AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Le Jugement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Shigeru Juubei

avatar

Taisa

Messages : 181
Date d'inscription : 12/08/2013
Age : 24

Feuille personnage
Age: 38 ans
Titre: /
Liens:

MessageSujet: Le Jugement Dim 29 Mai - 23:10


Quelques jours étaient passés après l'attaque du petit Kitsune sur Tetsuo. Il avait été impressionnant de voir une bête si petite se retourner directement sur une personne qui avait attiré sa sympathie, mais si une chose était sûre à présent aux yeux de Juubei, c'était que les Yokaï étaient imprévisibles. Et de ce garnement, ses lames n'en avaient fait qu'une bouchée. Jamais Juubei n'avait été si triste de se trouver tâcher de sang si jeune et si gentil.

Il était venu rencontré Tetsuo dès qu'il fut certain qu'il était revenu à la caserne. Le Taii devait se douter de ce qu'il l'attendait. En effet, le Taisa en avait déjà touché deux mots au Taisho Kuhoko Keikoku afin qu'ils punissent ensemble le manque de cohérence et de soumission qu'eut le jeune homme à l'égard du clan Kenshu et d'une manière aussi naturelle ! C'était pas moins de trois fautes dont il fallait traiter et non des plus légères puisque Nonoshimaru-Taii avait avoué avoir caché des biens aux siens d'une valeur inestimable avant d'avoir menacé et les paysans et deux de ses supérieurs. Du moins, c'était là l'interprétation du Taisa.

Il n'en savait que penser en réalité, à part que Tetsuo ne devait plus être Taii et s'en remettait donc à plus hautes instances. Il n'aurait de toute façon pas pu gérer seul une affaire aussi...gênante.
Juubei vint le trouver donc, alors que le soleil était haut dans le ciel et tapait fort.

"Nonoshimaru-san." Il le salua. "Nous avons beaucoup de choses à traiter, n'est-ce pas ? Veuillez me suivre dans le bureau de Kuhoko-Taisho."


Espoir qui vascille mais qui jamais ne s'éteint...
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: Le Jugement Mer 1 Juin - 19:07

[Pour l'ambiance triste : https://www.youtube.com/watch?v=vVTP0DOL_2Q ]

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Tetsuo ne fût pas surpris de voir le Taisa devant sa caserne. Il savait depuis longtemps qu'il allait venir. Tetsuo avait déjà hypothéqué son sort : la mort ou pire. Il s'était torturé la tête pour trouver une idée pour s'enfuir, mais il ne trouva rien. La seule chose qu'il réussit à faire, c'est de se mettre à dos toute sa division. Ce ne fût pas dur : les traiter d'incapable et de lâches et ne plus leur parler en attendant sa fin, tel fût la résolution de Tetsuo. Cela fût dur, mais Tetsuo n'avait pas le choix : il n'avait jamais voulût faire souffrir personne et donc il pensait que détruire son amitié avec ses samouraïs leurs permettrait de vivre sans peine. Mais malgré cela, il n'y eu que trois personnes qui ne voulurent pas croire Tetsuo : Okada Furuichi, Tasekawa Aijiro et Kasuna. Aijiro, qui était prédisposé à devenir Taii à la place de Tetsuo, savait à quel point son ex-frère d'arme étais déchiré et il fut la seule personne qui comprit parfaitement la déchirure de Tetsuo. quant aux deux autres il ne pouvait comprendre la douleur de leur Taii bien qu'il ne voulais pas qu'il parte.

    Quand le Taisa arriva, les samouraïs commencèrent à discuter. Tetsuo les laissa faire puisque de toute manière, cela n'avait plus d'importance. Il écouta le Taisa. Il se crispa alors : Keikoku ! Non c'était impossible ! Il était devenu Taisho ! Quelle chance ! Il eu un léger sourire qu'il ravisa soudain. Il lui avait dit qu'il tuerait tout Yokaï devant lui et il serait arrêté en partie pour une tentative de protection de Yokaï. Il lui avait menti et aujourd'hui il le jugeait. Il comprit alors que sa situation était pire qu'il ne le pensait. Il ne répondit pas à Juubei, mais il recula et pris un grand sac de cuir dans lequel il glissa toutes ses armes. Il présenta alors le sac au Taisa, mais eu un moment d'hésitation. La faux qui sortait du sac et le tanto de sa mère au fond lui donnait envie de fuir en courant et de ne jamais revenir. Mais il n'en fit rien et il remit le sac à l'homme devant lui. Il détourna le visage et commença à pleurer de rage, très discrètement. Il dit alors avec un ton qui montrait son émotion :

<< Allons-y>>

    Le trajet vers Le bureau ne fût pas joyeux. Tetsuo ne prononça mots. Il regarda seulement le taisa de temps à autre. Il ne savait pas si ce derniers voulait lui parlait mais il l'ignora. Si cet homme le comprenait, il saurait très bien pourquoi ce silence. L'idée de mourir lui était insupportable. Il savait cependant que quoi qu'il ferait, c'était trop tard pour reculer. Il se laissa donc diriger par son supérieur vers son Destin..
Revenir en haut Aller en bas
Kuhoko Keikoku

avatar

Taisho

Messages : 172
Date d'inscription : 24/09/2015

Feuille personnage
Age: 35 ans
Titre: Taisho
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Sam 4 Juin - 18:33

Cela faisait un moment qu'il avait le nez dans les dossier, Eisei lui avait laissé un peu de travail, mais c'était mieux que prévu heureusement. Keikoku avait très peu connu l'ancien Taisho et avait imaginé la masse de travail en fonction de sa réputation, mais il semble qu'il était bien plus travailleur que ce que laissait entendre certain. Bon tout n'était pas parfait et en bon gestionnaire Keikoku se devait de revoir certains points. Cela faisait tellement peu de temps qu'il était Taisho et pourtant il ne se posait aucune question sur le mérite et tout le reste. Lui contrairement à d'autres savait où il en était, il ne le méritait pas, enfin pas vraiment. Après tout il avait obtenu le poste grâce à une pirouette que personne n'avait semblé trouvé étrange, il savait donc ce qu'il en était de ce point de vue là, heureusement il avait prévu de révéler cette vérité à la nouvelle tête de Kenshu, mais il attendait que tout ce soit tassé un peu.

Une journée comme les autres était en cour, parfois il y avait une petite routine même pour un poste comme le sien quand il n'y avait pas une chose un peu important (et donc différente) à faire il devait ce coltiner des papiers, ou allez faire des inspections, revoir les stratégies militaires, ou prévoir un événement avec les autres Taisa. Enfin bref, l'ennui mortel quoi. Le père de Kei lui avait mis un sabre entre les mains et lui avait appris à se battre, Senjuro avait toujours su jauger les gens, s'il te dit de te battre avec un sabre c'est que tu es fait pour. Avait-il prévu ça ? Quand il lui avait dit que lui il pouvait aller plus haut que le reste du clan de nomade, parlait-il de ce titre ? Aujourd'hui Keikoku était un peu perdu, il s'était toujours vu comme un combattant et puis quand Daïdoshi Hojï le nomma Taii de nouvelles responsabilités vinrent, envers ses hommes cette fois et finalement le même homme le nomma Taisa à sa place et le laisse diriger Ariake. Et comme pour le poste de Taii, Keikoku avait fait avec. Il avait appris et était devenu bon dans ce rôle aussi. Alors peut-être que Senjuro, son père, avait prévu qu'il pouvait devenir Taisho. Qui sait ?

Le Taisho fut sorti de ses réflexions par une voix, quelqu'un s'annonçait pour entrer dans le bureau du général. Un peu surpris le nomade répondit par la positive afin de comprendre ce qu'on lui voulait. Il fut surpris de voir Juubei et Tetsuo entrer dans son bureau et soudain il tilta, il avait complètement oublié le jugement de ce dernier. D'ailleurs le taisho se massa un peu les yeux ou ses lunettes avant de replacer ces dernières et de regarder les deux hommes.


