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 Un assassin à Kokyuu

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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Un assassin à Kokyuu Dim 7 Fév - 2:52

Novembre de l'an 40
Kokyuu

La journée s'annonçait bien quand le matin même on lui annonça qu'elle devait partir en mission, elle ne s'ennuyait pas particulièrement au village, mais attendait toujours ces moments avec une cruelle impatience. Le meilleur restait encore la nature de la mission, car il ne s'agissait pas d'une simple affaire, pas un petit vol ni même l'assassinat d'un idiot sans compétences. C'était cette fois une vraie mission où elle aurait l'occasion de faire la démonstration de son talent et d'améliorer ses capacités. Il y avait eu un meurtre à Kokyuu, celui d'un religieux, assez important pour qu'on ne veuille pas laisser passer ça. Elle n'avait pas beaucoup d'informations à ce sujet, mais peu importait, car elle devait se rendre là-bas au plus vite pour retrouver celle qui serait sa partenaire, une genin d'Okaruto. C'était une mission d'enquête, l'une de ses préférées, de quoi aiguiser son regard, ses techniques de déduction et de pistage. De plus, cela lui offrait l'occasion intéressante de travailler avec un shinobi d'un autre clan. L'enquête conjointe semblait en effet nécessaire puisque Eiichiro et Okaruto partageaient le même temple.
Qui était la personne avec laquelle elle devrait travaillait, comment était-elle ? Shura n'en savait pas grand-chose, hormis quelques informations qui lui permettraient de la reconnaître. Ce serait dans tous les cas une bonne expérience, une manière de voir comment les autres fonctionnaient.

Rapidement, elle rassembla quelques affaires qui lui seraient utiles. Elle n'avait pas besoin de grand-chose, car le voyage ne serait pas très long, quelques heures de marche tout au plus, rien qui ne soit très effrayant pour elle, compte tenu de son entraînement physique. Son sac fait, son carquois et son arc dans le dos et elle était prête. Prenant un pas assez rapide, elle quitta le village aussitôt et sans se retourner, elle ne savait pas combien de temps elle avait pour arriver là-bas, mais le plus tôt serait le mieux.
Ravie d'être enfin seule, même si elle croisait parfois quelques voyageurs sur la route, elle ne vit pas trop le temps passer, jusqu'à ce que l'horizon se voile et qu'elle perçoive au loin un présage qui ne lui plaisait guère. Évidemment, comme dans tout bon voyage qui se respecte, il fallait croiser quelques bandits et sans la moindre hésitation, elle sortit son arc et encocha une flèche. Devait-elle fuir ? Il n'y avait au loin que trois bandits en train de dépouiller un naïf voyageur, mais il se pouvait que d'autres se cachent. Pourtant, le vent était dans sa direction et elle n'avait rien contre un petit combat, alors tant pis, elle prenait le risque !
Lorsque les hommes virent que l'un de leur compagnon s'effondrait par terre, une flèche dans la tête, une autre était déjà partie et vint se loger au même endroit. Furieux, le dernier s'élança dans sa direction, mais n'eut pas le temps d'arriver jusqu'à elle, touché en plein cœur. Ce n'était au final rien qu'un petit échauffement et par chance, personne d'autre n'était intervenu. Il valait pourtant mieux ne pas traîner par ici et après avoir récupéré les flèches qui valaient le coup, elle poursuivit sa route en courant, ignorant froidement les remerciements du voyageur, elle n'avait pas fait ça pour lui.

Sa course dura un moment, jusqu'à ce qu'elle se sente essoufflée et qu'elle dut reprendre son rythme normal. Elle s'était bien amusée et le reste de la route se fit sans encombre, alors que Kokyuu se dessinait de plus en plus grande devant elle. Un peu nostalgique de quitter les grandes plaines de verdure infinie, elle pressa pourtant le pas, réjouie aussi de pouvoir bientôt commencer sa mission.
La jeune genin ne se rendit pas tout de suite au temple, elle voulait déjà un peu repérer les environs, car elle ne connaissait pas la ville. Elle passa donc un petit moment à déambuler dans les rues, observant autant ce qui se passait autour d'elle que l'agencement des bâtiments. Rien de très intéressant, mais toute information insignifiante aujourd'hui pourrait peut-être lui être utile un peu plus tard.

Finalement, ses pas la menèrent jusqu'aux marches du temple et elle s'arrêta pour en observer la stature. Nul doute qu'il rendait hommage à Kazegami par sa beauté et même si elle ne s'intéressait pas vraiment à l'architecture, elle ne pouvait qu'apprécier le travail qui avait été fait ici. Sans un mot, elle entra et s'adressa au premier venu, s'inclinant pour le saluer.

— Bonjour, je suis là pour l'enquête, déclara-t-elle simplement.

Elle tendit alors la lettre qui justifiait sa présence et on lui demanda de la suivre pour la mener jusqu'au corps du pauvre homme. On l'avait porté dans une petite chambre et, placé ainsi, il n'avait pas très fière allure. Il semblait que sa collègue ne soit pas encore arrivée alors, en l'attendant, elle commença à chercher quelques indices.



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Mibu Aya

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Genin

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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Lun 29 Fév - 8:46

La nuit commençait à obscurcir comme une grande couverture qui recouvrait le soleil se couchant à l'horizon des rizières. La classe fermière ayant achevé son labeur quotidien, avait quitté son poste de travail depuis bientôt une heure déjà, laissant les champs déserts. Certains autres individus, cependant, s'atellent toujours à la tâche car leur vie a un rythme très différent, assez pour voyager en dehors de ses terres d'origine à n'importe quelle heure. À dos de cheval et vêtu d'un kimono normal pour les personnes normales qui n'exhibitionnent pas leurs jambes, d'un zukin et d'un gappa (capuche et cape de voyage, respectivement), Aya ressemblait à un simple voyageur, parfait. Cet après-midi, on lui avait donné l'ordre de se rendre au temple de Kazegami situé à Kokyuu. Elle se tapait encore le front d'avoir demandé plus tôt dans la journée si la mission était de nature diplomatique. Le fait que les deux clans profitaient d'une alliance des plus amicales devait lui être sortie de la tête pour une raison ou une autre, ou alors elle se trouvait à être inculte lorsqu'il était question de politique. L'image de son confrère passant sa main dans son front était toujours ancrer dans son esprit pour la hanter, elle qui ne voulait plus décourager ses pairs, même pas un peu.

Les informinations qu'on lui avait fourni étaient maigres, sûrement car on en savait très peu, ou plutôt parce que c'était à elle d'aller les récolter. Après tout, c'était tout à fait normal que ce soit un ninja de Kumo qui doive tenir Kumo informé, mais seulement, ça tombait sur elle. La kunoichi pouvait faire le dénombrement de ce qu'elle connaissait sur l'affaire plus vite qu'elle pouvait compter de un à dix. En fait elle n'avait rien d'autre à part que la victime était un moine, et le lieu où le meurtre s'est produit. Ce n'était pas assez pour en faire une comptine, et ça elle avait essayé pendant un bon moment.

«Feu dans son temple le moine... euh... kokyuu... trépasse aussi vite que le vent... non ça marche pas ça non plus...»

