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 Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé]

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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Ven 27 Mai - 2:07

-Fait chier...

Aujourd'hui est un jour comme je les déteste, rien à faire, pas de misions, mon père s'est barré je ne sais où. Les abrutis qui me servent d'élèves sons tous aliter parce qu'hier ces pleurnicheurs n'ont pas été foutu de se battre contre moi. Je rêve, a quatre contre un, je suis forte, ca on le sait, mais quand même, ils auraient pu faire un effort, ils ont huit ans bordel. Ils ont peur ou quoi ? Je vais pas les tuer pour ça... Quoi que,... Ca me ferait passer cinq minutes. Les humains sont franchement débiles, ils ont peur d'un rien, ne respecte rien, je ne sais même pas pourquoi je perds mon temps avec eux. Les autres sont en missions, j'en ai rien à foutre, mais quand même moi je suis là, comme une conne, posé dans l'humus à la sortie du village et j'attends. Rien, pas une odeur dans l'air, pas un seul son qui me révélerait la présence d'un animal. Sérieux ça me les brise menus. Je pousse un long soupir avant de faire claquer mes dents.

Finalement, une branche craque non loin de ma position, aussitôt, je me relève pour faire face à cet éventuel gêneur. Mes yeux scrute les alentour et je focalise tous mes sens, rien ni personne ne me surprendra, je suis ici chez moi, c'est ma forêt, enfin c'est celle de mon père, mais c'est pareil. Si c'est quoi que ce sois qui représente un danger, je l'élimine. Le léger vent qui traverse l'épaisseur des feuilles souffle dans mon dos, impossible de me renseigner plus sur ce qui approche grâce à mon odorat. Mes oreilles bien qu'humaine elles me permettent d'avoir une idée de la taille de la chose. Trop de bruit pour qu'il s'agisse d'une petite bête, pas assez pour que ce soit un humain égaré. La créature se rapproche et je peux voir son ombre se découper entre les feuilles, un humain, il se rapproche, je l'observe toujours sur mes gardes et en même temps que je le reconnais sa voix me parviens, il ne parle pas fort, presque un murmure pour la distance qui nous sépare, néanmoins je l'entends.

-Shea ? Je te cherchais.

Cette voix, ma mère, je la regarde approcher sans prendre le temps de détailler ses traits, je les connais par cœur, fine, cheveux long et brun, les yeux bleus, belle évidement. Je hausse un sourcil avant de me rallonger. Je vais pas rester debout, quelques minutes de silence s'écoule avant qu'elle ne me tende un parchemin. D'un geste agacé je m'en empare pour le lire avant de pousser un juron. Je broie la lettre entre mes doigts avant de la jeter au sol. Moi qui voulais une mission, je suis servi, mais là, c'est se payait ma tête.  

Escorter un noble, rien que ça, monsieur veut aller dans « le champ des âmes » avec ses gardes privée et nous demande de lui envoyer des hommes pour assurer leurs sécurités. Il s'entoure de bon à rien ce gus où quoi ? Il précise même pas ce qu'il veut y foutre, du tourisme ? Étudié des cadavres ? Des esprits ? Ou faire un repas ? Les humains ont de ces idées des fois. Et bien sûr, c'est moi qui dois m'y coller, parce que l'abruti de Jonin le demande.

 Je l'enverrais bien voir ailleurs si j'y suis, mais bon on refuse pas une mission quand on se fait autant chier. Faut que j'embarque des Genin qu'il précise, pas le droit de les torturer, le commanditaires non plus, le reste comme d'habitude.  

Le champ des âmes hein ? Avec de la chance je trouverais deux trois trucs à mettre en pièce, des brigands, des monstres, au pire une proies pendant le voyage. Enfin si je passe pas mon temps à surveiller les imbéciles que je vais amener. Mais aller aux champs des âmes, pas question, je tiens à ma peau. D'un pas décider je rentre dans le village après avoir récupéré mon parchemin laissant ma mère seule. Je dois rassembler une équipe, les briefaits et dès demain à l'aube on rejoint le commanditaire, ça me laisse assez de temps, si les idiots que je choisis se magne le train.  

Une fois sur la place du village j'observe les alentours, quelques Genins s'entraînent, d'autre font la sieste, pfeuu, aller on va pas traîner pour bouger tous ces sous fifre.

-Bande d'abruti vous avec dix secondes pour venir ici !

J'ai hurlé à plein poumon pour me faire entendre et tandis que je compte mentalement les secondes en tapant du pied au sol, je repère les plus rapides, à défaut d'être utile ils ne me ralentiront pas. Je désigne les quatre premiers arrivés et me dirigent vers la petite maison où je vis, une seule pièce, mais ca me suffit, je m'assois par terre et j'attends quelques secondes que les Genins m'imitent.

-Bon vous quatre, vous m'accompagnez en mission. Le but, protéger un abruti qui veut aller aux champs des âmes. J'vous fait pas dessin, y a pas moyen qu'on y aille, cet endroit pu la mort. En gros on le promène un peu et on rentre au bercail. Des questions ?

Ils n'ont pas besoin d'en savoir plus, mais ces idiots risquent de tout foutre en l'air si je les laisse pas s'exprimer. Je les regarde droit dans les yeux, un par un, pour les jauger, pour voir qui ose me défier, qui a le courage de parler. Au final ca ne changera pas grand chose, mais je préfère un abruti qui pose des questions parce qu'il est ignorant, plutôt qu'un débile qui se tait pour m'emmerder ensuite. Quand enfin ils eurent finit je donnais mes derniers ordres.

-Rendez-vous demain avant l'aube.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"


Dernière édition par Ayano Shea le Mar 21 Juin - 1:35, édité 1 fois
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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Ven 27 Mai - 17:18

Aujourd'hui est une journée assez calme et come il n'y a pas de mission en vue, j'ai décidé de m’entraîner au combat au corps à corps. Ce n'est pas que cela m'enchante, mais il faut bien se maintenir au niveau... Il pourrait bien venir un jour où il me faudra en venir aux mains.

Je suis donc en train de m'entraîner avec un autre Genin du village : Sakano. Sans être complètement à la ramasse, je dois dire que ce type de combat n'est vraiment pas mon fort. A chaque fois que je dois m'y entraîner, je me rappelle pourquoi je préfère les assassinats discrets et surtout pourquoi je me suis spécialisé dans le combat à distance.
Comme d'habitude, je passe la moitié de mon temps étalé par terre, mais j'arrive toujours à placer quelques bons coups qui me permettent de m'en sortir de justesse.

Alors que je suis en train de manger la poussière, j'entends un hurlement venant de la place centrale du village. C'est une Chûnin : Shea... La pire qu'on ait pu voir depuis Aki, à l'exception de Naraku. Et vu son humeur actuelle, on n'a pas intérêt à lambiner.

- "Allez, Naomorii, dépèche toi si tu ne veux pas te prendre une vraie dérouillée", dit Sakano en m'aidant à me relever.

Je crache la poussière qui me remplis la bouche et pars en courant à la suite de Sakano. Nous sommes une dizaine à avoir réagi à l'appel de Shea et, à peine les quatre premiers arrivés, elle nous désigne, Sakano et moi, ainsi que deux autres et se retourne vers sa maison. Nous mettons quelques secondes à comprendre ce qui se passe, se regardant en se demandant si quelqu'un a compris ce qui se passe. Visiblement, elle veut qu'on la suive, mais n'a pas très envie de parler... Nous la suivons jusque dans sa maison et prenons place par terre, à ses côtés.

Elle fait son briefing de manière brève et crue, plus que d'habitude, d'ailleurs. Elle n'a pas l'air enchantée de cette mission, et ça se comprend quand on connaît la destination... Au moins, elle veut éviter le danger, ce qui n'est pas plus mal pour nous. Après des questions générales sur l'organisation de la mission, elle nous donne rendez-vous le lendemain à l'aube.

Le lendemain, je prends à peine le temps de manger, rassemble mes affaires et pars au point de rendez-vous. Shea est déjà là, mais je suis apparemment le premier arrivé. Shea m'examine de la tête aux pieds sans dire un mot. Au bout de 5 longues minutes de silence, les autres arrivent.


L-M-M-J-V-S-D



Dernière édition par Kuro Naomorii le Jeu 2 Juin - 21:02, édité 1 fois
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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 28 Mai - 8:10

Le village est calme, je n'entends pas un seul bruit humains, les chevaux de l'écurie renâclent par moment, attendant que le jour se lève pour être nourrie. Quelque part je trouve leur vie vraiment déplaisante. Ces animaux si fragile et si peureux qui accomplissent tant pour l'homme. Pathétique. Ils sont là attachés à attendre des heures que quelqu'un leur apporte à manger, ou vienne les utiliser. J'avoue ne pas comprendre leurs logiques. Ils acceptent bêtement leurs sorts. Même les plus fiers finisse par se résoudre une fois arraché à la vie sauvage, se contentant de rêver des vert pâturages ou ils vivaient paisiblement. Leurs excuses sont lamentables. « Il n'y a pas de prédateur ici » « Les humains ne sont pas si mauvais dans le fond ».  

Jamais entendue des conneries pareils. Les humains sont les êtres les plus bizarres que je connaisse. Ils s'enchaînent eux-mêmes avec des lois stupides, obéissant aveuglement à leur supérieur. Le pire c'est que la plupart sont fier d'appartenir à un clan, de se battre pour lui jusqu'à la mort. Pathétique créature qui vous sourit le jour pour vous poignarde la nuit. J'ai beau être une métisse et vivre parmi eux je les méprise. Ils sont faibles, incapable de survivre par eux-même. Sans le clan ils ne seraient rien. Personnellement si le clan devait tomber ça m'amuserait assez, je prendrais plaisirs à les regarder se détruire. Mais bon, c'est pas pour demain la veille, alors en attendant je reste là, dans cet endroit loin de tout ou je suis née et pour qui j'exécute certaines tâches.


l'aube est encore loin, mais moi je suis réveillé. Je n'ai pas l'habitude de dormir beaucoup. Pas d'une traite en tout cas, père m'a habitué ainsi, pour ma survie. Mes affaires sont prêtes depuis la veille, à vrai dire je n'ai pas besoin de grands choses. Mes armes bien sûr, une gourde, mon écharpe, de toutes façons je ne l'enlève quasiment jamais. quelques plantes médicinales. Sait'on jamais. Quelques provisions que la garnison emportera dans son convoie et une carte. Pour m'occuper je suis allé faire un tour aux abords du village, provoquant l'inquiétude des quadrupèdes, ca aussi ca me distrait, voir ses gros machins s'affolaient à mon passage malgré le fait qu'ils me voient passer et que je m'occupe d'eux.

 Le ciel étoilé me fournis suffisamment de lumière malgré les épaisses branches d'arbres, j'y vois comme en plein jour, ou presque. J'apprécie assez ces moments où je peux me laisser aller sans réfléchir. La nature est si calme, si apaisante. Pleine de vie par moment, les gens la croient silencieuse, mais ils ont tort, il y a plein de bruits à entendre quand on sait écouter.

J'entends le bruit furtif d'un lapin, l'idée de le poursuivre pour en faire mon déjeuner me tente assez je dois l'avouer, mais je ne suis pas stupide au point de prendre le risque de chasser maintenant, pas si près du village non plus. Prudence est mère de surette comme on dit. Une autre fois peut-être à moins que je n'abandonne mes hommes quelques heures durant la nuit pour pouvoir être tranquille. Je verrais bien si je m'ennuie.

Je marche un moment dans la brume, le temps de faire un petit tour, les jours à venir risque d'être long. Je vais devoir faire preuve de diplomatie envers le commanditaire, le convaincre de renoncer à son idée aussi. Ca, ca risque d'être compliqué, mais bon je verrais ça en temps utile, je voudrais d'abord savoir quel intérêt il a d'aller là-bas. Le champ des âmes, c'est bien le dernier endroit où j'ai envie de foutre mes pattes. Remplie de Yurei qu'on peut même pas tuer, quel plaisir y à t-il à risquer sa vie contre des fantômes ? Encore contre un Onii, la ouais, pas de souci je serais la première à lui sauter dessus, mais les revenant franchement... Ca sert à rien ces trucs.

L'heure du départ arrivant je me rends au point de rendez-vous, tel que je les connais ces bons à rien vont être en retard, je prépare ma monture puis comme je ne peux rien faire d'autre je m'assoie sur le sol pour attendre. J'étudie une dernière fois la carte, je connais assez bien la région, mais si je veux mener à bien ma mission, à savoir promener le gus qui m'embauche je dois adapter le trajet. Trois ou quatre jours suffise à s'y rendre en général, j'ai bien envie d'en mettre cinq, juste pour emmerder le monde. Ca me travaille quand même cette destination... Bah dans le pire des scénario je le conduis à la frontière et il se démerde. Je veux bien jouer les nounous pour être payée, mais pas me lancer dans une mission suicide

 Les minutes passent et ça m'agace, je baille d'impatience dévoilant mes crocs sous le regard de la forêt tout en tirant la langue. Cette manie me vient de mon père, de mon côté Kitsune aussi sans doute. Je m'en contre fou d'où ca vient en fait, mais c'est chiant, faut toujours que je me méfie quand je m'adresse à des sans poils. Si ils apprenaient ce que je suis je donne pas chère de ma peau... Seule contre le village j'aurais tôt fait de succomber. Je suis forte et agile, pas débile, je sais que mes forces serait épuisé bien avant de les avoir tous tué. A moins qu'un petit génie n'ait la bonne idée de faire de moi son arme. J'ai déjà donné, avoir un maître c'est pas pour moi. A cause de ce ******* les gens m'appellent "Kumo no Kitsune"... Bon faut être réaliste, il déchire ce nom, il est plein de sens, tailler sur mesure. Mais bordel il aurait pas put me nommer autrement ? La tueuse de Kumo, l'ombre des brume ? Tain, un jour je le sens un abruti moins con que les autres fera le rapprochement. J'ai intérêt à le butter et me débarrasser de son cadavres si je veux avoir la paix.

 Finalement, j'entends des bruits de pas et je tourne la tête pour voir qui arrive. Un gamin, trop grand à mon goût pour faire un bon ninja, en plus ca m'emmerde, il est plus grand que moi, y a pas moyen que je le laisse me regarder d'en haut. Je lui casse les jambes si il s'y amuse, tant pis pour les ordres.. Je sais même pas pourquoi je m'énerve, il osera pas tenir mon regard plus de vingts secondes. Je ne me gêne pas pour poser mon regard nuancé dans ses yeux verts forêt de longues secondes. Pas que je cherche l'affrontement... enfin si, mais devoir lui trouver un remplaçant au pied levé ca me fait chier. Je continue mon examen d'un œil froid, il est grand, ok, il a pas la taille d'un ninja, ca veut pas dire qu'il sert à rien, la preuve lui il a déjà une utilité, a l'avant avec moi pour surveiller. Avec un peu de chance il en sera capable.

Je remarque malgré sa capuche une touffe de cheveux noirs, ou sombre, Ca m'énerve avec sa tenue je vois pas le reste de son visage. Bon je vais pas l'engueuler pour ça, on va pas se promener. En plus il est à l'heure, même un peu en avance. Bien au moins lui il me fera pas chier le matin. C'est marrant ça, j'ai l'impression qu'il est pas à l'aise, il attend peut-être que je lui dise quelque chose ? C'est mignon... Mon regard se fait plus ironique, si il est attentif il comprendra peut-être que je me paye sa tête en silence. Ca serait marrant ça tiens, un léger rictus amusé commence à apparaître au coin de ma bouche, je fais néanmoins attention à ne pas dévoiler mes crocs.  

D'un geste lent je remonte mon écharpe jusqu'à mon nez et je la bloque, ainsi je peux parler librement ou sourire sans qu'on ne devine mes attributs Yokais. Mais je n'ai pas l'intention d'entamer une quelconque discutions. Ca ne serait qu'une perte de temps. J'enfile un de mes Tekko-kagi en cuir à la main droite sans lâcher le Genin des yeux et je pousse un soupir. Qu'est ce qu'ils foutent les autres ? Un nouveau bruit attire mon attention et je détourne le regard pour foudroyer les retardataires. Bon ils ne sont pas si en retard que ça, mais je vais m'accorder un plaisir, histoire de me mettre de bonne humeur.

-Demain z'avaient intérêt à être prêt avant moi, sinon je viens vous lever moi-même...

Je sous-entend bien sûr avec cette conclusion que le réveil que je leur réserve risque de faire mal. Quoi de mieux qu'une griffe sous la jugulaire pour apprendre ? Nan je peux faire mieux, j'y penserais en chemin. Tiens j'en vois un qui tremble, lui je veux bien parier qu'il refusera de dormir. Oh j'ai une idée, à mon retour je vais réveiller mes élèves en pleine nuit et leurs imposés un entraînement. Je prends quelques secondes supplémentaires pour graver leur tête dans ma mémoire. Je me relève lentement me payant le luxe de m'étirer, leurs offrant une vue des plus plaisantes.

 L'avantage d'être métisse avec un Kitsune c'est que la beauté fait partie du lot. Ca m'a pas mal servie pour certaines missions, peu d'hommes résiste à la vue d'un joli corps, ceux du village ne font pas exception, je pourrais lister ceux que j'ai surpris à baver sur moi, ca m'éviterait de les tuer, après tout c'est la seule chose qu'ils m'offrent, le plaisir de les voir mourir d'envie de me posséder... Oh un qui rougit ! Lui si il meurt pas je vais jouer avec tiens. Bon assez traîner on a un abruti a escorter.

Un appel me parvient alors que j'allais me mettre en selle, ma mère encore, qu'est ce qu'elle veut ? Ah ouais, merde, je vais passer pour quoi ? Je soupire alors qu'elle me prend les mains et pose son regard dans mes yeux.

-Shea, sois prudente surtout !

Avant même que je puisse lui répondre elle m'enlace. Surprise je reste figée sur place quelques secondes avant de me ressaisir.

