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 Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI]

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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Mar 15 Déc - 19:14

Boulot, boulot, boulot, Keikoku avait la tête plongée dedans depuis qu'il avait reprit le poste de Denbee, le problème Senko, puis la réunion avec la Kannushi et enfin le réveil de sa fille et sa visite auprès d'elle, quatre jours de pur intensité, si bien qu'en ce moment même l'ancien nomade était assis en tailleurs, la tête baissée vers le sol, avec un papier dans la main droite…. Il dormait, en quatre jours il n'avait dormi que deux ou trois heures alors il pointait du nez dès qu'il le pouvait, sur son cheval, dans son bureau, parfois même pendant une conversation. A cet instant précis cela devait faire trois heures qu'il s'était endormis, sa bougie avait totalement fondue et était éteinte.

Ce n'est que grâce à un violent coup de tonnerre que le Taisho se réveilla, après quelques secondes à sortir du gaz il regarda autour de lui et décida de rallumer la bougie, afin de pouvoir continuer à travailler. Enfin il se disait qu'il pourrait de toute façon reprendre cela demain de bon matin, après tout il avait grand besoin de dormir, il avait bien besoin de compléter les trois heures qu'ils venaient de passer à dormir. Il se leva et pour la première fois depuis plus d'une semaine, il pris la décision d'avoir une bonne nuit de sommeil (ou presque).

Il se leva aux aurores et partit rapidement faire sa toilette puis se remettre au boulot le plus rapidement possible, car aujourd'hui il avait une mission spéciale à faire. Il avait appris que ses hommes étaient à la recherche d'une tueuse (bon ce n'était pas la personne recherchée en pôle position, mais elle avait tué pas mal de monde déjà), une mercenaire, ancienne Taii dans l'armée de Kenshu. Bon en règle général il ne s'occupait pas de cela maintenant qu'il était Taisho et il n'avait pas de temps à perdre à utiliser son ''regard'' pour pourchasser cette femme. Surtout qu'elle tuait des tueurs et des criminels donc très honnêtement Keikoku était plutôt d'avis de la laisser faire.

Seulement elle restait un électron libre sur son plateau de jeu et il n'aimait pas vraiment cela, même s'il pouvait faire avec. Des dires qui lui sont arrivés dans le creux de l'oreille, la jeune femme est particulièrement douée pour ce qui était du combat, elle avait prêté main forte aux forces Setsu avec Aiko et depuis son départ son nouveau ''travail'' elle prouvait que peu pouvait la défier, mais plus important encore, elle prouvait qu'elle savait les traquer.

Il avait donc décidé de la recruter officieusement bien entendu, certes le travail de la jeune femme sur les criminels est admirable selon le Taisho, mais ce genre de criminels c'étaient de la petite frappe, le genre de mec que Keikoku retrouve vite et arrête vite. Non Yasha serait bien plus productive et utile dans une traque bien différente, des adversaires mieux organisés et plus puissants, car ils œuvraient toujours dans l'ombre à Kenshu, sans que le nomade ne le sache (ou qu'il l'apprenne trop tard). Il avait pensé a pas mal d'idée pour approcher la jeune femme, mais la seule réellement utile était de lui faire parvenir une proposition de travail (le genre qu'on ne peut pas refuser) et de lui donner rendez-vous.

Il avait fait cela à Raiu, une ville où personne ne le connaissait de vu, c'était parfait, surtout qu'il était comme d'habitude habillé très humblement, ainsi personne ne pourrait soupçonner qu'il s'agissait du Taisho du clan. Il avait prévu la rencontre dans un yatai un peu à l'extérieur de la ville pour être plus tranquille, ainsi donc le numéro un de l'armée s'éclipsa du château d'Ame, pour aller rejoindre le fameux yatai.

L'endroit était désert, mais Kei se rassura en se disant qu'il était arrivé avec un peu d'avance, il n'avait pas prévu qu'elle lui mette un lapin et il espérait qu'elle ne le ferait pas, sinon il aurait perdu du temps pour rien. Il s'installa donc et commanda une assiette de brochette avec une tasse de thé. La jeune femme n'aurait aucun mal à le reconnaître, car l'homme qu'il avait envoyé pour transmettre le message avait bien parlé d'un ''homme aux lunettes noires'' à la jeune femme. Le meilleur moyen de le reconnaître.


Dernière édition par Kuhoko Keikoku le Lun 9 Mai - 16:14, édité 1 fois
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Yasha Inuko

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Hinin

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Lun 4 Jan - 11:19



Geki était devenu pour moi l'inaccessible. Mon statut de hinin m'avait voulu une tête mise à prix. Les habitants me craignaient puis, face à la force du temps, ils oublièrent, petit à petit, et se tournaient vers des visages bien plus menaçants. Assassins, violeurs, même voleurs semblaient davantage les effrayer. Je devenais alors non plus une criminel mais une justicière aux yeux des autres. La vengeance était le mot emblème de chaque entretien avec mes nouveaux employeurs, qu'ils soient paysans, nobles ou même marchands, chacun d'entre eux avait besoin de mes services de chasseuse de primes.

