AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Lun 6 Juin - 20:36

La maison est plongée dans l'obscurité et j'avance à tâtons le temps de m'acclimater à la faible luminosité. Shea se libère et me fixe avec son air sévère, elle doit m'en vouloir des coups que j'ai du lui infliger... Elle n'avait qu'à rester tranquille au lieu d'essayer de s'enfuir et de l'agresser. Elle se dirige vers ce qui ressemble à une table et allume une bougie.

Une fois faiblement éclairé par la lumière de la bougie, l'intérieur a l'air pauvre et meublé avec le strict minimum : une table et quelques chaises. Il y a du sang sur la table. Je crois qu'on est au bon endroit. Aussitôt la bougie allumée, Shea s'en éloigne, comme aveuglée : sans doute une de ses caractéristiques de Kitsune. Je prends la bougie et fouille la pièce à la recherche d'autres traces.

Shea semble remarquer quelque chose dans la salle suivante et s'y rend en prenant une démarche étrange... Une démarche trop... gracieuse... pour quelqu'un en mission. A quoi elle joue? Je m'approche et je vois notre client ligoté par terre. C'est bien son sang que j'avais vu sur la table, vu son état. Et contrairement à d'autres prisonniers, celui-ci devait avoir tendance à trop parler. Ils l'ont bâillonné et il essaie en vain de parler. Je suppose qu'il demande à Shea de le libérer.

On dirait que ça l'excite de le voir ficelé comme ça. Elle le fixe comme si elle voulait en rajouter à sa souffrance. Elle l'abandonne pour me demander si je veux faire brûler le repaire des brigands. C'est vrai que dans la situation actuelle, ce n'est qu'une question de temps avant qu'on se fasse repérer et notre client nous ralentira. Il vaut mieux mettre le feu aux maisons pour piéger tous les brigands avant qu'ils se retournent contre nous.

Pour y arriver, il faudra déjà se débarrasser du garde devant la maison. Elle me propose de jouer sur son point faible pour le faire rentrer et s'en occuper. Je dois lui proposer de s'amuser avec Shea. A peine ai-je accepté son plan qu'elle plonge ses crocs dans mon épaule droite. Je crois que c'est une manière de me remercier d'avoir rouvert sa plaie tout à l'heure... Je frappe à la porte pour que le garde m'ouvre.

- C'est bon, tu peux en faire ce que tu veux! La garce m'a mordu, regarde moi ça... Mais par contre, pas un bruit, je ne veux pas me faire enguirlander par le chef.

J'entends Shea m'insulter depuis le fond de la maison. Aussitôt qu'il m'entend lui annoncer la nouvelle, il se jette dans la maison, abandonnant son pantalon dans la première pièce pour se précipiter sur Shea qui l'attend de pied ferme.
Je profite de l'occasion pour ramasser la bougie et aller faire un tour dans le village. Je ramasse du foin devant l'écurie, puis je vais en mettre à la porte de chaque maison pour y mettre le feu.

Une fois les incendies lancés, je récupère nos équipements en vitesse et rejoins les autres à la "prison". Pas le temps de s'équiper, je dis à Shea d'emmener notre client pendant que je transporte notre matériel. De toute façon, elle sera la plus apte à le faire avancer sans écarts.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mar 7 Juin - 14:05

Ma proposition à l'air de lui convenir. Tant mieux, on a pas le temps d'argumenter de toute manière. Il reste un problème cependant, le garde à l'entrée, il va falloir l'éliminer, mais ca je vais m'en charger moi-même. Je lui ai fait une promesse après tout. Je sais déjà comment l'appâter, mais je m'interroge sur la manière dont je vais pouvoir le faire souffrir avant de le tuer. Histoire qu'il passe les plus mauvais moment de sa vie. Une fois de plus il va me falloir expliquer quoi faire au genin, enfin dans les grandes lignes.

-Je vais m'occuper de l'abruti dehors, propose lui de venir jouer avec moi, son point faible va être sa perte. Toi profites-en pour foutre le feu partout.

Il accepte tout de suite le plan, sans prévenir je lui plante mes crocs dans l'épaule, suffisamment fort pour que sa saigne, mais pas assez pour l'entailler trop profondément. Tiens, je savais pas que les humains pouvaient avoir bon goût, ca doit être le goût de la vengeance. Je le lui devais de toute manière, pour mon épaule. J'avoue à la base, c'était pas le but, je le rendais juste plus crédible. Là au moins il a une excuse pour m'en vouloir et laisser l'autre venir essayer de me faire... Je sais pas quoi.

Je m'assois contre le mur du fond, les mains derrières le dos, comme si j'étais encore attaché et j'attends. Le genin frappe à la porte et l'autre lui ouvre, vu son ton je l'ai vexée, enfin on dirait. Moi une garce ? Oh faut pas abuser non plus. J'ai pas mordu si fort.

-Abruti, revient ici que je t’étripe...

Je me tais en voyant l'autre arrivé.. Qu'est ce qu'il fou dans cette tenue ? Son regard est étrange, je n'aime pas ca. Il m'attrape par mon écharpe et me soulève, c'est à peine si j'ai le temps de réagir avant qu'il ne me colle au sol. Ah ça non ! Il croit pas qu'il va me bloquer comme ca, d'un geste vif je lui enfonce mes ongles dans la gorge, ca ne le tuera pas, mais la surprise le fait reculer, j'en profite pour m'écarter et me remettre debout. Ce type est fort, même alcoolisé il risque de poser problème. Je vais devoir agir vite, sans compter qu'il est armé. Putain pouvait pas me donner mes griffes l'autre avant de se barrer ? Je les vois, posait dans un coin, il faut que je les récupère avant que l'autre ne s'en aperçoive, une chance pour moi, le genin a embarqué la bougie.  

J'évite plusieurs attaques sans trop de mal, mais mes griffes restent inaccessible, merde à ce train-là... Alors que je bondis sur le côté le brigand saisit mon écharpe et tire dessus me projetant contre la table, ca m'étrangle à moitié, j'ai du mal à respirer. Je sens ses mains se refermaient sur mes poignets, tandis qu'il s'assoit sur moi, il me tient fermement, j'ai beau me débattre je ne peux rien faire, ca me met en rage. Il approche son visage du mien et par réflexe je lui mords le nez. Il hurle en reculant non sans m'arrachait un bout de ma tenue. Ca aussi il va me le payer ce salopard. Son regard devient plus mauvais, il sort son Tanto et tente de me le plantais dans le ventre.

Je pivote sur le côté et saisi l'une de mes armes, je la lui plante dans le ventre avant de la faire remonter dans la chair. Le sang m'éclabousse, mais je continue, entraîner dans une sorte de frénésie dont j'ai du mal à me défaire. Je le lacère littéralement jusqu'à ce qu'il tombe sur moi, me tachant de sang. Il est lourd et j'ai toutes les peines du monde à me dégager, une sorte de panique sourde me gagne et une seule question résonne en moi : « Qu'est ce qu'il voulait me faire ? » A force de me contorsionner je parviens à me dégager, je me relève essoufflé et regarde le cadavre comme si il allait se relevait pendant plusieurs minutes. J'hésite à tenir la promesse que je lui ai faite plus tôt, un frison me parcourt l'échine et je décide d'oublier cette idée, son sang m'a suffisamment imbibé. J'ouvre difficilement les doigts laissant mon arme tombée au sol avant de suivre le même chemin. 

Tandis que j'essaie de me calmer accroupi devant le cadavre j'entends quelqu'un arrivait, il s'agit du genin qui a sûrement effectué sa mission, il m'ordonne de prendre le client pendant qu'il emporte les armes. Pour une fois je ne proteste pas, trop secoué par ce qui vient de se passer. Ce que ce type a voulu me faire... Pourquoi a cet instant j'ai ressenti de la...peur... Je respecte la force, mais cet homme même si il était fort... je ne lui témoigne aucun respect, il avait une attitude trop étrange... Il me regarde comme le font certains mais ses gestes avaient quelque chose de malsain que je ne saisis pas.

J'aide le client à se relever avant de l'entraînait avec moi, malgré ses protestations, mais je me sent étrange, comme si je n'étais plus moi-même, je guide le groupe dans le noir en silence traînant le client sans m'en rendre compte, peut importe qu'il soit encore bâillonnée, il attendra, peut importe que ca lui plaise ou non, à présent tout ce que je veux, c'est quitté cet endroit, m'en éloigner et retrouver un peu de calme pour réfléchir. Bien que mes sens soient à l'affût du moindre bruits, j'ai l'impression d'être distraite. Je progresse instinctivement jusqu'à un petit bosquet suffisamment éloigné avant de lâcher l'homme qui s'écroule au sol essoufflé. Je sens mon corps tremblait, mais j'ignore pourquoi, tout comme je ne comprends pas les images de ce brigand qui défile dans ma tête. Je sais que je dois les chasser, me reprendre, mais je n'y parviens pas. 

Je devrais me concentrer sur le client, sur la raison qui a poussé les brigands à l'enlever, parce qu'il y a une raison, tout comme je suis sûre que ca a un rapport avec le champ des âmes. Mais là tout de suite je me sens... bizarre. Sans un mot, sans un regard je fais plusieurs pas avant de me laisser tomber au sol. Qu'est ce qu'il voulait ce barjot de brigand ? J'arrive pas a penser à autre chose.... Depuis quand un humain peut me mettre dans un état pareil ? Depuis quand suis-je aussi faible ? J'entends les pas léger du genin, mais je l'ignore. Comme si il se soucié de moi, comme si il pouvait comprendre... Ou même me donner la réponse que je cherche... Quoi que... C'est un humain, il doit savoir... Sans le regarder je murmure suffisamment fort pour qu'il m'entende

-Il me voulait quoi l'autre ? Il cherchait pas à me tuer, c'est pas logique...

Ma voix est calme, douce, pour la première fois je laisse transparaître mes doutes, ma peur face à cet inconnu qui voulait je ne sais quoi. Je me sens sale, sale d'ignorer ce qu'il me voulait, souiller qu'il est posé ses mains sur moi. J'en viens à me détester et j'enfonce mes ongles à l'endroit où ce porc à poser ses mains, je veux faire disparaître cette sensation désagréable... Ce sentiment qui m'envahit et m'empêche de me reprendre. On a pas que ca à foutre bordel, alors pourquoi ? Pourquoi je reste là à me lacérer le visage de mes ongles comme une gosse ? Ignorait la réponse me rend de plus en plus nerveuse, je ne peux pas combattre un ennemi qui a des pensées... étrange



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mar 7 Juin - 20:34

Alors que nous sortons de la maison, je remarque que Shea semble ailleurs. Elle avance, le regard vide, pour nous emmener vers la forêt sans dire un mot. Elle marche rapidement en traînant derrière elle notre client sans prendre la peine de se soucier de lui. Ses mains sont toujours attachées dans son dos et son bâillon est toujours en place. Il semble essoufflé et peine à respirer avec sa bouche encombrée.

Une fois enfoncés dans la forêt et hors de vue de tout brigand qui aurait survécu à l'incendie, Shea lâche son fardeau et le laisse tomber par terre. Je pose mes affaires par terre alors que elle continue d'avancer sur quelques mètres et je vais détacher les liens de notre client. A peine l'ai-je libéré qu'il me presse de question, mais mon regard est attiré par Shea qui s'écroule par terre un peu plus loin.

Je me relève, intrigué, et je m'avance pour faire face à Shea qui a une mine affreuse. Sa peau semble complètement décolorée et ses yeux grand ouverts rivés sur le sol semblent lancer un appel au secours. Quand je suis face à elle, j'entends quelques mots sortir de sa bouche sur un ton effrayé. Elle ne comprend pas ce qui lui est arrivé pendant que je n'étais pas là.

Ça me perturbe aussi de la voir dans cet état là, elle toujours vive et prête à tout et surtout combative. Je crois que je n'aurais pas du la laisser seule avec le garde... Pour la première fois, je la vois sur le point de pleurer et ça n'a rien à voir avec de la colère.

- Il était complètement ivre et il est retombé à un instinct animal.

L'air terrifiée, elle commence à s'enfoncer les ongles dans les joues et je vois des filets de sang descendre le long de son visage. Je m'accroupis alors devant elle et prends doucement ses mains dans les miennes pour ne pas lui faire peur. Je les écarte de son visage et je vois les marques dans ses joues.

- Il ne voulait pas te tuer, Shea, il te voulait toi. Il avait envie de toi...

Elle ne semble pas comprendre et reste choquée par les gestes du garde, incapable de s'expliquer son comportement. Je crois qu'elle n'a jamais entendu parler de ça et je comprends mieux son état actuel. Elle m'expliquait que sa vie est plus dure que la mienne parce qu'elle doit rester cachée, mais ce que je vois est au delà de tout ce que je pouvais m'imaginer. Je tente de lui expliquer brièvement :

- C'est quelque chose de normal chez les humains comme chez tous les animaux, mais normalement, on fait ça par amour. Cet homme a perdu le contrôle à cause de l'alcool et il est allé trop loin... C'est bon... Il est mort, maintenant... Il ne te touchera plus.

Elle a toujours l'air de ne pas tout comprendre mais elle semble légèrement apaisée. Je lui donne ma gourde d'eau et lui conseille de se laver le visage pour effacer ces pensées et faire disparaître cette mine affreuse.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mer 8 Juin - 9:53

Je ne sais plus quoi faire, quoi penser, je suis complètement perdu, malgré tout j'écoute les paroles du Genin. A en croire ses dires l'alcool est bien plus dangereux que ce que je croyais. Il dénature complètement les humains. Je ne comprends pas cependant son histoire d'instinct animal... Un animal n'agirait pas ainsi... Il a pas du en voir souvent. Je me lacère le visage dans l'espoir de faire disparaître cette sensation désagréable, je sens encore les mains de ce type sur moi, je dois m'en débarrasser, quitte à m'arracher la peau si il le faut. La douleur à quelque chose d'apaisant, parce que c'est une chose que je connais, que j'ai vécu plusieurs fois dans ma vie.

Je sens quelque chose emprisonné mes mains, par réflexe je relève les yeux prêtes à me défendre, mais ce n'est pas un ennemi. Hébéter je me laisse faire sans comprendre. Pourquoi... Il joue à quoi là ? La sensation de ses mains sur les miennes est étrange... Ca me rappelle ma mère... Elle aussi le faisait quand j'étais petite, quand j'arrivais pas à surmonter les difficultés, que j'avais peur. Je m'interroge, dois-je le laisser faire, ou au contraire le repousser. ? Je sens que sa poigne n'est pas forte, bien au contraire, je pourrais me libérer à tout instant. Veut-il seulement m'empêcher de continuer ? Il n'a pas l'air de comprendre ce que je ressens en ce moment. Je n'ai pas le temps de me décider que ses paroles me perturbe un peu plus... Il me dit que le brigand ne voulait pas me tuer; Ca je le savais il m'apprend rien. 

Il ajoute qu'il me voulait moi... Pourquoi ? Parce que je suis une demi-kitsune ? Pour faire de moi son objet de décoration ? Non ca tient pas la route... Ceux qui me voulaient n'avez pas ce regard, pas cette espèce de folie dans les yeux. Ils me voulaient oui, pour faire de moi leur arme priver, un objet à exposer pour rendre jaloux les autres. Je pouvais le voir, le deviner. Tout au plus ils voulaient admirer mon corps, comme la plupart des hommes. Ca m'a toujours amusé ce trait de caractère qu'ont les humains à vouloir garder une chose qu'ils trouvent belle. A leurs yeux, je n'étais qu'une jolie fille destinée à gonfler leur ego. Le type dans la maison ne souhaitait pas juste m'exposer ou m'enfermai.

Le genin poursuit en précisant qu'il avait envie de moi ? Ca veut dire quoi ? Je comprends rien, je lui ai posé une question simple lui il me répond par une énigme. Ses mots n'ont aucun sens, il ne signifie rien quand je les applique à ce qui vient de se passer. J'ai envie d'une proie, pour la manger, ou le plaisir de la chasser. J'ai envie de tuer, de combattre des ennemis, j'ai comme tout le monde des envies que j'assouvis la plupart du temps. Mais aucune ne peut se superposer à ce que ce type voulait. Les humains sont vraiment différents de moi, trop complexe, dans leurs gestes, leurs mots, j'ai beau parfois vouloir comprendre, ca me dépasse complètement.. Quand j'y réfléchis un peu plus je finis par admettre qu'il n'a pas tort ce genin. L'autre con avait envie de quelque chose me concernant, mais au diable si je sais quoi. Il pourrait être plus précis. Je secoue doucement la tête négativement, non ca n'a aucun sens, ca veux rien dire pour moi.

