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 Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé]

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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 19 Juin - 11:26

J'écoute avec attention la réponse qu'il me donne sur les occupations des humains qui vivent à deux. J'en ai bien une idée vu que mes parents ont vécu un moment ensemble, mais je vois pas ce qu'ils faisaient d'extraordinaire, ils mangeaient juste ensemble et discuter la plupart du temps. Aucun intérêt à vivre à deux dans ce cas. Il m'explique que l'amour qu'il me porte ressemble à celui qui unie les familles. Je comprends ca, ca en devient même logique dans mon esprit, j'ai pas encore tous les détails et je sens qu'il ne me dit pas tout, mais c'est un bon début. Qu'il rêve pas cependant, j'ai pas l'intention de protéger qui que ce soit, pas plus que d'aller chasser pour deux, si lui il veut jouer à ca qu'il essaie, après tout c'est pas vraiment mon problème tant qu'il ne me gène pas.

-Je comprend.

Je continue de le fixer tout en réfléchissant un peu plus à ce qu'il vient de me dire. Ca nous mène pas vraiment ou que ce soit, mais après tout si ca l'amuse, tant que je peux continuer ma vie tranquille, j'en ai rien à foutre, j'ai payé ma dette envers lui, nous sommes quitte, mais j'avoue que si il décide de me suivre partout ca me permettra de garder un œil sur lui, des fois qu'il lui prenne l'envie de répéter à tout le monde ce que je suis. On n'est jamais trop prudent comme on dit.

Il me sort de mes pensées en me proposant de me montrer un exemple de ce que font des humains qui s'aiment, j'avoue que je suis curieuse de découvrir ca, j'imagine bien des choses, je m'attends à ce qu'il me propose une chasse, ou encore qu'il me prenne dans ses bras comme il l'avait déjà fait. Ca à l'air d'être un truc d'humains qui s'aiment ca, s'enlacer. Du moment qu'il me tient pas trop chaud et que je peux bouger comme je veux quand je le veux, j'en ai rien à foutre. Je le vois se redresser pour venir me faire face, je le fixe droit dans les yeux curieuse sans bouger, attendant de voir. Je sens que mon écharpe quitte mon nez pour rejoindre mon cou, découvrant tout mon visage. Je fronce légèrement les sourcils tandis qu'il continue à se rapprocher, il fait quoi là ? Avant que je ne puisse comprendre quoi que ce soit je sens ses lèvres venir se poser contre les miennes...

Tout s'arrête autour de moi, je ne bouge pas incapable de comprendre, d'agir ou de faire quoi que ce soit. Même réfléchir me semble impossible, j'ai l'impression qu'on a enfermé mon corps et mon esprit à mon insu. Le pire c'est que ca m'énerve même pas. Je sais même pas comment réagir. Mon cerveau semble comme privé d'oxygène, son action m'a ôté toutes capacités de raisonnement. Ma vue elle-même semble brouillé comme le reste de mes sens, la seule chose que je perçois encore est ce goût sur mes lèvres, jamais je n'avais connu ce genre de saveur, je saurais pas la décrire. C'est à la fois agréable et étrange. 

Quelque chose d'étrange fini par se produire en moi tandis qu'il se rallonge, j'ai l'impression que mon sang se met à bouillir, je sens mes muscles se tendre le temps semble s'arrêter quelques instants avant que je ne parvienne à bouger. J'agis instinctivement, sans vraiment réaliser ce que je fais, tout ce que je sais c'est que c'est ce que je veux à l'heure actuelle. Je me penche lentement au-dessus de lui avant de revenir sceller nos lèvres. Je sais pas vraiment ce que c'est que cette coutumes, mais ca me plaît bien. Je me laisse aller ainsi tandis que je sens que mon corps à chaud, à croire que c'est un moyen de se réchauffer son truc. Mieux que de la chair, ca prend moins de temps et en plus c'est agréable. Décidément j'aurais jamais cru un truc pareil possible. Je pourrais m'y habituer. Ma main vient se poser sur son torse alors que tout ce qui se passent autour de nous me paraît tellement loin. Je sais pas du tout ce que je suis en train de faire, mais je continue portait par je ne sais trop quel instinct.