- J'suis plus une enfant bordel

-Tu sera toujours ma fille

-Oh putain...

Comment vous ruiner une réputation ? Appeler ma mère, si je l'aimais pas je l'aurais déjà étripé.

-Tu vois si tu avais un mari...

Oh non pitié, elle va pas remettre ça avec le mariage ? Je veux pas me marier bordel, en plus elle est con ou quoi ? Un mari qui accepte une demi-Kitsune... Ca existe pas. Je crois qu'avec ca le peu de crédibilité qui me restée a cette instant vient de s'envoler, amenant ma fierté  et ma réputation au passage... L'envie de lui grogner dessus me démange, autant que celle d'attraper un des couillons présents pour me défouler, mais on a assez perdu de temps, je repousse ma mère aussi gentiment que j'en suis capable avant de fusiller mes hommes du regard. Le premier qui bronche je lui saute à la gorge et je le bouffe. Vu leurs réactions, ou ils ont un minimum d'instinct de survie, ou mon regard les a glacer sur place.

Sans même prendre la peine de prévenir la petite troupe je me mets en selle leur offrant mon dos à moitié dénudé avant de lancer ma monture au pas, la sale bêtes renâcle peut rassurer, faut dire que les animaux ont de l'instinct, je reste un prédateur, cette chose pourrait être une proie, mais je n'ai pas envie de devoir la remplacer. Je marmonne un bon moment contre ma mère. Mes sens restent en alerte cependant, à l'orée de la forêt je ralentis ma monture pour me préparer à affronter le soleil. L'aube venant de se lever, mes yeux ne souffrent pas de la luminosité, j'accélère donc le pas avant de partir au trot jusqu'au convois qui nous attend dans la plaine.



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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 28 Mai - 15:18

Tout est calme au village. La plupart des habitants sont encore endormis, pourtant la tension est déjà palpable à l'entrée du village. Etant arrivé à l'heure,  je n'ai eu droit qu'à un long silence qui, je pense, équivaut à un "Bonjour" pour Shea. Pour les autres, par contre, c'est une autre histoire : ils se font incendier dès leur arrivée, ce qui ne m'étonne pas du tout de sa part. Je crois qu'ils n'étaient encore jamais partis en mission avec elle. Ils vont se souvenir de celle-ci. J'en viendrais presque à les plaindre.

Une fois les menaces dûment effectuées, elle se relève en s'étirant. Son attitude agressive m'avait presque fait oublier le reste. Je dois avouer qu'elle a une silhouette tout à fait agréable à regarder et à chaque fois que je la vois, ça me fait un petit quelque chose... La beauté de cet instant est encore accentué quand un petit courant d'air vient glisser doucement dans ses cheveux, les faisant onduler légèrement. Je me demande comment je peux en venir à presque apprécier sa compagnie avec toutes les vacheries qu'elle est capable de nous faire... Je m'égare, là... Je secoue la tête et regarde ailleurs en espérant qu'elle ne m'ait pas vu regarder de manière trop insistante.

Elle ne dit toujours rien, mais on dirait qu'elle veut se mettre en route. Au moment où elle s'apprête à grimper sur son cheval, une femme l'appelle. On dirait sa mère... Comme quoi on peut être un monstre et avoir une famille normale. Ça me rassure un peu. Elle lui dit même qu'elle devrait se trouver un mari. Je retiens avec difficulté un léger sourire.A ce moment précis, elle s'écarte de sa mère et se retourne d'un coup, comme si elle voulait sonder nos réactions, mais son regard aurait pu couper n'importe quel sourire...

Comme si rien ne s'était passé, elle saute sur son cheval et part devant, ne prenant même pas la peine de nous attendre. Nous enfourchons nos chevaux en vitesse et la rejoignons avant qu'elle ne s'impatiente.

Au moment où nous sortons de la forêt, nous sommes inondés de la lumière naissante du soleil alors que se déroulent devant nous les immenses étendues verdoyantes de plaines qui nous séparent de notre mission. La légère brise que j'avais remarqué tout à l'heure vient me faire frissonner, mais je sais que d'ici peu de temps l'atmosphère va se réchauffer. Quelques minutes après, Shea décide de me prendre avec elle pour partir en avant-garde pendant qu'elle laisse les autres à l'arrière. J’acquiesce et la suis un peu plus en avant.

Etant alors seul avec elle, je décide de risquer une question sans que les autres puissent entendre :

- Vous n'avez pas l'air enchantée par la mission qu'on nous a confiée... Est-ce qu'il y a un problème?

A l'instant où je termine ma phrase, je comprends que j'aurais mieux fait de me taire...


L-M-M-J-V-S-D



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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 28 Mai - 18:54

L'air bien moins humide dans la plaine regorge d'odeur, la brise m'apporte les effluves des derniers passants. Je ne parviens pas cependant à toutes les analysaient. C'est gonflant, l'humiliation que j'ai subie un peu plus tôt y est pour quelque chose. Je lève mon visage vers le ciel en fermant les yeux, ainsi je parvins à remettre de l'ordre dans mes idées. Je chasse toute pensé parasites, seule la mission compte ; le vent me caresse le visage et j'apprécie cet instant, comme toujours être dans la nature m'apaise, pas autant que la forêt de Kumo, mais le fait d'en sortir ne peut que me faire du bien. Je n'ai jamais aimé la routine.

En parlant de routine j'ai pas l'intention de me coltiner les quatre genins vingt-quatre heures sur vingt-quatre, mais les laisser seuls tous les quatre... Pas que ca me gène, mais j'ai intérêt à en ramenée au moins un en vie. Histoire qu'on me reproche pas de les avoir laissés tous crevé. Mon choix se porte sur celui qui m'a le moins gonflé, le seul ayant eu assez de jugeote pour être à l'heure.  

- Toi, tu viens avec moi, les autres suivait à distance.

Je m'éloigne sans rien ajouter, l'autre n'a qu'à suivre. Je ne ralentie le rythme que quand j'estime que la distance qui nous sépare des autres est suffisante. Ils nous voient au loin donc nos arrières sont couvers , mais on passent pour deux groupes différents. Toujours à l'affût je scrute le paysage avec attention à la recherche du moindre signe de vie jusqu'à ce que le Genin qui m'accompagne ne brise le silence et m'empêche d'écouter ce qui se passent au passage. Je suis surprise par sa question, si bien que je lui jette un regard froid voulant clairement dire « T'est con ou tu te paye ma tête ? »

J'ai pas l'air enchanté par la mission, il a écouté quand je parlais du champ des âmes ? Un problème ! Si pour lui le terminus de notre mission n'est pas un problème, je vais l'y envoyer seul pour le regarder devenir fou, ou pire. Je lui réponds sèchement tout en arrêtant ma monture pour lui faire face.

-Le champ des âmes ca te parle pas ?  

Je scrute son regard un moment cherchant à savoir si il ne s'était pas payé le culot de me faire une farce, mais j'en doute. Je fais volter ma monture une nouvelle fois pour reprendre la route. Je râle quelques secondes dans mon écharpe avant de consentir à lui répondre. L'ignorance n'est pas la pire des choses après tout.  

-Le champ des âmes est un endroit maudit, si tu veux pas crever évite-le. C'est un ancien champ de bataille qui n'a jamais été purifiait, rempli de Yurei. Ceux là compte pas les tuer avec tes cures dents, ils sont increvables sans l'aide d'un religieux.

Mon regard se voile sur ses derniers mots et je me plonge dans un nouveau mutisme écoutant les bruits alentour jusqu'au moment où une partie de sa phrase me reviens en mémoire. Je rêve ou il m'a vouvoyer ? Il est conscient qu'on doit avoir plus ou moins le même âge ? Ok je suis son supérieur, mais on est pas chez les lopettes de samouraïs. Si il me donne du vous à tous les coins de rue ca va pas être super discret. De plus, j'ai l'impression de prendre dix ans à chaque fois.  

-Dis donc toi rassure moi t'a pas l'intention de me vouvoyer tout le long ?

Ce coup çi je lui adresse un regard moins méchant, plus joueur, mais tout aussi subtile, un regard qui veut dire qu'il n'a pas intérêt a recommencé ou je pourrait me laisser aller à en faire mon souffre douleur pendant cette mission. Je m'amuse dalleur à le fixer droit dans les yeux, même quand il détourne le regard je continue de le fixer. Cette gène que peuvent avoir les humains est à la fois amusante et débile. On ne lâche jamais le regard le premier, mais visiblement ca aussi il l'ignore. Ca me gonfle, mais en tant que Chunin je vais devoir lui expliquer. D'une voix sèche je me force à parler.

-Détourner le regard signifie mourir. Si tu n'es pas capable de me regarder droit dans les yeux tu peux repartir tout de suite.

Je le fixe quelques secondes de plus avant que mon attention ne se porte sur l'odeur que m'apporte la brise. Des humains ne sont pas loin, aussitôt, je les cherche visuellement. Une petite escorte d'une dizaine d'hommes à cheval et un attelage, nous y voilà, notre commanditaire fait partie du lot. Le reconnaître s'avère aisé, il est le seul habillait comme un noble, les autres ne sont que de vulgaire soldats. Arrivé à leur hauteur je descends de cheval et tend les rênes au Genin. Je n'es même pas le temps de m'approcher que l'homme s'adresse au Genin d'un ton de reproche.

-C'est pas trop tôt, mais où sont les autres ? Déjà en place j'imagine. Vous devez être Kumo no Kitsune. Mais pourquoi avoir amené une Geicha ?

Là, a cet instant précis ma première pensée est de tuer cet insolent qui non contant de m'ignorer m'insulte. Je comprends mieux que le parchemin signé de la main du Jonin précise de ne pas torturer le commanditaire. Le salaud devait se douter de ce qui arriverait. D'une voix forte mais respectueuse je lui réponds avant que l'imbécile qui me suis n'en est le temps.

-Je suis Kumo no Kitsune. Ne vous en déplaise, c'est une femme qui commande. Maintenant à moins que cela ne pose un réel problème mettons nous en Chemin voulez-vous?

Mon ton ne permet aucune réplique et je sens que si je continue de m'adresser à ce gros tas plein de graisse je vais perdre mes moyens et rompre le contrat. Les trois Genins nous rejoigne à ce moment-là me permettant de distribuer les tâches. Nous voyagerons à pied pour plus de discrétion, ce qui veut dire que les deux groupes devront agir en autonomie. L'insolent qui m'a accompagné viendra à l'avant du convoi, nous ouvrirons la voix, les trois autres se placerons en éventail à l'arrière. Leur rôle bien que plus simple n'en est pas moins dégradant, au contraire, ils tiennent nos vis dans leurs mains, une attaque par l'arrière pourrait nous causer de lourde pertes. Mais si j'ai choisi l'avant c'est parce que mes sens aiguisé me permette de déceler les traquenards mieux que les autres.  

Je ne perds pas de temps à me répéter, avec moi on file droit pas et bien que la curiosité me pousse à me demander ce que le commanditaire veut foutre au champ des âmes, je sais que j'aurai l'occasion de le lui demander quand on installera le camps. Enfin, j'ordonnerais à l'un des abrutis de se renseigner à ma place, je pourrais l'égorger par accident ce type.  

Aussitôt mon cheval attaché à la fin de l'attelage j'ôte mes chaussures pour me mettre pieds nus. Je suis plus à l'aise pour courir ainsi, je me sens plus légère, plus habille. Peut importe que ca choque, pour ce que j'en es a foutre de toute façon. J'enfile mon deuxième Tekko-Kaggijet m'éloigne en courant à la recherche d'un bon poste d'observation, ce n'est plus le moment de s'amuser, j'ai cependant du mal à ne pas être grisé pour la course. Ce sentiment de liberté qui m'envahit à tendance à réveiller mon côté animal au point où j'arrive à en oubliait ma part d'humanité. Quelques lieux plus loin je m'arrête et baisse mon écharpe, les odeurs me paraissent plus nette, j'entends les pas léger du Genin qui m'accompagne malgré la brise, bon il sait courir, bien... maintenant je vais pouvoir lui expliquer comment on va procéder. Quoi que... Voyons voir si il est bon à autre chose que courir et se pointer à l'heure. Sans lui adresser un regard je lui pose ma question. Ma voix n'est pour une fois ni agressive, ni sèche, elle paraît même plus détendu.

-On procède comment maintenant ?

Un léger rictus se forme sur mes lèvres tandis que je me retourne à demi vers lui, la tête légèrement penchés sur le côté, je prends sur moi pour lui offrir dix secondes de réflexion. La réponse me paraît évidente, on est complètement à découvert, le meilleur moyen de passer inaperçue dans ce genre de situation c'est d'éviter d'être discret. Voyons voir comment il va s'en sortir. Mes yeux plus bleu qu'à l'accoutumé à cause du soleil, le fixe et on voit parfaitement que le mettre au défi m'amuse. Mon sourire s'agrandit encore tandis que les secondes s'écoulent.



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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 29 Mai - 0:27

Comme j'aurais du m'y attendre, ma question ne lui plait pas. Elle retourne son cheval vers moi et me fixe d'un coup sans rien dire pendant quelques secondes.
Elle pourrait au moins dire un mot histoire de détendre un peu l'atmosphère... Je détourne le regard en continuant ma route. Je sens le poids de son regard sur moi. Enfin, elle se décide à continuer avec moi.

Quand elle consent enfin à me répondre, je comprends pourquoi elle m'a fusillé du regard de la sorte. J'avais entendu parler du champ des âmes comme d'un endroit hanté par les morts, mais je n'y croyais pas trop. Dans le pire des cas, il devait y avoir quelques esprits. Mais si même elle a peur d'y aller, c'est que c'est vraiment dangereux, voire mortel.

Pour terminer son explication, elle me dit que je ne pourrais jamais les tuer avec mes "cure-dents". Mes cure-dents? J'ai bien envie de lui en planter un, de cure-dent... Je me suis entraîné des années pour en arriver à un niveau de maîtrise tel que je suis capable de paralyser sur place une cible en mouvement avec quelques senbons bien placés, alors ce n'est pas elle qui va me dire que j'ai des armes de faible! Enfin bon, comme je tiens à la vie, je vais laisser passer sans broncher. Je vais éviter de l'énerver tout de suite, elle trouvera bien assez tôt une raison de me torturer.

Elle continue sans dire un mot pendant quelques secondes, puis se retourne vers moi. Elle me fait comprendre qu'elle préfère que je la tutoie, mais quelque chose me semble étrange dans son attitude. Elle me fixe toujours avec ses yeux assassins, mais il y a quelque chose de plus. On dirait que ça l'amuse de me mettre mal à l'aise de la sorte...

Je repose mon regard sur la route en espérant qu'elle fasse de même mais je sens qu'elle me regarde toujours. D'un coup, sa voix me glace le sang quand elle me dit que détourner le regard équivaut à mourir. Je remonte timidement mon regard dans le sien quand d'un coup elle regarde en amont de la route. On dirait qu'elle a entendu quelque chose. Pourtant les sabots de nos chevaux font bien trop de bruit pour entendre quoi que ce soit au loin.

Au bout d'un moment, j'aperçois au loin le convoi que nous devons escorter. Nous nous avançons vers eux et, alors que Shea s'avance vers ce qui semble être notre client, celui-ci se tourne vers moi pour s'informer sur notre groupe. Non seulement il l'ignore complètement, mais en plus il la prend pour une Geisha. Je me retiens de sourire en pensant au sort qu'elle lui réserverait si on ne devait pas le protéger...

Je m'apprête à lui expliquer que Shea est le leader du groupe et que c'est à elle qu'il faut s'adresser, mais avant que je n'aie eu le temps de dire un mot, elle lui fait comprendre le message et qu'elle est aussi compétente qu'un homme par la même occasion.

Elle nous distribue les tâches pour le reste de la progression : je serai toujours en avant-garde avec elle et les trois autres couvriront les arrières.
Nous avancerons au devant du groupe, à pied, et nous laissons donc nos chevaux à l'attelage central. Au moment où j'attache mon cheval avec le sien, Shea retire ses chaussures. Elle ne va quand-même pas se balader pieds nus dans la nature? Ça n'a pas l'air de la déranger le moins du monde, on dirait qu'elle a l'habitude. D'ailleurs, elle s'empresse de courir à l'avant du groupe sans même m'attendre.

Je la rattrape sans trop de difficulté une fois qu'elle s'est arrêtée. Elle retire son écharpe de son nez. Il faut dire que porter un tissu aussi épais pendant une course ne doit pas être très agréable. Alors qu'elle est en train de scruter l'horizon, elle me surprend une fois de plus, mais doublement cette fois. D'une part, elle me demande la marche à suivre, mais surtout, elle parle sur un ton très calme... Trop calme. J'hésite un moment, cherchant le piège, je vois bien qu'elle me teste. Finalement, je réponds :

- Je suppose que nous devons rester sur la route. Si on nous voit, du moins de loin, on nous prendra pour des civils. Si on reste dispersés à nous balader en plein champ, on sera repérés directement.

Vu la déception que je peux lire dans son regard, je comprends qu'elle vient de perdre une occasion de m'incendier et ça me soulage.

Nous reprenons donc la route. Tout est très calme. Pas un nuage à l'horizon, le soleil illumine la plaine qui ressemble à un tableau. A l'exception du convoi à l'arrière, le seul bruit que j'entends est celui des herbes qui ondulent au gré du vent. J'ai l'impression, même si je reste toujours à l'affut du moindre signe suspect, de faire une petite promenade à la campagne.

Nous continuons notre chemin jusqu'à la tombée de la nuit. Nous sommes depuis quelques temps dans une forêt et le "patron" décide de s'arrêter dans une clairière, sur le côté de la route. Tout le groupe se reforme pour le repas, à l'exception de Shea, qui décide de rester à l'écart pour "surveiller les alentours". Je pense plutôt qu'elle ne supporte pas la compagnie des gens...
Au bout d'un moment, je vais la rejoindre et lui apporte un morceau de viande grillée :

- Tu veux peut-être quand-même manger quelque chose...