Je le revois encore et encore, comme une boucle infernale, ses mains poisseuses sur mon visage, son odeur infecte, pourquoi ? Pourquoi avait-il de tel gestes ? Un tel regard, jamais aucun humain n'avait agit ainsi, encore moins un animal, pourtant ca fait un moment que je côtoie les deux. Je suis sur le point de recommencer à me lacérer le visage, troublé par ce qui continue d'inonder mon esprit, mes mains tremblent, mais je n'arrive pas à en reprendre le contrôle, pas plus que je ne parviens à me libérer de celles qui me tiennent avec la douceur d'une mère. Le genin poursuit ses explications tandis que je continue de le regarder complètement perdu, ses propos sont incompréhensibles, mais je me concentre dessus pour essayer d'y voir plus clair, les reprenant un par un. 

C'est quelque chose de normal ? Cela signifie que tous les humains agissent ainsi ? Comme chez les animaux ? Je vois pas du tout le rapport. Les animaux ont une façon bien a eux d'exprimer les choses, elles se résument en seulement quelques points. Le jeu, la chasse ou la fuite, une vague notion de famille ou d'appartenance à un groupe, la reproduction. J'avoue ne jamais m'être intéressait à ce dernier point, premièrement je n'ai pas pour habitude de regarder les bestioles vivres pendant des heures, je les côtoie par nécessite, pour manger ou pour comme les humains les utiliser. Mon père m'a dit vaguement que les animaux se regrouper par paire dans le but de faire des petits, il m'a appris les périodes où il fallait éviter de chasser, ce sont celles ou les animaux, notamment les proies font leurs petits. Le seul but de cette chose dont j'ignore tout hormis l'existence restent de permettre de garder des proies dans la forêt. Sans petits il n'y aurait plus rien à manger. Mais comment ils font, ca j'en sais rien et à vrai dire je m'en fou. Dalleur je vois aucun rapport avec le brigand.

Le genin me parle d'amour.... Un terme qui, je sais est plein de sous-entendu, mais à mes yeux l'amour n'est qu'une chose un peu complexe qui explique que des parents protège leur progéniture, les guides pour leur permettre de survivre. En quoi l'amour à sa place ici ? J'ai de l'amour pour ma mère, j'aurais pu la laisser mourir quand mon ancien maître à fait de moi son arme. C'est dalleur ce stupide sentiment qui m'a gardé prisonnière de ce fou. Hormis pour ma mère et mon père je ne ressens rien pour l'espèce animal ou humaine. Je me souviens avoir questionné ma mère sur l'amour, je sais que ma naissance découle de l'amour qu'elle avait pour mon père, ce même amour qui le fait encore souffrir aujourd'hui. J'en ai déduit depuis longtemps que ce sentiment est une sorte de déclencheur à la perpétuation de la race humaine... Mon père lui dit que ce n'est au final qu'une sorte d'instinct qui pousse ceux d'une même espèce vers le meilleur parti. J'en ai encore la migraine, c'est tellement étrange.

-Tu parle d'amour, mais ce mot dans le contexte actuel n'a aucun sens pour moi. Je connais l'amour de parent pour leur progéniture... L'amour d'un enfant envers ceux qui l'ont élevé et appris la vie. C'est une chose dangereuse qui rend faible, j'en ai fait les frais. Mais tout cela ne s'applique pas ici, il n'y a aucun rapport entre ce que ce type voulait et de l'amour, selon ma définition. 

Le genin conclut en me disant à nouveau que l'alcool fait perdre le contrôle de son esprit et de ses actes, ca je l'ai bien vue et sentie d'ailleurs, il a raison sur un autre point, l'autre con est mort, il risque pas de revenir, mais ses explications ne me donnent aucune réponse, peut-être que je ferais mieux de me taire, mais je n'aime pas ne pas comprendre, quel rapport entre la normalité, l'amour et le fait de me toucher comme l'abruti dans la maison la fait ? Insinue-il que j'aurais dû le laisser faire ? C'était un ennemi, peut importe ce qu'il voulait, je ne lui aurais rien donné hormis la mort et la souffrance. Pourtant, je n'arrive pas à ôter cette question de ma tête.

-Si il voulais pas me tuer, j'aurais dû faire quoi ? Le laisser faire ? Faire quoi d'ailleurs ? Me déshabiller pour me regarder comme un abruti pendant des heures ? C'est pas dans mes principes de laisser un ennemi en vie.

Je ne vois pas ce que ca peut être d'autre. Au final je réfléchis peut-être trop. Je devrai arrêter de vouloir comprendre les humains, savoir qui je dois tuer et comment suffit. Je soupire baissant la tête vers le sol tandis que le genin me lâche pour me tendre sa gourde, me conseillant de me nettoyer un peu et d'effacer ma « mine affreuse ». Bizarre comme expressions, mais je comprends que pour lui, me voir ainsi n'est pas naturel, j'ai toujours été froide, sans rien laisser transparaître sur mes traits. Lentement je me saisis de la gourde et baisse mon écharpe pour enlever le sang sur mon visage. L'eau fraîche me fait du bien, elle retire en partie l'odeur de sang mêlée à l'alcool et la transpiration bien qu'elle me brûle là où mes ongles ont entamé ma chaire. J'entends le client ricaner et par réflexe je le fixe froidement du regard sa réflexion me faisant l'effet d'une cascade gelée le long de mon corps.

-Voilà pourquoi on ne devrait pas confier à une femme le commandement. Vous n'êtes bonnes qu'à assouvir nos pulsions et pleurer ensuite.

-Ca veut dire quoi ca ?

J'ai remis mon écharpe en place avant de parler, sait-on jamais . Ma voix est plus forte, plus assuré, je sens la colère me montait au nez, je vois pas ce qu'il veut dire, mais je reconnais l'insulte, il doute de mes capacités parce que je suis du sexe opposé. Il croit quoi ? Que parce que pour une fois dans ma vie je me retrouve confronté à une chose inconnue je suis pas foutu de le conduire à destination ? Malgré l'obscurité je vois son air amusé et je sens que la réponse va me mettre hors de moi.

-Vous vous dites Chûnin, mais vous ignorez une chose si élémentaire que l'amour et le désir charnel. Ce n'est pas très professionnel. Ma foi, je suis bon prince, je veux bien vous initier à cela.

Quel désir charnelle ? Ca me gonfle de ne pas comprendre. Son regard me rappelle vaguement l'autre dégénérer de tout à l'heure et un nouveau frisson me parcourt l'échine, mais au moins me donne-t-il la possibilité de revenir au présent. Je ne veux rien de lui hormis son paiement et quelques explications sur le but de notre voyage. Cependant, je sens que si je l'interroge moi-même je vais lui planter mes griffes dans la gorge. Ma réponse est pleine de mépris et même lui comprend qu'il ferait mieux de se taire.

-Si je devais être initié comme vous dites je demanderais cela à un de mes sous-fifre, je serais sur qu'il accomplirait sa mission bien mieux que vous ne pourriez espérer le faire.

En même temps je vois pas ce qu'il pourrait m'apprendre lui, il a aucune formation, comment il peut savoir ca ? Ce mystère m'agace de plus en plus, mais ce n'est plus le moment d'y penser. On a que trop traîner dans les parages, l'urgence consiste à rejoindre le convoi et reprendre la route. Je m'approche de l'oreille du genin pour lui souffler mes ordres ; je veux savoir ce que ce type veut aller foutre au champ des âmes ; avant de me redresser et d'ordonner qu'on reparte. Je n'ai pas oublié cependant que mon « partenaire » est en sursis, mais pour le moment j'ai besoin qu'il reste en vie, j'ai pas envie de devoir torturer un abruti pour avoir des réponses, ca prendrait trop de temps sans compter que pour le moment il ne m'a pas trahi. Je le surveillerais de prêt quand même. Dans le ciel la lune à déjà parcourue plus de la moitié de son chemin, j'en déduits qu'avec le temps de retourner au convoi on ne se remettra en route vers le champ des âmes qu'après l'aube. Je sens la fatigue m'envahir et je baille bien à l'abri de mon tissu. Avec de la chance ce soir on pourra se reposer, mais avant on va devoir quitter cet endroit et effacé nos traces.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mer 8 Juin - 20:05

Shea se lave le visage et j'entends notre client ricaner derrière elle. Manifestement, il a entendu toute notre petite discussion et il ne se gêne pas pour faire des commentaires sur l'ignorance de Shea. Moi qui connais son secret, je comprends pourquoi elle est désemparée, mais lui ne voit qu'une jeune femme qui serait restée cloîtrée en dehors du monde et qui n'attend qu'une chose : qu'on l'initie aux plaisirs charnels.

Même s'il est compréhensible que le comportement de Shea semble étrange, l'attitude du client est tout simplement déplacée et j'ai envie de le remettre à sa place. Le problème est que c'est lui qui nous paiera et il abuse de ce pouvoir pour dire ouvertement ce qu'il oserait à peine penser dans d'autres circonstances.

Shea semble avoir repris le contrôle puisqu'elle envoie une réplique cinglante à celui-ci, le calmant au moins pour un moment. Alors que nous repartons en direction du convoi, Shea me glisse l'ordre de savoir pourquoi nous allons au champ des âmes. Avant qu'on se sépare, je lui dis discrètement :

- Pour répondre à ta dernière question : tu ne dois jamais laisser un homme profiter de toi comme voulait celui-là si tu ne veux pas. Mais évite de les tuer pour autant...

Après quelques minutes de marche, je me rapproche de notre client, dont Shea prend bien soin de s'écarter. Je lui parle doucement, comme pour que Shea n'entende pas, même si je sais maintenant qu'elle nous entendra très bien.

- J'ai bien compris que vous ne supportez pas de voir une femme prendre le commandement et que vous évitez de trop lui en dire sur la raison de notre mission. A moi, vous pouvez le dire : pourquoi allons nous au champ des âmes? Vous savez bien ce qu'il y a là-bas...

Il n'a pas l'air de vouloir coopérer puisqu'il se contente de me répondre d'une simple phrase. C'est même à croire qu'il ne veut plus parler, tant elle est courte :

- Je dois retrouver quelque chose.

- Comment ça? C'est tout? Vous voulez vous battre contre des yureis juste pour retrouver quelque chose?

Il ne répond à ma question que par un profond silence et continue de marcher droit devant, l'air distrait. Je le laisse à ses rêveries, conscient que je n'en apprendrai pas plus de sa part. De toute façon, il devait bien se douter que j'irai dire à Shea tout ce que j'apprendrais. Je me dirige vers elle et lui dis qu'il n'y a rien à en tirer. Elle enrage de ne pas pouvoir lui extirper les réponses qu'elle attend par la force.

Le chemin se poursuit sans encombre jusqu'à ce que nous rejoignions le convoi. La lumière du jour se fait entrevoir entre les feuilles des arbres quand nous arrivons et les hommes endormis commencent à se réveiller. Même si certains sont assez mal en point, la majorité semble s'être assez bien remis de notre premier affrontement.

Alors que je m'approche du convoi, je remarque un homme que je ne connais pas adossé à une roue de la charrette du client. En fait, il n'est pas adossé, mais attaché à la roue. En me rapprochant, je le reconnais. Je l'avais immobilisé avec mes senbons mais pas tué et j'étais parti en le croyant mort. Il n'a pas l'air d'avoir été trop amoché par nos camarades, mais ça ne saurait tarder.

- Dis-moi, tu as beaucoup de chance d'avoir survécu.

Il ne dit rien et regarde le sol, l'air honteux. Je vais voir Shea pour savoir ce qu'on fait de lui et elle pensequ'on peut en tirer des informations concernant notre client. S'ils ont attaqué le convoi, il y a une raison. Je me penche vers lui pour qu'il puisse me regarder.

- Je peux te laisser partir, mais il va falloir répondre à une question : pourquoi avez-vous attaqué ce convoi?

Il détourne les yeux et ne dit rien de plus.

Tu sens cette odeur de brûlé? C'est tous tes camarades qui croyaient pouvoir s'enfuir avec leur prisonnier. Dis nous pourquoi vous vouliez l'emmener avant de finir comme eux.

Exaspérée par son obstination, Shea me bouscule et prend en main l'interrogatoire.


L-M-M-J-V-S-D



Dernière édition par Kuro Naomorii le Dim 26 Juin - 10:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Jeu 9 Juin - 19:56

Si seulement je pouvais l'attraper et lui déchirer le visage à ce type. Le genin a eu beau le questionner on est pas plus avancer. Le client doit « récupérer quelque chose ». Tu parles d'une réponse. Si seulement je pouvais le faire parler... Ca m'énerve, je peux rien faire à part attendre. Je focalise mes sens sur ce qui se passe autour de nous. Seul le bruit des pas du client résonne à mes oreilles, les odeurs sont celle de la forêt, je sens encore l'odeur du sang sur moi, vivement que je croise le chemin d'un point d'eau, mes habits empeste le sang. Ca diminue mon odorat et ca m'énerve. Mes yeux s'adaptent sans mal à la luminosité qui augmente progressivement. La route me parait longue, mais on final je perçois le bruit du convoi au loin tandis que l'aube se lève, les rayons du soleil qui perce entre les branches me font l'effet d'une bougie dans le noir. Je parviens à voir, mais moins que d'ordinaire. Parfois j'en viens à me demander si mes sens développé ne sont pas plus une gêne qu'autre chose.

Autour du convoie tout est calme tandis qu'on dépasse les dernières branches, certains se réveille à peine visiblement. Auncun n'aurait du dormir. A croire que ses abrutit ont même pas eu l'idée de faire des tours de garde. Et ils se disent Genin ? Ou mercenaire ? Soit ils sont encore plus con que ce que je croyais, soit ils sont trop confiant. Je sens que ce soir je vais leur donner une leçon. Le genin qui m'accompagnait va voir le brigand survivant que les autres ont eu la bonne idée de garder vivant. Bon ils réfléchissent au moins un peu de temps à autre, lui il pourra peut-être servir. Je les observe en silence espérant avoir trouvé un humain capable de deviner ce que je veux qu'il fasse. Je me suis planté une fois de plus puisqu'il revient me demander quoi faire. Non franchement, les humains ne servent pas à grand-choses.

-Ce type doit savoir pourquoi ils nous ont attaqué. Fais le parler par tous les moyens.

J'écoute ce qu'il dit en retenant un juron. J'ai jamais dit qu'il survivrait. Depuis quand un sous-fiffre affirme l'avenir de quelqu'un sans ma permission ? Il croit quoi ? Que parce que pendant un instant je ressemblais à un bébé kitsune sans défense il allait prendre l'ascendant sur moi ? Et c'est quoi ces méthodes ? On a jamais eu un seul résultat avec de simples questions. C'est quand même un brigand, pas une fillette, il suffit pas de lui faire peur pour qu'il coopère. Putain, mais je suis entouré d'incapable, faut toujours que je fasse tout moi-même. On va pas y passer des heures. D'un pas rapide je me dirige vers eux avant de bousculer le genin.

-T'as pas du torturer beaucoup de gens toi ! Regarde et apprend.

Je commence par détacher le prisonnier de la charrette, mais je lui laisse les mains liés, puis je lui met un coup de pied dans le ventre, histoire de lui montrer que je ne ferais pas que parler. Péniblement il lève les yeux pour me fusiller du regard. Pathétique, il fait le fier alors qu'il est à ma merci ? Si il me connaissait et savait toute la frustration que j'ai accumulée ces dernières heures on sauraient déjà sa vie complète. Tant pis pour lui, il va me servir de défouloir. D'un geste sec je lui empoigne la gorge en me mettant à son niveau avant de lui relever la tête un peu plus. On va commencer par la base, une question simple.

-Ton nom ?

