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 Une annonce, une visite, un cadeau... Une nouvelle, le temps passé, un coeur brisé (PV Amadotsu Kodan - Terminé)

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Amadotsu Kodan

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Taisho

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MessageSujet: Re: Une annonce, une visite, un cadeau... Une nouvelle, le temps passé, un coeur brisé (PV Amadotsu Kodan - Terminé) Mar 14 Juin - 21:38

Elle ne se fit pas prier un seul instant, répondant à la moindre attente qu'il aurait pu avoir dans son initiative de lui laisser prendre les rênes, révélant une rangée de dents dans le sourire mutin qu'il lui offrit en retour à la réponse qu'elle lui fit et avant de voir ses lèvres unies à celle de son amante. Et tandis qu'elle se redresse et qu'il la contemple dans cette perspective à nouveau, il ne peut refréner ni son émoi face à la beauté qu'elle lui offre, ni ses gestes curieux et désireux de lui rendre la moindre de ses attentions par ses caresses.

Cédant à son désir, il se releva à son tour à la rencontre de la poitrine de la belle, l'enserrant intensément et goûtant à chaque centimètre de peau qu'il trouve alors. Le Volcan la sent se faire une douce violence afin de poursuivre leur duel sensuel, tremblante sous la tutelle de la félicité tout en tâchant de le pousser à son propre contentement. La voir ainsi tâcher d'aller au-delà de ses forces dans cette confrontation incandescente ne parvient qu'à alimenter le foyer de sa passion brûlante.

Chacune de leur union est une premier fois vécue comme la dernière et c'est dans cet état d'esprit, malgré sa promesse d'une vie de concert jusqu'à leur trépas, qu'il la berce d'à-coups de plus en plus vigoureux. Dans la seule volonté de tenter de lui montrer jusqu'où son amour pour elle peut le porter, il ressent la fatigue qui la gagne petit à petit une fois qu'ils eurent touchés le firmament pour la deuxième fois d'affilée.

Rien n'apparaît plus pouvoir assouvir sa perpétuelle faim de cette œuvre qu'elle représente et qu'elle lui dédie, chancelante, elle s'affale d'épuisement, mais dans ses prunelles, il ne put que voir son envie, cette ambition téméraire et combative. Même à terre, à genou, elle n'abandonnerait pas, le mot qu'elle eut pour l'inviter à la combler une nouvelle fois attisa le brasier qu'elle nourrissait en lui.

Même abandonnée à l'exténuation, elle se montra accueillante et envieuse de persévérer pour contenir sa fougue. Serviteur obéissant et Seigneur du domaine de la plaisance de son élue, il attira à lui les reins de la lancière dont il entreprit d'en satisfaire le siège. Ce don d'elle-même qu'elle lui fit le rendit plus sauvage, mais maîtrisé dans ses actes malgré tout.

Ce ne fut que bien après qu'il eut débuté le doux châtiment qu'il ne réserverait à aucune autre qu'elle qu'il se sentit enfin au pinacle de son propre ravissement dont il entendit à peine le soupir mutuel que son aimée eut à son tour. Il s'installa alors à ses côtés, lui offrant le confort de ses bras pour la voir se glisser contre lui, fébrile et las, mais radieuse de ce qui venait de se produire.

Elle se glissa lentement et s'installa sur lui, essoufflée, les reliefs de son corps sculptural rappelant le feu du guerrier à renaître. Mais il se l'interdit, l'étreignant pour devenir simplement la couche qu'elle recherchait pour se remettre de ce qui avait été leur plus intense échange jusque là. Après avoir enfin pu récupérer légèrement, l'aveu qu'elle lui fit doubla le rythme de son cœur.

Il n'avait rien à répondre à cela sinon l'écho de ce qu'elle venait de prononcer, alors il se limita à raffermir la pression de ses bras, pour lui transmettre ses pensées, qu'elle était sa lumière et qu'elle l'honorait d'accepter ainsi sa proposition qui chamboulerait leurs existences à tous pourtant. En l'écoutant, il passa sa main dans ses cheveux, la perdant tout en embrassant le sommet de son crane puis il la vit s'éteindre, son expression épanouie sur le visage.

Le premier Amadotsu resta un certain temps à l'admirer avant de se décider qu'il était plus que temps d'aller rassurer ses fils de cœur et de sang quant à la tournure des événements. Il recouvrit sa merveille des tissus alentours, seuls témoins de ce qui s'était déroulé en leur sein et dans le seul souhait qu'elle puisse se reposer, puis il sorti de la pièce recouvert de son kimono qu'il réajusta autour de lui.

Au premier de ses serviteurs qui passa, il transmis l'ordre qu'on ne pénètre sous aucun prétexte la remise dont il tut le précieux contenu. Mais avant de retrouver ses garçons, il choisi d'aller se rincer des rumeurs que leur efforts communs avait pu laisser sur lui. Il n'avait pas l'intention d'incommoder Neji dont il était certain qu'il fut loin d'être naïf, vu le bel homme qu'il était devenu.

Il s'agissait d'une mère pour ce dernier et il n'allait pas lui laisser entendre quoique ce soit de ce qui s'était produit entre eux. À nouveau frais et revêtu d'atours qui l'étaient tout autant, le bushi revint dans le salon privé de son palais ou la table avait été débarrassée des mets du matin et même de ceux du repas suivant, en vérité.