Installez vous je vous prie. Je vais être franc j'avais complètement oublié que c'était aujourd'hui que l'on s'occupait de cela.

L'homme soupira un instant, c'était bien une perte de temps selon lui, ne suffisait-il pas de donner la sentence et de l'appliquer ? Bon c'est vrai que les choses ne se font pas ainsi normalement, mais après tout avec tous les problèmes du pays perdre du temps sur le jugement d'un Taii était tout bonnement idiot, mais bon. Le taisho pris quelques papiers et ses lunettes naviguaient entre les documents et les deux hommes.


Bon, j'imagine que tu sais pourquoi tu es là Tetsuo, je vais simplement te redire les trois crimes qui t'on mené ici. Donc tu as caché la possession d'une battisse au reste du clan, tu as menacé deux de tes supérieurs verbalement et finalement tu as menacé en te servant de ton pouvoir. Donc avant de continuer tu as quelque chose à dire pour ta défense ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: Le Jugement Mar 14 Juin - 17:24

Tetsuo ne répondit pas immédiatement. Il ne voulait pas répondre car il n'avait rien pour sa défense. Enfin si : il ne savait pas qu'il fallait donner sa maison si elle avait été un vestige d'une guerre atroce ou que, sous prétexte qu'elle est noble, une personne dangereuse puissent êtres protégé. Il aurait voulut leurs hurler ses vérité en face mais depuis quelque temps déjà quelque chose en lui effondrée... Et cette chose, en disparaissant lui enlevait peu à peu l'envie de se battre. Après tout, il avait déjà perdu deux fois se qu'il aimait le plus... Alors autant en finir aujourd'hui. Il ne voulait plus de ses idéaux pré-fait d'amitié homme-yokaï. Il voulait juste... Juste êtres heureux. Mais plus il cherchait à trouver ce bonheur, plus on lui supprimait. Son bonheur. Kitsu.

Elle ne m'a pas appris à mentir.

Tetsuo regarda le Taisho dans les yeux et lui dit :

<< Je vous ai mentis. Je vous ai mentis à tout les deux.>>

Tetsuo marquât un silence. Il savait clairement qu'il n’arrangeai pas son cas mais il avait ses valeurs morales à récupérer. Il continua alors :

<< Je vous ai dit que je détesté les yokaïs, Kuhoko-sama, or c'est faux. Je les considèrent comme des êtres aussi intéressants que compliqués. Mais je n'ai jamais voulut en tuer aucun. Il y a deux ans je vous ai dit que j'avais tuer ma mère d'adoption qui s’avérait être une kitsune. C'était aussi un mensonge. Je l'ai dit seulement pour êtres accepter parmi les humains dont je ne connaissait rien.>>

Tetsuo tourna alors la tête vers Juubei et continua à parler :

<< Quand à vous, je vous ai dit que je connaissais des gens qui serais capable de ramener le kitsune... Je ne connais pas d'humain ayant voulut le faire et parmi tout les yokaï que j'ai rencontré, je n'ai seulement rencontrer qu'une kitsune qui s'avèrent êtres ma mère adoptive. Mais cela fait depuis longtemps que je ne l'ai pas revue. En vérité j'allais surement le garder avec moi et l'élever comme un fils ou un frère et surement le ramener moi-même chez lui un jour. Mais toutes ses choses n'ont plus d'importances...>>

Tetsuo se retourna vers le Taisho et reprit :

<< Je ne pense pas avoir de défense, à part mon ignorance de certains codes humains et le fait que je suis le seul à pouvoir savoir qui étais le yokaï en caché parmi les gens que j'ai agressé. Mais je conçoit que se n'est pas une excuse valable. C'est tout.>>

Tetsuo enleva alors toute émotion de son visage.
Revenir en haut Aller en bas
Kuhoko Keikoku

avatar

Taisho

Messages : 172
Date d'inscription : 24/09/2015

Feuille personnage
Age: 35 ans
Titre: Taisho
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Sam 18 Juin - 13:31

Keikoku écouta attentivement les paroles de Tetsuo qui parla pour lui, mais aussi pour l'un des hommes qu'il avait menacé : Juubei. Assis en tailleur, le Taisho au regard masqué commença à tapoter nerveusement ses genoux avec ses doigts, les paroles de l'homme n'étaient très clairement pas là pour l'aider, était-il masochiste ? Il annonça avoir menti, mais il mentait sur ses mensonges c'était tout bonnement ahurissant, Keikoku avait vraiment l'impression d'être pris pour un idiot, aucun respect, alors qu'il avait été plutôt laxiste avec lui.

Kenshu avait accueillit l'homme, lui avait permis de devenir samurai puis Taii et voilà comment il remerciait le clan. Le taisho pouvait très clairement se passer de ce genre de personne au sein de Kenshu, après tout lui-même n'était pas connu pour son respect de l'étiquette, mais tout de même, il y avait des limites que même le plus sombre inculte du genre n'aurait pas franchi. Néanmoins, il le laissa finir, même s'il avait été hautement tenté de le couper avant la fin de son récit. Le regard de Kei se déplaça alors vers Juubei.


Shigeru-dono, pouvez-vous nous laissez seuls un moment ?

Il n'avait pas fait de familiarité cette fois, peut-être parce qu'il n'était pas dans cette mentalité la tout de suite, ou peut-être parce qu'il ne voulait pas paraître trop proche de Juubei en présence du détenu. Sur ce Keikoku attendit patiemment que Juubei quitte la pièce, après tout ils avaient déjà parlé de l'incident donc il n'était pas nécessaire qu'il reste. Une fois l'homme sorti, Keikoku joignit les mains sur la petite table et posa son visage dessus. Il reste ainsi un instant avant de commencer à parler.


Je ne sais pas quoi penser de tout cela Tetsuo. Après tout tu ne m'as jamais dit que tu avais tué ta mère adoptive, tu m'as dit qu'elle avait disparue. Et tu m'as dit également avoir eu un père samurai et avoir été abandonné à huit ans. Ce qui laisse amplement le temps pour un enfant d'apprendre ces ''codes''.


Il tria à nouveau ses papiers devant lui, il ne savait pas quoi penser de cet homme concrètement, donc il décida de partir du principe qu'il se moquait encore de lui, après tout les autres options qui semblent plausibles ne sont pas en la faveur de l'ex Setsu.

Bon autant ne plus parler de tout cela et de passer directement aux punitions. Donc bien entendu nous te confisquons cette bâtisse que tu as cachée ainsi que ce que Kenshu t'a fourni quand tu es devenu samurai ainsi que tes armes. Nous procéderons à un rituel également dans le but de te reprendre les dons confiés par Gekigami et que manifestement tu utilises à tord et à travers. Et finalement tu seras exilé du clan. Ceci est la sentence finale et elle est irrévocable. Si tu as la moindre question concernant cette sentence ou la suite, c'est le moment.

Keikoku n'allait pas le renvoyer ainsi, il ne pouvait pas ne pas répondre aux questions que l'homme se poserait. Bien entendu cette sentence lui faisait mal aussi, après tout il avait fait de cet homme un taii et maintenant il allait être exilé. Il ne fallait pas croire qu'il ne le voulait pas non plus, Tetsuo avait mérité cela, voir pire, mais c'était un enfant de moins pour Kenshu.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: Le Jugement Jeu 23 Juin - 20:34

Le visage du Taii resta impassible, mais à l'intérieur de son esprit il lâcha un énorme "QUOI ?!" .

Il me laisse partir de Kenshu ? Il me laisse en vie ? On va seulement me retirer mes pouvoirs lié à Gekigami ? Mais ce n'est pas possible ! Je... Je dois saisir cette opportunité.