Il ne répond pas, alors je serre un peu plus fort avant de le lâcher, j'ordonne au genin d'aller me chercher mes gants dans la sacoche de mon cheval sans lâcher le type des yeux. Pour ce genre de choses, je préfère utiliser mes armes de cuir et de fer, plus légère, plus aiguisé. J'en enfile un avant de le lui planter dans le bras. De l'autre main je me sers de mes ongles pour creuser lentement la plaie, arrachant des bouts de tissu. Le bougre serre les dents. Tés bien, il veut jouer ? Alors, jouons! Lentement je descends mes griffes le long de sa chaire jusqu'à saisir un de ses doigts, puis je lui casse la première phalange, il crie et je souris. Bien maintenant qu'il a gueuler un bon coup on devrait réussir à se comprendre. Par plaisirs j'attends quelques minutes que la douleur ce calme. En torture il faut prendre son temps, sinon c'est moins efficace.

J'entends les murmures des autres autour de moi et il me vient une idée. Une petite mise en pratique pourrait leur faire du bien à eux aussi. Je pointe du doigt un des genins avant de lui faire signe d'approcher, j'ai l'impression qu'il arrive à reculons et ca m'énerve encore plus. J'ordonne à celui qui m'a suivi qu'il me donne la totalité de mes armes, Après tout c'est lui qui les a, je vais pas me déplacer. En plus il est à côté. J'observe mon matériel brièvement pour choisir celle qui servira à ma petite expérience, finalement j'opte pour un Kunais, je le tends au genin qui était resté au convoie de le planter dans le genou du type. Mais avec le dos de l'arme, utilisé le tranchant serait trop facile. Il s'exécute tant bien que mal tandis que j'écoute l'os se fissurait. Parfois ca sert à rien de faire les choses bien.  

Le brigand crie, mais refuse toujours de répondre, ca m'amuse.  J'ordonne à l'autre d'arrêter quelques instants avant de lui dire d'appuyer un doigt à l'endroit exact où il frappait plus tôt. Ca paraît pas comme ça, mais quand on a un endroit douloureux il est recommandé d'éviter d'appuyer dessus. Le visage crispé du prisonnier me remet de bonne humeur, mais je sens qu'il en faudra plus pour qu'il parle. Soit, je congédie le premier avant de faire venir le suivant. Je le charge de lui casser les orteils, un par uns en forçant lentement dessus. Les cris du prisonnier me casse les oreilles, mais je ne peux m'empêcher de sourire derrière mon écharpe. Il est coriace quand même, je pensais qu'il parlerait avant. Ca doit pas être sa première fois. Bien on va augmenter le niveau.

-Avant dernière chance... Ton nom ?

Pour toute réponse il me crache au visage. Plus ca va et plus je me sens euphorique à l'idée de pouvoir poursuivre cet interrogatoire, j'aime obliger les gens à parler, mais je préfère quand ils se taisent, c'est tellement plus drôle. Je fais signe au troisième Genin d'approcher et lui tend mon Tenssen ouvert. Le but est simple, lui arracher la peau du torse avec les fines lames de métal entamerons la peau avant de l'éplucher comme une pomme de terre. Long, douloureux, parfois mélodieux. Si avec ca il parle pas c'est qu'il est muet ce type, ou que mes genins sont vraiment des incapables. Je suis les mouvements lents des lames qui soulèvent la peau et font couler le sang. J'indique à mon élève du jour de jouer avec l'ouverture du Tenssen, ainsi les lames cisailles plus qu'elle ne coupe. Au bout de trois minutes, le mec fini par murmurer quelque chose. J'arrête le geste du genin pour que le supplicié respire. Il ne va pas tarder à parler, mais il faut lui laisser du temps, que ca plaisent ou non. Je sors ma gourde d'alcool et la pose à côté de moi pour patienter

Finalement, l'autre murmure à nouveau un nom que je ne comprends pas, avant de se mettre à prier les Kamis. Je pousse un soupir et ouvre ma gourde. Tenace ce type. Lentement je laisse l'alcool se verser sur son visage lui donnant l'espoir de boire, mais quand le liquide atteint les premières plaies il se remet à hurler. Petite nature ; ca pique un peu d'accord, mais de là à hurler comme si je lui arrachait les boyaux... Faux pas exagérer quand même. Mon outre vide je la repose calmement comme si la résistance de ce type ne commencez pas à m'énerver.  

-Dernière chance avant que je t'arrache le cœur à la main. Qu'est-ce que vous vouliez ?

Pour toute réponse je n'ai droit qu'à une insulte, bon tant pis pour lui, on va pas continuer de jouer ainsi. Si il ne parle pas avec ma prochaine torture, je le ferais parler en lui arrachant les boyaux à coup de dents. Je préférerais éviter quand même, ce type doit être dégueulasse. Je tourne la tête vers celui qui m'avait accompagné au repaire des brigands. Je tends une main vers lui en exigent ses cure dent. Prenant mon temps j'insère l'un d'eux entre l'ongle et la chair de l'un des doigts de ma victime, pour avoir déjà essayé, ca, ca fait mal, le type hurle à nouveau, mais je continue comme si je ne l'entendais pas. J'en insère un autre dans un doigt de l'autre main, histoire de bien répartir la douleur. Au bout de quatre cure dents il finit par nous suppliait d'arrêter. Comme quoi parfois il suffit pas de grands-choses. Les tortures les plus courante ne sont pas forcement les meilleurs.  

-Un objet.... de valeur...

Un objet de valeur ? C'est ca qu'ils voulaient ? Quel objet ? Une arme, je suppose, mais pourquoi elle intéresserait des brigands ? Je continue l'interrogatoire pour en apprendre plus, n'hésitant pas à bouger les senbons dans les doigts du prisonnier avant de poser une nouvelle question. J'avoue que c'est un peu inutile, mais bon, la prochaine fois il ne me fera pas perdre mon temps. Il finit par nous expliquait l'histoire depuis le début. Notre client n'est pas un simple civil comme il l'avais annoncé. Il fait partie d'une famille de noble depuis plusieurs générations. Ce qui explique qu'il est eu les moyens de s'offrir nos services. Son nom ne me dit rien cependant, je suppose que c'est parce qu'il ne fait pas partie des gens les plus importants. A la limite j'en m'en tape d'où il vient, mais pourquoi il veut aller récupérer un objet au champ des âmes m'intéresses. C'est vrai ça, l'endroit est rempli de Yurei, en y allant on est certain de mourir. Alors, soit son objet en question à une valeur vraiment exceptionnelle, soit ils sont tous cinglé.  

Ca m'intrigue quand même, le champ des âmes est le dernier endroit où je voudrais fourré mon nez, là-bas j'ai l'impression de ne plus avoir de sens. Le peu de Yurei que j'ai croisé m'ont fait froid dans le dos, c'est bien les seuls ennemis que j'évite d'ailleurs. De toutes manières essayer de les combattre reviendrait à essayer de tuer un courant d'air. Stupide et inutile. Je secoue la tête pour chasser mes pensées et entendre la suite. Notre noble, d'après les informations du brigand veut récupérer un objet familial qui pourrait valoir son pesant d'or. Forcement quand on parle de ca on peut être certains que des tas de voleurs voudront s'en emparer.  

Mais pourquoi ont-ils attaqué maintenant au lieu d'attendre ? Ils sont juste cons ou quoi ? Je pose la question, mais l'autre me répond qu'il ne sait pas. Je plisse les yeux suspicieuses avant d'accepter sa version. En tant que simple outils, il n'a pas besoin des détails et si leur chef est un gros couillon impatient il a dù leur ordonner d'attaquer maintenant, pour savoir la localisation exacte de l'objet et aller le récupérer lui-même. Mauvais choix, moi j'aurais attendu patiemment, enfin, pour ce que vaut la logique humaine... Je n'ai plus rien à apprendre de ce type, il peut crever comme ça je m'en fou, sa vie ne m'intéresse pas, mais j'ai bien envie de donner une leçon à l'imbécile qui a eu la prétention de lui offrir la liberté. Je me tourne vers le genin le regard froid, comme d'habitude et lui laisse le choix, curieuse de voir ce qu'il va faire.

-Fais en ce que tu veux vue que tu avais l'air de savoir ce que je comptais en faire.

Je m'éloigne un peu pour lui laisser le temps de décider, quoi qu'il fasse en fait je m'en fou, même si il libérer ce type ca ne serait pas gênant, au pire il irait constater les dégâts au repaire de son chef, mais je doute que ces derniers prennent l'envie de se venger... Quoi que, ca pourrait être marrant, leur nombre à du bien réduire, enfin si certain n'était pas suffisamment alcoolisé bien sûr. Nous nous remettons en route après et je garde le silence jusqu'au soir, préférant réfléchir sur le meilleur moyen de récupérer cet objet. J'en ai pas envie, ca c'est sûr, mais visiblement je vais pas avoir le choix, le commanditaire n'en démordra pas. Je pense que dans le meilleur des cas ont établira un campement assez loi du champ des âmes et je devrais l'accompagner pour trouver cet objet, enfin si il accepte de me donner plus de détails dessus. Si il ne veut pas je l'attendrais au camp, après tout, sa vie m'importe peu, je n'irai pas foutre mes pieds la-bas sans précision.

La pause du midi à était courte, mais finalement avec la tomber de la nuit on installe un camp dans une nouvelle clairière, je sens la fatigue mentale et physique m'envahir et je n'ai envie que de dormir, mais les ressent événement m'en empêche. Il faut rester vigilant et je n'ai pas oublié que je dois encore tester l'intelligence de ces abrutis de genin. Je sens l'odeur du feu et de la viande qu'ils font cuire, mais franchement ca me dit trop rien, il va falloir que je mange cependant et l'idée d'une chasse même si elle me tente est impossible. Je crois bien que je vais devoir me contenter d'attendre que ces abruties ait fini pour me servir. Je leur ordonne de me laisser une part de côté pour mon retour. Je m'éloigne du camp à la recherche d'un peu de calme en profitant pour vérifier qu'hormis des animaux nous sommes seuls.  

J'ai vu sur ma carte la présence d'un court d'eau, je compte bien utilisé ce dernier pour enlever le sang qui me reste, sans rire, ce truc continue de puer et avec la chaleur ca empire. J'ai beau aimé l'odeur du sang, à force ca devient gênant, sa brouille les autres odeurs. J'entends le bruit de l'eau qui coule quelques minutes plus tard, comme je le pensais ce n'est pas si éloigné de notre campement, Ce n'est qu'une rivière un peu large, mais suffisante sans attendre je rentre dans l'eau abandonnant mes affaires sur la terre ferme. Froide, l'eau m'arrive un peu plus haut que la taille et je frisonne. Je n'ai jamais bien supporter les changements de température, si je tarde trop je vais finir par être malade. L'eau me fait du bien malgré sa fraîcheur, je lève mon visage vers la lune et ferme les yeux, laissant le calme ambiant pénétré mon esprit



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Jeu 9 Juin - 23:03

Elle commence par le détacher de la roue pour l'étrangler et lui demander son nom. Evidemment, ça ne suffit pas. Elle me demande alors d'aller chercher ses gants, ce que je fais aussitôt.

Je me demande quand même à quoi ils lui servent si c'est pour rajouter des griffes sur ses mains qui en ont déjà. Mon cou se souvient encore de la sensation étrange de ses ongles sur ma peau. D'ailleurs, je remarque un garde qui me regardait bizarrement depuis un petit moment. C'est vrai qu'il ne m'avait pas vu avec des vêtements normaux, et avec les bleus que je dois avoir autour du cou, ça doit être assez effrayant.

Je sors de mes pensées alors que le prisonnier pousse un cri : les griffes que je viens d'amener à Shea sont plantées dans son bras et elle s'amuse à élargir la plaie avant de lui briser un doigt. Elle semble satisfaite et se retourne vers nous.

Elle demande à Sakano de la rejoindre et me demande de lui rendre tout son équipement, que je transportais. Elle fouille dedans et lui tend un kunai en lui disant de frapper avec le manche dans le genou du prisonnier. Il hésite quelques instant en me regardant, puis commence à frapper. J'entends les bruits sourds alors que je le regarde faire jusqu'à entendre un craquement. Même avec ça, il ne parle toujours pas. Il est très tenace et ça m'étonne de la part d'un simple brigand. Elle ordonne à Sakano d'appuyer avec le doigt sur le genou brisé, mais ça ne suffit toujours pas.

Elle passe à l'étape supérieure et je m'assois devant la scène en observant avec attention les nouvelles idées de Shea à chaque nouvelle tentative. Elle est vraiment très inventive et me donne des idées pour venger un jour la mort de mes parents : voilà au moins une chose qu'elle m'aura apprise.

Pour finir, elle m'emprunte des senbons pour les glisser lentement sous les ongles du supplicié qui finit par nous dire pourquoi ils nous ont attaqués. Notre client est un noble et il veut retrouver un objet de grande valeur au champ des âmes. C'est cet objet que les brigands comptaient récupérer.
Une fois qu'elle sait ce qu'elle voulait entendre, Shea se tourne vers moi et me dit que je peux en faire ce que je veux.

Avec un bras réduit en lambeaux et un genou brisé, sans compter les orteils broyés et l'état déplorable de ses doigts... Cet homme n'ira pas bien loin; Conscient qu'à nouveau il ne s'agit pas vraiment d'un choix, je sors mon ninjato de son fourreau avant de dire au prisonnier :

- Crois-moi, ça vaut mieux pour toi...

Je lui enfonce mon ninjato en plein coeur et cette fois je vois son regard fixé dans le mien alors que je sens dans le manche de mon arme les quelques spasmes qui l'agitent. Il crache un filet de sang avant de s’affaisser par terre.

Nous reprenons finalement la route après cette séance de torture, sans encombre cette fois. La journée a été très calme et nous nous arrêtons dans une clairière quand la nuit tombe. Cela fait deux jours que je n'ai pas dormi et ce n'étaient pas des journées reposantes. J'ai besoin de me reposer, mais surtout de me laver, avec les traces de sang qui collent et les vêtements du brigand que je porte...

Alors que le groupe monte le camp pour la nuit, je cherche une rivière en emportant ma tenue de camouflage. Après une dizaine de minutes à explorer la forêt, je trouve une rivière. J'abandonne ma tenue de brigand sur la berge et pose ma tenue de camouflage à côté avant de descendre lentement dans l'eau. Elle est froide mais j'en ai bien besoin. Je prends quelques instants pour me nettoyer en rentrant entièrement dans l'eau, puis je nage un peu vers une zone avec un peu moins de fond.

S'il y a une chose qui me détend, quand je me baigne comme ça, c'est de m'isoler au fond de l'eau pendant un moment... Je plonge au fond de l'eau et vide une partie de l'air de mes poumons pour rester proche du fond, puis je me laisse dériver doucement. Tous les bruits de l'extérieur me semblent bien loin et j'en oublie presque où je suis.

Quand je ressens le besoin de respirer, je pose mes pieds au fond de la rivière et je ressors lentement de l'eau en ouvrant les yeux tout aussi lentement. Je suis alors surpris de voir quelque chose devant moi. Non, ce n'est pas quelque chose mais quelqu'un. Alors que je remonte, je tombe sur la poitrine d'une femme, puis sur son visage. Alors que je reconnais Shea, je fais un pas en arrière, glisse et tombe à la renverse.

Je ressors la tête de l'eau et essaie maladroitement de m'expliquer alors que mes yeux ne peuvent s'empêcher de scruter cette magnifique silhouette dénudée. Je sens que je rougis :

- Je... Je suis désolé... Je ne voulais pas... Euh... Te voir nue...

Je me protège de mes mains en fermant les yeux, attendant au minimum une gifle, si ce n'est plus de la part de Shea, mais elle n'arrive jamais.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Ven 10 Juin - 14:25

Pas un sons aux alentours si ce n'est celui de l'eau, je me sens enfin bien, comme lavé des derniers événement. Quelques secondes s'écoulent tandis que je relâche mon attention avant qu'un bruit attire mon attention. De prime abord je m'attends à voir un poisson ou une quelconque bestiole jaillir de l'eau, mais il s'agit d'un humain. Ma première réaction est de faire un pas en arrière dans l'attente d'une attaque. Tandis que je fixe celui qui ose venir me déranger je reconnais le genin qui m'avait accompagné la nuit dernière. Alors que je m'apprête à lui demander ce qu'il fou là et comment il a pu tromper ma vigilance je le vois reculer avant de tomber maladroitement dans l'eau. 

