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 [Terminé] Secrète Destinée, Déesse de Pierre et Volcan Apaisé.

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Amadotsu Kodan

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Taisho

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MessageSujet: [Terminé] Secrète Destinée, Déesse de Pierre et Volcan Apaisé. Dim 10 Avr - 10:53


Une semaine éphémère s'était déroulée, comme une aparté dans le chemin que la vie suivait, comme des parenthèses qui lui avait permis d'entrevoir d'un point de vu tout à fait différent l'existence qu'il menait. L'irruption de celle qui avait engoncé son cœur dans une cage dont elle était la seule propriétaire de la clé, la présentation d'un fils dont il avait tout ignoré et qu'il avait accepté dans une déconcertante simplicité, un fugace instant après qu'on lui ait annoncé sa nature.

Sa reconnaissance envers l'héritière des Chizuru et le sentiment brûlant qui ne l'avait jamais quitté à son égard furent les sources de ce qui le retira à sa réalité. Sept jours s'étaient passés hors du temps, hors du monde des obligations d'un samouraï des flammes et il les avaient vécus comme la suite logique de ce qui avait été entrepris cinq années plus tôt. Puis ils s'étaient terminés et une nouvelle vie s'annonçait à lui dont il avait échafaudé les bases durant prêt de deux mille jours.

La guerrière des brumes que son âme avait choisie n'était pas ce que le clan accepterait de son Taisho. Il ne regretterait pas les partages charnels de ces retrouvailles ni ne considérait ces derniers comme une trahison pour qui que ce soit. C'était là les fragments de ce qu'il avait été autrefois et auxquels il venait de faire ses adieux.

Ils étaient repartis pour le domaine de Kasugami quand lui reprenait la route que son destin lui avait écrit : Celle du généralissime incandescent, héritier en tout et pour tout de Zenmyo Akai Isamu dont on venait de lui offrir le rang et dont il s'apprêtait à prendre pour femme la veuve. Son affection pour cette dernière se tenait proche de celle qu'il avait pour la mère de son enfant sans pouvoir pourtant la surpasser, mais dans l'ordre des choses, elle était le choix le plus rationnel qu'il pouvait avoir et le fait qu'il fusse devenu le Seigneur des armées du Feu était en soit un signe assez évident pour qu'il retrouvent Nadeshiko et son domaine à brides abattues.

La merveilleuse Dame n'était jamais pleinement revenue de ses longs songes depuis qu'il l'avait ramenée en Terre Setsu et son réveil, s'il avait été le témoin de leur promesse mutuelle de s'appartenir un jour, n'avait donné rien de plus qu'un humble baiser avant qu'elle ne fut prise d'un sombre mal dont aucun médecin ne semblait pouvoir la sortir. Avant d'être appelé à revenir dans son propre palais, il avait fait mander jusqu'aux Omnyouji fidèles à Moegami, poussé dans sa détresse à croire que l'héritière des Zenmyo fut en état de possession maligne.

Dorénavant qu'il reprenait la route de la demeure de la noble famille et de celle à qui il voulait se dédier à présent, seul le désespoir accompagnait sa voie. Le sourire ineffaçable du Volcan s’estompait à mesure qu'il réduisait la distance qui le séparait d'elle et de son triste état. Aucune bonne nouvelle n'était venue à lui et il ne s'attendait pas à en recevoir une en chemin. Enfin, il pénétra dans la maisonnée, comme un serment qu'il ne ferait jamais plus défaut à sa promise.

Kirito aurait toujours une place dans cette vie, mais Saya ne serait plus que la mère de ce dernier et lorsqu'il fut certain de ce fait, passer le pas de la porte de la vaste habitation fut une épreuve insoutenable pour sa psyché, si bien qu'il manqua de s'effondrer sous le poids de la signification de l'enjambée qu'il se préparait à faire.

Puis, le visage fermé dans l'expression d'une profonde certitude de ne faire plus qu'un avec le trajet qu'avaient définis les Dieux pour lui, il parvint à trouver la force de franchir le séant et d'embrasser la route pavée qui se dessinait à son égard jusqu'au chevet de sa possible. Il la retrouva comme il l'avait laissée. Amoindrie, amaigrie. Tout était pareil à son départ de la Capitale. La lumière de ses yeux s'était à nouveau estompée derrière des paupières, comme si il n'avait été autorisé qu'une seule fois à contempler les iris qu'elles masquaient.

La vieille Kaede gravitait toujours autour de sa maîtresse, lui prodiguant tout les soins qu'elle pouvait et l'odeur d'herbes trahissait de la présence récente d'un médecin qui se sera inévitablement heurté à l'incapacité que ses pairs avaient eu avant lui d'améliorer en quoique ce soit l'état de la jeune femme. C'était finalement comme si elle n'était jamais revenue de son long sommeil et Kodan se souvenait l'état dans lequel l'attente de son précédent réveil l'avait lui-même plongé. Mais cette fois ci, il était prêt à s'infliger la punition de cette patience imposée.