Tetsuo se sentait plus libérer que banni. Pour lui cet exil était un présent des Kamis eux-mêmes. Recommencer sa vie, ailleurs. Allez chercher sa mère ! Et surtout pouvoir retrouver un équilibre intérieur. Tetsuo n'avait qu'une seule envie : remercier tout le monde. Mais il se ravisa. On parlait là d'une punition, pas d'un présent. De plus, on lui enlevait ses armes... Conclusion, il perdait son Tanto et sa faux. Certes il n'aimait pas qu'on lui enlève des souvenirs mais c'était mieux que perdre la vie. Il regarda alors le Taicho et ne put que dire :

<< Je... D'accord. J'ai quelque question cependant : la cérémonie de retrait des pouvoirs, elle fait mal ? Et puis on va me retirer ma maison et mes armes, mais garderai-je de l'argent ? Et puis surtout où irons, mais armes ?>>
C'est vrai que deux de ses armes portait beaucoup de sens pour lui. Et l'idée qu'on pouvait tout simplement les abandonner l'effraya. Deux arme aussi importantes à ses yeux n'auraient jamais dû le quitter. Mais toutes ses questions auraient sûrement une réponse assez tôt.

[ J'arrive au bout de mes idées pour cette partie du sujet... Donc tu pourrais faire en sorte qu'on passe à une autre partit après ton message ? (quitte à prendre le contrôle de Tetsuo)]
Revenir en haut Aller en bas
Kuhoko Keikoku

avatar

Taisho

Messages : 172
Date d'inscription : 24/09/2015

Feuille personnage
Age: 35 ans
Titre: Taisho
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Mer 29 Juin - 14:12

En effet il était difficile de comprendre ce jeune homme, il ne semblait pas affecté par le jugement, grand bien lui en fasse, mais se rendait-il compte que l'exil n'était pas quelque chose de totalement innocent ? se rendait-il compte des casseroles qu'il allait traîner à présent ? Keikoku n'avait pas les réponses et concrètement il ne s'y intéressait pas, si à la rigueur l'homme n'avait pas été décevant il aurait tenté de lui expliquer les choses d'une meilleure manière, mais en l'occurrence cela ne serait certainement pas le cas, Keikoku se fichait pas mal de la suite des événements pour Tetsuo.

Le taisho se gratta un peu la tête lorsqu'il entendit les questions de Tetsuo et les trouva, assez peu en rapport. Il ne souhaitait donc pas savoir ce qu'il allait pouvoir faire, où il pourrait aller ou non, Keikoku hésita à lui dire de ne pas aller en Fukyuu tout de suite (histoire qu'il ne se prenne pas une flèche en pleine tête dès le premier pied posé en sol des glaces, mais là encore il n'y voyait pas l'intérêt. Après un petit soupire résigné, le Taisho répondit :


Hum… pour la cérémonie j'en sais rien, pour le moment je n'avais condamné personne à cela. Garder de l'argent ? J'ai l'impression que tu ne sais vraiment pas ce qui t'attend Tetsuo, l'exil ce n'est pas une tape sur les doigts ou des vacances, non. Tu partiras tel quel. Pour tes armes, c'est à voir, j'imagine que le tanto rejoindra la réserve et que ta faux sera fondue. Peut-être que les deux le seront.

Keikoku était plus adepte du principe de faire fondre les anciennes armes de condamnés. Chaque arme devenait personnelle ou importante en fonction de l'homme qui l'avait, aussi il lui semblait normale de faire fondre les armes pour en bâtir de nouvelles qui équiperont un prochain samurai. Certes pour Keikoku une arme est une arme, peut importe le temps d'utilisation ou son nom, cela restait un bout de métal tranchant.

Keikoku termina de ranger son bureau et rangea tous les papiers sur son bureau aux endroits approprié, il laissait à Tetsuo le temps de réagir s'il le voulait, même si cela ne changerait rien et ils devraient ensuite passer à la phase suivante et donc retrouver Dame Miwako. Keikoku n'aimait pas l'idée de devoir présenter son erreur à sa Dame et n'aimait pas le fait que Tetsuo ai l'honneur de la rencontrer alors qu'il ne le méritait pas, mais c'était un passage obligatoire.

Bon, nous allons pouvoir passer à la suite à présent.

Sur ce il se leva, pour la suite du programme. Il ordonna à Tetsuo de le suivre, en ouvrant sa porte cinq soldats attendaient, puis ils prirent position autour de Tetsuo pour l'accompagner vers la salle du trône, le chemin se dit sans heurts, même si quelques kuges et servants suivirent du regard ce cortège. Ils voyaient donc cet homme qui allait être jugé bientôt et dont il avait entendu parler, même s'il restait un anonyme pour eux. La salle du trône avait été vidé de la plupart des curieux inutiles, ne laissant la place qu'au petit cortège, à une sécurité renforcée et à la dame et sa kannushi. Kenshu Miwako, cela rappelait à Keikoku que les gestes de Tetsuo avaient entaché sa dame également, chose qui était encore plus inadmissible, selon lui. Plus que cela, il aurait dû s'en prendre à sa famille. Arrivé devant sa dame le Taisho la salua comme l'étiquette le voulait, puis il salua également Mirai Sora et se décala pour la laisser voir Tetsuo (qui serait certainement le front contre le sol).

Voici Tetsuo-san, Kenshu-sama, jugée coupable pour les différents crimes qu'il a commis contre Shigeru-dono et Hakushi-dono. Il est ici pour subir l'une des sentences à savoir la privation de ses pouvoirs de foudre par vous, notre estimée et adorée Dame.

Une fois encore il s'inclina bien bas.


Dernière édition par Kuhoko Keikoku le Jeu 21 Juil - 18:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Mirai Sora

avatar

Kannushi

Messages : 119
Date d'inscription : 08/05/2016

Feuille personnage
Age: 19
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Ven 15 Juil - 23:25

Cela faisait quelques jours à peine que Sora et la délégation Kenshu qui avait dû se rendre à Birei, sur les terres de l’Empereur, était de retour. Quelques jours seulement et beaucoup de choses à faire … Beaucoup trop, même. Non seulement leur séjour leur avait donné de nouvelles tâches à accomplir, mais en plus leur absence prolongée avait évidemment contribué à un retard plus que prononcé dans leurs obligations respectives.

De nombreuses questions avaient été soulevées. Des démarches diplomatiques avaient également été lancées … En bref, beaucoup de sujets stressants. Et aujourd’hui, Sora aurait à faire quelque chose d’assez déplaisant, pour couronner le tout. Quelque chose qu’elle n’avait vraiment aucune envie de faire. Aucune. C’est d’une humeur morose qu’elle s’était rendue dans la salle du trône, rejoignant sa Dame. Pour une fois, elle n’avait même presque pas envie de la voir. Cela ne l’amusait pas du tout … Supprimer les pouvoirs d’un enfant du clan, pour la première fois. Elle était bien consciente que personne n’aurait souhaité en arriver là. Mais elle aurait bien voulu être partout ailleurs sauf ici en ce jour.

Se retenant de ne pas soupirer à chaque minute, elle se forçait à observer sa Dame, dans l’attente de l’entrée du détenu. Elle ne connaissait que peu le jeune homme en question. Voire, pas du tout. Elle en avait vaguement entendu parler. Elle avait apprit bien sur les crimes dont on souhaitait le punir. Pour sa part, Sora n’avait pas à juger, mais simplement à transmettre la décision de Gekigami-sama … Au moins elle n’aurait pas à porter une responsabilité propre dans cette punition.

Elle prit de profondes respirations pour essayer d’avoir l’air assez impassible quand le détenu allait entrer. Elle attendit ainsi, feignant l'illusion d'une tranquillité naturelle, essayant de se reconnecter au moment présent et de se concentrer.

Ils entrèrent. Il y avait bien sur Keikoku-san, qu’elle fut ravie de revoir, même si les circonstances auraient pu être meilleures. Il présenta le détenu et la raison de leur venue ; formalité puisqu’elles savaient bien entendu toutes deux pourquoi ils étaient là.

“Voici Tetsuo-san, Kenshu-sama, jugée coupable pour les différents crimes qu'il a commis contre Shigeru-dono et Hakushi-dono. Il est ici pour subir l'une des sentences à savoir la privation de ses pouvoirs de foudre par vous, notre estimée et adorée Dame.”

Sora observa Tetsuo, qui avait l’air assez calme d'apparence. Elle tourna son regard vers Miwako, indiquant qu’elle la laissait tout d’abord réagir et éventuellement parler à l’ancien Taii avant de passer à l’action.