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 29 Mai - 3:00

Plus ca va et plus je suis forcé de reconnaître que ce genin est moins con que la moyenne, au moins il connait certaines bases. Il oublie juste un détail, des civils ne cachent pas leurs visages, mais bon je ne peux qu'être déçus de sa réponse, parce qu'elle est juste et qu'à part la compléter je peut pas vraiment l'insulter. Avec un soupir j'acquiesce avant de me remettre en route. Tout est calme, le vent n'apporte aucune odeur suspecte, il n'y a rien à voir... Franchement ce voyage commence à m'emmerder. Plus nous avançons et plus le soleil monte dans le ciel, le climat se réchauffe et je réfléchis. J'ai rien de mieux à faire de toute manière. Lorsque le soleil est à son zénith j'ordonne une pause. J'en profite pour étudier une nouvelle fois ma carte, pas que ca soit nécessaire, mais j'ai l'air occupé et personne ne vient m'emmerder.

La suite du trajet est un véritable enfer pour moi, le soleil entame sa descente et nous allons dans la même direction. Mes yeux fragiles ne supporte pas cette trop forte luminosité, je rive mes yeux au sol pour progresser, je maintient un rythme soutenu cependant, hors de question de montrer la moindre faiblesse. Je finis par être obligé de mettre ma main en visière, devant moi seul quelques ombres se dessinent, je suis presque aveugle. De mauvaises grâces je ralentis, jurant par moment jusqu'à ce qu'enfin le soleil commence à disparaître. Nous avons atteint une forêt et peu à peu les ombres deviennent de plus en plus limpides. Lorsqu'une clairière apparaît j'ordonne la halte. Nous camperons ici ce soir, je donne les directives pour que le camps soit mis en place avant de m'éloigner.

Un peu plus loin se trouve un arbre mort suffisamment penché pour que j'y prenne place, on dirait presque un banc, je m'installe dessus avant de fermer les yeux. Tout est calme, j'entends nettement les bruits du camps, les hommes parlent, je ne saisis pas tout ce qu'ils disent, mais je m'en fou. Des sujets absurde à n'en pas douter. Je préfère largement être ici, seule, le plus loin possible de ces humains qui me menacent de leur seul existence. De toue manière il faut bien que quelqu'un veille cette nuit, qui en serait capable ? Aucun, même le meilleur des genins ne pourrait pas rivaliser avec moi. Je perçois ce qu'ils ignorent, je vois sans mal à la lueur des étoiles alors qu'un on besoin de ce que j'appelle la fleur rouge. Le feu. J'avoue c'est pratique, ca réchauffe, mais à part ca, ca n'a pas d'utilité à mes yeux.

Je pousse un profond soupir, la nuit va être longue, je ne vais pas beaucoup dormir. Lentement je me laisse glisser sur le tronc jusqu'à m'allonger, l'écorce froide me fait frissonner, la température de l'air c'est refroidit, l'odeur ambiante de la mousse est chargée d'humidité. Je ne serai pas étonné que le temps soit couvert demain. Plusieurs minutes s'écoulent et je sens que je me relaxe, je suis loin de dormir, mais ma vigilance est moindre.   J'entends une branche craqué RT me redresse vivement, furieuse après moi même. Ce n'est heureusement que le genin... Et de la viande ?

Qu'est ce qu'il me fait comme scène là ? Il se prend pour ma mère ou quoi ?JeJe lui est rien demandé bordel. N'empêche j'ai les crocs et ca viande bien que cuite me fait envie. Sauf que je peut pas bouffer... Et ca, franchement ca me fou les boules, d'un geste vif je m'empare de la part qu'il m'a ramené avant de le fusiller du regard quelques secondes, puis, je reporte mon attention sur la viande. Elle est là à me narguer et moi je dois me contenter d'attendre que l'autre se barre pour manger. J'ai beau le fixé droit dans les yeux il ne cille pas, il est mal à l'aise je le vois, mais il continue de soutenir mon regard.

- Si t'est trop crevé pour monter la garde, va te coucher.

Le sous-entendu était clair, ou il reste là et il fait sa part, ou il dégage. Au fond je m'en tape, mais qu'il se décide. Son choix me surprend puisqu'il reste. Les premières heures son calme, la faible clarté me permet finalement de manger, il suffit que je profite des moments ou je fais mine de surveillé à son opposé. L'attente me gonfle et je finis par me rallonger sur la branche à la recherche de quelque chose à faire. Alentour il n'y pas plus un bruit, les hommes sont couchés, tout comme la majorité des animaux. Le moins qu'on puisse dire c'est que le coin est calme. Soudain une idée me vient je tourne la tête vers le Genin pour le scruter. Ses armes de prédilection m'intéressent.

-Tes cures dent tu sais t'en servir non ? Je veux vérifier quelque chose.

Je saute au bas de la branche avec agilité pour me placer quelques mètres plus loin face à lui. Certes il va avoir un handicap, mais c'est pas plus mal, de mon côté ca me fera du bien de bouger un peu. Le froid commence à devenir gênant, un peu d'exercice me réchauffera. Sa tête me dit qu'il n'est pas sûr de ce que j'attends de lui. Joueuse pour une fois je prends le temps de lui expliquer ce que je veux qu'il fasse.

-Balance moi tes cures dents, va y, on va voir ce que tu vaux.



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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 29 Mai - 12:31

Plus ça va et plus je trouve son attitude... étrange. Elle n'est plus effrayante (si, elle est toujours effrayante), mais il y a des détails que je ne saisis pas. Elle a pris la viande que je lui ai apportée, mais reste là à me regarder au lieu de la manger.

Comme d'habitude, elle me demande avec beaucoup de tact de monter la garde avec elle pendant que les autres s'amusent autour du feu, derrière nous. Quoi que... Ça sonnait un peu comme un choix. Quoi qu'il en soit, je reste avec elle pour faire le guet. Elle garde le morceau de viande que je lui ai donné, mais quand je jette un oeil de son côté, je remarque qu'elle doit attendre que j'ai le dos tourné pour le manger.

Shea fait mine de se coucher sur la branche d'arbre où elle est assise. Je reste aux aguets, recherchant tout bruit ou ombre suspects dans la forêt. Tout ce que j'entends est le bruit du vent dans les feuilles. Il fait sombre, mais la faible lueur de la lune me permet de voir distinctement à quelques dizaines de mètres, surtout depuis que le feu est éteint. Après m'avoir observé quelques secondes, Shea se redresse brusquement. Je sens venir l'agression... Elle me demande si je sais me servir de mes "cure-dents".

- Senbons... Et oui, bien sûr que je sais m'en servir.

Après toutes ces années à perfectionner ma technique, encore heureux que je sache m'en servir! C'est quand même mon arme de prédilection : à la fois discrète et très efficace. Elle peut mettre hors d'état de nuire un ennemi sans avoir à le tuer et c'est grâce à ça que j'ai pu récupérer un bon nombre d'informations sur mes cibles, qui auraient été perdues autrement, ou beaucoup plus difficiles à collecter.

Elle saute en bas de l'arbre, s'éloigne un peu, puis se retourne vers moi. Qu'est-ce qu'elle entend par "Je veux vérifier quelque chose"? Elle veut peut-être vérifier la portée de mes attaques. Quoi??? Elle veut que je lui lance dessus? Je reste quelques secondes à me demander si elle est vraiment sérieuse.

- Tu es sure? Tu n'as pas peur que je te blesse?

Son regard m'affirme qu'elle n'a pas peur de moi. Si elle me l'a demandé, c'est qu'elle doit savoir ce qu'elle fait. Je lui lance un premier senbon. Je vise sa jambe gauche pour commencer et éviter un accident, par contre, je ne lance pas moins fort pour autant. Il devait arriver dans son genou, mais elle l'évite sans trop de difficulté, d'un pas sur le côté. Elle le ramasse, me le renvoie et m'en demande plus. Je prends cette fois deux senbons.

- Prête?

Elle me répond d'un signe de tête et attend, dans une position étonnamment détendue. Je lance mes senbons : un dans la cuisse droite, un dans le bras gauche. Elle se cambre sur le côté et se paye même le luxe de les attraper au vol...

Elle veut vraiment plus dur... Je cale mes huit senbons restant entre mes doigts. Je prends un instant pour me concentrer et les lui lance tous en même temps, à un très léger intervalle près. Deux doivent lui arriver sur chaque jambe, un sur chaque bras, un dans le buste et un dans la tête. A si courte distance, elle ne devrait pas pouvoir les éviter tous. Pourtant, quand ils arrivent sur elle, elle fait un petit bond dans les airs et, se contorsionnant de manière aussi souple qu'élégante, elle parvient à passer entre chacun d'entre eux...

A la fois surpris et émerveillé devant tant de grâce et de talent, je me rassois sur ma branche.

- Personne n'a jamais réussi à esquiver autant de senbons d'un coup (pour autant que je sache)... Comment tu as fait?


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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 29 Mai - 19:48

Je lève les yeux au ciel, moi peur ? De vulgaires cures-dents ? Il se fou de moi où quoi ? En plus il imagine me blesser ? Il a pas du me voir souvent à l'œuvre lui. Je me méfie de ses armes cependant, elles peuvent être gênantes, encore faut-il qu'il sache vraiment s'en servir. Le premier qu'il me lance est plus que simple à éviter,j'en profite pour l'observer tout en le ramassant, cette arme est étrange, si fine, si légère et pourtant mortel... Elle à quand même un gros inconvénient, une fois lancé elle est perdue. Si il se fait attaquer il n'aura peut-être pas le temps de les récupérer, encore si il avait des ongles aussi solide que les miens, je comprendrais son choix, mais là.... A moins qu'il ne se spécialise dans l'assassina à distance il n'a pas fait le meilleur choix. Pour ce que ca me regarde de toute manière.

D'un geste je lui demande d'augmenter la difficulté, parce qu'à ce rythme je vais m'endormir avant que ca devienne intéressant. Il m'en lance deux... Il me prend vraiment pour une empotée... deux ? Je rêve, bon autant lui montrait. Ma vue aiguisée me permet de les voir arriver distinctement et mes réflexes m'offre le luxe de lui montrer ma supériorité. Je me mets de profil et me cambre, d'une main j'attrape un des senbons entre mes doigts, de l'autre je referme ma main sur le deuxième. Je l'observe avec un sourire en coin tout en gardant ma position. Mon regard provocateur signifie clairement « C'est tout ? »   

Visiblement il a compris le message. Huit cure-dents. Bien, là au moins avec un peu de chance ca va être du sérieux. Je garde une position détendue, juste pour l'énerver un peu plus, faut qu'il y mette du siens sinon c'est pas intéressant.. Pour le coup je suis servi, son attaque m'oblige à bondir pour me contorsionner et éviter les senbons ,je n'est pas le temps d'en saisir un seul, je ne dois d'ailleurs ma manœuvre qu'a un long entraînement et mes sens aiguisé. Mon regard les voit arriver, mes oreilles perçoivent leur sifflement dans l'air. Sans ça je n'aurais peut-être pas put tout éviter. Je me réceptionne agilement au sol et plonge mon regard dans le siens.

Il fait quoi là ? Il en a mare ? Où il est dégoûté ? Avec une attitude pareille il va pas aller loin. Je comprends bien vite que oui, il ne s'y attendait pas. En même temps il aurait pu s'en douter,je suis Chûnin, j'ai pas gagné ma place grâce à ma beauté... Bon, je ne l'ai pas gagné que grace à mes aptitudes, c'est vrai, mais si je n'avais pas eu un vrai talent j'en serais pas là... Et j'aurais pas eu autant d'emmerde.

Mes yeux scrute les alentours à la recherche de ses armes, une est plantée dans un arbre, un autre dans le sol, il ne me faut pas longtemps pour toutes les récupérer, je viens m'asseoir à côté de lui sur la branche et les lui tend. Ca question m'emmerde un peu, pas que je ne veuille pas y répondre, enfin si... Mais je ne serai pas totalement honnête. Bah, de toute manière, qu'est-ce que j'en ai à faire d'être honnête ou pas ?

-Question d'entraînement. En même temps, je suis quand même Chûnin. Si je n'étais pas capable d'éviter tes senbons je mériterais pas mon titre.

Je ne fais pas allusion à mon titre de Chûin cependant, mais à celui de Kumo no Kitsune. Aussi agile que ces derniers, ce qui me permet d'expliquer quand le veux  pourquoi « Kitsune », des sens autant aiguisés. Enfin presque autant, de longue année d'entraînement à parfaire mon agilité. Pas besoin d'être fort quand on est plus souple que l'autre. Mieux vaut savoir esquiver les coups que les encaisser. Surtout avec des armes comme celle du Genin, il suffit que ca rentre dans un point précis et on peut être paralysé. C'est plutôt emmerdant pour se battre.

J'ai vu qu'il savait visé sur une cible fixe, mais est-il capable d'avoir une cible mouvante ? On vera ça demain, la le but c'était que je me réchauffe un peu. Mes yeux se rive vers le ciel tandis qu'une brise légère souffle sur les branches. Tout est calme, le seul bruit qui me parvient est un battement de cœur, d'ordinaire je ne les perçois pas, mais le lieu est si vide de sons que je parviens à l'entendre. Régulier, discret il à un petit côté hypnotique. J'apprécie que l'autre ce taise, je n'ai jamais vraiment ressenti le besoin de parler, je préfère écouter, mais là il n'y a franchement rien à entendre. Ca me gonfle. Les minutes s'étire sans que je ne m'en apprivoise et je plonge dans une sorte de demi sommeil, les yeux clos j'ai toujours le visage dirigé vers le ciel.  

Soudain un battement d'aile me fait sursauter, les vibrations des ailles dans l'air ont fait un bruit assourdissant pour moi. J'ouvre les yeux d'un coup et rive ces derniers vers la provenance du bruit pour l'analyser. Malgré la faible clarté je vois un hibou se poser sur une branche, ses yeux nous fixent et j'en fais de même. Finalement, ce n'était rien, je m'allonge sur la branche comme je peux, les pieds dans le vide, les bras derrières ma tête, le hibou s'envole, sûrement à la recherche d'une proie. A nouveau mon oreille se focalise sur les battements de cœur et je ferme les yeux.

Je sens que le sommeil ne va pas tarder à m'emporter, pourquoi pas après tout, l'autre peut bien veiller seul et puis il ne l'est pas vraiment, mes sens sont à l'affût malgré tout. Quelques heures me semble-t-il ce sons écoulé quand j'ouvre à nouveau les yeux. Je descends sans un bruit de la banche pour m'étirer longuement et bailler, par prudence je tourne le dos à la dite branche. Celui qui verra mes crocs n'es pas encore née... Et si il l'est il mourra. Je ne prendrais pas le moindre risque.

Le reste de la nuit est tout aussi calme, j'ai proposé à ma manière au Genin d'aller dormir, mais j'avoue ne pas avoir prêté plus attention que ca à ce qu'il faisait, j'ai préféré aller marcher autour du camps. Le lendemain peut avant l'aube je rejoins ce dernier pour patienter, soit mes abrutis de Genins se lèvent et son prêt avant l'aube, soit je les réveille moi-même. Manque de chance, mes menaces ont portée leurs fruits et ce qui va être notre routine reprend.

Le temps est plus humide aujourd'hui, je sens que la pluie va tomber, elle ne sera sûrement pas très forte, mais c'est emmerdant, mon odorat va être diminué, mon ouïe aussi, les gouttes d'eau qui tombent au sol produise un bruit qui fausse ma perception des choses. Enfin, ca me fera quelque chose à entendre. La matinée est calme, rien à l'horizon à part deux trois marchands que l'on croisent, j'en profite pour les observer jusqu'à ce qu'il disparaisse de ma vue, une fois qu'ils ont dépassé le convoi je reprends ma route. Cette mission est chiante, je ne sais toujours pas ce que veux faire ce type au champ des âmes.

Je profite de la halte du midi pour attraper un des genins qui assurent la sécurité à l'arrière du convoi, je le traîne violemment à part pour ne pas qu'on nous entende avant de lui ordonner de se renseigner sur la raison qui pousse le commanditaire à se rendre dans un lieu aussi dangereux. Ce midi non plus je ne mange pas, j'attendrais le soir et la protection de la nuit. Si cette dernière est aussi calme et que je suis seul je me paierais peut-être le luxe d'attraper un lapin. On verra, la pause prenant fin j'ordonne qu'on se remette en route, mais j'ai un mauvais pressentiment, je ne suis pas tranquille, je réduis la distance avec le convoi et ordonne aux genins qui m'accompagnent de se tenir prêt



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Dernière édition par Ayano Shea le Mar 31 Mai - 16:46, édité 1 fois
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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Lun 30 Mai - 20:37

Comme je m'y attendais, elle contourne le sujet en me disant qu'elle s'est entraînée pour devenir Chûnin. Je sais bien qu'on peut faire beaucoup, avec de l'entraînement, mais ses mouvements étaient comme surnaturels. Personne ne peut bouger aussi vite dans les airs... Enfin bon, vu comment elle est, je crois que je ne saurai jamais.

Elle se tient là, immobile sur sa branche, à regarder le ciel. Je ne peux m'empêcher de la regarder. Elle est comme en méditation, les bras le long du corps et j'ai tout loisir d'admirer sa silhouette quand elle ferme les yeux. Mon coeur bat fort, plus fort que d'habitude, non pas que mes lancers m'aient fatigués, mais c'est la présence de Shea qui me fait cet effet, je crois...

Tout à coup, un bruit dans les feuilles me sort de ma réflexion. Shea regarde d'un mouvement vif l'origine du bruit et je fais de même. Je perçois une petite ombre au loin, trop petite pour un homme. Ça doit être un oiseau. Elle s'allonge et ferme les yeux à nouveau. Je suppose qu'elle a besoin de sommeil, je devrais monter la garde au lieu de passer mon temps à l'observer. L'oiseau repart.