Un cri perçant vient me distraire et je me relève vivement pour fixer sa source encore un peu déboussolé. Je vois le client tentait de se libérer comme si il s'agissait d'un yokai prisonnier. Je secoue la tête et remet mon écharpe en place en me demandant ce qui m'a pris à l'instant. Ma propre réaction m'inquiète, c'est la première fois que je perds le contrôle sur moi-même à ce point. L'idée de recommencer jusqu'à être capable de me contrôler me traverse l'esprit, mais je la chasse d'un geste agacé, je verrais ca plus tard, pour le moment il serait temps de décider de ce qu'on doit faire de ce type.

Plusieurs options s'offre à moi, logiquement je devrais ramener ce type à des autorités compétentes et prévenir des prêtes de la présence d'une arme qui possède les gens. On est pas à l'abri qu'un abruti s'en empare. D'un autre côté je pourrais tout simplement tuer cet idiot, vu son état il est condamné. Ca nous faciliterait la vie. Hésiter m'énerve, c'est pas mon genre, mais en même temps j'ai reçu un ordre, bon j'avoue que je fais bien ce que je veux, quand je veux, mais j'ai intérêt à trouver un bon prétexte pour l'avoir laissé crever...

Je fais des allers retour le long du campement tandis que le client crie toujours, putain il peut pas la fermer ? J'ai besoin de calme pour réfléchir et lui il me casse les oreilles. Je finis par fixer les genins d'un air agacé avant de leur hurler dessus.

-Bâillonner le bordel !

Franchement, pourquoi faut toujours tous leur dire ? C'est plus des gosses. Ca me gonfle ca aussi, à croire que si ces bons à rien on personne sur leur dos ils sont incapables de se débrouillait. Comment ils ont réussi à vivre aussi longtemps ? Je les voient me jeter des regards tandis que le silence retombe. Je les fixe froidement cherchant à comprendre ce qui leur passe par la tête. L'un d'eux à un léger sourire, il jette des coups d'œil au genin qui m'a suivis avant de revenir sur moi. J'observe son manège quelques secondes avant de décider de le remettre à sa place. Je sais pas ce qu'il à en tête, mais il me gonfle, ou il parle ou alors il arrête sa comédie. D'un pas léger je me dirige vers lui, prenant tout mon temps, histoire qu'il me voit arrivé et se questionne un peu. Ma démarche souple et mes yeux fixé dans les siens l'amené à reculer de quelques pas je lui saisie la gorge prenant garde à ne pas le tuer ni étouffer, mais derrière mon écharpe mon sourire devient carnassier.

-Un problème ? Explique

Je le sens déglutir sous mes doigts je desserre légèrement ma prise sans le lâcher pour autant, j'ai juste pas envie de lui planter mes griffes dans le cou. Il ne répond pas et ca m'énerve, un nouveau bruit résonne dans mes oreilles, un espèce de tintement bizarre, je relâche le genin pour tourner la tête en direction du bruit. Rien, j'aurais rêvé ? Possible, être aussi près  du champ des âmes me rend nerveuse, je me demande si je deviens pas complètement parano. Le mieux c'est qu'on parte d'ici, je sens que je vais devenir dingue si on reste là. J'ordonne le départ et me remet en selle sans attendre pour vérifier l'avant de la route. Le trajet devrait être moins long qu'à l'aller. Enfin si ce bon à rien de client ne fait pas de siennes tout le long. J'ai pas encore vraiment décider de son cas, mais ca ne saurait tardé,  Ma patience à atteint ses limites et mon envie de retrouver le calme de la forêt de Kumo m'incite à le tuer histoire de rentrer plus vite. Je combats silencieusement cette envie en me focalisant sur mes sens comme à mon habitude me murant dans le silence jusqu'au soir. Je n'ordonne l’arrêt que bien après la tombé de la nuit quand je comprend que mes hommes commence à avoir du mal à ce déplacer. Une fois de plus je leur laisse le soins de s'occuper de tout pour m'isoler dans la forêt que nous venons de rejoindre.