Aya s'arrêta à une auberge pour passer le reste de la nuit à dormir (bah ouais). Le lendemain matin en prenant le petit déjeuner, le proprio aperçut la gourde qu'elle tenait auprès d'elle que son gappa avait dissimulé lors de leur première rencontre la veille.

-Oi, c'est pas tout les jours qu'on reçoit de la visite de nos voisins !
-Vous dites ?
-Des gens de ton âge avec ça, y en a pas des tonnes ici !
-Mais effectivement, vous avez l'oeil !
-...

C'est là que je leva la tête de mon bol pour apercevoir l'homme à lumière du jour et que je vis son oeil droit fermé avec une petite cicatrice éffleurrant ses paupières. Misère. Je me dépêcha de baisser ma tête et de m'excuser.

-Go-gomen ! Je n'avais pas vu, je ne savais pas !
-HAHAHAHAHA ! J'ai beau avoir l'air d'un vrai dur à cuire mais je ne suis qu'un aubergiste, je ne fais de mal à personne ! Oui, personne, sauf ceux qui paye pas mgnnéhéhé..., marmonna-t-il inaudiblement d'entre les dents avant de reprendre, mais tu as raison, j'ai un véritable oeil de faucon. Même si il ne m'en reste plus qu'un seul, il en vaut au moins cinq !

Aya acquiesça et continua de manger en laissant l'autre continuer dans son délire, qui était déjà parti en train de raconter à ses autres clients comment il a vu des choses très fines au loin que l'individu moyen ne pourrait jamais voir. Admettons qu'il était vraiment pourvu d'une excellete vision, ça n'empêche pas que n'importe qui d'un peu réveillé serait aisément capable d'identifier une gourde. C'est tant mieux ainsi, elle n'aurait pas à lui inventer une excuse pour expliquer ce qu'elle fait dans les terres Eiichiro, même si ce n'est pas un clan ennemi et que le voyage est une réponse qui est toujours viable malgré sa simplicitude. Plus on reste incognito, mieux c'est. Ce gars là devait croiser beaucoup de personnes quotidiennement et, sait-on jamais, il pourrait très bien informer le coupable que je recherche à travers ses ragots et ses rumeurs toutes bêtes. Je ne sais pas quel genre d'assassin à qui j'ai à faire, si il cherche à tuer d'autres moines ou ceux qui suivent sa trace, ou encore se volatiliser, mais un mec chelou qui raconte en détails tout ce qui se passe sous son nez, c'est carrément un signal, un appel à l'action, et ça c'est pas bon. Le reste de son séjour à l'établissement fut des plus brefs et elle reprit la route pour arriver à destination au plus vite.

Enfin à Kokyuu, Aya confia sa monture à une étable non loin de l'entrée de la ville et laissa sa tenue de voyage sur la selle, puis rejoignit le temple à l'aide de directions données par des passants du coin. La kunoichi inspecta les parages du temple pour tenter de trouver des traces ou des signes inhabituels qu'on aurait pu laisser derrière. Ne trouvant rien d'extraordinaire, elle retira ses sandales et salua le temple avant d'entrer à l'intérieur et lança un bout de papier replié à l'air vieilli à la personne qui venait l'accueuillir pendant qu'elle passa à côté de lui. On n'avait pas une minute à perdre pour les modalités anodines. Spontanément elle ne voyait aucune trace particulière à l'intérieur non plus, si ce n'était que la tension qu'on pouvait sentir autour des autres religieux. L'homme à qui elle avait lancer sa lettre vint à elle pour lui faire signe que sa partenaire était là. Contrairement à elle, la genin d'Eiichiro semblait l'avoir remarqué mais ne lui portait pas activement attention, plutôt préoccupée par son enquête. Aya la rejoignit discrètement et la regarda faire par-dessus son épaule, puis après un bref moment, lui demanda si elle avait trouvé quelque chose.
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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Jeu 24 Mar - 0:35

À première vue, l'analyse brève du corps, plus longue qu'un simple coup d’œil mais sans jamais s'attarder longuement sur les détails, donnait déjà d'importants indices. On pouvait voir clairement son visage défiguré par quelque chose qui lui avait tranché un sourire allant d'un oreille à l'autre. Même mort et les yeux clos, il avait à la fois un air réjoui et malsain qui lui donnait froid dans le dos. Qu'on tue quelqu'un, ça elle le comprenait parfaitement, elle s'y livrait régulièrement elle-même, mais là, c'était différent. Elle ne se souciait pas de faire souffrir ses ennemis, s'il fallait les tuer, elle le faisait de manière rapide et efficace et s'il fallait obtenir des informations, alors on n'utilisait pas ce genre de procédé qui l'aurait bien vite empêché de parler correctement. L'entaille semblait avoir été faite pour le plaisir, à moins qu'elle n'ait une signification particulière.
Tout naturellement, son attention s'était entièrement focalisée sur son visage et elle s'était rapprochée pour en étudier la plaie. L'entaille était nette, probablement faite par une lame aiguisée comme un tanto, elle était aussi assez profonde, comme si on l'avait attaqué violemment, avec l'intention d'enfoncer l'arme profondément dans son visage. Il avait ainsi perdu beaucoup de sang et celui-ci avait coulé le long de son kimono, le colorant d'une forte teinte rouge et le rendant plus répugnant encore que son visage lui-même.

Prise par son observation attentive, elle avait failli ne pas remarquer l'arrivée de sa collègue et seuls ses sens aiguisés l'alertèrent d'un quelconque danger. N'ayant pas besoin de mettre plus que ça les formes entre shinobi, elle se contenta d'un bref salut et poursuivit son examen.
Elle ouvrit la bouche de l'individu qui formait ainsi un trou béant et qui lui aurait tiré sûrement quelques nausées si elle n'avait pas l'habitude du sang. Rien à l'intérieur. Puis, s'aidant d'un kunai pour écarter ses vêtements sans avoir à toucher le liquide impur, elle se mit lentement à inspecter le reste du corps, en quête d'autres plaies, d'un signe, du moindre indice qui pourrait les aider dans l'enquête. Mais elle abandonna rapidement, non il n'y avait rien du tout, à croire que l'homme s'était laissé approcher tranquillement, sans se méfier, juste avant qu'on lui assène un terrible coup de couteau.

Le moine qui l'avait accueillie lui avait expliqué qu'il avait été retrouvé au petit matin, mort dans une ruelle peu fréquentée et déjà plutôt tiède. Il avait dû mourir de cette douloureuse blessure, agoniser longuement sans réussir à alerter qui que ce soit. Peut-être n'y avait-il eu personne pour le trouver, peut-être qu'il n'avait pas pu crier avec une telle entaille et qu'on était simplement passé à côté de lui sans le remarquer. Que faisait-il là-bas alors qu'il aurait dû dormir au temple ? On avait dû l'intercepter à la tombée de la nuit et personne ne s'était vraiment préoccupé de son absence. Elles allaient devoir se renseigner là-dessus et aussi aller voir sur le lieu du crime, si jamais il y avait le moindre indice.
Triste mort, douloureuse mort pour un pauvre moine sans histoire.