Le jeune garçon s'occupait de son petit frère par adoption merveilleusement bien, il voyait des domestiques dont le rôle avait toujours été de se charger des bambins durant le séjour des familles nobles entre les murs de Shiro Kiyooki, ces dernières ne sachant que trop faire et ayant probablement étés éconduit par l'adolescent prévenant. Lorsqu'ils le virent, il ne put que constater l'inquiétude que leur visages arborèrent.

Mais très vite et en s'approchant avec sa coutumière tranquillité, son sourire se chargea de débuter de les apaiser. Sa main gauche alla frotter la tête de la chair de sa chair, sa droite alla se placer sur l'épaule de ce nouveau fils qu'il venait de gagner en ce jour. Sa voix aux échos de monticules de pierres s'effondrant le long d'un versant ne pouvait masquer tout l'amour inconditionnel qu'il leur vouait déjà :

Oy, watashi no musuko. Je ne sais pas par où commencer… Saya et moi… Avons beaucoup parlés. Neji, tu me parlais de choix et j'en ai fais un. Je vous veux tous à mes côtés : Saya comme Kirito, Niji comme toi. Je vous désire au sein de mon clan, portant mon kamon et mon nom. Il aura fallut que votre mère m'ouvre les yeux, que sa détresse brise mon aveuglement. Je suis le Taisho des flammes, Général des armées de Setsu, j'en ai autant la volonté que le pouvoir en mes terres et je me moque de ce que mes frères et disciples de Kagutsuchi pourront croire voir dans cette volonté.

Je suis le fils du brasier, mais je n'oublie pas que le Vent est aussi pour partie responsable de ma naissance. Kirito, tu es le fils du feu et de la brume, pareil au nuage de cendre d'un volcan, ta place est ici. Neji, depuis ce lieu et à mes côtés, tu pourrais devenir le regard qui veille à ce que ce domaine que je protège ne puisse jamais compter d'indignes et de déments capables de reproduire ces événements de ta jeunesse… Et si tu l’acceptes, je t'offre l'amour d'un père en retour de ton service.

Niji pourra devenir l'apprentie de Kurogane… Mon vieil intendant fatigue de mes caprices et rêve d'un bien meilleur élève que je n'ai pu l'être. Je veux offrir un présent à celle pour qui mon âme poursuit sa route dans ce monde, combler à tout les espoirs qu'elle aura nourrit à mon égard et que je fus fou de ne pas voir, ignorant à mon tour les miens pour satisfaire des desseins qui n'existent pas.

Comme je te le disais, Neji-kun, musuko, il était plus que temps que le cycle des retours de Saya à mes côtés ne se rompe. Je ne lui demanderais plus qu'une fois d'aller dans ses terres et ce sera pour aller y rechercher ma fille. Profitez de ces quelques jours, puis vous irez en Okaruto pour faire vos au-revoir aux brumes…


Il se baissa alors, rivant ses sombres prunelles sur celles de celui qui partageait son sang et lui annonça :

Oto-san n'est amoureux que de Haha. Et oui, tu pourras rester ici pour toujours si le cœur t'en dis, Kirito-kun. Maman n'avait pas compris ta question, elle est fatiguée et se repose. Tu pourras lui demander à nouveau quand elle se réveillera et tu verras alors que sa réponse ne sera plus la même. Elle pourra probablement répondre à toute tes curiosités à mon sujet à présent.

Kodan se releva alors, sans détacher le contact physique qu'il avait établi avec ses deux garçons et poursuivit :

Elle n'est pas la seule à s'être trompée, d'ailleurs, il y-a beaucoup de choses que j'ai pu dire tout à l'heure dont vous n'avez plus à tenir compte… Cependant…

Un grondement se fit entendre, inquiétant et sourd… Ce dernier trouvant sa source dans le ventre même du Volcan affamé, laissant tout son discours en suspens, lui-même choqué par cet expression imprévue issue de son être.


L-M-M-J-V-S-D

Kazan Chinsei-ka
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Chizuru Saya

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Samouraï

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MessageSujet: Re: Une annonce, une visite, un cadeau... Une nouvelle, le temps passé, un coeur brisé (PV Amadotsu Kodan - Terminé) Dim 19 Juin - 15:12

Je me réveille encore fatiguée de ce trop-plein d’intensité mais souris au récent souvenir qui s’impose à moi, doucement, comme mon réveil en ces draps soyeux. Revigorée par ces simples images et sensations encore bien présentes en moi, je décide de me lever, me demandant immédiatement où a pu passer Kodan. Mais, pour la première fois depuis notre rencontre, je n’ai pas peur de me poser cette question. Sa promesse m’apporte la certitude que mon aimé ne me quittera plus, si ce n’est pour nos devoirs quotidiens de Samouraï, que le Taisho m’a permis de réaliser avec application à ses côtés. C’est malgré la fatigue que je réussis à faire une rapide toilette avant de me rhabiller tout aussi précipitamment, désireuse de le rejoindre et de rassurer Neji puis Kirito, les garçons étant sans cesse concernés par mon état.

Je sors discrètement de la pièce après l’avoir activement arrangée et fais en sorte de parcourir les couloirs du Château à la hâte pour revenir à la pièce de ma douleur. Maintenant que celle-ci a été apaisée par des mots et des actes concrets, je me sens d’autant plus prête à annoncer la nouvelle à mes enfants. Des regards pudiques se posent sur moi, je le sais mais je ne m’en occupe pas pour l’instant, remarquant que la porte coulissante vient de se fermer, probablement sur le Gouverneur de Kazan m’ayant devancé de quelques instants. Pressé, Kodan avait dû l’être aussi car le petit entrebâillement du bois et du papier de riz permet à la curieuse que je suis de saisir chaque mot de la conversation.