A part cet oiseau, aucun mouvement ne se fait entendre dans les environs, même les feuilles des arbres restent parfaitement immobiles. Je sens planer l'odeur du feu qui s'est éteint il y a peu de temps. Je reste assis sur ma branche pendant une heure, puis je descends pour me dégourdir les jambes et je fais un tour du campement. Même les animaux ont l'air de tous dormir. Je remonte ensuite à mon poste pour quelques temps, jusqu'à ce que Shea se réveille et descende elle aussi.

Elle me fait comprendre de manière tout aussi brusque que d'habitude que je peux aller dormir. Il faudra que quelqu'un lui apprenne le tact, un jour... Je vais me coucher avec les autres, au campement. Comme tous les soirs, je sors le petit sabre en bois que j'ai volé il y a 15 ans et repense à mes parents. Je ne dois jamais oublier et je dois leur faire payer, qui que ce soit...
Je trouve finalement le sommeil sans trop de difficultés au bout de quelques minutes.

Je suis réveillé par des bruits autour de moi. Quand j'ouvre les yeux, je vois les autres Genins en train de s'affairer à ramasser leurs affaires. Je me lève aussi et peu de temps après, Shea nous rejoint, de toute évidence déçue de les voir tous debout.

Nous repartons pour le champ des âmes, dans une atmosphère lourde, le ciel est voilé de petits nuages. Nous ne croisons que quelques caravanes de marchands et Shea s'arrête à chaque fois pour les examiner en détail. Je veux bien être méfiant, mais là c'est violent...

On fait une pause pour manger vers midi et j'en profite pour m'allonger un peu dans l'herbe en mangeant un petit morceau. Le ciel se couvre de plus en plus et, entre les touffes de feuilles autour de moi, je vois des raies de lumière s'infiltrer entre les nuages, créant des halos lumineux dans le feuillage entre les zones assombries.

Alors que je commençais à fermer les yeux, on annonce le départ, mais Shea donne l'ordre d'avancer en formation serrée. On va peut-être enfin avoir de l'action. Je vais voir Shea et lui propose :

- S'il doit y avoir des combats prochainement, je devrais me poster dans les arbres. Comme ça, je pourrais utiliser mon plein potentiel pour les attaquer à distance.

Elle accepte en grognant et je vais me percher dans un arbre, au dessus du groupe. La forêt est dense et me permet de sauter facilement de branche en branche pour rester à proximité du groupe. De plus, j'ai un champ de vision plus large depuis les hauteurs. Au bout d'une trentaine de minutes, une pluie fine commence à tomber. Ça tombe bien : si on doit se battre, je pourrai utiliser tous mes pouvoirs.

Nous continuons d'avancer et la pluie continue de tomber, fine mais insidieuse. Je dois faire attention de ne pas glisser en sautant d'une branche à l'autre, mais ce n'est pas trop difficile. Par contre, l'humidité ambiante forme comme un léger brouillard dans le sous-bois et la visibilité est réduite. Je me rapproche du groupe et progresse presque au dessus d'eux.

Subitement, les chevaux se mettent à hennir en tirant sur leurs liens. Shea donne l'ordre de sortir les armes et un coup de feu retentit. Je cherche l'origine du tir au moment où j'entends un soldat s'écrouler par terre. J'aperçois une silhouette à une cinquantaine de mètres qui pose son fusil vide par terre pour sortir un uchigatana. Je lui lance deux senbons dans la gorge avant qu'il n'ait le temps de me repérer.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mar 31 Mai - 16:45

Je ne suis vraiment pas tranquille, je suis même tendus, mes sens sont à l'affût , de la moindre odeur, du moindre sons, mes yeux scrutent le paysage de toute part, mon corps tout entier vibre à l'idée qu'il se passe quelque chose. Non décidément un truc cloche, d'ordinaire pendant le trajet je perçois la présence d'animaux, que ce soit visuellement, ou par une trace d'odeur, mes oreilles elles-mêmes parvienne à capter le déplacement d'un animal un peu gros malgré le convoi. Mais là, rien. C'est comme si les habitants de la forêt avaient déserté. Ce n'est pas normal, les animaux ont beau se méfiait des hommes et fuir leur présence, ils laissent une trace, hors là il n'y a aucun signe de vie et le calme assourdissant me met en alerte.  

La progression continue néanmoins, au fond peut importe, je pourrais me défouler un peu, voilà deux jours que je n'ai pas fait couler la moindre goutte de sang, pas que ca me manque, mais si il y à de l'action je ne me priverais pas pour faire un carnage. Le Genin qui progresse à l'avant avec moi me propose de ce poster dans les arbres en vue d'un futur affrontement, sois disant pour pouvoir utiliser son potentiel au maximum. Si ca l'amuse, j'en ai rien à foutre, mais il vaudrait mieux pour lui qu'il ne ce loupe pas, sinon je prendrais un malin plaisir à le torturer ensuite. Si il survie bien sûr. Je n'aime pas l'excès de zèle, à moins que ce soit de la peur... Peut-importe. J'acquiesce d'un grognement plus humain que d'habitude, au moins il ne me gênera pas, c'est pas le moment de parler là et j'ai besoin de concentration.

La pluie finit par arrivée comme je l'avais sentie. L'humidité dans l'air ne trompe pas, un air humide équivaut bien souvent à de la pluie, plus l'air est chargé d'eau plus la pluie sera forte. Je peux me tromper, mais je ne pense pas que celle qui tombe forcira dans la journée. C'est pas plus mal, mon odorat n'en sera que moins gênée. Avec la pluie un léger brouillard ce forme, il me semble que c'est dû au mélange d'eau froide atteignant un sol chaud. La confrontation entre les deux est à l'origine du brouillard. Quoi que, Kumo est un coin beaucoup plus brumeux alors que le sol est constamment humide. Bah qu'est-ce que j'en ai à foutre de toutes ses théories foireuses ?

J'entends nettement les déplacements du genin entre les arbres, il progresse en parallèle de nous, bon il est moins zélée que je le pensais. Mes yeux n'ont aucun mal à voir à travers la légère brume, après tout j'ai grandi dans le coin le plus brumeux d'Okaruto, ce n'est pas ces quelques nuages près du sol qui vont m'emmerder. En même tends que les chevaux s'agite je perçois un sons, aussitôt j'en cherche la provenance en ordonna silencieusement de sortir les armes. Les miennes sont prêtes depuis le début du voyage, mes gants Tekko-Kagi solidement fixé à mes mains ne me quitte pour ainsi dire jamais. Au besoin j'ai mon autre paire bien plus solide caché dans mes habits. Mais je doute de devoir en changer.

Le bruit d'une gâchette qu'on enclenche me tends encore plus, dans la seconde qui suit un coup de feu assourdissant pour moi retentit. Une attaque ! Sûrement des brigands, peut-importe, ils finiront comme tous mes ennemis, baignant dans leurs propres sang. Ma vue perçante repère les bandits et quelques micros secondes plus tard l'un d'eux s'écroule après avoir lâché son fusil pour un Uchigatana, la gorge percée par deux cures-dents. De ce que je vois il y à une dizaines d'hommes répartie devant nous, je n'aime pas ça, si ils sont aussi nombreux devant ca signifie sûrement que d'autre doivent nous contourner pour nous prendre en tenaille. 

-Couvrez l’arrière du convoi !

A peine ai-je hurler mon ordre que je m'élance sur le plus proches de nos ennemies, mes griffes artificielles lui tanche la gorge avant qu'il ne m'ai vu arriver, mais je sais que les autres sont encore plus sur leurs gardes à présent. Tant mieux, ca rendra la chose plus amusante. Mon oreille perçoit un bruit sur ma gauche, à peine ai-je reculé d'un pas qu'une lame me frôle le visage, poursuivant mon geste je me cambre jusqu'à ce que mes mains touchent le sol et mes pieds décolle, j'en profite pour envoyer mon adversaire plus loin avant de me remettre debout. 

Nouveau bruit de gâchette cette fois c'est une balle que j'évite de justesse, si je n'avais pas eu des sens si aiguisés elle aurait pénétrée ma chaire. Ca me fou les boules, ces abrutis ne peuvent pas se battre sans leur misérable fusil ? Sont-ils lâchent à ce point ? Ca m'énerve, il n'y à que les humains pour utiliser de telles abominations. Des humains dénudé de principe. Quel plaisir y a-t-il à se battre ainsi ? Un archer vaux cents mieux

Je tourne le regard vers le tireur, mes yeux s'embrase, je vois dans son regard qu'il en à après moi spécialement, il me prend pour sa proie... Il veut jouer avec moi ? Jouons alors, je vais lui prouver que mon niveau est au-delà de son arme à poudre. Je suis le chasseur, jamais un humain ne pourra me considérer comme une proie. Il arme à nouveau son fusil, je le laisse faire même si la logique voudrait que je l'abatte. J'entends que le combat se poursuit autour de moi et si mes yeux sont rivés sur le lâche qui pense m'abattre d'une balle, mes oreilles surveille ce qui se passe autour. Derrière mon écharpe mon sourire s'est agrandi, je le défie ouvertement. Il me met en joue et je me prépare à régir.

Le lâche sourit et je comprends que c'est un piège, si il à pris le temps de recharger d'autres hommes me surveiller pour m'attaquer quand il serait près. Je me suis fait avoir comme une abrutie, mais ca m'amuse assez, le défi n'en sera que plus exaltant. J'entends deux hommes arrivés de part et d'autre de moi, l'un armé d'un Uchiginata, l'autre d'un KUSARI-CHIGIRIKI  . Merde, ces armes-là est emmerdante quand son porteur sait s'en servir. J'évite agilement la première attaque, mais seul mes réflexes m'empêchent d'être blésé par la seconde. J'ai à peine le temps de réagir, vu la vitesse de leur enchaînement ils ne sont pas mauvais du tout, j'ai beau avoir un bon niveau je passe plus de temps à esquiver qu'à attaquer, j'ai du mal à garder à l'œil le troisième type et son fusil.

Les brigand ont tôt fait de m'éloigner du groupe, c'est pas bon ça, pas que je me soucie des autres abruti, mais ma mission consiste à protéger l'autre gus insolent, là c'est pas ce que je fais. La chaîne du KusaRI-CHIGIRIKI me coupe la moindre retraite. Putain, j'aime vraiment pas ses armes à la con. Je dois m'occuper de lui en premier si je veux en finir vite. Agilement j'effectue un saut dans les air me contorsionnant pour éviter les deux armes, j'ai calculé mon bond de manière à pouvoir me réceptionner contre le tronc, ce dernier me donne un bon appui pour attaquer. Je m'élance sur ma cible, l'imbécile et son jouet à double tranchant. Le lâche bondit pour m'éviter tandis que son pote avec l'Uchigatana en profite, d'une nouvelle contorsion j'évite de peu la lame tandis que le bruit d'un coup de feu retentit. Merde, je ne peux rien faire, la balle me frôle le bras, m'arrachant un bon morceaux de peau avec. Ca fait vraiment mal, pire qu'une brûlure.

Coup de chance pour moi, le type qui à tiré voit son arme exploser au même moment, c'est ma chance, profitant de la surprise du trio j'abats le type avec l'Uchigatana en lui plantant mes griffes dans la gorge, l'odeur du sang envahit mon nez et je reçois quelques gouttes sur le visage en retirant mon arme. L'odeur de la mort recouvre le terrain, il ne me reste qu'un type à abattre avant de pouvoir rejoindre les autres. Le mec au fusil va succomber de l'explosion de son arme, je peux sentir le mélange de poudre et de sang dans sa direction. Ca me pique le nez, mais je m'en accommode. Soudain un cri retentit vers le convoi, j'ignore qui la poussé, mais je dois y aller, hors de question d'échouer. Je perçois des bruits de course tout autour, je sens que ca va vraiment chauffer, encore plus. 

Ce coup-çi, je n'ai pas le temps de réagir, alors que je bondi pour mettre de la distance entre mon ennemie et moi une flèche vient ce nicher dans mon épaule. Merde, je vais pas tenir longtemps à ce rythme, pas seul, ils sont trop nombreux pour moi. Ca me met en rage de me sentir impuissante, mais pour survivre il est parfois nécessaire de laisser filer ses proies. Rien ne m'empêchera de les retrouver plus tard pour leur faire payer. Je n'ai pas de temps à perdre, ils sont trop nombreux, il va falloir faire grand si je veux disparaître de leur yeux. J'accumule de la brume autour de mon corps, les brigands se méfie, ca me laisse le temps de former un Kitsune brumeux autour de moi, la « bête » est bien plus imposante qu'un animal ordinaire, je me concentre pour la rendre plus réel, elle ouvre la gueule comme pour grogner, mais le sons qui en sort provient de mes propres cordes vocales. Un peu ridicule par rapport à la taille de ma création, m'enfin ca fait quand même son effet. Ces types-là n'ont pas dû voir de Kitsune souvent, je les entends Hurler.

-Un démon !

Démon moi ? Ouais, pas loin, je recule lentement avant de bondir vers eux entourer de brume, j'attrape une branche au-dessus de moi et m'enfuis pendant que ma création redevient une brume innocente... Utiliser se pouvoir m'épuise, surtout avec deux blessures, la flèche est encore plantée dans ma chair, mais je ne peux pas l'atteindre. La douleur me gène, mais je dois en faire abstraction jusqu'à ce que je sois à l'abri. Au loin tout est calme, à croire que le combat est fini, ou alors mes sens sont trop brouillés. Je m'assoie sur une branche suffisamment haute pour me camoufler de tout passant sur la route. Je n'ai plus la force de bouger pour l'instant, il faut que je me repose avant. Au moins quelques minutes. Mes blessures me brûlent, surtout celle faite par la balle, je croyais qu'elle était superficielle, mais j'avais tort, il faudra que je n'ettoie cela. Je me demande ce qui se passe au convoi. Mes hommes sont-ils indemne ? Et le client ? Il y a dû avoir des pertes. Je m'en veux, trop absorber par mes ennemis j'ai laissé le reste de côté. C'est quand même étrange, les brigands seraient-ils repartie ? Ca signifierait que le commanditaire était la cible, où ce qu'il avait avec lui et qu'ils ont eu ce qu'il voulait. Mais quoi ? Si cette mission échoue...



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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mar 31 Mai - 20:45

Je reprends aussitôt deux senbons dans chaque main et me prépare pour accueillir les suivants. Je vois se regrouper devant nous une dizaine d'hommes, tous armés jusqu'aux dents. Je prends un instant pour me concentrer alors qu'ils se ruent en courant sur le convoi. J'en immobilise un d'un lancer dans chaque genou, qui le fait s'écraser par terre et je m'apprête à lancer les deux senbons restants quand j'entends un sifflement venant d'un fourré.

J'ai juste le temps d'augmenter la densité de la brume à côté de moi pour voir une flèche s'enfoncer lentement dedans. Elle a étiré le nuage de brume jusqu'à en faire une sorte de cône visqueux d'où sort la pointe de la flèche, avant que celle-ci ne tombe mollement à mes pieds.

Comprenant que je n'aurais plus le temps d'attaquer à distance, je saute en bas de mon arbre pour attaquer l'archer pendant qu'une nouvelle flèche vole vers mon ancienne position. Je lui enfonce mes deux senbons dans la gorge d'un grand mouvement ample pour les voir ressortir de l'autre côté. Il crache alors une fine gerbe de sang qui vient moucheter mon masque, diffusant son odeur caractéristique juste sous mon nez.

Je vois une demi-douzaine d'ennemis aux prises avec deux gardes du convoi. Je n'ai pas le choix. Si je veux qu'ils vivent, je dois aussi les enfumer. Je m'approche rapidement du groupe en dégainant mon ninjato et une fois assez près, je tends mon bras dans leur direction et fais apparaître autour de la mêlée un nuage toxique. Il ne devrait tuer personne, mais forcer tout le monde à s'en écarter, sauvant les gardes et rendant les autres vulnérables.

Alors qu'il sortent en toussant, j'en embroche un sur mon ninjato avant qu'il ne puisse me voir, ses yeux remplis de larmes. Les autres sortent en battant l'air de leurs armes pour éviter d'être pris par surprise. Ils se rapprochent de moi, me voyant surement comme une ombre floue et je cherche une ouverture dans leurs mouvements désordonnés.

Alors que le nuage se dissipe, je vois de l'autre côté les deux gardes, toujours vivants, mais incapables de se battre, eux aussi temporairement aveugles. Je suis seul contre cinq et ils ne tarderont pas à voir correctement à nouveau ; je décide de passer à l'attaque, me glissant entre les lames émoussées. J'ouvre une longue entaille dans le buste de l'un d'entre eux, montant de sa hanche gauche à son épaule droite, au moment où un kama entaille mes vêtements au côté droit. Je m'apprête à faire volte face pour riposter mais une douleur lancinante venant de l'entaille me fait poser un genou à terre.

Je me commence à me relever pour encaisser les coups suivant quand je vois se former à quelques mètres derrière mes ennemis un grand nuage prenant une forme de Kitsune géant. Cette apparition se met à rugir en crachant des volutes de fumée et mes assaillants prennent alors la fuite en criant, terrifié par l'apparition démoniaque. Je dois dire que je n'avais jamais rien vu de tel, mais visiblement, c'est de notre côté et je me sens soulagé.

Le temps de reprendre mes esprits, je remarque que l'arrière-garde est loin de s'en être aussi bien sortie que nous et seuls Sakano et deux gardes tiennent encore debout. Je m'avance vers eux en tenant fermement ma blessure et je vois qu'un des deux autres Genins gît dans une mare de son propre sang. Sakano n'a que de petites blessures, mais le second a une profonde entaille dans une cuisse.

- Si on les retrouve, ils vont le payer cher... On sera prêts, cette fois.