Elle était son devenir et il avait tiré un trait sur bien trop de choses pour l'abandonner à son sort. Il s'agenouilla à ses côtés comme il l'avait fait avant de la quitter moins d'un mois plus tôt et comme si cela n'avait jamais eu lieu, il reprit sa main dans les siennes, de la même façon qu'il l'avait tenue avant qu'elle n'émerge de ses songes surnaturels. Le premier Amadotsu ficha alors son regard sur les traits usés et clos de la Maîtresse des Zenmyo et il lui murmura, pourtant conscient qu'elle ne répondrait à aucun de ses mots :

O'hayo, Nadeshiko… Je suis là. À vous jusqu'à la fin. Ma vie passée appartient à ce dernier, mon avenir est à vos côtés… Si mes forces seules sont insuffisantes pour vous épargner les maux qui vous submerges, je trouverais celles qui parviendront à vous en libérer. Dusse-je disparaître en le tentant. Vous m'aviez dit une fois espérer que vous ne me causeriez plus jamais de souci lié à votre état… Quelque chose semble souhaiter donner défauts à vos paroles…

Il avait dit cela comme une triste espièglerie à laquelle il ne parvint même pas à sourire, se contentant simplement de d'amener le membre sans force de la belle jusque son front et de l'y plaquer. La température de sa peau n'était plus jamais redevenue normale depuis qu'elle était sortie de son coma. Tantôt plus brûlante que les Volcans du domaine du bushi et parfois aussi glaciale que le domaine de Itegami.

C'était bien là la seule chose qu'il était capable de diagnostiquer, comme le fait de rester à son chevet était l'unique acte qu'il puisse faire. Des années d'apprentissages, depuis sa plus tendre enfance, sur la voie du guerrier s’étiolaient fragilement face à l'inutilité qu'elles représentaient, elles et les soit-disant maîtrises qui en découlaient et qui avaient fait sa fierté jusqu'à ce jour. Tout ceci n'était que vacuité à présent.

Le fier Général Igné, sensé personnifier le rempart protecteur de toute une nation, ne pouvait pas même protéger une seule et unique femme. Gekido avait bien mal choisi son bras droit, le porteur de la lame du clan. Kodan soupira et fit le vide en lui afin de ne pas laisser libre cours à son émoi, de ne pas lui permettre de le submerger, d'être le rempart solide qu'il avait toujours souhaité être, ne faire plus qu'un avec la pierre, maintenant que le feu de son âme se montrait si inefficace.

Ses prières changèrent un instant fugace de destinataire et pourtant, le court moment suffit à ce qu'il ressente un contre-coup inédit. Trois décennies de fidélité aux Kamis et plus particulièrement celui des Setsu ne lui avaient jamais fait ressentir cela. Il se crispa aussi rapidement que l'impression était venu : quelque chose lui avait répondu. Ses poils se hérissèrent dans son dos, sous son kimono et son armure, il fut prit d'une chair de poule incontrôlable.

Mais cette inconscient fut balayé immédiatement était-il apparu pour être totalement remplacé par autre chose. L'intervalle ne s'y prêtait pas et pourtant… On vint à lui aspirer toute crainte, toute les peines qu'il aurait pu ressentir, les rares peurs qui parvenaient à l'atteindre. Il ferma les yeux pour goûter la paix qu'on lui imposait, mais qui se révélait plus que bienvenue en ces temps de doutes, puis il se rendit compte que plus un seul bruit n'était audible autre que sa propre respiration et le frottement des plaques de son revêtement de combat sur son kimono.

Écrasante était la présence qui se tenait derrière lui, tenant l'opportunité de lui ôter la vie sur-le-champ si elle le souhaitait sans que la moindre impression d'un tel geste ne se fasse ressentir. Ses réflexes lui ordonnaient de faire volte-face, de dégainer sa lame et de faire front. Il n'en fit rien, abandonnant au Destin le choix de lui prendre son dernier souffle ici, tout de suite ou de lui laisser entrevoir l’omniprésence que seul ses yeux ne voyaient pas pour le moment.

Il se retourna donc avec une lenteur mesurée, déposant la main de sa promise sur sa poitrine et se relevant dans le même mouvement. Si la fin venait le rencontrer, il le ferait debout et digne, fier du chemin accompli jusque là. Ce que ses prunelles lui décrivirent alors ne tint en aucun cas à la mort. Quelque chose, à moins que ce ne soit quelqu'un… Le jugement était impossible à prononcer… Se tenait bel et bien dans son dos, sur le pas de la chambre de Nadeshiko.

Aussi étrange que cela puisse paraître, ce fut comme si tout était à sa place. Face à lui se tenait une incarnation de la perfection humaine qui en était tout aussi éloignée dans le même temps. Une beauté surnaturelle, pareille à une sculpture dans laquelle l'artiste aurait piégé toute la grâce féminine du monde tout en lui retirant son humanité, la substituant à la place à quelque chose de bien supérieur encore.

