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 Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura]

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MessageSujet: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Lun 25 Avr - 14:21


    Le soleil se levait sur Yokuni et je devais me lever de bonnes heures pour aller nettoyer l’écurie de l’armée. Le vent se levait et soulevait ma chevelure attachée en queue-de-cheval, je caressais la tête de chacun des chevaux afin de les saluer. Quand j’arrivais enfin vers Kaze, ma jument, je lui fis un baiser sur le museau et lui frottai la tête. Je pris un balai et nettoyai l’écurie, ramassant le crottin au passage. Un membre de ma division vint à ma rencontre, je me redressais afin d’être à sa hauteur.

    « Taisa, on vous demande. »

    Je lui fis un signe de la tête pour confirmer. Je retirais mes gants et les posai par terre, j’essuyais la sueur de mon front, un vent frôlait ma nuque qui me refroidit tout de suite, je détachai mes cheveux. Je rejoignis le Taisa qui m’avait demandé.

    « Bonjour Noraneko, vous devez choisir 4 personnes pour une mission d’exploration. Nous avons choisi Tsuruchi Shura, c'est une mercenaire avec de très bonne capacité de pistage. Elle est très jeune et débutante, mais je suis sûre qu’elle siéra à la quête. »

    J’acquiesçais sans broncher et me courbai afin de me retirer. Je ne savais pas à quoi ressembler cette fameuse Tsuruchi, elle ne faisait pas partie de l’armée, c'était une mercenaire. Je n'aimais pas vraiment travailler avec les mercenaires, pour moi, il n'avait pas d'honneur. Tuer pour l'argent, ce n'était pas un travail digne. Mais je ne pouvais pas discuter le choix de mes supérieurs, j'espérais seulement que nous n'aurions pas à exécuter qui ce que ce soit durant cette mission. Je soupirais et décidais d’aller me changer et me laver afin de me préparer pour cette fameuse mission d’exploration. Il fallait explorer les environs de la capitale afin de chercher un quelconque indice de cette attaque de yokais. Après m’être préparé, je pris mes armes et allais demander à mes meilleurs soldats de m’accompagner pour cette expédition. Je me grattais l’arrière de la tête, comment j’allais faire pour trouver cette Tsuruchi ? Je demandais à l’une de mes subordonnées de dire à un supérieur de m’envoyer Tsuruchi à la sortie de la ville et que je l’attendrais là-bas. Nous partîmes en direction de la porte pour quitter la ville afin d’attendre la jeune fille.
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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Ven 29 Avr - 0:10

L'aurore avait à peine percé l'horizon quand elle sortit au plein air pour faire ses premiers exercices du matin. C'était un petit échauffement pour se mettre en forme et quelques entraînements à l'arc auxquels elle s'adonnait quotidiennement pour ne rien perdre et mieux encore, s'assurer une éternelle progression. Elle n'avait jamais peur de l'effort et donnait toujours son maximum, quitte à être épuisée à la fin de la journée et à dormir d'un sommeil lourd.
Ça n'avait pourtant pas été le cas cette nuit, après qu'on lui annonce une nouvelle mission, elle avait quitté le village pour se rendre sur les lieux et ne pouvait donc plus se considérer en sécurité. Elle n'avait alors dormi que d'un œil, prête à réagir à tout mouvement suspect, comme un animal au milieu de la nature. Mais elle y était tout à fait habituée, c'était sa façon de vivre : quand au village elle s'entraînait sans relâche, elle aiguisait ses sens et son attention à l'extérieur.

Aujourd'hui, elle devait se mettre dans la peau d'une autre personne, c'était une chose à laquelle elle s'habituait peu à peu, même si elle n'aimait pas jouer des rôles trop éloignés de sa propre nature. Ici ce serait plutôt simple, elle n'était qu'une mercenaire, une pisteuse et l'archère de toujours, rien qui ne s'éloigne de quoi que ce soit d'elle, hormis peut-être sa fonction première. Ainsi, elle était forcément ravie de pouvoir effectuer cette mission, elle qui aimait l'action et servir son clan ne pouvait pas être plus heureuse !
Elle allait travailler avec un groupe de samouraï, dirigés par une Taisa, Noraneko Yokona, qu'on lui avait dit évidemment apparentée au Taisho. Shura ne savait pas vraiment quoi penser de ces bushi, elle ne portait clairement pas leurs convictions, ayant appris à faire tout ce qui était dans ses moyens pour son clan, et pour le reste, elle suivait son propre code d'honneur. Ses valeurs n'étaient peut-être pas si différentes, mais elle aimait l'idée d'établir son propre code et de finalement faire ce qu'il lui plaisait. Elle était d'Eiichiro, elle se devait bien d'être libre comme le vent, n'est-ce pas ? Et sa position de shinobi lui permettait à peu près de jouir de ce genre de privilège, pas comme les samouraï qui restaient continuellement enfermé dans leur carcan. À la réflexion, elle se dit qu'ils devaient avec une vie un peu triste et ennuyeuse parfois. Imaginez, les pauvres gaillards obligés de mettre fin à leur jour par pure obéissance à un ordre stupide !

Mais elle laissa là de côté ses a priori et se dirigea vers la porte de la ville où le rendez-vous devait avoir lieu. Les deux femmes ne s'étaient jamais rencontrées, mais elle avait pris la peine de se renseigner pour savoir à peu près à quoi la Taisa ressemblait et elle était sûre de pouvoir la reconnaître, d'autant plus que les femmes samouraï ne faisaient pas légion, surtout à ce niveau dans l'armée.
La jeune femme arriva un peu à l'avance, étant plutôt du genre ponctuelle et même un peu plus. Elle aimait pouvoir repérer les lieux, se faire sa propre idée de la situation et avoir toujours de quoi réagir en cas de problème. Pourtant, elle n'eut pas à attendre très longtemps pour voir une petite troupe se dessiner, sortant tout juste de la ville.
Shura prit le temps de rester dans l'ombre de l'arbre auquel elle s'était adossée pour les observer un instant, très bref, mais juste assez pour qu'elle puisse connaître leurs visages et les jauger d'une première impression. Puis elle quitta son refuge et s'avança d'un bon pas vers celle qui serait sa supérieure pour cette mission.

— Bonjour Noraneko-Taisa, je suis Tsuruchi Shura, à votre service.

Elle s'inclina légèrement pour la saluer et prit un petit instant pour croiser son regard. Physiquement, elle semblait être tout son opposé : très grande, avec ses longs cheveux blonds, alors qu'elle était petite, fine, minuscule et en rien féminine avec ses cheveux un peu trop courts et son visage fermé.
Même son corps ne se distinguait pas vraiment dans l'habit de couleur vert feuillage, légèrement ample, qu'elle portait, un habit qui rendait honneur à son clan, mais qui lui permettait surtout de disparaître même dans les grandes plaines d'Eiichiro et de se confondre avec les grandes herbes ou la forêt. Il avait été taillé pour être pratique et non vraiment joli, ne la faisant pas tant apparaître comme une femme, mais plus comme le mercenaire qu'elle était.
Et puis, comme toujours, elle portait son arc et son carquois dans son dos, agencés parfaitement bien pour qu'elle soit prête à dégainer et tirer en cas de besoin.

— Si vous l'êtes vous aussi, je suis prête à me mettre en route, dites-moi ce que nous devons trouver ou traquer et je me mettrai au travail.

Sa voix était presque impersonnelle et il était sans doute assez étrange de voir une jeune femme de son âge se comporter de manière aussi sérieuse et professionnelle. Pourtant, bien faire les choses lui tenait énormément à cœur. Maintenant, Noraneko n'avait plus qu'à ordonner.



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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Lun 2 Mai - 13:58

    J’avais assemblé une petite équipe de 4 samouraïs sous mes ordres, des samouraïs femmes, bien entendu. Lorsque nous traversions la ville, tous les regards étaient rivés sur nous. Parfois, les regards pesaient sur nos épaules, car nous étions des femmes samouraïs et ceux qui n’avaient pas de problème avec le genre féminin, se demandaient s’il y avait un problème. Les terres d’Eiichiro étaient en danger autant que Yokuni, d’ailleurs. Nous avions de la chance comparée aux autres, mais nous ne devions pas forcément nous reposer sur nos lauriers. Au contraire, notre armée avait été moins touchée par les événements et nous devions en profiter pour aider les autres. J’ai eu quelques missions de « sauvetage » sur les terres d’Eiichiro mais ce n’était pas à moi d’aller aider ceux hors du clan Eiichiro. J’aurais bien aimé faire partie des festivités. Je tenais ma lance dans la main droite tout en traversant le village avec ma troupe pour quitter la ville.

    Arrivée à la porte, je donnais l’ordre de mission à l’un des gardes pour pouvoir sortir de la ville. Mais je devais attendre la jeune femme avant que les portes puissent s’ouvrir. Je n’ai pas eu à attendre très longtemps que la jeune fille vint à ma rencontre. Elle était petite et ne semblait pas très « féroce » et pourtant c’était une mercenaire, mais elle manifestait une certaine maturité. Elle me plaisait beaucoup, je sentais que je n’avais rien à craindre d’elle. Je fis un signe de la tête et un geste de la main pour avertir le garde d’ouvrir la porte.

    « Nous devons nous diriger vers Hakuba, qui est une ville magnifique d’ailleurs, la route sera longue donc il faudra prendre des chevaux »

    Les chevaux étaient prêts à l’extérieur de la ville, prêt pour le petit voyage que nous allions effectuer. Nous ne pouvions pas traverser toute la région à pied car ça allait prendre beaucoup de temps. Nous devions enquêter de la capitale jusqu’au nord de la région afin de trouver un quelconque indice sur ces attaques. Je souriais en voyant ma jument, Kaze qui hennissait à mon arrivée. J’empoignai les sangles, posai mes pieds sur les étriers et montai sur Kaze. Je la dirigeais de manière à faire face à Tsuruchi.

    « Montez sur Kaze, Shura-san. » disais-je avec un sourire

    Étant donné qu’elle était plus jeune que moi, j’avais tendance à la prendre comme une petite fille. Je ne pouvais pas la voir comme un mercenaire à cause de son jeune âge. Voyager avec moi était plus facile pour elle de pister et de chercher car elle n’avait pas besoin de s’encombrer avec un cheval. De plus, à cause de sa petite taille, un cheval aurait été dangereux pour elle. Quand tout le monde était en selle, je fis signe aux samouraïs de me suivre, je fis hennir Kaze qui traça en ligne droite vers le nord. Un vent souffla contre nos visages et la crinière de ma jument.

    « Le Kazegami est avec nous aujourd’hui. »

    Je souriais encore une fois car j’adorais traverser la région en cheval, surtout quand Kazegami était avec nous. Sentir le vent frôler son visage était vraiment agréable. Je tournai ma tête vers la droite pour montrer à Shura-san que je voulais lui parler. Je criais très fort.

    « Pourquoi le Taisa t’a choisi pour cette mission ? » mon visage se crispa car je n’avais pas pensé à mes cheveux.

    Je levai le poing gauche afin d’arrêter les samouraïs derrière moi, je levai les sangles afin d’arrêter Kaze, pris le ruban en soie attaché à mon poignet que j’avais attaché au préalable ce matin après mon travail. Je me tournais vers Shura-san.

    « Je pense que c’est mieux comme ça, non ? » je fis un petit rire
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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Mer 4 Mai - 0:30

Ce qui était assez étrange dans la petite troupe que dirigeait Noraneko était le fait qu'il n'y avait que des femmes. Shura ne pensait encore avoir jamais vu ça et se demandait si elle allait se sentir moins à l'aise en leur compagnie. En effet, elle avait plutôt l'habitude d'être avec une majorité d'hommes et s'en accommodait plutôt bien, pour peu qu'on lui fichait la paix. Avec ce bataillon, elle ne savait pas très bien de quoi elle pourrait parler, avaient-elles les mêmes sujets de conversation que les hommes ? Bah, ce n'était pas très important, Shura n'était pas là pour faire ami-ami, elle n'y était jamais vraiment tout à fait disposée à vrai dire et préférait largement rester fermée aux autres et poursuivre son chemin en solitaire. De plus, elle n'avait aucune idée de leur valeur et ne savait donc pas si elle pourrait leur faire confiance en cas de danger.

Ses explications ne l'avancèrent pas tellement sur la nature de la mission, bon elle avait au moins un lieu, c'était déjà un bon début et elle supposa aussitôt qu'elle aurait le reste des informations en cours de route, au pire, lorsqu'elles seraient arrivées.

— Très bien, répondit-elle simplement, tout en la suivant.

Même si la jeune archère aimait bien marcher, elle était la première à comprendre qu'il fallait parfois se déplacer aussi vite que possible et n'y voyait pas vraiment d'inconvénient. Elle n'avait rien d'une brillante cavalière, mais se débrouillait plutôt bien et était même capable de tirer ses flèches sur le dos d'un cheval, même si sa précision en perdrait forcément un coup. Aurait-elle dû prendre un arc plus adapté pour être capable de les défendre de manière un peu plus efficace à cheval ?

Puis elle fut très étonnée de la suite de ses propos. Noraneko voulait qu'elle monte avec elle ? C'était une question de réduction de budget ou… elle la prenait simplement pour une gamine ? Bon d'accord, elle était encore très jeune et pas très grande, mais ça ne l'empêchait pas de vivre comme les autres et la plupart des gens la considérait maintenant comme une adulte ! Elle ne put retenir son regard noir et garda d'abord le silence, puis s'enquit quand même de lui répondre.

— Vous savez, je suis tout à fait capable de monter à cheval même si ce n'est pas ma spécialité. Enfin bon, si vous y tenez…

La jeune femme grimpa sur la monture. Inutile de faire des histoires au cours d'une mission quand elle voulait faire bonne impression auprès des siens, et ça passait notamment par ne pas faire trop de vagues, du moins pas de mauvaises en tout cas. Heureusement, elle était assez disciplinée pour retenir ses sarcasmes. Et puis, cela aurait peut-être des avantages, elle n'aurait pas besoin de se concentrer sur la route et pourrait observer assez facilement ce qu'il se passerait autour d'elles et les prévenir d'un danger s'il en arrivait un, par exemple.
Par contre, elle n'était pas sûre de pouvoir utiliser son arc dans cette position sans être fortement gênée, ayant besoin de pas mal de place, mais ce n'était finalement pas si important, elle pourrait sauter à terre et rester à distance tandis qu'elles iraient au corps à corps à dos de cheval.

Une fois qu'elle fut bien installée, la petite troupe s'éloigna de Kaze pour se mettre en route en direction d'Hakuba. Le voyage n'allait pas être très long à dos de cheval, un peu moins d'une heure ou peut-être un peu plus, selon l'endroit précis où elles se rendaient.
Comme beaucoup de son clan, Noraneko appréciait le vent qui filait toujours sur leurs terres et il en était de même pour Shura qui avait un peu appris à l'apprivoiser et le connaître, cet élément qui guidait si bien ses flèches. Mais elle ne répondit pas à ses mots, se contentant de sourire légèrement.

Avec la vitesse, le vent s'était mis à fouetter leurs visages et battre leurs oreilles, si bien qu'il fallait parler assez fort et même parfois crier pour pouvoir s'entendre. Ça aurait été certainement une excuse parfaite si elle n'avait pas voulu répondre à sa question, mais elle n'avait pas grand-chose à cacher là-dessus.
De plus, Noraneko décida de s'arrêter pour attacher ses cheveux qui n'avaient fait que voler de tous les côtés et qui devaient déjà être fort emmêlés maintenant. Shura était contente d'avoir les cheveux courts pour ça, pas besoin de se prendre la tête.

Elle hocha la tête pour acquiescer et profita de ce répit pour lui donner une brève explication.

— Vous me pensez peut-être très jeune, mais j'ai été formée depuis ma plus jeune enfance à ce genre de choses. Maintenant que je suis assez âgée pour faire mes preuves, il a dû penser que j'étais assez compétente pour cette mission, tout simplement.