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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mer 1 Juin - 19:37

J'enrage, comment ai-je put me laisser submergé ainsi ? Moi la fière Kumo no Kitsune ! Devoir mon salut à une vulgaire fuite... Je les retrouverais ces types. Oh oui, je vais les traquer et je leur ferais payer l'affront qu'ils m'ont fait. Je prendrais un malin plaisir à les égorgeait lentement un par un. Quand à l'archer qui m'a gentiment planté une flèche, lui je lui réserve un sort encore pire... Je le tuerai en dernier, mais pas avant qu'il n'ait souffert, il ne mourra pas tant qu'il ne me suppliera pas de l'achever... Quand il le fera je le torturerai encore plus... Je lui briserais les phalanges unes par unes, je l'écorcherai lentement, jusqu'à ce qu'il n'ait plus un centimètre de peau. Je lui crèverai les yeux....

Je me force à me calmer, me laisser envahir par la colère ne donnera rien de bon, avant de partir en chasse je dois aller voir ce qu'il en est du commanditaire et des autres. Donner des instructions, je suis sûr que ces abrutis si ils sont vivants sont complètement paumés. Ils vont faire n'importe quoi et je paierais les pots cassés. Je dois me soigner aussi, je ne peux pas partir traquer ses types avec une flèche plantés dans l'épaule, j'ai beau la toucher avec mes doigts je ne peux pas l'enlever seul, elle s'est plantée de biais, si je tire je risque d'ouvrir encore plus la plaie. Ca me gène dès que je veux bouger ce bras, je peux faire avec, mais ca serait plus intelligent de l'enlever, ca serait con d'être gênée à nouveau devant ces types.

 La blessure de la balle me brûle également, ca va, je vais pas me plaindre c'est du même côté que la flèche. Mais bordel j'ai l'impression d'avoir le bras en feu. Je suis pas une petite nature, mais je ne pensais pas qu'une arme à poudre pouvait faire si mal. Ca devrait être interdit ces trucs... Bon ca l'est, mais si des abrutis s'amuser pas à en faire ca serait pas plus mal. Dommage que l'autre est subi les caprices de son arme, lui aussi je m'en serais donné à cœur joie.

Soufflant un bon coup j'analyse les alentour grâce à mes sens, l'odeur de sang et de poudre est bien présente, si je veux suivre la piste de ces types je vais devoir trouver une trace un peu plus loin, ici c'est impossible. Quelques bruits son perceptible vers le convoi, donc certain son vivant. Bien. Je me redresse avant de saute de branches en branche pour les rejoindre, ainsi je garde un maximum de la piste intacte. Quand je me retrouve au-dessus du groupe je prends un instant pour évaluer les dégâts. Peu de soldat son vivant, comme quoi ces types sont des incapables. Mon équipe, ca va pas trop de perte, c'est une bonne nouvelle, je n'avais pas pris que des incapables, ca me rassure.

Je me laisse tomber de ma branche pour me réceptionner bras croisé devant le convoie. Je fixe les survivants plus froidement les uns que les autres. Si ils m'on remarqué ils n'ont pas l'air d'avoir saisi qu'il manque quelqu'un. Finalement, c'est peut-être bien des incapables, tout juste bon à envoyer en première ligne. Ca à beau m'emmerder, je dois reconnaître que je suis responsable. Quelle idée de confier une tâche si importante à des abrutis ? Pas un seul n'a eut la présence d'esprit de protéger le commanditaire. Résultat il est plus là. Ou le trouillard s'est enfui, ce qui ne 'étonnerait pas, ou les brigands étaient venus dans le but de le kidnapper.

Du coin de l'œil je vois que la charrette à était fouillé. Ils n'étaient peut-être pas venu pour l'autre gus alors, mais pour un truc qu'il possédait. Si je pars du principe que ca aurait un rapport avec notre destination, j'en déduits que c'est forcément quelque chose de précieux. Un truc qui attire la convoitise et pas parce que c'est un machin pour décorer. Depuis que je suis apparu, je n'ai pas prononcé un mot, mon regard glacial ce contentant de hurler silencieusement. Je peux voir à quel point la plupart sont mal à l'aise. Les genins doivent ce demandé ce que je leur réserve comme punition. Je prendrais le temps d'y réfléchir plus tard. Les soldats encore vivant me regardaient hébété, enfin quand ils osent croisé mes yeux.  

-Soigner les blessés !

Ma voix est calme, comme l'instant précédent la tempête. Ce qui n'est jamais bon signe, pourtant intérieurement je boue de colère. Putain, mais y en a pas un avec trois grains de jugeote. Faut tout leur dire. Le premier truc à faire après une attaque c'est évalué les dégâts, soigner les bléser, en commençant par les plus graves, achever ceux qui hurlent trop... Bon moi je les achève si ils me gonflent, mais c'est parce que je refuse de sauver des incapables. C'est une perte de temps. Je regarde le petit groupe s'activer jusqu'à ce qu'un type passe trop près de moi, j'en profite pour l'attraper, il tombe bien lui.

-T'as trois secondes pour m'enlever cette putain de flèche. Te loupe pas où je te tue.

J'aurais peut-être pas dû le menacer, vu comme il tremble c'est sur il va se louper. Contrairement à mes craintes non, la flèche ressort d'un coup et je serre les dents, au moins a défaut d'ère futé ce guignol sait se servir de ses muscles. Je n'aurais pas accepté qu'il me retire ça lentement. D'un geste vif je m'empare de la flèche pour en examiner la pointe, par chance elle n'était pas empoisonnée. Je broie la tige de bois dans ma main avant de coller une droite à celui qui vient de me retirer la flèche.

-Aie.

Ma voix est calme et on voit clairement que non, je n'ai pas eu mal, mais ca fait toujours du bien de coller une droite a quelqu'un pour rien. La prochaine fois, ce type évitera de passer trop près de moi, ou il ne tremblera pas comme une feuille. D'un pas assuré je me dirige vers mon cheval, la brave bête m'as gentiment attendue. Peut-être parce qu'elle sait que si elle me lâche j'en ferai mon repas.

Dans une de mes sacoches je prends mes herbes médicinales et ma gourde. Je ne compte pas laisser mes blessures s'infectaient. Je commence par verser le contenu de mon outre sur mes blessures. Ca me brûle encore plus, mais l'alcool est un bon désinfectant. Les gens d'Okaruto jurent comme des charretiers quand ils me voient « gaspillé » la précieuse boisson. Moi je ne vois qu'une utilité antiseptique à ce genre de choses. Boire pour me retrouver à ramper par terre ? Non merci, je ne suis pas débile comme ces humains.

J'attends quelques secondes avant de reboucher le contenu et enlever mes armes. Je prends ensuite un peu d'herbe de Plantain que je broie avec une pierre, je l'humidifie pour en faire une pâte collante avant de l'appliquer sur mes blessures. Au moins avec cette herbe les saignements s'arrêteront et je cicatriserai plus vite. Je ne suis pas herboriste, mais il est important de connaître des plantes avec des vertus médicinales. Question de survie. Comme il me reste de la pâte et que j'ai horreur de gaspiller j'appelle un des genins pour qu'ils s'en servent sur les bléser. Je me fiche bien de leurs blessures. J'en ai rien à foutre de les aider, mais je ne vais pas jeter une plante si efficace.

Je profite que les uns et les autres se soigne pour sortir ma carte, pour faciliter mes recherches je dois repérer tout endroit susceptible d'abriter un nombre important de bandit. Suivre leur piste ne sera pas des plus aisés avec la pluie qui tombe, elle a beau être fine, elle diminue mon odorat. L'odeur de la plante sur ma peau le diminue un peu plus, mais je devrais faire avec. Sans compter qu'avant d'aller les attaquer ces pourris il vaut mieux avoir une bonne idée du terrain. Je sens que le groupe s'impatiente. Ils me font chier, ils veulent un nouveau carnage ou quoi ? Je soupire d'agacement avant de les fixer froidement du regard. Vu leur état je peux pas compter sur eux de toute manière. Je range ma carte et ré-équipe mes armes, ce coup-ci je délaisse ma paire de Tekko-kagi en cuir pour ceux entièrement en métal. Je remets mes chaussures où sont fixés mes Ashiko. Grace à ces petites griffes utilisé pour escalader des parois, j'ai une arme de plus.

-Vous restez-là bande d'abrutis !

Hors de question de m'encombrer avec eux, d'une part ils me ralentiraient, d'autre part ils m'empêcheraient d'utiliser mon odorat comme je le souhaite. Je les foudroie une dernière fois du regard pour m'assurer de leur obéissance avant de m'éloigner dans les bois. Une légère brise s'est levée aussi je capte moins bien les odeurs provenant de l'arrière, mais peut-importe, je sais ce qu'il y à derrière moi. Après quelques minutes de marche, je descends mon écharpe pour mieux sentir les odeurs, je sens que des humains sont passés par là, mais la piste est faible, les odeurs des hommes sont mélangés à l'humus et à l'eau pour que je puisse la suivre ainsi. Pas grave, il me suffira de sentir la terre ou les plantes pour m'assurer d'être sur la bonne voie. 

La traque commence, je vérifie régulièrement que je suis toujours le bon chemin, j'en ai oublié les abrutis du convoi, je ne suis plus que Kitsune, prédateur remontant une faible piste afin d'avoir sa proie. De temps à autre je m'arrête et me saisis d'une touffe d'herbe, d'un bout de terre, d'une plante afin de le porter jusqu'à mon nez pour mieux l'analyser. Beaucoup d'odeurs se mêlent dans les bois, celle des animaux, celle de l'humidité et celle des brigands, même si ca me ralentis je prends le temps de vérifier que je ne me trompe pas. Tout bon chasseur sais suivre une piste sans se presser, car il sait que tôt ou tard il retrouvera ce qu'il cherche. La patience est la plus grande qualité dans une traque.

Mes sens sont à l'affût du moindre signe de danger, le moindre bruissement n'échappe pas à mon ouïe, j'entends des branches craquées par moment, mais c'est trop léger pour appartenir à un humain, je dirais un lapin. Je ne m'y intéresse pas le moins du monde pour le moment. Je sens que je continue sur la bonne voie, une fois que j'aurais trouvé ses salauds, je verrais si je rebrousse chemin ou si je peux m'en charger seul. C'est parfois dur d'avoir de tel sens, je suis au-dessus des humains, mais à cause de ça je ne peux jamais utiliser mes capacités à leur paroxysme quand ils sont là. Pouvait pas y avoir un autre métis dans le village bordel ? Ca m'aurait simplifié les choses.



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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mer 1 Juin - 22:57

A peine ai-je le temps d'évaluer les dégâts que Shea apparaît, l'air sévère, mais assez mal en point. Elle étudie les pertes, comme moi, mais son regard s'attarde sur un point qui ne m'avait pas choqué jusque là, trop concentré à étudier l'état de mes camarades. Le commanditaire de la mission a disparu.

Shea ordonne qu'on soigne les blessés. Ma blessure n'étant pas grave, je commence à m'occuper des autres blessés. Je retire le sashimono du dos d'un garde étendue dans l'herbe, il n'en aura plus besoin. Je le déchire en bandelettes pour faire des bandages devant les yeux ébahis des gardes encore vivants. Je distribue des bandages au moment où j'entends un bruit de coup. C'est un des Genins qui a aidé Shea à retirer sa flèche. Peu de temps après, le pauvre revient vers nous avec un mélange d'herbes médicinales que Shea nous fait passer. Elle a peut-être un bon fond, en fait... On répartit la mixture entre les blessés les plus graves et on bande toutes les plaies.

Alors que je couvre ma blessure, j'entends Shea qui nous ordonne de rester en position avant de s'enfoncer seule dans la forêt. Je ne vais quand-même pas la laisser seule, elle part droit au suicide. Le temps d'y réfléchir, je passe quelques minutes à chercher mes senbons sur les cadavres ennemis et à les en extirper tout en réfléchissant au problème. Et puis au diable ses ordres :

- Vous autres, protégez les gardes encore en vie, je vais l'aider.

Ils ont l'air bien contents que tout soit terminé et que Shea soit loin d'eux et me laissent partir sans poser de questions.

Je m'élance à sa recherche, tout en essuyant mes senbons sur mes vêtements, encore visqueux du sang de mes ennemis en train de coaguler. Ma blessure me fait souffrir mais j'essaie d'oublier la douleur pour me concentrer sur ma progression. Je la rattrape sans trop de difficultés, mais je choisis de la suivre à distance pour éviter qu'elle ne me voie, trop conscient du sort qui m'attend pour lui avoir désobéi.

Elle semble savoir parfaitement où elle va. Sa silhouette ressemble de loin à celle d'un homme, dans une posture tendue, comme prête pour le combat. Elle se baisse de temps en temps vers le sol comme pour examiner des traces. Comme elle semble très concentrée, je me rapproche légèrement et je me rends compte qu'elle ne cherche pas des traces, mais des odeurs. Elle ramasse des touffes d'herbes ou de la terre retournée pour les amener à ses narines et les renifles comme un chien.

Je m'arrête net devant ce qui aurait du me sauter aux yeux : son surnom est Kumo no Kitsune, le fait qu'elle marche pieds nus en pleine forêt, ses réflexes surhumains, la forme fantomatique et pour finir ça... Je pense que son surnom n'en est pas un, c'est vraiment une Kitsune!

Au moment où elle repart après avoir reniflé une touffe d'herbe, je repars moi aussi mais une feuille morte que je n'avais pas remarquée trahit ma présence. Le craquement presque inaudible de celle-ci sous ma chaussure parvient aussitôt aux oreilles de Shea qui se retourne vers moi, toutes armes dehors.

- C'est bon, Shea, c'est moi...


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Jeu 2 Juin - 19:35

Suivre la trace des brigands n'est pas une chose facile, contrairement à ce qu'on croit, il est plus difficile de suivre un groupe qu'un individu. Du moins dans ce genre d'endroit où la végétation couvrent quasiment toutes les traces. On peut voir que des branches ont été casser, mais elles ont pu l'être depuis longtemps. Chaque individu possède ca propre odeur, seul il est facile à reconnaître et à suivre. Hors là c'est tout un groupe que je traque, plusieurs odeurs humaines sont mélangées à l'humidité de l'air et du sol. Ca m'énerve, par temps sec je n'aurais pas eu besoin de m'arrêter. Ca ne m'empêche pas d'être attentive à ce qui m'entoure, mais j'avoue que je suis légèrement moins vigilante sur ce qui ce passe autour. De toute manière ces types et la discrétion.... Si l'un deux se trouve dans le périmètre il fera tellement de bruit que je ne pourrais pas le louper.

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis partie, à vrai dire je perds un peu la notion du temps dans ce genre de cas. Alors que je me relève pour repartir j'ai à peine le temps de faire un pas que le bruissement d'une feuille écrasée capte mon attention. Les animaux n'oseraient pas m'approcher, au vu de la distance du bruit, c'est proche, trop pour qu'un lapin s'y risque, je me retourne vivement mes yeux fixant ce qui a fait ce bruit. Par réflexe je me suis tendu prête à bondir sur ma cible dès que je l'aurais en visuel. 

Je m'élance d'un coup à peine quelques secondes plus tard ignorant l'identité de l'humain qui m'a surprise. J'entends ses mots tandis que je me rapproche, je l'attrape par la gorge en lui coupant la fin de sa phrase avant de me stopper. Mes ongles sont à la limite de lui percer la peau, mais je me retiens. Merde ! Qu'est ce qu'il fou la lui ? Ce n'est pas un ennemi, juste un genin, celui aux cures-dents. Je le fixe méchamment, prête à l'engueuler d'avoir désobéi à un de mes ordres quand je réalise ce que ca présence implique. Je le vois dans ses yeux, il vient de comprendre quelque chose sur moi que je gardais secret. Mon cerveau réfléchit à toute allure, cherchant si je n'aurais pas sauté trop vite sur une conclusion qui me déplairait. Le sort que je lui réserverais alors, si il avait compris ma nature ne serait qu'une lente agonie. 

-Qu'est-ce que tu fous là ?

Mon ton est froid, calme malgré les doutes qui viennent m'envahir. Je ne veux pas le tuer, pas tout de suite, il peut encore être utile. Seulement si ses yeux ne mentent pas je n'aurais pas d'autre choix, il en va de ma survie. Un humain connaissant ce que je suis ne peux qu'être dangereux, j'en ai déjà fait les frais. Si je ne m'en débarrasse pas tout de suite, c'est lui qui me tuera, d'une manière ou d'une autre. Plus jamais je ne serai le chien de qui que ce soit. 

Il se débat, sûrement pour survivre, c'est assez marrant en fait, mais je ne le tiendrais pas longtemps comme ça, j'ai beau serré plus fort,  encaisser ses coups, le lâche profite de mon épaule bléssée, plantant es doigts pile sur la blessure, la douleur vive me force à lacher prise, ca il va me le payer. J'hésite cependant, chaque seconde qui s'écoulent efface un peu plus la piste des bandits. Pour la première fois depuis longtemps je suis face à un dilemme. Je ne peux pas laisser vivre ce genin, mais je ne peux pas laisser mes proies m'échapper. Plus j'attends, plus ils s'éloignent. Indécise je commence à faire les cent pas, marmonnant entre mes dents. Je dois choisir et vite. J'analyse le pour et le contre.

-Borde l

Finalement, je lui fais face à nouveau, je le jauge tandis que je réfléchis aux options dont je dispose. Je finis tant bien que mal par trouver un compromis, si je l'amène avec moi je pourrais toujours le tuer plus tard, tant qu'il est avec moi il ne peux pas me trahir, je lui suis supérieure, il doit s'en douter quand même. De toute manière j'ai perdu assez de temps comme ça, les brigands doivent rester ma priorité. Cependant, un doute persiste et je dois savoir, la réponse qu'il me donnera changera peut-être la donne. Je décide donc de jouer franc jeux.

-Je pourrais te tuer tout de suite, mais je suis curieuse, qu'est-ce que tu comptes faire ?

