votre ne sont pas visible facilement, mais il va falloir les trouver, pour les cacher au mieux. »

Le rouge remonta légèrement sur les joues de Fuu à l’évocation de ces dernières paroles.

« En parlant de ça… »


Les autres personnes présentes dans la pièce la regardèrent, curieusement. Plutôt que de discourir la demoiselle leva ses cheveux rabattus sur ses oreilles, pour les dévoiler. Pointues, elles avaient une forme pour le moins étrange, mélangeant les attributs humains et ceux du renard. Avec de telles oreilles, il était logique que Fuu se soit doutée de sa nature avant son frère.



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Taisho

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Jeu 14 Juil - 16:56

Devant cette révélation faite pas sa sœur, le jeune Toma eu un regard un peu gêné, il l'était très certainement à cause du fait qu'il n'ait rien remarqué durant toutes ses années. Après tout c'était sa petite sœur et ils avaient grandi et vécu ensemble. Leur lien fraternel était fort, très fort même, plus que beaucoup d'enfants et pourtant il n'avait jamais remarqué cette différence physique chez sa sœur. Gêné il répondit simplement.

Fuu-chan je... je n'avais jamais...

Il n'eut pas à en dire plus, car sa sœur, ayant fini les bandages, pris ses mains dans les siennes pour plonger son regard dans celui de Toma, depuis toutes ces années la jeune fille avait été un pilier sentimentale pour lui, en l'absence de mère sa sœur avait joué un rôle prédominant pour lui, aussi ce geste eu tôt fait de faire retrouver ses couleurs au jeune futur samurai. Heureusement qu'ils étaient ainsi, nul doute que sans la douceur et la gentillesse de Fuu et sanssans l'ardeur et l'instinct protecteur de Toma, ces enfants auraient pu bien mal tourner, ou devenir plus triste encore.

Ca va Oniisan, tu n'as pas à être gêné, je l'ai caché à tout le monde.
Mais... et moi ? Je n'ai jamais rien remarqué de différent chez moi.

On pouvait voir que le jeune homme était un peu perdu, en effet il n'avait pas d'oreilles pointues, de griffes ou de crocs, pas de queue ou de papatte étrange. Toma n'avait jamais rien remarqué, était-ce dut au fait qu'il ne voulait pas le remarquer ? Peut-être bien. Pouvait-on refuser une différence chez soi au point de l'enfouir profondément en soi ? Le cerveau humain pouvait être bien étrange parfois. C'est son père qui lui répondit, ce dernier entrant dans la salle avec un plateau contenant d'une nnouvelle tournée de thé, ainsi que quatre tasses :

Tes yeux Toma, ils ont toujours été d'une couleur ambré et cette pilosité naissante que tu as toujours cherché à cacher.
Père, tu avais remarqué ?
Vous êtes mes enfants après tout, Fuu tu avais déjà remarquée tes oreilles, mais avais tu remarqué les petites canines que tu possèdes également ?

La jeune fille plaça sa main sur sa bouche quand le père lui parla de cela, malgré ses absences répétées, malgré ce que pouvait croire son fils, Keikoku avait toujours été attentif à ces enfants, enfin surtout ces cinq dernières années il fallait bien l'avouer. Depuis qu'Aya avait dévoilée sa ville engeance il avait été plus observateur pour ses enfants, après tout il n'était pas l'Oeil pour rien et quel père aurait-il fait s'il n'avait pas essayé de comprendre ses enfants et de savoir ce qu'ils pouvaient ou ne pouvaient pas faire.

L'homme s'assit tranquillement et posa le plateau sur la table, toujours derrière ses lunettes noires, il était impossible de se douter de ses pensées à l'heure actuelle, Keikoku était cependant extrêmement honteux de n'avoir jamais rien dit à ses enfants, il avait fallu qu'une étrangère vienne chez eux pour cela, pire encore, il avait fallu que sa fille tombe dans le Yomi pour que tout ceci n'arrive. C'était au tour du patriarche d'être gêné à présent, se grattant l'arrière de la tête il repris la parole.


Les enfants... sachez que je suis désolé de ne vous avoir rien dit plus tôt. Après ce qui s'est passé il y a cinq ans j'ai eu beaucoup de mal à me faire à cette idée, à vous voir tels que vous étiez et surtout à ne pas vous juger pour cela. Il aura fallu que Abe-sama vienne aujourd'hui pour que je comprenne mon idiotie, par ma faute vous auriez pu apprendre tout cela de la pire des manières et je tenais à m'excuser humblement devant vous.