L - M - M - J - V - S - D
Revenir en haut Aller en bas
Kenshu Miwako

avatar

Daimyo

Messages : 354
Date d'inscription : 10/11/2014

Feuille personnage
Age: 21 ans
Titre: Abe no Miwako
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Dim 17 Juil - 16:25

Miwako regardait avec attention les documents ramenés par son père. Il lui proposait différents Kuges, pour lui servir de professeur. La Dame estimait qu’il lui manquait bien des connaissances pour être une dirigeante réellement efficace. A l’heure actuelle, elle ne pouvait pas comprendre correctement ses interlocuteurs et les détails techniques des solutions qu’ils pouvaient proposer lui étaient obscurs. Comment prendre dans ces conditions une bonne décision ? Ce n’était pas possible. C’était bien pour cela que la nouvelle tête de la foudre était décidée à remédier à son incompétence en prenant tant de maîtres, quitte à réduire ses heures de sommeil encore pour les prochaines années, puisqu’elle n’avait pas le loisir de pouvoir séparer le temps d’apprentissage et celui de la pratique.

La voix de Fuu raisonna dans la pièce pour prévenir l’ancienne religieuse, que l’heure du procès arrivait. Le sang de la Dame se crispa à cette annonce, non pas à cause du jugement présent, mais parce que ce mot l’amenait à un autre, aux conséquences bien plus importantes et dramatiques. Fukyuu Hankyou devait rendre son verdict sur les relations entre leur clan, guerre, paix, la fermeture des frontières, une réouverture partielle ? La situation était d’autant plus frustrante pour l’onmyouji qu’elle ne pouvait pas agir pour faire pencher la balance dans un sens ou l’autre. Tout cela était entre les mains de l’homme qu’elle aimait.
La tristesse voilait le regard de la jeune femme alors qu’une fois de plus ses pensées l’avaient amené auprès de Kanzen-kun. Depuis son départ, elle n’avait plus eu de nouvelles de lui, les frontières étant définitivement fermées, aucun messager ne pouvait passer. C’était une nouvelle torture pour son cœur, qui avait brisé la barrière de l’interdit grâce au choc du départ. Un amour qui la mettait dans bien des états, elle qui ressentait celui-ci pour la première fois. Survivrait-il seulement s’il se trouvait à l’origine de terribles batailles ? N’aurait-elle pas mieux fait de fermer son cœur et de ne jamais l’avoir avoué, même à demi-mot ?

Tout à ses pensées négatives, la demoiselle ne s’aperçut même pas qu’elle était déjà arrivée dans la pièce où elle officiait en tant que Dame. Elle y retrouva une Sora visiblement contrariée. Les autres personnes dans la pièce ne devaient probablement pas le voir aussi bien que Miwako, l’aînée faisait attention à sa cadette depuis trop longtemps pour ne pas remarquer les petits détails révélateurs. La Dame des tigres lui offrit un sourire délicat, doux et protecteur comme à son habitude, mais celui-ci manquait d’éclat. L’inquiétude et la mélancolie s’étant enracinées un peu trop profondément pour que la jeune femme puisse s’en débarrasser aussi rapidement.
Miwako ne parla d’ailleurs pas en attendant l’accusé, qui ne tarda heureusement pas à arriver. L’annonce de son entrée sembla même réveiller la Dame, toujours plongée dans ses douloureuses idées. Ses yeux se posèrent alors sur les deux hommes qui entrèrent.

« Concentre-toi Miwa, tu leur dois toute ton attention.»

Fit calmement Onji, placé derrière elle. Il était un peu tassé avec Hono, mais les deux kirins avaient décidé, en accord avec leur maîtresse, qu’ils resteraient avec elle dans cette pièce. Ils devaient se faire plus discret qu’avant, car la jeune demoiselle ne pouvait plus se permettent de leurs parler aussi librement que sur les routes. Ils étaient cependant là, présents pour l’aider, comme maintenant.

L’ancienne religieuse ferma les yeux, le kirin de la terre avait raison. Elle leur devait cela par respect pour ses interlocuteurs, aussi bien que par devoir envers sa fonction. En tant qu’onmyouji, elle avait appris à taire ses sentiments et à se concentrer sur la situation présente, au moins cela lui serait utile dans cette pièce. De plus, cet homme avait attendu depuis bien trop longtemps sa peine, il ne méritait pas qu’on le traite avec d’avantage de mépris. Il payerait déjà le prix de son erreur.
Miwako se leva et permit aux personnes en face d’elle de se redresser. C’était une cérémonie officielle, même si elle n’était pas joyeuse. Miwako devait donc faire de son mieux.

« Nonoshimaru, vous avez tourné votre lame contre ceux que vous étiez censé protéger. Vous avez chargé votre don contre vos supérieurs en les accusant et ceux sans le moindre élément pour appuyer vos propos. Votre attitude aurait pu entraîner des morts parmi les gens de notre clan, sans raison qui puissent justifier un tel acte, devenant alors barbare.»

Le ton de la voix était toujours délicat, mais ferme. Il était important que cet ancien samouraï comprenne son erreur, la cause de sa punition. Tout cela ne servirait à rien si la seule chose qu’il retenait de tout cela était une rancœur envers les tigres.

« Pour avoir utilisé vos pouvoirs donnés par Gekigami-sama contre les gens qu’il bénit, pour avoir tourné votre lame contre ceux qui le vénèrent en déité tutélaire, votre peine est l’exil loin des terres de la foudre. Une marque vous sera tatouée sur la main, afin que chacun voie votre condamnation et que vous ne puissiez pas repasser la frontière pour revenir parmi les fils et filles des éclairs.»

La Dame prononça les chefs d’inculpation, ainsi que la sentence d’une voix haute et résolue. Il ne fallait qu’il ne subsiste aucun doute sur la culpabilité de l’ancien Taii, ni sur sa peine. Elle tenait aussi à montrer sa détermination, elle ne laisserait pas impunie des actes contre les gens sous sa protection.

« Nous ne prendrons pas le risque que vous utilisiez ce cadeau divin, pour mettre fin à une âme se promenant sur les terres de sa bien-aimée et céleste sœur. En tant que servants de l’empereur et de la clairvoyante Amaterasus-sama, nous ne pouvons vous laisser parcourir yokuni en possession de tels présents, dangereux et pour lesquels vous vous êtes montré indignes par un emploi inapproprié. »


La dirigeante de la foudre se tourna alors vers sa kannushi. Elles devaient à présent invoquer leur déité gardienne pour procéder à la sentence.



L M M J V S D
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: Le Jugement Dim 17 Juil - 18:46

Tetsuo fût emmener par Keikoku jusqu'à la pièce, machinalement. Il ne savait pas quoi penser du destin de ses armes. Ou plutôt il essayait d'oublier tous les souvenirs qu'elles lui inspiraient. Quand il rentra dans la salle, il ne porta même pas un regard à l'assemblée. Il n'osa même pas regarder la Daimyo. Il saluât l'assemblée en s'écrasant presque au sol puis il fit un bref tour des personnes réunies. La majorité semblait le regarder avec des yeux emplit de haine et de peur, comme s'il était face à un Oni en cage. La douleur psychologique éprouvée par Tetsuo ne faisait qu'empirer... Les souvenirs oubliés commençait à remonter petit à petit, détruisant Tetsuo de l'intérieur. Il baissa simplement la tête prenant alors un air noir. Il voulait simplement que cela cesse... Quitter ce lieu pour crier un bon coup et oublier. Oublier. Il voulait juste oublier.

Il n'écouta pas le discours de la Daimyo, il savait très bien ses torts. Mais il espérait presque que le Kuge sauvé par Juubei fasse un crime bien plus sale que le sien pour qu'ils se rendent tous compte de leur erreur ! Il essaya de se calmer cependant : il s'était dit d'oublier, il allait oublier. Point. Le discours lui coula dessus comme une rivière. Plus rien ne le touchait réellement... Qu'elle dise qu'il est barbare, qu'il est un danger pour Kenshu ne le gêner même plus... Il ne remarquait même plus que c'était la Daimyo qui parlait. Il allait juste se faire enlever ses pouvoirs, partir et ne jamais revenir. Point.