Rien de guerrier dans les lignes que laissaient entrevoir les tissus la couvrant, simplement la finesse d'un corps que la moindre rudesse aurait épargné. La laissant encore échapper au genre humain, ses longs cheveux attiraient et reflétaient sur eux la plus petite particule de lumière présente, les rendant plus blanc que l’œil n'aurait pu logiquement permettre de les distinguer. C'était pourtant avec force de détail que le vaste samouraï parvenait à en décrire chaque tige, les suivant à l'infini tant ils se montraient long.

Mais ce qui le frappa le plus sur le moment tint à la familiarité qu'il ressentait à la vu des traits de l'incarnation, comme une connaissance tout en lui étant parfaitement inconnu. Il y avait une telle logique à ce qu'elle se trouve en ce lieu que le choc dont il avait été certain d'être prit ne vint jamais. C'était comme si tout en cette place entre lui et cela, le regard qu'ils s'échangeaient, leur posture et leur existence même tenait d'un fait inéluctable, écrit depuis des milliers d'années d'une main Divine.

Divine, c'était exactement ce qu'elle était. Si cette créature se révélait être la gardienne des portes du trépas, l'accueillant pour son dernier voyage, alors un simple mot de sa part suffirait à ce qu'il la suive pour toujours et à jamais. Il savait que son cœur aurait du sortir de sa poitrine, qu'il aurait du se jeter à genou face à elle, qu'il aurait du se mettre à trembler, arracher le chemin de ses pupilles à cette vue qu'il ne méritait pas de découvrir.

Mais rien de tout ceci ne survint. Il était plus en paix qu'il ne l'avait jamais été, au royaume du silence, face à un être incarnant la perfection du féminin sans même effleurer une once d'humanité. Subjugué et apaisé comme en aucun cas pour le Volcan dont c'était pourtant le surnom, il ne put prononcer le moindre mot d'accueil, se jugeant indigne pour cela et malgré la masse de questions qui lui brûlaient les lèvres à cet instant. Ceci ne fut en rien un sacrifice, car en son fort intérieur, il lui paru évident qu'il pourrait passer l'éternité à admirer l'incarnation, dusse-t-elle ne jamais émettre un simple son.


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Kazan Chinsei-ka
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Zenmyo Miseki

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Kannushi

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MessageSujet: Re: [Terminé] Secrète Destinée, Déesse de Pierre et Volcan Apaisé. Dim 10 Avr - 12:44

Dans la nuit sans la nuit, la maison est encore sombre. Un vent qui semble venir d'hiver ne cesse de secouer les arbres feuillus. C'est le signe du destin, de la fatalité, de la mort. Lorsque la lune est noire, alors que Tsukiyomi ne tourne plus les yeux vers la terre, quand tout semble s'éloigner, c'est l'heure à laquelle s'entrouvre le Yomi. Terres obscures et de faim, la pierre qui en bouche l'entrée ne bloque cependant pas les malédictions de sa gardienne. Oui, la nuit est belle, cruelle, mortelle. Le souffle des morts murmure des soupirs aux oreilles des vivants. Celle qui a gouté aux mets d'ailleurs leur appartient dès lors. Celle qui a respiré l'air des morts ne peut plus vivre en paix. Celle qui a pénétré les autres terres est condamnée à y pourrir pour l'éternité. La corruption souterraine n'épargne ni les bons, ni les mauvais, ni même les arbres. Même les montagnes finiront pas s'erroder. L'eau rongera progressivement leurs chairs. Les insectes, seigneurs avides de toute terre, les creuseront pour s'y faire des nids. L'air achèvera de souffler leurs poussière hors d'eux. Tout est cycle, l'éternité serait trahir ce cycle. Seules les profondeurs que rien ne peuvent atteindre peuvent demeurer libres. Les neuf vies se sacrifient vite. La maison grince, grogne, se torture sous les assauts du vent. Dedans, y règne l'insomnie. Des chats, plusieurs, beaucoup, nombreux, sont couchés à l'abri. Même pour eux la nuit est trop avancée ; le ciel est trop sombre ; le vent est trop sec. Au milieu, sur un futon, immobile, dort une jeune fille aux yeux ouverts. Son regard vide contemple des réalités qui ne sont plus de notre monde, des souvenirs futurs, des prédictions passées, un présent nocturne. Sa mère souffre pourtant on lui souffle de ne pas y aller. On lui demande d'attendre. Elle attend depuis déjà tant de jours. Lentement, le temps ronge les chair et le vie s'écoule. Silencieusement, s'amaigrit le destin d'une personne. Alors, elle meurt. Malgré ces maux, malgré ces douleurs, malgré ces rêves brisés, l'infante-statue doit patienter, immobile ; le destin doit passer. Cette incertaine destiné est un fil qu'on voudrait tisser soi-même mais on se retrouve bloqué, sans droit, à regarder une vieille déesse agite progressivement ses aiguilles, au rythme des pierres, au rythme du temps, au rythme du sang. Au loin, la nuit n'a fait que calmer les gémissements. Le matin réveillera les morts. La princesse de pierre doit demeurer indécise pour que le futur s'accomplisse sans heurt. Pourtant, plus les jours coulent, plus elle se ressent une envie, un désir, un besoin. Le roc voudrait-il devenir une fleur, grandir, s'épanouir puis mourir à son tour ? Non, mais parfois aussi les pierres roulent le long des montagnes. Le visage figé de celle qui sera reine pense. Pourra-t-elle continuer à seulement penser ? L'idole est en train de se déliter jusqu'au blanchiment de l'horizon. Soufflent les brises ; elles n'emportent pas les tourments ; elles glissent le long des pierres sans oser s'arrêter. Le temps éclate. L'enfant qui ne sera bientôt plus en âge se lève comme une errante. À genou, tendant les bras comme un arbre sans eau. Les portes coulissent sans bruit dans la maison tremblante. Le fille sombre avance dans la nuit étrange. L'esprit va tout droit, le pas lent et mesuré, sûr et déterminé, traitre est tendre. Aujourd'hui, Miseki avance sans chat car la décision qu'elle est prise est la sienne. Seule, sortant du vent, se frotte contre sa jambe une chatte tricolore dans la queue longue et fendue est un mauvais présage. Elle sourit car elle aime les décision. Entrant dans une chambre protégée, celle qui a décidé de cesser d'attendre se penche vers le corps abimé de sa mère. Ses lèvres chuchotent une question :