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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Dim 19 Juin - 21:25

Alors que le client crie à nous en déchirer les tympans, Shea fait les cent pas dant tout le campement jusqu'à ce qu'elle atteigne le point de saturation. Elle demande aux autres Genins de le baillonner. S'ils ne le faisaient pas, je pense qu'elle s'arrangerait pour qu'il soit définitivement incapable de crier.

Une fois le calme revenu, elle reprend sa réflexion jusqu'à s'arrêter sur un des Genins. Je remarque qu'il nous regarde tous les deux d'un air amusé. J'aurais du m'en douter... Ils ont remarqué ma relation avec Shea et ça les amuse : c'est vrai que ça doit être surprenant de voir qui que ce soit se rapprocher d'elle, vu son caractère, quand on ne connaît pas la vérité à son sujet. Elle en attrape un par le cou pour lui demander ce qui l'amuse avant de la reposer. De mon côté, je vais voir Sakano pour lui en parler :

- Je suppose que tu es aussi au courant pour Shea et moi... Tu as tout vu?

- Comment j'aurais pu passer à côté de ça?! Tu l'aimes vraiment? Tu m'étonneras toujours...

- Oui, je l'aime, mais ce n'est pas la question. Tu connais Shea, je ne croyais pas nécessaire de le rappeler, mais évitez de vous moquer de nous ou d'en parler trop autour de vous à Kumo ou vous risqueriez de finir en paillasson.

Il m'indique d'un signe de tête qu'il a compris avant d'aller voir son camarade qui est d'un coup passé à un teint de cadavre, pour lui répéter mon petit briefing. Je reste allongé par terre, trop heureux de pouvoir me reposer, mais surtout de pouvoir garder mon bras blessé totalement immobile.

Je repense à Shea et à notre baiser. Elle me l'a rendu : ça veut dire qu'elle accepte mon amour... Elle ne m'a toujours rien dit, pourtant, le client nous a coupés avant. Elle qui voulait que je sois clair, sa réponse est des plus ambiguës. Il faudra qu'à mon tour je lui demande d'aller jusqu'au bout des choses et de me dire ou elle en est.

Pendant ma réflexion, Shea ordonne le départ, ce qui ne m'enchante pas. J'aurais préféré rester immobile encore un moment. Toutefois, plus vite je pourrai faire examiner ma blessure, mieux ça sera. Nous avons plusieurs jours de voyage et il faudrait éviter des complications.

Nous prenons donc la route en sens inverse pour rentrer à Kumo, mais Shea a l'air impatiente et pousse le groupe plus rapidement qu'à l'aller. De toute façon, nous sommes bien moins nombreux et nous n'avons plus besoin d'attendre l'avancée du groupe central. Il ne reste que le client qui est désormais notre prisonnier et nous avançons donc en ordre plus serré qu'à l'aller.

Shea est tellement pressée que nous ne nous arrêtons que très tard, alors que la nuit est tombée depuis longtemps, dans la forêt. Comme à son habitude, elle nous laisse monter le camp et part s'isoler. Je participe à l'établissement du campement et à fixer le prisonnier à son nouveau tronc d'arbre, puis je rejoins Shea. Je m'asseois à ses côtés :

- Tu n'arrive vraiment pas à te mêler aux autres... Tu as peur qu'ils voient quelque chose, même là autour du feu? Ils t'ont même vue nue, je pense qu'ils n'en verront pas beaucoup plus.

Elle me dit qu'elle préfère rester loin des humains. Je comprends qu'elle s'en éloigne si on s'est déjà servi d'elle ou si on l'a déjà maltraitée à cause de sa nature, mais il y a un détail qu'il ne faut pas oublier sur les relations à avoir avec ses subordonnés :

- Tu sais, tu devrais essayer de vivre un peu avec tes hommes, c'est la seule façon d'en tirer le meilleur. Si ils ont confiance en leur chef, ils feront du meilleur travail que si ils en ont seulement peur.