Y avait-il une raison cachée derrière cela ? Oui, certainement. Noraneko ignorait qu'il s'agissait en fait d'une shinobi et que la moindre des choses qui se passerait en sa présence serait rapportée si elle la jugeait importante. Rien de très grave pour la Taisa, puisqu'on n'avait pas eu jusqu'à maintenant de raisons de la surveiller plus que ça. Cela voulait simplement dire qu'on s'inquiétait de ce qu'il se passait sur le territoire Eiichiro. Mais après tout, même en temps ordinaire, il n'était pas rare qu'on les envoie effectuer toutes sortes de missions pour contrôler le territoire, ne serait-ce que par leur présence.

— Et si vous m'en disiez un peu plus à propos de cette mission ? Demanda-t-elle finalement, alors que la troupe était repartie à vive allure.

Le voyage leur laisserait certainement un peu de temps pour discuter et se connaître un peu plus.



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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Mer 11 Mai - 14:41

    Nous repartîmes en direction de notre destination. J’avais hâte d’arriver là-bas afin de déposer ma jument et de faire un petit tour dans leur écurie. Je savais pertinemment que leur écurie était excellente grâce à mes suggestions mais j’aimais m’y promener. Bien que j’essayais de « m’occuper » de la jeune Shura, je ressentais le désaccord de sa part. J’étais plutôt douée pour comprendre les autres et voir au fond d’eux même le plus mystérieux des hommes ne pouvait m’échapper. Je soupirais et me résignais à changer d’attitude vis-à-vis d’elle. J’étais le genre de personne à beaucoup me soucier des autres, surtout à ma troupe, la défendre coûte que coûte.

    Je ne doutais pas du tout de ses compétences, si le Taisa l’avait choisi c’est bien parce qu’elle avait quelque chose de particulier. Mais je ne savais pas quoi exactement : une maîtrise ? Un pouvoir ? Peut-être qu’elle a déjà été attaqué elle-même ? La demoiselle voulait vraiment savoir beaucoup de choses sur cette mission qui m’était tout autant inconnue.

    « Je crois au choix du Taisa mais qu’est-ce que tu as de particulier ? Tu as un pouvoir particulier ? »

    Je soulevai les sangles pour diriger Kaze en direction de l’ouest, Hakuba n’était pas si loin que ça en cheval. Nous allions sûrement y arriver dans peu de temps, mais ce n’était pas pour tout de suite.

    « Tu as bien entendu parlé de cette attaque de yokaï, non ? Personne ne sait pourquoi ils se sont mis à attaquer des innocents. »

    Cette histoire me faisait vraiment froid dans le dos, les terres d’Eiichiro n’avaient pas vraiment été touchés par les attaques, du moins directement. Et c’était ce qui était le plus bizarre, c’est bien pour cela que j’étais sur mes gardes. Je regardais vraiment de tous les côtés et scrutais bien l’horizon afin de ne pas me faire surprendre par l’ennemi.

    « Nous devons trouver quelque chose qui a un lien avec cette attaque de yokaïs. Un témoin, une entrée ou une sortie. »

    J’étais quelqu’un de courageuse mais je ne me sentais pas capable de combattre un yokaï, je n’étais pas une entité divine après tout ! J’espérais simplement ne pas en croiser un, mon unité était sous ma responsabilité et surtout Shura l’était aussi. Je prenais une grande inspiration et expirais lentement.
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Tsuruchi Shura

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Lun 16 Mai - 15:49

Visiblement, sa réponse ne l'avait pas totalement satisfaite. Ne lui avait-on rien dit du tout à son sujet ? À moins qu'elle ne préférait entendre de sa propre bouche à quoi elle pourrait bien lui servir au cours de cette mission. Shura n'avait pas vraiment l'habitude de faire l'étalage de ses propres compétences et si elle avait parfaitement confiance dans leur niveau élevé, il serait certainement mal vu qu'elle s'en vante largement.
Elle était encore trop jeune pour s'être fait une véritable réputation dans son domaine et c'était bien ce qu'elle détestait le plus. Depuis maintenant plusieurs années, elle faisait tout pour qu'un jour sa renommée précède son passage et qu'elle n'ait plus jamais à répondre à ce genre de question agaçante, mais ses efforts n'avaient pas encore porté leurs fruits.

— J'ai de bonnes compétences en traque et pistage, retrouver quelqu'un ou quelque chose ne me pose pas de problème. En matière de combat, je suis une excellente archère et je pourrai parfaitement couvrir vos arrières en cas de problème. Je sais me défendre au contact, mais ce n'est pas ma spécialité. Bien naturellement, mes pouvoirs du vent servent ces intérêts, expliqua-t-elle, se contentant de dresser une liste de ce qu'elle pourrait apporter à leur petite troupe, sans s'étaler plus que ça sur les détails. Elle aurait bientôt l'occasion de la voir à l’œuvre.

Shura trouvait quand même cela étonnant. La Taisa s'était-elle simplement contentée de faire confiance aux suggestions de son collègue et n'avait pas voulu en savoir un peu plus ? Si elle avait été à la tête d'un groupe, elle n'aurait jamais procédé de cette manière ! Mais elle n'avait pas encore cette expérience et devait encore et toujours jouer les sous-fifres.

— Vous n'avez pas à vous inquiéter à mon sujet, j'ai autant l'habitude de travailler seule qu'en groupe, aussi je saurai m'en sortir en cas de problème, ajouta-t-elle aussitôt.

Elle n'avait pas envie qu'on continue à la considérer comme une gamine. Elle n'avait peut-être pas beaucoup d'années d'expérience en matière de combats et de missions, mais elle n'était plus une novice non plus. Fière à l'extrême, elle détestait l'échec et avait donc plus que bien appris les leçons de ses erreurs précédentes.

Le sujet de la mission commença à se préciser un peu. C'était donc en lien avec les attaques de yokai ? Cela fit légèrement sourire la jeune femme. C'était parfait ! Enfin, elle allait pouvoir apporter son aide à propos des derniers événements, tandis qu'on l'avait gardée à Fuu au cours des attaques. Elles n'allaient peut-être pas affronter ces créatures maléfiques, il s'agissait plutôt d'enquêter à ce sujet, mais ça lui allait très bien. Elle allait donner tout ce qu'elle avait et avec un peu de chance et de talent, elles trouveraient peut-être quelque chose d'essentiel à ce sujet !

— Oui, bien sûr. Je vois, vous ne savez donc pas tellement ce que vous cherchez ni ce que vous voulez trouver.

C'était un simple constat et ce n'était pas le meilleur des scénarios : chercher à tâtons pouvait s'avérer être tout bonnement une perte de temps, mais si elles allaient là-bas, c'était qu'elles devaient avoir quand même une bonne raison. Et même sans rien du tout, il était parfaitement hors de question de ne rien faire, il fallait absolument trouver une solution à tout ce qu'il s'était passé.

— Ce ne sera pas facile, mais je ferai de mon mieux pour vous aider. Avez-vous au moins quelques pistes par lesquelles commencer ? Demanda-t-elle afin de s'assurer de la nature de ses recherches.

S'il y avait effectivement quelque chose, elle pourrait y réfléchir le temps du voyage et sinon, se concentrer davantage pour être plus efficace. Dans tous les cas, ces heures ne seraient pas perdues, ce n'était pas dans son genre d'attendre sans rien faire.

La troupe n'était plus très loin d'Hakuba quand Shura put apercevoir au loin une silhouette se distinguer peu à peu. Plissant les yeux pour en savoir plus, son regard aguerri constata ses mouvements sans pouvoir discerner l'inconnu, encore trop loin pour qu'elle puisse détailler son visage. Cela faisait un moment qu'elles n'avaient croisé personne et elle en était d'autant plus méfiante.

— Quelqu'un vient dans notre direction, prévint-elle.

Ce n'était peut-être pas un danger et rien qu'un simple voyageur qui passait par là, mais mieux valait se tenir prêtes.



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Jônin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Jeu 19 Mai - 23:54


Que les Kamis le maudissent par trois fois, puis qu'ils le maudissent encore par dessus cela ! Quelle idée avait bien pu avoir Mabyori Kaishi de dormir si longtemps, au point de rater le départ de la troupe chargée d'apporter les réponses aux trop nombreuses questions qui taraudaient les tout les esprits. Une mission grandiose dont l'objectif visait à déceler les causes de la somnolence impossible qui frappa la moitié de l'humanité toute entière et fait fuir des créatures incroyables vers on ne savait où.

Et on l'avait choisi pour escorte… Eiichiro devait être bien désespérée pour en arriver à de telle extrémités. Le Taii fraîchement nommé – par l'urgence, par manque d'effectif, par pitié, il n'était pas bien certain du pourquoi – ruait dans les brancards, revêtant son kimono à la hâte et attrapant son grotesque Yari-Kama au passage et attachant les liens de son dō  tout en liant son unique à son épaule gauche dans le même mouvement.

Le jeune Tigre des Tempêtes manqua de s'écrouler une première fois alors qu'il enserrait son obi autour de son hakama aux motifs qui lui avait valu son petit sobriquet, le reste provenant plus de son incapacité à ne rien briser autour de lui par maladresse plus que d'un quelconque talent martial. Ōbā, sa fière jument, fidèle à elle même, lui fit mordre la poussière par deux fois avant de se laisser monter.

Ainsi, la larme à l’œil face à ce sort qui s'acharnait contre lui, il débuta de rejoindre la petite escouade trillée sur le volet par un Colonel dont il avait perdu le nom – il n'y en avait que quatre au sein du domaine des Vents et il n'était toujours pas capable de tous bien les nommer – menée par un second Taisa, Noraneko Yokona. Le bushi trouvait la chose étonnante que ce ne fut pas son cousin, Noraneko-Taisho, qui eut été à l'origine de cette petite troupe au lieu d'un pair de l'officier qu'on lui avait désigné de rallier.

La chose était si affreusement compliquée qu'une migraine lui assaillit le crâne, mais alors qu'il se lançait dans la grande Voie Impériale sortant de Kaze, il fut à peu prêt certain de n'avoir aucune idée du chemin déjà entreprit par les membres de l'unité à laquelle il était rattaché. Il lui fallut demander à nombreux ashigerus de passage et quelques samouraïs, dont un autre lieutenant comme lui, s'ils n'avaient pas croisé l'officier sous les ordres duquel il avait été placé.

Ce ne fut qu'après une nouvelle heure de peine qu'il se lança – plus par pari qu'autre chose en vérité – à la poursuite du haut gradé. Il lui fallut près d'une demie-journée pour parvenir à Hakuba… Sans succès. Il n'y trouva nulle trace de ceux qu'il était censé retrouver, ni même le début du semblant de la rumeur de leur venue. Cela allait plus loin de toute façon : Mise à part Noraneko Yokona elle-même dont on lui avait peint un portrait des plus précis, il aurait pu tomber nez à nez avec l'un des affiliés à la même besogne que lui qu'il ne l'aurait jamais reconnu.

Dépité et désespéré, il s'attarda quelques heures dans une auberge de passage pour noyer son chagrin dans un jus de fruit quelconque. L'alcool pendant le service, ce n'était pas vraiment une bonne idée, même si ce service paraissait vouloir se terminer plus vite qu'il ne l'eut cru. Le moral dans les geta, la tête légèrement embrouillée par la fatigue du voyage et sa grande mélancolie, il se décida de rentrer à la Capitale afin d'informer de son incompétence ses supérieurs.

Traînant des pieds depuis un certain temps déjà, soulevant la poussière d'un chemin coupant les plaines en deux parties, il avisait ce dernier tête basse lorsque le vent lui porta la rumeur de voix lointaine lui arrivant de front. Tout en relevant son visage déprimé, il fut frappé de stupeur plus soudainement qu'un coup de lance en plein torse, le transperçant de part en part…

Il avait oublié sa précieuse Ōbā à l'auberge ! Oh ! Il aurait voulu crier sa frustration aux cieux face à cette ultime preuve de stupidité, mais il dû s'en retenir afin de ne pas passer pour un fou par les voyageurs qui rappliquaient face à lui. Il distingua l'étrange compagnie, plus particulièrement la géante filiforme qui guidait leur troupe. Impossible à rater de part sa taille, l'improbabilité de sa chevelure de paille, le kimono aux kamôn du clan, le katagama massif qu'elle transportait derrière elle et…

NORANEKO-SAMA !

S'écria-t-il alors en faisant coller les descriptions qu'on lui avait faite de ce personnage haut en couleur qu'était la Taisa de Hakuba tout en se rendant compte qu'il était impossible qu'il n'ait pu être entendu vu la puissance de sa vocifération. Aussi rejoignit la bande légèrement penaud, tout en se demandant comment il avait pu les manquer à l'allée, voir les dépasser. La réponse vint d'elle même lorsqu'il constata qu'ils n'avaient pas emprunté à Grand Route Impériale.

Il soupira et salua sa chance incroyable ainsi que la divinité bien indulgente qui lui eut prêtée cette dernière. Lorsqu'il parvint enfin à hauteur de l'officier en charge, il s'inclina humblement et se présenta par la même occasion d'une voix mal maîtrisée qui ne parvenait pas à tenir un ton parfaitement constant :

Konbawa, Noraneko-sama ! Je suis le Taii Mabyori Kaishi, anciennement samouraï du domaine de Fuki et récemment nommé à la protection de Kaze, enchanté de faire votre connaissance, Taisa-sama !

Il se redressa alors, tout sourire, lorsque ses iris – l'un noir de nuit, l'autre légèrement carmin barré d'une cicatrice – tombèrent sur la petite cavalière du groupe. Un fugace instant, il fronça les sourcils comme pour mieux la distinguer, à moins que cela ne soit autre chose, puis il ouvrit plus grand les yeux, le rouge lui montant aux joues. Il s'inclina de nouveau fébrilement sans parvenir à ajouter quoique ce soit dans un premier temps, puis prit son courage à deux mains avant d'annoncer :

Je viens… Pour vous soutenir… Ah ! Pas que vous soyez lourde ! Euh… Je veux dire, vous aider… Ehhk ! Pas que vous ne soyez pas capable de… Ah… Misère… Comment dire… M'unir à vous !

Lorsqu'il eut prononcer ces derniers mots, son visage entier vira à la pivoine cramoisie sans qu'il n'eut pu plus ajouter quoique ce soit ni bouger d'un pouce.
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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Mar 31 Mai - 13:32

    Nous étions en train de galoper sur les plaines, le vent qui s’entremêlait dans nos cheveux comme un ornement afin de nous décorer de nos actes. Je discutais avec Shura afin que l’on puisse faire « connaissance » car il était important de créer une certaine atmosphère de confiance. Bien que Shura n’ait pas l’air d’être très convaincu de cette mission, je lui répondais honnêtement sans lui cacher quoi que ce soit, car il n’y avait rien à cacher tout simplement. J’en savais autant qu’elle, on m’avait dit que quelque chose se tramait près de Hakuba et c’est tout ce que je savais. Je jetais de temps en temps des coups d’œil derrière moi afin de voir si aucun membre du groupe n’était parti ou avait disparu, apparemment tout allait bien. Avant même de pouvoir répondre à Shura, elle aperçut quelqu’un au loin. Mon regard se tournait vers cette silhouette, j’arrêtais brusquement la cavalerie et descendis de Kaze, je tenais mon Yari de la main droite légèrement enfoncé dans le sol. L’arme faisait ma taille et était légèrement lourde, le sol devait m’aider à la tenir bien droite et à ne pas fatiguer mon bras. Je scrutais au loin l’horizon sans pour autant pouvoir discerner qui était l’inconnu, j’étais sur mes gardes, ça pouvait être une troupe ennemie. La poussière m’empêchait de distinguer l’heureux inconnu.

    Il ne fallut que quelques secondes pour que je puisse reconnaitre qui était le cavalier, il criait mon nom à tout-va, mon visage se crispa. Je savais qui s’était et je sentais que ça n’allait pas être une bonne journée. J’étais silencieuse à ces propos, il m’exaspérait vraiment ! Quelle idée de nommer un homme aussi… aussi… idiot au poste de Taii ! Le rang de Lieutenant n’avait plus la même signification avec lui. Je serrais mon poing très fort, je bouillonnais tellement j’étais en colère. Je ne pus empêcher les mots qui sortirent de ma bouche.