Anxieuse j'attends sa réponse, je focalise mes sens sur lui, si il me ments je le saurais, au moindre doute je le supprime, tant qu'il me dit la vérité sa mort attendra que j'en ai fini avec les brigands. Sa réponse me surprend, je ne le crois pas, parce que ce qu'il affirme est impossible, néanmoins je sens qu'il ne me mens pas. Soit, il vivra pour le moment. Je m'occuperai de lui plus tard. 

-On y va, ne pense même pas t'enfuir, j'aurais tôt fait de te rattraper pour t'écorcher vif.

Méfiante je reprends la route, mais mes sens restent focaliser sur le genin, mon oreille suis le moindre de ses mouvements, mes poings se serrent et se desserre sur mon arme, seul mes yeux et mon nez restent focalisé sur mon objectif... Le groupe de brigand. Sans vraiment comprendre pourquoi je me sens mal à l'aise de suivre une piste devant lui, c'est la première fois que quelqu'un me voit faire, hormis mon père, mais lui c'est différent. Je fais claquer mes dents dans le vide pour me calmer, si je ne me reprends pas je vais finir par perdre la piste pour de bon, hors de question. Jamais aucune cible ne m'a échappé, je ne vais quand même pas laisser la présence d'un humain gâcher ma chasse ? Ca froisserait mon amour propre.

Peu à peu je me calme, mais je reste tendu, je ne sais plus vraiment sur quel pied danser, j'ai horreur de ca, moi fière Kitsune me révélait devant un vulgaire humain ! J'enrage, je sens que je vais faire un carnage dès que j'aurais mis la main sur le groupe de brigands, ils paieront pour ma frustration, je montrerais à l'imbécile qui m'a découverte à quel point je suis un monstre, j le terroriserait jusqu'à ce que je puisse m'en débarrasser.

Saisissant une énième motte de terre je capte une odeur d'humains bien plus forte, ils ne sont plus très loin, ils doivent passer régulièrement ici. Mieux vaux rester à distance et analyser tout ce qu'il ce passent avant d'avancer. Délaissant le genin j'écoute avec attention les bruits alentour, mais sa présence me perturbe, je ne peux m'empêcher de vérifier grâce à mon ouïe qu'il n'a pas bougé. Je parviens quand même un prix d'un grand effort à me concentrer suffisamment pour capter des bruits de voix au loin. Parfait, on les a trouvé, maintenant il va falloir se rapprocher discrètement pour les observer avant de décider quoi faire. 

L'idée d'envoyer l'autre en éclaireur m'effleure avant que je ne la rejette, trop risqué  pour ma propre survie. Je commence à réfléchir au meilleur moyen de les épier, le mieux restent d'attendre la nuit, ils seront presque aveugles, pas moi. Je pourrais aisément profiter du peu de lumière pour m'approcher, voire fouiller les lieux. Je pose mon regard sur le genin, il risque de me gêner, il ne va rien y voir et je ne peux pas le laisser là. Que faire ? Le traîner avec moi ? Ca me gonfle, aucune solution qui me traverse l'esprit ne me vont. La nuit ne va pas tomber tout de suite, nous avons encore quelques heures je dirais, il va falloir patienter. Bordel, pourquoi il est venu? La question m'intéresse, autant la lui poser.

-Pourquoi t'es pas resté au convoi ?



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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Jeu 2 Juin - 20:55

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'elle se jette sur moi pour m'étrangler, me jetant à terre. Ma blessure, qui s'était calmée, se rouvre dans la chute, provoquant une vive douleur dans mon flanc droit. Mais cette douleur n'est pas la pire des sensation qui m'assaillent. Alors que je lutte pour trouver de l'air, je sens les ongles de Shea pressant contre ma chair. Je tente de lui donner des coups de poings, mais elle semble trop absorbée pour s'en rendre compte.

Alors que ma vision s'assombrit, je la vois me parler, comme au ralenti, mais je ne parvient pas à comprendre ce qu'elle dit. J'étais loin de la réalité, très loin. Elle est prête à tout pour garder son identité secrète. Fixant le visage de Shea à travers l'obscurité recouvrant ma vision, je me rappelle sa blessure à l'épaule. C'est ma seule chance de survie. J'attrape son épaule et enfonce mes doigts dans sa blessure jusqu'à ce qu'elle me lâche.

Alors qu'elle se relève en tenant son épaule, je prends une grande inspiration en ma massant la gorge. Je l'entends piétiner à côté de moi alors que ma vision me revient et je la vois faire les cent pas à côté de moi. Elle doit être en train de décider de mon sort.

Je me relève tant bien que mal en reprenant mon souffle. J'ai encore la gorge serrée. Elle s'arrête devant moi et me regarde fixement, comme pour me sonder. Je reste immobile, sachant qu'elle serait encore capable de me tuer à la moindre tentative de fuite et, vu mon état, ce n'est pas envisageable. Au bout d'un moment, elle me demande ce que je vais faire. J'essaie d'articuler à travers ma gorge endolorie :

- Je vais... Garder ça pour moi...
On peut continuer... La mission et... Je ferai comme si je n'avais... *Tousse* Rien vu...


Elle semble étonnée, mais m'ordonne de la suivre pour continuer la mission, en me rappelant de ne pas essayer de fuir. Nous poursuivons notre avancée, Shea reniflant toujours des éléments du sol pour trouver la piste. Je l'entends entrechoquer ses dents de colère... Je la suis de près, posant mes pas dans les siens.

Alors qu'elle porte une motte de terre à ses narines, elle s'arrête net, comme stoppée par un mur invisible. Elle a du trouver quelque chose de spécial. Elle s'avance rapidement vers ce qu'elle cherche et je reste immobile, attendant de savoir si on doit encore avancer. Elle se retourne vers moi et me demande pourquoi je l'ai suivie.

- Tu croyais vraiment que j'allais te laisser partir combattre seule tous ces brigands? Je ne pouvais pas te laisser partir au suicide!

Vu sa réaction, elle pensait vraiment s'en sortir seule et elle le pense toujours. Je persiste à croire que partir seule est une mauvaise idée : dans le meilleur des cas, elle se fait repérer en attaquant et risque de faire tuer notre "client".

- Maintenant, avec ce que j'ai vu, il se peut que tu aies des compétences dont je ne soupçonne même pas l'existence.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Ven 3 Juin - 0:39

Parfois je trouve les humains vraiment étrange, ils s'inquiètent quand il n'y a pas lieu de l'être ou ils se foutent des situations importantes. Ils sont imprévisibles, ils n'ont aucune logique, leurs façons de voir les choses et abordait les problèmes sont si différentes que ca en est déroutant. Ils sont capables d'avoir deux opinions complètement différente pour une même chose. C'est à n'y rien comprendre. Il m'arrive régulièrement de me demander pourquoi ils agissent de tel ou tel manière, mais au final ca n'a jamais vraiment de sens pour moi.

Le genin qui m'accompagne ne déroge pas à cette règle, il a un raisonnement étrange, bien sûr qu'il pouvait me laisser partir combattre seul, je vais pas me « suicider » comme il dit. Je suis une métisse Kitsune pour commencer et Chûnin accessoirement. Je me demande bien pourquoi il a déduit que j'allais me battre seule, que j'allais me jeter connement dans la gueule des loups. Contrairement aux humains je sais reconnaître mes forces et mes faiblesses... La plupart du temps. 

Quoi qu'il en soit, je n'accorde aucun crédit à ce qu'il dit, faire comme si il n'avait rien vu. Les humains oublient bien des choses, mais ca il ne l'oubliera pas et tôt ou tard ca reviendra sur le tapis. La preuve, il en reparle déjà, mais je ne peux pas vraiment critiquer ca remarque, il a raison. Je suis bien plus que ce qu'on voit. Bien supérieur à beaucoup d'humains sur le plan des cinq sens. Je l'observe un court instant avant qu'une idée un peu tordue me vienne à l'esprit. Si je jouais un peu avec ? 

-Que-sais tu de moi au juste ? Que soupçonnes-tu sur moi ?

Je suis curieuse de savoir ca. Les humains ont tendance à inventer des théories plus marrante les unes que les autres, c'est parfois vexant d'ailleurs, mais dans l'ensemble ca m'amuse assez. Je suis sûr qu'il se demande quelles sont mes particularités, il doit se questionner sur mon absence de trait Yokai également. Je le laisse répondre avant de continuer, qu'il soit proche de la vérité ou non ne changera rien à ce que j'avais prévu d'ajouter.

-Je ne suis pas ce que tu vois, je suis bien au-delà, le fondement même de mon existence n'ai pas basée sur la même logique que vous.

Il ne doit pas se douter à quel point cependant. C'est parfois dur à vivre, ni humaine ni Yokai mon existence n'est qu'un non dit. Je n'appartiens à aucune espèce et je ne trouverais jamais ma place parmi celle reconnue. Je suis condamné à rester seule. Je secoue la tête chassant les images d'un probable futur. Je ne dois pas penser à l'avenir, je dois garder à l'esprit que peut-importe ce que je suis au fond, rien ne m'empêche de devenir la prochaine gardienne de la forêt de Kumo.

Je pousse un long soupir, repenser à tout cela me déplaît, il m'arrive de m'en rendre malade. Ce n'est pas le moment. Le calme règne aux alentour, les brigands discutent toujours, ils vont sûrement festoyer jusqu'à la nuit. Si j'avais été seule je serais partie chasser, mais là... Une minute, je redresse la tête pour scruter les alentours, les proies ont beau m'éviter elles n'en restent pas moins présente, le genin va peut-être pouvoir se rendre utile en fin de compte. J'entends sur la droite un léger bruissement dans une branche, un oiseau y est perché, c'est pas ce que je préfère mais bon, ca fera l'affaire. Je tourne mon regard vers le genin avec un léger rictus, l'idée de le faire passer pour un incapable me réjouie d'avance. J'indique la direction de mon futur repas du bout du doigt avant de parler.

-Là-bas, à quelques mètres sur une branche il y a un oiseau. Si tu le tues d'ici je rallongerais peut-être ta vie.

Je suis persuadé qu'il va se planter, ca prouvera juste que les humains ne servent pas à grands-choses, je me fous qu'il comprenne que j'ai l'intention de le tuer à un moment ou un autre. Il doit bien s'en douter. Il n'est pas obligé de croire ce que je viens de dire, mais si il parviens à me tuer une proie de cette taille à cette distance, alors je ne pourrais que reconnaître que ca présence pourrait s'avérer utile. Je vois clairement l'oiseau entre les branches, je doute que lui le vois aussi bien, mais il devra faire avec. Je devrais peut-être ajouter qu'il a le droit de prendre son temps pour viser. Ca serait dommage de louper un casse croûte pour si peu.

-Te presse pas, j'ai pas envie de voir mon repas s'envolait et ca me ferait chier de te bouffer toi.

Mon sourire s'agrandit encore tandis que je le fixe de mes yeux rieurs, on peut entrevoir mes crocs à ce moment-là. A condition d'être suffisamment proches. J'en rajoute une couche.

-Les humains, c'est filandreux !

C'est vrai en plus. Si mon père m'entendait à cet instant il me traiterait de gosse, il aurait pas tord, mais pour une fois que je peux m'amuser je vais pas me priver, son sort est déjà sceller, j'ai bien le droit d'en profiter un peu non ?Quelques minutes plus tard je suis surprise de voir qu'il n'ait pas mauvais. Tirer à cette distance et toucher une si petite cible relève presque de l'exploit. J'en viendrais presque à trouver sa futur mort regrettable. Je me relève pour aller chercher ma proie, elle a eu le cœur littéralement transpercer par le Senbons. Au moins elle 'a pas souffert. J'aime voir les humains souffrir, j'aime les torturer, mais mes proies méritent mon respect, je ne torturerai jamais un animal, ca serait idiot ca donne un sale goût à la viande.

Satisfaite d'avoir de quoi manger je saie ce qui fut un petit oiseau et retourne à ma place initial avant de m'accroupir. J'ai bien envie de pousser le jeu plus loin, jusqu'où cet humain peut-il supportait la vision de ce que ses semblables qualifie de monstres ? Dévoilant pour la première fois mes crocs à la vue d'un humain volontairement j'ouvre la bouche avant de la refermée sur le coup de l'animal arrachant la tête par la même occasion. Visiblement le spectacle à pas l'air de lui plaire, contrairement à moi. Je continue mon manège prenant tout mon temps, laissant le sang de la pauvre victime se déverser entre mes doigts, je me paye même le culot de lui tendre les restes.

-T'en veux ?

Mon ton annonce clairement mon amusement, j'avoue prendre beaucoup de plaisirs à jouer avec ce que je prends pour de la sensibilité de sa part. Un rien écœure les humains, je suppose que de voir une fille d'apparence humaine manger un oiseau avec ses plumes doit être bien dégouttant. Tant mieux. Une fois ma proie entièrement englouti mon regard redevient sérieux, j'ai assez joué comme ça. La lumière commence à diminuer et quand la nuit viendra on pourra passer à l'action, mieux vaut que je le mette au courant, histoire qu'il ne me gène pas.

-J'étais venu repérer les lieux, mais ta présence m'emmerde. T'y vois rien dans le noir. Je comptais faire un tour et récupérer le client éventuellement. Mais là c'est plus possible. Hors de question que je te laisse seul.

Il pourrat pas me reprocher de pas être honnête, ca contrarie tous mes plans, je vois pas comment faire, hors de question de lui faire confiance, mais en l'emmenant avec moi il risque de me gêner. Je suis dans une nouvelle impasse et ca m'énerve, la blessure qu'il m'a rouverte me fait mal, rien de bien méchant, mais bon, je me suis pas fait chier à me soigner pour rien. Je me répète, mais il me paiera ca aussi, je remarque alors qu'il est blésé lui aussi. Mais quel crétin, on a pas idée de suivre quelqu'un avec une blessure, surtout pas dans un territoire hostile. Les humains sont vraiment des sources à emmerde



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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Ven 3 Juin - 20:09

Alors qu'elle me demande ce que je sais et ce que je crois savoir, je préfère jouer franc jeu ; de toute façon, je n'ai jamais été très doué pour mentir.

- Je pense que ton surnom, "Kumo no Kitsune", est plus que juste un surnom...  D'abord, je t'ai vu courir pieds nus en pleine forêt. En plus, tu refusais de manger avec les autres. Tes réflexes sont bien au dessus de celui d'un humain normal et pour finir, tu es capable de faire apparaître une forme fantomatique de Kitsune dans la brume... Pour moi, ça suffit à confirmer mes soupçons.

J'essaie de me rappeler de tout ce que j'ai vu, mais bien évidemment ce n'est pas tout et je m'en rappelle très vite :

- Tu as l'air d'avoir tes sens aussi développés que ceux d'un... renard, je suppose... Tu cherchais des traces des bandits à l'odeur, tout à l'heure, tu as repéré le convoi qui nous attendait le premier jour, bien avant que je puisse le voir. Je pense aussi, au vu de l'état de mon cou, que tu n'as pas de simples ongles, mais des griffes...

Je suppose que c'est tout. De toute façon, ça fait déjà d'elle un être bien au dessus de la normale et je ne pense pas qu'elle dispose de plus de particularités. Autrement, elle ne se cacherait pas comme une bête traquée, mais s'afficherait plutôt comme un Dieu.

D'ailleurs, malgré tout ce qui m'arrive, je suis touché par sa façon de se cacher des humains et ça m'attriste un peu qu'elle soit obligée de se tenir à l'écart des autres. Si elle n'était pas aussi agressive, je n'hésiterais pas à l'aider à s'intégrer aux autres. Après tout, je ne vois pas pourquoi elle devrait avoir peur des gens...

Elle me laisse comprendre que je suis bien en deçà de toutes ses spécificités en tant que Kitsune... Quelques instant après, elle pointe une branche un peu plus loin et ne demande de tuer un oiseau sur une branche. Je ne vois qu'une ombre bougeant sur la branche, mais en me concentrant un peu sur ses mouvements, je devine sa taille et sa façon de bouger.

Elle me dit de faire attention de ne pas le louper parce qu'elle ne veut pas me manger. Ce n'est sans doute qu'une menace en l'air... Quoi que, venant de quelqu'un qui a du sang animal, je devrais faire attention à ses instincts de chasseur. Quoi qu'il en soit, je peux vaguement deviner sa silhouette et lui lance un senbon directement dans le coeur. Je tire rarement pour tuer, mais quand il faut le faire je le fais proprement.

Peu après, Shea commence à manger l'oiseau, commenceant par lui arracher la tête d'un grand coup de dents. D'ailleurs, je n'avais jamais remarqué qu'elles étaient aussi grandes et pointues. Je suppose que c'est aussi à cause de ses origines de Kitsune.

Ce spectacle est d'abord assez dérangeant pour un humain habitué à de la viande cuite et découpée "proprement". Toutefois, je me dis qu'elle vit seulement comme elle a été habituée à vivre, comme moi... C'est juste une question de conditionnement, à ce niveau. D'un ton amusé, elle me demande même si j'en veux un morceau. Naturellement, je refuse. Je ne suis pas intéressé par un reste de morceaux de viande et de plumes accrochées à quelques os brisés.

Elle m'expose son plan initial et en quoi ma présence la gêne dans sa progression. Je lui réponds alors :

- Je ne vois certes pas aussi bien que toi, mais je pense pouvoir discerner nos ennemis dans le noir jusqu'à une trentaine de mètres, la lumière de la lune devrait pas mal m'aider. Je pourrais rester en arrière et immobiliser ceux qui pourraient te gêner de loin. N'oublie pas que je suis habitué au combat à distance.

Elle me regarde d'un air méfiant. Elle doit encore se demander si je ne risque pas de m'enfuir à la première occasion pour révéler sa véritable nature à tout le groupe.

