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 Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken]

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Kasuga Daiki

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Samouraï

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MessageSujet: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Jeu 2 Juin - 14:59

Il était devenu samurai, enfin, même si pour certain c'était certainement trop tôt lui était sûr de ce qu'il voulait, il était sûr que c'était le moment et s'il s'écoutait, il aurait même dit qu'il était en retard, il aurait dû être opérationnel quand les yokais avaient attaqué. Depuis son gempukku il était dans l'une des casernes de Kasu, mais sa volonté était autre part, il ne voulait pas devenir le meilleur samurai d'Okaruto, mais le meilleur guerrier de tout Yokuni et ce n'était pas dans cette division banale qu'il pourra le devenir, il en était certain.

Il avait voulu rejoindre la division de ses rêves, la division volante aussi appelée La Meute, ses camarades actuels et son supérieur trouvait cette idée totalement idiote, pour eux cette division était réservée aux rebuts de la société, pas à des samuraï de bonne famille comme lui, mais là où les autres voyait des rebuts, Daiki lui y voyait la division qui possédait les meilleurs résultats de tout Okaruto, pour devenir le meilleur, il lui fallait apprendre avec les meilleurs, quitte à souffrir, quitte à voir ses croyances et ses espérances réduites à néant. Il voyait également le moyen de faire hurler son père sans qu'il ne puisse rien faire, c'était idiot de penser ainsi, mais depuis quatre ans il ne pensait à son père que de cette manière.

Il était donc dans sa division, il nettoyait le dojo comme tout bon nouveau, passant un coup de propre comme on pouvait le voir si souvent. Daiki n'était pas une tête brûlée qui n'aimait pas les ordres ou les supérieurs, il savait où était sa place et obéissait aux ordres comme tout bon samurai du clan. Il avait hâte que le temps passe, il voulait devenir plus fort et plus vite, ainsi il pourrait protéger efficacement Okaruto ainsi que sa famille et les trois femmes qui la composait. Après tout il était né Okaruto et comme beaucoup il ne voyait pas l'intérêt de guerres ou de conquêtes, les cinq clans étaient bien ainsi, le pays devrait être protégé contre des bandits, barbares ou même contre de nouveaux yokais pourquoi pas.

Alors qu'il mangeait tranquillement avec d'autres soldats, l'ouïe de Daiki fut titillé par un sujet qui était abordé à la table juste derrière lui. Cela parlait Asagiri et de la future purification de la ville et le cœur du jeune samurai se serra un peu : Asagiri, c'est là qu'était sa sœur, son taisho. Il avait pu la voir au début de son sommeil, mais pas depuis, il se demandait si sa sœur allait bien, si elle était proche de son réveil ou non. Il ne savait pas ce qu'il pourrait faire sans elle, il perdrait la seule personne à toujours l'encourager et la seule personne avec qui il pouvait parler de certaines choses. Bref il serait vraiment démuni.

La discussion derrière lui dévia sur le réveil du Taisho, le sang de Daiki ne fit qu'un tour et ses yeux s'écarquillèrent de surprise. Ni une ni deux il lâcha son repas pour se retourner et saisir le parleur par le col. La surprise de l'homme et le regard de Daiki suffirent à le faire parler, surtout qu'il n'y avait rien de secret ou autre. C'est ainsi que l'héritier des Kasuga apprit que sa sœur c'était bel et bien réveillée et qu'elle était certainement encore à Kasu. Sur ce le petit samurai courra rejoindre son Taii pour le demander le droit de partir pour Asagiri séant, son supérieur n'y voyant aucun inconvénient et comprenant l'envie du jeune homme, l'autorisa à partir et il demanda aussi à un autre samurai de la division de partir avec lui.

Inutile de dire que Daiki ne se formalisa pas sur l'endurance de son cheval en le faisant galoper le plus souvent et le plus longtemps possible. Et comme cela n'allait pas assez vite pour lui, il utilisa son pouvoir pour la toute fin du trajet. Il s'excusa auprès de son collègue, lui demandant gentiment de continuer la route jusqu'à Asagiri et il s'envola le plus rapidement possible vers la ville.


Au bout d'une heure la ville était visible entourée de brume, Daiki commençait à être fatigué, il n'avait jamais utilisé son pouvoir à pleine vitesse avant, il ne fut donc pas étonné de voir que cela avait duré environ une heure. Il avait déjà utilisé ce pouvoir six heures d'affilés, mais à ce moment-là c'était juste pour s'en servir comme coussin. L'adolescent descendit donc vers la ville et stoppa son nuage une fois près du sol, il en descendit et se pencha en avant, mains sur ses genoux pour reprendre son souffle, il était aussi crevé que s'il avait fait le chemin en courant. Trois soldats curieux à propos de cet étrange nuage, approchèrent.


Ohayo samurai-san… Il est à toi ce drôle de nuage ?
Pouvoir… Kasugami. L'espace entre les mots était complété par une tentative de reprise de souffle, après ces mots le nuage se dispersa comme la brume se disperse face aux rayons du soleil. Kasuga… Riyu… Taisho ?
Haa ? Tu veux voir le Taisho ? Et bien elle est là-bas, mais elle se repose donc…

L'homme avait pointé du doigt la destination du jeune homme, il n'eut pas le temps de finir, que le jeune homme le remercia et avança vers la direction qu'il lui avait donné dans le camp. Encore un peu essoufflé, le gamin prit son mal en patience et décida d'augmenter un peu le rythme, il était habillé de la tenue réglementaire et portait son daisho, mais même si cela le dérangeait dans le mouvement il augmenta l'allure. Il voulait tellement revoir sa sœur.
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Daiyuki Raiken

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Taisa

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Lun 6 Juin - 13:41

Cela faisait quelques heures qu'il veillait sur la Dragonne épuisée par la si courte course qu'elle avait eu derrière lui lors de leur confrontation avec le yureï. Depuis, il avait dépêché les prêtresses et ses guerriers afin de purifier chaque corps qu'ils trouveraient. Si il avait tenu au début à les accompagner, son utilité sur place s'avéra rapidement limitée.

Aussi ses ordres avaient été transmis et s'était-il empressé d'écrire aux provinces voisines de Kasu et Hiyori afin d'obtenir de ces dernières l'aide spirituelle dont il avait besoin pour boucler au plus vite les raisons de leur présence en ces lieux et de rendre son Taisho au clan. Une fois les missives envoyées, il s'en était retourné au chevet du Général endormi et ne l'avait quitté que lorsque sa présence était requise de façon indispensable.

Ce ne fut que bien plus tard qu'il entendit des rumeurs d'une discussion animées depuis derrière la porte coulissante même de la chambre où Riyu prenait son repos. Intrigué et animé par la hargne que l'on puisse en venir à un tel manque de respect envers la condition connue et visible de la fatigue du Maître des Armées des Brumes, il se leva et fit brusquement glisser le panneau, menaçant de l'arracher de son rail dans le même mouvement.

Deux ashigerus interdisait l'accès à ce qui semblait être un samouraï du rang dont le visage rappelait quelque chose au géant, mais bien au-delà de telles considérations, il se plaça derrière les garde, occupant à lui seul toute la largeur et la hauteur du couloir, ses traits inexpressifs n'atténuant en rien la flamme de colère brillant dans son regard doré.

Une courte expertise de l'opportun le rendait plus petit et fluet encore que ne l'était Riyu elle-même, preuve d'une jeunesse qui tardait à montrer ses effets sur la croissance d'un adolescent. La teinte de ses cheveux et les lignes de son menton étaient les seuls éléments qui parvinrent à titiller la curiosité du Taisa, mais celle ci disparut aussi vite était-elle apparut.