Sans s'en rendre compte, elle était restée longuement silencieuse, tout occupée à étudier ce corps et à réfléchir à ce qu'il pouvait être de ce calvaire. Elle n'avait pas vraiment l'habitude de ce genre de travail, plutôt occupée à traiter avec les vivants, mais ici, le mort n'allait certainement pas leur donner la clé. Elle se rappela qu'elle n'était pas seule quand la shinobi lui demanda finalement si elle avait trouvé quelque chose. Shura se retourna.

— Ah ! Pardonnez-moi, Mibu-san, je me suis perdue dans mes pensées, commença-t-elle simplement. Eh bien, la seule blessure apparente est cet immense sourire qu'on lui a taillé sur le visage, c'est probablement la cause de sa mort après une longue agonie...

Ce type de meurtre ne semblait pas des plus courants, tout du moins, elle n'avait jamais entendu parler d'une chose pareille et se demandait bien quel genre de personne avait pu commettre un crime aussi brutal.

— Est-ce que vous avez déjà été confronté à ce genre de crime ? C'est une mort bien violente... Elle se tut un instant, réfléchissant à une idée soudaine, mais reprit aussitôt la parole pour ne pas la laisser une fois de plus dans le silence. Je me demande... quel genre de monstre serait capable de faire ça ? Un yokai peut-être ? On en voit de plus en plus dernièrement...

C'était loin d'être l'une de ses spécialités alors elles allaient sûrement devoir se documenter à ce sujet, à moins que sa collègue ne soit passionnée sur le sujet.

— Mis à part cette blessure étrange, le corps ne comporte pas plus d'indices et il va nous falloir davantage d'informations pour trouver un suspect : étudier le lieu du crime, questionner les moines à son sujet, enquêter sur les yokai...

Après avoir effectué tout cela, elles pourraient certainement y voir un peu plus clair et se mettre en quête d'une ou plusieurs personnes. S'il s'agissait d'un yokai, les informations qu'elles trouveraient aideraient sûrement à le débusquer et à savoir comment l'éliminer.

— Par quoi souhaitez-vous commencer ? Demanda-t-elle en l'observant un peu plus attentivement.

Elle lui sourit amicalement. Un peu plus grande qu'elle, elles semblaient se ressembler pourtant, avec leurs mêmes cheveux noirs, assez courts, leur corps plutôt mince et une allure à peu près du même âge. Mais après tout, elles étaient toutes les deux des shinobi, en quoi auraient-elles pu être différentes ?



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Mibu Aya

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Genin

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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Lun 11 Avr - 6:17

Même  avec la description de sa collègue pour l'avertir, Aya plaqua une main sur sa bouche en voyant le corps. La première chose qu'elle vu en observant le défunt était son visage, plus précisément ce qu'on lui avait fait: une énorme taillade des deux côtés de la bouche, comme si son auteur avait signé son art d'un grand trait horizontal, une signature hideuse pour une oeuvre affreuse. Il y avait également beaucoup de sang qui souillait et imbibait son kimono mais c'était loin d'être aussi dérangeant que le premier détail. Dans un geste lent et inconscient, la main qui masquait sa bouche glissa pour que son pouce et son index l'étire en poussant tout deux dans les commisures de ses lèvres. Avec ses sourcils froncés et ses yeux plein de répulsion, on pouvait facilement penser avec raison qu'elle était en train de s'imaginer à sa place, en train de jauger la douleur émise par une telle expérience et de prier de ne pas mourir d'une manière similairement grotesque.

La voix de la jeune femme la sortit de son horrible presque-fascination dans un petit sursaut. Après la lapalissade de Tsuruchi, la ninja rouge se demanda si c'était vraiment ce qui a causé sa mort. Serait-il possible qu'il s'agisse d'une signature au sens littéral? Elle ne l'avait pas mis à nu pour examiner l'entièreté de son corps, mais la kunoichi n'avait pas vu d'autres blessures sur son corps, et ses vêtements ne présentaient aucune usure qui pourrait s'identifier à  des choses tel un coup de couteau qui déchirait son tissu. Du poison peut-être? Mais le poison était majoritairement utilisé par les pratiquants du ninjutsu, alors pourquoi les ninjas du clan Eiichiro mènerait une investigation sur un meurtre qu'un des leurs aurait commis? Et quel était le rôle d'Okaruto dans cette affaire? Aya freina son brainstorm de conspiracie qui n'avait aucun sens et conserva l'idée de base qui l'avait propulsé aussi loin dans le sordide. Il y avait peu de chances que ce soit du poison, mais il s'agirait d'une piste à suivre si tel était le cas...


-Eh bien si... mais heuuuu, dit-elle discrètement pour ne pas couperet la parole de son interlocutrice, et là l'image de son frère qui se faisait dévorer vivant lui vint à l'esprit un instant, mais c'était surtout un cruel exemple de la sélection naturelle plutôt qu'un crime, c'était seulement un accident naturel...

Et maintenant on lui parlait de yokai. Un yokai, sérieusement? La ninja n'aurait pas pu dire pour ce qui se passe dans ces terres-ci, mais sur les siennes il était vrai que leur nombre - ou leurs apparitions - était en croissance constante, de ce qu'elle avait pu entendre parler. Ses yeux se posèrent une fois de plus sur le moine gisant au sol. Le meurtre est quelque chose d'inné chez beaucoup de notre espèce, ninjas et donc moi inclus, mais ce geste est vraiment inhumain. Seul un être qui n'est pas humain aurait pu le commettre... Cependant il fallait opposer cette affirmation: quel yokai tuerait un humain comme ça? Des monstres qui s'en prennent aux humains il y en avait des tonnes ceux qu'elle connaissait vivait près de la mer ou dans les montagnes et elle avait beaucoup de mal à imaginer un oni rouge vif de 2 mètres et demi de haut s'aventurer jusqu'à la capitale pour venir bourriner un pauvre lambda et de repartir sur sa montagne sans laisser de traces ni que personne ne l'aperçoive.

-Hmmm... visiblement je ne crois pas que ce soit cela mais tu penses qu'on aurait pu utiliser du poison pour le tuer? J'ai étudié sur le sujet à un moment donné mais ce n'est pas une de mes régions d'expertise... je ne sais pas si tu t'y connais plus que ça... enfin bon, c'est toi qui voit, je vais bouquiner moi !

Aya laissa Tsuruchi à ses affaires et approcha le moine qui les regardait faire.

-Vous avez des livres dans ce temple?
-Oui, suivez moi
-Il y a déjà eu des problèmes de yokai dans Kokyuu en général?, demanda-t-elle en le suivant.
-Que des petites bêtes espiègles ici et là, selon ma mémoire, mais rien d'aussi... d'aussi horrible
-Et vous ne vous auriez pas fait des ennemis d'une quelconque manière?
-Madame ! C'est un temple ici, je vous demande bien comment on--
-Je sais que c'est stupide, mais je devais savoir juste au cas. Faut tout nous dire pour qu'on résoud ce mystère
-Oh... je comprends, bien non. Il tendit le bras pour présenter les ouvrages. Voila les livres que nous avons, hm vous cherchez sur les yokais je présume?
-Oui

Il réléchit un instant et sortit du lot quelques livres et les tendit à Aya, lui souhaita une bonne lecture et s'en alla, sûrement pour assister la ninja verte ou pour faire des trucs de moine comme prier et cetera. Il y avait seulement trois livres dans ses mains, c'était deux livres de trop pour elle.