Pourtant, les évènements prirent une tournure à laquelle je ne m'attendais point. Une ombre parmi les vivants, je fus découvert auprès du Taisa Shigeru, ma lame sous sa gorge. Pour les soldats, je menaçais un serviteur du seigneur. Pour lui et moi, ceci n'était rien de plus qu'une mise en scène pour me couvrir. Juubei m'ordonna même de le blesser afin que nous soyons plus crédules et que nous n'ayons point l'inquiétude d'être découverts. J'exécutai ses ordres, comme je l'aurais fait autrefois en tant que Taii. Le regret m'envahit alors que je fuyais, jetant sûrement l'un des derniers regards vers celui qui habitait mes pensées depuis des années. Chaque pas que je faisais pour m'éloigner de lui faisait grandir mon sentiment de regret, m'enchaînant de plus en plus à mon sang-mêlé plutôt qu'à mon humanité...

Me camouflant dans l'ombre, me dissimulant à travers la foule, je réussis à quitter la capitale. Jetant un dernier coup d'oeil sur la ville, celle-ci était à présent devenu mon juge. Lorsque je le désirerais, il me suffirait de revenir pour mettre fin à mes agissements.


~~~


Les semaines ont passé depuis cet incident. D'autres ont pris sa place : l'attaque massive des Yokais ou bien encore mon voyage à travers les terres du Yomi (bien que je n'aie point eu confirmation). A mon réveil, rien ne semblait avoir changé autour de moi. Pourtant, Yokuni s'endormait, rendant les clans plus faibles qu'ils ne l'étaient. Afin d'avoir plus amples informations sur ces évènements, je pris la décision de me rendre vers les adorateurs des Cieux.
Le temps d'atteindre le temple Koumyou, je recherchais en cours de route des employeurs aux alentours d'Akina et du lac de Raimei afin d'obtenir de quoi financer mon périple. Sur la route, je fis escale dans un petit village, ignorant tous des évènements de la capitale. A mon arrivée, mes lèvres montrèrent ma surprise. Je compris alors que même le plus petit rassemblement de populace avait été affecté pour les créatures du Sud. Les voix des hommes et des femmes résonnaient dans la ville, non pas comme rumeurs ou simples discussions. Il s'agissait d'encouragement et d'entraide. Contemplant l'étendue des dégâts tout en traversant le village, il semblait évident que je ne pourrais me ravitailler ici.

Alors que je m'apprêtais à reprendre la route, je m'arrêtai, sentant le tissu de ma manche être tiré par une chose frêle. Mon regard se posa sur celle-ci. Un enfant, effrayé et fasciné à la fois. Je me mis à sa hauteur, entendant sa voix fragile me demander :
"Êtes-vous Yasha-san?"
A l'énonciation de mon nom, mon regard se referma sur la méfiance tandis que le jeune recula d'un pas, plus terrorisé qu'il ne l'était déjà. Il reprit avec courage : "J'ai... j'ai une lettre... p... pour vous..."
Il me tendit un morceau de parchemin. Mon nom était bel et bien encré sur le papier. Je la pris avec méfiance et la retournai. Rien de plus n'était marqué. Je restais suspicieuse. Relevant le visage de la lettre pour faire face à l'enfant : "Où as-tu eu cette lettre?" J'ignore si ma voix rassura l'être fragile mais il osa me répondre sans crainte. "Un homme là-bas." Il désigna l'un des bâtiments près de l'entrée du village. "Mais il est déjà reparti vers l'Ouest.
- Je te remercie."

Un sourire de sa part et il repartit s'en attendre. Il ne posa guère de question, prouvant de sa curiosité médiocre. Mon regard se posa de nouveau sur cette lettre mystérieuse. Je ne l'ouvris point immédiatement. Gagnant la forêt, à l'abri des regards, je dépliais le papier à cet instant afin de m'informer de son contenu. L'écriture était fine et l'encre de bonne qualité, signe de la bonne position social de l'expéditeur. Il ne pouvait s'agir d'une petite gens. Peut-être un noble qui ne peut guère se laisser prendre en présence d'une criminel. Je m'attardais sur le contenu pour en découvrir davantage.

"Yasha Inuko,

Vous ignorez sûrement qui je suis, mais je sais tout de vous. Le moindre de vos faits et gestes ne me sont point inconnus. En d'autres termes, le moindre faux pas et je peux vous envoyer vers votre jugement final.


Oni-kira se réveilla à cet instant de la lettre. Je continuai.

Néanmoins, je ne vous écris point pour vous menacer. Bien au contraire. J'ai besoin de vos services. Vous serez payé, bien évidemment.
Dans deux jours, au lever du soleil, dirigez-vous vers le petit Yatai à l'extérieur de Raiu, près de la route nord. Parlez à l'homme avec les lunettes noires. Il vous informera de la situation.

TK"


D'abord intrigué par cette personne mystérieuse, je sentis mon destin de nouveau scellé par des chaînes d'argent. Dans le cas où il dirait vrai, je ne pouvais que me rendre à ce rendez-vous. Dans mon propre intérêt. Avoir une telle influence sur son environnement... Mes aprioris étaient donc fondés. J'ignore de quel rang social il est, mais je ne pouvais ignorer cet appel.

Je rangeai le bout de papier dans ma sacoche tandis que mes pas me rapprochèrent de ma nouvelle destination.