Tandis que l’homme de ma vie affirme avec détermination le choix dont il m’a fait part un moment plus tôt, je vois Neji réagir immédiatement à ce revirement de situation. Aussi ravi que surpris que l’on puisse ainsi briser ses convictions pour en reconstruire de nouvelles, le jeune homme écoute attentivement celui qui jure être son père, s’il le veut bien. Il l’entend donner une place ferme et nette à son petit frère, fils du Brouillard et du Volcan.  Il l’entend aussi lui donner son rôle, celui dont Neji rêvait tout le mois que le simple Samouraï de l’époque lui avait attribuée spontanément. Ainsi, l’apprentis devient en cet instant le protecteur des lieux et de notre famille, anoblis en Setsu par les mots, bientôt par les actes.

Des larmes de bonheur montent à mes yeux, d’autant plus lorsque Kodan évoque Niji ainsi que le métier qu’il lui offrira en ses terres et j’imagine sans peine la jeune fille être émue lorsque nous lui annoncerons la nouvelle lors de notre dernier retour. Le garçon en est troublé mais c’est un regard attendri et fier qu’il adresse à son père d’adoption, en attendant que ce dernier termine ses éloges, simplifiant les mots pour le plus petit des Chizuru. Je hoche la tête alors qu’aucun d’eux ne peut me voir pour l’instant, certaine que cette fois, le doute n’aura plus jamais la place énorme qu’il a occupée toute ma vie durant. Je saurai, comme le dit mon amour répondre à chaque question que l’on me posera sans faillir et ce, même si les ragots et autres malentendus peuvent prendre naissance dans les bouches des nobles et moins nobles.

J’écarquille les yeux lorsque le bushi du Feu est interrompu par son propre ventre donnant de la voix. Je me rappelle des bons souvenirs immédiatement, ceux qui nous ont menés premièrement chez moi pour rencontrer les deux enfants que j’avais adopté et pour goûter la cuisine délicieuse de la petite qu’elle était. Kodan mangeait beaucoup et c’était bien normal. Ce n’est pas prêt de changer et c’est aussi quelque chose que j’aime voir chez lui, cet appétit qu’il a pour toute chose et toute source de vie. Je ris, sans me retenir, entrant finalement dans la pièce, éveillant la surprise de tous les hommes présents pour moi. Mon « Pardon, j’ai tout entendu ! » tombe dans l’oreille d’un sourd et sert juste à laisser échapper un sanglot, tandis que je les contemple tous les trois, amusés par cette récente manifestation peu mélodieuse.

- Tu es encore triste, Haha ? dit alors notre enfant de sang en s’avançant vers moi pour saisir ma main, encore inquiet.

Je ris encore, passant de la joie au trop plein d’émotions que provoque cette récente décision en moi. La possibilité de vivre ainsi à jamais, avec la famille que j’ai souhaitée pour moi et pour eux, avec lui.

- Non, mon chéri, je ne suis plus triste, dis-je en lui caressant la tête après m’être agenouillée. Ça, ce sont des larmes de joie parce que Haha n’a pas l’habitude d’être si comblée. Cette impression de rêver va s’estomper avec les heures mais, en attendant, il va falloir que ce bonheur s’échappe de quelque part, sinon...

Je place ma main sur ma bouche car enfin Kirito semble saisir l’ampleur des mots de son père, le sens de la situation et ses yeux expressifs hérités de ce dernier me font plier encore une fois. Je prends la chair de ma chair dans mes bras et me cache dans le creux de sa si petite épaule, enfin soulagée du poids de ses origines. Neji nous enlace, ému lui aussi et les grands bras du pilier de notre nouveau foyer nous soude les uns aux autres, tandis que je réussis à articuler avec peine :

- Enfin, nous allons être heureux ensemble...

***

C’est enroulée dans des draps chiffonnés par nos multiples ébats que j’ouvre encore difficilement les yeux, au matin suivant. Je réalise bien vite qu’il manque une présence dans le futon double qui accueillit le corps sculpté de l’homme qui m’a tout volé et tout donné à la fois, tant que mon sommeil en est altéré. Je suis ravie que, malgré les derniers évènements, les Clans soient calmes et vaquent chacun à leurs occupations... je me voyais mal assumer une bataille ou des négociations avec si peu d’heures de sommeil à mon actif. Et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi bien qu’en reniflant la place adjacente à la mienne, encore imprégnée de l’odeur de mon aimé. C’est seulement après m’être redormie, la face écrasée sur le matelas, que je me réveille à nouveau. Le filet de bave me liant encore au lit termine de me dissuader d’y retourner, afin d’éviter de paraitre trop pitoyable.

Je m’apprête scrupuleusement, m’attelant à une toilette plus importante que d’habitude, laissant pour une fois mes cheveux lâchés après les avoir longuement brossés. Sachant mes enfants entre de bonnes mains, je prends également mon temps avant d’aller les quérir, eux-mêmes réveillés depuis les premières heures du matin. Ils se trouvent finalement dans la même pièce, un endroit que je ne connaissais pas encore mais que je suis ravie de découvrir lorsqu’on m’en montre l’accès. Voir Neji enseigner à Kirito les bases du combat dans cette salle d’entrainement chaleureuse me fait sourire et je me joins à eux, le temps de quelques passes de bokken. Le niveau du jeune homme n’a plus rien à voir avec ce premier affrontement qu’il avait partagé avec Kodan il y a de cela cinq ans. Il avait gagné le mérite de devenir Samouraï et j’étais vraiment fière de le voir évoluer ainsi vers son souhait le plus cher.