    « VOUS ÊTES EN RETARD MABYORI ! Mais quelle idée de vous avoir assigné à cette mission, comment vous allez nous être utile si vous êtes en retard ? Imaginez si on avait été attaqué par des yokaïs ? Imaginez si votre absence nous avait été fatale ?! Par tous les Kamis ! Pourquoi étiez-vous en retard ?! »

    Je repris mon souffle car j’avais du mal à respirer, tellement j’avais parlé très vite !

    « Et jamais je ne m’unirais avec vous ! Je ne pourrais jamais m’unir à un homme que j’écraserais en moins de deux ! Bon sang, arrêtez de bafouer et réfléchissez avant de parler ! »

    Franchement, les supérieurs ont été idiots de le nommer Taii, cet idiot. Je n’en pouvais plus, ma tête qui allait tomber à cause d’un petit mal de crâne se fit retenir par ma main gauche. Je secouais la tête en signe de mécontentement. Puis relevai ma tête.

    « Mabyori Kaishi, pour vous punir, vous irez nettoyer les écuries du clan et je serais là pour vous supervisez lorsque nous rentrerons de la mission. Un rapport sera fait à nos supérieurs, je vous le garantis ! Maintenant reprenez votre cheval et ne vous éloignez pas du groupe. »

    Je remontais sur Kaze, très énervée mais j’avais repris mon sang-froid. Le sang bouillonnait en moi, j’avais chaud et je transpirais, mais une brise vint me rafraîchir voire me donna un frisson. Je pris une grande inspiration et expirais doucement. D’un geste, je désignais Shura que je présentais au retardataire.

    « C’est Tsuruchi Shura, une mercenaire qui a été choisi par un autre Taisa pour nous accompagner dans cette mission. Elle a beau être jeune, mais je suis sûre qu’elle saura se débrouiller. Evitez d’être dans ses pattes Mabyori, je pense qu’elle n’hésitera pas à vous éliminer si vous la gênez ! » je fis un sourire en coin au jeune homme

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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Lun 6 Juin - 0:57

À la simple entende du nom de Noraneko, Shura commença à se détendre et lorsque la taisa sembla reconnaître l'individu, elle rangea son arc et la flèche qu'elle avait sortis pour cette occasion toute particulière. Il n'y aurait pas d'individu à transpercer pour le moment et c'était sans doute pour le mieux. Pourtant, lorsqu'elle reporta à nouveau son regard sur l'homme, décidée à le détailler et à s'en faire sa propre idée, elle dut faire preuve de tout son sang froid pour ne montrer aucun trouble extérieur quand elle eut tout entière la sensation d'avoir raté une marche en descendant un quelconque escalier. Ce visage !
Instinctivement, elle avait retenu sa respiration et sous le coup de l'émotion, son cœur s'était mis à battre plus fort, tandis que dans son esprit, un chaos tout entier sembla s'installer. Ce visage, voilà bien longtemps qu'elle ne l'avait pas vu à découvert, mais comment ne pouvait-elle pas le reconnaître quand elle l'avait contemplé pendant si longtemps ? Le soleil l'avait empêché d'en apercevoir les traits familiers jusqu'à ce qu'il s'approche suffisamment, mais maintenant qu'il s'approchait toujours plus, elle ne pouvait nier l'évidence. Que faisait-il là ? Et surtout pourquoi ?
En proie à une grande émotion intérieure, elle s'agitait sans savoir sur quoi se reposer. Par les Kami,  qu'est-ce qu'elle allait faire ? Il fallait qu'elle réfléchisse, il fallait qu'elle se calme. Respirer, calmement, voilà ce qu'il fallait faire, ne rien faire, ne rien dire, elle devait se contenir et pourtant, elle en était totalement incapable. Bon sang, pourquoi fallait-il que sa présence lui fasse toujours cet effet-là ?! C'était important pour elle, voilà tout.

Impassible et silencieuse, elle se contenta de poser un regard normal, c'est-à-dire noir et froid, sur lui, comme si elle ne connaissait rien de cet homme et n'attendait rien d'autre en particulier que d'écouter ce qu'il avait à dire. Dans sa tête, c'était en revanche tout autre chose, mais par chance cette fonction et ce rang qu'il arborait dans leur organisation commune et secrète la poussait à se montrer davantage imperturbable. Elle était ravie de pouvoir à nouveau faire preuve de ses talents devant lui et ne ferait rien pour le décevoir. C'était une telle opportunité qui s'offrait encore une fois à elle ! Les choses semblaient enfin lui sourire après ce début d'été exécrable et c'était pour le mieux ! Elle était maintenant curieuse de découvrir ce personnage qu'il allait incarner.

Si ses premiers mots lui parurent tout à fait normaux, la maladresse dont il fit part par la suite la laissa dans une étonnante stupeur et elle esquissait déjà un sourire, se retenant autant qu'elle le pouvait de rire face à son discours. Est-ce qu'il faisait une blague ? Est-ce qu'il cherchait vraiment à se moquer de la taisa ? La scène était en tout cas hilarante aux yeux de la jeune femme et, peinant à se contenir, elle lâcha un léger gloussement.
La suite, pourtant, fut plus belle encore. Visiblement, Noraneko n'avait, elle, pas le sens de l'humour et elle choisit de se fâcher plutôt violemment contre son subalterne. C'était plutôt normal après tout, il était en faute et cela ne devait pas se reproduire. Mais pourquoi avait-elle donc pris ses mots au pied de la lettre ? Voulait-elle pousser la blague jusqu'au bout ? Car Shura, elle n'en pouvait déjà plus ! À tel point qu'elle en avait même presque oublié qu'elle faisait elle-même face à l'un de ses propres supérieurs. Mais de toute façon, elle était incapable de reprendre son sérieux, ce n'était quand même pas de sa faute s'ils se liguaient tous contre elle, non ?

Quand finalement elle la présenta et sortit la dernière blague qu'elle pouvait faire – mais enfin, elle ne pouvait pas s'en douter, il fallait donc l'en excuser – elle ne put plus se retenir et éclata de rire. Elle éclata de rire si fort qu'elle faillit en tomber du cheval et dû s'accrocher à la selle pour ne pas avoir à se rouler dans l'herbe où elle aurait probablement tout autant ri, mais avec la douleur en plus.
Tentant tant bien que mal de se reprendre, elle essayait de parler, mais il lui fallut un instant assez long pour qu'elle parvienne à peu près à le faire.

— Ah ah… « vous soutenir » … Ah ah ah… « m'unir à vous » … ah ah ah… Furent les seuls choses qu'elle parvint à articuler.
Puis elle repartit dans un nouvel éclat de rire et arriva à nouveau à se reprendre.

— Pardon, veuillez m'excuser, mais… ah ah… vous êtes si drôle ! Ah ah ! J'ignorais que l'armée était aussi drôle, sinon… ah ah ! Elle se tut un instant, essayant de retenir son rire, quand l'image de son chûnin rouge écarlate lui revint un tête et forcément, elle repartit aussitôt et… parvint à se contrôler à nouveau. Hum. Mais dites-moi, Noraneko-taisa, ils sont tous comme ça vos samouraï ? Ah ah ! Parce que si c'est comme ça, moi je les aime bien ! S'exclama-t-elle joyeusement.

Son rire finit par s'estomper et elle réussit à reprendre un semblant de sérieux. Si sa mission avait été de passer pour impassible, alors c'était raté, mais elle agissait en tant que mercenaire et de toute façon, ni sa tenue ni sa façon de parler n'étaient très importantes. Elle se fichait bien de toute manière de s'attirer les foudres de la taisa un peu trop soupe au lait, elle n'avait pas ri comme ça depuis bien longtemps et s'était tellement amusé qu'elle aurait voulu revivre cette scène au moins mille fois.
Puis, s'inclinant légèrement, elle salua le nouvel arrivant.

— Enchantée de vous rencontrer, Mabyori-san, entama-t-elle tout aussi gaiement. N'écoutez pas Noraneko-taisa, je ne suis pas si impitoyable pour oser éliminer ceux qui sont dans mon propre camp !

Son visage semblait plus rayonnant que jamais, illuminé par une joie qu'on ne lui connaissait pas d'ordinaire et qu'elle rangeait toujours sagement derrière son calme habituel. Son regard n'était plus aussi tranchant et elle s'avérait peut-être un peu distraite, mais sa compagnie en ressortait mille fois plus agréable, sans doute.
La grande blonde ignorait certainement que s'il s'était agi d'éliminer quelqu'un dans le passage, elle aurait été elle-même la cible de ses flèches. En ce qui concernait ses priorités, le choix était vite fait et elle était déjà prête à protéger quoi qu'il arrive l'unique homme de leur petite escouade.

Mais avant qu'ils ne repartent, elle se pencha en direction de Mabyori, cédant à cette espièglerie naturelle qu'elle livrait d'habitude à ses compagnons, mais qu'en tant que supérieur, il ne devait pas vraiment connaître.

— Psst ! Ne soyez pas trop déçu, moi je veux bien m'unir à vous, pour cette mission je veux dire, chuchota-t-elle à son intention sur un ton amusé, oh, juste pour le taquiner.



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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Lun 13 Juin - 19:07


Amusant comme tu apparais, tu laisses cette femme te hurler dessus comme une tempête s’abattrait sur un îlot esseulé au milieu des flot. Ta manie de te faire passer pour ce que tu n'es pas et de visiblement t'amuser à cela finira par te jouer des tours, Katame. Regardes toi à te laisser dire que l'absence pitoyable de ton alias pourrais être la cause d'un accident voir d'une attaque de yokaïs… Ta grande taisa qui se prend à penser que les Kamis pourraient répondre à sa question.

Enfin, tu nous l'auras bien énervée cette mortelle là. Tu la pousses à prendre tes images ridicules au pied de la lettre-même… Regardes-la… Penses tu conserver longtemps ce personnage ? Ce Kaishi ? Tu te livres aux petits états d'âmes de cette Yokona comme un enfant que l'on punit. C'est d'ailleurs ce qui semble t'arriver, puisque tu es bien désigné pour nettoyer la demeure des créatures dont ma chère sœur et ta bienfaitrice est la Reine.

Tu seras probablement le premier Jônin Eiichiro à décrotter des écuries, cela restera probablement dans les anales du clan des Vents, félicitations. Tu sais déjà qui est cette mercenaire évidemment, cette Taisa te fais là des présentations inutiles et qui plus est faussée par la propre identité qu'elle s'est choisie. Alors, guerrier des ombres du haut Est, qu'es tu venu chercher ici en vérité ? Ne crois pas pouvoir me masquer quoique ce soit de ta psyché, je vis en son sein depuis ta naissance.

Tu la trouves parfaite dans son rôle, ne cillant pas à ta venue et pourtant, tu as vu comme moi l'expression dans son regard lorsqu'elle t'a reconnu. Oh, regardes ta petite Shura ne plus pouvoir retenir son amusement ! Bien entendu que tu la regardes. Tu la découvres même sous ce nouveau jour. Vois comme elle s'éclaire. Tu n'en rates rien manifestement. Cela te choque presque et tu faiblis en tentant de garder ton apparente maîtrise de toi que tu transformes en soumission face à cette grande perche de colonel.

Tu la distingues dans sa sincérité et tu lui décèles une facette que tu ne lui connaissais guère, ton inconfort m'est palpable, depuis que tu t'es réveillé et su qu'elle s'était tenue à ton chevet. Nies le tant que tu veux, enterres cela au plus profond de ton âme si tu es si persuadé que cela ne reviendra pas à la surface. C'est cela, éclaires toi d'un sourire joyeux à son gentil compliment. Joues tant que tu veux, Ryuuketsu-kun, inclines toi donc avec douceur face à ta subordonnée, je suis certain que tout cela l'amuses autant que toi.

Les rôles ne sont pas tout à fait inversés, mais tu vois ici une opportunité d'être à ses côtés en pair, tu veux lui faire oublier la hiérarchie qui vous éloigne, n'est ce pas ? Tu trouves que son personnage lui va à ravir et tu l'admires dans sa beauté juvénile, ajoutant cette dernière aux nombreuses qualités que tu lui as déjà trouvée. C'est cela, réponds donc à son salue par une profonde révérence exagérée, poursuis donc ton jeu d'acteur kabuki de bas étage, forces le trait.

Tu veux qu'elle restes pour toujours ainsi, mais tu te refuses à cela dans le même temps, tu n'en comprends pas l’intérêt et pourtant, tu accordes à ce simple fait une importance inédite à tes yeux. Montres toi donc ravi qu'elle n'ait aucune mauvaise intention à ton égard et fais en sortes qu'elle ignore le trouble dans lequel elle te mets en s'illuminant de la sorte. Remercies là de sa mansuétude à ton égard si cela te chantes, bien entendu.

Et te voilà plus rouge qu'une pivoines à présent ! Elle joues la comédie, mais les mots ont cette force que tu commences à avoir du mal à distinguer. Tu t'aveugles, Katame. Tu aimerais pouvoir lire dans son esprit pour comprendre à quel point sa plaisanterie en est une. Tu sombres, je le vois et le sent, quelque chose change à nouveau en toi et cette surprise sur tes traits n'est en rien feinte. Pour cette misson ou pour une vie, tu t'unirais bien à Shura Tsuruchi. Ton coeur vacille, mais tu t'y refuses.

Tu es venu curieux et tu découvres autre chose par ces simples retrouvailles. Tu voulais juger, maîtriser, avoir un œil sur ta subordonnée afin de distinguer ses talents, et te voila inondé, malmené, désemparé face à ce qu'elle provoque sur toi sans que tu ne puisses rien avouer. Tu ne trouves pas de mot pour définir ce qui t'arrive, tu connais le contact des femmes par pur besoin physiologique, mais tu doutais même de pouvoir un jour subir le châtiment de ce qui te frappe à cet instant.

Veux tu que je t'aides à nommer ce qu'il t'arrive, Jônin des Vents, pendant que tu marches aux côtés de ta chère genin ? Veux tu entendre depuis le siège même de ton intellect ce terme qui est cher aux tiens, servant d'excuses à nombre de bassesses et d'erreur commises contre lequel tu te croyais hermétique ? Je vais te le dire pendant que vous faites route…


Petit être de mon esprit ?

Mmh ?

Urusai, konoyarô.

Oh...
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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Mer 29 Juin - 22:26

Je soupirais, un trèèès grand soupir afin de reprendre mon calme et surtout, j’avais envie d’une grande bouffée d’air fraîche. Il était temps de reprendre la route vers Hakuba. J’adorais Hakuba, tout le monde avait des chevaux qu’ils chérissaient autant que leurs propres enfants. C’était un village où je passais mon temps libre, et où j’aimerais passer le restant de ma vie. Mais mes engagements m’empêchaient de vivre là-bas, je devais servir le clan Eiichiro alors… Mais quand je serais beaucoup trop âgée pour porter mes armes, je vivrais là-bas.

Je voulais m’arrêter à mon écurie préférée, le propriétaire était un très bon ami. Son écurie était d’ailleurs la mieux entretenue, et elle était couplée à une auberge où on servait du bon saké ! C’était vers là que nous devions aller afin d’y laisser nos chevaux. Il fallut une vingtaine de minutes pour arriver vers l’auberge en question. Sur le chemin, quelques passants m’avaient reconnu et avait reconnu aussi les samouraïs qui avaient été choisi pour la mission. C’était des femmes avec qui je partais souvent en mission et quand j’en avais l’occasion, je m’arrêtais toujours à Hakuba. Cette fois, ma mission se passait dans Hakuba lui-même, et lorsque j’atteignis l’écurie, je descendis de mon cheval afin de l’amener et le propriétaire était présent pour m’accueillir.