Il fait quoi là ? J'allais pas lui sauter dessus, la rivière appartient à tout le monde que je sache. J'abandonne ma position agressive et penche la tête sur le côté, une espèce de tic que j'ai quand je ne comprends pas ce qui se passe. Rah ces humains, ils font tout un monde pour pas grand-choses parfois. C'est à ni rien comprendre, certains se cache les yeux dans ce genre de cas, d'autre en profite pour regarder et lui il réagit bizarrement. Je vois bien que ses yeux observe mon corps, mais pourquoi il s'excuse ? Ou il a envie de regarder et il le fait ou il se barre si ca le gène. C'est pas plus compliqué que ca. Pour ce que j'en ai à foutre de toute manière. Je hausse les épaules tandis qu'il se protège de ses mains en fermant les yeux. Il imagine quoi ? Que je vais le tuer pour ca ? 

- Je vois pas le problème. C'est que de la chair.

Non franchement, j'ai beau cherché, je comprends pas. J'irais pas jusqu'à dire qu'il faut vivre sans rien sur le dos, les vêtements c'est pratique, ca protège du froid, ca permet de cacher ses armes, d'attirer les regards aussi. Mais bon je vois pas en quoi regarder le corps de quelqu'un peu-être gênant, insultant ou je ne sais trop quelle connerie. Ceci dit sa réaction m'amuse assez, ca me rappelle l'époque ou j'étais enfant. J'ai eu une période ou je ne voulais pas m'habiller, persuader que je me transformerais en Kitsune à force de m'entraîner. Je passais des heures dans la forêt à quatre pattes pour imiter mon père. Il m'est arrivé de croiser des humains qui m'engueulaient parce que je n'avais rien sûr le dos. Ma mère a bien tenté de m'enseigner la pudeur, mais aujourd'hui encore si je m'habille devant du monde je ne comprends pas plus en quoi c'est un problème. J'ai juste finis par trouver une raison valable pour m'habiller.

Je m'étonne quand même de ne pas l'avoir repéré plus tôt ce genin, mon nez devait vraiment être désorienté par l'odeur de sang, ajouter à cela la fatigue faut croire que je deviens aussi limité qu'un humain. Il va falloir que je lave mes vêtements d'ailleurs, sinon ce bain n'aura rien de bien utile. Je m'étonne de constater que l'autre n'a toujours pas bougé. Pas que ca me fasse quoi que ce soit qu'il m'observe pendant des heures, mais ca m'intrigue, je réalise alors qu'il attend peut-être que je m'en aille pour sortir. Bah il va attendre un moment, parce que franchement je vais pas me presser pour lui. J'ai quand même envie de profiter un peu de ce moment pour essayer de comprendre un peu plus les humains. Là que j'en ai un sous la main qui connaît mon secret je vais en profiter. Finalement, ca arrange un peu mes affaires. Je vais peu-être le laisser en vie, au moins le temps de comprendre certaines choses sur les humains.

-Dis-moi, en quoi voir un humain nu est un problème ? C'est une chose que j'ai jamais comprit.

Ca et bien d'autres choses d'ailleurs. Hier il me disait de ne jamais laisser  un homme profité de moi comme voulait le faire le brigand. Je me rappelle qu'il a précisé « si je ne le voulais pas ». Sauf que je sais toujours pas ce qu'il voulait me faire. Est-ce que ca a un rapport avec ce que disait le client sur le désir et le plaisir charnel ? Repenser à ca m'agace je me laisse glisser dans l'eau en frissonnant. Putain c'est gelé. J'en profite pour enlever toutes traces de sang sur moi avant de plonger la tète sous l'eau. Je n'y reste pas longtemps cependant, j'ai jamais apprécier de devoir retenir ma respiration. Quand je remonte c'est pour me diriger vers la terre ferme et saisir mes vêtements. Ca me fait chier de les mouiller, mais sans ca il resteront couvert de sang. Une chose est sur je vais me geler le temps qu'il sèche. Tout en m'occupant je continue avec mes questions, gardant les réponses qu'il me donne dans un coin de ma tête, préférant poursuivre l'interrogatoire.

- C'est quoi le plaisir charnel et le désir ? Pour moi ca se rapporte au plaisir de planter mes crocs dans la chair de ma proie, mais je doute que ca soit ca.

Je suis bien obligé de lui expliquer ma façon de voir les choses si je veux des réponses claires. Sans ca il risque de ne pas saisir a quel point ces termes sont dénude de sens pour moi. Tout en l'écoutant je m'occupe de mes vêtements. Enlevé le sang séché n'est pas des plus facile, mais je finis par y parvenir. J'en viens a me demander si je ne ferais pas mieux de commencer par expliquer à ce genin ma façons d'envisager les choses. Idée ridicule qui me traverse l'esprit, mais qui en cet instant de calme s'impose à moi. De toute manière au point ou j'en suis, je suis plus a ca prêt. Je sors de l'eau pour étendre mes vêtements sur une branche suffisamment basse le temps qu'ils sèchent au moins un peu. Avec la fraîcheur de l'air ca risque de prendre du temps, mais les remettre tout de suite risque a coup sûr de me rendre malade. Je m'assoie sur une pierre plate et remonte mes jambes sous mon menton, les entourant de mes mains dans l'espoir de préserver un maximum de chaleur.

Moi et mes idées des fois,  j'aurais du attendre l'aube pour me laver au lieu de faire ca maintenant. Je me gèle et ca m'énerve, sentir mon corps tremblait comme ca me donne le sentiment de n'être qu'une enfant perdue au milieu de nul part. Je sais pas pourquoi ca me fait cette impression, j'ai jamais eu peur d'être seule, au contraire, la solitude est un gage de survie pour moi. Mais a cet instant précis j'ai une pensée pour ma mère, si elle me voyait elle ne pourrait pas s'empêcher de venir se coller contre moi pour me réchauffer. C'est con au fond, je n'aime pas les humains pourtant je n'arrive pas à haïr ma mère, pas plus que mon père pour grâce à qui je suis en vie.Mon esprit dérive à nouveau vers ce que je suis et l'étrange cycle de la vie dont j'ignore encore le fonctionnement complet. Sans m'en apercevoir je me mets à me parler à moi-même a voix haute.

-Née de l'union d'un yokai et d'une humaine je ne suis au final rien de plus qu'une créature sans race.  Rejeté part les yokais à cause de mon sang humain...  Chasser part ceux avec qui je coopère quand il découvre mes attribues yokais.... Je suis quoi au juste ? 

Je ferme les yeux en soupirant, cette question non plus n'a pas de réponse et je suis la seule qui pourra y répondre. Jamais je n'ai croisé d'être similaire à ce que je suis. A croire qu'il ne s'agit que d'un mythe.

-Une expérience ratée ouais.. Dire que ma mère s'imagine me voir marier... Tsss, faudrait déjà qu'il existe une créature comme moi. Comme si un humain pouvait accepter la présence d'un demi-kitsune... Ridicule. Tout ca parce que madame s'est marié à un yokai elle imagine que sa bâtarde de fille sera accepté par une des deux races ? Tsss, j'aurais plus de chance avec un Yurei ouais...

Je suis pas du genre à me plaindre, d'ailleurs ce n'est pas le cas, c'est juste une constatation a voix haute. Ca fait bien longtemps que j'ai compris que quoi que je fasse j'aurais jamais ma place chez les humains, encore moins chez les yokais. Ca m'emmerde un peu, faut bien l'avouer, surtout quand je vois que la plupart des filles de mon âge sont déjà mariées. Remarque je les plaints, elles sont cloîtrées au village et ont le cerveau ramollie, encore plus que d'habitude. Leurs petites réunions sont d'un ennuie, pas que j'y participe, mais avec mes sens j'ai eu droit à certaines discutions... Bah parler de qui est beau ou pas pendant des heures, je vois pas l'intérêt. Pareil pour la force, elles se vantent toutes d'avoir le mari le plus fort, mais je sais bien que c'est faux. La preuve, ils ont pas le titre de Chûnin et je suis sûr que si je les affrontais il y aurait de la casse.

Réfléchir à tout ca m'exaspère et je baille avant de jeter un œil aux alentours. C'est chiant avec les bruits de l'eau mon ouïe est légèrement diminué, à moins que je sois vraiment trop crevé pour parvenir à me concentrer suffisamment. Mon nez lui a retrouvé sa capacité habituelle, mais à part le froid et l'odeur de l'herbe humide je sens pas grand-chose. La fumée provenant du camp et l'odeur subtile de la viande cuite. Ca me donne faim, mais je n'ai pas envie de bouger, mes muscles sont crispés à cause du froid et je sens que mon esprit se ramollie. Si je trouve pas le moyen de me réchauffer, ou quelque-chose à faire je vais finir par m'endormir. 

Putain, peut pas y avoir un lapin qui traverse histoire de réveiller mon instinct de chasseur ? Je me demande où est passé le genin, je ne l'entends pas bougé, mais je sens encore son odeur dans les parages, j'ai la flemme cependant de le chercher visuellement. C'est pas comme si c'était un ennemi de toute façon. Je sais bien que j'ai dit que je le surveillerais, mais l'avoir tout le temps dans une zone perceptible par mes sens n'est pas forcement utile. Il a l'air moins con que les autres, il ira pas prendre le risque d'aller raconter ce que je suis à ces copains tout de suite. Sans compter qu'il doit être crevé aussi. Je parie qu'ils doivent profiter de mon absence pour rien foutre. Je me demande si je vais pas aller leur foutre la trouille un peu. Qu'un seul garde le camps est déjà un miracle en soit, mais ils feraient bien d'apprendre à travailler à deux pour couvrir une zone plus large. C'est vrai quoi, ils ont pas mes sens. L'idée me traverse avant de repartir comme elle était venue. Je préfère laissé tomber pour ce soir. Je crois que j'en ai assez fait récemment, sans compter que le champ des âmes risquent de poser des problèmes, selon comment les choses évolue. J'ai pas forcement envie d'y penser maintenant et je laisse tomber les questions qui m'envahissent préférant me livrer à une tâche bien plus importante à mes yeux. Surveiller l'endroit où je suis tout en attendant de me réchauffer.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Ven 10 Juin - 23:25

Avec sa nature animale, elle n'a jamais compris l'intérêt de la pudeur et se demande pourquoi ça dérange les humains de se voir nus. C'est compliqué, ça ne s'explique pas comme ça... Je m'éloigne un peu en restant dans l'eau.

- Le problème, c'est que chez les humains, chacun tient à garder son intimité. Une personne ne devrait être vue nue que par la personne qu'elle aime. Si quelqu'un d'autre te voit nue, ça passe pour un voyeur, c'est pour ça que je m'attendais à ce que tu te défende.

Elle se lave en écoutant attentivement. Même si je suis loin, je ne peux qu'admirer sa beauté. Ses cheveux ondulent magnifiquement en sortant de l'eau. Ses yeux bleus miroitent avec la lumière lointaine du feu de camp et ses gestes me semblent toujours aussi gracieux que si elle était en train de danser. J'ai l'impression qu'elle a deux visages : l'un sévère, dur pour ses subordonnés et lorsqu'elle est en mission en général et l'autre pour sa vie privée où elle semble plus belle et presque fragile. C'est peut-être ça qui m'attire chez elle, d'ailleurs...

- Pour ce qui est du désir : par exemple, quand un homme voit une très jolie femme ou à l'inverse quand une femme voit un très bel homme, ils peuvent se sentir attirés l'un vers l'autre.
Après, pour les plaisirs charnels, c'est plus compliqué... un homme et une femme peuvent se reproduire, mais pour faire simple il leur arrive aussi de reproduire cet acte uniquement pour les sensations que cela procure et non pour avoir un enfant.


Elle écoute toujours avec attention ce que je lui dis, ou en tout cas c'est l'impression qu'elle veut me donner. Elle sort de l'eau et je détourne mon regard, mon instinct "d'humain" reprenant le dessus. Elle met ses vêtements à sécher et s'assoit sur une pierre. Elle reste un moment pensive, les genoux entre ses bras, mais je la vois commencer à grelotter. Je décide de sortir discrètement de l'eau alors que son regard semble se perdre dans le vide.

Je prends mes vêtements et après quelques instants à laisser l'eau couler le long de mon corps, je remets le bas de ma tenue de camouflage. Je me rapproche de Shea alors qu'elle commence à m'exposer ses doutes sur le sens de sa vie, paria de ses deux origines et vouée à une vie de solitude. Je ne peux pas la laisser dire ça. Je connais au moins une personne qui l'acceptera telle qu'elle est, qui n'a pas peur d'elle (enfin de sa nature) et ne veut pas se servir d'elle à des fins personnelles.

Elle reste ensuite immobile, sans prononcer un mot et je la vois frissonner à cause des courants d'air froid qui viennent refroidir sa peau encore mouillée.
J'arrive sur son côté et me mets à son niveau pour couvrir ses épaules avec le haut de ma tenue :

- Tu vois, l'amour, ça commence par de petites attentions, comme empêcher que la personne qu'on aime reste frigorifiée en sortant de son bain. Et si tu cherchais quelqu'un qui accepte ta nature de demi-Kitsune sans te maltraiter ou se servir de toi, je crois que tu as trouvé. Même si je ne l'ai pas vécue, je comprends ta solitude.

Bien sûr, je sens à mon tour l'air frais de la nuit refroidir mon torse, mais je sens que Shea a plus besoin de mon haut que moi. Je m'assois à côté d'elle et observe l'eau de la rivière, sans dire un mot, me demandant comment elle allait réagir à mes dernières actions.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 11 Juin - 13:18

Concentré sur le peu de bruit perceptible aux alentours, j'entends les pas du genin se rapprocher de moi. Je l'observe du coin de l'œil me demandant ce qu'il a en tête, il pose le haut de sa tenue sur mes épaules, je tourne mon regard vers lui en me demandant à quoi il joue. Je lui ai rien demandé que je sache. Je m'apprête à l'envoyer chier quand il se met à parler. Ses paroles me laissent sans voix quelques minutes. Il raconte quoi là ? Je plisse les yeux cherchant la moquerie dans ses paroles, mais il dit ca avec tant de sérieux que j'en viens à me demander si je ne fais pas fausse route. Après tout j'y connais rien à l'amour moi. 

L'exemple qu'il choisit me pousse à m'interroger, les parents agissent de la même façon envers leurs enfants. En quoi est ce différent ? Pour moi ca reste la même chose, mais je pense comprendre ce qu'il veut dire. Si je suis son raisonnement il n'agirait pas ainsi envers n'importe qui ? D'autre aurait pu crever de froid il aurait rien fait ? Ca je peux comprendre, je suis pas du genre à m'occuper des autres. J'en ai même rien à foutre. Mais une nouvelle interrogation se présente à moi. Je suis censé en faire quoi de son amour moi ? C'est bien les humains ca, il vous balance des trucs comme ca au visage avant de vous laisser vous démerder avec. Pas que ca me dérange, en fait j'en ai rien à foutre. Ca me rapporte rien. Quoi que faut voir, ca peut devenir marrant.

Ca m'avance pas à grand-chose cependant, j'ai toujours froid, je pourrais enfiler son haut, mais je connais un meilleur moyen d'être au chaud. Je profite qu'il se soit assis à mes côtés pour venir me lover contre son torse m'imposant sans aucune gêne ni pensé particulière. La chaleur d'un corps à toujours était plus pratique qu'un vêtement pour se réchauffer, je garde quand même son haut contre moi pour me couvrir en complément.

Le reste de sa phrase continu de tourner dans mon esprit, il pense que j'ai déjà trouvé un être capable de m'accepter tel que je suis. Un être qui ne cherchera pas à me nuire. Il peut dire ce qu'il veut je n'accorde pas ma confiance comme ça. J'ai bien vu qu'il n'avait pas l'intention de me blesser physiquement, sinon je ne l'aurais pas autorisé à m'approcher autant. Ca n'empêche pas que je continue de me méfier, les humains sont capables de trahir leur propre espèce, ils passent plus de temps à se détruire les uns les autres et à se mentir qu'autre chose. Comment accorder crédit à l'un d'eux ? Je ne dis rien sur ce point, trop fatigué pour entamer une espèce de débat stérile. A la place je préfère abordait la solitude. Il a l'air de penser que j'en souffre.

-Ma solitude est un gage de survie. Je préfère être seule que de devoir rester constamment sur mes gardes vis-à-vis des humains.