Voyons voir... "L'histoire et la culture des oni"... on a j'ai déjà exclu cette possibilité. Elle lança le livre derrière elle mais se souvint que ce n'était pas son livre et fut prise d'un moment de panique. Elle se retourna brusquement et couru pour le rattraper avant qu'il n'explose en virevoltant violemment contre le sol ou autre chose. Pfiouuuu ! Elle regarda ensuite autour d'elle pour s'assurer que personne ne l'avait et replaça "L'histoire et la culture des oni" par terre près des autres ouvrages, ni vu ni connu. Elle ouvrit second livre qu'elle tenait, intitulé "Recueils sur les esprits et monstres qui èrent à Yokuni", puis se mit à le lire (contrairement à la croyance populaire, oui Aya sait lire), abandonnant le troisième livre "Les yokais parmi nous" sur le dessus de la pile. Elle commença à faire les cent pas dans le temple, complètement absorbée par les kappas et leur fétiche de concombre.
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Tsuruchi Shura

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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Mar 26 Avr - 0:30

À l'évocation des yokai, sa collègue sembla sceptique et cela ne fit que confirmer ses propres impressions concernant la vraisemblance de cette affaire. Est-ce qu'un yokai n'aurait pas laissé une scène plus sauvage derrière lui ? Ici, on avait presque l'impression qu'on avait voulu donner un caractère étrange à ce meurtre, mais sans qu'on y parvienne tout à fait. Certes, il existait bien des yokai assez sophistiqués pour cela, mais ils étaient en général assez intelligents pour se fondre dans la masse s'ils voulaient vivre parmi les humains et ils ne se seraient sans doute pas risqués à des crimes aussi étranges !
Sa fierté l'aurait bien empêché d'avouer en public qu'elle ne savait pas franchement quoi conclure à ce sujet pour le moment, mais elle se sentait poussée dans une perplexité dont elle allait avoir du mal à se défaire. Lorsqu'on lui parla de poison, elle hocha la tête, songeuse. C'était une idée tout à fait plausible, malheureusement, c'était aussi une piste très difficile à suivre.

— Oui, c'est une possibilité que l'on ne peut certainement pas dédaigner, mais même si on part sur cette voie-là, ce sera très difficile à prouver.

Elle resta un petit moment à songer à cette idée qui évoquait en elle quelque chose de lourd. Elle était loin d'être une experte dans ce domaine, se contenant souvent d'utiliser les poisons qu'on pouvait lui fournir quand il lui fallait en user, plutôt que de les créer elle-même. On ne pouvait être qualifié pour tout et la confection de poison était un art bien particulier auquel il convenait de consacrer énormément de temps. Ce temps-là, elle avait choisi de le donner à l'arc, comme d'autres l'avaient fait pour d'autres armes, d'autres styles. Finalement, il ne devait y avoir qu'une petite poignée de shinobi à mêmes de pouvoir se vanter d'en connaître de nombreuses variations et de faire à peu près tout ce qu'ils en voulaient.
En dehors des villages ninja, ce devait être encore moins abordable, encore plus ésotérique, tant le déshonneur de cette maîtrise était grand et puis il fallait aussi du matériel, des ressources et des connaissances. Pourtant, elle n'avait aucune raison de penser qu'un des siens aurait pu faire cela. Tuer un moine sans histoire n'avait rien de très utile et au vu de l'équipe qu'ils avaient formé pour cette enquête, deux très jeunes genin, il y avait fort à parier que celle-ci n'intéresse en fait personne.

Voilà qui ne les avançait pas ! Comme sa collègue semblait s'intéresser à la bibliothèque, elle décida d'aller enquêter sur la scène de crime. Les livres, ce n'était pas tellement son truc et elle supposait qu'une seule personne pour accomplir cette tâche serait suffisante. Peut-être seraient-elles plus efficaces de cette manière et de toute façon, son œil aiguisé d'ordinaire se serait sans doute facilement endormi devant les caractères noirs qui finissaient par lui sembler tous bien trop similaires.
De son pas vif, elle arriva rapidement sur le lieu où l'on avait trouvé le pauvre homme. Bien évidemment, il n'y avait plus de traces de sang, ni de traces de grand-chose, du temps avait passé et balayé pas mal de choses. Heureusement – si on pouvait le dire – il s'agissait d'une ruelle assez étroite et pas si fréquentée que ça, et avec un peu de chance, elle trouverait peut-être quelque chose.

Elle se lança donc dans un examen approfondi des lieux, oubliant tout bruit et toute agitation qu'il pouvait y avoir autour d'elle, utilisant pour une fois son pouvoir des vents pour s'isoler dans un monde de silence, plutôt que pour écouter les autres. C'était assez difficile, mais alors qu'elle relâchait peu à peu ses efforts, elle s'était tellement habituée à scruter chaque recoin en quête d'un quelconque indice, qu'elle avait définitivement fini par laisser tout le reste derrière elle.
Et puis soudain, elle le vit, là, laissé négligemment, ce morceau de tissu arraché accompagné de ces quelques traces de sang qui étaient restées sur un mur qu'on avait oublié de frotter. Croyant encore à sa chance, elle continua encore un moment son examen, ne laissant pas un millimètre échapper à son regard ; c'était sans doute une question de fierté que de ne rien laisser d'autre ici. Mais ce ne fut que le néant, un vide total, rien de rien, à croire qu'il ne s'était jamais rien passé d'autre dans cette pauvre ruelle, hormis quelques effluves d'alcool et les relents de soirées qui ne s'étaient pas si bien terminées.

Tant pis, elle finit par prendre le chemin du retour, espérant n'avoir pas trop tardé quand même, à moins peut-être qu'elle retrouverait son acolyte encore plongée dans ses lectures. Au fil de ses pas, elle en profita pour examiner ce morceau de tissu. Sans avoir une connaissance affinée à ce sujet, elle put aisément remarquer qu'il s'agissait d'un tissu simple, pas de trop piètre qualité, mais rien qui ne soit très onéreux. Le genre de chose que l'on achetait pour faire des vêtements qui tiendraient un moment, même lorsqu'il faudrait les raccommoder plusieurs fois. Du même genre que ce que pourrait posséder un religieux de moyenne condition finalement. Pourtant, elle ne se souvenait pas d'avoir vu les vêtements du mort déchirés. Serait-ce un véritable indice ? Elles allaient pouvoir en débattre.
Shura venait tout juste d'arriver à la bibliothèque, encore un peu plongée dans ses réflexions, mais quand elle aperçut sa collègue, elle l'interpella.

— Est-ce que tu as fait des découvertes sur les yokai ou quelque poison ? Demanda-t-elle d'abord, puis elle enchaîna. Je n'ai pas trouvé grand-chose sur le lieu où l'on a trouvé le mort, mais ça pourrait peut-être drôlement nous aider.

Suivant ses mots, elle lui tendit le fragment déchiré, afin qu'il soit livré à une seconde analyse.