« Veux-tu cesser d'être humaine ? »

Soupire un cœur de femme.


La douceur du jour réveille la vieille servante qui va auprès de sa maître. Elle soupire en voyant que son état ne s'est pas amélioré. Seule une odeur d'herbe brulée aurait pu trahir la présence qui avait pénétré les lieux peu avant l'aube. La femme âgée se mit à reprendre ses activités matinales, à s'occuper de sa maîtresse comme tous les jours. Elle sentait en elle-même qu'il était trop tard mais pourtant elle ne voulait pas se l'avouer. Il aurait été trop dur de se dire que tous ces soins auraient été vains, que personne au monde ne pouvait agir, qu'elle verrait mourir celle dont elle a toujours pris soin. À l'arrivée du guerrier, sans un son, elle s'effaça. Elle voulait que ces derniers moments soient doux, et ce n'est pas la présence d'une personne ridée qu'elle aurait voulu avoir comme dernière vue.
Des mots doux, des tendresses, des paroles qui ne seront pas échangés, pas avant que la maîtresse ne se réveille de son sommeil éternel. Le souffle lourd d'un destin silencieux, les amants se parlent mais leurs yeux ne peuvent plus se trouver. Un monde les sépare déjà, un monde affreux où il ne fait pas bon être. L'attente qui ne sera pas récompensée ne peut plus durer, doit cesser. Une goutte d'eau dans l'air. Même la maison s'immobilise sous le soleil dont la lumière ne lui appartient plus. Les poissons arrêtent leur danse dans le bassin. Les insectes ne bourdonnent plus. Il y a autre chose qui a pris la place, comme un silence assourdissant qui envahit tout et l'apaise. La violence a cessé d'avoir une raison. Tous les habitants de la maison s'immobilisent et tourne la tête vers le mur, comme mus par un pressentiment, mais aucun d'entre n'osent se lever. Ils sont comme paralysés par la tranquillité, figés dans le temps, ailleurs. Les ombres glissèrent au dehors et se mêlèrent à la lumière. Quelque de supérieur venait d'arriver, arriver de là où personne n'est censé le voir, de là où personne ne l'a jamais vu. La course des astres vient de se stopper. Le ciel a cessé d'être bleu pour devenir blanc. La maison n'en est plus vraiment une. C'est un palais, un temple, un autel. Quelqu'un qui n'est plus Miseki se tient à la porte. Son image entière se détache du reste du monde qui en devient noir en comparaison. Les cheveux blond comme l'or coulent jusqu'au sol sans jamais avoir eu d'attaches si ce n'est pas le vue d'un seul. Un seul homme est là pour assister au prodige ; un seul homme pouvait y assister ; un seul homme existe et il vient de l'appeler. Une aura de paix et de tranquillité avait entièrement recouvert les lieux, une bribe d''éternité, l'éternité que l'espèce humaine avait refusé au profit de la grandeur. Immobile, la déesse se pencha vers le pauvre mortel.

« Ainsi, c'est toi qu'elle a choisi. »


Bien que les paroles semblassent avoir été articulées précautionneusement, ses lèvres n'avaient pas bougé. La voix s'apparentait au doux frémissement des eaux souterraines alors que de silencieux filets d'eau purs viennent s'y mêler, il était comme le grognement de la pierre lorsqu'elle cède sous son propre poids, comme le doux souffle de la dune dont le sable avance, aussi vite que la déesse elle-même avançait. Deux grands yeux lui remplissaient le visage comme les lacs qui remplissent l'océan. Ils avaient la pâleur et le silence des pierres. Doucement, ceux-ci glissèrent vers le bas où gisait le corps fatigué de la femme malade.