Plus ca va et plus je trouve que je parle trop, en à peine deux jours il en a appris plus sur moi que n'importe qui hormis mes parents. Mais je dois bien avouer que moi-même j'ai appris bien des choses sur les bizarreries humaines. Leur « pudeur » par exemple, je pensais pas que c'était lié à une histoire de propriété. En gros seul celui avec qui on partage sa vie peut voir le corps nu de l'autre. Les autres ca devient un manque de respect de leur part si j'ai bien saisi. Mouais, bah qu'il compte pas sur moi pour changer ma façon de vivre, si je veux retirer mes habits pour me baigner, qu'il y ait du monde ou pas je m'en fou. De plus, je n'appartiens à personne, donc je vois pas en quoi ca pourrait être gênant. 

Le désir est aussi une chose qui m'a l'air intéressante. Je relève la tête pour croiser le regard du genin. J'aimerais creuser un peu cette chose que je ne saisis toujours pas. Je comprends que deux êtres puissent avoir envie de se rapprocher l'un de l'autre parce qu'il apprécie ce qu'ils voient, mais ils font quoi ensuite ? Ils se regardent des heures durant ? Ou cela conduit-il inévitablement au plaisir charnel ? Autrement dit l'acte de reproduction par plaisir et non par nécessite. Voilà encore un truc étrange bien humain. J'ai beau ne pas savoir comment on fait, je sais à quoi ca sert, mais de là à imiter cet acte juste parce que c'est bien, je saisis pas l'intérêt. Ou on repeuple ou on fait rien. N'ayant aucune gène vis-à-vis de ce genre de discutions je n'hésite pas à poser la question qui me démange.

-Ca fait quoi comme sensation  le plaisir charnelle ?

Forcement, je suis curieuse donc je demande, mais vu sa tête je doute qu'il ait envie de me répondre. Si il veux pas il a qu'à le dire, à moins qu'il l'ignore tout simplement. Je repose ma tête contre son torse et je ferme les yeux. La chaleur produite par son corps parvient enfin à me réchauffer et je soupire de soulagement. Je suis trop sensible aux changements de température, c'est un problème. A chaque fois je finis malade, ca dure pas, mais c'est chiant. Je réalise alors que mon attitude met peut-être mal à l'aise mon genin, surtout avec ce qu'il m'a avoué. L'idée m'amuse assez en vérité, déstabilisé les gens à toujours était un jeu pour moi, mais c'est vrai qu'en général je ne m'y prends pas ainsi. Je décide pour faire passer le temps de m'amuser un peu plus

-Ca te fait quoi de me sentir contre toi ? On a pas la même interprétation des choses, du coup je suppose que là où je n'y vois que le moyen de me réchauffer tu ressens ca d'une manière différente.

En tout cas j'en suis sûr moi, les humains sont trop bizarres pour avoir des pensées logiques dans un moment comme celui-ci, mon geste va être mal interprété, mais je me demande à jusqu'à quel point. Je suppose qu'une humaine aurait.... Glousser.... Ca non plus j'y comprends rien, pourquoi les jeunes filles essaient d'imiter les animaux devant un homme qui passent ? Elles sont là, elles le regardent et font des bruits étrange qui ne veulent absolument rien dire. De plus ca me casse les oreilles à chaque fois et ca sert à rien. En même temps un humain n'a pas beaucoup d'utilité non plus, alors bon, je peux pas leur en vouloir d'être aussi étrange.  

Je fais le tour des questions mentales dont j'aimerais la réponse, mais mon esprit commence à s'engourdir et je ne peux retenir un bâillement. Maintenant que je suis au chaud je n'ai plus qu'une envie, dormir. Je sais que la faim me réveillera à un moment, mais si je pouvais m'accorder une heure ou deux de repos je ne me priverais pas. Je laisse mes pensées dériver sans logique tandis que mon oreille se focalise sur le bruit hypnotique d'un cœur qui bat. Je reste attentive cependant à tout ce qui m'entoure, je sais qu'il ne faut jamais relâche complètement sa vigilance. J'ai pris l'habitude avec mon père de ne dormir que d'un œil si je peux dire. Il m'a appris cette leçon de force, dès que je dormais trop profondément il en profitait pour m'attaquer. J'en ai pris des coups de dents avant de comprendre. Si au départ je ne comprenais pas l'utilité de m'empêcher de dormir profondément, aujourd'hui je ne peux que lui dire qu'il avait raison.

Il a agi par amour au final, ses entraînements n'avaient pour but que de faire de moi une adulte prête à se défendre envers et contre tout. Quelque part il devait savoir que mon métissage me causerait des problèmes. Remarque je m'en tire pas trop mal pour le moment. Ceux qui ont découvert ma nature on finit par mourir, ce genin subira peut-être le même sort. Pour l'instant sa vie à un intérêt à mes yeux, je repousse donc le moment ou je le tuerait. Après tout, il m'amuse et tant qu'il se tait il ne me menace pas directement, mais qu'il aille pas s'imaginer que je ferais preuve de pitié ou quoi que ce soit. Je devrais peut-être le mettre en garde, ca éviterait des complications. Je pèse le pour et le contre rapidement avant de me décider.

-Tant que tu te tais à mon sujet tu vivras, enfin si tu continus de m'amuser et d'être utile bien sûr. Mais va pas t'imaginer que je ferais preuve de pitié si j'ai le moindre doute.

Je lui dis cela d'une voix calme, après tout pas besoin de m'énerver, il devrait comprendre. Et puis pour le moment j'ai rien à lui reprocher, je suis fatigué je vais pas m'en prendre à lui par plaisir. Enfin, pas pour le moment, on verra plus tard comment je peux profiter de la situation pour me distraire.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 11 Juin - 16:05

La rivière a l’air calme et elle se rapproche de moi avant de venir se coller à mon torse. Le contact de son corps froid contraste avec le mien ; mon corps entier frissonne. La veste ne parvient pas à l’empêcher de grelotter.

L’isolement permet, d’après son explication, d’éviter la folie des hommes. L’interrogation d’après apporte encore à mon embarras. La réponse serait trop difficile à donner et je la serre simplement dans mes bras. Le silence que je laisse planer doit être distrayant, elle s’empresse de prolonger l’interrogatoire. La présence de son corps contre le mien fait évidemment naître des sensations dont elle n’a pas conscience, mais je garde le silence.

La série d’interrogations dérange mon esprit comme mon corps et pendant ma tentative de me relever délicatement afin de ne pas trop la gêner, je m’affaisse contre elle, finissant écrasée par mon corps et ma veste par terre.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 12 Juin - 1:51

Le silence résonne pour toute réponse, visiblement il désire préserver le secret sûr le sujet. Le seul geste envers moi se résume en un frôlement étroit. L'étreinte de nos deux corps entremêlée me donne un sentiment de sécurité insoupçonné. Lentement mes yeux s'ouvrent pour fixer celui qui me tiens tout contre lui. L'envie de dormir me quitte subtilisé pour contenter une curiosité inextinguible.

Le mutisme qu'il conserve me met en colère, je ressens ses mouvements   pour s'éloigner de moi, mon corps river sur le sol est frigorifié, je sens encore son corps collé contre le mien. L'idiotie de son comportement inexpliqué m'irrite fortement.

Le poids de son corps empêche l'oxygène de pénétrer mes poumons correctement, d'un geste sec je le vire pour me redresser. Les yeux céruléens dont je suis pourvu scrute les siens tentent de comprendre son besoin de reculer.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 12 Juin - 15:08

Je sens le regard de Shea dans le mien, on dirait qu'elle essaie de m'analyser pour comprendre pourquoi j'ai agi de la sorte. Son regard me déstabilise encore plus. Il faut que je trouve un moyen de la faire revenir au campement, mais ses vêtements sont trempés. Finalement, j'ai une idée :

- Ne bouge pas, je vais chercher quelque chose.

Elle reste immobile et me regarde partir. De toute façon, je doute qu'elle ait envie de bouger pour perdre la chaleur qu'elle vient de gagner et reprendre ses vêtements mouillés la refroidirait encore plus. Alors que je me retourne pour partir, elle me demande de lui ramener à manger : c'est vrai qu'elle n'a rien mangé depuis deux jours, à cause de ses habitudes alimentaires.

Je pars au pas de course en direction du campement. L'obscurité n'aidant pas, je manque de tomber plusieurs fois, mais je rejoins le camp. Je détache ma couverture de mon paquetage, sur mon cheval, puis je prends quelques branches chargées de viande grillée avant de repartir en direction de la rivière.

Comme prévu, elle n'a pas bougé. Je lui donne les brochettes que j'ai récupérées. Elle les prend immédiatement et les dévore rapidement pendant que je la couvre avec ma couverture avant de la frotter avec pour la réchauffer. Trop occupée à manger, elle me laisse faire. Sa manière "animale" de manger m'amusera toujours un peu, intérieurement.

Quand elle en a fini, je remets ma veste qu'elle avait abandonnée par terre, je prends ses habits qui ne parvenaient pas à sécher et je la reconduis vers le feu :

- Viens, avec ça sur le dos, tu pourras aller te réchauffer près du feu et je vais aussi mettre tes habits à sécher près du feu.

Les autres Genins, apparemment surpris de mon passage express quelques minutes plus tôt, ils le sont d'autant plus à l'apparition de Shea enroulée dans ma couverture. Elle s'installe près du feu pendant que j'accroche ses vêtements dans des branches, autour du feu.

Je prends à manger et j'en profiter pour sortir du Sake à boire en même temps. J'ai beau être fatigué par les deux dernières journées, j'ai besoin de ça pour me remettre de tout ce qui m'est arrivé. Les questions de Shea auxquelles je n'ai pas répondu tournent en boucle dans ma tête et je bois gorgée sur gorgée.

Shea se retourne vers moi, apparemment incommodée par l'odeur, et me demande comment je peux boire un truc pareil et pourquoi je bois.

- Qu'est-ce que ça peut te faire? C'est mon problème!

Elle me reproche mon manque de discipline et de dignité à me mettre dans cet état. Les pensées se bousculent dans ma tête sans réel ordre logique et je lui réponds tout naturellement :

- Si ça ne te plait pas, c'est pareil! De toute façon, je te prends quand tu veux en combat singulier...


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Lun 13 Juin - 0:54

Tandis que je continue de m'interroger sur sa réaction il me demande de ne pas bouger, le temps d'aller chercher quelque chose. Je hausse un sourcil tandis. Il se prend pour qui à me donné un ordre comme ca ? Les humains sont décidément incompréhensible. 

-Ramène moi à bouffer tant que t'y est.

Je suis sa progression dans le noir aussi loin que ma vision me le permet, il manque tombé à plusieurs reprises ce qui m'amuse. Je finis par détourner le regard vers mes vêtements toujours mouillés. L'idée de les remettrent me déplaît fortement, j'aurai encore plus froid avec. L'attente n'est pas longue, il revient avec une couverture et des brochettes de viande. Cuite forcement... Je les lui arrache presque des mains lorsqu'il me les tend et commence aussitôt de manger. Deux jours que j'ai rien bouffer à part un piaf, pas de quoi me tenir au ventre. Je sens la couverture se poser sur mon corps, mais je m'en occupe pas, pas plus que de ses gestes.  Je finis mon repas et je le suis jusqu'au feu de camp, je vois le regarde interrogatif, mais amusé des genins se posait sur moi, je les fixe froidement avant de leur rappeler ce qu'ils ont à faire une fois de plus. Faut toujours tout leur dire, comme si il était pas capable d'y penser part eux-mêmes.

-C'est comme ca qu'on monte la garde ? Vous voulez peut-être de l'aide pour vous motiver ?

Mon intonation agressive ajouter à mon regard les fait sursauter et je les vois disparaître apeuré entre les branches. Je prends place prés du feu satisfaite d'avoir pu manger. Le genin viens s'installer à mes côtés une fois de plus et je me demande bien pourquoi. Peut pas me foutre la paix un peu ? A moins qu'il n'ai décider de m'expliquer enfin ce que je veux savoir. Je sens l'odeur du saké arrivé jusqu'à moi et je plisse le nez.

-comment tu peux boire un truc qui pue autant ? Ca t'apporte quoi en prime ? Rien

Ca réponse me fait sursauter tellement elle est agressive . Ouais c'est pas mon problème, j'en ai même rien à foutre, il fait bien ce qu'il veut, mais ca ne l'autorise pas à me parler sur ce ton. Si il veut continuer à vivre il a intérêt à se calmer.

-Oh ! Oublie pas qui je suis ! Tu fais ce que tu veux quand t'est chez toi. Quand t'est en mission avec moi tu la ferme et tu fais ton boulot. T'es état d'âme j'en ai rien à foutre.

Ca réponse me met dans une colère noire, non content qu'il m'envoie chier il se permet de me provoquer ouvertement. Je ne laisserai pas passé ca. D'un geste vif je me redresse abandonnant la couverture sur le soi avant de lui balancer un coup de pied dans le ventre. J'avais pas prévu de le tuer tout de suite et même si je le voulais je ne pourrais pas le faire tout de suite, mais rien ne m'empêche de lui remettre les idées en place. Je suis certaine qu'une bonne correction peut dégriser n'importe qui. Je ne compte pas en rester là cependant. M'asseyant sur lui je lui saisis le visage d'une main plongeant mon regard dans le siens.

-Tu veut vraiment jouer avec moi ? Alors, viens

D'un mouvement léger je recule pour me tenir à distance raisonnable me méfiant de ses cure dents. Je l'observe prête à réagir tout en m'interrogeant mentalement. Ca réaction correspond bien plus à ce que j'attendais de la par d'un humain. Il ne lui aura pas fallu longtemps pour me donner raison. Comme quoi un humain reste un humain, on ne peut pas leur faire confiance. Ca signifie donc que les paroles qu'il m'a adressées plus tôt ainsi que ses gestes n'étaient que mensonge ? Ca me paraît étrange cependant, cela ne serait-il du qu'a l'alcool et ce qu'il m'expliquait dessus ? Au final j'en ai rien à foutre, mais je tiens quand même à lui rappeler certaine chose.

-Donc ce que tu disais sur l'amour n'est que mensonge et après tu oses me dire que je peux trouver quelqu'un capable de me comprendre.

Ma voix est calme, mesuré, mais empreinte de colère, mais je suis suffisamment curieuse pour attendre sa réponse et voir si il va vraiment osée venir m'affronter.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Lun 13 Juin - 20:53

Furieuse de l'affront que je viens de lui faire, Shea se relève d'un bond en abandonnant la couverture, se retrouvant complètement nue à nouveau. Surprise de sa réaction, je tombe sur le dos, ma bouteille de sake toujours à la main. J'ai honte de ce que je lui fais faire et avant que j'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, elle s'assoit sur moi pour me saisir le visage et accepter mon défi. Dans d'autres circonstances, ces gestes auraient pu être agréables, mais ils ne font que m'effrayer.

Elle recule, se préparant à recevoir mes attaques, mais je ne trouve pas la force de me lever. Tout ce que j'arrive à faire, c'est ramper sur le dos. Elle me renvoie à la figure mon discours sur l'amour et le fait que je pouvais la comprendre.

- Non, c'est faux! Tout ce que je t'ai dit, je le pensais et je le pense toujours...

Je cherche ce que je pourrais dire de plus pour me faire pardonner, mais les mots ne me viennent pas. Dans ma tête, je revois le garde ivre qui a essayé d'abuser d'elle et je crois que c'est comme lui qu'elle me voit maintenant. Et puis pourquoi il a fallu que je la provoque???

Je bois une grande gorgée de sake et je me mets en position foetale, réfléchissant à comment je venais de ruiner toute chance d'avoir de bonnes relations avec Shea.

- Saloperie de bouteille!

Je jette ma bouteille dans le feu. Elle se brise dans une gerbe de flammes qui illuminent tout le campement. Shea s'écroule à terre en se couvrant les yeux. Les gardes et Genins autour de nous ont l'air à la fois étonnés par la vision de Shea nue et terrifiés par sa réaction. Je reste immobile, amorphe près du feu à ruminer ce qui vient de se passer.

J'entends Shea crier, mais je ne fais pas attention à ce qu'elle dit, trop occupé à me lamenter sur mon attitude et la vision qu'elle aura de moi. D'un coup, je sens des mains m'attraper et me soulever pour me mettre debout. J'envoie des coups dans tous les sens pour qu'on me repose à terre.

- Lâchez-moi!