La seule raison qui l'empêcha de tonner de toute la puissance de sa voix était sa propre conscience de la présence de l'être endormi derrière lui, mais ses poings fermés et les veines hirsutes parcourant la surface de sa peau visible attestèrent de son profond état d'irritation lorsqu'il parla enfin :

Je suis Daiyuki Raiken, ombre de Kasuga Riyu et Taisa Okaruto ! Il n'est aucune autorité autre que celle de la Dame des Brumes ou celle de l'Empereur lui-même pouvant oser venir ainsi demander à voir le Dragon de l'Est. Le simple fait de penser pouvoir quérir son attention est une folie dont je serais honoré de vous délivrer à l'instant si vous persistez dans cette dernière. Votre nom ne m’intéresse pas, je n'ai cure de vos excuses.

Vous attendrez le réveil du Taisho pour pouvoir le rencontrer et exposer les raisons de votre présence que j’espère valables sous peine de vous voir subir son courroux. Disposez à présent, je ne souffrirai d'aucune syllabe supplémentaire prononcée à cet instant, veillez à vous laisser accompagner de ces hommes au dehors et à préparer le discours approprié au vu du nombre incalculable de fautes que votre irruption ici laisse entendre.


Raiken fit demi-tour brusquement et disparu derrière le ventail qu'il referma sans attendre une autre réaction de quelque sorte que ce soit, il n'en aurait autorisé aucune de toute façon. Néanmoins, il se promit de traiter de cet étrange événement avec son aimée lorsqu'elle ouvrirait enfin l’œil.
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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Mar 14 Juin - 1:25


Telle une feuille à la surface de l'eau qui ne savait que choisir entre couler ou flotter, la conscience de Riyu se dégageait parfois d'une torpeur qui n'était plus tellement profonde. Les soldats, qui pourtant prenaient soins d'alléger leurs pas et de calmer leurs paroles dans les alentours de la chambre, la fournissaient parfois en point d'encrage audibles, en tout cas, assez pour qu'une pensée fuse et, évanescente, disparaisse dans une nouvelle phase d'inconscience. Ce demi-sommeil qui avait pris la Dragonne pour quelques heures prit progressivement fin lorsque cette dernière se rendit compte d'une discussion animée qui lui fit froncer les sourcils, puis se retourner. Nul doute qu'ainsi dérangée, elle ne tarderait pas à se réveiller. Ce ne fut pas les pas nerveux de Raiken qui attisèrent sa curiosité jusqu'à ouvrir grands ses yeux. A vrai dire, elle se redressait sur sa couche alors qu'il quittait la chambre, mais elle était bien certaine d'avoir entendu une voix familière. Elle prit le temps de se vêtir d'au moins son Hakama et son Haori avant de sortir de la chambre avec précipitation, manquant de bousculer son second et aimé qui rentrait alors pour la cinquième fois de la journée dans la pièce. Il faisait presque nuit à présent le couloir était sombre et elle sentait les rémanents assauts du Tigre battre encore en son sein.

Au bout du corridor, une petite et frêle silhouette était flanquée de deux Ashigeru. Elle lança :
"Daiki ?"

Il se retournèrent tous au mot du Taisho, qui frotta ses yeux pour chasser les dernières poussières de fatigue du réveil avant d'observer son frère. Rien que le retrouver après situation si critique emplit son coeur de joie, cependant celle-ci fut mêlée de surprise et de perplexité lorsqu'elle le trouva en armes et en habits de samouraï, comme s'il était fait alors qu'il était encore si jeune d'esprit comme de corps.

"Qu'est-ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas être à Kasu ?...Rompez, soldats. Ce garçon -ou plutôt cet homme- est mon invité.
Elle lui fit naturellement signe de la suivre alors qu'elle disparaissait une nouvelle fois dans la chambre, sachant qu'il allait vivement fausser compagnie à ces messieurs comme à son habitude.

"Raiken, voici mon jeune frère, Kasuga Daiki. Daiki, voici mon second, Daiyuki Raiken. Ne t'en fais pas pour ce qu'il a dit, il ne toucherait jamais un cheveux d'un Kasuga. Hum ?" s'exclama-t-elle, fière, alors qu'ils pénétraient dans la pièce. Elle poursuivit: "Je pense que nous avons beaucoup de chose à nous raconter, n'est-ce pas ? Cela m'étonne que père aie autorisé son fils chéri à porter le daisho si vite...M'enfin. Félicitations !"

Par ces quelques mots, Riyu exprimait sa prise de position. Il faudrait que Daiki la convainc qu'il était prêt désormais à se battre véritablement. Elle échangea un regard avec Raiken, lui demandant son avis en apparence, attendant son approbation en réalité par ce geste témoignant d'une complicité manifeste.


L - M - M - J - V - S - D

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Kasuga Daiki

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Samouraï

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Jeu 16 Juin - 16:15

Elle était réveillée et elle était juste au bout de ce couloir, quelques pas et il pourrait la voir enfin avec l'œil ouvert. Cela faisait longtemps qu'il attendait ça, qu'il attendait de la voir éveillée, il n'aurait pas supporté qu'elle ne se réveille pas, d'être seul face à son père, d'être seul tout court. Malheureusement pour lui deux hommes lui bloquèrent le passage et Daiki essaya tout de même de passer et au moment où il voulait leur dire son nom pour qu'ils comprennent mieux, la porte derrière s'ouvrit, mais pas sur sa sœur.

C'était plus grand, plus imposant et tout autant impressionnant : le Tigre d'Okaruto. Daiki arrêta de se débattre en le voyant arriver vers lui, il eut même un peu de mal à déglutir en l'entendant parler. Le jeune homme ouvrit la bouche pour dire qu'il avait compris, mais rien n'en sorti, il se souvenait de l'ordre donné par l'homme imposant et il ne voulait pas jouer sa vie là-dessus, surtout qu'il s''agissait d'un supérieur direct. Il inclina donc son corps uniquement pour annoncer qu'il avait compris et, résigné, il décida de suivre les ashigerus.

Mais alors que les deux hommes allaient faire sortir Daiki, ce dernier entendit des bruits de pas plus légers que ceux du Tigre et il entendit une voix familière prononcer son nom. Tout comme les ashigerus il tourna vivement la tête, pour la voir, enfin. Elle était bien plus maigre qu'avant, mais la voir debout suffisait à le remplir de joie, certes elle devait être encore un peu faible, mais elle vivait et elle pourrait recouvrer ses forces. Sur le coup Daiki ne réussi qu'à dire :


Oneesan !

Il ne fallut pas longtemps à Daiki pour se libérer des ashigerus et suivre sa sœur comme cette dernière lui avait demandé, ils allaient devoir aborder quelques points. Le jeune homme entra dans la pièce, puis sa sœur lui dit qu'il n'avait rien à craindre des dires du Tigre, que ce dernier ne toucherait pas à un cheveu d'un Kasuga, le jeune samurai estima quand même avoir d'une certaine manière fauté. Aussi avant que sa sœur ne continue, le jeune homme s'excusa face au taisa, front au sol avant de se relever.

Gomen nasai Daiyuki-sama, mes sentiments ont dépassé ma raison, je vous prie de bien vouloir m'excuser.

Il était un peu… tendu, l'œil du dragon et les yeux du tigre étaient posés sur lui, le jugeait, le jaugeait plutôt. Tout le monde à Okaruto les connaissaient et à présent il était seul avec eux deux. Si d'ordinaire il n'était pas impressionné par sa sœur, là il la voyait comme un Taisho et il fallait bien avouer qu'il ne savait pas trop comment lui répondre. Lorsqu'elle lui parla de son étonnement à le voir déjà samurai Daiki se gratta un peu l'arrière de la tête et répondit :

Père n'a rien décidé. J'ai insisté auprès de mère pour obtenir mon gempukku. Quant tout le monde c'est endormi, je n'ai pas pus résister. Okaruto avait besoin du maximum de ses hommes. Je… je sais que j'ai tout à prouver onee… Kasuga-taisho.