« Nous voulons tous les deux la sauver. »


Tandis que son regard s'étant un instant arrêté sur l'objet de son amour, la déesse-pierre se trouvait désormais agenouillée à coté de la mère endormie, de l'autre coté de la pièce. Pourtant, elle n'avait pas bougé. Son regard était toujours fixé sur l'homme de pierre et de feu, comme une pierre attachée à la paroi d'une montagne. La divinité froide coupait sur le monde mais pourtant elle semblait totalement à sa place. Sa seule présence semblait avoir détendu les traits et rendu sa beauté passé à la jeune femme allongée, pourtant celle-ci restait définitivement immobile.

« Es-tu prêt pour un long voyage ? »


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Amadotsu Kodan

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MessageSujet: Re: [Terminé] Secrète Destinée, Déesse de Pierre et Volcan Apaisé. Jeu 14 Avr - 16:57

Au cœur d'un environnement auquel il ne maîtrisait rien, ses yeux lui mentant autant qu'ils lui offraient la stricte vérité d'un fait incontrôlable par l'homme de chair et de sang qu'il était, face à une incarnation faite de perfection et d'inhumanité mêlées, le bushi des volcans aurait du se sentir désemparé.

La peur face à l'inconnu de cette situation, son incongruité, son surnaturel et son incohérence étaient tout autant de justifications à l'effondrement de sa psyché, à l'anéantissement de son être moral et à la perte totale de sa logique. Pourtant, malgré que ces comparaisons furent le fruit de sa propre réflexion, ou plutôt de son instinct, jamais il ne s'était mieux senti que cela. Ignorant et sachant tout aussi bien ce qui se tenait face à lui, persuadé qu'il aurait du tomber à terre pour ne pas insulter l'absolu qui lui faisait front, une autre part de lui-même se trouvait détachée de toute urgence.

Ses priorités tombèrent une à une, ses émois disparaissaient petit à petit et une sérénité divine s'emparait de son cœur, comme si plus rien d'autre que l'être qui avait fait irruption dans la pièce de la façon la plus calme qui soit n'avait d'importance. Le premier Amadotsu n'était pour autant pas dépourvu de son libre-arbitre et c'est bien par un maître-choix qu'il se laissa dériver dans ces eaux bercée du plus doux des silences, l'un de ceux qui aurait pu paraître assourdissant à certains, mais dans lequel il se réfugia avec plaisir.

Elle était si petite et si grande à la fois, paradoxe réel, que lorsqu'elle s'attarda plus intensément à le dévisager, il n'était pas certain qu'elle le décrivait d'en bas ou le surplombant de sa magnificence. Puis elle s'adressa directement à lui d'une voix parfaitement claire sans que le moindre mouvement n'assaille ses lèvres sublimes et impassibles, le désignant pour élu d'une entité féminine dont il ignorait tout.

Dans un premier temps, il pensa étrangement à l'héritière des Zenmyo, mais fut persuadé que c'était bien autre chose l'instant suivant. Finalement, les termes employés pouvaient tout aussi bien tout vouloir dire en même temps. Le samouraï dont le statu n'avait ici aucune portée aurait voulu signaler son ignorance, demander la précision qui écarterait le caractère nébuleux de qui lui était annoncé, mais devant la merveille que son interlocutrice représentait, il n'osa en rien couper court à ces précieux mots.

Les Kiyooki, sa famille, n'avait jamais fait qu'un avec la pierre et y vivait depuis des générations entières et se jugeaient comme leur plus digne personnifications. Ce mensonge fut balayé par la pureté de la définition qu'elle constituait. Immuable, éternelle et pourtant fragile à la fois. Il se noyait dans l'océan minéral de son regard lorsqu'elle poursuivit par des propos qui auraient du se révéler des lances dans son cœur, ce qui ne fut pas le cas.

Le sujet du sauvetage ne prêtait guère à la confusion. Il se retourna doucement vers Nadeshiko en y découvrant la manifestation à son chevet comme si elle s'y était tenu depuis le début et sans le moindre déplacement annonciateur. Puis il revint à cette dernière dont un furieux pressentiment lui intimait qu'elle se trouverait toujours face à lui lorsqu'il reprendrait sa position initiale. Le bushi ne conçu aucun choc à la retrouver ainsi, pourtant certain qu'il aurait dû sombrer dans la terreur.

Qu'elle pusse partager le même besoin que lui de porter secours à la belle endormie l'intrigua tant que la magie l'environnant manqua de rompre et qu'il pu distinguer un détail lui ayant échappé jusque là. Ainsi, lorsqu'elle lui posa sa première et ultime question, il plissa les yeux pour toute réponse, se focalisant sur l'élément familier qui émanait d'elle depuis le début et qu'il lui avait fait défaut.