« Noraneko-taisa ! Quel plaisir de vous revoir. Vous venez pour une mission ? Ou vous en revenez ? » disait-il en se courbant

« Mon cher ami ! C’est aussi un plaisir de vous voir, nous sommes en mission à Hakuba. Est-il possible d’amener les chevaux dans l’écurie ? » répondis-je après une courbette

« Mais oui, faîtes comme chez vous ! »

J’emmenais Kaze dans l’écurie et fis signe aux personnes derrière moi de me suivre d’un signe de la main. Mon vieil ami s’occupa d’installer les autres chevaux. Je tirais Kaze dans un box afin de l’y installer, j’inspectais toujours les écuries que je fréquentais même celle que je fréquentais le plus. J’étais intransigeante en ce qui concernait la qualité de vie des chevaux même si ce n’était que pour quelques heures. Le propriétaire me demanda pendant qu’il s’occupait des chevaux.

« Noraneko-taisa ! Qu’est-ce que vous venez faire à Hakuba ? »

Et oui qu’est-ce que je venais faire à Hakuba… là était la question. Moi-même je ne savais pas vraiment ce que je devais faire ici. Je devais « chercher » un quelconque indice par rapport à l’attaque des yokaïs. Malheureusement, on m’a donné très peu d’informations sur la mission… je devais moi-même les trouver, en fait. La première personne à qui nous pouvions demander, c’était lui, le propriétaire de cette écurie. Après avoir caressé la crinière de Kaze et fermer le box, je me dirigeais vers mon vieil ami.

« Et bien… avez-vous entendu parler de cette attaque de yokaïs qui sévit ? Nous cherchons des informations qui pourraient nous aider à réveiller ceux qui se sont fait attaquer. »
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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Dim 17 Juil - 6:59

S'il ne restait désormais plus la moindre trace de l'intense rire dont elle les avait tous fait profiter, son sourire lumineux, lui, n'avait pas disparu. L'apparition de son chûnin l'avait totalement détendue à cause de son aspect comique et elle se trouvait tout simplement heureuse de l'avoir à nouveau à ses côtés. C'était quelque chose auquel elle s'était habituée et qu'elle avait apprécié dès le début, si bien que chacun de ces instants au milieu de sa vie lui semblaient meilleurs, plus forts.
Pourtant, elle se rangea dans un intransigeant silence, n'osant plus ce qu'elle avait pu faire ou dire quelques instants plus tôt. Elle regrettait presque ses mots, se sentait un peu ridicule, se demandait si elle l'avait vexé. N'était-elle pas allée beaucoup trop loin ? Même s'ils étaient souvent ensemble, ils n'avaient pas la même proximité qu'auraient pu avoir deux bons amis.

Son regard s'était perdu dans le lointain. Elle n'avait fait qu'être sincère après tout et s'il fallait faire équipe à un moment donné de la mission, elle n'avait envie d'être qu'avec lui, même si le bon sens aurait plutôt voulu qu'ils se séparent. Sa pensée gardait cependant une certaine logique, elle ne connaissait pas vraiment toutes ces femmes et n'avait rien pour leur faire confiance, tandis qu'à ses côtés, elle était parfaitement sûre de donner le meilleur d'elle-même et elle le protégerait quoi qu'il arrive, même au prix de sa propre vie.

L'arrivée dans la ville la tira de ces inutiles pensées et elle fut ravie de pouvoir sauter à terre pour retrouver l'usage de ses propres jambes. Si le silence de la troupe ne l'avait nullement gênée, elle n'était pas mécontente d'en avoir fini avec ce voyage, chevaucher à deux s'étant révélé plus qu'inconfortable. Pour le retour, il était certain qu'elle ne recommencerait pas.
Ils furent rapidement accueilli par le propriétaire de l'écurie devant laquelle ils s'étaient arrêtés et l'homme se révéla être un ami de la taisa. Shura haussa un sourcil, légèrement sceptique devant ces retrouvailles. Étaient-ils censés être en mission ou faire du tourisme, elle n'en était plus tout à faire certaine. Mais elle ne dit rien et se retint d'adresser un regard à Ryuuketsu, il n'était pas le chef de la troupe et lui accorder trop d'importance quand il venait tout juste d'essuyer un tas de reproches aurait sans doute paru louche.

Aussi, elle suivit calmement toute la troupe à l'intérieur et les regarda s'occuper des chevaux sans vraiment y porter une grande attention. Même si elle n'aurait jamais maltraité l'une de ces bêtes, elle n'avait pas pour eux plus d'intérêt que ça et ne savait pas vraiment ce qu'il fallait faire pour leur bien-être, laissant tout cela aux palefreniers dont c'était le métier.
Noraneko, elle, semblait être ici comme un poisson dans l'eau et Shura se demandait s'il ne valait mieux pas la laisser ici, tandis qu'ils iraient poursuivre la mission. Ses doutes furent d'ailleurs renforcés lorsqu'elle entendit leur conversation. Que faisait-elle ? En tant que shinobi, elle n'avait pas l'habitude de dévoiler ce qu'elle faisait, ni d'en parler comme ça, simplement parce qu'on lui posait une question. Était-ce vraiment utile de lui raconter ça ? Avait-il quoi que ce soit pour les aider ? Mais le pire, c'était surtout de se dire qu'elle ne devait avoir en fait aucune information, aucune piste pour en arriver là.

Au fond d'elle-même, elle s'indignait. Ils perdaient leur temps ! N'aurait-elle pas pu faire quelque chose de plus utile que d'aller jusqu'à Hakuba sans aucune idée de quoi faire ? Ses supérieurs étaient-ils désespérés à ce point ? Non. Impossible. Si Ryuuketsu était là, alors il y avait forcément une bonne raison, lui n'aurait pas agi pour rien, jamais.
Impassible, elle se tourna alors dans sa direction pour s'adresser à lui d'un ton neutre, comme elle l'aurait fait avec n'importe qui, marquant définitivement la fin de leurs plaisanteries.

— Mabyori-san, vous qui êtes arrivé avant nous, avez vous une quelconque piste ? Demanda-t-elle.

J'ai l'impression que Noraneko-taisa ne sait rien, aurait-elle voulu rajouter à son intention. Mais elle ne pouvait définitivement pas s'exprimer ainsi, même à voix basse, aussi s'efforça-t-elle de communiquer sa perplexité et son agacement par la simple force de son regard, plongé dans le sien. Shura espérait plus que tout que cette mission ne soit pas un échec, elle voulait avancer et permettre au clan de se remettre, de trouver des solutions, mais pour cela, elle avait besoin de quelque chose, rien que d'une indice, aussi mince soit-il.



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Jônin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Mar 2 Aoû - 11:06

Trop longtemps il s'attarda sur les traits de la jeune mercenaire, la bouche à moitié ouverte et les joue rosies par la lumière qu'elle dégageait à ses yeux. Il n'oubliait pas non plus ce qu'elle lui avait dit plus tôt, un sourire béat se dessinant sur ses traits au vu des mille subtilités que les propos qu'elle avait eut pouvait sous-entendre. Cependant, ce n'est qu'à cet instant qu'il se rendit compte d'un détail concernant leur légère assemblée et quel ne fut pas sa détresse lorsqu'il fut certain de l'improbabilité du moment : Il était le seul homme de l'escouade sous les ordres de la géante des Noraneko.

C'était là un bien triste sort que le sien ! Il se demandait avec inquiétude ce qui allait bien pouvoir faire ou ce qui lui arriverait si elles se mettaient toute en même temps à vouloir faire des choses de filles… Il ne fut certain que d'une chose à ce sujet : celle de son ignorance totale. Au moins la petite Shura lui avait-elle été douce, aussi et inconsciemment se rapprocha-t-il des flancs de la monture qu'elle partageait avec cette grande gigue de Yokona, la différence de leur tailles à elles deux multipliée par leur promiscuité manqua de le faire éclater de rire.

Il n'était pas bien grand lui-même, tout juste plus que l'archère montée en croupe et bien moins que l'officier aux commandes du destrier. En cela, il se prit à penser qu'il se serait bien vu à guider le cheval, ceinturé à la taille par la kyudoka, la tête de celle-ci reposant entre ses omoplates et lui, regardant le lointain comme une nouvelle aventure à atteindre. Son imaginaire tournant à plein régime le mit dans un tel état que le rose de son visage transita au rouge et que si il était advenu qu'une question lui fut posée durant le trajet jusqu'à la cité, il aurait été incapable d'y répondre, ni même de l'entendre, la prouesse de ne pas trébucher en cours de route était déjà exceptionnelle en soi.  

Ils parvinrent ainsi en silence à bon port, destination qu'il avait quitté, quelques heures plus tôt pour sa part et ce fut d'un pas traînant qu'il termina leur court chemin, désolé de la perte sèche de temps qu'il s'était occasionné à son propre sujet. Laissant ces dames aller leur chevaux, il flâna hasardeusement à leur suite, l'air un peu perdu et ne sachant que faire, lorsqu'il remarqua les attentions répétées des regards de la menue guerrière qui l'avait chaleureusement accueillie.

Prit d'un espoir fou, il lui fit un petit salut timide de la main en lui adressant son sourire le plus ravageur, les dents révélées. Ainsi, ils suivirent surtout le Taisa qui se révéla familière des lieux, tant et si bien qu'elle se perdait en conjecture dans un échange avec un local qui n'apporterait que peu à leur entreprise, du moins était-il convaincu de la chose. Il leva les yeux au ciel, intrigué par le fait qu'il lui semblait que leur groupe avait choisi Hakuba complètement par hasard parmi les bourgades constituant le vaste territoire du clan.

Mais il se dit aussi qu'il était bien maladroit de sa part d'interpréter les actes d'un digne Colonel du Vent et la noblesse des Noraneko était telle qu'elle les mettaient sur un autre plan d'existence que le sien, tenter de comprendre un être de cet acabit s'avéra soudain si prétentieux qu'il se mis à en rire ouvertement. Mais son assurance tout juste retrouvée fut malmenée instantanément par la question que la mercenaire lui posa soudainement.

Il se dit alors qu'il devait vraiment lui avoir tapé dans l’œil pour qu'elle le sollicite personnellement… Et puis cette façon qu'elle avait de prononcer son nom… Mabyori-san… Elle était terriblement craquante. Il la dévisagea durant une éternité avant de se rappeler qu'elle venait de l'interroger, tant et si bien qu'il en écarquilla les yeux de gêne tout en lui répondant en bafouillant et en triturant le manche de son arme d'hast étrange :

Ah ! Euh… Oui ! C'est moi, Mabyori Kaishi ! Vous pouvez m'appeler Kaishi si vous voulez, Tsuruchi-sama… Je suis un Taii réputé à présent, mais ne vous encombrez pas de toute ces fioritures, mon simple prénom suffira ! Je veux dire… Ah ! Je ne répond pas à votre question… Par les Kamis, sumimasen… Comment… Je ne suis arrivé à Hakuba que quelques heures avant de vous rencontrer et…

Il s'arrêta net un instant, un éclair de lucidité semblant passer par les prunelles, ses yeux s'ouvrirent en grand, suivis de sa bouche, puis il se mis à hurler :

AH ! Ōbā-chaaaaaaaaaan !!! Papa arrive !!!

Si heureux était-il de se souvenir que sa chère jument se trouvait en ces lieux qu'il en oublia une poignée de seconde son joli flirt du moment. Pourtant, il se rendit compte de sa bétise et après quelques enjambées en direction de l'écurie dans laquelle il avait laissé son propre destrier, il se retourna vers la petite guêpe, laissant passer sur ses traits une expression tout à fait étrangère au Taii qu'il était et dont le véritable propriétaire de l'ombre signalait ainsi son existence, quand bien même la chose ne dura pas plus d'une demie-seconde avant qu'il ne renchérisse de son ton hésitant :

Euh… Mais toute ces histoires là, c'est trop pour moi, hein, les yokaïs, les gens qui s'endorment, c'est une affaire bien trop Divine et spéciale à mon goût… Je ne sais pas pourquoi Noraneko-Taisho m'a dépêché auprès de vous, sinon en mettant mon nom au hasard sur cette affectation précise. Personnellement, ces histoires là ne feraient que m'enjoindre d'aller prier au temple local, quitte à apprendre toute les prières possible et imaginable qui pourrait me prévenir de tout ces tracas… Ces lumières dans les cieux, ces somnolences soudaines.

Un onmyouji fera bien l'affaire, ou une miko, qu'en sais-je ? Enfin, à moins que les chevaux et les piliers d'auberges soient devenus connaisseurs dans les choses de l'occulte et de l'impossible, je ne suis pas certain que ces écuries nous soient d'un quelconque secours…


Il se rendit compte de la très mauvaise presse qu'il se faisait à lui-même et effaré, il ajouta aussitôt :

Mais je suis un puissant samouraï ! Mes talents de guerrier vous seront utiles ! Il faut bien qu'un homme s'occupe de protéger toute ces demoiselles dont les armes paraissent bien lourde ! N'hésitez pas à me confier vos sacs pendant que vous ferez… de l'ikebana ou de l'origami, peu importe, vous pouvez compter sur moi !

Sincère était son expression, noires furent les regards de l'escorte de la Taisa en retour de ses propos. Son gémissement lorsqu'il se rendit compte de sa maladresse fut parfaitement audible.
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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Ven 2 Sep - 16:01

Mabyori Kaishi n’hésita pas à cacher son enthousiasme lorsqu’il vit une jument dans un box, apparemment, elle lui appartenait. Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire car je saluais avec beaucoup de respect les personnes qui avaient un fort lien avec leurs chevaux. Ce sont des bêtes formidables qui méritent le respect et l’admiration, sans eux, nous serions incapables de voyager et d’explorer le monde. Je m’avançais vers Mabyori et posai ma main sur son épaule.

« C’est une très belle jument, tu devrais être fier de toi ! Prends en bien soin. »

Mabyori conseille d’aller voir des religieux dans un temple, certainement, ce qui était une bonne idée d’ailleurs. L’aubergiste acquiesça et moi de même.

« Tu as raison Mabyori-san, nous devrions aller voir dans un temple. De plus, je ne sais pas pourquoi ils vous ont choisi, mais nos supérieurs avaient certainement une bonne raison. Je leur fais confiance. Ne me décevez pas. »

L’aubergiste nous indiqua la route pour aller dans ce fameux temple, concentrée sur ma mission, j’ignorais les remarques de mauvais goût de Mabyori. Nous nous dirigions vers le temple afin de rencontrer une miko ou un onmyoji tout dépendra de qui sera présent lorsque nous arriverons. J’espérais vraiment que cette mission aboutira à quelque chose, l’heure était grave, nous devions trouver une solution au plus vite afin de se défendre efficacement contre les prochaines attaques de yokaï. Le pays a été peu touché et nous devions exploiter cet avantage.

Nous arrivions enfin au temple d’Habuba, il était géant et disposait d’une structure commune aux autres temples. Nous devions rentrer dans le bâtiment afin de trouver un haut religieux. Avant de rentrer je m’arrêtais à un chôzuya afin de me laver les mains, rituel à effectuer avant de rentrer dans un lieu religieux. J’enlevais mes chaussettes et posais mes chaussures à l’extérieur de la structure puis j’entrais.

Quelqu’un nous aborda, c’était certainement un onmyoji, ces religieux avaient un chapeau caractéristique de leur fonction. Je fis une révérence basse afin de le saluer.

« Konnichiwa, je suis le Taisa Noraneko Yokona, voici le Taii Mabyori Kaishi, Tsuruchi Shura et des samouraïs de mon unité. Nous avons été envoyés par nos supérieurs afin de trouver des indices sur l’attaque des yokaï. Avez-vous des informations qui pourraient nous aider dans notre quête ? »
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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Mer 14 Sep - 17:31

Son regard avait fini par fixer avec insistance le samouraï qui la dévisageait d'une manière des plus étranges, transmettant un sentiment qu'elle ne comprenait pas le moins du monde. Le sien était froid, tranchant, presque sévère, mais il n'y arrivait pas tout à fait, ni même n'était réellement réprobateur. Qu'avait-elle dit de si spécial pour qu'ils se retrouvent ainsi à se regarder dans le blanc des yeux sans rien faire ? S'était-elle mal adressé à lui ? Non ! Elle avait été parfaitement normale, alors qu'est-ce qu'il avait ? Qui était cet homme qui se trouvait en face d'elle ?
Finalement, elle aussi s'était mise à son tour à détailler ce visage qu'elle connaissait pourtant déjà par cœur, à l'exception de tous ces sentiments qui l'animaient totalement, bien loin de son air neutre d'ordinaire, encore plus de cette figure endormie sur laquelle elle avait dû veiller. Il était à la fois différent et parfaitement semblable et puis, elle découvrait alors ce regard si singulier qu'il arborait et dont elle n'avait jusqu'à maintenant qu'à peine osé soutenir, en de si rares occasions.