~~~~


Voilà deux nuits que je séjourne aux alentours de Raiu. Le matin est sur le point de voir le jour tandis que je me trouve déjà près du lieu du rendez-vous. J'étais le seul être vivant présent, hormis le gérant et les employers du petit magasin. Je ne commandai qu'une simple tasse de thé afin de me faire patienter. Plus les minutes passaient, plus le nombre de voyageurs à s'arrêter grandissait. Bien que je prêtais attention à eux afin de repérer mon futur employeur (si tel était le cas) ,tous passèrent sans véritablement me remarquer. Ma chevelure de rubis attachée, nul ne pouvait la percevoir à travers mon sandogasa*, tout comme mon visage. Mon kimono était quant à lui masqué par une cape sombre.
Alors que je surveillais chaque humain, une bonne présence me parvient bientôt. Je la connaissais bien. Laissant ma tasse non terminée sur le comptoir tout en indiquant au gérant que je revenais dans quelques instants, je m'écartais de mon point de rendez-vous l'espace d'un instant pour rejoindre un petit bosquet. J'y trouvai mon très cher ami Amatsu. Une caresse sur le museau, il prit la parole :

"Je n'ai rien découvert au sujet des derniers événements. Il semble que les nôtres n'en sache pas plus sur les agissements de nos semblables. Néanmoins, pour que les attaques soient synchronisées dans tout Yokuni, quelqu'un doit se dissimuler derrière tout cela...
- Un chef ?
- Je l'ignore. Nous n'aimons guère obéir aux ordres, mais si l'un d'entre nous s'avère s'imposer comme maître...
- Les Yokais ne savent donc rien... J'espère obtenir plus d'informations au temple. Merci Amatsu.
- En parlant de cela, ne t'es-tu pas écarté de ton but en venant ici, à Raiu?
- J'ai reçu une lettre. D'après les dires, il aurait un travail pour moi et tu sais bien que je ne peux refuser, surtout en ce moment où les temps sont durs pour les hinins. De plus, je m'interroge sur l'identité de ce "TK". J'ai l'impression... qu'il est bien plus qu'un simple employer.
- Reste vigilante. Tu sais bien que Geki te recherche maintenant.
- Ne t'inquiète pas. Dès que j'en aurais terminé ici, je te rejoindrais à Koumyou. Sois prudent."

Un signe de la tête d'Amatsu clôtura ces courtes retrouvailles. Regardant le renard se faufiler, je m'en retournai vers le yatai. A ma grande surprise, un homme était installé sur le banc, près du stand. Le premier depuis ces nombreuses heures. Qui plus est, les deux glaces rondes sur son visage étaient teintés de noir. Il semble être l'homme que je recherchais. Récupérant ma tasse, tout en lâchant quelques pièces sur le comptoir, je vins m'asseoir à quelques centimètres de l'inconnu. Si je n'étais point à côté de lui, nos dos se feraient face. Je ne fis rien pour le moment, attendant de voir une réaction de mon interlocuteur. Je devais m'assurer qu'il s'agissait bien de mon "rendez-vous"...


chapeau de paille*

Spoiler:
 



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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Mar 5 Jan - 18:05

Le visage levé, Keikoku regardait le ciel partiellement dégagé avec un sourire à la bouche, il prenait le temps de ne rien faire, cela ne durerait pas, mais il aimait cette impression d'avoir le temps. Malheureusement il savait que la personne qui l'intéressait allait bientôt arriver et après cela il devrait repartir pour la capitale et continuer de bûcher comme il le pouvait. Malgré que son attention semblait prise par ce ciel il remarqua une étrange jeune femme sortir d'un bosquet et venir récupérer une tasse sur le comptoir, c'était donc la sienne.

La jeune femme vint s'asseoir à côté de lui, il était maintenant sûr qu'il s'agissait de sa ''cible'', mais il préféra ne rien dire, il attendait le bon moment et après quelques secondes le moment arriva, car un homme vint lui apporter sa commande : une assiette de brochette et un thé bien chaud. Après avoir remercié poliment l'homme par son nom ce dernier repartit derrière le comptoir en attendant d'éventuels clients.

A présent seul l'assiette de brochette séparait les deux personnages sur le banc, l'homme aux lunettes en prit d'ailleurs une et l'engloutit non sans un certain plaisir. Puis il but une gorgée de thé là encore non sans un certain plaisir, puis il tourna la tête vers la jeune femme à côté de lui et présenta les brochettes d'une main en prononçant :


Je vous en prie Yasha-dono servez vous, errer comme vous le faite creuse l'estomac.

Son sourire ne l'avait pas quitté et il émit même un petit rire franc, il ne semblait pas avoir peur, ni-même étonné par cette situation et la jeune femme à côté de lui, sa façon de se comporter avec elle pouvait faire croire qu'ils se connaissaient déjà. Mais au fond que pensait-il vraiment ? Si sa bouche exprimait quelque chose ses yeux restaient hors d'atteinte et il était toujours délicat de deviner ce que l'homme pensait.

Il reprit une gorgée de thé et resta un instant immobile, beaucoup de gens se diraient que l'homme faisait bien, il faisait monter la pression et augmentait les questions dans l'esprit de la jeune femme, ainsi il prenait un ascendant sur elle, mais…. C'est faux, en réalité Keikoku ne savait même pas comment il devait commencer la conversation, il hésitait entre une phrase sage sans aucun intérêt pour se la pété un peu, mais tout son être voulait s'en aller (voir tuer la jeune femme), donc il valait mieux y aller franco.