Sa réponse est prévisible : elle ne vivra avec ses hommes que quand ils auront "prouvé leur valeur". Je crois que c'est un cercle vicieux : elle ne fera que les sous-estimer, ce qui les fera douter, les empêchant de progresser sous son commandement. Je repense à ma réflexion de l'après-midi. Elle me trotte dans la tête pendant quelques minutes avant que je dise :

- Shea, tu voulais que je sois clair et direct quand je te parlais des humains et de l'amour, maintenant c'est à ton tour : je voudrais que tu me dise franchement ce que tu pense de tout ce qui s'est passé et ce que tu ressens à mon égard.

Elle penche la tête légèrement sur le côté et prend un instant pour réfléchir avant de me répondre qu'elle n'en a aucune idée. C'est vrai qu'elle ne connaissait rien de tout ça quelques jours plus tôt, je suis peut-être venu lui demander trop tôt. Je sens mon avant-bras me lancer une pique de douleur et je dis à Shea :

- Je vais te laisser du temps pour me répondre s'il le faut. En attendant, je crois que je ferais mieux de me reposer, avec ma blessure.

Je la laisse seule et vais me reposer auprès du feu.


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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Lun 20 Juin - 17:08

Assise à même le sol les yeux clos j'écoute ce qui se passe autour de moi, les genins montent le camps, le prisonnier râle comme il peut, l'odeur du feu qu'on allume me parvient au bout d'un moment, les odeurs sont celle habituelle de la forêt. Aucun danger ne nous menace je reste vigilante cependant, sait-on jamais. Au bout de quelques minutes je détecte des bruits de pas léger et une odeur de sang et de fer me parvient. Je reconnais tout de suite de qui il s'agit. Je ne bouge pas pour autant attendant de savoir ce qu'il veut, parce qu'il veut forcement quelque chose pour venir me voir. Je finis par ouvrir les yeux et le regarder fixement tandis qu'il prend place à mes côtés attaquant sans attendre. 

Il affirme sans savoir que je ne peux pas me mêler aux autres, il n'a juste pas compris pourquoi j'étais ainsi, il me demande néanmoins si mon comportement ne vient pas d'une peur débile. Moi peur ? D'humains ? Ridicule, je suis juste méfiante, et puis franchement je ferais quoi au milieu d'eux ? Je les écouterais parler de choses absurdes ? Mes sens se retrouveraient moins performant à cause de leur présence, entre leurs odeurs et le bruit qu'ils font je ne pourrais plus compter que sur ma vue.

Le genin ajoute que tous m'ont vue dénudé et que par conséquent il n'y a plus grand-chose à montrer. Il a oublié mes crocs ou quoi ? C'est pas le genre de choses qui s'oublient facilement pourtant. Je vais encore devoir lui expliquer que je ne fonctionne pas comme une humaine, trop de facteurs peuvent devenir gênant pour moi si je ne me méfie pas assez.

-j'ai pas peur, j'aime être seule, loin des humains

Il me répond en me disant que je devrais essayer de vivre un peu plus avec mes hommes. Quels hommes ? J'en ai pas, à moins qu'il ne parle de l'équipe que j'ai rassemblée. Si c'est ca il a pas compris que j'avais aucune équipe prédéfini, je prends dans les genins disponibles aléatoirement. Ca dépend de mon humeur. Je vois pas pourquoi je devrais leurs accordé du temps, après tout si ils veulent venir me voir ils n'ont qu'à le faire, je vais pas les tuer pour ca, sinon j'aurais déjà décimer plus de la moitier de Kumo.

-Je vivrais avec quand ils me prouveront leur valeur

Comme si j'allais faire l'effort de m'intéresser à de pathétique humains. Ils sont faibles et incapables de vivre seul. Qu'ils commencent par me prouver qu'ils savent se démerder, qu'ils sont dignes de confiance et après on verra si ils peuvent avoir d'autres utilités. Si c'est le cas je ferais peut-être l'effort de me mêler à leurs petites vies. Il reprend en changeant de sujet m'obligeant à laisser mes pensées de côté. 