La finesse de ces traits, la douceur froide qui s'était avérée si chaleureuse lors de leur première rencontre, le dessin de cette bouche. Ces choses étaient trop nombreuses pour être masquée, malgré l'impossibilité qui se tenait en face de lui. Il fit un pas vers elle et tendit la main vers la joue de l'être improbable, mû d'un unique sentiment à présent. C'était elle. À n'en point douter. Les similitudes étaient trop flagrantes pour être ignorée.

Plus petite, certes, à l'opposée de la femme qu'elle fut tout en étant une parfaite représentation, plus jeune… Kodan fut tant certain qu'il faisait face au yorei de l'héritière des Zenmyo qu'il approcha d'elle, s'affaissant ou se redressant, il ne pu le dire, pour poser un baiser sur les lèvres de cette dernière. Ceci n'arriva pas. Il resta à la distance d'un souffle, ses yeux éclairés par la proximité. Elle lui ressemblait, c'était certain.

Mais ce n'était pas Nadeshiko. Ainsi, si prêt d'elle qu'il n'eut aucun effort pour se faire entendre, il répondit de sa voix de pierres roulants le long d'un versant escarpé, comme si ces mots tenaient d'une évidence :

Hai, kami-sama. Je vous accompagnerais là où l'Océan se joint aux cieux s'il le faut et si cela peut me permettre à nouveau de croiser son regard…

Il s'écarta d'elle une fois son vœu prononcé, sans que la gêne ne s'imprime sur son expression après son erreur, son cœur toujours bercé par la présence de la Déesse Pierre. Puis il ajouta en serrant fermement son obi autour de son armure :

Prêt à partir séant, même, que vous m'emmeniez au Jigoku ou face à Susano'o lui-même pour le défier.

À cet instant précis et face à l'incarnation, la peur ne paraissait plus avoir le moindre impact sur lui, pas même l'énormité de ce qu'il venait de dire. Enfin, il clôtura par une question qui avait moins pour signification de savoir à qui il avait affaire, mais plus particulièrement pour un simple usage, tant il était certain de son choix :

Si nous devons voyager de concert, comment dois-je vous appeler, Kami-sama ?


L-M-M-J-V-S-D

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Kannushi

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MessageSujet: Re: [Terminé] Secrète Destinée, Déesse de Pierre et Volcan Apaisé. Mar 3 Mai - 9:49

Le ciel est bien froid pour un matin d'été, un matin de promesse, un matin de futur, une belle journée pour mourir. Mais la mort paraissait encore loin du corps étendu dans la pièce malgré sa maigreur. Là où l'Océan se joint aux cieux, cette promesse n'allait pas être vaine, la base du pilier des dieux s'y trouvait justement. La déesse immobile au regard minéral, fixe le général qui s'engage par amour. Elle ne doute pas de sa décision, elle s'interroge sur le choix de son idole de chair. Son regard figé, posé sur l'homme n'est pas vraiment un poids, pas encore. Le temps viendra bien assez tôt des tourments et des regrets, des cris et des silences, de la volonté et du destin. Quel mortel est celui qui doit apporté la paix ? Quels seront les résultats de ce rêve ? Quelle idée que d'avoir choisi ce géant ! Cependant malgré les mots échangés, les promesses données, les questions sans réponses patientent. Déesse ? Le claquement de la porte surprend dans l'atmosphère de paix qui avait réussi à s'installer. Silhouette, grande dans la pièce, petite par rapport à la porte, belle par rapport au désespoir, se trouve devant, une main froide encore posée sur le bois. La reine au cœur de terre attend, le buste à moitié retourné, tournée vers le futur et vers ce qui doit arriver. La promise guette le mouvement de celui qu'elle a convaincu. Une autre image attire l'attention, petite, frêle, fragile, elle n'attire pas l'attention dans le vide ambiant de la pièce. Pourtant alors que ses yeux s'y posent, il semble impossible de la quitter. Grandes pupilles sombres, pelage blanc et, mirage sans doute, une seconde extrémité semble s'enrouler doucement autour de la première. La boule de fourrure est doucement posée sur le seuil comme expectative de ce qui va se passer. L'animal semble comprendre, un peu étrangement, un peu trop pour un simple chat, un peu plus que le général qu'il contemple. L'inertie n'y suffit ; on peu attendre une minute, deux, un coucher de soleil ; rien ne semble pouvoir encore réveiller cette immobilité. Il semble attendre, quelque chose, quelqu'un ? Ses yeux sont immenses mais certes moins que la déesse pour qui même le soleil semble avoir atténué ses traits derrière des nuages pâles, ses traits si minéraux, si calmes. La pierre de ces iris, ponctuées d'éclat qui sont tout sauf humain, brille dans la lumière albâtre, terne, fatiguée, fatiguée de la lenteur du monde peut-être. Les Voyages aussi peuvent être très épuisants. Alors que quelques pas rapprochent d'une déesse silencieuse, c'est tout un univers qui s'ouvre derrière la porte, des dizaines de pupilles fendues attentives comme regardant quelque chose qui est hors de la portée de simples humains. La femme-statue n'est déjà plus près de la porte, son sombre regard attend plus loin sur le chemin qui fait le tour de la demeure. Seul un chat s'arrache à la mêlé, un chat noir, grand et viril. Après un instant de méfiance et de mépris par rapport à son futur maître, il lui tourne le dos et s'adresse à sa reine :