- Et si ça te dérange encore, je n'ai absolument aucune raison de révéler ta nature à qui que ce soit. D'autant plus que tu risque de les tuer si ils ne savent pas se taire. Je suis d'un naturel solitaire mais je sais que tu crains ceux qui parlent trop... Je n'ai pas envie de voir mourir mes camarades.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 4 Juin - 13:18

Cet humain est moins con que les autres, il a remarqué des petits détails sur moi qui on fini par me trahir. C'est vrai que si on les met bout à bout, la conclusion saute aux yeux. J'ai manqué de prudence, à l'avenir il faudra que je fasse attention. Je laisse de côté cette pensée pour me concentrer sur le but de ma traque. Les brigands... Ils vont payer pour toutes ma frustration, dès que je saurais comment procéder. Le genin m'affirme pouvoir se débrouillait dans le noir...

Les humains ne sont pas dignes de confiance, ils sont prêts à tout pour sauver leurs peaux, mais lui à l'aire un peu plus futé que les autres. Au moins il fait l'effort de trouver des arguments à peut-près valable. Je ne suis pas convaincue pour autant, j'ai trop vu de trahison dans ma vie pour me laisser tenter par des paroles. Je me demande si cet humain à compris la différence qui nous séparait, nous sommes différents sur bien plus qu'il ne l'imagine et si son idée conviendrait à d'autre humain, elle n'a aucune logique pour moi. Le laisser à l'arrière reviendrait à oublier qu'il peut me tuer ou me trahir.  

-Tas pas l'air de saisir, je fonctionne pas comme un humain, la plupart du temps votre logique est incompréhensible. Te laisser protéger mes arrières signifierait que je te fais confiance. Ce qui n'est pas le cas. 

Mon regard est sévère, mais je reste calme, je suis même étonné de me livrer autant, jamais je n'aurais cru pouvoir parler de ce que j'étais avec quiconque. C'est étrange, avouer tout ça a voix haute me rend... Je ne saurais même pas décrire ce que je ressens à cet instant. Bizarrement je poursuis sans vraiment l'avoir décidé.

-Met-toi à ma place deux secondes. Rien ne peux prouver que tu dis la vérité. Rien ne garanti que tôt ou tard tu ne changeras pas d'avis. Tu n'es pas le premier humain à découvrir mon secret, je sais de quoi vous êtes capables. De mon point de vue ta mort est ma seule garantie.

Peut importe qu'il le prenne bien ou mal, cette situation me met de plus en plus mal à l'aise, ca m'énerve. Je devrais en finir, là tout de suite, mais je lui est promis de rallonger sa vie. Je me suis coincé toute seule à vouloir jouer. Je marmonne jusqu'à ce que la nuit devienne suffisamment épaisse et scrute le ciel, l'air m'indique que la pluie va peut-être forcir un peu, tant mieux, les nuages rendront le coin encore plus sombre, pour moi c'est parfait, mais pour le genin....  

Mes yeux rivés sur sa blessure je réfléchis, il ne me sera d'aucune utilité si la plaie n'est pas soignée, de toute manière je dois encore m'occuper de mon épaule. Fouillant dans ma ceinture j'en sorts un petit paquet d'herbe pour refaire ma pâte avant de saisir ma gourde. Je la tends au genin après en avoir versé sur ma propre blessure.

-Verse ca sur ta plaie, après tu mettra de la pâte. Un mec blésé me sert à rien.

Je n'ai pas le choix de toute manière, je vais devoir me résoudre à le laisser couvrir mes arrières, j'ai même une petite idée qui pourrait lui convenir, si il réagit comme la plupart de ceux de son espèce, ca me laissera la possibilité de me concentrer pleinement sur mon objectif. 

-Je te propose un marché, si tu ne me trahis pas pendant qu'on va fouiller l'endroit, je t'affronterai loyalement, ca te laissera une chance de survivre.

Tu parles, il ne fera pas le poids face à moi, mais je ne peut pas proposer mieux, tout comme je ne peux pas le laisser en vie indéfiniment, je m'adapte simplement à cette situation étrange, ca serais une première pour moi, laisser à ma proie l'occasion de se préparer à mourir, d'avoir un ridicule espoir de s'en sortir vivant. La lumière à bien décliner, on va pouvoir y aller. La pâte sur mon épaule atténue un peu plus mon odorat, mais c'est un mal nécessaire, je ne sens presque plus la douleur. Je me relève et m'étire de tout mon long avant de river mes yeux vers le repaire des brigands. 

La plupart de ces abrutis doivent cuvé leur vin, sans rien dire je me dirige vers eux surveillant le genin, je sais bien que j'ai mis mes a priori de côté, mais c'est contre ma nature. Agilement je rejoins une branche avant de poursuivre ma route, je progresse lentement me fiant à mes sens. J'entends quelques types parlaient, sûrement ceux destiné à monter la garde. Je m'arrête pour les observer dès qu'ils sont à porter de vue. Leur repère n'est pas juste une petite cachette insignifiante, on dirait un espèce de petit village désordonnais. Je remets mon écharpe en place tandis que je repère les autres. Au total entre ceux que j'entends et ceux que je vois, ils sont à peut près une demi-douzaine. Deux à l'entrée qui surveillent la forêt, trois qui tourne entre les habitations, un posté sur un toit avec un arc, sa flèche brille avec le reflet de la lune. Faiblement pour des yeux humains, mais moi je la vois comme en plein jour. 

Le dernier est positionné devant une porte. Ca peut être le lieu où est retenu le commanditaire de notre mission, ou autre chose, mais cette habitation m'intrigue. Bon la première chose à faire est de se débarrasser de ceux qui sont dehors et de les faire disparaître. Ca évitera de se faire repérer tout de suite. Le plus dangereux c'est l'archer, de là où il est, il doit avoir une bonne vue sur les alentours. Je dois trouver le moyen de le tuer en premier sinon il donnera l'alerte. Je jette un coup d'œil au genin avant de lui désigner ma cible. Lui pourrait l'avoir sans devoir se rapprocher. Finalement, ca présence va peut-être me simplifier la tâche.



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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 4 Juin - 15:03

Elle n'a vraiment pas l'air de me faire confiance. Elle ne fait pas confiance aux humains en général, d'ailleurs. Elle a du en voir de belles... Apparemment, je ne suis pas le seul à avoir compris sa véritable nature, et si j'en juge à sa façon de prévoir mon avenir, ça n'a pas du bien se terminer pour eux.

C'est vrai, ça... Il faudra m'expliquer pour quoi, dès que quelqu'un trouve un yokai pacifique, il se sent obligé de s'en servir comme d'un animal de foire, comme animal domestique ou pire, comme si c'était une arme. Je comprends assez bien son point de vue, puisque, n'ayant jamais eu de parents aimants et attentionnés, j'ai été élevé par Aki dans le seul but de devenir une arme, en oubliant même parfois ma nature humaine. Je comprends qu'elle doive se méfier mais elle pourrait laisser une chance aux humains. Elle se cloître elle-même dans sa condition.

Nous restons cachés à proximité de la cachette des bandits à attendre que la nuit tombe. Elle jette un œil au moindre mouvement que je fais, en grognant. Je suppose qu'elle aurait préféré me tuer pour ne plus avoir à se soucier de moi.

Elle regarde ma blessure pendant un moment, puis prépare à nouveau sa mixture à base d'herbes qu'elle partage avec moi avec sa gourde d'alcool. Je retire Le haut de ma tenue pour lui dévoiler mon dos couvert de cicatrices.

- Bien sûr, je vais me soigner, mais je pense que tu peux comprendre qu'une blessure comme celle-là n'est pas un gros problème pour moi.

Je désinfecte ma plaie en serrant les dents. L'alcool n'est pas la meilleure des solutions, mais on n'a pas le choix, ici. Ça m'étonne, d'ailleurs, pour quelqu'un qui voulait me tuer, qu'elle me donne de quoi soigner mes blessures.

- Merci... Et désolé pour ton épaule, mais sans ça, je crois que tu m'aurais tué.

Elle me fait une proposition pour après le nettoyage du repaire des bandits. Plutôt que de me tuer simplement, elle veut faire un duel à la loyale pour me laisser une chance de survie. Je le sens assez mal, mais de toute façon, je doute d'avoir vraiment le choix.

Elle s'avance discrètement vers le repaire et je la suis quelques instants plus tard. Elle prend quelques instants pour évaluer la situation et observer les mouvements à l'extérieur, puis se retourne vers moi pour me pointer du doigt le toit d'une des maisons. Elle veut que j'abatte un archer sur le toit. Il me faut quelques temps pour m'habituer à la luminosité mais je finis par discerner nettement sa silhouette.

- Je pense que je peux l'avoir sans problème, mais il va falloir réagir vite. Quand il tombera, tout le monde saura qu'il se passe quelque chose...

Elle me montre alors les autres gardes : deux qui gardent l'entrée et trois qui patrouillent entre les maisons. Je lui montre un bosquet un peu plus loin et lui explique :

- Si je tire de là-bas, l'archer devrait tomber dans le chemin  entre les deux maisons. Comme ça, personne ne le verra, par contre, certains iront peut-être voir d'où vient le bruit et il faut être prêts à les éliminer.

Elle me coupe d'un coup et se plaint de mon plan. Je crois surtout qu'elle n'aime pas que ce soit moi qui décide de ce qu'elle devra faire, mais je pense qu'il n'y a pas de meilleur moyen.

- Laisse moi finir. Si mon plan ne te convient pas, on verra ensuite. Elle grogne et me laisse continuer. Je peux aussi abattre les deux gardes de la porte d'ici, après avoir tué l'archer. Du coup, il faudra que tu surveille les trois qui patrouillent. Au bon moment, tu me fais signe et je tue l'archer. Tu peux t'infiltrer par le chemin où il est tombé pour accueillir la patrouille pendant que j'élimine les deux dehors. Ça te va?


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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 4 Juin - 22:19

Stupide humain, prendre une blessure à la légère n'est qu'un signe de débilité profonde. Peu-importe que ca fasse mal ou non, peu importe qu'on aient l'habitude de souffrir. Ne pas s'occuper d'une plaie quand on le peu est stupide, tout ce qu'on risque d'y récolter c'est d'être gênait au mauvais moment. Je suis surprise cependant en découvrant son dos. Je pensais pas qu'un humain pouvait être aussi résistant. Celui qui a fait ça n'y a pas été de main morte. Peut-être bien que c'est un cadeau d'Aki. Ca ne me surprendrait même pas, elle adorait ca... Elle m'en a même laissé quelques-unes aussi, dont une belle en haut de la cuisse, cachait par ma tenue. Laissant le passé de côté j'écoute ce que dit le genin.

Je n'aime pas les humains pour ca, ils basent leurs plans sur des « peut-être » des « si » et laisse des détails au hasard. Quand apprendront-ils qu'il est nécessaire de prévoir chaque coup à l'avance, chaque éventualité. Le plan qu'il propose ne me plaît pas du tout. Même lui reconnaît qu'en abattant l'archer ca fera du bruit. Je lui désigne les autres gardes sans rien dire, juste pour qu'il prenne conscience de ce qui nous attend si on fait du bruit. A ma réponse silencieuse il m'explique qu'en tirant d'un bosquet un peu plus loin le cadavre « devrait » tomber dans un chemin entre deux habitations, cachant le corps de la vue de tous. Il est con où il se force.

-Devrait ? Ton plan est complémentent bancale..

.Je me retient de lui hurler dessus, ce n'est pourtant pas l'envie qui me manque. Il ne prend même pas en compte la ronde effectuée part les gardes mobiles. En plus il me coupe littéralement la parole, il se prend pour qui ? Il veut que je lui rappelle qui a le grade le plus haut ici ? Je grogne de mécontentement, mais il continue de parler. Je m'en vais lui apprendre le respect moi !.Je prends sur moi pour ne pas l'interrompre une deuxième fois, les humains sont trop bêtes pour comprendre de toute manière. Je suis bien obligé de reconnaître cependant qu'il a pensé à plus de choses que je ne l'imaginais. Bon c'est encore bancale, mais je devrais pouvoir améliorer ca. 

J'observe attentivement les alentours, non loin du chemin ou l'archer est censé tomber se trouve une branche suffisamment touffu pour que je m'y cache. Il faut que cet abruti tombe au bon moment pour que les gardes l'entendent et viennent voir, à ce moment-là je pourrais les tuer par surprise en me jetant sur eux. Pendant ce temps l'autre pourra se charger des deux gardes à l'entrée. Ca devrait pas lui poser de problème. Une fois qu'on aura le champ libre on pourra chercher l'autre gus... Si il s'est fait capturer comme je le crois... Une minute, je devrais peut-être garder un des brigands en vie et l'éloigner pour qu'il me donne des informations. Ca sera plus prudent que de fouiller tout l'endroit. Je finis par acquiescer au plan initial du genin, maintenant que je l'ai amélioré on est sûr de réussir. Il me faut cependant exposer mon idée à celui qui m'accompagne, histoire que ca foute pas tout en l'air.

-Je me met en place et je te fais signe, tu abats l'archer et quand les gardes mobiles sont prochent de moi tu abats les deux de l'entrée et tu viens me rejoindre. Si t'a ne serais-ce qu'une minute de retard, je te garantis que je te déchiquetterais de mes crocs.

Un petit rappel ne fait jamais de mal, j'ai beau avoir accepté son plan je ne peux m'empêcher de me demander si j'ai raison. Si il me trahis je risque d'avoir un tas de brigand sur les bras... Sans compter que je ne pourrais plus remettre les pieds à Kumo. Indécise je laisse les secondes s'écouler sans bouger, ca ne me plaît pas, je claque des dents dans le vide avant de regarder celui qui va tenir ma vie entre ses mains. Les humains ne sont pas dignes de confiance, il va en profiter j'en suis sûr. Aucun humain ne méritent ma confiance, à peine mon respect pour ceux plus fort que moi. Je sonde mon partenaire longuement tout en continuant à m'interroger. Ai-je le choix ? Pas vraiment, je vais devoir lui confier mes arrières. Je n'avais pas ressenti ca depuis longtemps, une sorte de peur vicieuse appelée « instinct de survie » qui me hûrle de refuser, de chercher une autre solution.

Je place ma tête entre mes mains et je ferme les yeux, je n'ai pas le choix, je ne peux pas revenir sur ce que j'ai dit. Je me sens mal, si mal que j'en tremble, un mélange de peur et de colère, contre lui, contre moi, contre mes parents, leurs éducations, contre ce stupide instinct. Je me sens perdu, pourtant je ne dois pas me laisser aller. Combattre son instinct est une des choses les plus dures que j'ai eu à faire, c'est comme arrêté une chasse alors qu'on croise un humain, il faut reprendre pleine possession des ses moyens pour ne pas paraître suspect. Là j'ai beau ne plus avoir à me cacher, je ne parviens pas à combattre ce que je suis, je suis aussi stupide qu'un animal parfois, quand le doute m'envahis comme maintenant j'ai le réflexe d'un renard acculé, j'attaque pour me défendre. Sauf que je ne peux pas, tout comme il est exclus que je fuis... Lentement je relève les yeux vers le genin, je ne sais pas ce que je cherche dans son regard, mais je finis par me calmer.

Sans un mot je me retourne et m'enfonce entre les arbres pour rejoindre mon poste, je peux sentir mon cœur battre plus fort que d'habitude, mais j'en fais abstraction. Une fois en place j'observe attentivement les gardes mobiles, du moins grâce à mes oreilles, vu qu'ils ne sont plus visibles. Je ne dois pas échouer, de la réussite de notre stratégie dépend la suite. Dix pas, l'angle le plus éloigné juste avant la maison où se trouve l'archer. Je lève la main et laisse la lumière de la lune illuminée doucement une des griffes de mon arme pour donner le signal au genin. Quatre secondes se passent avant que je n'entende le sifflement caractéristique du senbon. L'archer s'écroule sur le toit sans prononcer un sons, il tombe et roule jusqu'en bas du toit avant de chuter un sol. 

Le bruit produit attire comme prévu les gardes à proximités et avant même qu'ils ne posent les yeux sur le cadavre je descends de ma branche, j'en embroche un avec l'une de mes armes par le haut de la tête, le deuxième n'as pas plus de chance, je lui sectionne la carotide. Le troisième arrivait un peu en retard dégaine son arme, pas assez rapide je me jette sur lui et pose les griffes de mon arme sur son cou en lui faisant signe de se taire. Ou il obtempéré, ou il meurt. L'avantage quand on surprend quelqu'un c'est qu'il ne pense pas forcement à crier tout de suite, encore moins quand sa vie est menacée. J'ai parlé un peu vite je crois, je l'entends aspiré de l'air, quand un humain fait ca c'est pour hurler. Tant pis, il va rejoindre ses camarades dans la mort, lui aussi la gorge coupée. Je n'ai plus qu'a caché les cadavres et attendre l'arrivée du genin.... Le doute m'envahit à nouveau et le mal-aise me reprend. Viendra-il ?



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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 5 Juin - 13:52

Ça l'énerve, mais il n'y a pas vraiment d'autre solution que le plan que je lui ai donné. Je l'entends entrechoquer ses dents pour se calmer. Elle prend sa tête entre ses mains et se met à trembler, de ne pas pouvoir contrôler la situation, je pense. Elle a besoin de sentir que tout est sous contrôle et que rien ne peut la surprendre, mais elle doit penser que ce sera impossible tant que je serai en vie...

Elle va se placer un peu plus loin, entre les arbres, comme prévu. Je ne peux plus la voir, mais elle me fera signe quand le moment sera venu. J'attends quelques secondes. Elles sont longues, alors que je me demande encore comment je vais m'occuper des deux à l'entrée.

Je vais me poster dans mon bosquet et un instant plus tard, je vois un reflet de la lumière de la lune, venant de la position de Shea. Je me concentre pour bien visualiser la silhouette de ma cible et lui lance trois senbons dans la gorge, pour l'empêcher de crier en voyant sa mort arriver. Je le vois disparaître derrière son toit et j'entends de loin le bruit sourd de sa chute dans le chemin comme prévu.