Je sens quelque chose de dur au contact de mon poing et mes bras sont libres, mais c'est de courte durée, puisque je sens aussitôt quatre mains saisir mes bras à nouveau, puis d'autres encore. Je suis enfin plaqué contre un tronc d'arbre et on m'attache en position. Shea se met devant moi et m'envoie une nouvelle série de reproches avant de repartir.

Je passe une bonne partie de la nuit à regarder le ciel, pensif, avant de finir par m'endormir.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mar 14 Juin - 2:20

Je le regarde fixement, il a l'air d'avoir peur, c'est une bonne chose car je n'ai pas l'intention d'éprouver la moindre pitié, il peut encore se raviser, si il le fait je m'abstiendrais de le tuer pour le moment. Il me dit ne pas m'avoir menti, mais ses actes démentent ses propos.

-Vu ta réaction j'ai du mal à te croire.

Ses réactions sont de plus en plus étrange, il recommence à boire avant de se rouler en boule comme un enfant effrayé. Je le vois jeté sa bouteille au feu. J'entends le bruit du verre qui siffle quelques secondes avant de se briser. La gerbe de flamme qui en ressort m'aveugle complètement. Par réflexe je recule d'un bond en me protégeant les yeux.

-Ligoté moi ce cretin à un arbre !

Sérieux, ont a pas idée de jeter un truc pareil dans le feu, passé la nuit attachée devrait lui remettre les idées en place, mais une chose est sûre je ne pourrais plus compter sur lui à l'avenir avec ce que je viens de voir. En mission on ne se laisse pas aller ainsi. J'entends mes hommes marmonnaient un peu avant de suivre leur pas grâce a mon ouïe. Il me faut quelques minutes pour retrouver la vue, quand ce moment arrive je vois le genin alcoolisé se débattre pitoyablement en hurlent de le lâcher. C'est pas vrai, mais qui m'a foutu une équipe de crétin pareil ? A trois ils galères ? Je less laisse faire cependant, ca leur fera les pieds. Une fois l'abrutie de service attaché je vais me planter devant lui.

-Tu te croit genin avec une attitude pareile ? Même un gamin vaudrait mieux que toi. T'as intérêt à avoir les idées claires demain sinon je te tue.

Sur ses mots je m'éloigne pour retourner près du feu la chaleur des flammes me réchauffe un moment et j'attends patiemment que mes vêtements soient sec. Une fois fait je me rhabille et m'éloigne dans la forêt je ne vais pas très loin cependant, juste de quoi m'isoler un peu des humains. Je n'ai aucun mal à trouver le sommeil une fois installé sur une branche basse, là dans l'obscurité de la nuit sous le regard des étoiles. Ma nuit est entrecoupé comme à mon habitude toutes les deux heures pour surveiller un peu plus les environs. L'un des genins monte la garde, j'entends ses pas feutré dans l'herbe. Rien qui nécessite que je reste réveille, je me rendors encore deux heures, mais ce coup-ci c'est une discutions qui me tire de mes songes. De ce que j'entends les genins parlaient de moi, ils se demandent ce que je foutais nu avec leur copain, je comprends pas la moitié de ce qu'ils disent, de plus je m'en fou complètement. Je laisse tomber pour continuer ma nuit.

L'aube fini par arriver je rejoins donc le camps, je n'ai pas l'intention de traîner, normalement aujourd'hui on devrait arriver au champ des âmes. Vivement que cette mission se finissent, j'en ai mare, trop de choses se sont passés en si peu de temps. J'aspire à retrouver la tranquillité de la forêt, m'éloigner quelques temps des humains. J'ordonne qu'on détache le genin, je lui laisse le temps de manger et se préparer consciente qu'il sera encore moins utile si je ne prends pas sur moi. Une fois qu'il est prêt j'ordonne le départ avant de me murer dans un mutisme épais. Je ne pense à rien si ce n'est à notre destination. Je focalise mes sens sur tout ce qui se passent, mais rien ne viens entraver notre parcourt. Par moment je m'éloigne du groupe pour vérifier que la voix est libre. 

Le temps est couvert, mais rien de méchant, normalement on aura pas de pluie. Je continue de progresser en tête à l'écart du groupe surveillant de temps en temps que le reste du convoie suis comme il faut. Je me sens d'une humeur massacrante, de plus j'ai du mal à réfléchir posément. Ça me gonfle, je secoue la tête pour chasser mes pensées et rester focalisé sur le plus important, finir cette mission a la con.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mar 14 Juin - 20:40

Je suis réveillé par la sensation que les cordes se desserrent autour de moi. La nuit a été assez difficile, mais après 48h sans dormir, mon corps a tout simplement fini par se mettre en veille. Me relever est assez compliqué, non pas à cause de l'alcool ou la fatigue, mais à cause du fait que je suis resté immobile, ou presque, toute la nuit dans une position qui n'est pas des plus confortables. J'étire mes membres, ce qui, malgré la douleur, me fait un bien fou.

Assez vite, je repense au fiasco de la veille et lorsque je rejoins les autres, c'est la tête basse, honteux de ce que j'ai fait. Je prends un repas frugal avant de remettre mes affaires sur mon cheval. Ma couverture était restée par terre depuis notre dispute. Je la ramasse et passe devant Shea sans dire un mot.

Dès que tout le monde est prêt, nous reprenons la route vers le champ des âmes. Je suis toujours à l'avant garde, avec Shea, mais nous restons bien séparés et elle part même devant toute seule, par moments. Le trajet est calme et rien ne vient déranger notre progression.

Dans mes pensées, un haiku se forme :

Encore aujourd’hui
Comme une larve je vis
Et demain encore


Le silence est pesant et je finis par ne plus pouvoir tenir. Je rapproche mon cheval de celui de Shea et je lui dis, la tête basse, d'une voix à peine audible tant j'ai honte:

- Je suis désolé. Ce que j'ai fait hier n'aurait jamais du arriver...

Elle alourdit aussitôt le constat que je viens de faire et m'assomme de reproches.

- Après la journée éprouvante d'hier, les questions que tu m'as posées m'ont perturbé et je me suis laissé aller à boire en y réfléchissant... Je jure de ne plus y toucher, plus jamais. Si tu me revois boire un jour, tu pourras me tuer.

Elle semble approuver ma dernière affirmation, même si ça n'a pas l'air de calmer son humeur. Elle me regarde d'un air glacial avant de se replonger dans le silence en écartant son cheval pour partir à nouveau devant. J'aimerais bien savoir ce qu'elle pense, histoire de comprendre sa façon de penser. Un chef muet, ça n'est pas bon. Et comme elle ne parle pas, je ne peux pas savoir comment me remettre dans ses bonnes grâces.

Pourquoi? Pourquoi doit-on souffrir au nom de l'amour? Pourquoi? Parce que! Pourquoi??? Parce que...

Arrivé à la moitié de l'après-midi, nous arrivons en vue du champ des âmes. Son nom me semble assez bien correspondre à la réalité. Ce que je vois ressemble à un paysage montagneux. Le sol, au loin est parsemé des armures des soldats morts au combat, recouvertes de mousse. On peut encore voir les étendards des armées qui se sont affrontées, flottant dans le vent.

D'après la réputation du lieu, nous décidons de rester à distance pour établir le campement. Il vaut mieux éviter de se faire attaquer par des yureis pendant la nuit.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mer 15 Juin - 1:20

Tandis que nous progressons le genin se rapproche de moi, je l'ignore bien décider à rester silencieuse. Je n'ai pas envie de revenir sur le passé, ce qui à été fait est fait, seul l'avenir m'importe. J'écoute d'une oreille distraite ce qu'il me dit. Qu'est-ce que j'en ai à foutre qu'il soit désolé ? Fallait y penser avant. Les humains sont pathétiques, ils ne mesurent jamais la conséquence de leurs actes et après il regrette. Malgré mon envie première de garder le silence, je lui rétorque ce que je pense.

-Fallait y penser avant. Boire est une idiotie en soit, mais le faire ainsi est franchement débile. Au fond que tu regrettes ou non, j'en ai rien à foutre, ta fait une connerie tâche de plus la reproduire à l'avenir.

Il m'explique les raisons de son comportement, j'ai ben envie de lui couper la parole pour lui dire que je m'en tape. Bien sûr ca me fait chier de pas savoir, mais vu ses réactions, ca n'en vaut plus vraiment la peine à mes yeux, je préfère laisser tomber. Il jure ne plus toucher à l'alcool, parole d'humain sans aucun sens pour moi. Les hommes répètent les erreurs du passé sans jamais apprendre, quoi qu'ils en disent. Il m'autorise à le tuer si je le prends en train de boire à nouveau. Il croit quoi ? Que j'ai besoin de sa permission ? Qu'il peut décider du moment ou je mettrais un terme à sa vie ? Je préfère le voir souffrir plutôt que de le tuer, un cadavre ne peut plus voir les erreurs commises, un vivant lui peut passer sa vie à avoir devant les yeux un rappel de ces crimes. Ce qui bien plus amusant pour moi et plus utile pour l'autre. Je ne réponds rien préférant lui lancer un regard froid et dur comme j'en ai l'habitude. Je finis par détourner les yeux et m'éloigner à nouveaux de lui. Quoi que je dise il ne le prendra sûrement pas en compte de toute manière, alors à quoi bon ? J'ai horreur de perdre du temps.

Nous continuons notre route dans un lourd silence jusqu'à arriver non loin de notre destination. Bien avant de voir le lieu maudit, mon odorat détecte l'odeur de la mort, du sang et du métal chauffé par le soleil. Inconsciemment je ralentis l'allure quelques peu, je n'ai aucune envie de continuer, si je pouvais je ferais marche arrière immédiatement, mais je suis une Chûnin, j'accomplirais mes missions jusqu'au bout sans faillir. De toute façons j'ai pas vraiment le choix. Je décide d'arrêter le convoie dès que le champ des âmes nous apparaît. Inutile d'aller plus loin, j'ai pas envie de voir ces saloperies de Yurei nous encerclé. Le client proteste, il veut aller plus loin, mais je refuse. Qu'il soit contente ou non c'est pareil, je vais pas envoyer tout le monde au massacre pour ce con. Une dispute éclate entre lui et moi, mais je campe sur mes positions. Si il refuse de me dire ce qu'il cherche précisément, je vais pas aller plus loin. Autant cherché un lapin dans cette zone, on aura plus de succès. Son obstination me gonfle et je décide de le laisser planter sur place. 

Me gonfle cet humain, je m'éloigne de lui avant de ne plus être capable de me retenir, j'ai envie de le gifler. Je le vois réunir ses hommes et s'éloigner vert le champ des âmes. Surprise je le laisse faire cependant, peut m'importe sa vie. Le temps s'écoule lentement, il n'y a rien à faire et je commence à m'ennuyer. Les heures passent et toujours aucun signe du client, j'ai beau surveiller la direction qu'il a prise je ne le vois pas, pas plus que je perçois le moindre sons en provenance du champ des âmes.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mer 15 Juin - 17:11

Alors que nous commençons à établir le campement, notre client va voir Shea pour lui demander de continuer vers le champ des âmes. Il a l'air vraiment pressé, mais Shea refuse d'y aller. En tout cas, elle ne veut pas bouger tant qu'il refusera de nous préciser ce qu'il veut y faire et le laisse pendant qu'elle s'installe.

Bien décidé à accomplir ce qu'il a à faire, il rassemble des hommes et part en direction du champ des âmes. Je vois au regard des hommes qu'ils ne veulent pas le suivre alors qu'il semble partir sur un coup de tête. Qui voudrait partir au champ des âmes après une journée de voyage? Et surtout en ne sachant pas dans quel but...

Je comprends tout à fait la réaction de Shea : notre mission est de les escorter, mais pas d'aller au suicide à leurs côtés. Nous restons au camp à attendre qu'ils se décident à revenir mais les heures passent et toujours pas de traces d'eux. J'en profite pour retourner voir Shea qui, comme à son habitude, s'est éloignée un peu du camp. Elle est assise sur un rocher et regarde en direction du champ des ames.

- Shea... Après ce que je t'ai dit, ce que je ressens, je ne peux pas te laisser te murer dans le silence. Laisse moi un peu de temps... Je pourrai rattraper mon erreur.

Elle me dit qu'elle ne comprend pas de quoi je parle, qu'elle ne voit pas à quels sentiments je fais référence. J'ai dit ça de manière subtile, mais je pensais tout de même avoir été très clair. Je me sens rougir à l'idée de devoir le lui dire à nouveau.

- Je... Je t'aime, Shea. Je ne peux plus me sentir bien si tu m'évite comme ça. Quoi que tu dise, je te préférai quand tu parleras. Je rougirai quand je te verrai et quand je te parlerai, mais tant que tu seras à mes côtés, je me sentirai bien...

Bizarrement, je me sens comme apaisé après lui avoir dit ça, et je reprends un peu confiance en moi. C'est bizarre, quand même, que je sois capable de faire à peu près n'importe quoi, mais que je sois aussi vulnérable, face à l'amour. Je décide de tenter le tout pour le tout et d'aller un peu plus loin.

- Essaie d'oublier tout ce qui s'est passer et de comprendre ce que je ressens.

Je m'approche et la prends dans mes bras, espérant qu'elle ne me repousse pas. Malheureusement, ce que je redoutais se produit : elle se laisse descendre du rocher et s'écarte de quelques pas en arrière, me regardant d'un air surpris. Elle doit avoir du mal à s'imaginer que je fasse ça aussi vite après la dispute de la veille. Je la laisse s'éloigner, de peur qu'elle ne réagisse mal si j'insiste. Après un moment de silence, elle me demande pourquoi je fais ça, l'air perturbée par ce qui vient de se passer.

- Je t'aime et je ne peux pas accepter que tu garde de moi l'image d'un homme qui ne sait pas se contrôler. Je suis quelqu'un de bien mieux qu'un simple ivrogne...

A l'instant où elle s'apprête à me répondre, je peux entendre venir du champ des âmes des cris et des bruits de combats. Ils ont du rencontrer des yureis, finalement.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Jeu 16 Juin - 3:02

Je contemple le champ des âmes, pensive, cet humain est abruti, faut être fou pour vouloir aller là-bas, de plus il refuse notre aide, ca servait à quoi de nous demander d'assurer sa sécurité ? A rien, je me suis déplacé pour rien, à cause de cet abrutit non content que ma mission risque d'échouer, elle m'a valu d'être découverte par un humain. J'ai horreur de ce genre de situation ou je ne peut pas tout contrôler, je sais que j'ai trois options, ou je reste là et la mission se finira par un échec inévitablement, ou alors on va le rejoindre, soit avec mes genins, mais vu leur fatigue je doute qu'il y survive, soit seule... Ca me plaît pas cette histoire. Assise sur un rocher je pèse les pour et les contres sans parvenir à arriver à un compromis, je ne suis pas du genre trouillarde, mais franchement des Yureis, si j'y vais c'est que je suis folle...

J'entends un bruit léger et je détourne les yeux vivement pour voir un des genins arrivés, celui justement qui a percé mon secret à cause de l'abruti de client. Je l'écoute n'ayant rien de mieux à faire. Il regrette ce qui s'est passé et à visiblement honte de son propre comportement, si il savait à quel point j'en ai rien à foutre, il me demande du temps pour me prouver qu'il peut se rattraper. Un sourire ironique se dessine derrière mon écharpe, je sais très bien pourquoi il tient tant à se racheté, j'ai bien compris qu'il « tenait » à moi, même si je trouve cela complètement étrange, ceci dit ca m'empêche pas de faire comme si j'avais pas compris, juste pour me venger d'une part et m'occuper un peu de l'autre.

-Je vois pas de quoi tu parles, quels sentiments ? C'est pas clair du tout.

Je vois bien que ma réponse le met mal à l'aise, mais après tout c'est de sa faute, il veut se racheté non ? Alors, il va en baver un peu, juste par plaisir. Je le vois rougir et mon sourire s'agrandit, c'est fou cette manie qu'on les humains de devenir rouge dès qu'ils vont dire ou faire une chose qui les gènes, m'enfin c'est marrant. Le moins que je puisse dire c'est que ca va être dur de faire plus claire, si j'avais un doute, là c'est plus possible. Il dit qu'il m'aime, mais ce mot n'a toujours pas de sens pour moi

Il m'explique qu'il ne peut pas se sentir bien si je l'ignore, que l'important c'est que je lui parle. Que ma seule vue provoque ses rougeurs comme quand il me parle, Visiblement il me veut à ses côtés, pourquoi ca j'en sais rien, je sais même pas quoi lui répondre. Il m'aime, mais qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'attend-il de moi ? J'y comprends rien, il poursuit néanmoins en me demandant d'oublier le passé et de me mettre à sa place. Je suis sur le point de lui rappeler que c'est impossible pour moi, je peux pas essayer d'agir comme si j'étais lui, je sais pas ce qu'il ressent exactement, mais je pense pouvoir comprendre certaine chose.