Ce n’est qu’après le repas de midi que l’on vient m’annoncer les obligations très nombreuses du Gouverneur en ce jour. Je sais simplement qu’il demande ma présence aux premiers moments du coucher du soleil dans l’un des espaces verts de son domaine. Comprenant que le Taisho a évidemment des responsabilités à assumer, je ne fais qu’acquiescer, légèrement inquiète. Mais mon esprit ne s’embrouille plus à penser à mon départ très prochain ou à son envie d’être à mes côtés, simplement heureuse que le Volcan Apaisé puisse m’accorder du temps en fin de journée. Je me fais simplement du souci sur son surmenage et espère qu’il n’en sera pas trop acculé. Je passe donc le reste de la journée avec Neji et Kirito, ce dernier s’attelant à de nouveaux croquis et le plus grand écrivant ses pensées dans un journal qu’il fera lire à son amie de toujours.

Au moment demandé, on m’escorte dans la cour annoncée, un magnifique espace agencé dans un entremêlement de verdure et d’expression sèche. Et ce n’est que lorsque je patiente que je réalise que personne d’autre que moi ne se trouve présente ici. Peut-être Kodan souhaite-t-il me faire part d’autre chose, élément que même ses gens ne doivent pas connaitre ? Faisant les cent pas, je m’arrête alors brusquement, la mine concernée, lorsque je vois mon tout s’avancer vers moi. Je fais quelques pas à mon tour, désireuse de savoir au plus vite ce qu’il a à me dire et je lâche, sans lui dire même bonjour :

- Tout va bien, Ko-san ?


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Amadotsu Kodan

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Taisho

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MessageSujet: Re: Une annonce, une visite, un cadeau... Une nouvelle, le temps passé, un coeur brisé (PV Amadotsu Kodan - Terminé) Jeu 23 Juin - 10:36

Le troisième jour s'était levé depuis l'arrivée des brumes au cœur des terres cuisantes de Kazan, le réveil du Taisho des flammes s'était fait dans le spectacle de l'être étendu à ses côtés pour la seconde nuit d'affilée. Durant un mois de leur vie, cinq années plus tôt, il ne s'était pas lassé de détailler chaque trait de ce visage et des lignes de ce cou descendant sur la naissance de sa poitrine recouverte d'un drap fin bien malvenu.

Aucun regret ne vint le prendre quant à la promesse qu'il avait faite la veille, au contraire, il sentait en lui son sang bouillir de l'excitation de voir cette période qui les sépareraient pour la dernière fois s'écouler à jamais, qu'ils se réunissent pour toujours et puisse vivre la vie à laquelle ils aspiraient tout les deux. Kodan avait aussi promis une semaine à Saya, mais cet espace de temps n'avait plus la moindre importance dorénavant, il n'en sentait plus l'urgence.

L'impact de ses mots avait redonné vie à la lancière qui l'avait gratifiée d'une soirée laissant Setsu glaciale à côté de la chaleur qui avait émanée de leur échange. Il dégagea une mèche coulant sur le visage de la jeune femme et l'enlaça délicatement afin de ne pas perturber son sommeil. Malgré son envie de lui offrir une matinée pareille à ce qu'ils avaient entreprit dès le crépuscule et jusqu'à ce que la lune décrive deux tiers de son cycle parmi les étoiles, il se contenta d'un simple baiser qu'il apposa sur son front.

Oh, la douceur de ces traits endormis animait ses appétits les plus féroces et il fut légèrement frustré de ne pas l'éveiller sous les traitements de son affection et envie d'elle. Mais après avoir délaissé ses devoirs pendant près de quarante-huit heures, il dû se résoudre à se lever sans elle. Le bushi sortit ainsi de sa chambre si longtemps laissée vide depuis qu'il était devenu le Gouverneur de la province de l'Ouest sous la tutelle de Kagutsuchi.

Il revêtit son armure qu'il avait abandonné depuis la venue de l'héritière des Chizuru et s'offrit tout juste le temps d'une collation avant de quitter les quartiers habitable de son palais pour pénétrer dans ceux, plus administratifs, où était cantonné son état major. Ce dernier n'était composé d'aucun de ses Taisa, mais de leurs estafettes et représentants.

Chacun d'entre eux avait bien trop à faire pour se rendre directement dans le domaine du récent Seigneur des Armées et encore moins de souffrir de jours d'attentes qu'il veuille bien en finir de s'adonner à ses plaisirs personnels avec une onabugeisha d'un autre clan. Il ne s'était pas détaché les services de Shinshiro Jigake, le Taii qu'on lui invitait parfois à le substituer par un officier de rang supérieur pour bras droit était d'une précision et d'une efficacité qui fut à la source de ce temps accordé à l'accueil de sa famille.

C'est ainsi entouré de guerriers qu'il passa le plus clair de sa journée, à faire état des besoins de chaque territoire constituant les frontières sous la régence de Setsu Gekido. La politique extérieure était au point mort, chaque pays s’affairant à guérir des blessures subites entre la fin du printemps et ce terrible été qu'ils laissaient enfin derrière eux. Ainsi, il avait fait retirer bon nombre de ses soldats depuis les frontières pour les concentrer en Moe, Hibana et Boya tout en montrant patte blanche à leurs quatre voisins.