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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Lun 9 Mai - 8:36

La jeune ninja, toujours concentrée sur le chapitre des kappas, commençait à murmurer à voix basse, en augmentant graduellement le volume de sa voix comme si ce qu'elle lisait devenait exponentiellement renversant.

«Certains les voyaient comme des dieux de hmm-hmm, offrandes de cocombres, okay mais je m'en fous de ça... et ah-ha! Ils mangent des entrailles humaines, de... quoi?! Berrrk!»
Elle grimaça en tirant légèrement la langue à ce passage, puis tourna la page pour passer à un autre. Ce yokai, au visage déformé et monstrueux s'appelait Kijo. Encore une fois, sa voix haussait d'intensité à mesure qu'elle parcourait les informations sur la créature.
«Démon... hideuse... jalousie... haine... haine, encore de la haine, vengeance, crime... dédie leur vie à la vengeance! Je crois que... ah zut! Ça vit éloigné de la civilisation, dans les terres neutres...»

Elle ne parlait à personne en particulier, surtout à elle même mais elle espérait inconsciemment qu'on l'entende et qu'on s'intéresse à ce qu'elle tracassait. Si une kijo voulait se venger à tout prix, ce serait logique, mais encore... même si ce n'est pas aussi flagrant qu'un oni, on verrait immédiament un tel monstre venir et partir. À moins que... non, non ce n'est pas ça, se dit-elle après s'être assurée que le yokai était incapable de prendre une apparence humaine.

Aya cessa de tourner en rond dans tout le temple et de réciter des extraits à voix haute, et s'assit par terre, en train de survoler les écrits, passant rapidement d'un chapitre à un autre, parfois en ralentissant sa cadence quand quelque chose lui sautait aux yeux. Elle avait conscience de ce que Tsuruchi ou les gens du temple se déplaçait autour d'elle, sa collègue sûrement en train d'inspecter la scène au peigne fin, mais elle n'y prêtait pas plus attention que ça. De temps à autre, elle mima la prononciation de mots clés avec ses lèvres quand elle décelait une connexion avec l'affaire dont elle devait traiter. Les hannyas avaient failli la faire bondir sur ses deux pieds lorsqu'elle découvrit une nouvelle fois quelque chose d'humanoïde qui était apte à la sorcellerie et à jeter des sorts, mais qui comme les kijos susmentionnées, ne pouvaient changer leur forme pour nous ressembler. Bien qu'elles ressemblaient beaucoup à des humains et non à des sorcières sauvageonnes, leur visage était celui d'un horrible démon cornu avec des grands crocs qui se rapprochait davantage à des défenses qu'à des dents. Leur présence parmi nous était plausiblement fondée, mais ce n'est pas sans son qu'elle tuerait notre moine. Quel espèce de sortilège, d'ailleurs, laisserait la victime dans un tel état, avec CETTE AFFREUSE SIGNATURE lui pourfendant le visage. Ça n'était aucun pouvoir de Yokuni qui avait fait ça, elle en était certaine.

Puis elle remarqua les vestiges d'une page faire tache en plein centre, autant en évidence qu'un livre ouvert (personne va me la pardonner celle là). La kunoichi passa l'index et le majeur d'une même main sur tout le long de cette page manquante qu'on avait arraché. Ça n'avait pas fait avec la plus grande délicatesse. Si on pouvait se fier au zig-zag grossier, la page semblait avoir désespérément été déchiré à la hâte. Tout en bas on pouvait encore lire un morceau.

Aya se releva et alla questionner l'homme qui l'avait assister jusqu'à maintenant à propos du contenu manquant.


-Non ce n'est pas normal, mais j'aurais cru que vous auriez commencé par l'autre livre, madame
-Celui sur les onis? Pfffft!
-Je parlais de "Les yokais parmi nous", cela me surprend que vous ne l'ayez pas considéré
-Euhhhh... euh non... mais vous n'auriez pas une seconde copie de ce bouquin? On pourrait...
-Non... hélas, coupa-t-il accompagné d'un long soupir comme si il avait honte de ne pas pouvoir l'aider

Ils furent interrompu par Shura, qui s'approcha d'eux, un lambeau de tissu maculé de sang dans la main, qu'elle tendait dans sa direction. Obéissante à sa partenaire, Aya  baissa son regard au sol un instant pour penser, puis le releva pour fixer l'autre ninja.

-Je ne me souviens pas avoir vu les vêtements du mort déchirés. À quel endroit l'as-tu trouvé? Semblait-il bien en évidence, ou laissé derrière inconsciemment par accident en s'éraflant? Si plus de sang a coulé nous pourrions retracer... mais si c'est le sang de la victime et pas le sien... mmm, lui répondit Aya qui s'en allait presque marmonner à elle même à nouveau vers la fin de sa phrase, avant que cela lui revienne qu'elle avait aussi quelque chose à dire. Rien cherché sur les poisons, mais j'ai mieux!

Aya lui montra le livre bien ouvert dans la figure là où il manquait une page.

Spoiler:
 

On pouvait lire dans le bas, quelques mots qui avaient été, convenablement pour eux, épargnés à la supression. Les idéogrammes lisaient "suivre maison", puis "sang" dans une autre phrase.

-Il dit qu'ils n'ont pas d'autre copie et que ce n'est pas censé être fauché de cette manière, enfin, peu importe la manière... ce n'est pas censé être fauché du tout!

Ses bras étirés et immobiles, elle se releva un peu pour que sa tête dépasse de sous le livre, lui permettant de voir la réaction de Shura face à son indice.
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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Jeu 12 Mai - 1:17

La shinobi était en pleine conversation avec l'un des moines lorsqu'elle avait fait irruption dans la pièce et Shura n'y porta au premier abord pas beaucoup d'attention. Elle attendit un petit moment qu'elle observe ce nouvel indice et qu'elle réfléchisse à ses propres conclusions, puis elle commença à lui en faire part. Visiblement, elle en arrivait au même point qu'elle. C'était plutôt une bonne chose qu'elle ait trouvé ce morceau de tissu, il allait sans doute pouvoir les aider à traquer le tueur.

— Plutôt laissé derrière inconsciemment, déclara-t-elle pour répondre à sa première question. Les vêtements de la victime n'ont en effet pas été déchirés et je n'avais pas trouvé de trace d’éraflure ou de coupure lorsque j'ai examiné son corps.

La jeune femme ne prit pas la peine d'énoncer la conclusion finale puisqu'elle coulait de sens. Son regard se porta cependant sur le moine, témoin de la scène et elle essaya de le jauger un instant. Si jamais c'était l'un des religieux qui était le meurtrier, alors mieux valait espérer qu'il s'agisse d'un homme de confiance et qu'il n'évente par leur discussion. Ce pouvait être lui aussi. Qu'allaient-elles faire s'il faisait disparaître le vêtement déchiré, la seule preuve, si mince, sur laquelle elle avait pu mettre la main ?
Bah, si elles arrivaient à prouver qu'il s'agissait bien de quelqu'un au temple et qu'elles ne trouvaient pas la personne en question, elles pourraient savoir assez facilement vers qui se tourner pour avoir de nouvelles réponses, cette fois-ci.