Je le vois se rapprocher de moi avant qu'il ne me prenne dans ses bras, pourquoi il fait ca ? Il a froid ? Ca m'étonnerai quand même je suis la première à ressentir les changements climatiques. Ca réaction est étrange, je saisis à ce moment-là que ce câlin n'a pas pour but d'obtenir de la chaleur. Voudrait-il tout simplement me sentir contre lui ? Ca lui apporte quoi ? Je me laisse glisser le long du rocher où j'étais assise quelques secondes à peine après qu'il m'est enlacé, certaines questions me reviennent à l'esprit et je veux pouvoir le regarder en face cette fois, histoire d'être sûr qu'il ne se dérobe pas, je recule de quelques pas, histoire de ne pas avoir à trop lever la tête, ca m'énerve sinon, il est grand et j'ai l'impression d'être une enfant à côté, je suis quand même sa supérieure bordel ! Je suis surprise malgré tout et mes yeux expriment parfaitement ce que je ressens,  « pourquoi ? »

Beaucoup de questions se bousculent dans mon esprit, pourquoi moi ? Je vois bien que ca n'a rien à voir avec ma nature de kitsune, mais avant de prendre une décision j'ai besoin de comprendre.

-Pourquoi tu me prends dans tes bras comme ça ? Ca n'a aucun sens pour moi, ca signifie quoi ?

Ca réponse me laisse sans voix quelques secondes, il a peur de ce que je peux penser de lui ? C'est vraiment une réflexion d'humain, j'en ai rien à foutre, je m'adapte aux étrangetés des humains, je les côtoie par nécessiter, ce qu'ils pensent ou font je m'en fou, de toute manière je vis en me méfiant constamment d'eux, il devrait le savoir à présent, à croire qu'il a pas comprit que je le tuerais tôt ou tard. J'aurais peut-être dû le faire plus tôt d'ailleurs, ca m'aurait évité de me poser autant de questions. Ca m'énerve à la fin, si il veux quoi que ce soit de moi qu'il commence par répondre à mes questions, après on verra. Je m'apprête à lui dire quand j'entends des bruits presque assourdissants.

Je tourne la tête aussitôt en direction du champ des âmes focalisant tous mes sens sur ce qui se passe. Des épées s'entrechoquent, des armures percute le sol, des gens hurlent, pas de doute ils essaient d'affronter des Yureis. Je sens tout mon corps se tendre tandis que je fais un nouveau pas en arrière par réflexe. J'ai franchement pas envie d'aller plus loin, mais je dois accomplir ma mission, je jette un coup d'œil à mes genins, ils ont pas l'air rassuré, pour le coup je les comprends très bien. J'ai pas peur, mais franchement de la à risquer ma vie connement contre des saloperies que je peux pas tuer...

Je secoue la tête avant d'ordonner à mon équipe de rester sur place, ils me seraient inutiles de toutes manières, je plonge ensuite mes yeux dans ceux vert de celui qui me doit des explications, ce n'est que partis remise.  

-A mon retour on reprendra cette discution, mais là tu attends et tu la ferme.

Je me précipite ensuite vers le champ des âmes, si je peux au moins sauver le client on sera payé, la vie des autres m'importe peu. Je sais cependant que mes sens sont inutiles ici, contre ces créatures née des regrets d'une existence minable. Je ne sens que la mort autour de moi, j'entends les gardes criaient sans parvenir à les voir, comme ci ils avaient disparu, c'est impossible. Quand j'arrive sur place je perçois la présence du client, il rit, ses hommes sont morts. Un frisson me parcourt l'échine et je recule prudemment, je sais pas pourquoi, mais je sens que ca va mal tourner. Des Yureis je n'en vois aucun, j'ai pas rêver pourtant le client se tourne alors vers moi, mais son expression est bizarre, ses yeux ont l'air vide, comme si il n'était déjà plus vivant. Serait-ce ça la folie provoquée par cet endroit ? Je le vois avancer vers moi, aussi je fais un bond en arrière pour mettre de la distance entre nous. 

J'entends le bruit d'une lame qu'on sort de son fourreau juste derrière moi, par réflexe je me retourne à moitié pour voir, rien ! Un autre bruit surgit sur ma gauche, mais, là encore mes yeux ne voient que du vide, il y a bien les reste d'armures, d'épée et d'arbustes calciné, mais pas d'humain vivant hormis le client. Un nouveau frison me parcourt, un bruit surgit juste derrière moi, je me retourne vivement griffant de l'air, les bruits s'enchaînent et à chaque nouveaux sons mon premier réflexe est d'attaquer, je sais que c'est absurde, mais si je ne fais rien je vais céder à la panique. 

A moins que la mort ne soit dûe à un manque de contrôle de l'esprit ? Si je fais comme si il n'y avait rien, peut être bien que tout cela ne disparaîtrait ? Je sens que je vais devenir folle si je reste là, le client continue de s'approcher et je l'évite autant que je peux, mais j'ai l'impression d'être encerclé de toute part. Je sais plus quoi faire alors je laisse mon instinct animal prendre le pas sur le reste, j'attaque tout ce qui me surprend, une épée dans le sol que je n'ai pas vu et que j'ai percuter involontairement, un courant d'air vicieux qui vient glisser le long de mon dos. Je sens que peu ç peu la folie s'empare de mon esprit, mais je lutte pour garder la tête froide, je dois quitter cet endroit, c'est ma seule chance, mais à force d'avoir tournée en rond pour blesser de l'air je n'ai plus de repère, l'odeur de la mort recouvre toutes les autres, à perte de vue c'est le même décores, quant aux bruits... Ils y en a trop pour que je puisse espérer repérer le campement.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Jeu 16 Juin - 14:56

En entendant les bruits de combat, elle fait un nouveau pas en arrière, l'air hésitant, puis ordonne encore une fois à l'équipe de rester là pendant qu'elle part pour le champ des âmes. Déjà après l'attaque des brigands, je n'avais pas pu la laisser partir seule alors qu'elle poursuivait des ennemis en fuite. Mais là elle part carrément au suicide toute seule! Non, je ne peux décidément pas la laisser partir seule comme ça.

- Non, Shea, tu...

J'ai à peine le temps de commencer ma phrase qu'elle est déjà partie en courant.Le temps de réagir, elle a déjà une centaine de mètres d'avance. Je la suis aussi vite que je peux, mais je n'arrive pas à raccourcir la distance qui nous sépare. J'ai beaucoup de mal à courir entre les armures qui jonchent le sol et la mousse qui le recouvre, rendant incertain chacun de mes pas alors que je cours.

Finalement, je la vois s'arrêter. On dirait qu'elle a retrouvé le client. Je ralentis l'allure, voyant qu'il n'y a apparemment aucun danger en vue. Par contre, je ne vois pas ses hommes avec lui. Il se retourne vers Shea avec un rire malsain et s'avance lentement vers elle alors qu'elle recule vivement. Je crois qu'il devient fou parce qu'il a trouvé ce qu'il cherchait.

Je vois Shea se retourner dans toutes les directions et frapper l'air autour d'elle alors que le client se rapproche d'elle. Je le vois lever à deux mains le nodachi qu'il a récupéré. Le long sabre ne semble rien peser dans ses mains alors qu'il le lève lentement au dessus de sa tête. Je sens la menace pour Shea qui continue de frapper frénétiquement tout autour d'elle.

Je cours pour l'aider, mais je sais que je n'arriverai peut-être pas à temps. Je crie à Shea de faire attention en dégainant mon ninjato, mais elle est trop absorbée par son combat imaginaire pour m'entendre. Je vois le sabre s'abattre sur elle alors que j'arrive. C'est un tout petit peu trop court...

J'essaie de faire apparaître un bouclier de brume entre elle et le client, mais il n'y a pas assez d'eau autour de nous et seule une légère brume se forme. C'était peut-être juste ce qui fallait puisque j'arrive juste pour m'interposer entre les deux. Je bloque le coup avec mon ninjato que je tiens à l'envers, devant mon avant-bras.

La force déployée par le coup de son nodachi est trop forte et je perds prise sur mon arme. Elle tombe devant moi pour se planter dans la mousse alors que la lame de mon adversaire entaille la chair de mon avant-bras.

- Shea, tu tape dans le vide! Il n'y a personne autour de toi. C'est lui, la menace. On dirait qu'il est possédé.

La douleur est d'abord absente, puis elle apparaît et s'intensifie jusqu'à me forcer à ne plus me servir de ma main droite : chaque mouvement de la main tire sur la plaie et ravive la douleur. Il arme un nouveau coup et abat son sabre sur moi, mais je l'esquive d'une roulade sur le côté et reprenant mon sabre de mon bras valide.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Ven 17 Juin - 3:32

Ma bataille contre l'air continue, je m'en sors pas, pourtant l'air vibre autour de moi, j'en suis sûre. Focalisé sur tout ce qui m'entoure, mais qui restent invisible j'en oublie un peu le client. Je vois une légère brume se formait et avant que je n'ais eu le temps de réaliser le genin s'interpose. J'entends les lames qui s'entrechoquent, une odeur de sang me monte au nez. Je reconnais le genin qui à découvert mon secret. Qu'est ce qu'il fou là ? Je lui avais dit d'attendre mon retour ! Peut pas s'empêcher de me suivre ou quoi ? Je suis sur le point de l'envoyer chier quand il m'explique que je me trompe d'ennemi, que je combats du vent. Il veut peut-être que je lui rappelle que de nous deux, mes sens sont largement au-dessus des siens ? Il à raison sur un point cependant, le client est vraiment bizarre

-Qu'est-ce que tu fou là ?

Je vois le client frappait avec un nodachi le genin qui parvient à éviter d'une roulade avant de reprendre son ninjato. Merde, il est rapide ce con de client malgré le poids de son arme. C'est pas normal. Si il est bien possédé comme le croit le genin, alors ont a pas beaucoup d'option, il faut séparer l'arme du porteur, ou tué le porteur. Pas que ca me pose un problème particulier de tuer un humain, encore moins celui là, mais si on le sauve pas, on ne sera pas payé. Je l'attaque de front, confrontant ma rapidité et ma souplesse à sa maîtrise d'une arme si lourde. L'avantage c'est que cette dernière n'est pas évidente à manier, je peux facilement esquiver les coups.

Malgré toute mon expérience je ne parviens pas à l'approcher suffisamment pour lui faire lâcher prise. Je passe plus de temps à esquiver qu'a attaqué, sans compter que mes oreilles détecte toujours des tas de bruits autour de moi, me donnant l'impression qu'il y a plusieurs ennemies. Je surveille autant que je peux de tous les côtés, dansant autour de la lame mortelle, si elle me touche il y a peu de chance que j'y survive. Je vois le genin s'approchait discrètement dans son dos, j'accélère le rythme pour focaliser le client sur moi, si il peut l'avoir par surprise ca serait pas plus mal.

Éviter les coups tout en surveillant le genin me rend moins attentive, j'évite un coup vertical avant de vérifier ce que fou l'abruti qui est censé m'aider, je vois le coup horizontal arrivé et recule d'un bond, mais trop tard, je sens la lame couper ma chaire et retient un juron, c'est pas le moment de penser à la douleur. Le genin en profite pour porter un coup au client qui crie de douleur. Il ne lâche pas son arme pour autant, il continue même d'attaquer à l'horizontale comme pris de frénésie. On a du mal à l'approcher, on pourrait en finir en le tuant, mais ce n'est pas le but. Je commence à sentir la fatigue et ma blessure au ventre gène mes mouvements, je sens que je perds en rapidité, il faut en finir vite. Je redouble d'effort voyant que le genin en fait autant, je dois me débarrasser de cette arme.

Je cherche une ouverture par laquelle je pourrais me glisser quand le genin me l'offre, attirant l'attention du client j'en profite pour m 'éloigner de quelques pas et observer les mouvements du client, son arme suit toujours le même schéma, un grand cercle destiné à nous tenir loin de lui. Je compte mentalement les secondes avant de trouver l'ouverture tant cherché. D'un mouvement rapide je me jette griffes en avant sur sa main qui tient encore l'arme et lui plante le métal entre les phalanges. La douleur lui fait desserrer sa prise et j'en profite pour insérer un peu plus loin mes griffes, enfin l'arme tombe au sol dans un grand bruit tandis que le client reprenant conscience se met à hurler en essayant de se dégager.

Je ressorts mon arme d'un geste sec avant de poser un genou à terre à bout de souffle. Il me faut quelques secondes pour parvenir à relever les yeux vers le genin et le client. Peut importe ce qu'ils pensent, l'urgence est de quitter cet endroit maudit, de retourner au campement. Le client proteste à travers sa douleur tentant de récupérer à nouveau son arme. 

-Arrêter, vous voyez pas qu'elle vous possédait ?

Son regard m'indique qu'il n'en a pas vraiment conscience, je me demande si il n'est pas trop tard pour lui, on dirait que la folie la gagnait, je fixe le genin dans les yeux avant de me redresser, une main sur mon ventre. Bizarrement autour de nous je ne perçois plus rien et j'ai l'impression d'être enfermé dans du coton tellement le silence est épais. Ca me perturbe, je regarde de tous les côtés mal à l'aise, persuader qu'une armée de Yurei va nous tomber dessus, mais je ne vois rien, pas plus que je n'entends ou ne détecte la moindre odeur. Le silence est pesant et un frisson me parcourt l'échine. Je constate les dégâts subits, le genin à l'air d'avoir eu plus mal que moi vu l'état de son bras. Je me demande pourquoi il a fait ca ? Pourquoi il est venu ? Pourquoi il s'est interposé ? Mais avant de le questionner je veux quitter cet endroit.

-On rentre, la mission est finie !

Je vois les yeux du client s'écarquillaient et je devine ce qu'il a en tête, je le regarde froidement sans rien dire attendant qu'il m'insulte. Il vocifère, soit disant j'ai fait échouer la mission... Pas moi qui ai décimé ses gardes, je ne lui ai été d'aucune utilité... Ouais j'aurais dù faire partie des abrutis qui l'ont suivi connement pour finir par crever comme un chien ici.... Tss abrutie prétentieux, si j'avais su qu'il convoitait ce genre d'arme je ne serai jamais venue. Je lui ai « embrocher » la main comme une bête sauvage... Là je reconnais, oui je l'ai fait et l'envie de recommencer me démange. Je sens que je m'énerve et le doute me prend, qu'est-ce que je fais de lui ? Je le tue ? Je le ramène de grès ou de force ? Ou alors je le laisse là ?

Comme j'hésite je décide qu'il vaut mieux l'amener avec nous, au pire on le relâcherat plus tard ou on le tuera, le principal c'est de se barrer d'ici, je le saisis par le bras plus violemment que nécessaire avant de le pousser vers ce qui me semble être la bonne direction, pour en être sure je me fie à l'odeur autant que je peux, le genin à laisser une faible trace, ce n'est pas très distinct, mais ca fera l'affaire. On n'a pas dù s'éloigner beaucoup de toute manière. On rejoint le campement au bout de quelques minutes qui me paraissent bien trop longues, les deux genins restant viennent à notre rencontre. Je leur remets le prisonnier ainsi que mes ordres, parce que jusqu'à ce que je me décide, ce client devient un prisonnier.

-Garder le prisonnier, on s'occupera de son cas plus tard.

Ma main toujours sur mon ventre je me dirige vers mon cheval à la recherche d'herbes médicinal. Il ne m'en reste plus beaucoup, fait chier. Je pourrais pas soigner tout le monde... Enfin, je peux me soigner, c'est le principal, mais à cause de la connerie de cet humain stupide sous mes ordres, je me sens... Redevable... Ou quelque chose comme ca, peut importe ce qu'il a fait et pourquoi, peut importe ce qui se serait passer si il avait obéi... Le seul résultat est celui du présent, il m'a sauvé, ca me fait chier, mais je ne peux rien y faire... Je lui dois une vie. Je prépare ma mixture avec ce qui me reste d'herbes avant de me soigner, puis je me dirige vers le genin.