Quand bien même l'homme qui se trouvait en face d'elle n'avait rien à voir avec son chûnin, elle finissait pourtant par se sentir faiblir, désarmée par tant d'instance et elle se mit à arborer un air de plus en plus embarrassé. Elle se trouva donc presque soulagée de le voir lui répondre enfin, mais ses mots, aussi maladroits que possibles, suffirent sans doute à l'achever dans son malaise.
Était-il devenu fou ?

Elle sourit pourtant, lorsque son attention se détourna enfin d'elle pour se porter toute entière vers ce qui semblait être son cheval. Une sollicitude qui sembla immédiatement plaire à la taisa et qui l'adoucit immédiatement, chose à laquelle elle aurait pu rire franchement.
Elle sourit de plus belle, lorsque dans un fragment à peine saisissable, elle renoua contact avec son chûnin et que leurs regards véritables se croisèrent sans vraiment pouvoir s'accrocher l'un à l'autre.

Non. Il n'était pas fou, il était parfait comme cela. Parfait dans son rôle ou parfait tout simplement, elle n'aurait pas vraiment su le dire. Son personnage l'amusait, l'avait fait certainement rire comme jamais, la confrontait à des situations auxquelles elle avait bien du mal à réagir, comme toujours quand il s'agissait de lui. Mais elle avait simplement envie de jouer à son jeu. Son attention arrivait-elle à se focaliser sur autre chose que lui, de toute façon ?
Son regard s'accrocha encore à lui lorsqu'il déblatéra toutes sortes de choses tout en les poussant pourtant dans une direction qui semblait bien plus juste que celle d'une auberge ou d'une écurie.

Pourtant, malgré tout le sérieux qu'elle aurait voulu aborder, la jeune archère ne put s'empêcher d'éclater à nouveau de rire, un peu plus discrètement cette fois, s'amusant tout autant des remarques du samouraï, de celles de la taisa et de ces regards furieux que jetaient les autres femmes. Dans quel monde comique était-elle tombée ?
Elle riait avec un plaisir certain des maladresses du samouraï, tout comme elle désespérait de l'incompétence apparente de la taisa et qu'elle se fichait bien du reste de la troupe. Elle ne savait pas pourquoi il était là ? Pour quelle raison mystérieuse cette femme avait-elle été promu à un si haut rang quand elle semblait ne rien savoir du tout, pas même sur sa propre mission ? Ils avaient bien du soucis à se faire pour le clan si toutes les choses étaient gérées avec autant de frivolité. Bien sûr, Shura aurait pu bien facilement l'éclairer sur les raisons de sa présence, mais bien évidemment, elle n'en fit rien.

Elle profita alors de la conversation entre l'aubergiste et la taisa pour répondre à Mabyori dont elle commençait à s'attacher à ses maladresses, sans vraiment savoir trop pourquoi tant c'était éloigné de son mode de pensée, tant elle aurait pu tout autant le détester et le trouver parfaitement incompétent. Mais comment aurait-elle pu imaginer une chose pareille quand c'était de lui dont il était question ?

— -sa... -sama ? Non, non ! S'exclama-t-elle tout à fait choquée, secouant ses mains devant lui pour le dissuader totalement. Voyons, je ne suis qu'une simple mercenaire ! Je n'ai pas tant d'importance, surtout pas par rapport à vous, qui êtes un noble samouraï, un taii réputé, même ! Je ne suis presque rien par rapport à vous, poursuivit-elle d'un air sans doute aussi embarrassé que le sien avait été maladroit.

Mais elle cessa finalement de s'agiter pour lui offrir un nouveau sourire, le regard à demi amusé, à demi espiègle.

— Très bien, je veux bien faire comme vous l'entendez, mais à la simple condition que vous en fassiez de même avec moi : mon prénom suffira très bien et laissez tomber le -sama, jamais personne ne s'est adressé à moi ainsi, Kaishi-san !

Elle rit à nouveau, amusée qu'on ait pu un jour l'appeler Tsuruchi-sama, amusée que ce soit un avatar de son chûnin pour qui elle avait tant de respect qui l'ait fait, amusée qu'il les ait poussés à inverser les rôles et qu'elle l'appelle aujourd'hui par son prénom. Jamais elle n'aurait osé en faire de même avec Ryuuketsu, mais tout ici était bien différent, n'est-ce pas ? Devait-elle en profiter ?

— Quant à l'ikebana et l'origami, je crois malheureusement qu'aucune d'entre nous ne connaît ces nobles arts, ajouta-t-elle, comme pour faire redescendre un peu la tension, sans pour autant qu'elle ne s'en soucie véritablement.

Retournant à leur mission, elle tourna les talons pour retrouver son air sérieux et suivre Noraneko jusqu'au temple, dardant alors le grand bâtiment d'un regard inquisiteur. Ensuite, elle suivit à son tour les usages pour rentrer à l'intérieur et écouta ce qu'elle expliqua au premier homme rencontré, essayant presque d'ignorer Kaishi auquel elle se disait avoir accordé finalement trop d'attention.
S'éloignant légèrement de la troupe, son attention s'était focalisée sur tout leur entourage. Une certaine agitation régnait ici, lui laissant deviner qu'il restait là encore des endormis dont on s'occupait, à moins qu'il ne s'agisse de blessés, mais elle n'avait entendu parler d'aucune attaque. Elle se demandait alors ce qu'ils vivaient en ces instants d'inconscience, pourquoi certains s'étaient réveillés, pourquoi d'autres avaient succombé, pourquoi d'autres encore dormaient toujours. Il aurait peut-être pu lui répondre, en partie tout du moins, mais elle ne lui avait jamais posé la question.

— Qu'en est-il des endormis ? Demanda-t-elle finalement à l'onmyoji, non sans l'avoir salué brièvement.

Mais peut-être avait-elle coupé la taisa dans son interrogatoire. Elle se tut alors, sans oser poser plus de questions, même si elle espérait que l'expertise de l'homme puisse effectivement leur être utile.



~
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Ryuuketsu Katame

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Jônin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Ven 3 Mar - 10:10

Décidément, au milieu de toutes ces femmes bien trop sérieuses, géantes et étranges de son point de vu, la petite archère incarnait une bouffée d’air frais, une ancre à laquelle ses yeux ne pouvaient guère manquer de s’accrocher, dès qu’un sourire illuminait son visage de porcelaine. Elle souriait souvent, beaucoup en réaction à ses âneries, si bien qu’il aurait pu prendre cela pour quelque moquerie, mais dont il se garda bien de s’en montré blessé.

Au contraire même, il aurait bien souhaité apparaître comme le plus maladroit des bouffons si cela pouvait occasionner à chaque fois le rayonnement qui se dégageait d’elle et qu’elle tentait à grand peine de masquer. Kaishi en vint à se demander s’il était le seul à voir cela, car sur le chemin, personne ne faisait vraiment attention à la jolie mercenaire. Il s’enorgueillit de cette attention, cette subtilité qu’il ne se connaissait pas de lire ainsi la beauté de cette fille et remercia par la même occasion Kazegami de lui accorder une mission si sympathique tout en rendant aveugle les badauds qu’ils croisaient.

Il aurait pu se sentir atrocement gêné pendant longtemps après sa frasque et sa remarque un tant soit peu malvenue, ainsi encerclé de ces onabugeishas bien mécontente de le voir les accompagner, ce fut d’ailleurs le cas un bon moment. Mais à nouveau, elle avait rit, dissipé ses doutes, rendu l’air plus doux, le faire se sentir plus léger, si bien qu’il arborait à son tour un sourire toutes dents révélées à qui voudrait bien poser son regard sur le Tigre des tempêtes en cet instant.

L’héritier des Mabyori se contenta de suivre la troupe dès ce moment, tenant sa langue en respect et osant, tantôt jeter un coup d’œil ou deux sur le dos de la jeune Shura quand il était bien certain qu’elle ne regardait pas elle-même dans sa direction. Il s’en voulait néanmoins de l’avoir ennuyée par l’ajout de la particule de politesse inhérente à la supériorité d’une personne rapport à soit-même… Du moins était ce ainsi qu’on lui avait apprit la chose.

Dans un sens, elle avait raison, il était un glorieux samouraï et elle une simple mercenaire… Un moment, il se demanda s’il ne pourrait pas jouer de cet situation pour qu’elle lui accorde un peu de son temps, qu’ils puissent s’asseoir côtes à côtes et d’admirer le Soleil couchant. Son idée parfaitement géniale ne manqua pas de faire naître sur ses traits la plus béate des expressions et celle-ci dura au moins jusqu’au temple principal de la région.

Il imita un peu tout le monde dans les usages qu’il distinguait ça et là, laissant son arme grotesque, ses tabi ses geta à l’entrée du bâtiment votif, mais préservant sur lui son daisho qu’il noua à ses sayas. Cela, au moins, il savait devoir le faire et n’insulterait il pas les Dieux ce jour non plus. Un pauvre ère passant par hasard devant eux fut la cible immédiate de la grande girafe qui les guidait, elle l’assommait déjà de questions, non sans l’avoir présenté lui et la petite Tsuruchi, mais pas leurs autres compagnes de route.

L’homme à qui le Taisa géant s’adressait était un vieux monsieur, probablement sourd, peut être même sénile, se disait-il avec horreur. Il était évident que la jeunesse serait la clé de leur entreprise, si bien qu’aussitôt que l’archère eut posé sa question, celle-ci n’étant pas relevée, il l’attrapa par le poignet et s’enfonça dans le sanctuaire en la tirant derrière lui, non sans lui murmurer rapidement :

Venez ! J’ai une idée !

Après tout, il se disait qu’elle l’avait bien invité à faire comme il l’entendait et bien que d’autres pensées bien moins sage ne manquèrent pas de traverser son esprit, si bien qu’il s’en cogna la paume de sa main libre sur son crane, il ferait comme elle lui avait indiqué. Et à ce moment, il ne voulait pas parler à un ancêtre et encore moins rester entouré de ces femmes offusquées et de cette immense officier dont la logique lui échappait totalement.

Kaishi ne savait que peu de choses du domaine des moines et des prêtresses, mais il était sûr de pouvoir faire confiance à son instinct qui ne l’avait jamais abandonné ! Au détour d’un couloir étriqué, ils débouchèrent dans une vaste salle bordées d’étagères et de parchemins enroulés et probablement répertoriés. Le taii salua sa chance et son flair, car dans un lieu qui respirait le savoir comme celui-ci, leur enquête ne saurait souffrir de trop de délai.

Sans doute que la première personne qu’ils croiseraient serait à même de répondre aux curiosités de leur enquête mieux qu’un débris ambulant comme celui sur lequel s’était attardé Yokona-sama. Choisissant de laisser à nouveau le Destin guider sa voie, il lâcha la mercenaire qu’il avait traîné jusque là, posa ses poings sur ses hanches et se racla la gorge avant de proclamer bien haut :

OOOYYY ! Je suis Mabyori Kaishi ! Du clan Mabyori, serviteur des plaines de Eiichiro, élu de Kazegami comme bras armé pour défendre son nom ! Illustre Taii de ses glorieuses armées ! Connu sous le titre du Tigre des Tempêtes !

Il se retourna vers l’archère et lui fit un clin d’œil entendu, puisqu’elle avait dit elle-même qu’il était réputé.

Nous requérons , Dame Tsuruchi et moi-même, la collaboration de vous autres, gens spirituels que nos armes défendent, pour nous aider dans notre grandiose entreprise afin d’éclairer le mystère de ceux qui churent dans un sommeil impossible, durant ce pénible été qui s’est abattu sur nous ! J’attends et j’écoute ! QUI ? QUI sera assez plein d’honneur pour nous renseigner et nous soutenir dans cette périlleuse et incroyable mission !?

Dressé de tout son long, fier de sa tirade, les yeux fixant des sommets qu’eux seuls distinguaient, il gonfla le torse dignement, certain d’avoir fait son petit effet et brillé aux yeux de la jeune fille qui l’accompagnait. Ah, vraiment, il lui arrivait d’être malin des fois ! Félicitations Kaishi !
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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Ven 3 Mar - 12:25

Quel débordement de travail lui était tombé sur les bras! Depuis ces derniers jours, avec ces rumeurs d'attaques sur tout Yokuni, elle n'avait encore eu le temps de s'éclipser pour dessiner. Il faut dire qu'on leur avait apporté d'étranges cas au temple, et que tout le personnel était fort occupé depuis. L'on avait couché des gens en sommeil dans les salles où l'on passait le moins, des équipes d'une ou deux personnes veillant sur eux, l'air à la fois affligés et inquiets. L'on essayait de leur faire avaler un peu d'eau pour ne pas qu'ils se dessèchent, mais bien souvent, le liquide coulait à côté, refusé par les lèvres closes de la victime.
à côté d'eux, des Miko et Onmyojis du clan récitaient des prières, tentant de chasser le mal qui les avait saisis.

Matoi, elle, était plongée dans ses recherches, sans temps à perdre. Son maître sachant à quel point elle connaissait les archives par coeur, c'était là la mission qu'il lui avait confiée: éplucher tout ce qu'elle savait pour trouver la cause du problème, et peut-être, qui sait, une solution, un remède, n'importe quoi, pourvu que cela ne se termine pas par la mort des Endormis.
La jeune Onmyoji était perchée sur un tabouret de bois lui permettant d'atteindre le haut de l'étagère croulante sous le poids des parchemins rangés par thème. Ce n'était déjà pas facile pour elle d'atteindre ce qu'elle cherchait, mais il fallait en plus l'extirper avec toutes les forces de son corps sans que le reste ne tombe. Normalement, elle aurait su réciter presque par coeur le contenu de ce rouleau, mais dans la confusion environnante, impossible de se remémorer à chaud tous les détails. Une légère petite tournure dans le texte pouvait tout changer, il était donc nécessaire de s'assurer de la précision du contenu. Même Fusen, qui tournait doucement autour d'elle, n'était d'aucun secours à ce moment-là, la mémoire du petit Yôkai étant bien plus courte que celle de Matoi. Quand aux deux ou trois prêtres qui se trouvaient non loin dans la salle, ils étaient déjà bien trop occupés à chercher la même chose qu'elle, ou à la regarder, non sans une lueur d'attendrissement dans le regard, s'arc-bouter pour tirer le document convoité.


-"Grr... Oh, malédiction! Satané parchemin!
Veux-tu sortir d'ici? Je me fais mal aux mains!"


C'est alors qu'entrèrent deux compères bien disparates, un grand et puissant samouraï et une mercenaire vive et menue, en même temps. Remarque, le plus grand avait l'air d'avoir traîné la plus petite jusqu'ici, et il toisait l'assemblée du haut de son poitrail bombé. Ou plutôt que de toiser, il vint agresser les oreilles des personnes présentes dans ce lieu de silence et de savoir.


-"Kuwaaah!"

Le volume sonore fut tel que Matoi, encore accrochée à son parchemin, eut un vif sursaut, l'instant d'après, elle dégringolait en bas de son tabouret accompagnée d'une avalanche de rouleaux de papier pèle-mêle, qui l'enfouirent sous une couche de documents précieux. Impossible de savoir quelle était la raison pour laquelle les autres moines tiraient cette tête d'ahuris; était-ce parce qu'ils étaient stupéfaits de l'intrusion fracassante du samouraï, ou parce qu'ils se retenaient de pouffer de rire à la vue des acrobaties de leur Onmyoji.

-"Ouïlle... Aïe... Oh non... Ils étaient tous rangés!
Cela prendra des mois pour les réordonner..."