Franchement hormis une petite erreur commise je suis assez fan de votre travail Yasha-san. Je suis prêt à passer l'éponge sur cette ''erreur'' et même à faire en sorte que vous ayez une liberté presque total sur le territoire Kenshu ainsi que du matériel. En échange j'aurais besoin que vous passiez dans la cour des grands et que vous traquiez un ennemi bien plus dangereux que les petites frappes habituelles.

Il reprit une gorgée de thé pour laisser le temps à la jeune femme de répondre et de poser ses questions.
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Yasha Inuko

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Hinin

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Lun 18 Jan - 9:42

Mon instinct ne m'avait point trompé. J'étais bel et bien assise à côté de l'homme qui me tenait par des chaînes, ou bien l'un de ses acolytes. Cela importait peu. J'étais à présent comme un pion sur un plateau de shogun que l'on peut supprimer à tout moment. Mes habitudes me rattrapèrent et je dévisageais mon interlocuteur : rien de bien impressionnant au premier abord. Un homme simple, dont la chevelure attachée laissait à désirer, tandis que ces lunettes, rondes comme la lune mais du diamètre d'un teriyaki, lui donnait un air mystérieux. Ces vêtements n'avaient rien d'extraordinaire eux non plus. Pas de bijoux, pas de kamon. Je doutais qu'il s'agisse d'un noble.

La sympathie qu'il m'adressait lui valait sûrement d'être apprécié par ceux qu'il côtoyait. Pour moi, elle n'était rien de plus qu'un rire malsain face à une bête de foire. Savait-il tant de choses que cela à mon propos pour être si rassuré en ma personne? Ceux qui connaissent mon surnom ont été tué ou bien tremblent. Lui, il s'en amusait.
Ignorant l'offrande qu'il me faisait, je m'interrogeais davantage sur ce "service" qu'il ou que son supérieur désirait que j'accomplisse. Je l'écoutais ce qu'il ajouta, à ma grande surprise!

Qu'est-ce...?! Comment savait-il pour cet incident?! Les seuls témoins de la scène, hormis moi, étaient Juubei et les quelques soldats présents. Je doute fort que Juubei m'ai vendu. Les soldats... cet homme faisait donc parti de l'armée et à en juger par son assurance et les informations qu'il a obtenus sur moi... un gradé. Peut-être un Taisa ou bien... Mon regard se posa sur le sol à mes pieds. Eisei avait quitté les rangs depuis quelques temps maintenant. Il lui fallait un remplaçant. Serait-ce... cet homme ? Je ne pus m'empêcher de l'observer de nouveau, essayant de percer à jour son regard noirci par ces lunettes.

"Je suis prêt à passer l'éponge sur cette ''erreur'' et même à faire en sorte que vous ayez une liberté presque totale sur le territoire Kenshu ainsi que du matériel." Pour avoir tant de pouvoir, il ne pouvait s'agir que du nouveau Taisho du clan. Une seule question résonnait en moi : pourquoi me contacter? Une criminel, ayant (accidentellement) attaqué un Taii de l'armée? Cela n'avait pas de sens mais je restais silencieuse et attentive.
"En échange j'aurais besoin que vous passiez dans la cour des grands et que vous traquiez un ennemi bien plus dangereux que les petites frappes habituelles." Je comprenais mieux à présent. L'armée ne pouvant s'impliquer contre cet "ennemi bien plus dangereux", il préférait envoyer des mercenaires. De plus, il devait connaître mon histoire, tout du moins la partie sur mon affiliation à l'armée et mes capacités de combat ainsi que mes cibles habituelles qui n'étaient que du "petit bétail". Voleurs, criminels d'une nuit... Ceux qui se cachent dans une ombre propice. Aujourd'hui, c'est une entité plus sombre que l'on me demande de traquer. J'étais intriguée.


"La cible?"

Mon impassibilité rendait la conversation tendue. Le peu de paroles que je prononçais n'aidaient en rien à créer un lien entre l'homme et moi-même. Il devrait faire avec. Il en savait déjà trop sur moi pour que je lui en révèle davantage...



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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Sam 23 Jan - 11:19

Directe et froide, une partie de la jeune femme faisait penser à la Main elle-même, il avait déjà pensé à cette éventualité, mais il l'avait mis de côté il y avait un bon moment déjà, elle avait peut-être l'habit, mais cela ne suffisait pas à en faire un membre de cette organisation. Il fallait avouer que Keikoku aimait bien le côté direct de la jeune femme, même si cela l'empêchait de pouvoir manger une brochette tranquillement, c'était trop direct justement.

D'ailleurs il était en train d'en approcher une de sa bouche quand la jeune femme lui répondit, elle n'avait pas d'autres questions ? Ou peut-être supposait-elle qu'il n'y répondrait pas ? Il ne savait pas trop pour le coup, mais cela ne l'empêcha pas de manger et de boire un peu de thé pour faire passer le tout, ils n'étaient pas aux puces donc il n'allait pas ce précipité, de toute manière leur discussion touchait bientôt à sa fin alors… Une fois sa bouche libre de toute nourriture il tourna à nouveau la tête vers son interlocutrice et dit :


Vous connaissez la Main ? Ou la Confrérie de la Main ?