Lorsqu'il pu enfin sortir de la pièce, il soupira de déplaisir en constatant que Dame Soleil avait bien avancée dans la pente descendante de son trajet. Le Volcan apaisé voulu accélérer le pas pour rejoindre les siens, revoir son fils, saluer Neji et pouvoir sentir derechef le contact et l'odeur de sa bien-aimée. Pour autant, il n'alla pas au bout de sa volonté, ses pensés toute entière n'allèrent plus qu'à elle.

Il s'arrêta si brusquement qu'un serviteur inquiet vint s'excuser et lui demander s'il pouvait lui être utile en quoique ce soit. D'une expression chaleureuse, il avait accepté qu'on lui mène une bouteille de shoshu de sa cave directement dans le jardin intérieur du château où il avait invité Saya à le retrouver. Cela lui avait prit alors qu'on leur avait mené de quoi se sustenter à la mi-journée de ces longs rapport à éplucher et des ordres à transmettre à chaque corps de l'armée.

Bien loin d'avoir oublié les mots qu'il avait eu le jour d'avant, il souhaitait les rendre permanent, inébranlable, que durant le temps qui les verrait se séparer une ultime fois, son unique ne s'inquiète de rien, que le temps ne leur paraisse long à aucun d'entre eux. La promesse à l'auriculaire était pour les enfants, il lui en fallait une d'adulte.

Debout à suivre le balai des carpes koi du petit étang de l'espace vert central, il sirotait une coupe de son alcool, le temps n'ayant plus d'emprise sur lui tandis que les portes coulissantes s'ouvrirent pour laisser rentrer celle qu'il reconnue à sa démarche fluide et ondoyante. Il se retourna vers elle pour la redécouvrir une millième fois, se laissant surprendre par sa merveilleuse beauté et des attentions qu'elle comblait par la simple prévenance du regard qu'elle avait pour lui.

Déposant sa tasse à même le sol, il parti à sa rencontre silencieusement, mais il se mit à sourire afin d'évincer toute idée de gravité de ce rendez-vous seul à seul avant de parvenir à sa hauteur. Le Kazanite ne répondit pas à la question inquiète de son élue, se contentant de l'attirer à lui par la taille et de l'embrasser comme il en avait eu l'envie dès le réveil en l'admirant. Oh, oui, les choses allaient pour le mieux, mais il ne les exprima que par ses lèvres unies à celles de la guerrière des brumes.

Une fois seulement qu'il fut certain d'avoir offert une réponse satisfaisante sans avoir à y mettre les mots, il rompit sans empressement leur baiser et se perdit dans son émerveillement de la décrire à nouveau de ses yeux. Mais il ne lui fit pas l'affront de rester silencieux bien longtemps après ça, plaquant son front contre le sien avant de laisser couler le flot de ses mots, aussi délicatement le pouvait-il, malgré sa voix rocailleuse et hachée de l'accent agressif dont il avait hérité :

Cela fait plus de cinq ans, depuis que nos regards se sont croisés lors de ce petit banquet en Hiyori et que nos lames se sont rencontrés. Ce jour là, précisément, mon cœur était dors et déjà tien. Il ne fallut qu'une journée d'un voyage pour que je m'enflamme à ton contact et que nous nous offrions plus que nos âmes.

Le mois qui suivi, j'y ai vu et reconnu la vie que je voulais mener. Je ne regrette aucune entorse à l'étiquette, aux usages et aux coutumes de tout Yokuni au regard de ce nous avons fait durant mon séjour en tes murs, car celui-ci nous aura offert l'opportunité d'exister plus qu'un mari et une femme partageant leurs jours depuis des décades entières, en seulement trente cycle de Dame Soleil. J'ai quitté Okaruto en ce temps, à moitié l'homme que je fus auprès de toi, l'autre partie n'ayant jamais laissée ton domaine.

Il n'est rien de ce que je n'ai pu te dire lors d'une nuit à tes côtés, dans le territoire des brumes, lorsque je t'avouais que je ne pourrais plus me considérer en vie loin de toi, que je ne regrette. Car avant ton retour… J'étais bel et bien mort en mon fort intérieur. D'avoir pu concevoir te laisser une unique semaine avant de changer d'avis hier, me montre à quel point j'ai pu commettre des erreurs toute mon existence.

Mais après avoir vu ton expression, lorsque j'ai enfin pu accepter pouvoir décider de mon propre Destin, il n'est plus d'autre masque que je souhaite admirer sur la surface de ton visage. Je ne le répéterais jamais assez : Je te veux pour une vie et les suivantes. Je t'ai demandé de renoncer à tes limites, de m'appartenir sans que le temps ne puisse plus se compter et jusqu'à ma fin, mais j'ai osé te dire que ma force était passagère, que ma conviction puisse s'effriter si tu doutais de pouvoir accéder à ma requête.

Mensonge que cela, il n'est pas la moindre chose qui puisse changer ce serment que je t'ai offert hier et il est temps de rattacher à ce dernier la preuve de mon engagement auprès de toi. L'usage voudrait que ce soit par la forme d'une lettre à tes parents, de respecter des étapes bien précises et codifiées…

Mais nous ne sommes pas coutumiers de ces derniers en ce qui nous concerne, n'est ce pas mon aimée ? Alors puisque nous sommes ainsi, Saya, je te le demande à notre façon, de face, spontanément et sans ambages :

Veux tu porter mon nom ? Accepterais-tu d'abandonner le tiens pour appartenir aux Kiyooki comme je le fais ? M'honorerais tu en m'accompagnant sous le kamôn qui fut celui de mon père avant moi et de me prêter main forte dans le chemin de l'existence ? Quitterais tu Okaruto pour Setsu si cela est pour moi ? Ma compagne daignerait-elle devenir mon épouse, lorsqu'elle reviendra à mon appel et ce jusqu'à la fin de notre temps en ce monde ?