Peinant à se relever, n'y arrivant que grâce à l'aide d'un de ses comparses qui avait bien voulu se lever pour l'assister, elle s'épousseta avec un air résigné -ce serait à elle de les ranger- et vint s'avancer devant le duo de choc qui venait demander audience. Elle afficha son sourire le plus radieux et plein de contenance, mais ça va sans dire que si elle connaissait ces deux étrangers, elle les aurait rouspété comme du poisson avarié pour l'avoir ainsi dérangée, et donné du travail en plus.

"-Ahem, je vous en prie, n'élevez point la voix
Ici dans les archives, où le silence est loi.
Je comprends tout à fait vos interrogations,
Mais veuillez ne causer aucune agitation."

Matoi s'éclaircit un peu la voix. Il était vrai que l'entendre parler de cette façon, en vers rimés, pouvait prendre de court l'oreille de celui qui ne s'y attend pas, mais ici, au temple d'Hakuba, tout le monde était familier avec les courants exercices de style de la petite Onmyoji. Les autres moines eurent un sourire. Il n'y avait aucun doute là-dessus, si quelqu'un pouvait répondre aux questions ici, c'était bien elle.

-"Présentons-nous d'abord. Je suis Onmyoji!
Je porte l'humble nom de Kirin Matoi.
S'il y a des questions, posez; j'y répondrai,
Toute aide est bienvenue, en ces temps durs, pas vrai?"

Fusen vint tournoyer autour de sa tête, prêt à intervenir pour la reprendre au cas-où. Elle seule pouvait voir le petit Yôkai, mais il donnait à Matoi un air légèrement surnaturel pour quiconque était sensible aux vibrations des esprits. Cela dit, elle poursuivit sa réponse sans accorder d'importance à son petit compagnon virevoltant. Elle désigna d'un geste la salle d'à-côté, où l'on s'occupait des Endormis qu'on leur avait apporté.

-"Hélas j'ai bien peur que nous ayons tout tenté;
Rien de ce que l'on fît ne put les réveiller.
Ces malheureux, que nous étendîmes là-bas?
Ils y sont suspendus, entre vie et trépas;
Et nous n'y pouvons rien, lutter est inutile,
Tout effort que l'on fît se révéla futile...
Quel est ce mal étrange, les plongeant dans le somme?
J'en crains la nature-même, ça ne vient pas de l'homme.
ça ne peut que venir du monde des Esprits,
Une malédiction jetée par le Yomi."

L'avantage, avec toute cette agitation, c'est que maintenant, Matoi tenait le parchemin qu'elle cherchait. Elle l'agita doucement sous leur nez.

-"La réponse est cachée, se trouvât-elle céans;
Mais si vous me laissez du temps de réflexion,
Je peux mettre le doigt sur notre solution,
Et vous serez les deux premiers mis au courant."

Sans plus attendre, elle posa le parchemin sur une table et le déroula. Si brusquement que le noyau de bois, empêchant d'ordinaire le rouleau de se plier ou de se froisser, roula du bureau jusque sur les pieds du moine qui se tenait de l'autre côté, lui arrachant un cri de surprise.

"-Oh, je suis confuse!
Je n'eus voulu que ça fuse!
Milles et cent excuses!"
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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Sam 25 Mar - 17:32

Sa question, prise au milieu de l'échange entre l'étrange taisa et le vieil onmyoji, fut engloutie dans les paroles sans que nul n'y prête aucune véritable attention. Elle s'était donc tue, écoutant patiemment ce qu'ils avaient à ce dire, même si une grande part d'elle-même était convaincue que tout cela ne rimait encore à rien, qu'elle ne se laissait porter que par une intuition faussée qui les mènerait inexorablement à l'échec.
La petite guêpe n'eut pourtant pas le temps de se trouver contrariée ni de réfléchir à un moyen de faire autrement, car Kaishi saisit brusquement son poignet pour l'entraîner avec lui dans une course folle avec pour simple justification une idée qu'il n'énonça même pas. Elle ne put s'empêcher de lâcher un petit cri de surprise, s'empressant de suivre son rythme effréné pour ne pas trébucher. Cela faisait longtemps qu'elle avait envie de fausser compagnie à sa première équipée, mais elle n'avait pas pensé pouvoir le faire aussi brutalement, ni aussi facilement. À ses côtés, c'était d'un tel naturel qu'ils ne furent même pas retenus par la moindre protestation. Noraneko était peut-être ravie de se débarrasser de ces deux-là, tout autant qu'ils l'étaient eux-mêmes.

Légèrement en retrait par rapport au taii, son regard vint se perdre sur son dos. Elle sentait la puissance de sa main chaude, refermée sur son poignet fin, sans que cela ne soit le moins du monde désagréable. Qui aurait pu croire qu'il s'agissait en fait d'un chûnin de Fuu ? Bien évidemment, son rôle réel n'avait rien d'une évidence non plus, mais elle ne s'éloignait pas d'elle-même, omettant seulement quelques pans de ce qu'elle incarnait tout à fait. De son côté, il semblait avoir pris chacun de ses traits pour en faire un parfait opposé et il jouait tout cela à merveille, à tel point que cela n'avait plus rien d'un jeu, il se posait-là comme une autre personne, radicalement différente de Ryuuketsu, comme si leurs deux existences étaient parfaitement possibles, qu'il n'y avait là aucun mensonge.
Dans son art, elle sentait que si elle n'avait jamais décelé la lueur de celui qu'elle connaissait dans son regard, que s'il ne lui avait pas permis de voir sa véritable apparence – à moins que dans ces existences, il n'y en ait aucune de dominante – elle aurait fini par douter, par s'y tromper elle aussi, même en connaissant parfaitement son visage ! Il aurait pu vraiment être quelqu'un d'autre.

Une fois encore, elle admirait ses capacités qui se dévoilaient chaque jour un peu plus sous ses yeux et dont l'étendue semblait être infinie. De toutes les personnes qu'il lui avait été donné de voir, jamais elle n'avait vu quelqu'un dont l'intelligence et les aptitudes allaient si haut et il représentait à chaque fois plus parfaitement ce modèle qu'elle voulait suivre, qu'elle ne voulait plus lâcher, pas même du regard.

Leur traversée des couloirs ne dura pas si longtemps, lui sembla peut-être un peu trop courte, l'arrachant à cette analyse où elle se livrait volontiers de plus en plus souvent, sans même s'en rendre compte. Ils surgirent dans une salle dont les rangées alignées étaient remplies d'une quantité impressionnante d'ouvrages – pour elle en tout cas, qui ne portait pas la lecture dans son cœur.
Fidèle à lui-même et comme elle n'aurait jamais pu l'imaginer autrement, alors qu'il la lâchait finalement, Kaishi se redressa, prenant une posture magistrale pour se présenter, proclamant son discours à haute voix, fier comme un coq, nullement gêné de quoi que ce soit. Il était flamboyant, imposant ! Pourtant, il lui donnait envie en cet instant précis de se faire minuscule et, prise de court, elle n'arriva même pas à lui intimer de baisser la voix. Comment pouvait-on avoir l'audace de faire autant de remue-ménage dans un lieu où le silence était constamment requis, formait une règle intransigeante ? Son regard transmettait autant sa surprise que sa gêne et elle baissa la tête, frissonnant presque d'être présentée devant toutes ces personnes. Pour la fille de l'ombre qu'elle était, discrète et taciturne, il lui semblait bien difficile d'être mise en avant aussi soudainement, surtout dans un contexte où elle aurait préféré qu'on ne la remarque même pas.

« Kaishi-san, je vous en prie... » Murmura-t-elle en tirant légèrement sa manche, soucieuse de lui faire prendre conscience de la situation.

Cela sembla avoir l'effet inverse, alors qu'il réclamait haut et fort quelqu'un à même de les aider, y mettant encore plus de puissance. Si elle en avait été capable, elle aurait probablement rougi, mais à la place, une envie presque irrésistible d'éclater de rire lui venait en tête ; car oui, la situation en elle-même, si on la prenait d'un point de vue extérieur avait très certainement quelque chose d'hilarant. Son attitude avait toujours prêté à rire, depuis l'instant où il était apparu devant elle, cherchant à grand renfort de cris la taisa de leur escouade, mais ici s'ajoutaient aussi le regard des religieux, ébahi, outré, choqué.
Pour elle qui n'était pas très portée sur les dévotions ou la vie si particulière des religieux, malgré sa foi incontestable, c'était particulièrement amusant de les voir offusqués par une attitude si légère, certes contraire à l'usage, mais qui lui paraissait empreinte d'une grande liberté et finalement, pas si désagréable que ça.

Elle se contenait pourtant, baissant la tête pour masquer son amusement qui serait passé tout autant pour une offense que l'agression verbale dont il avait fait preuve. Elle ne la releva que lorsqu'un grand fracas vint surprendre ses oreilles. Une femme de la bibliothèque venait de faire tomber un tas de parchemins jusqu'au sol et pestait à ce sujet, probablement déstabilisée par le bruit soudain qui était venu perturber leur calme habituel.
Ce fut elle qui vint les accueillir et la première chose que fut forcée de remarquer Shura, c'était qu'elle s'exprimait de manière plutôt atypique. Était-ce… des rimes ? S'agissait-il d'une artiste qui s'était perdue jusque dans les rayons de ce temple ? Non, elle se présenta bel et bien comme une onmyoji et visiblement comme quelqu'un de prêt à répondre à leurs questions. Serait-elle à même de les aider ?
Shura s'inclina poliment.

« Bonjour, veuillez excuser mon compagnon pour le désordre, il n'avait nulle l'intention de vous déranger. » Exprima-t-elle à voix basse, désireuse de trouver l'indulgence des religieux présents.

Puis l'onmyoji accepta de répondre à la question de Kaishi, leur expliquant qu'ils n'avaient pour le moment trouvé aucune réponse immédiate, mais qu'ils avaient une piste, que cela proviendrait d'un mal non pas physique mais plutôt spirituel et qui s'apparentait d'après elle à une malédiction. Shura voulait bien la croire à ce sujet, car elle n'avait pas la moindre connaissance dans ce domaine et pour avoir veillé pendant trois longues semaines sur le corps de son chûnin, elle avait largement pu prendre conscience du caractère atypique d'un tel endormissement. Il n'avait souffert d'aucune blessure physique, d'aucun traumatisme et il était à un instant de sa vie où il ne souffrait d'aucune faiblesse. Jamais elle n'aurait imaginé qu'il puisse tomber malade, il avait été avant et peu de temps après en pleine forme, alors quelle chose avait été capable de le plonger dans une telle torpeur ? Elle ignorait s'il lui restait des séquelles de cet étrange état, mais elle espérait qu'il ne souffre plus de cette épreuve, tout autant qu'elle désirait trouver de quoi ramener à eux tous ceux qui dormaient encore, avant qu'il ne soit trop tard.

Secouant un parchemin devant eux, Kirin leur expliqua que la réponse se trouvait ici. Écrite ? Disponible ? Vraiment ? Était-ce là l'aboutissement de leur enquête ? La chance semblait leur sourire, à moins qu'il ne s'agisse d'une nouvelle impasse. Sans attendre, la religieuse se dirigea jusqu'à une table pour étaler le document et commencer son étude. Comment pouvait-on se plaire à faire une telle chose ? La jeune femme se sentait ennuyée rien qu'à la vue des caractères tracés nettement sur le parchemin. L'atmosphère même de la bibliothèque lui pesait. Que n'aurait-elle pas donné pour sortir d'ici, pour retourner à l'air libre et s'adonner à n'importe quelle activité, pourvu qu'elle ait un quelconque rapport avec le kyûjutsu ?
Prenant sur elle-même, elle osa tout de même formuler une simple question :

« Est-ce que l'on peut faire quelque chose qui puisse vous aider ? »



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Jônin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Lun 8 Mai - 17:44

Le résultat ne fut pas celui escompté tandis que le Taii avisa les regards coupables s'apposer un à un sur lui et sa compagne de route. Sa grandeur s'en trouva alourdie au fur et à mesure l'épaisseur du silence plein de reproche s'apposant sur ses épaules, si bien qu'il finit par les courber petit à petit. Bientôt, on aurait pu ne plus voir Kaishi, si recroquevillé s'en retrouva t-il, presque caché derrière une jambe de la petite mercenaire qui avait pourtant tenté de le freiner dans sa frasque théâtrale.

Par sa faute, certains religieux, dont une jeune fille plutôt jolie, avaient même sursauté, cette dernière ayant emporté dans sa chute un bon nombre de parchemin probablement inestimables et mit le fouillis de son fait dans des années de répertorisations et d'organisation minutieuse. Plus aucune ombre n'était assez grande pour cacher la honte du bushi alors que l'onmyoji s'enjoint à l'archère pour reprocher à celui-ci son audace.

Elle se présenta néanmoins, l'autorité du dernier Mabyori reconnue lui permettant de se redresser légèrement, son bras derrière la tête à frotter, plein d'une gêne évidente pour sa bêtise qui l'était tout autant. Matoi, puisqu'il s'agissait de son prénom, tenta au mieux de ses capacités et connaissances immédiates de répondre aux questions qu'il eut posé à la volé. À son grand dam, elle ne fit que leur déclamer en rimes des faits déjà bien connus de tous en Eiichiro et dont une part de lui même n'en savait que trop bien les tenants.

Pourtant, ce ne fut pas sans espoir, car il s'avéra que celle qui venait de toute évidence d'une famille Kirin dont il n'avait eut vent ne désespérait pas de pouvoir apporter une nouvelle lumière sur la raison même de leur présence et l'affliction qui frappait Yokuni toute entière. Mieux encore et malgré le comportement du samouraï, elle leur assurait la primeur de l'information qu'elle saurait déceler d'un document qu'elle produisit entre ses mains, que la surprise qu'il avait déclenché avait, par chance, glissé entre ses doigts.

Finalement, c'était là un mal pour un bien, confortant le guerrier dans la justesse de son arrivée impromptue en ces lieux et lui redonnant du poil de la bête, surtout qu'il n'oubliait pas que les yeux de Shura était sur lui et qu'il devait briller de mille feux afin de la séduire ! Il se redressa tel un héros de légende, de nouveau fier et pimpant, bien certain qu'il était à l'origine de ce tournant positif et si prompt de leur enquête.

Mais il devait tout de même s'avouer à lui même ne pas avoir attendu que les choses se trouve si simplement présentées et l'aboutissement même de leur quête écrite sur le papier si vite et si bienheureusement apparu entre les mains de leur nouvelle amie. Croisant les bras, il pencha la tête sur le côté, il fallait aussi donner l'air d'être sérieux, ne pas laisser ces pauvres demoiselles sans le guide qu'il se devait d'être, auréolant d'un contrôle sur lui qu'elles n'auraient probablement jamais vu ailleurs.

Très sérieusement, il fixa alors la religieuse avant de renchérir aux derniers propos portés par la voix mélodieuse de la petite Tsuruchi :

Assurément, si nous pouvons faire quoique ce soit, dites le, Kirin-san ! Il se trouve que je ne suis pas le Tigre de Jade virevoltant des Tempêtes pour rien et que je sais aussi lire plus rapidement que vous ne pourriez le croire, n'hésitez pas à faire appel à moi en cas de besoin sur ce point précis et sur bien d'autre ! Je sais parfois être renversant de dons, mais aussi rester humble en toute circonstance. En tout cas, le destin semble nous sourire divinement pour vous mettre ainsi sur un chemin que nous venons tout juste d'emprunter, Shura-san et moi-même ! Kazegami nous sourit assurément !

Souriant dignement, il posa les yeux sur les caractères courant sur le papier face à la moniale et, fronçant les sourcils, se rendit compte qu'ils étaient loin de se trouver écrit en Yokuni commun, sinon en quelques traits cursifs étranges formant des idéogrammes plus vieux que le monde et dont il était proprement incapable d'établir toute lecture. Mais hors de question de montrer cela, quand bien même une goutte de sueur perla au sommet de son front, glissant jusqu'au bas de son menton. Il leva alors son doigt dans une ultime tentative de bluff et le colla sur une ligne prise au hasard, vers le centre du papier avant d'annoncer :

Là ! N'est ce pas une chose importante ? Et si c'était là le début du commencement de la lueur d'un espoir de genèse d'une idée de réponse ? Ah ! Ne me remerciez pas si c'est le cas ! Si ça n'est pas le cas, c'est que je lis à l'envers, c'est assez difficile vous comprenez ?