Il courba l'échine face à ses enfants, qui ne l'avaient certainement jamais vu ainsi face à eux, mais la vérité était là, il était honteux d'avoir été un père si peu compréhensif et si peu courageux.
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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Dim 9 Oct - 3:53

Le plus secoué par les révélations de la sœur fut Toma. Ils ne devaient vraiment pas avoir beaucoup de secrets l’un pour l’autre. Le déni de l’apprenti samouraï n’étonna guère la religieuse. Il avait déjà beaucoup d’éléments pour rendre son intégration dans la case du bon samouraï périlleuse, il avait dû fermer les yeux sur ses détails étranges qui l’éloignaient d’avantages de son idéal.  

Miwako s’apprêtait à lui demander de se découvrir un peu, pour qu’ils puissent l’analyser sous toutes les coutures, afin de trouver ses traits plus bestiaux, lorsque le taisho revint dans la pièce. L’homme annonça de vive voix les points sur lesquels les deux enfants devraient veiller et il évita par là même une scène qui aurait bien embarrassé son descendant. Un sourire se traça sur les lèvres de la jeune femme, vraiment c’était un père attentif et attentionné qu’ils avaient là.

L’onmyouji fut surprise alors qu’elle vit cet homme de rang si important se plier ainsi devant les siens, mais elle ne fut pas aussi étonnée que les deux enfants.  Fuu fini par venir à son père en lui demandant de se relever et qu’il était tout pardonné, alors que Toma restait en retrait ne sachant pas encore comment agir. Il mit quelques secondes supplémentaires avant de tendre simplement une main en regardant ailleurs pour cacher sa gêne et de murmurer

« Pas la peine d’aller si loin, c’est bon. »

L’onmyouji n’ajouta rien, car c’était un moment à eux et toute intervention extérieure serait maladroite et malvenue.  Elle était toujours dans la pièce et par rapport à la discussion dont la famille avait besoin, elle était de trop. Miwako le sentait, aussi elle patienta encore un peu, pour pouvoir se retirer au moment opportun.

« Je vais me retirer à présent pour vous laisser en famille. Je connais le chemin de la chambre d’invité, il n’y a pas besoin de me raccompagner.»


Fit doucement la jeune femme. Elle avait cependant un dernier conseil à dire aux deux jeunes gens qui lui faisaient face. Demain, elle repartirait aux aurores pour la capitale, aussi voulait-elle profiter de cette occasion.

« Mais avant de partir Fuu, Toma, vous allez traverser des périodes difficiles et conserver un secret aussi lourd ne va pas être évident tous les jours. Vous pourrez vous sentir rejeté et en colère contre une situation injuste et vous aurez raison de vous sentir ainsi.»

La demoiselle prit une pause, pour laisser le temps aux deux demi-yokai de digérer ces nouvelles peu réjouissantes. Miwako était toujours dans la démarche de prévention. Ils l’écoutaient maintenant, car la nouvelle apprise les déboussolait, mais ce ne serait pas toujours le cas. Ne sachant pas quelles seraient leurs relations à l’avenir, elle préférait s’y prendre maintenant.

« Lorsque ce sera trop dur, repensez bien alors que vous n’êtes pas seuls. Vous êtes entourés de gens qui vous connaissent et vous aiment même avec votre nature de demi-yokai et ce ne sont pas les seuls. Ce n’est pas le cas de la majorité les gens qui arpentent yokuni, mais il y aura d’autres personnes qui vous accepterons tels que vous êtes. »

L’onmyouji leur souriait. Elle ne doutait pas un seul instant de ses mots.

« Et puis cette nature vous permettra aussi de voir des trésors cachés aux yeux et aux oreilles des autres. Vous permettant ainsi d’arpenter un monde différent, qui pourra aussi vous apporter son lot de bonheurs et de surprises, à condition de ne pas fermer complètement son cœur. »


Leur confia-t-elle avec cette douceur et se calme qui lui étaient typique. Sur ses notes plus positives et rassurantes, la jeune femme quitta la pièce. Elle avait volontairement décidé de les garder pour la fin.

Miwako ne se dirigea cependant pas vers la chambre alors qu’elle laissa la famille vers le jardin. Ses deux gardiens étaient probablement sans résultat de leur fouille à l’extérieur puisque tous les yokais devaient être à l’intérieur. Elle fut tout de même surprise lorsqu’elle vint les retrouver, car elle vit Hono entrain de mâchouiller, avec une certaine satisfaction, les  bakezoris sous le regard affolé du zashiki warashi. Honoavait intercepté le petit garçon fantôme courant après les chaussures vivantes, alors qu’ils sortaient de la maison à cause de leur course-poursuite. La kirin des flammes se moqua de son collègue encore entrain de fouiller les environs alors que Miwa tendait les mains pour qu’elle recrache les yokais. Onji était en réalité reparti pour vérifier qu’ils n’avaient rien raté. Consciencieux, il craignait que leur retour bredouille  de yokai soit dû à une erreur de leur part et il avait manqué la sortis ridicule du trio de comiques.
L’onmyouji averti alors les chaussures vivantes qu’elle allait les emmener dans sa chambre et qu’ils ne devraient pas en bouger, ni être trop bruyant. Terrifiés à l’idée de se retrouver à nouveau dans la gueule du Kirin enflammé, ils répondirent un oui rapide et enthousiaste. La religieuse demanda un dernier service à fantôme avant de regagner sa chambre pour la nuit. Elle lui demanda de veiller sur Fuu et de venir la chercher si la petite ne trouvait pas le sommeil cette nuit. De ce qu’elle avait déduit du caractère de la gamine, cette dernière ne se présenterait probablement pas spontanément en cas d’insomnie. Miwako lui avait expliqué un peu les événements, mais la peur était tenace. La petite aurait peut-être besoin d’elle. A moins que la présence de son père suffise à l’apaiser.