Il ne bougea pas d'un pouce une fois dit tout cela, avisant les changements que son discours avait pu avoir sur les délicieux traits de sa raison d'être en lui souriant non sans la regarder de ses prunelles brûlantes de détermination.


L-M-M-J-V-S-D

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Chizuru Saya

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Samouraï

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MessageSujet: Re: Une annonce, une visite, un cadeau... Une nouvelle, le temps passé, un coeur brisé (PV Amadotsu Kodan - Terminé) Sam 2 Juil - 15:50

Ma question trouve sa réponse en son regard-même : rien de grave n’est arrivé. Peut-être voulait-il simplement profiter de ma présence après une journée bien remplie ? Soit, le Taisho m’aura toute à lui. Je n’ai pas le temps de sourire qu’il m’attire contre son corps pour m’embrasser, chassant mon inquiétude à l’aide d’un baiser aussi tendre que fougueux, comme s’il en avait manqué. Heureuse de le voir, je ne peux que lui rendre son étreinte et ses caresses avant qu’il ne se détache de lui-même, juste assez pour pouvoir parler. Le ton est doux et je ferme spontanément les yeux afin de m’imprégner de chacune de ses paroles.

Réalisant la rapidité à laquelle notre histoire a évolué malgré le temps perdu, je garde le sourire. J’avais toujours été proche des convenances, même avec Katsuya, guidée par une éducation venue de mes parents puis de l’Okiya, formelle et préoccupée de la satisfaction des clients ainsi que de la qualité des relations. Mais en apercevant ce brûlant et grand Setsu, j’avais de suite compris qu’elles s’envoleraient aussi vite que le reste de mes principes. Je n’aurais pourtant pas imaginé que le Samouraï de l’époque rentrerait dans ce jeu de séduction, aussi désireux que moi d’aller plus loin, même si ce n’était que pour une fois. Cette passion dévorante qui nous avait pris en otage tous les deux, nous lui avions cédé sans nous débattre, une fois à l’abri des regards, alors que nous savions si peu de choses l’un de l’autre.

C’est une véritable vie d’époux qui nous avait saisi le mois suivant, comme le souligne mon aimé. Et heureusement que peu le surent car sa réputation et le mienne auraient pu sévèrement en pâtir. Inviter un homme dans ma demeure, tout partager avec lui, le laisser s’occuper des enfants que j’avais adoptés... tout cela aurait pu très mal tourner, tandis que mon statut de veuve était connu. Mais personne n’en a tenu rigueur. Car dans la discrétion de notre relation en public se cachait toujours cette envie de l’autre, de se retrouver et de s’étreindre, pour vivre pleinement ce que le destin avait mis sur nos deux routes. Mon frère avait gardé ce secret précieusement, tout simplement parce qu’il avait constaté que plus jamais je ne serai heureuse après le départ de l’élu de mon cœur. Niji et Neji avaient vu en cette histoire une stabilité supplémentaire dans leur histoire difficile et j’avais la chance aujourd’hui de pouvoir leur promettre un chapitre supplémentaire.

Car aujourd’hui, Amadotsu Kodan me jure à nouveau avoir fait fausse route et ne souhaiter que rester à mes côtés, d’autant plus maintenant qu’il a pu entrevoir la portée de la félicité que son existence a sur la mienne. Avoir ainsi la permission de suivre le même chemin que lui, à ses côtés, de poursuivre un but commun est un bonheur auquel je ne pensais pas pouvoir accéder. Et tandis que mon amour me rassure une ultime fois sur le caractère infini de ses sentiments, niant totalement leur côté éphémère, je pense avoir enfin atteint le summum du bonheur. C’est sans compter sur les propos qui me font écarquiller les yeux de surprise. Le Taisho parle d’une demande à mes parents, demande dont je saisis immédiatement la teneur, sans oser encore y croire. Sa promesse de la veille m’avait déjà comblée mais voilà qu’il cherche à me faire déborder de tendresse, alors que je trouve ses yeux tout en perdant mon souffle.

Question après question, l’homme que j’aime manque de faire exploser mon cœur et je jurerais un instant qu’il veuille sortir par ma gorge ou par mes oreilles tant le son de son battement résonne fort en moi. Porter son nom, faire partie d’une nouvelle famille, l’épauler au quotidien, gagner un nouveau Clan... devenir sa femme. Je plaque une main sur ma bouche, d’étonnement et de satisfaction, comme si cette demande était la première de ma vie. Je n’ai jamais rien voulu si intensément que tout ce que Kodan me propose, pas même sortir de l’Okiya ou entrer dans l’armée. Il fut un temps où j’avais promis à mon aimé de ne plus pleurer, sinon de joie... et je ne peux retenir que le son de ma voix tandis que mon émotion finit par envahir mes yeux, bientôt mes joues.