Il avait tellement l'habitude de l'appeler Oneesan qu'il avait du mal de ne pas le faire.

Comment va t… comment allez-vous Taisho ? Si vous le voulez je peux peut-être repasser, ou attendre, je ne veux pas… m'imposer.
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Daiyuki Raiken

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Taisa

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Mar 21 Juin - 20:52

C'est emprunt d'une grande colère qu'il ne parvint à masquer que par respect pour le Taisho qu'il la vit éveillée, la mine curieuse, émerger de la pièce dédiée à son repos. Le sentiment ne subsista néanmoins pas longtemps en lui lorsque la surprise de l'identité du visiteur fut révélée. Et de la discerner ainsi, reprendre des couleurs et s'éclairant à la simple vue du jeune garçon parvint même à lui offrir une certaine sérénité, quand bien même eut il assisté à l'affaissement de la chaîne de commandement, privilégiant celle des liens du sang.

Loin d'être à cheval sur les usages, ce ne fut cependant qu'une pensée qu'il laissa passer au sein de son esprit et en ressortir aussi vivement. Il tâcha de ne pas se montrer irrité par les présentations qui survinrent alors, peu conventionnelle et dont le trait d'humour, il espérait que s'en fut un en vérité, n'engendra en lui qu'une source d’exaspération. Ce qu'il avait fait ne l'avait pas été dans son propre intérêt et outre le fait que son autorité venait d'être sapée, il ne pouvait que concevoir une légère injustice dans les propos, quoique concis, qu'elle put avoir.

Mais à nouveau, ceci passa étrangement rapidement. Ses traits furent ainsi marqué par cette étonnement vis à vis de ce soudain changement. Il était à peu prêt certain qu'il n'y avait pas si longtemps de cela, il aurait manifesté son déplaisir avec force, or, celui ci n'avait été que de passage, laissant place à une douceur naissante réchauffante du contact visuel qu'elle établie avec lui lorsqu'elle termina de questionner son jeune frère.

Les derniers mots légèrement incisifs le poussèrent à l'étude de leur interlocuteur. Maintenant que les noms étaient dévoilés, il ne put que trouver les nombreuses ressemblances attestant du sang qu'ils partageaient. Il connaissait ceux du Dragon mieux que quiconque, de part ses trois années sous ses ordres et, depuis peu, de cette nouvelle étude qu'il avait pu faire d'elle, bien plus minutieuse encore.

Ainsi, faire le rapprochement entre les frère et sœur fut d'une simplicité enfantine, si bien qu'il s'en fustigeait intérieurement de n'avoir pas fait immédiatement le lien. Alors peut être se serait-il comporté avec moins de hargne, ou peut être que non, il n'en saurait rien. Cela n'en restait pas moins un enfant, Kasuga ou pas et son corps était en tout point identique à celui d'un adolescent dans la fleur de l'âge, que le temps façonnerait en quelque chose de plus grand, plus fort, si l'avenir lui permettait.

En l'état actuel des choses, il n'auréolait même pas de cette force que l’œil unique de son aimée lui renvoyait. C'était d'ailleurs probablement pour cela qu'il n'avait pas directement compris de qui il s'agissait. Alors, ce fut au tour du garçon de s'exprimer. Dès cet instant, leur fraternité lui apparue comme suspecte. Daiki se révéla poli et à cheval sur l'étiquette, ennuyé par sa propre outrecuidance et alla jusqu'à s'excuser, ce à quoi le Géant ne put rien répondre d'autre qu'un salue gêné.

En réalité, plus que sa propre sœur, il s'avérait finalement le plus incertain de sa légitimité à se trouver en ce lieu, face à un Général et un Lieutenant. Cela acheva de faire apparaître un sourire carnassier sur les traits du Titan des brumes auquel l'héritier mâle des Kasuga plaisait de plus en plus. Raiken prit alors la parole à son tour, parfaitement intrigué par ce nouveau vis à vis :

Riyu-sama ne vous aurait pas laisser rentrer ici si elle souhaitait vous voir partir, Kasuga-san. Et de rencontrer un tel espoir d'Okaruto en face ne peut que me passionner au plus haut point. Vous n'avez pas à vous excuser non plus, puisque le Taisho vous a invité, mes propos d'avant sont bel et bien caducs, car si son autorité ne fait pas partie de celles que j'ai citées il y-a un instant, c'est uniquement parce qu'elle les outrepasses très largement à mes yeux.

Il ne fait aucun doute que ce garçon mérite son daisho, au moins de par son obligeance et malgré la légère brusquerie de notre rencontre, Riyu-sama.


Il s'inclina enfin poliment à son tour, un geste aussi inédit qu'un jour chaleureux en Fukyuu avant de conclure d'un ton qui apparu presque joyeux :

Hajimemashite, Kasuga-san, c'est un honneur de vous rencontrer.
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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Ven 24 Juin - 3:05


Croisant les bras, Riyu ne sut qu'afficher une mine clairement perplexe lorsque Daiki lui fit part de ses raisons d'intégrer si tôt l'armée et si Isamu n'était pas à l'origine du gempukku de son fils, il devait de toutes façons l'avoir approuvé en tant que chef de famille. Une réception de daisho ne se faisait pas seul, il était toujours mûrement réfléchi par les précepteurs et la famille du futur samouraï. Par cet acte, Daiki n'accédait pas seulement à une place au sein de l'armée, il était reconnu comme digne héritier des Kasuga, prêt à reprendre le flambeau si un jour il arrivait malheur à son père pour s'occuper de ce qu'il laisserait derrière lui; les différents membres de sa famille, ses biens, l'étendue de sa maisonnée et son école. Il avait également droit de se marier, de jouir de sa vie dans la limite de ses responsabilités, ainsi que de celles de ses serfs. C'était trop de choses pour ce petit gringalet de quatorze ans si enclin à risquer sa précieuse vie pour son clan.

Aussi, que la mère du garçon ait eu une telle influence sur son mari la surprenait d'autant plus, considérant que jusque là Riyu avait toujours sous-estimé cette femme effacée qui n'interférait jamais les rares fois où elle traitait avec son père. Les Gikanbo avaient beau être une histoire ancienne dans la généalogie des Kasuga, surtout après les agissements de Arata, Riyu était sûre de porter le même nom que son père et de n'avoir pas été invitée à cet événement particulier lui avait fait un pincement au coeur, il fallait l'avouer. Enfin...Les configurations étaient clairement à l'avantage du petit gars.

C'est donc dans un silence dubitatif qu'elle reçut le commentaire de Raiken, ne sachant véritablement si elle devait réprouver ou approuver les avis de tous, quant bien même elle paraissait être la seule à se soucier du sort de son petit frère. On aurait dit qu'elle était la seule, même, à connaître les dangers du terrain et ceux que son armée pouvait revêtir. De toutes manières, on ne pouvait révoquer un gempukku et la décision ne lui appartenait absolument pas. Elle devait bien faire avec.

"Tu as rejoint Asagiri juste pour connaître mon état...?"

Là encore, la guerrière désirait marquer doucement sa réprobation. Bien sûr, que Daiki s'inquiète pour elle était tout à fait normal et l'emplissait d'une certaine joie, cependant risquer sa vie était devenue une habitude pour elle depuis qu'elle avait intégré l'armée. Qu'il accoure à présent aussi vivement lui faisait croire que ce n'était pas seulement pour cela qu'il se présentait à elle muni de son daisho et en hakama mauve. Elle l'invitait donc à parler sans attendre et cela, sans considérer son rang pour lequel la pression de Daiki l'amusait bien en réalité.  