Elle fut ravie d'apprendre qu'Aya avait elle aussi trouvé un indice. Voilà que l'enquête avançait ! Et quel indice ! Une page manquante, carrément ? Méticuleuse, elle examina un moment ce qu'il restait de la page arrachée puis, prenant le livre entre ses mains, se mit à l'observer sous toutes les coutures. Il était lourd et ancien, sans doute une possession acquise depuis longtemps par le temple, pas si régulièrement consulté que ça, mais le temps avait quand même fait son travail sur les pages.
La jeune femme chercha un instant à se remémorer si elle avait pu connaître un tel ouvrage et même en lire quelques pages, mais la réponse se fit assez clairement dans sa tête : bien sûr que non ! Rien qu'à voir la tête du livre, elle n'avait pas envie de le lire et elle n'avait jamais eu le besoin de s'intéresser plus que ça aux yokai jusque là, alors pourquoi aurait-elle ne serait-ce que posé ses yeux là-dessus ?

— Très intéressant. Les mots qui restent peuvent peut-être nous fournir une idée du contenu de la page…

Ce qui était surtout intéressant, c'était de se dire qu'on avait arraché à la va vite cette précieuse page ! L'idée que quelqu'un d'ici ait voulu maquiller un meurtre anodin se faisait de plus en plus crédible dans sa tête maintenant. Mais elle garda cette pensée pour elle-même. Bien sûr, elle la partagerait avec sa partenaire dès que possible, mais pas en la présence du moine, et elle avait encore besoin de lui.

— Dites-moi, c'est bien vous qui tenez la bibliothèque ? Demanda-t-elle simplement.

L'homme acquiesça. Voilà qui était parfait !

— Pensez-vous que vous pourriez retrouver le contenu de cette page ? De mémoire, je veux dire. Ou bien si vous connaissez quelqu'un qui en soit capable ? Même si cela ne nous aide pas, il serait fort dommage de perdre ce précieux savoir.

Difficile de cacher son intérêt à ce sujet, mais s'il était un peu naïf, sa dernière remarque devrait bien faire son effet. Bon elle n'y croyait pas trop, mais ça valait peut-être le coup d'essayer. Leur enquête commençait sérieusement à avancer et si elles avaient un peu de chance, grâce à cette connaissance, elles pourraient se mettre à questionner les moines et à chercher un comportement suspect.
Shura plongea son regard sombre dans celui de l'homme, prête à détecter le moindre de ses mensonges.

— Eh bien… Shutaro a une excellente mémoire et c'est un bon lecteur, répondit-il, légèrement embêté à l'idée de ne pas pouvoir les aider plus que ça. Un instant, je vais le chercher.

Sans traîner, il sortit de la bibliothèque en quête de l'homme dont il venait de leur parler. Profitant de sa courte absence et du fait qu'elles soient seules, Shura leva ses yeux sur Aya.

— Je pense que nous devrions chercher parmi les habitants du temple et notamment ceux qui viennent souvent ici. Qu'en pense-tu ?
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Mibu Aya

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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Mer 14 Sep - 8:00

Aya réfléchissait silencieusement pendant que Shura traitait avec le moine jusqu'à ce qu'un détail vital vint l'illuminer. Elle devait attendre qu'il les laisse toutes seules et vite, ses propos lui brûlant les lèvres d'impatience. Une danse de victoire jaillit dans son esprit à l'instant où sa partenaire vira le moine, comme si elle avait pu lire ses pensées.

«Shura tu es géniale!» se dit-elle.

Alors que l'homme s'éloignait, Aya s'approcha de sa collègue pour que leur conversation reste plus discrète mais celle-ci prit la parole en premier, ayant apparemment elle aussi quelque chose à dire. À sa surprise, elle semblait être arrivé à la même conclusion, ou au moins quelque qui y ressemble. Si ça ce n'est pas de la télépathie! Elle parla à une intensité se trouvant à mi-chemin entre la voix moyenne et le chuchotement, tenant absolument à ne pas être comprise par un autre:

—Je le pense aussi...! Je veux dire... le tueur ne voulait pas qu'on lise cette page mais alors, il a prévu qu'une connaissance la lise, il s'y attendait, sinon ça lui est inutile, il aurait créé une preuve en essayant de couvrir ses traces. Soit il est vraiment stupide... ou il tente d'incriminer une personne du temple. Il savait exactement ce qu'il faisait et où il allait.

La kunoichi prit une pause pour regarder derrière elle et les environs pour s'assurer que toujours personne ne les écoutait. Ses doutes dissipés, elle poursuivit sur le même ton:

—Ce n'est pas n'importe qui qui peut s'infiltrer ici pour faire du sabotage et encore moins pour commettre un meurtre en plus. Je doute moi même en être capable, je me ferais sûrement repérer avant d'avoir achever la boucherie sur son visage...

Elle vérifia à nouveau autour et vit un visiteur venu faire sa petite prière les regarder avec confusion avant d'être intercepter par un vigile avant même de pouvoir entrer au temple. Il avait l'air de sérieusement se demander ce qui passait et si il était censé être ici. Il était venu tel un paysan, avec un kimono d'un vert très peu flamboyant et une barbe moyenne. Il tenta de jeter un coup d'oeil par-dessus le vigile pour comprendre mais ce dernier ne tarda pas à lui faire rebrousser le chemin dans la force. Par ailleurs, les religieux n'étaient toujours pas revenu. Pourtant ils ne pouvaient pas être aller bien loin, elle-même ayant fait le tour du temple quelques fois pendant sa lecture. Cela lui paru bien étrange, mais elle en profita pour vider son esprit pendant qu'elle le pouvait.

—«Et pour nos indices je suis désolée de l'admettre mais j'ai bien peur qu'un morceau de tissu sans mon ne nous apprenne grand chose puisque le kimono d'où il provient pourrait déjà avoir été réparé ou détruit. La page manquante quant à elle ne fait qu'être suspecte mais ne révèle rien d'autre que quelques mots...» Entendant des bruits de pas se rapprocher d'eux, Aya s'empressa de reprendre une position de conversation normale comme si toutes les deux avaient simplement et innocemment parler de leur enquête pendant leur absence, sans les inclure parmi leur liste de coupables.

—On m'a dit que vous désiriez connaître l'extrait d'un ouvrage?
—Oui, hm voila... qu'est-ce qui suit à la maison pour ensanglanter les gens? dit-elle en mimant l'horrible plaie que la victime portait désormais au visage.
—Je vous demande pardon?! répliqua Shutaro en haussant les sourcils.
—Attendez c'est mal sorti! Hummm... tenez, dit la ninja en lui montrant l'endroit exact dans le livre. Cette page là a été retirée pour cacher la vérité, mais on peut tout de même lire que ce yôkai suit à la maison... et sang... je suis vraiment désolée, il arrive que j'aie du mal à m'exprimer!
—Misère! C'est un livre rare ça! Oh non non non non!
—Mais vous le connaissez, non? rétorqua la ninja qui peinait à être aussi déçue que Shutaro.
Après un bref moment d'hésitation, il se décida à parler.
—À vrai dire cela fait des années que je l'ai lu... mais je me souviens que c'était une créature de forme humaine qui s'attaquait à des personnes seules pendant la nuit. On les retrouvait défiguré comme ça le matin suivant.