Son ton ainsi que ses mots m'incitent à focaliser mon esprit sur lui. J'avoue ne pas bien saisir ce qu'il veut dire, je suis directe et franche, je ne fait pas non plus dans la subtilité, mais là il veux que je lui réponde quoi ? J'incline la tête sur le côté tout en réfléchissant à ce que je pourrais répondre, me prêtant à l'exercice avec volonté. Mais bordel, j'en sais rien, ce qui c'est passé? Il entend quoi par là ? Bien des choses se sont passées. Je le maudis de m'avoir suivis dans le repaire des brigands, ca c'est certain, je n'aurais plus l'esprit aussi tranquille à présent qu'un humain menace de relever mon secret.

Le fait qu'il m'ait sauvé ensuite me pousse à m'interroger sur le pourquoi du comment. Je veux bien croire qu'il est agi par « amour » comme il dit, mais ca reste étrange pour moi, mon père n'a jamais vraiment risqué sa vie pour me sauver, ma mère non plus... Quoi que, avec mon ancien maître d'une certaine façons elle l'a fait. Il s'intéresse à ce que je ressens pour lui... Rien, enfin si, mais c'est bizarre, je saurais pas l'expliquer, je ne le déteste pas autant que les autres humains ce qui est étrange parce que de tous il est le plus dangereux à l'heure actuelle. Ca force un peu mon respect. De la à dire que je l'aime... Ce mot n'a pas encore tellement de sens pour moi, je vois mieux ce que c'est, mais ca s'arrête là.

-J'en sais rien.

Il finit par me laisser en me proposant de me laisser le temps d'y penser, je lui répondrais bien que j'ai d'autres priorités, mais je m'abstiens. Je comprends qu'il veuille savoir ce que j'ai dans la tête, mais je vais pas commencer à tout lui dire non plus, faut pas déconner. Je lui raconterais quoi en plus ? Qu'il a gagné mon respect ? Je préférais crevé que de l'avouer, faut pas déconner non plus. Des fois qu'il lui prenne l'envie d'en jouer après. En l'observant je comprends que sa blessure le gêne, c'est fou ce que les humains peuvent être idiot parfois. Suffit de prendre quelques herbes plus adapté pour soigner ca.

J'hésite quelques secondes avant de me dire que je peux bien lui rendre ce service, rien ne m'y oblige, j'ai déjà payé ma dette, mais cette blessure me rappelle son action débile et le fait que si je n'ai rien eu c'est grâce à lui. Je concentre mon nez sur les odeurs alentour avant de me lever et de parcourir la forêt à la recherche d'une herbe susceptible de soigner ca. Je devrais peut-être améliorer mes connaissances sur les herbes médicinales, ca pourrait me servir plus tard. Je finis par dénicher ce que je cherche une plante que mon être m'a  montrais par le passé et qui une fois broyé peut servir à couvrir les plaies et arrêter les saignements, je m'empare avidement des feuilles délaissant la feuille et poursuit mes recherches pour trouver une variété susceptible d'aider à la cicatrisation. 

Mes yeux me permettent de reconnaître visuellement les plantes de loin tandis que mon nez me permet de vérifier que je ne me trompe pas, en général quand je sens une odeur je ne l'oublie pas comme ca, surtout avec les végétaux. Ma mère étant spécialisé en poison j'en connais une bonne partie, mon père à compléter mes connaissances avec les plantes capables de stopper le poison. Ca vaut pas pour tous, mais ca aide parfois. Une fois mes herbes rassemblaient je retourne au camp pour préparer une mixture. Je m'installe assez loin du feu pour ne pas être gênée par la chaleur de celui-ci ni sa lumière. Je quitte mes armes pour les ranger à ma ceinture avant de me mettre à l'œuvre. C'est pas évident pour moi, je suis pas spécialiste, mais le résultat me convient et pour une fois l'odeur n'est pas trop gênante.