"Tu n'as pas à te sentir intimidé. Tu es ici devant moi parce que tu es mon frère et que je suis ta sœur. Le jinbaori que je porte n'est qu'un bout de tissu qui ne devrait pas te rendre tant nerveux. Parle librement."


L - M - M - J - V - S - D

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Jeu 30 Juin - 14:49

Les paroles du tigres furent accueillit par un nouveau salut du jeune homme, ce dernier ne pouvait douter de la franchise d'un tel homme, aussi quand ce dernier avoua que le jeune homme méritait son daisho il se sentit bien mieux. Mais il se souvenait de son âge, de son inexpérience, il avait tout à apprendre à présent en se lançant la-dedans il avait pénétré dans un univers dont il n'était pas familier du tout entre l'entraînement au dojo et la vie réelle dans une division il y avait tout un monde. Il nota également dans les paroles du géant cette étrange phrase disant que selon lui il n'avait pas cité l'autorité du Taisho, car elle était au-dessus d'autres. Ainsi cet homme était réellement l'ombre de sa sœur, un homme qui lui était dévoué et le jeune homme était heureux de savoir qu'un tel combattant protégeait sa sœur, ne s'imaginant rien d'autre.

L'honneur est partagé Daiyuki-sama.

Il va s'en dire que le jeune homme vouait chaque jour un peu plus les conséquences de son choix et de sa volonté. Il n'avait pas pensé à son père, sa sœur ou même tout le reste des responsabilités et des significations de sa venus dans l'armée. Lui n'avait pensé qu'à Okaruto, mais aussi à son rêve, celui de devenir le plus puissant guerrier d'Okaruto et par extension, de Yokuni. Oui sa décision était celle d'un adolescent qui ne réfléchissait ni aux conséquences, ni aux responsabilités de ses actes, il avait agi… comme un enfant.

Sa sœur était moins enthousiaste que son ombre et Daiki sentait bien qu'elle n'était pas forcément en accord avec les choix de son frère et de son père. Peut-être était-ce de la peur pour son frère, la même peur que lui-même avait ressentit quand il avait su que sa sœur était tombée dans le Yomi et pire encore lorsqu'il l'avait vu. Pour le moment le garçon n'en savait rien, mais il n'était pas étonné de la voir dubitative, il se rendait simplement compte qu'il allait devoir la convaincre elle aussi.

Sa sœur lui confirma cela d'ailleurs, elle lui demanda en premier s'il était venu ici juste pour s'enquérir de son état, le mot ''juste'' était assez mal trouvé, pour le jeune homme c'était tout de même quelque chose d'important, il s'agissait de sa grande sœur après tout. Bien entendu il avait une demande à lui formuler, une demande très étrange et il avait un peu peur qu'elle refuse tout simplement. Cela lui faisait un peu honte également d'en parler à son Taisho aujourd'hui, car on pourrait penser qu'il profitait de cette situation pour se mettre en avant.

Heureusement la borgne rassura un peu son frère en lui confirmant que tout de suite ils étaient bien frère et sœur et non supérieur et soldat. Le jeune homme expira un bon coup après les paroles du dragon borgne et il se gratta un instant l'arrière de son crâne, pour finalement plongé ses yeux améthystes dans l'œil doré de sa sœur.

Ne doute pas que je sois venu pour ton état en priorité Oneesan. Même s'il est vrai que j'avais besoin de te parler de quelque chose.

Il s'arrêta un instant, il semblait chercher ces mots au mieux, il le devait, car la suite serait difficile à avouer à ça sœur.

Je… j'ai trouvé la division parfaite et j'aimerais y être transféré, mais… il n'y a que toi qui puisse autoriser cela vu qu'il s'agit de la division de Kiba-dono.

L'information était lancée, il restait maintenant à voir comme ça sœur réagirait, il serait également intéressant de voir comment Daiyuki-sama réagirait également. Néanmoins, si allait être dur de convaincre sa sœur, convaincre les deux l'étaient d'autant plus.
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Daiyuki Raiken

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Taisa

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Lun 4 Juil - 10:01

Les prouesses d'expressions dont était capable le visage du Général des brumes en toute circonstances avaient autant permis à cette dernière de masquer ses vrais sentiments ou au contraire, de les communiquer de façon transcendée. L’œil du fauve qui lui servait de bras droit s'était habitué à leur lecture, s'amusait même à le faire lorsqu'elle souhaitait passer les messages les plus explicites sans avoir à émettre le moindre son.

Mais il était des fois où son faciès transmettait sans contrôle et le premier des Daiyuki ne fut bientôt plus ignorant des doutes et du léger choc que la nouvelle de son petit frère passé à l'âge adulte lui faisait. Cela ne lui permettait pas de percer la nature de son trauma néanmoins et il n'avait pas le recul qu'elle connaissait de façon logique vis à vis de sa propre famille, de sa composante jusqu'à l'impact que de voir son sang écoper de nouvelles obligations en quittant l'enfance.

Ainsi, le sourire du géant ne persista pas plus longtemps, trop étranger à cela, il ne pouvait guère lire dans l'esprit de la femme qu'il aimait comme il savait le faire en d'autres cas et par la même occasion, ne pas pouvoir lui apporter le soutien dont il s'était fait un devoir absolu. Le Tigre des brumes avait été un premier né, comme elle. Mais son statu de mâle l'avait vu être préparé en ce temps à l'héritage de la famille Kujo, contrairement à celui du Dragon.

Il arrêta là immédiatement le fil de ses pensées afin d'éviter à ses souvenirs de l'assaillir à nouveau sur ce qui s'était alors produit, cependant, cela lui permit de mieux assimiler la perplexité lisible sur les traits chéris par dessus tout.  Le budoka s'en trouvait désolé. Il n'avait voulu montrer son enjouement, si rare pourtant, afin de décontracter l'atmosphère qu'il était certain d'avoir crée par son manque de tact, mais cela n'avait en rien déridé son amante, bien au contraire même.

Et au sortir de son coma, en pleine rémission, il voulait en secret la décharger de tout cela le plus possible, quitte à régir l'armée seul s'il le fallait. Raiken serra doucement des dents à cette idée, laissant l'échange fraternel se poursuivre et se contentant d'un frêle salut en réponse à l'intention de Daiki à son égard. Le jeune garçon semblait affecté par les réactions de sa sœur et particulièrement peu assuré face à cette dernière.

En un sens, il le comprenait. Tout le monde n'était pas capable de faire face au Taisho de l'Est, fut-ce un garçon partageant ses chairs en partie, mais le fait qu'elle le décharge du poids du grade apparu alléger celui qui se juchait, invisible, sur les épaules du garçon. Qu'il fut venu pour aviser de l'état de Riyu uniquement ne l'aurait pas étonné, si bien qu'il se trouva légèrement indisposé de se trouver intégré à cette discussion familiale lorsqu'il avoua s'être déplacé pour lui parler d'un autre sujet.

Il avait croisé ses bras afin de signaler qu'il n'était là que parce que le Dragon s'y trouvait et qu'il était tout à fait prêt à quitter la pièce pour les laisser discuter si elle le lui demandait. Mais lorsque l'adolescent annonça la raison de son arrivée à Asagiri et la question qui accompagnait cette annonce, le titan écarquilla les yeux et un frisson lui fit se hérisser légèrement les cheveux, comme lorsqu'il était prit par l'intensité de ses dons issus de l'orage.

C'était là la demande d'un fou, si bien qu'il douta d'avoir bien entendu. Il n'y avait aucun honneur, c'était là tout le contraire même, à rejoindre ces quêteurs de mort sous les ordres du vieux fou de Kiba. Riyu l'avait sauvé de cette escouade qui n'était pas même une division alors que le budoka avait été tout indiqué pour l'intégrer lorsqu'il était arrivé en Okaruto. Qu'on eu voulu s'y rendre volontairement le laissait pantois.