Les yeux du Taisho scrutèrent la jeune femme pour voir sa réaction, enfin si elle pouvait en avoir bien entendu, il se demandait si la jeune femme en avait déjà entendu parler, peut-être ou non allez savoir, cette organisation est tellement secrète que tout le monde ne les connaissait pas. Keikoku lui avait combattu un de leur homme il avait donc appris certaines choses, très peu malheureusement.

Il s'agit d'un groupement d'assassin, une société secrète œuvrant dans tout Yokuni apparemment. Certains de leurs membres sont installé à des postes plus ou moins importants ce qui leur permet de frapper fort s'ils le veulent. Voilà ceux que vous devrez traquer.


Il remonta légèrement ses lunettes et avala une autre brochette, il n'avait pas encore terminé, c'est pour cela qu'avant de finir cette dernière il enchaîna :

Ils embauchent également des Yokais, c'est pour cela que je vous demanderais de m'envoyer toutes trouvailles et tous vos rapports par lettre, vous n'aurez qu'à la donner à Mitsuo-san.
Il désigna le patron du yatai. N'engagez pas le combat contre eux toute seule, ou se sera certainement la mort assurée.
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Yasha Inuko

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Lun 8 Fév - 15:10

Mon visage ainsi que son expression restèrent sans surprise. Mon regard, quant à lui, se déposa de nouveau sur mon interlocuteur lorsqu'il m'annonça ceux qui devaient être traqués. Une confrérie? Rien que ce titre en disait long sur le nombre de partisans. Bien que je me voyais meilleure à l'art de sabre que certaines de mes proies, il n'en restait pas moins qu'il m'était impossible de venir à bout seule d'un groupe organisé. Qui plus est des assassins, d'après les dires de cet homme. Cherchait-il à me faire tuer secrètement? Ses dernières paroles m'affirmèrent le contraire. Il souhaitait seulement obtenir plus ample information sur ce groupuscule.
Voilà une affaire bien étrange que je me devais d'analyser. Les yeux fermés, je refis le tour de la situation : un rassemblement d'assassin, portant le nom de la Main, s'exécutent dans tout Yokuni. Certains pourraient se trouver dans la hiérarchie tandis que d'autres embaucheraient des yokais pour leurs exécutions. Amatsu pourrait me renseigner sur ce dernier point, bien que je doute qu'il ne trouve grand chose. De plus, ma traque débuterait sans renseignements précis. Il m'en fallait davantage.

"Des informations sur ce groupe..? Une base sur laquelle je pourrais m'appuyer pour les trouver?"

Mon esprit laissa alors de côté cette mission pour en venir à une tout autre affaire : l'identité de mon interlocuteur. Je voyais mon doute se transformer en certitude. J'ignore s'il s'agit de lui ou de son supérieur, mais il semble qu'Eisei ait bel et bien été remplacé. Je ne devais cependant point tirer de conclusions trop hâtives et malheureusement, je doute fort qu'il me renseigne sur son identité aussi facilement. Néanmoins, il me fallait connaître mon employeur afin d'assurer mes arrières.
Ma réflexion dura, au point d'imposer un silence devenant de plus en plus lourds au fil des secondes.

"Denbee Eisei..." Je me tus quelques secondes, ne posant que mon regard sur les lunettes teintées. "Qu'est-il devenu..?"

Je pris le risque de me faire jeter. Cette information devait être confidentielle au sein de l'armée. Je serais cependant fixé selon la réponse de mon interlocuteur. Qu'il ignore ma question ou qu'il y répond, il me prouverait son identité en tant que Taisho. Dans le cas où il exclamera une ignorance, son grade ne serait que celui d'un Taisa.
Bien que je désirais avant tout savoir à qui je m'adressais, j'étais surtout inquiète pour mon camarade. Voilà maintenant des semaines que je n'ai plus eu de nouvelles. Pas une lettre... pas une rumeur... même Amatsu ne put obtenir plus. *Eisei... où es-tu?* pensais-je tout en resserrant mes paumes de mains l'une contre l'autre. Non, Inuko. Il faut te reprendre. Tu ne peux laisser tes émotions et tes affaires personnelles prendre le dessus maintenant. N'oublie pas que tu n'es pas ici pour réfléchir à cela.

Après quelques secondes, je repris mes esprits et m'en retournai à ma véritable préoccupation. C'est pourquoi je rétorquai :

"Veuillez oublier ma question précédente...
Dans le cas où j'accepterais... Comment puis-je vous contacter..?"




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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Dim 20 Mar - 14:21

La jeune femme voulait plus d'information sur la main, tout comme Keikoku, mais il n'avait pas grand-chose, il lui donnerait le peu qu'il avait bien entendu, mais cela ne lui donnerait qu'une maigre piste. Il allait falloir faire de la pèche aux informations, elle devrait le faire, lui n'avait clairement pas le temps pour cela, ce n'était pas pour rien qu'il déléguait à la jeune femme cette mission, parce qu'il n'avait pas le temps, parce que même si cette mission peut sembler vitale, son travail l'était tout autant voir plus.

J'ai tué un de leur membre par le passé. Ce dernier semblait avoir des informations bien précises, assez tout du moins pour que j'estime que quelqu'un de haut placé a parlé. Un ministre certainement, vous allez devoir aller aux informations vous-même je le crains.