Je vais m'accroupir près du genin sous le regard des deux autres, je sens qu'ils observent chacun de mes gestes et ca m'agace, mais j'en fais abstraction. Dire qu'ils se croient discret, j'entends leurs murmures d'ici comme ci j'étais à côtés. Une chance pour eux que j'ai l'habitude de prendre sur moi, sinon je serais déjà allé les mettre en pièce. Je tends une main, paume vers le ciel en direction du bras blésé attendant qu'il me le donne, visiblement ou il comprend pas, où il est discret. Je lui fais signe du bout des doigts d'approcher son bras puis je m'attelle aux soins.

Je commence par nettoyer la plaie grâce à ma gourde d'eau, les plantes précédentes ont bien fait leur travail, mais ce n'est pas suffisent, si je le laisse dans cet état il sera incapable d'être rentable et un homme bon à rien dans mon équipe j'en veux pas. Une fois la plaie propre j'applique la nouvelle mixture m'essayant à la douceur, pas que j'en ai forcement envie, mais je ne veux pas prendre le risque qu'il bouge bêtement et m'empêche de le soigner. Ca serait une perte de temps. En plus je dois faire attention à ne pas trop faire pénétrer la plante dans la plaie sinon son effet sera mon efficace. Toucher volontairement la peau de quelqu'un sans chercher à lui faire mal me donne une impression étrange, faut avouer que j'ai pas l'habitude. C'est pas forcement déplaisant...

Une fois finie je me rince les doigts avec la fin de l'eau que j'ai à disposition en me disant que je vais devoir trouver une rivière pour remplir ma gourde. Je finis par m'asseoir néanmoins devant le genin appréciant la chaleur qui émane du feu. Il fait pas forcement froid, mais ca empêche pas que j'aime la chaleur tant que celle-ci reste supportable. Je ne dis rien pendant de longues minutes posant ma tête sur mes genoux et fermant les yeux. Le crépitement des flammes finies par me bercer et je sens que mon esprit s'engourdit. Je lutte un moment par habitude avant de me laisser glisser sur le sol pour m'installer plus confortablement.

Cette journée aussi ma fatigué. Mon esprit vagabonde lentement, passant d'un événement à l'autre sans suivre de fil précis, je ne m'arrête sur rien de particulier préférant laisser mes pensées s'écouler au rythme d'une rivière jusqu'à ce que le vide ne prenne le dessus. Je perçois faiblement l'odeur du bois qui brûle dans l'air, celle des herbes, des arbres et une autre qui me rappelle légèrement quelque chose, mais que je ne parviens pas à reconnaître. Je sais que ce n'est pas menaçant, au contraire, avec cet effluve arrive une nouvelle chaleur différente de celle produite par le feu, une chose dont j'ai pas l'habitude et qui me fait pousser un léger soupir mêlé à une espèce de couinement interrogatif. Pas plus que le reste je ne m'en préoccupe, préférant continuer ma veille. C'est un bruit de pierre piétiner qui me réveille pour de bon. Je sais qu'il ne s'agit pas d'un des genins qui m'accompagne, leurs pas sont bien plus légers. 

J'ouvre les yeux et me redresse pour voir ce qui se passe, l'arbre où je trouvais le client est vide, il reste les cordes couper. Je me relève d'un bond et donne l'alerte, hors de question qu'il nous échappe. Je sais que je vais avoir besoin de mes sens pour le retrouver, mais je dois me débarrasser des deux genins qui ignorent mon secret, je ne me ferais pas avoir une nouvelle fois. Une fois que je me retrouve tranquille je m'approche de l'arbre et baisse mon écharpe pour mieux capter l'odeur du client. La piste est fraîche ca fait pas longtemps qu'il a dû se sauver. Je vais leur passer un de ces savons à ces abrutis de sous-fifres. Je leur avaient pourtant dis de le garder à l'œil.

Je m'éloigne dans la forêt en remontant la piste et je ne tarde pas à retrouver le fuyard, je sens qu'on m'a suivis, mais je ne m'en préoccupe pas, une seule personne à put oser me suivre, c'est pas plus mal qu'il soit là, il va pouvoir se rendre utile. Je lui dit discrètement d'immobiliser le client avec son arme de prédilection. Je m'occuperais du reste, ce coup-ci j'en ai mare je vais tuer ce type et on sera plus emmerdé...