Quelque chose ne tournait pas rond, surtout l'absence prolongée de toute à l'heure qui laissait un préssentiment malaisant. Si un yokaï avait vraiment commis ce meurtre, alors pourquoi est-ce qu'on le protègerait? Et qu'on demande à non pas un mais deux ninjas de mener l'enquête? Aya déposa l'ouvrage entre les mains de Shutaro et fit semblant d'aller lire par-dessus son épaule, mais à la place lança un clin d'oeil complice à sa partenaire et partit en douce. Se dirigeant à nouveau vers le coin des recueils, la ninja espérait retrouver "Les yokais parmi" nous ou quelconque autre indice récent ou agissement louche qui puisse être perpétré.

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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Dim 9 Oct - 21:03

Maintenant que le moine avait quitté la pièce, cela leur laissait quelques minutes pour discuter entre elles à peu près tranquillement. Chacune en profita donc pour donner à l'autre ses conclusions du moment et elles semblaient plutôt se rejoindre de ce côté-là. Celui qui avait arraché la page était probablement le coupable ou un complice et il avait forcément accès au temple avec un peu plus de liberté qu'un simple visiteur.

— Oui, c'est pour ça qu'un des résidents du temple pourrait être l'homme idéal pour ce genre d'opération. Puisqu'on cherche ainsi à brouiller les pistes, je pense qu'on devrait pouvoir retrouver dans les affaires de quelqu'un la page arrachée.

Elle lui sourit doucement, le regard brillant. Même si elles n'allaient peut-être pas directement arriver jusqu'à la bonne personne, le dénouement de leur enquête semblait s'approcher et il leur fallait agir vite maintenant.

— Ce ne sera sans doute pas notre coupable, mais quelqu'un qu'on aurait voulu piéger et ça, ce serait plutôt un bon indice pour retrouver celui ou ceux qu'on cherche.

Son regard suivit celui de sa collègue et elles purent toutes les deux observer l'homme qui cherchait à entrer au temple tandis qu'on en avait interdit l'accès pour le moment. Était-ce un simple hasard ou un éventuel coupable qui venait se renseigner sur les avancements de l'enquête ? Shura aurait bien voulu le suivre, rien que par curiosité, mais celui qui les avait aidées fini par revenir, accompagné de celui qui devait être Shutaro. Cela faisait un petit moment qu'il avait disparu et ça ne présageait rien de bon, quand il aurait dû se dépêcher pour accomplir sa simple demande. C'était louche, mais elles ne pouvaient pas l'accuser aussi simplement que ça et peut-être avait-il eu une bonne raison de traîner plus que nécessaire. Cela restait juste un point à éclaircir.

Aya s'empressa bien vite de poser sa question à Shutaro et celui-ci, bien qu'il ne put leur restituer exactement ce qui avait été écrit, leur apporta quand même leur réponse.

— Ça alors ! Ce serait donc un yokaï qui aurait commis cette atrocité ? S'exclama-t-elle. Pourriez-vous aller prévenir un onmyoji ? Je pense qu'il serait bien plus indiqué que nous pour enquêter et nous débarrasser de cette menace.

Puis, sans attendre davantage, les deux jeunes femmes purent s'éclipser rapidement, faussant compagnie aux deux hommes chacune à leur manière. Maintenant, elles n'avaient plus vraiment besoin de leur aide et il était temps de poursuivre leur travail sans être surveillées d'une quelconque manière.

— Bon, je ne crois pas une minute à cette histoire de yokaï, allons fureter un peu dans le temple maintenant qu'on n'a plus ces deux-là sur le dos, lança-t-elle à sa compagne tout en se dirigeant du côté des chambres où elles n'auraient normalement pas du accéder.

Mais elles étaient toutes les deux des shinobi n'est-ce pas ? Face à des religieux qui n'étaient pas vraiment entraînés à être des plus vigilants, il leur était plutôt facile de se cacher dans un coin sombre et de se glisser dans les couloirs sans se faire remarquer. Sans attendre un instant de plus, Shura poussa la première porte qu'elle trouva et commença son inspection. Étant donné leur mode de vie, ça n'allait pas être trop compliqué et elles devraient pouvoir en finir assez vite.



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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Dim 27 Nov - 5:41

Avaient-ils garder la page arrachée? Du point de vue de la kunoichi ce serait une erreur de garder une preuve dans les environs, et ils doivent avoir eu le temps de s'en débarrasser. D'autant plus que réintégrer une page déchirée c'est tout de suite bizarre dans un livre, ni la recopier sur une page nouvelle puisqu'elle ne conserve pas l'âge et l'usure des autres pages, même si ce n'est pas une oeuvre bien populaire.

Yokaï, onmyoji, enquêter, plus indiqué, débarasser, menace... ces mots se balançaient dans sa tête pour essayer de former une solution, mais ce n'était pas nécessaire pour qu'elle arrive à comprendre le sarcasme de sa partenaire. Il était clair que l'histoire était louche et elle s'était demandé plusieurs fois pourquoi ils avaient besoin de deux ninjas. L'affaire était incensée, débile presque. Si ça se trouve, le jônin d'Eichiiro ont tout de suite su avec qui ils avaient à faire et a voulu tester Shura. Et moi qui suis-je? Je suis également testée par mon jônin? Enfin bon, nul besoin de dormir sur une hypothèse, je ne dois pas m'arrêter.

Aya s'empressa de boire une rasade de sa gourde histoire de bien se remettre les idées en place.

Une fois à la librairie, elle décida de lire "Les yokaïs parmi nous" en pensant pouvoir reconnaître des yokaïs qu'elle n'avait pas vu en survolant le premier livre. Une idée stupide et douteuse certes mais la ninja était prête à déraciner le temple pour trouver le coupable. Heureusement elle ne pouvait pas appliquer cette folie soudaine avec le bouquin élu qui manquait. L'avaient-ils rangé? Les autres livres qu'on avait piocher des étagères pour elle étaient encore là pourtant. La ninja eu un petit tic d'oeil et bu à nouveau de sa gourde. Peut-être encore une autre. Elle avait littéralement envie d'arracher le temple du sol à présent.


«J'AI BESOIN D'ASSISTANCE!» hurla-t-elle du haut de ses poumons. Il n'y avait pas beaucoup de tons qu'on pouvait employer à ce volume mais elle s'efforça de rester neutre pour ne pas déranger sa collègue qui pourrait croire qu'elle avait réellement besoin de son secours. Elle se répéta: «ASSISTANCE! ASSISTANCE!»

Un moine avec lequel elles avaient précédemment interagi ainsi que Shutaro vint à pas rapides. Le premier avait un air mécontent, quant à Shutaro il était derrière, discret, comme il voulait s'effacer.

«Qu'est-ce qui vous prend de crier comme ça dans un temple?» demanda le premier.

Comment leur faire cracher le morceau maintenant qu'elle les avait devant elle? Les secouer et les violenter en leur criant une question jusqu'à ce qu'on lui réponde? Non non ce n'est pas son genre de faire ça, surtout pas avec son physique. D'autant plus qu'aucun détective qui se respecte n'aurait jamais recours à la brutalité. En tout cas pas autant. Le futé surpasse la brute.