« Une marque vous sera tatouée sur la main, afin que chacun voie votre condamnation...»

Tetsuo arrêta littéralement de respirer. Il regarda la dame avec un regard à la fois horrifié et emplit de douleur. Cette phrase, ces mots... Il sut à cet instant même qu'il ne pouvait plus tenir sa promesse d'oubli. Brisant son tabou intérieur, le souvenir qui émergeait ne voulais plus être caché au plus profond de son esprit. Le souvenirs de cette nuit, de CETTE nuit. La nuit où il s'était laissé prendre pour sauver Kitsu. Cette nuit où il fut pris pour un Yokaï. Cette nuit où il avait scellé tous ses souvenirs d'avant sa capture et où il avait décidé de se voiler la face . Tout lui revint alors. Un flot de joie, de peine, de violence, de secret, de désillusion l'envahit... Tetsuo revenait en lui-même, il redevenait celui qu'il avait refusé d'être par naïveté et par peur. Il se souvint alors des conseils de sa compagne d'existence, tous axés en réalité pour vivre avec tout être. Ses souvenirs se remodelaient, se reformaient, se justifiaient, se dévoilaient. Chaque membre de cette assemblée se transformait et prenait un autre visage, plein de peine, de regret. Celui de voir un des leurs partir. Celui de devoir assister à cette funeste cérémonie. Celui de voir un homme si prometteur détruit par une simple idée.

La Dame finit alors son discours. L'assemblée se tut et tout sembla calme. Mais pour Tetsuo, l'enfer ne faisait que commencer. Il devait accepter une existence qu'il avait rejetée volontairement. Mais il ne la voulait plus, il voulait simplement hurler pour vider sa tête, hurler pour redevenir innocent. Mais il savait bien que c'était impossible. Le moindre geste suspect lui apporterait une mort expéditive causait par le Taisho dans son dos. Il n'avait pas le choix... Accepter son passé, quitte à mourir de l'intérieur. Il resta debout, immobile et le regard toujours tourné vers la Daimyo, telle une statut en son honneur. Il baissa doucement la tête et laissa alors échapper ses émotions. Ses colères, ses tristesses, ses joies oubliées jaillirent par ses yeux sous forme de larmes coulant abondamment. Et avant d'avoir le temps de faire quoi que ce soit il était déjà les mains sur le visage, remplit à nouveaux par son propre être.

Il pleura ainsi quelques instants essayant de rester discret malgré le fait que tout le monde avait dû le remarquer. Il brisa ainsi ses dernières réticences intérieures. Il s'essuya le visage d'un revers de manche et laissa son visage et son esprit se dévoiler . Face à l'assemblée, un homme neuf se ressaisit. Un homme conscient de ses erreurs et prêt à assumer les conséquences de ses actes. Il semblait déterminé et confiant de lui et n'avait plus rien du pauvre homme dépressif qu'il semblait être auparavant. Il brisa alors le silence qu'il avait créé, avec une voix posée, mais néanmoins forte :

" J'assume pleinement les conséquences de mes actes et je dirais même que je déplore mon comportement passé. Je me suis laissé emporter et j'ai montré à tous mes frères et sœurs un comportement inadmissible et honteux. Et c'est pour cela que je vous prie de me croire vous tous : j'ai toujours voulu suivre les enseignements des Kamis pour apporter joie et sécurité autour de moi, mais au lieu de ça j'ai décidé d'oublier l'essence même de mon être, de ma volonté, pour m'adapter à une vie qui m'était simple d'intégrer. Ne laisser jamais l'oublie gagner sur la raison, ou vous seriez enclin à faire la même erreur que moi ou pire. Que ses paroles, bien que prononcé par une personne telle que moi, puissent vous aider plus tard... "

Tetsuo accrocha sur "tard" sans le vouloir. Alors qu'il avait remonté ses yeux et fait le tour de l'assemblée, il les avait accidentellement plongé dans ceux d'un Kirin de flamme. Il eut un léger mouvement de recul quand il vit alors le second Kirin, qui lui, était clairement lié à la nature. Mais ce qui le fit reculer n'était pas la présence de ces êtres, qui lui inspiraient plutôt une joie immense, mais la position dans la salle... Étant tout simplement derrière la Daimyo ! Il resta alors là, bouche bée devant cette scène surréaliste qu'il voyait devant lui.
Revenir en haut Aller en bas
Kuhoko Keikoku

avatar

Taisho

Messages : 172
Date d'inscription : 24/09/2015

Feuille personnage
Age: 35 ans
Titre: Taisho
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Jeu 21 Juil - 21:06

Keikoku observa la scène d'un œil distrait, ses lunettes lui permettaient de ne pas se faire repérer en plein emmerdement. Il avait hâte d'en finir histoire de pouvoir faire quelque chose de plus utile, comme ranger ses chaussettes par exemple. Il était triste pour la kannushi et la Dame, elles ne méritaient pas de devoir faire cela à cause de lui. Mais parfois c'était comme cela.

Pour être tout à fait honnête il réfléchissait à autre chose, d'autres dossiers dont il devait s'occuper. Comme par exemple cette histoire avec Sen, retrouvé mort à cause de ses anciens acolytes certainement. Une menace lui planait au-dessus et au-dessus de sa famille. Ainsi donc les bras croisés le Taisho semblait captiver par la situation alors qu'en réalité il ne pensait même pas à cela.

Son esprit revint quand il entendit dans sanglots, Tetsuo pleurait. Tetsuo pleurait ?! Mais comment avait-il put mettre une telle personne à la tête d'une troupe ? Surtout que connaissant le lascar il ne pleurait pas pour ce qu'on pouvait en penser, l'homme avait toujours été dans son propre monde, donc il devait certainement se rappeler qu'il avait oublié de nourrir sa chèvre avant de partir ou un truc du genre.

Kei écouta les paroles suivantes de Tetsuo. Il voulait donc prendre ses responsabilités, c'était beau, donc cela voulait dire qu'il était prêt au seppuku ? Bonne chose il partirait avec honneur au lieu de partir avec honte. Le Taisho écouta les paroles du jeune homme, pensant qu'il avait enfin mûrit, mais les dernières lui firent se masser les yeux un petit instant. Les gens autour réagissaient discrètement aux dernières paroles de Tetsuo, certainement parce que... cela ne voulait rien dire du tout, pourquoi se souvenir de ce genre de paroles alors qu'elles n'avaient ni queue ni tête ? Etait-ce là un dernier pied de nez à Kenshu ? Un dernier foutage de gueule ? Keikoku savait que non, mais il ne voulait pas intervenir. Néanmoins, les paroles de Tetsuo avaient réussi à toucher un peu Kei, aussi l'homme se demanda s'ils ne pouvaient pas être plus magnanime. Il s'avança donc vers sa Dame et s'inclina une nouvelle fois.


Si ma Dame, élue de Gekigami me permet une dernière intervention... Il attendit donc que la Dame accepte ou refuse avant de se redresser pour parler. Ce jeune homme à dit vouloir prendre ses responsabilités, aussi peut-être pouvons-nous être plus magnanime ? Et lui permettre de laver l'honneur qu'il a perdu et le déshonneur qu'il a infligé à notre armé par ses gestes. Peut-être pouvons-nous lui autoriser le seppuku, afin qu'il retrouve sa dignité.

Sur ce, il attendit la suite.
Revenir en haut Aller en bas
Mirai Sora

avatar

Kannushi

Messages : 119
Date d'inscription : 08/05/2016

Feuille personnage
Age: 19
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Lun 25 Juil - 18:24

Lorsque Sora entendit la voix de Tetsuo, qui se présentait en sanglots devant sa Dame, alors qu’il était là pour subir une sanction, elle sût qu’elle n’admirerait jamais cet homme, ni pour ce qu’il avait bien pu être, ni pour ce qu’il ne serait jamais. Certes les pleurs avaient été discrets, mais vu que tous les yeux de la pièce étaient rivés sur lui, tout le monde s’était probablement aperçu de son état émotionnel. Après tout, on ne peut pas cacher un nuage de pluie en plein milieu d’un ciel bleu et pur.