Un milliard de mots me passent par la tête. Ma réponse est toute faite, elle est évidente et je suis profondément convaincue que le Taisho des Flammes la connaît. Mais réalise-t-il seulement à quel point mon corps peut tenir à l’annonce de tels changements ? Cette nouvelle promesse, donnant tout son sens à la précédente, me fige totalement sur place. Je réalise même que j’ai fait un pas en arrière, rompant notre contact, pour mieux le voir, scruter ma réelle moitié de haut en bas, avalant le fait qu’il est bien là et ne partira plus. La déglutition est douloureuse mais finit par m’aider à ravaler mes larmes, à retrouver le sens des phrases dans ma tête, après de trop longues minutes à faire patienter mon... fiancé. C’est encore après avoir essuyé mes larmes que je me décide à parler, tremblante et complètement remuée par cette demande parfaite d’une union de nos deux vies.

- Si tu souhaites tout cela, watashi no moeru kazan... Oui, je porterai ton nom. Oui, je laisserai les miens et Okaruto pour venir te retrouver, te soutenir au quotidien. Si tu penses que je suis digne d’honorer ta personne pour le reste de nos jours alors oui, je serai là à le faire avec application, honorée à mon tour d’avoir la chance de vivre à tes côtés et d’être la cible de ton amour à jamais. Oui. Oui, Kodan, je serai ton épouse à mon retour des Brumes. Et je te laisserai me manger jusqu’aux os si tu en exprimes le souhait ou le besoin. Je suis tienne et tu es mien, depuis cet instant et pour toujours...

Je ne pleure plus, enfin je respire et c’est un large sourire qui ponctue mes propos. Sans lui laisser le temps de réagir, j’utilise le pas qui nous sépare pour prendre assez d’élan et bondir sur lui, mes mains appuyées sur ses épaules pour me porter moi-même, mes jambes s’enroulant autour de ses hanches et mon visage s’enfouissant dans son cou. Je ris, épanouie et probablement radieuse à ses yeux. Cette proximité qu’il maintient à son tour me rappelle rapidement nos baisers du jour, puis la nuit précédente. Je passe mes lèvres sur le lobe de son oreille avant de lui susurrer quelque chose, sur un ton évocateur.

- Saurons-nous être assez discrets pour réussir à cacher le nombre de fois où nous avons consommé ce mariage avant l’heure, Ko-san ?

Je ne peux alors qu’attendre la suite. Qu’il veuille me prendre ou non, peu m’importe car le fait que je sois sienne à jamais n’est presque plus révocable, à présent. J’entrevois finalement le futur que j’ai imaginé depuis notre rencontre et je ne peux être plus heureuse de revoir avec délices tous ces évènements, cette fois-ci avec la certitude que notre vie commune verra le jour en ces murs et partout ailleurs.


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Amadotsu Kodan

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MessageSujet: Re: Une annonce, une visite, un cadeau... Une nouvelle, le temps passé, un coeur brisé (PV Amadotsu Kodan - Terminé) Mar 5 Juil - 12:36


Il la détailla du regard, scrutant la moindre des réactions qu'elle eut face à ses propos. Rien n'est plus beau à ses yeux que celles qui se déroulent une après l'autre sur les traits tant aimés de l'onabugeisha. Le Volcan se perdit en chacune d'entre elle, à jamais persuadé qu'il n'aurait jamais du tergiverser si longtemps pour aboutir à ce jour, que cette demande aurait du intervenir plus tôt, quand bien même n'était-il qu'un humble bushi dont les pouvoirs politiques étaient bien moins importants qu'à ce jour.

Mais cette mélancolie face au temps perdu fut balayée instantanément par les seules larmes autorisées à couler sur ces joues dont il chérissait la plus petite parcelle de peau. Il ne fut aucunement choqué lorsqu'elle s'écarta, même si légèrement de lui, n'ignorant en rien de par l'expression qu'elle eut qu'elle doutait presque d'avoir entendu cette déclaration qu'il venait de lui faire.

Durant tout le temps qu'il faut à son amante pour mesurer les mots qu'il lui avait tenu, il la dévora de ses prunelles aux paupières plissées de joie, un sourire laissant entrevoir une rangée de dents, les lignes de son visage joyeusement dessinées. La seule chose qu'il souhaita partager à ce moment de digestion de ses termes fut de se montrer aussi sincère que possible, afin qu'elle comprenne qu'il ne plaisantait en aucun cas.

Une poignée de minutes s'égrenèrent avant qu'elle ne puisse parler enfin en retour, étalant ses larmes plus qu'elle ne les retirait, riant et pleurant à la fois, tremblante d'une émotion qui la rendit plus désirable que jamais avant ça, mais dont le Général des Flammes se garda bien de goûter, tâchant d'écouter ce qu'elle eut à dire.

Elle accepta sans équivoque jusqu'au plus petit détail de sa proposition ainsi que dans les grandes largeurs de ce qu'elle sous-entendait, ne tenta même pas de chercher un élément de concession, jusqu'à annoncer avec une infinie clarté son désir d'être consommée sans détour par la voracité du Volcan.

Il assista à l'assèchement des eaux roulantes sur les traits de la belle et à la transformation de ceux ci en un masque de pure euphorie, mais n'eut pas le temps de comprendre ce qui se produisait ou presque, lorsqu'elle se jeta sur lui sans qu'il ne faillisse néanmoins face à cette charge soudaine. Elle avait sautée à son cou comme une enfant, irradiant d'une allégresse qui ne fit qu'amplifier l'affection qu'il lui portait, si bien qu'il l'enserra immédiatement.