Il ne pouvait s'agir là que d'un caprice puéril d'un enfant qui se laisse simplement aveuglé par l'aspect romanesque qui ne manquait pas d'exister lorsqu'on décrivait cette pitoyable meute. Effaré et coi, le géant se limita à tourner les prunelles en direction de sa choisie et Maîtresse des Armées des brumes, dont l'affect risquait d'être virulent.
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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Mar 26 Juil - 0:11


Frappée par le plus terrible des coups de poings à la demande de son frère, Riyu parut l'espace de quelques secondes absolument coupée du monde, comme si le Yomi l'avait reprise un instant. Elle n'aurait jamais osé imaginer que Daiki puisse lui demander cela. Un Kasuga dans une division de proscrits alors même qu'ils régnaient présentement sur l'armée ? Cette idée, sans doute la plus ridicule qu'elle eut à entendre, la mit dans une rage incontrôlable. Si forte que la guerrière s'en leva impulsivement et se prit à gronder contre son frère. Il devait connaître le trouble qui l'habitait à cet instant puisqu'il en était atteint, lui aussi, mais peut-être à moindre mesure car Riyu semblait résolument rivée, focalisée contre lui !

Que cette fichue division soit maudite !
Que Kiba Uwe soit maudit !
Maudits, maudits, maudits...
se déversèrent tant de pensées en elle.

Malgré la faiblesse de son corps qui la fit trembler sous le flots d'émotions qu'elle ressentit en cet instant, elle avait tout à fait l'air d'un dragon prêt à abattre sa sentence. Et en la voyant dans cet état, personne n'aurait pu avoir l'audace de demander pourquoi on affublait cette petite femme de tels titres.

Dokugan Ryuu invoquée et furieuse resta ainsi un moment, à fixer son frère de manière aussi implacable que terrible, à lui montrer ses crocs, dans une attitude autant digne qu'indigne d'un berserker Kasuga. Si ce temps de calme avant la tempête aurait pu, aurait dû l'apaiser ne serait-ce qu'un peu, il n'en fut rien et elle parla enfin du flot régulier de sa voix mais déformée par la rage:

"Kasuga Daiki, comment as-tu osé...? Comment as-tu osé me demander cela à moi, qui suis ta sœur ? Rejoindre la Meute, est-ce là ton désir ? La Meute, ce ramassis de parias...qui ne respectent rien...EST-CE LA, CE QUE TU VEUX, KASUGA-SAN ?!"

Puis, sans lui laisser le temps de répondre, l'aînée lança son bras fuselé sur son katana.
 
"Puisqu'il en est ainsi...je te défie en duel et te ferai passer cette idée saugrenue !"


L - M - M - J - V - S - D

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Jeu 11 Aoû - 0:14

Comme il le craignait, le dragon s'éveilla. En temps normal il aurait eu peur, comme n'importe qui, mais en arrivant ici il pensait bien que sa demande aurait réveillé le Berserker qu'était sa sœur, c'était normal. Il avait espéré que son état de fatigue l'empêche de laisser le dragon sortir, mais visiblement cette nouvelle l'avait trop chamboulé, bien assez pour passer au-dessus de son propre état.

Alors qu'elle se leva subitement, son petit frère l'imita, ne voulant pas rester dans cette position vraiment peu adéquate quand un Berserker vous menace. La ''frêle'' femme grondait et montrait les dents, Daiki eu le réflexe de poser sa main gauche sur son fourreau et la droite sur le manche sans le saisir. Il avait été lui-même dans cet état et il savait qu'il ne pouvait plus rien faire ainsi, mais malgré le visage de sa sœur (fusse t'elle encore sa sœur), cette dernière semblait ce contrôler assez pour ne pas venir l'embrocher comme un poulet. Où et quand avait-elle appris à faire cela ? Etait-ce possible de ce contrôler en tant que Berserker ? Son père n'avait jamais répondu à ce genre de question et comme un idiot il n'avait jamais questionné sa sœur là-dessus.

Et enfin elle parla, une voix régulière, mais déformée par la colère, Daiki s'attendait presque à voir de la fumée et des braises incandescentes sortir de la bouche de dragon, mais les simples mots formulés et le timbre de voix de sa sœurs, suffisaient à l'inquiéter grandement. Il s'était déjà vu sous cette colère et il y avait un monde entre lui et sa sœur, en ce moment elle était comme un géant de pierre pour son frère, quelque chose qu'il ne pourra jamais atteindre, quelque chose contre lequel il ne pourra ni se défendre, ni attaquer, un adversaire bien au-dessus de sa mesure et même de sa compréhension juvénile du combat. Les mots de sa sœur lui faisait mal, sa violence envers lui, lui faisait mal, jamais elle n'avait été ainsi avec lui, rare sont les moments de froid entre eux alors connaître une telle colère de sa part relevait d'un grand écart émotionnel pour lui.

Et puis le couperet tomba, elle le provoquait en duel, sa sœur ? En duel ? Donc elle avait refusée, il ne doutait pas de lui-même, mais face à Dokugan Ryuu, aucune victoire n'était possible, même affaiblie elle restait le dragon et lui n'était que le frère du dragon, un gamin de 14 ans qui n'avait encore jamais réellement combattu, jamais pour sa vie en tout cas. Il avait envie de hurler, de mettre son visage contre le sol et de s'excuser, de rentrer dans le rang et de devenir un samurai lambda juste pour que sa sœur redevienne celle qu'il aimait. Mais non, pas aujourd'hui, pas pour cela. Il était prêt à tout pour devenir le plus fort et cela passait pas la meute il en était certain.


Très bien Oneesan. Si tu veux me décapiter pour m'empêcher de me couvrir de honte très bien. Mais je veux devenir le plus puissant des guerriers de Yokuni et je sais qu'une telle ambition n'est pas digne de ce que vous voulez faire de moi, toi et père. Il était hatamoto, tu es taisho quoi que je fasse je ne pourrais atteindre votre aura, alors j'ai décidé de suivre ma propre voie, fusse t'elle dur, douloureuse et non-honorable. Car pour Okaruto et son peuple je suis prêt à laisser mon honneur derrière moi.

Le regard de Daiki c'était durci, il était prêt, il se battrait avec ses maigres connaissances pour faire valoir ses ambitions, personne ne l'arrêterait et d'un côté, il valait mieux que cela ce passe aujourd'hui, il avait 1% de chance de réussir au lieu de 0.
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Daiyuki Raiken

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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Mar 6 Sep - 15:52

Si il était tombé dans l'incompréhension la plus totale, la réaction attendue et malheureusement des plus logiques du dragon fut sans la plus petite surprise. Ses prunelles s'étaient écartées et il avait pu voir son teint hâlé pâlir soudainement, la renvoyant à l'état de faiblesse visible qui avait été le sien à son réveil.

Petite, Riyu ne l'était que de taille et lorsqu'elle se leva, accompagnée d'un grondement précurseur que le tigre ne connaissait que trop bien, la rumeur d'une rage que le titan qu'il était parvenait à peine à égaler, considérer même cela était prétentieux, cette fureur démesurée qu'elle était capable de déverser sur le champ de bataille, laissant Hashiman lui-même dans son dos en véritable incarnation de l'esprit guerrier.

De la voir ainsi, ses cheveux se dressant légèrement sous le coup de l'émoi qui bouillonnait en elle, avait toujours étrangement émerveillé le budoka, tel un insecte attiré par un brasier ardent. Mais cette fois ci, c'est avec horreur qu'il avisa la scène, cette dernière le replongeant dans son propre passé où ses poings prirent la vie des siens dans sa démesure incontrôlée. Il décroisa alors les bras, incapable de se dire si son amante saurait reprendre le dessus et se jurant qu'il ne la laisserait pas devenir comme il avait été autrefois, coupable du fait d'arracher son dernier souffle à son petit frère, si fou ce dernier était-il.