Quant à ce qu’il dit ensuite, c’était bien les paroles d’un homme qui regrette, mais les regrets arrivaient bien tard selon la jeune kannushi. Qu’il est facile de regretter d’avoir fait une bêtise, lorsque la bêtise s’est transformée en catastrophe. Un homme peut bien dire pardon au ciel pour avoir fauté, le ciel n’en sera pas plus clément s’il est en colère … Cherchait-il par hasard à toucher qui que ce soit, par les sentiments ? Peut-être osait-il songer qu’un congrès féminin saurait être plus indulgent, mais ce n’était pas le cas, en tous cas par pour Sora.
*Un homme qui a bafoué son propre honneur ne devrait pas chercher à le sauver … *

Elle songeait à ses deux frères, qui s’étaient battus en vrais samuraïs, couverts d’honneur, malgré leur jeunesse et leur fougue ; c’est bien dans la mort qu’ils seraient comblés face à l’ennemi. Elle le savait. Ce n’était bien sur pas ce qu’elle désirait au fond d’elle. Mais c’était ce que ses frères pouvaient souhaiter de mieux, pour le salut de leur nom et de leur clan. Et c’était ce qu’ils souhaitaient vraiment, car leur père leur avait inculqué les principes du bushidô depuis leur plus tendre enfance. Elle jugea peut être donc hâtivement Tetsuo, mais elle trouvait cette réclame un peu injuste envers les samuraïs qui se sacrifient vraiment …

Elle l’écouta néanmoins attentivement, consciente que les mots prononcés dans ce genre de situations étaient lourds de conséquence. Elle ne tiqua pas jusqu’à ce qu’elle entende ceci :

“...j'ai toujours voulu suivre les enseignements des Kamis pour apporter joie et sécurité autour de moi, mais au lieu de ça j'ai décidé d'oublier l'essence même de mon être, de ma volonté, pour m'adapter à une vie qui m'était simple d'intégrer”

Là, sa paupière palpita littéralement, tellement elle était choquée par le propos. “Les enseignements des Kamis” ? Et, depuis quand au juste les Kamis enseignaient de se retourner contre ses confrères pour des raisons personnelles ?

“Pour m’adapter à une vie qui m’était simple d’intégrer” ? Mais où voulait-il en venir au juste ? Il avait donc bien renié tous les principes fondamentaux de l’honneur pour son intérêt personnel. Il aurait aussi bien pu annihiler un clan entier en partant sur ce principe … Les raisons exactes importaient peu aux yeux de Sora. Abjurer le bushido, et désavouer les principes spirituels, pour elle, cela signifiait qu’un homme capable d’un tel  comportement ne pouvait pas être fiable ...

Alors, lorsque Keikoku éleva ensuite la voix pour donner son avis à son tour pour demander un seppukku pour le jeune homme, elle fut partagée. Certes, un homme non fiable méritait la mort. Mais pour elle, une mort dans l’honneur était un réel cadeau. On ne pouvait pas se permettre de rendre son honneur à quelqu’un qui a craché dessus à plusieurs reprises.

La solution de Miwako semblait la bonne : une exclusion, avec un tatouage de bannissement, et une privation des pouvoirs. Mais, encore une fois, ce n’était pas à elle de trancher. Elle glissa donc un mot à l’oreille de sa Dame, pour essayer de l’aider à prendre ce genre de décisions, chuchotant suffisamment bas pour que les autres ne puissent pas l’entendre :

“Miwako, si je peux me permettre, si tu autorises un homme à regagner son honneur dans la mort, il est plus récompensé que puni, contrairement à s’il est bannit de son clan et renié par son Dieu.”


Peut-être son ton trahirait-il une pointe d'agacement envers le détenu, qu'elle avait du mal à ne pas laisser montrer par ses gestes un peu secs et stricts. Mais c’était une phrase simple, et elle était bien consciente que Miwako savait déjà cela. C’était juste une manière de résumer son propre avis sur la question. Elle soutint donc le regard de l’Elue de Gekigami-sama, comme pour lui assurer de ne pas hésiter. Mais elle ne savait pas si cela l'aiderait vraiment à trancher sur ce cas …


L - M - M - J - V - S - D
Revenir en haut Aller en bas
Kenshu Miwako

avatar

Daimyo

Messages : 354
Date d'inscription : 10/11/2014

Feuille personnage
Age: 21 ans
Titre: Abe no Miwako
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Mar 11 Oct - 0:31

La Dame vit les larmes couler sur les joues de cet homme plus vieux qu’elle. Prenait-il conscience du prix de son geste inconsidéré ? Elle ne le savait pas et ne pouvait pas se montrer moins ferme. Subitement, le prisonnier prit la parole, sans y avoir été invité. L’action surprit la dirigeante des foudres, non pas à cause de son impolitesse, mais de sa futilité. Parler maintenant ne pouvait rien lui apporter, même pas une réduction de peine. Dans le pire, il pouvait enfoncer son cas. Pourquoi risquer une action qui n’apporter rien, à personne ? Il souhaitait peut-être laisser des dernières paroles derrière lui, comme une dernière action d’éclat, un avertissement ? Mais pour qui, car peu dans le public étaient prêts à lui tendre une oreille sympathique et bienveillante.

Un sourire moqueur se traça sur les babines de la Kirin des flammes devant le recul du soldat. Alors cet homme pouvait les voir, le don n’était décidément pas attribué qu’à des lumières.

« Bouh ! »

Fit-elle moqueuse, ce qui fit détourner le regard de Miwako , lors de la prise de parole de son taisho. Elle fusilla la gardienne des flammes du regard, ce qui sembla l’amuser. Onji lui écrasa la patte sans ménagement alors que l’onmyouji fixa de nouveau son attention sur la salle. Elle n’avait pas entendu toutes les paroles de celui qui dirigeait son armée, mais l’ancienne religieuse avait saisi l’idée sur le dernier mot. Le conseil de Sora confirma son hypothèse.

« Merci pour vos interventions, mais il n’est pas question d’accepter ou de refuser un seppuku qui ne m’a pas été demandé. »


Répondit doucement Miwako. Il était inutile de se battre sur le sujet, si le premier pas n’était pas fait.  Jamais la jeune femme ne demanderait à un soldat de faire seppuku, cela ferait perdre tout son sens à ce don, à cette cérémonie au combien importante pour les pratiquants du bushido. La demoiselle laissa à l’homme plus vieux qu’elle quelques minutes pour réagir, au cas où Nonoshimaru souhaiterait faire un tel acte, mais toute son attitude indiquait le contraire.
L’élue de Gekigami-sama poussa un soupire. Par sa dernière action, l’homme avait complètement détruis son message. Elle ouvrit de nouveau son regard et on pouvait y lire une légère peine.

« Je ne demanderais qu’à vous croire Nonoshimaru, mais comme pourrais-je le faire alors que vos mots et vos paroles sont en opposition ?  »

Lui demanda-t-elle avec une sincérité désarmante.
Cette dernière phrase sembla plonger Miwako dans une certaine réflexion. Au vu de l’évènement, il lui sembla incongrue de la partager.

« Cela signifie que l’exil du clan n’a pour vous pas tant d’importance que cela, du moins pas plus que votre vie. Ce que je ne comprends pas. En devenant samouraï, vous vous êtes normalement engagé à la donner pour protéger les terres et les gens du tigre foudroyant. Ils devraient par conséquent être au-dessus. Par vos actions, vous montrez tout le contraire. Vous montrez également que l’exil, qui pour tout autre serait une horreur, ne vous impacte que peu au final.»

Cette conclusion semblait embêter la jeune femme, car ce raisonnement en amenait un autre.