L'un des deux gardes à l'entrée a entendu mes mouvements et commence à s'approcher de ma position. Je tire lentement mon ninjato de son fourreau en silence. Il se trouve à une dizaine de mètres à peine. Je me jette sur lui pour lui pour le lui planter en travers de la gorge, voyant ses yeux s'exorbiter alors qu'il porte ses mains à sa gorge en essayant en vain de prononcer un son. Lorsqu'il tombe à genoux avant de s'effondrer, son camarade me voit et s'apprête à donner l'alerte en se retournant vers les maisons. Il reçoit un kunai dans les cervicales. Sa tête s’affaisse sur sa poitrine et il tombe par terre, comme désarticulé.

Je ramasse mon kunai, le nettoie rapidement sur ma tenue et le range rapidement, avant d'emmener mes victimes derrière un buisson. Mon attaque au ninjato a laissé une tache de sang dans la terre, devant l'entrée du repaire. J'espère que personne ne passera par là...

Je rejoins aussi rapidement que possible Shea en restant discret, au niveau de ma première victime. Elle l'a déplacé, mais elle me fait signe de la rejoindre au coin d'une maison. Elle me tend mes senbons que j'essuie avant de les ranger. Comme d'habitude, elle se plaint du temps que j'ai mis à agir, mais il faut toujours prendre le temps de viser juste pour ne pas se faire repérer trop tôt.

Elle m'expose la suite de son plan. A partir d'ici, elle reprend le contrôle et ça a l'air de la soulager. Elle me montre le dernier garde présent à l'extérieur, que je ne pouvais pas voir avant. Ça m'étonne qu'il n'ait pas entendu l'archer tomber. On va devoir s'introduire dans le bâtiment qu'il garde pour vérifier que notre client s'y trouve.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 5 Juin - 19:15

Les secondes s'étirent comme des heures tandis que j'attends l'arrivée du genin avec appréhension. Je suis à la limite de partir à sa poursuite, pour m'obliger à patienter j'énumère le nombre de torture qu'il me plairait de lui faire subir si il m'a trahis. Je me tends tandis qu'un très léger bruit de pas se rapproche de moi, je suis prête à tuer celui qui arrive si il s'agit d'un ennemi. Non, juste le genin, enfin. Je marmonne entre mes dents

-Pas trop tôt !

Bizarrement je ne me sens pas soulagé pour autant. Enfin, si je le suis un peu, mais son attitude est étrange, n'importe quel humain en aurait profité, alors pourquoi pas lui ? J'ai beau cherché aucune réponse ne me vient. Tout ce que je sais, c'est que ca doit cacher quelque chose, il n'agit pas comme ca par gentillesse ou je ne sais quelle connerie. Laissant ce point étrange de côté pour le moment je me focalise à nouveau sur la mission. Pour l'instant le genin a l'air de vouloir la mener à bien, je verrai le reste plus tard.

Il reste un garde dehors, c'est étrange qu'il ne soit pas venu voir l'origine du bruit, peut-être simplement parce que ce qu'il garde est trop précieux pour être laissé sans surveillance. Je prends le temps de réfléchir quelques minutes avant de trouver une idée qui nous permettra de l'approcher sans qu'il ne se méfie. Avec un sourire carnassier je regarde le genin avant de l'entraînait avec moi un peu plus loin.  

Avec l'obscurité les humains discerne mal les visages, mais un peu de camouflage ne fait pas de mal, je choisis une tenu sur l'un des cadavres avant de la récupérer. Il faut qu'elle soit en bon état pour que mon plan marche. Une fois fait je tends les vêtements au genin tout en lui exposant mon plan.

-Tu va te faire passer pour un garde qui a réussi à me capturer. Dis-lui que j'étaie venu fouiner. Bref débrouille toi pour qu'il m'enferme dans cette pièce qu'il garde. Soit convainquant.

Il semble hésitait quelques secondes avant d'obtempérer. Les humains sont bizarres, si mon plan ne lui va pas il a qu'à le dire, je me débrouillerai sans lui. J'enlève mes armes et mon écharpe consciente qu'en prisonnier ne peut pas être armé, ca me gêne pas plus que ca, entre mes crocs et mes griffes j'ai encore de quoi me défendre. Un détail sur la plupart des bipèdes humains me revient en mémoire.

Les humains ont des habitudes étrange, celle qui consistent à ne pas exposer son corps à la vue de tous en fait parti, j'ai jamais compris pourquoi. Je sais que les hommes aiment regarder le corps des femmes, je suis pas con non plus, je sais aussi qu'ils veulent les posséder... Même si je vois pas du tout ce que ca veux dire, mon père et ma mère n'ont jamais cru bon de me le dire. Le seul conseil que j'ai eu la-dessus c'est résumé à un stupide « Seul l'homme que tu choisiras méritera de poser ses mains sur toi. » Cette phrase n'a jamais eu de sens pour moi. Pas plus que ce que les humains appellent sentiments. Faudra peut-être qu'un jour je torture un humain pour savoir, l'ignorance est une faiblesse après tout. Finalement, quand il est prêt je lui tends mes affaires tout en lui donnant les derniers détails, il a dû le deviner, n'empêche je préfère préciser.

-Attache-moi les mains avec mon écharpe, ne l’abîme pas ou je te tue ! Fais en sorte que je puisse me délivrer si besoin, mais n'hésite pas à me violenter devant l'autre con.

Sentir mes mains ligoté dans mon dos me rend nerveuse, j'ai l'impression d'être enchaîné et un grognement m'échappe, je dois me calmer, me retenir de me libérer tout de suite, alors pour me changer les idées je profite de ce moment tranquille un peu éloigné pour lui poser une question à laquelle je n'ai pas de réponse.

-Pourquoi t'en as pas profiter pour te barrer ? J'aurais pas pu te rattraper tout de suite... T'est bizarre pour un humain quand même.



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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 5 Juin - 22:01

Elle me tend les vêtements d'un garde qu'elle a tué et me dis que je devrai me faire passer pour lui pour infiltrer la maison encore gardée. Elle qui se plaignait de mon plan, je trouve le sien un peu aléatoire aussi. Comment ferait-on si il se rendait compte que je ne suis pas un garde? Je chasse cette idée de ma tête en me disant qu'elle a déjà du étudier la question.

J'hésite un instant à me changer devant elle et je me dis qu'on est en mission et qu'elle ne doit pas être à ça près. Je retire mes armes en cachant quelques senbons dans les manches de ma nouvelle tenue. Je prends un Chigiriki d'un cadavre, qui devra devenir mon arme principale. Elle est lourde et assez difficile à manier, mais je m'y fais assez vite. De toute façon, on n'a pas toute la nuit devant nous. Je lui attache les mains dans le dos, comme elle me le demande.

- Je fais le noeud en apparence assez serré, mais il est plutôt facile à défaire en faisant tourner un peu les poignets.

Avant de partir tenter notre chance, Shea me surprend à me demander pourquoi je ne me suis pas enfui. C'est vrai que je me pose aussi la question. Je m'étais efforcé de ne pas y penser en me concentrant sur la mission.

- Je ne sais pas vraiment. Je suppose que tu me pourchasserais et que je ne pourrais plus vivre à Kumo. On a une mission à finir aussi. Et puis toi et moi, on se ressemble : tu dois t'isoler du village pour garder ton identité secrète et on te considère comme une arme, j'ai été élevé sans mes parents depuis qu'ils sont morts, pour devenir une arme.

Sa réponse, comme d'habitude, est égoïste et on dirait même qu'elle ne m'a pas écouté. Je la pousse sur la place centrale du repaire en appelant le garde que nous devons passer :

- Regarde voir ce que j'ai trouvé dehors, en train de fouiner autour du village! Elle se débat et fait mine d'essayer de s'enfuir. Toi, tu reste là, dis-je en lui mettant un coup de manche du Chigiriki dans les jambes, la faisant tomber à genoux.

Le garde s'approche d'elle et lui prend le visage d'une main pour le caresser de l'autre. Il sent l'alcool à plein nez.

- Oh, mais c'est notre petit monstre de tout à l'heure... On fait moins la maligne, maintenant. Je m'occuperais bien de toi...

Je le repousse en arrière :

- Pas touche à la marchandise, on attend de voir le chef pour savoir ce qu'on en fait. Elle sait peut-être des choses sur l'autre... Laisse nous juste rentrer.

- Oh, ça va, il n'en saura rien... Juste 10 minutes...

Shea se relève et le menace avant de lui cracher au visage. Je lui mets un coup dans les côtes.

- Ouvre la porte avant d'avoir des problèmes. Je me tourne vers Shea. Et toi tu la ferme et tu avances!

La porte se referme derrière nous et je sens une goutte de transpiration glacée me parcourir la colonne vertébrale. On a eu de la chance qu'il était complètement ivre. Il ne reste plus qu'à trouver notre client.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Lun 6 Juin - 11:31

Décidément, ce genin est bizarre, non content de me répondre n me racontant sa vie, il pense qu'on est pareil... C'est bien la première fois que je voie un humain ne pas se soucier d'avoir un demi-yokaï face à lui. A mon avis sa cache quelque chose. Il a raison sur un point cependant, si il fuit je le pourchasserais et il ne pourrait plus revenir à Kumo, si il parvient à me semer s'entend.

-Ca n'a rien à voir, les humains déteste les Yokaïs. Ce que tu n'es pas. Rien ne t'empêche de vire au grand jour.

C'est vrai quoi, il peut bien faire ce qu'il veut, tant qu'il n'emmerde personne il ne risque rien tandis que moi ma seule existence est un crime. Je suis obligé de vivre caché constamment, j'ai beau vivre au village de Kumo je n'en reste pas moins méfiante. Ma survie repose sur l'ignorance de ce que je suis. Si je montrais mes crocs au sein du village on me tuerait... Il peut bien montrer ses dents ridicules ca changera rien pour lui. Il peut griffer qui il veut sans qu'on le soupçonne. Je dois constamment me retenir quand j'affronte mes élèves, rester toujours attentive à ne pas exposé mes attributs Yokaï.

Il a perdu ses parents, c'est triste.. ; enfin c'est ce que dirai un autre humain je suppose. Et il a été élevée comme une arme... Ouais sauf que comparé à lui j'en suis une simplement par mon physique... Je ne pense pas qu'il puisse comprendre ce genre de choses. Sans ses outils il n'est rien de plus qu'un humain, sans les miens je reste une menace. Peut importe la façons dont on a été élevé. D'ailleurs il croit quoi, que parce que ce sont mes parents qui m'ont éduqué j'ai eu une vie plus facile ? Il ne tiendrait pas une journée face aux entraînements de mon père... Il serait incapable de survivre seul dans la forêt de Kumo comme je l'ai fait.  

J'en viens à me demander qui l'a élevée, pas que ca m'intéresse, mais j'ai toujours été curieuse. Vu les cicatrises qu'il se trimballe ca m'étonnerait pas que ce soit Aki... Ca expliquerait des choses. Elle aimait crée des armes, j'ai passé quelques temps avec elle aussi et elle n'était pas tendre... Enfin avec les autres parce que moi, elle m'a jamais impressionné. Je respectais sa force, mais elle ne restait finalement qu'une humaine stupide avec des méthodes intéressantes. Si elle l'a formé comme je le suppose, c'est logique qu'il croit être une arme. Je vois pas trop quoi lui dire de plus. Désoler d'avoir subi les imbécillités de quelqu'un ? Pas mon genre, j'en penserai pas un mot. En fait ce qu'il peut ressentir me dépasse complètement. Nous ne vivons pas du tout de la même manière, je ne peux tout simplement pas comprendre sa vie, comme il ne comprendrait même pas la mienne si je la lui racontais.

J'ai dû le vexer quand même vu la façons dont il me pousse vers la place centrale, il a beau dire qu'il a pas serré et que je peux facilement me libérer j'en suis pas aussi sûr. Enfin, je verrai bien. Il hèle le garde avant de fanfaronner comme tous ces abrutis. Ouais la belle prise, tu parles, si il avait fait partis de ceux là il m'aurait jamais eu. Bon a moi de jouer. Je me débats de manière convaincante, ce qui n'est franchement pas difficile vu que je suis dans une situation inconfortable. Ca m'énerve d'ailleurs et plus les secondes s'écoulent, moins je joue la comédie. Je manque de peu, parvenir à m'enfuir, heureusement pour nous le genin réagit vite.

Il me rattrape et me coupe toute retraite en me tapant dans les jambes avec le manche de son arme. Je serre les dents, il n'y a pas été de main morte, la preuve je me retrouve a genoux, comme une esclave indiscipliné.... Ca aussi je me le note, je vais lui apprendre moi ! Bon en fait peut-être pas, son réflexe a eu le mérite de me calmer suffisamment pour que je reprenne le contrôle. Je laisserais couler pour cette fois. L'autre abruti de garde s'avance et je plisse le nez de dégoût. Ce type pu plus qu'une outre d'alcool frelaté. C'est horrible, ca me brûle le nez et par réflexe j'arrête de respirer.

- Oh, mais c'est notre petit monstre de tout à l'heure... On fait moins la maligne, maintenant. Je m'occuperais bien de toi...

Essaie pour voir, mission ou pas je te transforme en appât a charogne. Mes yeux brille de colère, mes muscles se contracte tandis qur je me prépare à lui sautée dessus. Le salaud m'attrape le visage de sa main crasseuse, je n'ai qu'une envie, la lui mordre jusqu'à ce qu'elle me reste entre les crocs. Ca risque d'être dégueulasse, je vais en avoir pour des jours a m'ôter le goût de la bouche si je fais ca... Déjà son odeur limite putride va m'obliger à un bain. Pas que j'aime pas l'eau, mais bon je me les gèle à chaque fois. Mon corps résiste mal aux changements de température, c'est chiant. Avant que je ne puisse réagir le genin repousse le garde me permettant de respirer, enfin, d'aspirer de l'air nauséabonde surtout. C'est marrant ça, on dirait presque qu'il est convaincu parce qu'il dit.... J'aurais vraiment dû le tuer, là, je la sens mal cette embrouille. Énervé pour de bon par les propos absurde de l'autre rigolo alcoolisé je me relève en le fusillant du regard.

-Essaie pour voir batard, je t'arracherais ce qui te sert de bourse et je te les ferais bouffer !

Non mais il croit quoi lui? Qu'il tiendra deux minutes avec moi ? Et pour faire quoi d'abord ? En dix minutes ce porc serait mort étouffement et encore si je prends mon temps. Je lui crache au visage a défaut de poursuivre, si je continue je vais vraiment le tuer lui ! Le genin doit sentir ma colère vue sa réaction, un coup dans les côtes. Putain ca fait mal ca, enfin il aurait pu taper plus fort quand même. Il ordonne à l'autre d'ouvrir la porte avant de me fixer pour me dire de la fermer... Je lui répondrais bien que je vais lui arracher la langue, mais je m'abstiens, a défaut je lui lance un regard glacial qui n'a rien d'une comédie.

Finalement, l'autre ouvre la porte et nous laisse passer, ils sont vraiment stupides les brigands, comme je l'avais prévu il n'a pas remarqué a supercherie. C'est pas plus mal, mais ca prouve bien qu'un mec qui boit ne sert plus a rien. J'observe le lieu en silence focalisant mes oreilles mon nez et ma vue sur tout ce qui se passent alentour. La seule odeur que je capte est remplie de vapeur d'alcool, bon ils ont dû boire du saké chaud. Came pique le nez cette connerie. J'entends une sorte de... ronflement ? Un type doit dormir, aussitôt, je le cherche, mais la maison est composée d'au moins deux pièces, un mur bouche ma vue. La pièce est composée d'une table et de chaises bancale, une bougie traîne au centre. Bon mon partenaire pourra s'éclairer. Moi la faible lumière qui filtre par une petite fenêtre me suffit amplement pour me repérer.

Je me libère de mes liens plus facilement que je ne l'aurais crue avant de me retourner vers le genin d'un geste vif. Je suis obligé de lever les yeux pour croiser son regard et ca, ça m'agace prodigieusement. Il me semble qu'il n'est pas tranquille. Tiens donc des regrets ? Amusant. Sans un mot je récupère mon écharpe et me dirige vers la table pour allumer la bougie. La faible lueur m'aveugle presque et par réflexe je mets ma main devant mes yeux avant de tourner le dos à cette source de lumière. Objet à la con va... Pourrait pas s'allumer à distance ? Je remets mon écharpe en place avec une mine dégoûtée, elle pue, moins que l'odeur ambiante, mais quand même. Je la remonte sur mon nez avec un soupire. Mon odorat ne me sera pas super utile ici, j'ai pas l'intention de me mettre à quatre pattes pour suivre une piste. 

Dans la pièce suivante se trouve le commanditaire, attaché et dans un sale état, ils l'ont violenté, quand il me voit il s'agite dans tous les sens, il a du soûler les brigands pour être bâillonné, mais c'est une chance, cet abruti aurait pu nous faire repérer. Je m'approche lentement, d'une démarche souple et gracieuse avant de m'accroupir devant lui. Je pose mon bras sur mon genou et appuie ma tête sur la paume de ma main, comme si j'allais prendre tout mon temps. Je scrute notre client, je vois de la peur dans ses yeux, mais aussi de la ...colère ? Hum, je voulais l'interroger, mais il vaut mieux le sortir de là avant. Comment faire pour repartir à présent? Encore le genin peut ressortir, mais nous ? On peut tuer le garde de l'entrée, mais si une relevé à eut lieux on peut se faire repérer.
On ne pourra pas progresser très vite non plus, ce qui veut dire qu'il faut partir discrètement.... Ou pas. Si on fou le feu aux habitations, ca devrait nous laisser le temps de partir tranquille... Je lève les yeux vers le genin amusée avant de lui demander son avis, pas que j'en ai quelque chose à foutre, mais bon, sur cette mission on doit faire équipe, il fait sa part, la moindre des choses c'est que je le laisse s'exprimer.

-Ca te dit de faire cramer cet endroit ?



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Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé]

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