Raiken doutait néanmoins parvenir à juguler la pleine colère de son Taisho, mais il était certain qu'il pourrait la ralentir et l'empêcher de commettre l'irréparable… Quand bien même n'était il pas sûr d'en réchapper. Répondant de façon instinctive à la frénésie des Kasuga, il fut prit de frisson, son cœur accélérant son rythme alors qu'elle laissa enfin libre cours à ses mots dont la furie modifiait la voix.  Inapte fut-il à ne pas la trouver magnifique dans cette pure expression lui altérant les traits, le poussant lui, le titan des brumes, à frémir d'un sentiment mêlé de crainte et de passion immodéré, si bien que l'animal en lui souhaita qu'elle se déchaîna enfin, lui offrant l'excuse d'agir, se jeter sur elle et subir cette force de plein fouet à la place de ce bambin irréfléchi.

Mais le défi d'honneur fut le coup qui le renvoya à ses fantasmes, les annihilants par la même occasion. La belle avait assez de prise sur elle pour l'empêcher d'agir et en son sein, l'animal frustré mugit sa peine. Car le premier Daiyuki ne pouvait rien faire contre cela, une déclaration de ce genre, s'il venait à tenter quoique ce soit contre son général, jetterait le discrédit sur cette prestigieuse famille des disciples d'Izanami.

Au vu du hurlement qui venait d'être poussé, les murs n'auraient jamais pu contraindre le rugissement de la bête fabuleuse habitant la première née des Kasuga. Le géant ne pouvait tout simplement plus agir en quoique ce soit sous peine de déshonorer celle à qui sa vie était dédiée. Face à cela, l'adolescent qui partageait son sang lui apparu soudain insignifiant lorsqu'il se dressa en portant par réflexe la main à la tsukan pour faire face à l'ire de sa sœur.

Mais il subsistait encore une once de crédit que Raiken lui retira immédiatement tandis qu'il prononça ses mots, persuadé de ces derniers et mû du romantisme ridicule qu'il avait pressenti alors que l'héritier de la véritable et seule école pouvant prétendre à enfanter le plus puissant combattant qui soit se trouvait à chercher la réponse à l'endroit où on envoyait la pire lie.

Ainsi, face à ce regard qu'il riva avec témérité dans celui du Dragon incarné, le rire guttural du Tigre retentit, ses bras se croisant de nouveau sur sa taille alors qu'il s'imposa à l'échange, rappelant qu'il était bel et bien là et non un élément du décorum. Ses dents se révélèrent, ajoutant leur éclat à celles de sa mie, dans un tout autre masque cependant. Ses iris fauve se dirigèrent vers le garçon et sa voix ne se fit pas attendre longtemps avant d'être entendue à son tour sur ce sujet :

Pour mes treize années. J'incarnais déjà le lutteur sans pair, laissant venir à moi les champions d'autres terres pour les mettre à bas, incapable étaient-ils de me faire faillir. À votre âge, gaki, je m'apprêtais à diriger ma propre division. Kiba porte bien son nom, ses faits d'armes à l'image du rôle qui est celui de ses chiens pour qui l'exil même n'est pas permis, incarnation de la honte suprême de leur clan pour qui ils donneront leur vie, sans que le plus petit doute ne puisse s'insinuer quant à leur destin.

Le plus puissant guerrier de Yokuni… Pitoyable ambition que celle ci et ce ramassis de rebuts n'en incarne même pas la plus petite émergence d'idée. Lâchez le tigre au milieu de la meute de chien serait une bonne idée pour que vous vous rendiez compte, Kasuga-san, de votre égarement. Mais mes mots n'ont pas pour vœux de vous désigner en ma personne le plus vaillant des héros des terres impériales.


Il défit vivement l'écharpe qu'il avait autour du cou, révélant l'impossible cicatrice barrant celui-ci pour moitié avant de reprendre, l'irritation ayant prit la place de son prétendu amusement, puis il déclara si fort qu'aucun soldat de sa garnison au dehors des murs de cette pièces ne pourrait ignorer ses mots :

Car je suis le Fauve des brumes qui détruirait sans le moindre mal la honte incarnée de ce Taii et de ses cabots égarés, mais je ne me salirais pas les mains, leur honneur sera retrouvé dans la mort au service de Okaruto. Maintenant, contemplez, Daiki, héritier des Kasuga, la marque issue du seul être pouvant se prétendre ce que vous tentez dans votre aveuglement de devenir alors que vous possédez déjà tout ce qui peut être possible en ressource pour parvenir à cet idéal. Appréciez l'image d'un titan que seul un Dragon a pu dompter et retrouvez l'humilité de votre genre.

S'il laissa le dédain transparaître sur ses traits, son sentiment était tout autre en réalité. Son cœur hanté par les démons de son passé, il ne souhaitait que simplement éviter ses fantômes de reparaître à nouveau, plus de trois années plus tard alors qu'il parvenait enfin à leur échapper…
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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Mer 23 Nov - 22:45

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Aveugle et sourde au monde et à son amour, toute dédiée à la Fureur du Dragon, Riyu n’existait dorénavant que pour sa cible; son jeune frère mais un ennemi qu’elle avait à abattre à présent. Il était à un ou deux mètres d’elle, tant proche qu'il se révélait une proie facile pour ses crocs acérés. Cependant, pâle comme le linge, elle tremblait et son bras affaibli, était à peine capable de porter son katana ! La Fureur puisait dans des ressources qu’elle n’avait plus, plus du tout même après un mois de comas...

Cependant, Riyu n’en avait pas conscience, sa perception de ses propres capacités et de celles de son ennemi tout à fait faussées par le trouble immense qu’elle ressentait alors. La Fureur, formidable et ultime atout sur le champ de bataille, était avant tout une détresse mentale des plus éreintantes. Pourtant, Riyu n’en avait pas l’impression. Au contraire, elle se voyait en pleine possession de ses moyens.

Rien n'était moins vrai.

Son Katana fusa vers l'épaule de son frère ou du moins, c'était ce qu’elle voyait, avant de se rendre compte que le coup n’aurait fait que l'érafler. Pitoyablement entraînée par le poids de son arme, elle faillit trébucher comme prise par la plus handicapante des ivresses. En sueurs, fatiguée, piégée entre la rage et l'évanouissement mais debout, elle eut une seconde de doute; du fait de sa brusque faiblesse, son jeune frère, être qu'elle aurait voulu protéger des dangers du monde encore un peu, était tout à coup devenu l’adversaire le plus dangereux qu’elle ait connu.


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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Ven 9 Déc - 21:50

Sa soeur était au bord de la rage, une rage qu'il connaissait et une rage qui l'emplissait également, car le tigre des brumes ria, le tigre des brumes parla. Et comme tout le monde il voyait dans la meute une bande de chiens menées par le pire d'entre-eux. Est-ce ainsi que l'on traire un soldat vétéran ? Un homme qui se battait pour Okaruto alors qu'aucunes des personnes ici n'étaient encore né ? Quelqu'un qui avait choisis de laisser son honneur au placard pour créer une division qui servirait au mieux et le plus férocement les intérêts du clan des Brumes ? L'homme se targuait maintenant de pouvoir les mettre au pas, mais que vaut un tigre face à une large meute de loups ?

Les bras de Daiki tombèrent de chaque côtés de son corps, ses poings se serrèrent avec force, ses ongles se plantèrent légèrement dans sa peau alors que sa mâchoire se serrait de plus en plus. Son visage aussi semblait devenir quelque chose d'autre, il ne débordait pas de rage comme sa soeur, mais il n'en était pas loin, cela avançait en ce sens en tout cas. Daiki n'avait pas besoin de ressource pour devenir ce qu'il voulait devenir, il avait besoin de connaissances, de personnes qui ont connu moult combats. Il ne voulait pas d'une division banale où il moisirait jusqu'à se faire pistonner par son père ou sa soeur. Il ne voulait pas être le fils de Isamu ou le frère de Riyu. Il voulait être Kasuga Daiki. Peut-être que sa vision de cette division était biaisée, mais elle affichait des résultats qu'aucune division d'Okaruto ne pouvait avoir, même toutes celles réuni de ce Daiyuki.