« Il est heureux de voir que vous êtes revenue parmi nous. L'attente des chats fut longue mais certains n'ont jamais cessé de veiller sur votre corps. Il est à regretter cependant l'obligation qu'il y a à la gouvernance d'un simple humain. Soyez assuré cependant que votre serviteur Kazan ne vous fera pas défaut. Laissez-moi vous guider pour votre premier voyage. »

Le visage blanc s'amuse de la parole du chat mais aussi de la perplexité du Volcan fasse au nom utilisé. Le Chat blanc, lui, n'a pas bougé, fixé sur cet homme qui pourrait peut-être sauver sa dame. Il implore en silence. La présence céleste est déjà partie. Le jour semble bien nuageux par rapport à ce qu'il aurait pu être. Il ne reste plus que les chats contemplant un homme. La féline boule de cendre lui adresse une invitation peu bienveillante, un peu bourrue. La suite se déroule plus loin, à la fin du chemin. Sans l'attendre il se met d'ailleurs en marche. Les ombres silencieuses bougent leur tête au rythme du mortel invité. C'est comme s'ils savaient que leur destin en dépendait. Mais, ce ne sont que des chats, non ? Le jour semble bien trouble, midi doit être passé depuis un moment. Tant de temps s'est-il déroulé en un instant ? Les invités de la déesse s'éloignent de la foule animale. Lorsqu'ils furent hors de vue, un concert de miaulement rompit le silence surnaturel qui leur avait été imposé. Tous les sons revinrent ensemble, douloureux. Le bruissement des feuilles torturés par un vent violent, les cris de grillons égarés, les bruits de la ville.
À l'entrée de la demeure attendait un palanquin aux armoiries de l'empereur. Le chat qui n'était pas un simple chat le désigna du nez à l'autre homme. Des choses semblaient vibrer sous son poils. Les rideaux ouverts laissaient voir un corps étendu. Ce n'était pas celui de la déesse, il paraissait plus petit, plus enfant, il avait les traits des Zenmyo. C'est la dépouille de la déesse, endormie, plongée dans la pierre, immobile. À peine entré, le palanquin se souleva et le paysage se mit à changer derrière les rideaux qui venaient de se rabattre, poussés par un invisible bienfaiteur.
Le voyage commençait.


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Amadotsu Kodan

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MessageSujet: Re: [Terminé] Secrète Destinée, Déesse de Pierre et Volcan Apaisé. Lun 9 Mai - 13:46


Nulle réponse ne vint à sa question et pourtant, il ne connu aucune frustration face à cela. Ainsi face à un être le dépassant sur un nombre incalculable de plans d'existences, une part de lui criant qu'il n'était qu'un esclave de son Destin, une autre, bien plus grande, le rassurant sur le fait qu'il en était l'humble serviteur. Il n'aurait pu expliquer ce qui le poussait à cette totale acceptation alors qu'aucun élément ne le guidait sur ce qui venait d'être désigné comme l'ayant choisi, comme il lui avait été indiqué plus tôt.

L'enfant-Dieu lui faisant face – Il ignorait même pourquoi il était si catégorique à ce sujet, rien n'attestant de cette divinité autre qu'une impression qu'il ressentait comme un fer rouge au tréfonds de son âme – l'avisait d'un regard qui ne le voyait pas tout en le percevant dans le moindre détail et à cela, il n'éprouvait pas non plus une once de confusion. Le Général des flammes laissait place à un modeste mortel se sentant simplement porté d'une force qui lui était totalement étrangère.

Avec ceci, ses obligations et l'avenir des Setsu s'envolèrent, son esprit focalisé sur l'unique et fol espoir que lui avait amené les rares propos que l'être minéral et humain à la fois avait émis, insufflant un espoir qui avait disparu depuis que l'on avait prononcé face à lui le caractère impossible des maux affublant la maîtresse de la demeure où s'échangeait ce partage surnaturel.

Le temps s’égrainait de façon invraisemblable et depuis l'apparition de son interlocutrice, le bushi était devenu incapable de le compter, ni de l'estimer, sans pour autant que le fait lui fut pénible, porté par cette paix intérieure imposée mais en rien intrusive et qui lui apportait même un refuge inespéré face à la tempête menaçant de faire sombrer sa psyché.

Ce ne fut que bien après qu'il eut apparu que le Taisho remarqua la présence d'un félidé, en tout point identique à celui qui l'eut mené dans la demeure des Zenmyo, la première fois. Une voix en lui s'éveilla l'accablant des murmures de l'incertitude des origines de sa rencontre avec cette femme qu'il avait vu comme son destin. La question de savoir vers qui ou vers quoi l'animal avait voulu le mener à cet instant tourna dans son crâne comme une tornade et il en vint à se demander s'il ne s'était pas égaré en route finalement.