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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Lun 20 Juin - 21:51

Je suis allongé près du feu et je ferme les yeux, repensant à tout ce qui m’est arrivé ces derniers jours et je laisse dériver mes pensées en essayant de faire abstraction de la douleur. Je suis tiré de mes pensées par un bruit de pas qui se rapproche. Il ne s’agit pas des Genin que j’entends discuter depuis un moment, sans faire attention à ce qu’ils racontent.

Shea s’arrête à côté de moi et s’accroupit alors que j’ouvre les yeux. Elle me tend la main, mais je ne comprends pas tout de suite ce qu’elle veut, encore en train d’émerger. Peut-être veut-elle que je lui donne quelque chose. Elle me fait un signe de la main et je comprends qu’elle attend mon bras blessé.

Je lui donne mon bras qu’elle commence aussitôt à laver à l’eau. La mixture qu’elle avait appliquée dans la plaie a fait son travail, mais il ne fallait pas la laisser trop longtemps en place. Elle applique un nouveau mélange, mais cette fois avec une étonnante douceur. Je sens une légère douleur dans mon bras, mais le toucher de Shea est plutôt agréable cette fois.

Une fois mon bras lavé, elle se lave les mains et s’assoit à côté de moi. Au bout de quelques instants, elle se laisse glisser à mes côtés. Presque inconsciemment, je me laisse rouler jusqu’à elle avant de me coller à elle en passant mon bras autour de sa taille. Elle pousse un gémissement dans un soupir mais ne bouge pas. Je finis par m’assoupir en position.

Je suis réveillé par Shea qui se lève d’un bond en criant. Comme à son habitude, elle part seule à la poursuite du prisonnier qui s’est enfui. Le temps de me réveiller, je la suis : elle est seule et suit la piste olfactive du fuyard à travers la forêt. Elle me laisse la rattraper alors qu’elle est sur le point de le rejoindre et me donne l’ordre de l’immobiliser avec mes senbons.

Je sors trois senbons que je glisse entre les doigts de ma main gauche et je repars à sa poursuite. Alors que je le vois enfin, je lance mes senbons en direction de ses jambes. Le poids de mon bras engourdi me déséquilibre légèrement et l’un des senbons tombe à un mètre de la cible, dans le tronc d’un arbre. Les deux autres atteignent le fuyard : l’un dans le mollet gauche et l’autre dans le tendon d’Achille droit. Incapable de poser le pied droit par terre, il trébuche sur une racine et tombe à plat ventre dans la mousse humide du sous-bois.

Je le rejoins en reprenant mon senbon dans l’arbre et attends Shea à ses côtés alors qu’il essaie de retirer les deux autres de ses jambes en gémissant. J’écrase sa main blessée avec mon pied pour lui rappeler mon avant-bras en attendant qu’elle arrive. Shea met ses griffes en métal en prenant son temps, l’examinant en détail avant de s’en servir. Elle se rapproche lentement de sa victime en lui précisant qu’il lui a causé suffisamment de problèmes comme ça. Armant un grand coup, elle abat une de ses griffes derrière le cou de notre ancien client. J’entends distinctement le craquement des cervicales qui se dissocient alors qu’il essaie de produire un gémissement. Le sang asperge la main de Shea qui semble prendre du plaisir à enfin le tuer. Après ce qu’il nous a fait faire, je suis aussi soulagé de la voir mettre un terme à sa vie.

Je ramasse mes précieux senbons sur le cadavre et les essuie sur les habits de notre victime avant de les ranger. Shea fait de même avec ses griffes qu’elle rince à l’eau avant de les essuyer. Finalement, nous rejoignons les Genins au campement sans notre client, ce qui ne les étonne qu’à moitié.