Daiki tourna son regard lentement vers ce géant, il n'avait pas peur, il ne voyait même plus la barrière de la hiérarchie à présent ou leur différence d'âge et de gabarit. Il voyait un homme imbu de son histoire qui venait juger des hommes qu'il n'avait certainement jamais vu. Il voyait un homme lui demander de retrouver son humilité, son visage et ses yeux étaient déformés par la colère, la haine, la rage.


J'apprécie l'image d'un homme qui oublie qu'avant d'avoir treize ans, des hommes se sont battus pour le clan. Et qu'un d'entre eux a choisis de sacrifier son honneur pour créer la division la plus efficace du clan. Vous jugez... vous jugez... sans... sans savoir... sans connaître... je vous... MEPRISE !!

Sa voix était devenue plus forte, plus violente. Mais alors qu'il semblait prêt à sauter à la gorge du géant (s'il pouvait seulement), il senti quelque chose et en tournant la tête il vit le sabre de sa soeur qui finissait un mouvement vers son épaule gauche, loupé. Et le dragon semblaient entrainé par le poids qu'était son sabre. Si en temps normal Daiki lui aurait gentiment demandé de ne pas continuer, en ce moment... Daiki n'était plus là. Hurlant de rage le gringalet se jeta sur sa soeur pour la ceinturer et l'emmener au sol, se redressant sur elle en tendant le poings, il allait la frapper, car elle n'était plus sa soeur actuellement, ils étaient tout deux des ennemis et la rage des Kasuga allait s'abattre sur la première née, à moins que...
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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Sam 22 Avr - 10:27

C'était une affaire de famille qui se dépeignait sous ses yeux et ses mots, aussi vrais lui apparurent-t-ils, tombaient littéralement dans l'oreille d'un sourd persuadé de faire le bon choix – tout en empruntant le chemin opposé – et provoquaient l'ire du Dragon, que personne ne pouvait souhaiter. Raiken n'aurait eu aucune peine à voir Riyu décapiter ce frère qui n'avait de ceci que le nom, tant son esprit errait dans l'inverse même de toute raison, mais son très cher Taisho n'était pas en état pour entendre et réagir à ce genre de nouvelles honteuse.

À cet instant, si le premier Daiyuki avait été un Kasuga, Daiki serait réduit à l'état de pulpe sanguinolente et il sut à l'électricité dans l'air que c'était là aussi la pensé de son aimée. Malgré son épuisement, elle parvint à le surprendre, libérant son sabre comme il l'avait pourtant attendu. Mais ce qu'il vit et connaissait intimement, sa gorge brulant encore de voir cet acier ainsi dégainé, n'avait proprement rien à voir avec le croc d'éclair du iai si magnifique que le général des brumes était capable de déployer.

Celui là même qui l'avait vaincu à si plate couture que l'air même avait été fendu. Celui là, il aurait pu l’arrêter du plat de la main sans que le fer ne morde dans ses chairs. Son unique réflexe aurait du être d'aller porter secours au Dragon déséquilibré par son propre coup et de la serrer par les épaules aussi fermement que délicatement, tant pour la maintenir dignement debout que pour retenir sa rage bouillonnante et sans considération de son état, mais il n'en fut rien, tant tout ceci lui échappait.

Les mots qu'avaient pu avoir Daiki étaient incapable de le toucher, c'était là les propos d'un gamins idolâtre pensant tout savoir et n'ayant jamais porté le moindre coup sur autrui de sa vie tout en jetant à terre ses propres responsabilités d'héritier d'une des plus nobles familles du clan. Le couinement d'un chiot, finalement pas loin d'être digne de finir ses misérables jours dans cette escouade de rebuts sans honneur, s'il ne finissait pas broyé par les mains du titan à cet instant précis si les mots de Riyu le lui ordonnait.

Mais c'était là le frère de celle qui représentait tout pour lui et il refusait de croire que le sang de cette dernière puisse couler dans les veines de cette chose pitoyable qui osait le défier de la façon dont il l'avait fait. Tout bascula alors que roquet fut à son tour prit de folie, se jetant sur sa sœur affaiblie, la plaquant et la faisant choir au sol devant le Tigre ébahit. Et alors que les poings de l'adolescent se levèrent au dessus du Dragon, la foudre frappa au cœur de la pièce tandis que s'était effacée la silhouette immense du géant.

Celui-ci était reparu plus loin dans un éclat aveuglant, le cou de Daiki enfermé autour d'une seule de ses mains, le soulevant du sol comme si il ne pesait strictement rien et le mur contre lequel il l'avait plaqué fissuré au point d'impact, trahissant de la force que venait d'encaisser le jeune garçon. Il leva ses yeux d'or, brûlants de colère et de restrictions de ses propres actes, vers ce cabot prétentieux, ses propres cheveux se hérissant, portés par l'énergie qui débordait de lui et ses muscles tendus au point de rupture, refusant ainsi tout mouvement à celui qu'il maintenait entre ses doigts.

Sa voix fut du tonnerre des terres qu'ils l'eurent vu naître, ses souffles intercalés entre ses mots pareils au grondement précurseur à la foudre et ses iris, identique à la lumière de celle-ci :

Daiki des Kasuga, vous ne mesurez plus vos propos et oubliez qui se tient devant vous. Si vous refusez l'héritage qui est le votre, vous n'êtes plus qu'un samouraï anobli par la chance du destin et vous croyez pouvoir traiter en égal avec un Taisho et un Taisa ? Je devrai vous tuer, ici et maintenant, terminer le geste amorcé par le seul être digne qui se trouve entre ces murs. Je devrai vous broyer, puis attendre ma propre mort, mais le cœur léger de préserver la pureté du sang sur lequel vous jetez la plus pure des hontes.

Ce que vous appréciez est un fanatisme de bambin qui ne sait rien à rien et l'on aurait laissé un si puéril gamin choisir son prénom et passé le genpuku ? Vous osez me dire à moi que je juge sans connaître… Votre absurdité dépasse l'entendement, mais je ne suis pas là pour vous raconter le chemin de ma vie et je le refuse, purement et simplement. Vous ne méritez pas d'autre leçon que celle de la plus risible des exécutions.

Face à vous se tiennent deux êtres qui ont bien plus combattu et bien plus sacrifié que ce Taii qui incarne à lui seul une maladie que nous gardons visible pour le bien du clan et pour signaler à nos criminels et nos lâches qu'ils ne se substitueront jamais à leur devoir. La division la plus efficace du clan… Votre stupidité est sans commune mesure. Votre adoration va à des décédés. Ils sont tous défunts sans la plus petite exception, car ils ne retrouveront leur honneur que dans leur fin.

Que vous puissiez les voir autrement me répugne et vous ne porteriez pas le nom de mon Général ici que j'aurai immédiatement détaché votre tête de ce corps, à ce moment précis. Être méprisé par un méprisable est tout à mon honneur. Osez une fois encore prétendre mieux connaître les rouages d'une armée que je connais à l'homme près et je vous occis sans plus attendre que l'ordre m'en soit donné. Ne me répondez pas non plus, wakibara-san, il n'est plus rien que je n'ai à entendre de votre part sans que Kasuga Riyu, le Dragon de l'Est, vous l'autorise.