-Toi là !

Mon regard fixe celui qui à osé désobéir et les deux autres qui s'étaient rapprochés de lui ont tôt fait de comprendre qu'ils ont intérêt à dégager. Je me rapproche de lui pour évaluer plus en détail les dégâts, je saisie son bras pour voir de plus prés, la blessure est profonde, des herbes ne suffiront peut-être pas, mais j'ai pas mieux sous la main. Ignorant sa réaction j'entreprends de le soigner avec mes herbes, il y à des chances que ca pique, mais bon je m'en fou. Faut bien faire quelque chose. Tout en étalant la mixture je repense à ce qui s'est passé entre nous. Beaucoup de questions me viennent à l'esprit et j'estime avoir droit à quelques réponses.

-C'est une manie chez toi de désobéir aux ordres ? Maintenant je te dois une vie, alors tu vas m'expliquer ce qui t'a prit.

Son action ne me laisse pas le choix et je le sais, par principe je peux pas tuer un type qui m'a sauvé la vie, pas avant d'avoir remboursé ma dette, la seule manière de le faire, c'est de lui accorder de vivre malgré le fait qu'il connaisse mon secret. Ca m'enchante pas, mais ce n'est pas un humain qui changera mon mode de vie. Je sais aussi qu'il attend des choses de ma part, en rapport avec l'amour qu'il dit me porter, j'ai beau pas comprendre la curiosité me pousse à l'interroger, je sais pas trop comment dire ca, j'ai pas l'habitude, mais je me lance laissant les mots sortir comme ils me viennent.

-Tu veux quoi de moi au juste ? Je comprends rien aux sentiments humains, alors faut m'expliquer si tu veux que je puisse décider.



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Ven 17 Juin - 21:34

Shea abandonne son combat contre les illusions de ses sens et prend le relais alors que je m'éloigne un peu pour me remettre du choc. Elle se démène pour lui porter des coups, mais son aisance à manier le nodachi rend la chose très difficile et elle ne peut qu'esquiver ses attaques incessantes.

Profitant du fait que le possédé se focalise sur elle, je le contourne pour aller me placer derrière lui en attendant le moment propice pour attaquer, alors que Shea redouble d'intensité dans ses attaques. Finalement, il porte un large coup à l'horizontale, me dévoilant largement son épaule. Je suis bien moins habile au sabre de la main gauche, mais l'ouverture qu'il me laisse ne nécessite pas trop de précision.

J'enfonce mon ninjato à travers la jointure de son épaule sur laquelle il n'a alors plus de contrôle, avant de le retirer. Ça devrait pas mal l'handicaper, soulever un nodachi à une main est bien moins facile. Contre toute attente, il continue avec de grands mouvements horizontaux avec son bras valide. Ses mouvements son plus lents et plus bas, mais il reste tout de même dangereux...

J'essaie de lui porter des coups, mais il les pare tous. Il faut dire que j'ai moi aussi perdu en agilité, puisque je ne peux me servir de mon bras droit qu'au prix de violentes douleurs. A deux contre un, Shea devrait pouvoir trouver une faiblesse. Je n'abandonne pas et continue de frapper, donnant moi aussi des coups du tranchant de mon sabre, ne pouvant pas vraiment faire mieux avec cette main. Je frappe assez vite pour qu'il soit obligé de se focaliser sur moi pour éviter tous mes coups et cela laisse le temps à Shea de trouver la solution.

Elle plante les griffes de son arme dans la main qui tient le sabre et les pousse un grand coup pour qu'il finisse par le lâcher dans un hurlement. Elle retire son arme de la main ensanglantée et pose un genou à terre. Elle a l'air d'avoir pris un coup au ventre pendant que j'attaquais dans le dos du client.

Celui-ci, apparemment très attaché au sabre ou ivre de la puissance qu'il lui avait donné, tente de le récupérer. Je place mon sabre entre sa main et le nodachi alors que Shea lui crie dessus pour le raisonner. Elle annonce que la mission est terminée et il lui lance une série d'invectives alors qu'elle reste silencieuse. Il profite encore de sa faiblesse pour montrer qu'il est le chef...

Finalement, quand il en a terminé, elle empoigne son bras avant de l'emmener avec force en direction du campement, laissant là son fameux objet qu'il devait récupérer. Faut vraiment être givré pour vouloir récupérer une arme au champ des âmes!

Une fois arrivés, Shea ordonne aux autres de garder le client comme un prisonnier, puis applique sur sa blessure une partie de ce qui lui reste d'herbes médicinales avant de venir m'agresser, comme je m'y attendais. Les autres s'exécutent sans demander leur reste alors qu'elle examine la profonde entaille qui parcourt mon avant-bras. Elle me demande pourquoi je l'ai suivie en m'appliquant ce qui lui reste d'herbes avec sa douceur habituelle... Je serre les dents avant de lui répondre :

- Tu avais déjà vu que je ne pouvais pas te laisser partir seule au combat l'autre jour, alors tu crois vraiment que j'allais te laisser aller au suicide contre des yureis?

Elle finit d'appliquer la mixture qui, à défaut de vraiment me soigner, devrait au moins calmer le saignement. Épuise par ma blessure et le combat qui vient de se terminer, je laisse mes jambes se relâcher, tombant par terre en position assise. Elle me demande ce que j'attends d'elle. Plutôt que de tourner autour du pot, je préfère y aller franchement. De toute façon, elle est plutôt du genre directe. Je m'allonge en regardant le ciel :

- Shea, je veux vivre à tes côtés... Si tu dois être en danger ou si tu as besoin de quelqu'un, je veux être là pour toi. Et surtout, même si tu ne comprends pas encore tout, j'espère que tu pourras ressentir la même chose que moi.

Elle reste un moment silencieuse, comme surprise par ce que je viens de lui dire, puis me demande pourquoi elle. J'ai beau chercher, je n'en ai aucune idée...

- Je ne sais pas. C'est... C'est quelque chose qu'on ne choisit pas. A un moment donné, c'est au delà de simplement réfléchir.

Elle penche la tête sur le côté. On dirait qu'elle ne comprend toujours pas tout ce que je lui dis. Elle ne doit vraiment rien savoir de tout ça. Il va vraiment falloir que je lui explique tout. Elle me demande si je veux fonder une famille, ce n'est pas faux mais c'est un peu direct.

- Je ne l'aurais pas dit comme ça, mais... Oui.

Elle me dit du tac au tac qu'elle ne veut pas d'enfants pour le moment. Je n'y ai pas encore réfléchi. Des enfants, je ne suis pas contre, mais ce n'est pas la question. Si elle accepte déjà mon amour, on pourra se pencher sur la question plus tard.

- Je ne veux pas non plus d'enfants à l'heure actuelle... Tout ce dont j'ai besoin, c'est toi.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Ayano Shea

avatar

Chûnin

Messages : 138
Date d'inscription : 24/05/2016

Feuille personnage
Age: 22
Titre: Chûnin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 18 Juin - 3:16

Je regarde le genin sans rien dire tandis qu'il tombe au sol, son explication ne me convainc pas plus que ca, j'y vois pas vraiment de logique. Je sais ce que je fais, je sais aussi que c'était complément con de ma part, mais l'enjeu était important quand même. Quoi qu'en fait, j'aurais pu m'abstenir, à mon avis le client ne payera pas. Je décide de laisser ce point de côté pour le moment pour poursuivre mes questions. J'ai besoin de savoir ce qu'il attend de moi. Il s'allonge sur le sol et je demande si il va encore esquiver la question. Ca commence à me gonfler, je m'apprête à exiger des réponses quand il me les donne de lui-même.

Il veut vivre à mes côté ? Est-ce qu'il sait ce que cela peut signifier pour moi aux moins ? Il me dit vouloir être là pour moi quand j'en aurais besoin, pour me protéger du danger ? Il est courant que je peux me défendre seul ? Que j'ai jamais eu besoin de personne ? Je réalise alors ce qu'il entend par amour... Ca me perturbe et des tas de questions viennent se bousculer dans ma tête, je ne sais même plus par quoi commencer. Je reste silencieuse baissant les yeux. Pour la première fois j'ai l'impression d'être prise de cour, j'ignore complètement quoi faire ? Je pose finalement la seule question qui revêt un tant soit peu d'importance.

-Pourquoi moi ?

C'est vrai ca, pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai de plus que les autres ? Bien des choses assurément, je suis une Chûnin, je fais partie des meilleurs, ma beauté n'a rien à envier aux kamis, encore faut-il que ces abruties soient réel, si il l'étaient je suis sûre que je les feraient remonter au ciel en un rien de temps. Des gens qui passent le temps à se cacher ne valent rien. Je suis le mélange parfais entre le croisement d'un kitsune et d'une humaine, ca à beau être une chose étrange, je dois avouer que je n'en reste pas moins assez fier. Mes sens sont largement aux dessus de ceux des humains, pas un n'est capable de voir comme moi, d'entendre aussi bien, encore moins de repérer une piste à l'odeur. Ya pas a dire, je leur suit supérieure en tout point. Est-ce cela qui attire ce type chez moi ?

Ca réponse me surprend, je m'attendais à bien des choses, mais là franchement.. ; Comment ca il sais pas ? Ma question était pourtant simple, même moi je saurais y répondre, même les cruches du village trouvent des tas de raisons de glousser devant un homme et lui il me sort quoi ? Qu'il sait pas ? Il se fou de moi ou quoi ? Je penche la tête sur le côté me demandant si il n'élude pas tout simplement la question. Une nouvelle révélation me vient et je me revois plus jeune avec mon père. Un jour ou il m'expliquer comment fonctionner le monde animal, ils disaient que les animaux ce regroupé par deux pour fonder une famille, qu'ils se choisissaient par rapport à des hormones ou je ne sais quoi. Aussitôt une nouvelle question me brûle les lèvres, si il y répond ca me permettra peut-être de comprendre ce qu'il attend de moi précieusement.

-Donc tu veux fonder une famille avec moi ? C'est ça

Ma voix monte légèrement dans les aigus, parce que si c'est ca, il imagine pas à quel point ca me perturbe. J'y ai jamais pensé jusqu'à maintenant, parce que mon métissage m'ôte ce droit, lui il débarque dans ma vie et me propose de tiret un trait sur tout ce que je croyais impossible... Je sais pas trop quoi en pensé, l'idée en elle-même ne me gène pas, sauf que pour que j'accepte faudrait déjà qu'il gagne ma confiance, ca il est pas prêt d'y arriver. Je lui dois une vie, j'ai payé ma dette en l'épargnant, rien de plus. Il me répond par l'affirmative et je lui réponds sans réfléchir.

-J'ai pas l'intention d'avoir des gosses dans l'immédiat.

Sérieux, moi avec des gosses ? Pas moyen, ceux des autres me gonfle déjà et puis j'en ferais quoi ? Comment je partirais en mission ? Comment j'irais chasser tranquille ? Ca sera plus possible, je suis pas prête à me retrouver enchaîner, à vivre comme ma mère. En plus avec mon métissage ca donnerait quoi ? Je serais forcé de quitter le village et je devrais vivre caché. Non franchement si c'est ca qu'il veut de moi il peux toujours rêver. Il m'affirme ne pas en vouloir non plus, du moins pour le moment, il dit n'avoir besoin que de moi. Mais il veut me faire quoi alors bordel ? Il veut quoi précisément ? Ca commence à me gonfler de pas comprendre, je m'accroupis près de sa tête et le regarde fixement quelques secondes avant de dire.

-Tu veux pas être plus clair ? Tu me veux moi, mais tu veux pas de gosses, c'est pas logique. Explique moi.

Il me répond qu'il est possible pour les humains de vivre ensemble sans forcement faire un enfant, ca me rassure un peu tout en amenant de nouvelles questions. Ca veut dire qu'il veut venir s'installer chez moi ? Ca ca me dérange, c'est mon territoire privé, on peut y rentrer si j'y suis, ca me gêne pas, mais de là à venir occuper tout mon espace... Non ca me plaît pas, j'ai déjà l'impression d'être surveiller constamment quand ma mère vient, me disant que j'ai besoin de meubles, alors avoir quelqu'un chez moi tout le temps... Non ca c'est pas possible, je lui pose néanmoins la question.

-T'a l'intention de venir t'installer chez moi ?

Il me répond que ca importe peu, que j'ai le choix, il peut venir vivre chez moi ou me laisser venir vivre chez lui, à moins qu'on ne continue chacun à vivre dans nos maisons respectives. Ca à la limite ca me va, chacun chez soit c'est bien, sans compter que ca servirait à quoi de vivre dans la même maison ? Quel intérêt ? Cette nouvelle question me rend curieuse, dans l'optique ou j'accepte son amour ca changera quoi ? J'ai pas envie de voir ma vie changeait, elle me convient tel quel, mais quel intérêt alors à l'amour ? Ca me gonfle de rien y comprendre, pourtant il doit bien y avoir une raison pour accepter de vivre avec quelqu'un sans faire d'enfant, mais laquelle ca j'en sais rien. Je soupire bruyamment, la conversation commence à m'ennuyer, la curiosité me pousse cependant à poursuivre l'interrogatoire.

-Et ils font quoi les humains quand ils vivent ensemble ?



"Tu veux jouer avec moi Invité ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kuro Naomorii

avatar

Genin

Messages : 167
Date d'inscription : 22/05/2016
Age : 23

Feuille personnage
Age: 22 ans
Titre: Genin
Liens:

MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Sam 18 Juin - 14:59

Après l’épineuse question de savoir si je veux ou non des enfants, elle me demande si je veux vivre chez elle. Avant de penser à vivre chez elle, il faudrait voir, s’il y a quelque chose, si c’est une relation viable dans le temps. Je lui réponds exactement comme je le pense :

- Ça m’est égal pour le moment, on pourrait vivre chez toi ou chez moi comme on pourrait vivre chacun de notre côté pour le moment et apprendre à se connaître plus en détail avant d’envisager la question.

Une autre question lui vient, dans la même veine : elle veut savoir ce que font les humains quand ils vivent ensemble… Ça me rappelle ses premières questions sur la nature de l’amour. Elle voulait comparer ça à l'amour maternel.

- Pour revenir à une de tes premières questions, l’amour entre un homme et une femme n’est pas si différent de l’amour maternel. Tu traites l’autre comme s’il était de ton propre sang, tu veux toujours l’aider et le protéger et partager tous ses moments : les bons comme les mauvais… Ce que font les humains qui vivent ensemble… Tout, rien… Du moment qu’ils sont l’un avec l’autre.

Le voile d’incompréhension commence à se lever de son regard alors qu’elle me dit simplement qu’elle a compris. Elle reste immobile devant moi, à me regarder silencieusement. Elle doit être en train de se demander si ça vaut le coup de tenter l’expérience. Je mets un terme à la discussion :

- Si tu veux des exemples de ce que peuvent faire deux personnes qui s’aiment, en voilà un.

Je me redresse pour avoir son visage juste en face du mien alors qu’elle doit se demander quel genre d’exemple ça peut être. Je me rapproche, baisse son écharpe et lui laisse un long baiser avant de me recoucher par terre. J’appréhende un peu sa réaction, mais il valait mieux tenter le coup.

Un long silence suit ce moment tandis que Shea reste totalement figée en position, hébétée. Après un instant, elle se penche au-dessus de moi. Je me demande ce qu’elle va faire : elle n’a pas l’air agressive, mais je m’attends à tout de sa part… Finalement, je m’attendais à tout… Sauf à ça. Elle me rend mon baiser. Mon cœur se met à battre à tout rompre alors que j’ouvre de grands yeux.

Tout s’arrête alors que j’entends les hurlements du client. Il semble à nouveau possédé, se débattant comme un diable pour retourner au champ des âmes. Il réclame son arme en luttant contre les cordes qui le retiennent contre un arbre. Je sais en connaissance de cause qu’il ne pourra pas s’enfuir, mais il faudra faire très attention à lui si on doit le ramener en ville.


L-M-M-J-V-S-D

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé]

Revenir en haut Aller en bas
 

Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» Levis x caniche gris moyen (dept 42) ADOPTE
» La musique au Moyen Âge
» Caniche moyen et aveugle env. 8 ans ( frelinghien 59)
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
..
.Abyndal.
...
...
..
..
...
.
.... .Ewilan RPG..
....La Sérénissime..