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Taisho

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MessageSujet: Re: Urgence Familliale [Pv Abe no Miwako] [clos] Ven 4 Nov - 19:56

Les deux enfants de Kei allèrent rassurer leur père, chacun à sa manière, si Fuu n'hésita pas à venir elle-même lui demander de se redresser, Toma lui essaya de se détacher maladroitement de tout cela, mais son père le connaissait et voyait qu'il se sentait concerner, confus et très étonné de ce que venait de faire son père. Il est vrai qu'il était Taisho, mais Toma n'avait toujours pas réalisé la chose, c'était récent et ils vivaient toujours à Ariake pour le moment, il était encore difficile pour lui de comprendre le nouveau statut de son père, mais cela arriverait. Vu les paroles et les gestes de sa fille, nul doute qu'elle avait déjà saisit la nuance de ce nouveau rang pour son père.

Fidèle à une éducation noble, la jeune onmyouji savait quand elle devait se retirer, elle annonça alors qu'elle allait les laisser seuls. Kei ne voulait pas pousser son invité vers la sortie, mais c'était son choix et d'une certaine manière elle avait raison de le faire. Kei voulait profiter un peu de ses enfants et de cette nouvelle proximité avec eux pour rattraper un peu de temps perdu, il n'aurait jamais le temps de tout rattraper malheureusement, mais il pouvait en profiter.

L'ainée des Abe donna de nouveaux et derniers conseils, si ses premières paroles ne furent pas tellement encourageantes pour les enfants, la suite l'était beaucoup plus et puis il ne valait mieux pas leur caché la vérité plus que ce qu'il avait déjà fait. Les deux enfants buvaient les paroles de l'onmyouji, de mémoire Kei n'avait jamais réussi à les captiver autant par le passé, mais il n'était pas bon orateur de toute manière. Alors que le jeune femme allait partir, Kei se leva pour la saluer, chose rare dans son éducation très laxiste.


Merci pour tout Abe-dono.

Pour la famille Kuhoko le reste de la soirée ce passa agréablement bien, Toma était toujours un peu distant, mais beaucoup moins qu'auparavant et Kei était heureux de voir que le frère et la sœur n'avaient pas été trop secoués par les révélations du père ou plutôt qu'ils le supportaient bien. Surtout il était content de savoir qu'ils n'étaient pas en froid l'un et l'autre pour les petites cachoteries qu'ils avaient fait l'un envers l'autre. Leur relation fraternel fusionnelle était un point fort pour eux, pour leur futur et il fallait qu'ils restent soudés tous les deux, Kei n'était pas éternel après tout.

Très vite la fatigue pris le pas sur l'entrain des discussions lancées et très vite la question du sommeil de Fuu arriva sur le tapis. Chose étrange c'est Toma qui proposa une solution, il émit donc l'idée de dormir avec sa sœur ce soir, comme lorsqu'elle avait fait un cauchemars par le passé et qu'il venait dormir avec elle pour la rassurer. Fuu, malgré une petite gêne accepta la proposition sous l'expression un brin, médusé de leur père, qu'il cachait bien. Finalement, toute la famille Kuhoko alla se coucher, demain serait un autre jour.

Kei se leva avant même les premiers rayons du soleil comme d'habitude, après des ablutions rapides mais nécessaires le Taisho des foudres fit un thé pour pouvoir le boire au calme dehors. Sur le côté de la maison qui donnait sur le village. Au passage il entrouvrit discrètement la porte de la chambre de sa fille pour vérifier qu'elle dormait bien et le sourire vint tutoyer ses oreilles lorsqu'il vit les deux enfants dormir comme des bûches. Finalement, Fuu avait autant besoin de son frère que lui d'elle. Le Taisho alla donc s'installer à son endroit préféré, attendant le réveil de l'Onmyouji pour lui proposer un thé et/ou de sceller son cheval si elle le désirait.

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