Kodan ne l'avait pour ainsi dire jamais vu ainsi, si vivante, si étincelante que les rayons de Dame Soleil lui parurent ternes en comparaison, qu'il fut certain de revivre le même sentiment qui l'avait prit lorsqu'il l'avait vu, cette première fois, à l'opposé d'une vaste salle où un repas était donné au cœur du domaine des brumes, mais d'une façon centuplée.

Il se demandait même quelles étaient les limites de cet amour qu'il lui vouait, tant il le sentait grandir en lui et se souvint qu'il en avait été de même lors de ce mois de vie qu'ils avaient eu, cinq ans plus tôt. Enfin, lorsque l'évidence du nouvel appétit de la lancière atteint son apogée et qu'elle lui susurra avec convoitise sa douce plaisanterie, il parvint tout juste à lui répondre entre deux baisers qu'il fit à la surface de son cou :

Depuis notre première union, les Kamis ne furent pas sans connaître l'intensité de notre feu… Il n'est nulle discrétion possible à leur égard et si ce jour que nous vivons s'est présenté, je n'y vois là qu'une marque de leur assentiment… Pour eux, notre amour est officiel sans le moindre doute et seule la cérémonie des mortelles que nous sommes vient à manquer et ne sera bientôt plus qu'un souvenir… Du reste… J'ai demandé à ce que l'on ne me dérange en ces lieux sous aucun prétexte à ton exception…

Tandis qu'il finissait sa phrase, il décrochait déjà frénétiquement les attaches de son armure, se mettant à genou à même les courtes herbes et déposant délicatement sa choisie qui riait déjà, ravie du choix que venait de faire son élu et du bouillonnement qu'il affichait en se débarrassant vivement  des plaques protection le recouvrant, puis des différentes couches de son kimono. Elle même avait dénouée avec empressement son obi, écartant les pans de son vêtements avant de libérer chacun des mystères de son buste et le domaine de ses mille plaisirs à la vu du guerrier.

Celui-ci humecta la pointe de ses doigts de la main droite afin de prodiguer au saint des saints de son aimée un délicieux massage la préparant aux futurs assauts dont elle serait la cible certaine. Il ne la laissa cependant pas exprimer ouvertement son bonheur de se voir ainsi traiter, enfermant ses lèvres sur les siennes avec passion. Tout du long, elle n'eut pas à desserrer l'étreinte que ses jambes avaient eu autour des hanches de l'épéiste, ce dernier l'ayant étendue de tel façon à pouvoir s'unir à elle dans les plus bref délai après les flatteries qu'il dispensait à sa porte de félicité.

Volontairement ou non, il brisa son baiser alors même qu'il l'investissait, peut être pour entendre le soupir qu'elle émit alors, ou bien voulut-il sincèrement retrouver l'odeur des cheveux étalés autour du visage de sa choisie lorsqu'il alla lui effleurer le haut du cou de la pointe de sa langue, comme s'il eut voulu la sentir et la goûter à la fois. Il ne lui fallut pas longtemps, alors qu'il la gratifiait de ses exquises attaques, pour parcourir l'ensemble de la zone et de descendre jusqu'aux pointes de sa poitrine où il joua de ses dents pour en enjôler ces sommets.

Cette faim, si elle n'était pas inconnue de ces deux êtres, portait à ce moment un sceau tout à fait différent des fois précédentes. Il s'agissait là de leur première union de promise à promis, scellant leur fiançailles. Chaque embrassade, le siège que le général exécutait sur le bassin de l'onabugeisha, toute les attentions qu'ils s'échangèrent alors furent un renouveau, une découverte et un inédit qu'ils vécurent de la même façon que cette première fois dans cette auberge qui avait accueillie le brasier de leur désir.

Et ce partage en appela d'autres encore, chaque pièce ou presque de Shiro Kiyooki connurent les ébats du Volcan et de la Généreuse, insatiables et affamés l'un de l'autre, lorsqu'ils n'étaient pas auprès de leur fils, brûlants d'un amour sans limites pour lui et en compagnie du jeune homme que devenait Neji. Jusqu'à ce que vienne le jour du départ des disciples des brumes.

Cet instant qui aurait du être pénible entre tous selon ce qu'en avaient crus Saya et Kodan les premiers jours de ces retrouvailles, fut certes un moment ponctué de larmes, mais en rien de douleur ou de désespoir. Car ce départ était le dernier, tout comme le retour qui suivrait au signal du gouverneur de Kazan.

Si bien qu'aucune pudeur ne retint le Setsu et l'Okaruto lorsqu'ils s'embrassèrent au vu et au su des deux garçons, le plus jeune ne comprenant pas pourquoi son père et sa mère pleuraient et se collaient ainsi, le second rougissant et détournant le regard, son esprit déjà sur le chemin qui les ramèneraient une ultime fois en Kasu.

L'annonce de cette visite, le cadeau d'un descendant révélé, les nouvelles de ce temps passé à rattraper… Leur cœur fut solidifié par cette courte semaine, prélude à une existence entière, tandis qu'un autre devrait irrémédiablement être brisé, mais uniquement lorsqu'il serait prêt à entendre que cette destinée promise depuis toujours à l'héritière des Chizuru lui serait à jamais interdite.

[Fin du Sujet ♥]


L-M-M-J-V-S-D

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MessageSujet: Re: Une annonce, une visite, un cadeau... Une nouvelle, le temps passé, un coeur brisé (PV Amadotsu Kodan - Terminé)

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Une annonce, une visite, un cadeau... Une nouvelle, le temps passé, un coeur brisé (PV Amadotsu Kodan - Terminé)

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