Il se tut là, la pression qu'il exécutait s'accentuant à mesure que le temps passait, des éclairs roulant autour de son corps devenu d'un bleu électrique, illuminant la pièce même de sa seule présence.
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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Mer 21 Juin - 14:59


La fatigue l'emporta finalement sur la fureur.

Alors que Riyu restait debout et dans un état second, les bras ballants et la mine sombre sous ses cheveux, sans même trouver la force d'éprouver de la crainte, elle vit avec expectative Daiki l'attaquer. D'une violence qu'elle ne lui avait jamais connu, il la ceintura et la mena au sol, son dos cogna douloureusement le parquet du baraquement. Cependant, alors qu'il armait son bras, elle se sentit soudainement beaucoup trop légère.

Se doutant de ce qui se tramait, Riyu fut prise d'un regain miraculeux d'énergie, suffisant pour rouler sur le ventre et...Oui, elle fut spectatrice de ce qu'elle craignait. Rien n'aurait pu la blesser d'avantage, que de voir les deux personnes qui comptaient le plus pour elle se livrer à pareille guerre. Avait-elle été trop naïve de penser qu'ils s'entendraient bien ? Elle avait sans doute oublié toute la rage qu'elle avait éprouvé à la terrible annonce de Daiki.

"RAIKEN ! ARRÊTE !"

Ce fut tout. Ses bras déjà bien éprouvés, engourdis par la fatigue, cédèrent sous son poids. Les miettes de la Dragonne chutèrent. Elle tomba dans un nouveau repos, le front contre terre.


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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Ven 30 Juin - 16:24

Le poing de Daiki était resté fixe un bref moment, comme une hésitation dans la folie furieuse, mais très vitre son corps fut hors de contrôle. Saisit par quelque chose, ou plutôt quelqu'un, le jeune se sentit plaquer contre le mur avec une violence qu'il avait très peu connue. Il voyait la rage dans les yeux de l'ombre du Dragon, une rage qu'il n'avait certainement pas à envier aux Kasuga et si le jeune chêne tenta au début de se défaire de cette emprise, il se rendit vite compte que c'était inutile. L'homme l'étranglait contre le mur alors que les pieds du jeune homme étaient ballants.

Nul doute que le discourt du tigre fut extrêmement persuasif, difficile néanmoins de se faire comprendre en menaçant quelqu'un et encore plus compliqué quand la personne en question commençait à manquer d'air. Car au final le jeune homme ne connaîtrait jamais la fin et la totalité des paroles du tigre, car bientôt sa vue alternait entre des éblouissements et la vision d'un orage fait homme. Il aurait aimé répondre, préciser des choses que l'homme ne semblait pas comprendre ou connaître, mais finalement il n'en était pas physiquement capable et comme avec son maître, son père, ses amis et tous le reste... il avait visiblement toujours tord.

Finalement, sa sœur ordonna au géant de lâcher son frère, mais ce dernier n'entendait pas non plus les paroles de sa sœur, ses yeux commençant à se révulser. Peut importe la suite en réalité, qu'il le lâche tout de suite ou non, ou que quelqu'un ajoute quelque chose ou non. Il s'effondrerait certainement comme sa sœur a l'instant.
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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Sam 22 Juil - 13:53

L’ordre du Dragon était absolu en bien des cas et celui ci ne fit pas exception, bien qu’il consuma sa rage un temps, ne desserrant son étreinte qu’une fois calmé, lâchant presque de la hauteur de son épaule le jeune bushi pour qui ses yeux d’or n’avaient encore qu’un mépris immense. Son propre égoïsme l’avait poussé à commettre les pires atrocités et il voyait dans ce garçon le reflet de celui qu’il fut, celui là même qui eut volé la vie de sa propre sœur dans un accès de colère.

Alors que Daiki se retrouva aux portes de l’inconscience, affalé contre le mur même qui s’était fissuré dans son dos, Raiken considéra un instant la possibilité de le tuer, de lui prendre la vie immédiatement en lui arrachant la trachée ou on la broyant comme il avait su si bien débuter de le faire… Puis se ravisa, les flammes de son regard s’atténuant pour ne laisser place qu’à une profonde pitié. Il ramassa l’adolescent néanmoins et le porta sur son épaule pour se diriger ensuite vers celle à qui il dévouait sa vie.

Avec une précaution infinie, il la souleva à son tour, la tenant d’un unique bras comme on soutiendrait un enfant endormi. Point besoin était pour lui de traverser des distances incroyables tandis qu’il transportait le poids de la dernière génération des Kasuga qui n’ excédait pas même le sien, non pas qu’il n’aurait pu le faire, mais simplement que le lit qui avait accueillit le dragon se trouvait là et il l’y installa bientôt et la recouvrit d’un tissus.

Concernant l’héritier, il fut étendu dans la couche qui avait supporté la rémission de la Dame des Zenmyo de Setsu, à l’opposé de la pièce. Une fois déchargé, le Tigre alla s’installer contre la paroi où les cœurs s’étaient dévoilés, les traits las, mais ne s’accorda pas un instant de sommeil dans l’attente de leur réveil, les fixant comme un fauve à tour de rôle. Il n’avait plus guère son mot à dire dans cette histoire, c’était là un sujet que ces deux là auraient tout deux à débattre et il n’en serait plus qu’un témoin, car il n’y avait guère plus à dire qu’il n’avait déjà fait.
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MessageSujet: Re: Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken] Mer 16 Aoû - 0:03


De lourds nuages surplombaient le cœur d'une nuit des plus noires lorsque survint le réveil de Riyu. A peine se redressa-t-elle sur sa couche, se massant douloureusement le crâne que tout lui revint : l'arrivée de Daiki, la nouvelle de son gempukku prématuré, l'absence de sa sœur lors des festivités de celui-ci, sa demande saugrenue et toute la violence qui s'en suivit. Elle comprit que le duel qu'elle avait mandé n'avait pu avoir lieu du fait de son état et elle n'était plus certaine de le désirer vraiment. Cependant sa colère était loin, bien loin de l'apaisement. Elle pointa un instant son regard d'or et d'acier sur son frère couché de l'autre côté de la pièce et d'un coup sec, se dégagea de sa propre couche pour lisser avec irritation son jinbaori et se saisir de son daisho.

Pourtant, elle ne porta aucune nouvelle attention sur son traître de frère et se dirigea plutôt vers les écrans pour les écarter d'un geste sec et se risquer dehors malgré l'obscurité et ses jambes encore affaiblies par son long sommeil et la détresse de la Fureur des Kasuga. Battant de ses pieds les tatami de la demeure qui l'avait accueillie pour le mois, Riyu eut envie d'arracher les sourires des sous-fifres qu'elle croisa, qui disparurent tous dès qu'ils remarquèrent son visage tiré par une irrépressible colère.

Il en existait pourtant un assez courageux pour ne pas la fuir et assez fou pour la suivre dans les méandres du Yomi si cela avait été possible. Elle lui était grandement reconnaissante pour tout et appréciait l'amour qu'il lui portait et qui venait de se révéler à eux. Elle-même était certaine de ses propres sentiments à son égard et désolée pour ce qu'elle allait lui faire subir. Mais sa ire était plus forte, beaucoup plus puissante que la pointe de culpabilité qui piqua un fugace instant son esprit et son âme. Et si Raiken était prêt à affronter l'enfer, il se trouvait d'autant plus près à lui faire front.

Riyu marcha, marcha, marcha dans la ville sans jamais ralentir la cadence. Enfin, lorsqu'elle sentit le vent caresser sa peau et fouetter sa chevelure folle, elle fit volte-face, lança son wakizashi sur le côté et libéra son katana de son fourreau.

"Recule." gronda-t-elle à Raiken alors qu'elle empoignait son sabre à deux mains et le pointait sur lui dans un Chudan no Kamae parfait.

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Nouvelle âme en peine [Daiki/Riyu/Raiken]

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