« Pars vos actions, il ne me semble pas que vous soyez prêt à assumer les conséquences de vos actes. Vous n’êtes prêt à assumer que dans une certaine limite, une limite qui se cantonne à de l’acceptable dans votre bien-être. Ce n’est pas cela être prêt à assumer les conséquences de ses actes. Le simple exil ne peut donc pas être une peine valable pour vous.»

Le silence s’instaurait alors qu’il était évident à présent que la Dame allait modifier la sentence pour le condamné.

« Vos pouvoirs vous seront toujours retirés. Le tatouage sur la main reste d’actualité, il sera là pour vous rappeler vos actions et ce que vous avez perdu. Vous dites que votre égarement est dû à un oubli, cette marque sera là pour éviter que cela ne se reproduise. »

La jeune femme marqua une pause à nouveau, pour trouver une solution plus adaptée.

« Votre exil demeure aussi inchangé et jamais de votre vie vos pieds ne fouleront ce sol. Je rajoute toutefois également un tatouage sur votre joue. Il sera là pour vous apprendre ce que signifie assumer, car cette marque vous rendra identifiable. Vous traverserez des moments durs, vous serez vivant, mais seul et vous serez rejetés par tous où que vous vous rendiez. Traversez cette épreuve, faite ce long parcours pour apprendre le sens des mots et véritablement sentir ce que vous avait perdu, gâché et abandonné par égocentrisme, orgueil et présomption.»

La condamnation qu’elle prononçait était encore plus dure. Avec un tatouage sur la joue, elle rendait quasiment impossible la réintégration de l’homme dans la société. La Dame le condamnait presque à mourir de faim dans la nature. Avec une telle marque, ironiquement ses meilleures chances de survie devenaient les vols et autres brigandages. Malheureusement, au vu de ses actes et de ses paroles, elle ne voyait pas d’autre punition avec du sens.

« Puisque seule votre personne vous intéresse,  nous n’avons d’autre choix que de taper sur celle-ci. Apprenez de votre histoire qui va devenir miséreuse. Une fois tout cela traversé,  si vous ne vous égarez pas à nouveau et uniquement à cet instant-là, vous pourrez parler d’assumer et vous serrez enfin en position pour nous apprendre des choses. »

Conclu Miwako comme dernier encouragement à un homme qu’elle plongeait dans la misère. S’il y avait dans le regard et le ton de la demoiselle de la compassion, il n’y avait nulle trace d’indécision. Elle n’était clairement pas heureuse de prononcer une telle peine, mais il était tout aussi visible que rien ne la ferait plier. Cette peine n’était pas là pour lui plaire à titre personnel. C’était un exemple du Daimyo envers son clan, un message et elle ne pouvait pas se permettre de se montrer faible sur un tel sujet. Son devoir l’emportait sur ses sentiments, comme d’habitude.
La dirigeante des foudres se tourna vers Sora pour lui montrer qu’elle était prête pour la suite et que la Kannushi devait enchaîner sur la suite de la cérémonie pour lui retirer ses dons.

« Et tu ferais bien de te taire pour de bon. »


Prononça de manière plus ferme et beaucoup plus tranchante le gardien des terres. L’attitude de Nonoshimaru l’avait agacé, surtout avec l’impact sur sa protégée. Il n’y avait que Sora, Miwa et le condamné pour l’entendre, mais le message ne devait être clair justement que pour ce dernier.



L M M J V S D
Revenir en haut Aller en bas
Invité

avatar

Invité


MessageSujet: Re: Le Jugement Lun 31 Oct - 14:51

Tetsuo se détacha du débat. Cela faisait depuis longtemps qu'il avait accepter son destin. Depuis longtemps qu'il savait qu'il ne pourrait plus jamais vivre comme avant. Alors pourquoi restait-il dans cette salle alors qu'il aurait pu fuir, renier tout ? Parce qu'il n'avait jamais abandonné. Voilà pourquoi. Aujourd'hui il allait tout perdre à cause de cette façon de penser. Mais peut-importe. Il avait fait ce qu'il pensait juste. Il n'avait menacé qu'un danger pour son clan à ses yeux... Donc pourquoi commencer à culpabiliser ? Non, il pouvait tout à fait rester clair sur un point : il n'avait fait que son devoirs de protecteur pour son clan. Maintenant tout s'éclaircit dans son esprit. C'est ça qu'on appelé la fatalité. Une punitions injustement donné. Un destin injustement tracé. Tel serait sa vie. Est-ce qu'il avait de la rancœur contre Sen pour avoir réussi à atteindre un niveaux d'intouchabilité tel que son argumentation? Oui, un peu, mais il aurait put trouver mieux que le menacer. Est-ce qu'il en voulait à celui qui lui avait donné une raison de se battre pour le clan ? Non. Pouvait-il critiquer les décision de chacun ? Non. Il ne pouvait qu'accepter son sort, aussi injuste soit-il.

Étonnamment, son exil se changea en une punition plus grande. L'exil l'arrangé ? Qui leurs avait mis cette idée en tête... Ah oui, lui-même. Il aurait voulut rétorqué que non, bien au contraire, cet exil lui pesait énormément. Il avait enfin trouvé un endroit pour être à jamais heureux en se battant simplement. Il laissait derrière lui des gens qu'il avait chéri, qu'il avait envie de voir grandir, des gens qu'il aimait beaucoup. Il laissait derrière lui des années de joie et d'entente. Il laissait des rencontre incroyable, humain comme Yokaï. Il entendit d'ailleurs l'ordre du Kirin, mais il n'en tint pas compte. Il n'avait aucune raison de parler... D'ailleurs pourquoi parler... Hum, pitoyable être vivant que cet homme se tenant devant cette assemblé. Il se rendit compte de la vérité. Il allait vivre l'enfer... Donc pourquoi les épargné ? Pourquoi les laissé juger de son sort pour rien. Très bien... Il voulait une raison pour le punir, qu'il en soit ainsi. Il leva ses deux bras en l'air. Sa vie allez devenir un enfer s'il accepté son sort. Alors autant quitter ce monde avec classe. Il attira l'énergie statique vers lui. Il commençait à ressentir les regrets, mais il les oublia. Il avait envie d’arrêter pour sa division, pour cette Miko qui l'avait soigné au péril de sa vie... Pour cette femme devant lui qui ne faisait que son travail et qui allait assister à une exécution... Plus il sentait l'électricité l'envahir, plus il sentait venir la mort. Il tourna son regard vers le seul pouvant savoir ce qu'il faisait, Kuhoko-sama, le seul humain pour qui il eu du respect. Il le fixa dans les yeux et bougea simplement ses lèvres tandis qu'une larme visible que part le Taisho coula.

"Tue-moi"


Ps:
 


Dernière édition par Nonoshimaru Tetsuo le Mer 2 Nov - 21:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Mirai Sora

avatar

Kannushi

Messages : 119
Date d'inscription : 08/05/2016

Feuille personnage
Age: 19
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: Le Jugement Mer 30 Nov - 19:58

La sanction de la Dame du clan des Foudres était finalement tombée. Et elle était bien plus rude que la mort ou l’exil … Le condamné avait été jugé indigne de la mort bien trop honorable que pourrait représenter un seppukku, ou même indigne de la mort bien trop salvatrice d’une simple exécution pour l’exemple. Il était même jugé assez immature pour ne pas comprendre sa propre punition. Miwako-sama avait donc été obligée de réévaluer sa sanction à la hausse, et Sora ne pouvait que parfaitement comprendre son choix, même si pour sa part, elle aurait presque préféré débarrasser le monde d’un homme aussi peu consciencieux …

Mais elle n’était pas Dame et heureusement pour Tetsuo. Plus elle l’observait et moins elle éprouvait de pitié pour lui, car elle ne pouvait s’apitoyer pour quelqu’un qui ne regardait que ses propres intérêts avant ceux de son clan … Oui, c’était bien pire que la mort. De cela, Sora avait la certitude. D’autant qu’elle doutait sérieusement de la capacité de cet homme à apprendre de ses erreurs … Sa sœur de cœur était bien plus clémente qu’elle, et sa décision bien plus sage. C’est en cela qu’elle éprouvait autant d’admiration pour celle qui fut jadis son mentor sur la voie des arts onmyouji.