Sur cette phrase il fini son thé et sa dernière brochette, il attendait de voir si la jeune femme avait encore des questions, il ne doutait pas que c'était très certainement le cas, après tout il l'envoyait un peu dans le floue total, il serait dur pour elle de savoir ou chercher et quoi chercher, mais pour le moment il n'avait pas de quoi l'aider, il continuerait ses recherches sur cette organisation, comme il le faisait depuis des années. La question de la jeune femme fut assez surprenante d'ailleurs, elle voulait savoir ou était Eisei ? A cette question le Taisho haussa les épaules et dit simplement.

Eisei ? J'en sais rien du tout. S'il n'est pas bête il cultive des navets dans une petite ferme loin de Yokuni.

Après l'avoir retrouvé et forcé à signer les papiers de succession, Keikoku avait très clairement menacé Eisei, ce dernier n'avait pas à revenir à Kenshu et mieux encore il devrait éviter les grands axes, car si Keikoku entend encore parler de lui il le retrouvera et il le tuera. Eisei le savait capable de le retrouver, donc s'il n'était pas idiot il se cacherait à tout jamais dans une petite bicoque loin du monde. Par la suite la jeune femme lui demanda comment elle devrait le contacter, décidément elle n'était peut-être pas si impliquée que cela étant donné qu'il le lui avait dit il n'y a pas cinq minutes, mais bon il semblait que le cas Eisei la bouleversait. D'ailleurs il eu un grand sourire en entendant le terme ''Dans le cas où j'accepterais'', pensait-elle vraiment avoir le choix ? Ou plutôt, avoir un choix viable ?


Vous donnerez vos rapports et questions à Mitsuo-san le patron de ce yatai. Et je dois vous préciser une chose si vous refusez, je ferais mon travail ici et maintenant. Et si vous décidez d'accepter pour me fausser compagnie je vous conseille de trouver la bicoque d'Eisei et d'y rester, car je vous retrouverais et je vous tuerais.


Il avait dit tout cela en gardant son petit sourire, difficile de savoir ce qu'il pensait vraiment et ce qu'il ferait vraiment.
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Yasha Inuko

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Ven 1 Avr - 12:17


Quel maigre indice. Il souhaite que j’enquête sur ce groupe secret mais sans aucune piste. En d’autres mots : je devais partir de rien. J’ai beau avoir un certain talent pour trouver ce que je traque, il n’en reste pas moins que je ne pars jamais sans connaître un détail de ma cible. J’ignore s’il désire garder certaines informations pour lui mais il me fallait insister. Je risque de perdre un temps précieux si je dois fouiller dans chaque recoin de Yokuni.

« Soyez plus précis je vous prie. Dis-je sur un ton calme malgré la brutalité qui pouvait se dégager des mots que j’employais. Cet personne ne vous a-t-elle rien dévoilé? Un nom, un clan ou même un lieu me seraient utiles pour commencer. Je ne peux partir à la traque sans rien… »

La suite de la discussion tourna à un malaise général. Mon regard, et uniquement lui, se tourna vers mon interlocuteur. Ce que l’on pouvait percevoir était loin d’être de la gentillesse. A l’entendre, il avait eu affaire à Denbee et ils n’avaient point partagé une tasse de thé comme aujourd’hui. Eisei… Dans quel problème t’es-tu impliqué ?
Nous nous étions quitté il y a de cela quelque temps maintenant. Il semblait perturbé… Aurait-ce un rapport avec l’homme assis à côté de moi ? Dans ce cas, pourquoi m’a-t-il caché cela ? Pour me protéger ? Pour ne point me causer davantage de troubles ? Quel imbécile ! Je le savais idiot, mais pas à ce point.
Denbee n’avait donc plus son statut de dirigeant des armées et je soupçonne cet homme d’en être la cause. Pire, il se pourrait même qu’il est pris sa place. Je n’oubliais pas la signature sa la lettre que je reçus. « TK »… Taisho Kenshu.

Je n’eus le temps de me questionner davantage sur la question que l’homme aux lunettes osa me menacer. Il dut supposer un lien entre Eisei et moi, ce qui l’inquiéta sûrement et décida de changer de ton. Bien qu’autrefois je ne fusse que Taii, mon expérience au combat n’en était point resté à ce stade. Oni-kira était loin d’être un simple surnom de rue. Il devait le savoir. C’est pourquoi ses menaces renforcèrent son identité. Avoir autant d’assurance à pouvoir tuer sa cible. Soit il surestime ses capacités, soit… son grade est à l’égal de ses compétences. Un certain sourire se dessina sur la ride au coin de mes lèvres. Je ferais mieux de ne pas le provoquer, et encore moins de lui refuser le travail qu’il me propose. De toute manière, je n’avais point l’intention de rejeter sa demande. La confrérie de la Main… j’aimerais en savoir plus à leur sujet et surtout connaître leur but et la menace qu’ils pourraient représenter.


« Cette mission… me rappellera mon passé dans l’armée. Puisse-t-elle m’apporter meilleure que la dernière que j’exécutais. »

Mes mains vinrent fouiller dans la sacoche camouflée sous ma cape. J’en sortis un petit flacon, coincé entre mon index et mon majeur, tandis que ce dernier et l’annulaire tenait un pinceau fin. Mon autre main, elle, dévoila un parchemin. Déposant les ustensiles sur le banc, j’ouvris le bout de papier.
« Je n’ai pas le choix que de suivre vos ordres, mais je me dois d’assurer mes arrières, quel que soit votre grade. »

Il s’agissait du contrat.