Il était tout à fait possible que déjà, des mois auparavant, on ait voulu le mettre en face de l'incarnation sublime lui faisant front. À nouveau, il était certain qu'il aurait du perdre l'emprise sur lui-même face à ces considérations, mais ce ne fut pas le cas. Il ne s'était jamais senti aussi stable qu'à ce jour, si proche du surnom dont on l'avait affublé depuis des années déjà.

La course du temps poursuivait son rythme illusoire, durant éternellement ou filant sans la moindre perspective de pouvoir s'y rattacher, pour qu'apparaissent enfin, depuis les ombres du seuil de la porte, de nouveaux félidés, attestant silencieusement de l'identité divine qui s'était exprimé par le biais d'une femme-enfant.

Kodan le pieux, celui dont l'arme même était la réplique létale d'un sabre votif, celui qui avait parcouru Yokuni toute entière pour faire face aux réceptacles des Kamis, l'homme de foi ne pouvait plus se dérober, car des félins et de la pierre n'était plus qu'un seul probable qui s'effaçait pour se transformer en une évidence.

L'éclatante et inexpressive hôte n'avait plus à répondre à son interrogation, car tout les doutes du Fils des Volcans s'évincèrent face à la Déesse Pierre, l'étiquette souveraine se soumettant d'elle-même. Face à cette prise de conscience, le guerrier ne prêta pas attention à l'expression qu'eut à son égard l'un des chats, mais il ne pu se dérober aux mots que ce dernier prononça.

Non pas qu'il se senti blessé du peu de considération dont il était la cible, car un souffle en son sein lui murmurait de doux propos rassurants et inintelligible à la fois, poursuivant de l’apaiser de façon continue, mais qu'on le définisse par son pseudonyme et que l'on se porta garant pour lui ne manqua pas de le laisser dubitatif. Il acceptait le Destin, l'accueillait comme son seul Seigneur, mais qu'un être puisse se permettre de se prononcer sur un avenir et un statu inconnu le mettait dans l'inconfort.

La jeune fille eut bientôt disparue, le laissant seul, les petites créatures pour uniques vis à vis. Il salua le félin de neige, lui assurant silencieusement qu'il ferait tout son possible pour ramener sa future au pinacle de sa santé, peu important ce qui lui serait demandé en échange, puis il parti à la suite du cendré impoli qui l'avait interpellé de manière peu amène.

Sur le chemin de la sortie du domaine des Zenmyo, les félidés s'éparpillèrent les uns après les autres, ne laissant le Samouraï qu'en compagnie du moins aimable du lot. Puis la réalité fut sur le retour soudainement, apportée par une myriade de miaulements qui s'effacèrent aussitôt, laissant place aux sons de la vie et de la capitale des Flammes éternelles.

L'héritier des Kiyooki aurait pu être choqué, s'interroger sur ce qui venait de se produire dans son ensemble, se laisser tomber dorénavant que la force étrangère n'était plus là, s'intriguer face à l'échange muet entre un porteur et un chat. Mais toute son attention se focalisa sur le visage d'une jeune fille révélé par les rideaux ouverts du palanquin qui l'attendait. Elle était l'être qui lui avait fait face, quelques temps plus tôt, tout en étant trop différente pour que ce fusse le cas.

Ce qui ne faisait pas le moindre doute était qu'elle était l'image même de Nadeshiko, bénie d'une plus grande grâce encore, telle qu'il n'en avait jamais vu, dans un immobilisme presque total. Rendue à sa mortalité, la Déesse n'en parut pas moins une pour autant, c'était même tout l'opposé au regard du bushi. Alors il grimpa dans le transport et s'installa aux côtés de l'endormie, passant l'une de ses mains robustes sur le visage tout juste eut-il prit place et demanda doucement, avant que l'infini ne l'emporte vers la prochaine étape de leur périple :

A l'image de celle que je souhaite sauver, tu te présentes ainsi assoupie, porteuse de ses traits. N'es tu que son reflet magnifié ? Incarnation d'une jeunesse qui ne cesse de vouloir la quitter ? Laissons nous derrière une simple enveloppe et te réveilleras tu ma promise ?

Il n'attendit guère de réponse à cela. Se contentant de lire l'inexpressif sur les traits de sa compagne de voyage et laissant derrière lui tout ses devoirs et sa vie sans même en éprouver une seule hésitation. De toute manière, les seuls qu'il pourrait regretter réellement étaient repartis à présent et il doutait de les revoir un jour.

[Suite du RP : Ici]


L-M-M-J-V-S-D

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MessageSujet: Re: [Terminé] Secrète Destinée, Déesse de Pierre et Volcan Apaisé.

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[Terminé] Secrète Destinée, Déesse de Pierre et Volcan Apaisé.

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