En observant attentivement le guerrier, elle sut qu’il n’écoutait même plus ce qu’on lui racontait. A ses yeux il était donc pire qu’un enfant mal élevé … Qu’avait-il apprit de sa vie alors qu’il avait eu la chance d’appartenir à la noblesse martiale ? Visiblement rien … Elle songea à ses deux jeunes frères qui étaient tous deux samuraï et faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour servir les intérêts de la Foudre … Certains hommes comme eux, plus méritants, auraient plus vite compris les enjeux de tout ceci … Ils se seraient repentis, et auraient demandé la mort comme ultime manière d’expier leurs crimes.

On sentait pourtant dans la voix de la jeune Dame autant de fermeté dans ses décisions que de compassions pour tout ce qu’il restait d’humain dans la personne de Tetsuo. Comme si une réelle volonté de l’aider et de lui montrer le droit chemin subsistait dans ses faits et paroles. L’Elue de la Foudre révélait alors aux yeux de Sora un penchant maternel qu’elle avait déjà elle même expérimenté jadis. Néanmoins, peut-être cela n’était pas perceptible par tous. La décision était irrévocable.

L’ancienne onmyouji entendit le kirin gardien conseiller à Miwako de se taire, ce qui la fit sourire intérieurement. Le regard froid et noir de la kannushi était pourtant toujours dirigé vers le repentant Tetsuo. La réaction ne fut pas immédiate. La jeune héritière des Mirai perçut tout de même dans son regard une pointe de folie, ou quelque chose d’au moins similaire, et un pic d’adrénaline s’empara d’elle quand elle sentit que l’homme utilisait tout à coup les forces de la foudre qu’on venait de lui confisquer officiellement … Officiellement oui, mais pas encore dans la pratique !

Aussi, elle ferma ses yeux rapidement, indiquant par la pensée à Urahara de surveiller le jeune fou. Peu importe quelles pouvaient être ses intentions, elles n’étaient forcément pas bonnes. Comment pouvait-il oser ? Devant sa Dame et devant sa Kannushi ? alors qu’on venait justement de lui supprimer ce droit ? Comment osait-il encore user du Don des Kamis ?

Elle invoquait à présent Celui qui était devenu le Centre de sa frêle existence. Humblement, elle l’invita. Elle prononça alors les phrases suivantes :

“Ô, Kami des Foudres, Votre Voix ainsi que Votre Elue sont là et doivent rendre justice par Votre Bras. Nous vous conjurons de venir accomplir ici la sentence divine pour cet homme qui a été jugé indigne de Vos Dons généreux ...”

Alors qu’elle prononçait ces phrases, elle ne pensait pas que cela aurait un effet aussi immédiat. Mais qui était-elle pour faire des comptes sur les vitesse de la Foudre elle-même ? Elle sentit alors ses yeux briller comme si mille petits éclairs en sortaient alors … Elle les ouvrit, et ils brillaient tous deux d’une lumière aveuglante. La jeune femme voyait si nettement qu’elle avait l’impression d’avoir au moins trois paires d’yeux … Pourtant tout était lumineux et subtil comme la foudre dans la tempête.

Le Dieu de la Foudre apparut à cet instant, descendant des cieux en un éclair grondant de colère et de hâte, montrant toute sa puissance aux misérables êtres qu’ils étaient tous dans cette salle …

Il s’incarna rapidement sous une forme tout à fait extraordinaire ; entre le tigre l’homme et la lumière pure, sacrée de l’Eclair … A la fois physiquement là, mais incandescent, à la fois absent, mais terriblement présent … Et sa présence à elle seule donnait l’impression à Sora qu’elle avait le souffle coupé, et elle tomba sur ses genoux comme lors de Leur première Rencontre. Profitant de cette faiblesse, elle salua sa divinité comme il se devait, moins bouleversée néanmoins que lors de la fois précédente. Elle réalisa alors : Il s’était rendu visible de tous … Ce qu’elle avait prit au départ comme un jugement embêtant et futile était en fait devenue une situation exceptionnellement grave pour que le kami se manifeste de cette façon … Une larme coula de sa joue machinalement à cette simple pensée. Elle avait l’impression honteuse d’avoir échoué quelque part pour qu’Il soit aussi en colère ...

"- QUI ? QUI EST-IL? QUI EST CELUI QUI A OSÉ ABUSER DE MES DONS ?"

Nul n’eut besoin de répondre aux questions vrombissantes de Gekigami-sama.

"- C’EST DONC TOI …" dit-il en se tournant vers Tetsuo …

Sora sentit que le Divin Tigre essayait de se calmer lui-même de sa propre colère. Mais la kannushi sentait en elle-même les innombrables salves de piquants éclairs qui venaient lui taper sur l’âme, comme lorsque son Dieu voulait s’exprimer à travers elle. Elle avait brièvement appris comment communiquer avec lui, qui faisait désormais partie d’elle … Et là, voici comment elle pouvait interpréter la situation : douleur, colère, déception …

Le kami n’hésita cependant pas trop longtemps pour faire sa première action, qui consistait simplement à lever son avant bras. Le pouvoir que Tetsuo avait pu commencer à rassembler fut absorbé d’une manière assez violente pour revenir à Gekigami-sama lui-même. On avait clairement pu entendre comme un bruit de déchirement à cette seconde, comme si la foudre concentrée dans l’être et le corps de l’ancien Taii avait été arraché comme on arrache vulgairement un collier de la gorge de quelqu’un.

"- COMMENT AS-TU PU PENSER QUE J'APPRÉCIERAIS CET ACTE ?"

Alors, il supprima tous les pouvoirs de Tetsuo : des centaines d’éclairs jaillirent hors de lui, et vinrent se reloger dans la main du Kami sous la forme d’un globe scintillant. Puis, de son poing géant, il éclata cette bulle de puissance comme si cela n’avait été qu’une boule de papier à froisser.

"- Te voilà privé de tes pouvoirs car je te renie en tant que fils de la nation Kenshu : tu n’en est plus digne. Tu es allé à l’encontre de ta Voie, tu as trahis des gens de confiance, tu as protégé tes propres intérêts. JE NE PEUX PAS CAUTIONNER CELA !!!"

Ses cris résonnaient dans le bâtiment comme tant de coups de tonnerre ondoient dans le ciel gris … Alors qu’une deuxième larme coulait le long de l’autre joue de la kannushi, Gekigami-sama se tourna brusquement vers elle.

Il s’approcha pourtant lentement de son visage, et, de sa main ondoyante, fit s’évaporer les larmes acides sans même toucher ses pommettes. La lumière rayonnante de ses pupilles se dissipa aussi, la laissant pendant un temps aveugle d’éblouissement.

C’est sur cette magnifique fraction d’image qu’il disparut comme si il n’avait jamais été là … Une tension pesante semblait stagner dans l’atmosphère, laissant néanmoins une trace de son passage. Mais cette fois elle était bien consciente pour le constater …
HS:
 


L - M - M - J - V - S - D
Revenir en haut Aller en bas
Tobimaru

avatar

Aide à l’automatisation

Messages : 1193
Date d'inscription : 22/03/2014

MessageSujet: Re: Le Jugement Sam 7 Jan - 21:14

Ce sujet se passe dans un futur hautement improbable et pourra être à remanier lorsque l'event sera terminé. Il est mis en attente pour le moment.


Woof.
Merci de ne pas m'envoyer de MP.
Compte d'automatisation des suivis
Et de nettoyages de lieux
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Jugement

Revenir en haut Aller en bas
 

Le Jugement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Jugement Brignol Lindor: condamnation a perpetuite de 2 ...
» Liban : un petit jugement citoyen
» Jugement rendu : un papon désavoué!
» Purifiez votre âme avant le jugement dernier
» La douleur d'un jugement


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
..
.Abyndal.
...
...
..
..
...
.
.... .Ewilan RPG..
....La Sérénissime..