Il fut prit d'un rire joyeusement gêné avant de jeter un œil sur l'archère qu'il constata bien peu enchantée par la situation. C'était bien loin de ce qu'il aurait pu souhaiter en vérité. La jeune fille devait être aux antipodes de vivre le rêve qu'il aurait aimé incarner pour elle, au point de s'ennuyer fermement devant lui. Aussi renchérit-il, porté par l'énergie du désespoir plus qu'autre chose :

Ah ! Euh… Je dois dire que si tout ceci est bienvenu… Outre de mettre le doigts sur ce qui paraît toucher le pays tout entier, nous pourrions concentrer nos efforts sur un moyen de pallier au plus urgent, à savoir de réveiller ceux encore piégés dans ce sommeil, comme vos amis, là, qui dorment à poing fermés… Un rituel, une mixture, une prière, qu'en sais je ? Avez vous une idée de cela ?

Véritable coup de shogi expert que cela, à dire vrai, c'était quitte ou double. Il se moquait purement et simplement de la réponse qu'on lui apporterait, tant que l'intérêt de Shura s'en trouverait ravivé ! Courage Kaishi !
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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Ven 2 Juin - 15:13

La jeune Onmyôji étalait donc son parchemin sur la table après avoir ramassé le noyau qu'elle avait malencontreusement fait chuter de la table, gardant un oeil se voulant sévère sur ces deux individus de classe guerrière, deux touillettes dans la tasse de thé de la tranquillité de son fief bibliographique. Mais bon, il y avait prescription après tout ; ils étaient aussi inquiets qu'elle à propos de cette malédiction qui s'était abattue sur Yokuni, et leur comportement ne devait être qu'une traduction de leurs propres soucis. Au moins, la jeune femme en face d'elle était plus calme que cet agité de Taii Mabyori-san.

Les yeux de Matoi se perdirent sur les lignes écrites dans un Yokunien vieillissant, occultant quelque peu ce que pouvaient dire les deux autres, ne se souciant guère de les laisser dans l'expectative. Elle ne faisait que hocher la tête par moments, tout en ponctuant d'un "Hm hm" chaque démonstration d'attention feinte. Fusen, qui observait la scène non loin d'elle, devait être plié de rire. Et j'entends littéralement, vu qu'il s'agit d'un Yôkaï de papier.

Un moine d'antan a écrit:
Ces temps ad li nostres ancestres révolu ad jour d'huy, nous aprymes moult choses en matière ès monstres et desmonds que Yokuni hantans. Mais si il este chose que particulyer nous savons, et si Kamis voulans épargner nostres vies, que mal et maudy soi...

Une grosse main vint obstruer la lecture de Matoi brusquement et de la façon la plus déplaisante du monde, tout en pointant de façon sûre et certaine le mot "malheur" dans la phrase traduite du vieux Yokunien "J'eus la chance de ne point connaître le malheur de ces pauvres gens qui se marient."   dans un passage où le moine -ou scribe- se présentait et racontait la vie à l'époque de l'écriture de ce parchemin. Cela ne faisait aucun doute que le guerrier bluffait aux yeux de Matoi puisque cette information était d'une absolue inutilité.

Elle leva les yeux vers lui de la même façon qu'on monte des yeux au ciel, sa patience un peu plus entamée par cet acte stupide et dont il aurait pu se dispenser, surtout avec la gêne qu'il avait affiché il y a quelques instants.

-Vous lisez à l'envers, cette ligne est bien futile
Si vous tenez tellement à vous montrer utile
Tenez-vous, laissez-moi lire ceci jusqu'au bout
Si d'un autre rouleau, je n'y viens grâce à vous.

Ne se souciant pas de savoir si il avait compris sa pique sur le fait d'arriver au bout du rouleau, et s'assurant d'un oeil que la dénommée Shura n'allait pas elle non plus intervenir de façon intempestive, Matoi reprit sa lecture en silence.

Un moine d'antan a écrit:
... il fus saisy d'esfroi tandis que li desmond levans et colere fumans rugyt toute hayne et maldiction. Alor Hanzou sabre levans trancha li fiers desmond et de repartyr dans profondere ad li inferne et de l'y ensfermer pour esternite...


Encore une fois, elle fut interrompue dans sa lecture par Mabyori-san qui proposa de s'occuper en priorité des Endormis. C'était la goutte qui faisait déborder le pompon sur le gâteau pour Matoi, dont on maltraitait visiblement la patience déjà assez monopolisée par le sort de tous ces malheureux qu'on ne cessait de lui apporter. Elle en perdit littéralement ses rimes en haussant le ton.

-Mais je viens de vous le dire! Ne croyez-vous pas qu'on a déjà tout essayé pour leur venir en aide? C'est sans effet, vous dis-je, n'écoutez-vous donc rien de ce que je raconte? Il suffit!

Le temps de se calmer en se pinçant l'arête du nez, soufflant fort pour retrouver un ton de voix plus calme et adéquat à l'ambiance pesante et silencieuse du lieu, la jeune Kirin se leva de derrière la table, retrouvant son lyrisme, à présent teinté d'agacement, et s'adressant aux deux concernés.

-Ce tome n'est pas le bon, il faut aller chercher
Le suivant qui devrait, d'après moi, se trouver
Non loin. Ne bougez pas, et ne touchez à rien,
Vous entamez déjà ma patience. Je reviens.

Sauf que! En se levant et en contournant la table pour se diriger vers le rayon où étaient rangés les parchemins, Matoi visiblement énervée ne manqua pas de se prendre le pied dans celui de la table. La chute qui s'ensuivit lança la jeune Onmyôji directement dans les bras du Taii agaçant en guise de réception, son tout petit corps trouvant un appui contre le torse de Mabyori-san. Aussitôt, la gêne s'imprima sur le visage de Matoi, dont les joues rosirent, et ses yeux qui avaient pénétré profondément les siens à ce moment précis se détournèrent, avant de croiser ceux de Dame Tsuruchi, ne sachant quoi dire pour ponctuer cette malencontreuse acrobatie. Elle se dégagea alors avec un "Hmrf!" de dépit, encore plus à bout de nerfs qu'avant, disparaissant dans le rayon pour les laisser seuls avec leur embarras mutuel.
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Genin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Lun 5 Juin - 16:14

Par chance, son aide ne fut pas le moins du monde requise pour aider à lire les ignobles caractères qu'on avait tracés sur un parchemin vieux comme l'univers tout entier. Shura n'avait pas de mépris pour la connaissance, elle se doutait bien que toutes ces choses étaient des plus utiles pour tout un tas d'autres, mais s'adonner à ce genre d'activité lui causait un tel déplaisir que l'envie de brûler tout cela aurait bien pu la piquer comme une étrange maladie. Les paroles de son compagnon étaient heureusement assez drôles pour la distraire, mais cette petite scène ne dura qu'un moment et, bornée au silence, ce qui n'était pas un mal en soi, elle commençait à s'ennuyer fermement.
Si la jeune femme semblait vouloir se débrouiller toute seule dans le déchiffrage, visiblement ardu, de ce qu'elle tenait entre les mains, ce n'était pas l'opinion de Kaishi qui s'était mis en tête de l'aider à tout prix. C'était si gros que même elle qui ne connaissait rien à tout cela pouvait comprendre qu'il était prêt à raconter n'importe quoi, tant qu'il se faisait remarquer, tant qu'on n'oubliait pas sa présence et qu'il pouvait se donner l'impression d'être encore au centre de l'attention, d'être l'acteur clé de cette intrigue qu'ils ne pouvaient visiblement résoudre ni l'un ni l'autre.

Mais tout cela ne fit qu'agacer leur précieux secours qui dénonça aussitôt son imposture. L'attitude de Kaishi l'avait fait sourire, sans qu'elle ne comprenne vraiment pourquoi elle aimait tant les maladresses de cet homme, mais la réponse qu'il obtient ne fut pas loin de la faire mourir de rire. À nouveau, elle faisait de son mieux pour se retenir et si aucun éclat ne sortit de sa bouche, elle avait bien du mal à cacher l'hilarité qui traversait son visage. Ces deux-là formaient décidément un étrange numéro et le Tigre des Tempêtes, comme il aimait s'appeler lui-même, ne se laissa pas abattre par ce premier échec, renchérissant à nouveau. Il agaça d'ailleurs si vivement la prêtresse que celle-ci en perdit tout bonnement ses rimes. Shura fut bien alors contrainte de se retourner pour rire discrètement.

Après leurs mésaventures avec la taisa la plus incompétente de tout Yokuni, voilà qu'ils étaient tombés sur quelqu'un d'encore plus atypique et le comportement qu'adoptait son supérieur n'aidait pas à rendre la situation sérieuse. Bon sang. Avait-elle été plongée dans un drôle de rêve où l'on cherchait constamment à tester ses nerfs ? Elle avait beau essayer de tout son cœur de se comporter comme il fallait, sans manque de respect, dans cette attitude froide et impassible qu'elle avait depuis si longtemps, mais le faire ici semblait relever de l'impossible.

Tout cela aurait pu être supportable si finalement autant de bonne volonté avait amené à quelque chose, mais ce n'était même pas vraiment le cas. Shura eut envie de lâcher un soupir de désespoir lorsque l'onmyōji leur déclara qu'elle n'avait pas mis la main sur le bon parchemin et qu'il allait falloir en lire un autre. Bon sang ! Mais combien de temps tout cela allait-il prendre ? Et pourquoi l'avait-on choisie pour une mission où elle se sentait la plus inutile du monde ? Désireuse de se dégourdir les jambes ou juste de faire quelque chose, n'importe quoi, elle voulut se proposer d'y aller, même si elle ne connaissait rien à l'ordre du rangement dans cette maudite bibliothèque, mais Kirin la devança, visiblement trop agacée par le duo pour les laisser faire quoi que ce soit.
Sa fureur était largement visible et elle la mena à une drôle de maladresse. La jeune femme trébucha pour se retrouver dans les bras de Kaishi, ou plutôt de Ryuuketsu, de son supérieur, de celui qu'elle avait juré de protéger. Quoi ?! S'il était resté une quelconque trace d'hilarité sur le visage de l'archère, celle-ci avait disparu si vite qu'on aurait pu douter qu'elle ait pu exister un jour. Qu'est-ce qu'elle cherchait à faire celle-là ? Était-ce une tentative d'agression ? Était-ce un moyen de se rapprocher de lui, de la manière la plus bizarre qui puisse exister ? Si cette fille n'avait pas été d'une quelconque importance dans sa mission, nul doute qu'elle l'aurait réduite au silence sur-le-champ. Hasard ou non, elle avait largement dépassé les limites qu'elle aurait dû connaître sans qu'on ait à le lui dire.

Les poings serrés, le visage plus fermé que jamais, elle ne bougea pas pourtant, usa de toute sa patience, de toute la maîtrise d'elle-même pour ne rien dire et surtout, ne rien faire. Cette godiche n'avait pas intérêt à faire quoi que ce soit de plus et il valait mieux qu'elle s'éloigne, vite, très vite, c'était vraiment mieux pour elle. Déjà résolue à la détester comme elle n'avait jamais haï personne, déterminée à ne jamais lui pardonner un tel affront, elle ruminait dans sa tête toutes les insultes qu'elle pouvait trouver et qui lui permettraient d'apaiser sa rage aussi soudaine qu'inexplicable.
Son erreur fut de chercher sur le visage de Kaishi une vision qui saurait l'apaiser. Baka. Il trônait sur sa figure un air à la fois niais et réjoui qui lui fit plus de mal encore. Bien évidemment, il était ravi de cette petite maladresse inattendue ; bien évidemment, ça correspondait parfaitement à la personnalité de Kaishi ; bien sûr, il excellait trop dans ses rôles pour laisser transparaître quoi que ce soit qui diverge avec ce qu'il devait être ; de toute façon il avait probablement apprécié tout ça.
À l'instant où leurs yeux se croisèrent, elle lui adressa le plus sombre des regards qu'elle ait jamais eu, ni pour lui, ni pour personne d'autre, même pas pour ces genins incompétents dont elle abhorrait même la présence, le fusillant littéralement. Puis, se rendant compte autant de son impertinence que de son manque de maîtrise, elle lui tourna le dos, croisant les bras, broyant dans son esprit son agacement et sa ignoble colère. Elle était vexée, furieuse contre tout le monde, mais surtout contre elle-même.

L'ambiance ne pouvait pas être meilleure et lorsque l'insupportable prêtresse revint avec son foutu parchemin, Shura ne risquait sûrement pas de la déranger par ses mots, trop occupée à rivaliser d'imagination dans ses insultes, à ne rien en dire et à rester fermée à son entourage. Elle aurait donné n'importe quoi pour pouvoir s'éclipser, hurler tout ce qui ébranlait son âme et trouver un peu de raison et de maîtrise dans la course de ses flèches vers une cible impossible à atteindre. Mais elle ne pouvait pas. Il fallait qu'elle reste là. Au moins ça la tenait éveillée.
C'était parfait. Génial. Vraiment.



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Ryuuketsu Katame

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Jônin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Mar 11 Juil - 8:36

Bouche bée se trouva-t-il alors que la petite prêtresse lui rabattit le caquet tandis qu'il émit la volonté de se recentrer sur le sujet qui les eut amené en ces murs. Un mouvement de recul paniqué l'obligea à un pas en arrière qu'il transforma aussi vite qu'il pu en une marche méditative, ramenant ses bras derrière lui qu'il avait d'abord placé en défense inconsciente face à l'ire de l'onmyôji. Il fit les cent pas pour donner le change, la mine pincée, comme s'il réfléchissait de façon intensive.

Par les kamis, il lui en avait même fait perdre sa drôle de façon de discourir, ses vers s’évanouissant pour une suite de mots sans queue ni tête et pleine d'incohérence, puisqu'il était à peu prêt certain que non, elle ne lui eut en aucun cas déjà parlé du fait de tout avoir essayé… Mais avec ces rimes stupide, c'était compliqué de bien se rendre compte du tenant et des aboutissants des propos qu'elle leur avait tenu jusque là.

Ses réflexions s'arrêtèrent cependant là. Dans sa colère et ce qui apparu être un élan de lucidité, la petite votive se gêna elle même, gauche dans sa démarche et tomba pour finir contre lui en failli l'emporter dans sa chute. Il tint bon malgré tout, plus par réflexes qu'autre chose, l'ayant rattrapée par les épaules, comme s'il l’étreignait amoureusement. L'empourprement des joues de la moniale fut presque instantanée alors qu'elle se rendit compte de sa position, celui du guerrier allant bientôt se joindre à ce dernier.

C'était la première fois qu'il tenait si jolie fille de cette façon entre ses mains, il en eut la bouche bée. Le contact ne manquait pas de douceur, tant et si bien qu'il vira sans prendre garde son regard dans celui de la religieuse, la trouvant d'autant plus belle alors qu'elle se tenait si proche de lui. Kaishi déglutit alors, son cœur en pleine effervescence, ne sentant guère le mince filet carmin débuter de s'écouler par ses narines, alors que son esprit s'aventurait bien trop loin.

Matoi se dégagea alors tant bien que mal après avoir laissé s'échapper un soupir plus énergique que son retrait et disparut rapidement dans les rayonnages des archives du Temple, laissant le Taii tout sourire, les pupilles perdus dans le vide, un filet de sang coulant depuis son nez et les mains encore dans la position de tenir le fantôme de la généreuse jeune femme. Mécaniquement et au bout d'un temps infini, il tourna son attention vers la mercenaire qui l'accompagnait et fut percé de part en part lorsqu'il croisa ses prunelles.