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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Dim 10 Avr - 16:22

Keikoku réfléchit un peu aux paroles de la jeune femme, il est vrai qu'il ne lui laissait rien pour pouvoir enquêter et elle allait devoir perdre un temps fou à essayer de repérer sa proie. Il avait lui-même fait une liste de quatre noms, des personnes qui auraient pu être les informateurs d'Aya, mais aussi qui auraient pu être leur partenaire, car à cette époque déjà Keikoku avait envisagé la possibilité d'un deuxième tueurs. Mais que se passerait-il s'il se trompait ? Nul doute que Yasha ne tuerait pas à l'aveugle, mais il y a un monde entre prendre des informations d'un innocent et fouiller dans sa vie privée. Le Taisho baissa un instant la tête, il n'y avait pas de quoi hésiter bien longtemps, ils devaient se débarrasser de ce problème le plus vite possible, peu importe les moyens utilisés.

J'ai fait une liste, de quatre personnes qui pourraient bien avoir renseigné le tueur, à l'époque. Cette liste à évoluer au fur et à mesure des années et de mes enquêtes. Si vous n'avez pas de quoi noter retenez bien ces noms : Nobushi Otomi, Hideyama Kojiro, Hutake Shinji et Hakushi Sen. Ils ont eu les moyens de fournir les informations qu'a reçu l'assassin à l'époque. Hakushi a en plus un passé militaire.


Sen était en haut de sa liste personnelle, il savait se battre, n'avait pas toujours d'alibi pour les jours de tuerie et en plus il a très bien put informer Aya par le passé, il en avait la possibilité. Bien sûr tout ceci était des suppositions faites après plusieurs enquêtes mener solitairement, mais Sen était réellement suspect d'après les personnes qu'il avait mis à sa suite donc il valait mieux s'en occuper ne serait-ce que pour l'écarter des suspects.
Le taisho analysa les réactions de la femme à côté de lui et il ne put s'empêcher de sourire lui aussi. Elle n'avait pas assez peur pour ne pas sourire, mais elle était assez inquiète pour ne pas tenter quelque chose. Bien entendu Keikoku avait pris des informations sur elle et il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle n'aurait jamais dû quitter l'armée, que ce soit pour elle ou pour Kenshu en général. Après tout, les actes illégaux qu'elle perpétrait , prouvaient bien qu'elle était encore soucieuse du clan, peut-être plus que beaucoup de militaire puisqu'elle faisait cela sans la protection qu'apportait l'armée. D'ailleurs la jeune femme parla de cela lorsqu'elle accepta la mission, peut-être que c'était le bon moment pour en apprendre plus sur sa désertion. Il préféra cependant ne rien dire tout de suite, car elle sortait un nécessaire pour l'écriture, elle semblait vouloir lui faire signer un contrat, chose qu'il ne pourrait faire que sous le nom : TK bien entendu. Keikoku se gratta le menton et parla finalement :


L'armée vous manque ? Vous savez j'avais pensé autrefois à créer une division réduite uniquement pour la traque des assassins de cette confrérie. Mais je n'en avais pas le pouvoir à l'époque et surtout personne à qui confier un tel groupe.

Puis il loucha pour regarder le papier et ce qu'elle écrivait. Il ne connaissait pas assez Inuko pour savoir ce qu'elle voulait, ce qu'elle recherchait, mais si cette dernière voulait rentrer dans le rang, peut-être qu'il pourrait la monter sa division de chasseur. Kenshu avait besoin d'un tel groupe, même plus que besoin.


Vos arrières c'est moi qui les protègent. En faisant en sorte que votre cas ne soit plus important dans les affaires Kenshu. Vous vous doutez que je ne laisserais aucune trace écrite de tout cela. A part si vous voulez entrer dans la légalité.
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Yasha Inuko

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Hinin

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Lun 2 Mai - 11:56

Mon regard se plissa une seconde lorsque l’homme aux lunettes nomma Hakushi Sen. Bien que ce ne fussent que quelques années, l’armée me permit d’être plus proche de notre seigneur, ainsi que de sa Cour. Je ne sais si ma mémoire (de sang-mêlé) est plus performante que celle d’un humain ordinaire mais les nombreux noms qui ont pu être cités durant les missions d’escorte ou encore de garde du corps étaient gravés en moi et le nom d’Hakushi en faisait partie. La main était bien parmi les plus hauts placés. Ils leur seraient donc faciles de contrôler notre seigneur et par extension le territoire.
Le doute n’était plus en moi à présent. Il fallait se débarrasser de cette confrérie, sans plus tarder, avant qu’un incident ne se produise.