«Désolée, je voulais seulement que vous vous dépêchiez à me dire pourquoi vous avez tuer ce pauvre homme» dit-elle en plongeant son regard noir dans le sien, déviant dans celui de Shutaro, la tête ailleurs, avant de regagner l'autre moine.

-Quoi?! Où voulez-vous en venir?
-Ou pourquoi je me retrouve à faire le devoir d'un onmyoji?
-Vous avez à retrouver un homme et non une bête...
-Qui est un yokaï? [...] Vous allez me répondre? [...] Shutaro!!

Fuyant et semblant être dévoré de culpabilité,son regard était projeté dans la bibliothèque, quant à son collègue, il le lapidait de coups d'oeil. Il devait seulement être complice mais pas un coupable, couard comme il est.

-Je suis sûre que vous seriez plus rapide que le livre pour me dire quel yokaï a versé le sang
-Nous ne le savons pas...
-Je me demande bien qui a pu arracher la page dans le livre que tient ton ami. D'ailleurs, est-elle arrachée dans les deux livres?
-Il n'y a aucune page arrachée
-S-s-si, elle a raison...

Shutaro tenait le livre à la page manquante, le visage rouge et la tête baissée.

-Tu n'as pas l'air aussi surpris que lui quand je lui ai montré. Il est le seul à ne pas être dans le coup?
-Mais vous perdez la tête?! Ce doit être l'alcool, Okaruto

Elle jeta un regard derrière elle pour vérifier que personne ne l'approchait: rien. En retournant la tête, elle vit que l'homme avait inséré la main gauche dans son kimono, ayant cependant pausé son geste en apercevant que le regard de la kunoichi était revenu sur lui.

-C'est la page que vous allez chercher? Ou les pages, enfin peu importe

Il reprit son geste et sortit une dague bon marché (dans le meilleur des cas) qu'il s'empressa de dégaîner.

«Vous comptez sérieusement attaquer un ninja? En passant, est-ce qu'il s'agit de l'arme du crime?» dit-elle en posant une main sur le manche de son kodachi.

«Silence!» répliqua-t-il avant d'attaquer aveuglément comme un taureau.

C'était à se demander si il l'avait déjà utilisé dans sa vie. Mais elles n'avaient plus à chercher de preuves: depuis quand les moines ont des dagues sur eux? L'agression n'était le glaçage sur le gâteau. Aya n'eut qu'à faire un pas sur le côté pour l'esquiver. Puis pour prévénir un second assaut, elle battu le côté de son genou d'un coup de pied, ce qui produisit un son désagréable qui ne pouvait être décrit que par la grimace que son agresseur esquissait. Il se tenu la jambe par réflexe et échappa son arme, qu'elle fit glisser à l'autre bout de la pièce avec son pied. La ninja se tourna ensuite vers Shutaro et s'approcha de lui, la main toujours sur son manche et se demandant ce qui l'avait retenu de ne pas casser son nez en plus.

-Shutaro!
-J'ai seulement trouvé un yokaï pour couvrir le meurtre! Je ne sais rien d'autre! Je le jure! J'avais tellement peur qu'ils me tuent aussi!!
-À ce point ci ça n'a plus d'importance, mais quel est ce yokaï?
-Kuchisake-onna, on dit que c'est le spectre d'une femme qui aurait été tué en se faisant ouvrir le visage en deux à la bouche
-Elle suit les gens jusque chez eux?
-C-ce n'est pas aussi simple que cela, mais c-c'est possible, oui...

La ninja n'avait pas recueillit tout ce dont elle avait besoin mais elle avait percé leurs mensonges, se demandant si elle et Shura devaient à tout prix rester d'être ici ou ne vaudrait-il pas mieux qu'elles aient prévénir la police. Ou si elle avait besoin de traîner le moine par le collet pour le montrer à Shura. Elle aida Shutaro à se relever, probablement était-il tombé pendant le combat de tout à l'heure, par peur.

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MessageSujet: Re: Un assassin à Kokyuu Jeu 22 Déc - 8:39

Se faufiler dans le temple était comme un jeu d'enfant. Le moindre bruit pouvait attirer l'attention tant le calme régnait, mais elle avait appris depuis la plus tendre enfance à rester silencieuse et à disparaître derrière les murs. À cette heure-ci, il n'y avait personne dans les chambres et leur mode de vie était tellement restrictif qu'il n'y avait pas grand-chose à fouiller. Il ne fallut que peu de temps à Shura pour trouver la chambre de l'homme qu'elles soupçonnaient. Enfin elle n'était pas certaine que ce soit celle-là, mais elle trouva des choses intéressantes dans cette pièce, comme des pages arrachées négligemment cachées dans une commode et, fait notable, elle dégotta même son journal.
L'imbécile avait-il tout noté là-dedans ? Elle ne prit la peine que d'y jeter un rapide coup d’œil. Il semblait que leur affaire soit presque terminée.

Ainsi, sans perdre davantage de temps, elle sortit des chambres et prit immédiatement la sortie du temple. Pas la peine d'aller informer sa comparse sur ses trouvailles, c'était d'autant mieux si elle tenait les deux moines occupés et qu'elle les empêche de s'échapper.
Puisqu'elle avait prit la peine d'explorer un peu la ville lors de son arrivée, elle n'eut pas de mal à trouver les autorités et elle ramena avec elle un samouraï qui se chargerait de l'arrestation. Ils étaient au courant du crime qui avait été commis et son discours sur l'affaire pu rapidement les convaincre, il leur avait paru plutôt crédible, d'autant plus avec quelques preuves à l'appui. Bien sûr, il fallait entendre le concerné et déterminer si tout concordait, mais elles avaient déjà fait une grande partie du travail.

Ils se rendirent donc rapidement jusqu'au temple et dans la bibliothèque où se trouvait encore Aya. Beaucoup de choses semblaient s'être passées en son absence puisque celle-ci avait immobilisé l'un des hommes et que Shutaro avait l'air plutôt effrayé par la scène qui s'était déroulée sous ses yeux. Shura s'avança jusqu'au trio et leur présenta brièvement le samouraï.

— Je vois que tu as pu les faire parler, déclara-t-elle simplement.

Puis elle sortit le journal et les pages arrachées qu'elle avait trouvé un peu plus tôt.

— C'est à vous, je présume ? Ce n'est pas très malin de votre part franchement.

Le samouraï commença alors à poser des questions et l'homme, déjà vaincu, senti bien qu'il aller y passer s'il continuait de ne rien dire. Toutes les preuves allaient contre lui et il était temps qu'il révèle le criminel. C'était l'un de ses amis, un marchand dont un échange avait mal tourné. Craignant pour sa vie et son commerce, il avait fait appel à lui et ils s'étaient arrangés pour maquiller le meurtre en une attaque de yokai. Finalement, ça ne leur avait pas beaucoup réussi.

— Je pense que nous avons fini notre travail, dit-elle en s'inclinant légèrement pour saluer le samouraï.

Elle ne comptait pas s'éterniser ici maintenant que tout était réglé et que les personnes concernées étaient entre de bonnes mains. Leur mission touchait donc à leur fin ainsi que leur duo, Shura salua alors sa compagne d'un jour et reprit sa propre route, elle avait hâte de rentrer au village.



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