Finalement, nous reprenons le trajet vers Kumo le lendemain en ayant perdu un Genin, notre client et toute son escorte. La route est calme, même trop calme et nous n’aurons aucune récompense pour cette mission qui s’est soldée par un échec. Toutefois, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle m’a été bénéfique puisque j’ai pu nouer une relation avec Shea qui, je l’espère, se poursuivra et lui permettra en plus de découvrir l’amour, de peut-être avoir un avis moins tranché sur les humains.

Après être rentré, je reçois des soins plus approfondis au village qui me permettent, grâce aux herbes médicinales de Shea, de me remettre de ma blessure pratiquement sans séquelles, mais au prix de longs mois de rééducation.


L-M-M-J-V-S-D

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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé] Mar 21 Juin - 1:34

Je suis le genin à travers les bois le laissant progresser à son rythme, ca m'agace n'empêche, j'ai plus de faciliter pour me déplacer dans le noir que les humains, du coup j'ai l'impression qu'il se traîne. Je ne dis rien cependant attendant de voir si il va réussir son tir. Je dois avouer que si il se loupe je ne me priverais pas pour l'enguirlander comme il faut. Trois cure dent traverse la nuit, mais seulement deux atteignes leur cible, le troisième se plantant dans un arbre. Je retiens un ricanement, mais sous mon écharpe un sourire ironique se forme. J'en connais un qui va avoir besoin de s'entraînait plus sérieusement. Je m'occuperais peut-être de son cas tiens, histoire de voir jusqu'où il est capable d'aller.

Une fois le client à terre je laisse mon genin s'approchait le premier sortant mes Tekko kagi en métal pour l'occasion. Je préfère ceux en cuir qui me colle bien plus à la peau, mais avec le coup que je vais porter à ce type j'ai besoin d'une arme plus résistante. Je prends tout mon temps pour m'équiper, de toute façons ma proie ne risque pas de s'enfuir. J'observe mes mains quelques instants me délectant déjà de la souffrance que ce type va subir. Il m'a prise pour une conne, m'as insulté à plusieurs reprises, a douté de mes capacités, de plus il a fait couler mon sang. Je vais me faire un plaisir de le tuer celui-là, j'ai cependant un regret, je vais pas pouvoir le faire souffrir autant que je l'aurais voulu. Tant pis, je me vengerais sur mes élèves. Je m'approche lentement du client tout en parlant

-Vous m'avez causé assez d'emmerde comme ça, je vais mettre un terme à votre souffrance.

J'arme mon bras avant de l'abattre froidement dans son cou, je sens les griffes pénétrer la chair, les os craquait malgré la résistance qu'ils m'opposent. Le sang gicle sur ma main tandis que l'odeur emplit mon nez, je nettoie mes griffes avec de l'eau avant de les ranger à ma ceinture, j'en aurais plus besoin normalement. Le trajet retour se passe sans encombre, rien ne viens entraver notre progression. Sitôt l'entrée de la forêt atteinte je dis à mon équipe de rentrer leur confiant mon cheval. J'ai besoin de décompresser, je pars de mon côté en faisant attention à ne pas être suivis cette fois-çi, mais le genin continue sa route. Tant mieux j'ai besoin d'être seule.

 Je passe une bonne partie de ma journée dans les bois avant de rentrer au village. Je fais mon compte rendu avant de retrouver mon chez moi ou ma mère m'attend, ca sens pas bon ca. Elle me serre dans ses bras avant de me demander comment ca c'est passé. Bordel je suis plus une gosse, je lui réponds néanmoins en omettant les détails. Les jours suivants je suis partie à la recherche de mon père pour avoir son avis sur les humains, je l'ai toujours écouté, je pense donc que ces conseils me permettrons de savoir si j'ai eu raison de laisser vivre le genin qui m'a percé à jour. Je ne lui cache rien à lui, ca servirait à rien, mais la seule chose qu'il me dit me trouble un peu. Je dois laisser faire le temps et attendre de voir. Je crois que je vais devoir surveiller ce genin et m'assurer qu'il ne parle pas, si il le fait je n'hésiterais pas à le tuer.



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Le champs des âmes ? Pas moyen [Terminé]

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