Je n’eus le temps de méditer sur le début de mes recherches. J’essayai avant tout de cacher ma surprise lorsque l’homme me posa cette question simple : L’armée me manquait-elle ? Cette phrase résonnait dans ma tête. Les bons souvenirs me revinrent rapidement. Je ne pouvais oublier mes camarades, leurs sourires, leurs joies et surtout, leurs courages. Je me revoyais sourire lors de l’énonciation d’une mission. Cependant, le passé qui m’écarta de ce destin me pourchassait une nouvelle fois. Des corps autour de moi. Mon visage démoniaque, assoiffé de combat et de sang. La cicatrice sur le visage de mon camarade, Denbee Eisei. Ce n’était qu’un des nombreux incidents de ma vie… Je les avais nommé « malédiction » à l’époque. Aujourd’hui, ce n’était qu’une fatalité liée à mon être : l’humain au sang de yokai.
Le reste des dires de l’homme ne m’en fit que sourire. Il ne se cachait plus à présent. Son statut et son titre n’étaient plus un mystère tandis que je rêvais de revenir dans les rangs de l’armée grâce à cette division dont il parlait. Malheureusement, les choses étaient trop dangereuses pour moi, mais également pour mon entourage. J’avançais sur un fil de soie, qui pouvait se briser au moindre accrochage.


Un sourire aux lèvres, je répondis :
« Finalement, vous ne savez pas tant de choses sur ma personne, Taisho. Je me levais, en reprenant le bout de papier, à présent écrasé dans ma main. Je faisais dos au militaire. L’armée… était pour moi une cage confortable, qui me contrôlait. Mais elle fut ouverte et libéra la créature qui est en moi. Je ne pouvais rester dans les rangs… C’est tout ce dont vous avez besoin de savoir. »

De mon autre main, je pris la tasse joliment façonnée afin de la ramener à son propriétaire. Je m’en retournai à mon employeur, à qui je fis face, sans pour autant dévoiler mon visage, encore cacher sous la paille de mon couvre-chef.
« Permettez-moi de me rendre à Geki. Il me semble qu’un travail m’attend. »

Attrapant du bout de mon pouce et de mon index, je vins retirer mon sandogasa. Je dévoilai mon regard à l’homme qui me confia cette traque. Celui-ci n’avait rien d’un démon. Il exprimait la fidélité, la détermination. La crainte n’y était guère. Je le fixai avant de m’incliner.
« Veuillez donc m’excuser… »

Je ne perdis pas une seconde à remettre ce qui masquait mon identité. Il était trop dangereux de rester à découvert trop longtemps. Sans attendre une quelconque réponse, je repris mon chemin. Mais avant cela…

« Une dernière chose : n’essayez pas d’en savoir davantage sur moi. Vous risqueriez de regretter d’avoir pactisé avec un démon. »



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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI] Lun 9 Mai - 16:57

Le sourire de Keikoku s'élargit encore plus lorsqu'elle l'appela Taisho. Qui sait ce qu'il sait après tout ? Personne, seulement lui. Parfois une confirmation vaut mieux que le reste et ce qu'il ne sait pas, elle le lui dirait d'une manière ou d'une autre. Le mystère est difficile cultiver, mais elle le faisait bien, malgré l'erreur de parler d'elle en des termes flous, car même ainsi cela permet à quelqu'un ayant des pièces d'un puzzle de pouvoir l'assembler, au moins en partie.

Le nomade écouta la suite des paroles de la jeune femme avec attention. Le mot créature à lui seul pouvait représenter bien des choses, après tout Keikoku n'en était lui-même pas loin. Tout le monde en possède, plus ou moins présent, plus ou moins puissant, cela intéressait beaucoup le militaire, était-ce assez violent pour quitter l'armée ? Ou autre chose ? Tant de mystères sur une seule personne et déjà certains se dévoilaient, dommage qu'il soit ami avec Juubei, sinon il n'aurait eu aucun scrupule à lui tirer violemment tous les vers du nez.

La seule chose qui peut contrôler vos démons c'est vous.

Il aurait bien ajouté que, selon lui elle avait simplement fuit pour fuir, pour ne faire de mal à personne autour d'elle, c'était l'un des avantages de la solitude et l'un des arguments des solitaires. Keikoku n'avait plus peur de ce qu'il était ou de ce qu'il pourrait être, il n'avait aucun besoin de solitude ou de contrôle, du mal il en avait déjà fait, c'était nécessaire et il valait mieux être là pour le faire soi-même plutôt que de laisser ceux derrière s'en occuper tout seuls. Mais chacun à sa vie et ses propres démons, il n'allait pas conseiller quoi que ce soit à la jeune femme.

Elle se leva finalement pour offrir un regard plein de détermination, Keikoku sentait qu'il pouvait lui faire confiance, il eut même droit à un salut, il s'en serait bien passé d'ailleurs, le salut indiquait quelque chose qu'il ne voulait pas montrer, mais il n'allait pas lui en vouloir, surtout qu'il n'y avait pas grand monde dans le coin. Keikoku saisit son kiseru pour le bourrer de tabac alors que la jeune femme le mis en garde. Le Taisho ne sembla pas réagir, finissant son kiseru et l'allumant et après avoir recraché un premier nuage, il répondit :

Pactiser avec les démons c'est mon travail.

Il ponctua sa phrase d'un petit sourire. Il ne savait pas si elle l'avait entendu, mais il s'en fichait un peu, cela n'avait pas d'importance maintenant. Il était content qu'elle sache son identité, elle ne serait pas surprise par la suite dans ce cas.
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MessageSujet: Re: Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI]

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Les criminels et les pires salopards peuvent travailler, mais ils travaillent pour moi. [FINI]

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