Le contact visuel le fit frissonner comme jamais avant, son expression s'évanouissant aussi vite que son contentement, une peur viscérale en lieu et place de cela. Mais plus que la terreur, ce fut son cœur qui se brisa lorsqu'elle fit volte face, de toute évidence en colère. Si la prêtresse était jolie, sans le moindre doute, elle ne l'était pas autant que la petite Shura et son si merveilleux rire ! Par les Kamis, Kaishi ! Ressaisis-toi ! Tâchant de reprendre ses esprits, il alla à sa rencontre, la main droite derrière le crane et la mine déconfite avant d'annoncer tout en riant de façon malhabile :

Ha ha ! Shura-san, quelle empotée cette Matoi, n'est ce pas ? Enfin… Je ne pouvais guère la laisser s'écraser par terre ! C'est mon devoir de samouraï que de protéger femme et enfants après tout ! Si vous étiez vous même tombée, je serai là pour vous rattraper, ne vous en faites pas, Shura-san ! C'est ainsi que son les bushi ! À veiller sur les jolies filles et à les protéger de leur maladresse ! Ha ha !

Tout en lâchant ses mots sans vraiment savoir dans quel ordre il le faisait, il priait sincèrement Kazegami de ne pas tout avoir gâché et qu'à jamais lui soit perdue les éclats de joies de la petite guêpe, aussi se trouva-t-il bientôt tout désespéré derrière son masque de prétendu amusement, sans même sentir l’hémoglobine s'écouler jusqu'à son menton, celle-ci évitant sa bouche presque intentionnellement.

Il croisa alors les bras, se donnant une forme de contenance et se tournant vers les étagères derrière lesquelles la nonnette s'était échappée. Bien loin de l'héritier des Mabyori se trouvait l'idée que le premier tome eut pu les mener directement à la réponse que nombreux savants devaient très certainement s'échiner à trouver et ses propres méninges tournaient à plein régime de son côté, bien que perturbés par la situations gênante qui était la sienne à présent.

Aussi lâcha-t-il un peu haut, pour se faire bien entendre par la prêtresse sortie de son champ de vision, mais aussi à sa compagne de route boudeuse :

Si nous reprenions du début… Que savons nous sur les endormis actuellement ? Je veux dire… Pourquoi le sont ils ? D'où cela provient ? Comment la chose s'est produite exactement ? Qui en est à la source ? Quand est ce que cela est survenu ? Un événement précurseur peut être aussi ?

Une bête démarche d'analyse qui lui permis de sortir des questions qu'il trouva instantanément pertinente et particulièrement bien trouvées. Aussi arqua-t-il la commissure droite de ses lèvres et avisa-t-il l'archère, sincèrement persuadé qu'elle le trouverait de nouveau magnifique après un tel éclat d'intellect !
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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Dim 16 Juil - 14:51

Ayant laissé les deux importuns se regarder entre quatre yeux, la jeune Onmyoji se plongea de nouveau dans la recherche du tome manquant, pas tant pour trouver la suite des écrits du vieux moine d'antan que pour fuir l'embarras absolu qu'elle s'était infligée elle-même. Cachée du regard de dame Tsuruchi et de Mabyori-san, elle tentait de respirer calmement pour faire disparaître le cramoisi de son visage, mais ça n'était pas vraiment la meilleure des méthodes.

Peu de gens étaient capable de lui faire perdre sa contenance et ses rimes ; qu'est-ce qui avait pris à ce Taii de la rattraper de la sorte? Sans compter le regard niais et béat qu'il lui avait adressé alors qu'il saisissait ses épaules... L'étreinte de ses doigts était encore comme imprimée dans sa peau, alors qu'il n'y avait pas de traces, envoyant un frisson à travers toute son échine. ARGH! Pourquoi ça devait lui arriver? Elle venait de s'humilier devant plusieurs personnes... Heureusement qu'on ne pouvait pas la voir en cet instant, dissimulée derrière plusieurs rayons de parchemins, car elle aurait sûrement viré plus rouge qu'un coquelicot. Enfin, Fusen, son gardien, était là, lui, et il voyait tout, mais il se gardait bien de lui faire la moindre remarque. Cela dit, il devait être bien hilare au fond de lui. Personne ne sait ce que pense les Yôkais, pas même une Onmyoji aussi douée que Matoi ; sachant cela, cette dernière décocha un regard noir à son esprit gardien pour bien lui rappeler de s'abstenir de dire mot alors qu'elle extirpait le parchemin de son rayon.

Le ventre chaud, la jeune Kirin reprit doucement ses esprits, essayant de chasser toutes ces pensées qui l'assaillaient, et prenaient le pas sur sa concentration. Elle en oubliait le principal, le sort des malades qu'on lui avait amenés. Mais comment ne pas se sentir honteuse d'une telle situation? Secrètement, une part d'ombre de Matoi sembla vouloir ressurgir. Voir si elle pouvait recommencer. Expérimenter, voir jusqu'où elle pourrait supporter l'embarras, l'humiliation. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle serra doucement le tome de parchemin numéro 2 contre elle...

-Si nous reprenions du début… Que savons nous sur les endormis actuellement ? Je veux dire… Pourquoi le sont ils ? D'où cela provient ? Comment la chose s'est produite exactement ? Qui en est à la source ? Quand est ce que cela est survenu ? Un événement précurseur peut être aussi ?

-Argh! Stupide Matoi! Se dit-elle en saisissant le bord d'une étagère pour se frapper plusieurs fois de suite le front dessus, chassant définitivement cette vile pensée. La voix de Mabyori-san l'avait ramenée à elle. Fusen pouvait bien la regarder d'un air circonspect, elle s'en fichait, mais il était hors de question de revenir parler aux deux zigotos d'à-côté avec une expression pareille. Fronçant les sourcils de manière exagérée pour tenter de paraître aussi agacée que possible, elle prit une grande inspiration pour se calmer et revint de derrière les rayons. Personne, à part Fusen, ne saura pourquoi cela lui avait pris tant de temps pour ramener un tome qui se trouvait juste à côté du premier, ni ce qu'était cette marque rouge sur son front.

Jetant presque l'ouvrage sur la table d'étude, elle s'y assit de nouveau en décochant un regard oblique aux deux autres tout en déroulant le parchemin sans un mot. Elle n'osait plus faire de rimes à présent, tout du moins, si elle avait essayé, sa voix aurait tellement chevroté qu'elle aurait perdu tout crédit à tenter d'avoir l'air fâchée.

Un moine d'antan a écrit:
... Si cauchemar s'enquyt del somme, et si maldyt d'eveil refusans, moult soignemans dût être apporté pour que périr fuy évité. Li étoffe del songes es fragyle e déchirans signifie trespas. Par veille et exorcisme seul se guérys, li source del songes soy détruy par delà li mondes...

Matoi leva un sourcil en lisant ce passage. Sans prêter attention à ses deux compagnons, elle se plongea davantage dans sa lecture, faisant appel à tout ce qu'elle savait au fond de sa grande mémoire.
D'un coup, tout semblait s'imbriquer. De nouveaux circuits de réflexion s'ouvraient, et elle commençait à y voir un peu plus clair. Cependant, il manquait toujours quelque chose pour expliquer le phénomène. Elle se racla la gorge et s'adressa de nouveau, après quelques longues minutes de silence gênant, à Tsuruchi-san et Mabyori-san.

-De ce que je comprends, ce ne fut jamais vu.
Du moins à cette échelle, si c'est ce que j'ai lu.
Car nous avons ici quelque rare témoignage
De pareil phénomène, il y a de ça des âges
Qui se serait produit en quelques occasions,
Lorsqu'à l'orée d'une nouvelle lunaison,
Le rêve et le réel opèrent une fusion.
C'est l'oeuvre d'un kami, une malédiction,
Un mauvais sort contre lequel on ne peut rien.
Toutefois, tout espoir, disent-ils, n'est pas vain,
En rétablissant l'ordre dans la balance du rêve,
Il est possible que cette torpeur s'achève.


Elle eut un petit moment de suspension en refermant le tome, avant de rajouter.

-Mais comme nous ignorons d'où provient le problème,
Notre embarras demeure, et la crise est la même.
Quand bien même nous savons la nature de ce sort,
Nous n'avançons pas plus, l'enquête est au point mort.


ça la peinait un peu de l'avouer, mais elle paraissait aussi déçue qu'ils pourraient l'être. Ils étaient peut-être en train d'enquêter sur la crise, mais elle, de son côté, était avec plusieurs malades -ou plutôt non, des maudits- sur les bras et elle aurait bien aimé avoir quelques indices sur comment les soigner. Pour le moment, elle décrocha un regard à l'un des moines qui se trouvait non loin de là, lui intimant d'un air résigné de poursuivre les soins. C'était tout ce qu'ils pouvaient faire pour les maintenir en vie, même si c'était peu.
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Tsuruchi Shura

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Genin

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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura] Lun 14 Aoû - 18:19

Son âme bataillait si fort contre elle-même pour garder un minimum de contenance qu'elle sentait ses mains trembler imperceptiblement. Depuis quand suffisait-il d'un minuscule geste pour la jeter hors d'elle, dans des sentiments qu'elle n'aurait jamais pu imaginer ressentir un jour ? Il n'y avait rien à réfléchir ici, rien à rationaliser et apaiser son cœur sans le faire au travers d'une manifestation clairement physique lui ôtait peu à peu chacune de ses forces. Sa colère était si intense qu'elle se sentait presque au bord des larmes, désespérée de son comportement et de cette situation qui n'avait plus aucun sens dans sa tête. Tout ce qu'elle avait demandé, c'était de pouvoir réussir sa mission et là, non seulement elle n'était pas elle-même, mais en plus elle ne servait à rien, rien du tout. Et ça ! Juste à côté de lui ! Pendant qu'il jouait au guignol avec cette peste ! Elle ferait peut-être mieux de les laisser roucouler en paix, oui, clairement elle était de trop dans cette situation et elle ne faisait que se ridiculiser elle-même en s'avérant aussi incompétente. Et que pouvait-elle faire de plus ? Ça ne servait à rien de vouloir y arriver à tout prix, ni de croiser les doigts !
Elle fulminait, contre cette sotte, contre lui, mais surtout contre elle-même, car ici et maintenant, elle se détestait clairement. Incapable de fuir pour ne pas paraître lâche, elle se sentait bien forcée de rester plantée là, mais c'était bien tout ce qui la retenait. Comme elle devait le décevoir à agir ainsi… Ce ne devait pas être difficile pour lui de comprendre tout ce qui traversait son esprit en cet instant. Non, c'était certain qu'il allait la laisser tomber dès que cette mission serait terminée, peut-être même avant.

Ses mots la firent sursauter tant elle était partie loin dans ses propres émotions, se détachant complètement de la réalité. Quoi ? Mais qu'est-ce qu'il lui racontait ? Pourquoi est-ce qu'il essayait de se justifier et de la prendre à parti, comme s'il cherchait à obtenir son approbation ? Il faisait bien ce qu'il voulait, non ? Elle n'allait rien lui dire, elle ne pouvait pas lui reprocher quoi que ce soit, à lui, son supérieur et même si en cet instant précis, elle aurait bien voulu le rendre coupable de toutes ses misères, elle n'allait pas le faire !

« Vous faites bien ce que vous voulez. » Lâcha-t-elle froidement, désireuse de terminer au plus vite cette conversation.

Elle n'allait pas tomber dans ses bras, elle. Elle n'était pas si maladroite, tout comme elle n'attendait de lui aucun soutien quelconque s'il lui arrivait de faire une erreur. Elle ne comprenait pas le moins du monde son comportement étrange. C'était un homme, c'était certain qu'il aimait tenir une fille dans ses bras et elle ne lui demandait pas d'agir autrement à ce qu'elle sache ! Qui était-elle de toute façon pour lui dire sa manière de se comporter, hein ?
Elle le détestait, tout simplement. C'était son droit, non ?

Lorsqu'elle le sentit se détourner d'elle, Shura osa enfin regarder dans sa direction, mais immédiatement, elle comprit qu'elle n'aurait pas dû, plus scandalisée que jamais.

« Vous saignez. » Ajouta-t-elle, s'efforçant de mettre autant de détachement que possible dans ses mots, sans arriver un seul instant à lui masquer son agacement.

Mais c'en était trop ! Il ne pouvait donc pas se tenir correctement ? Il ne pouvait pas redevenir cet homme qui la faisait tant rire et avec qui le temps semblait passer si vite ? Ce n'était pas qu'elle tenait spécialement à ce qu'il lui porte ce genre d'attention, ni à ce qu'elle connaisse la sensation que pourrait donner un quelconque contact entre leurs corps, mais…
Bon sang, son propre esprit la livrait à un enfer sans nom dans lequel plus elle se débattait et plus elle s’empêtrait. Elle ne savait plus si elle devait crier, pleurer, lui en vouloir ou lui demander de l'aider. Elle ne comprenait déjà pas pourquoi tout ça la mettait dans un tel état, alors comment pouvait-elle faire pour se sortir de cette situation impossible ?

Toujours à moitié tournée, Shura n'osa pas jeter le moindre regard à cette foutue onmyōji, de peur de repartir de plus belle dans une irritation encore plus folle. Elle voulait bien paraître et voilà qu'elle leur offrait tout le contraire ! Non, décidément, il fallait qu'elle se reprenne et elle pouvait profiter du silence qu'il y avait désormais entre eux pour le faire, à défaut de pouvoir complètement s'isoler.
Lorsque Kirin leur adressa enfin la parole, elle dut faire beaucoup d'efforts pour se concentrer et comprendre le sens de ses mots. Pourquoi fallait-il donc qu'elle s'exprime d'une manière aussi compliquée ? Était-ce pour se faire remarquer, pour paraître spéciale ? Qu'elle ne s'en inquiète pas, elle l'était déjà dans son cœur et décidément pas de la bonne manière.

La stupeur la gagna cette fois-ci. Quoi ?! C'était donc tout ? C'était pour entendre ça qu'elle avait dû subir son atroce présence et qu'elle devait encore attendre dans cette foutue bibliothèque plutôt que de faire quelque chose qui lui apparaisse vraiment utile ?! Elle eut envie de la secouer comme un prunier pour lui faire part de son désarroi et de sa frustration, mais une fois de plus, elle se retint.
Elle se tourna alors dans la direction de ses deux compagnons, essayant de graver sur son visage un masque insensible. Se concentrer sur l'actuelle mission lui aidait au moins à garder son calme.

« Il doit bien y avoir quelque chose ! Très bien, l'origine de ce mal ne nous aide pas, mais il doit exister un antidote, n'importe quoi pour aider au moins les endormis. Si ce ne sont pas des prières qui les apaisent, alors peut-être qu'un remède devrait pouvoir y faire quelque chose. Vous n'avez pas ça dans tous vos parchemins ? Qu'importe que ce soit des plantes ou des rituels, il doit bien y avoir un moyen pour nous aider, il faut juste continuer à chercher. On ne va pas s'arrêter au premier obstacle. » S'exclama-t-elle, laissant cette fois-ci sa détermination prendre le dessus sur ses émotions.

C'était une onmyōji, c'était sa fonction ! Comment pouvait se montrer aussi inutile ? Comment ne pouvait-elle pas connaître des solutions pour ce genre de chose ? Il était sans doute vrai qu'on ne pouvait pas aller totalement à l'encontre des volontés d'un Kami, mais ils n'étaient pas non plus totalement dénués de moyens, non ? Et puis qu'est-ce que ça signifiait « rétablir l'ordre dans la balance du rêve » ? Ryuuketsu était bien parvenu à se sortir de cette léthargie, comme tant d'autres et même si aucun de leurs témoignages n'étaient véritablement parvenus à les aider, cela pouvait leur donner au moins l'espoir qu'ils pouvaient faire quelque chose. Ils ne pouvaient pas laisser tomber, n'est-ce pas ?
Cherchant un quelconque soutien, elle revint enfin plonger son regard dans celui de Kaishi. Et lui, que pensait-il vraiment de tout ça ?



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MessageSujet: Re: Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura]

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Mission d'exploration [PV : Tsuruchi Shura]

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