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 Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos]

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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos] Jeu 2 Juin - 15:30

Cela ne faisait que quelques jours qu'il était rentré de Birei, mais il n'y avait pas de quoi s'en formaliser, ce qui fut abordé là-bas n'avait aucun intérêt ici, nul besoin de s'étendre la-dessus. Keikoku avait attendu ce moment pour une chose importante, il avait laissé du temps à Yasha-san pour enquêter sur les noms qu'il lui avait donné et il avait hâte de connaître les résultats de l'enquête de la jeune femme. En réalité il avait surtout hâte de pouvoir leur donner un nouveau coup. Cette organisation œuvrait dans l'ombre et ne devait pas être souvent inquiétée, mais Kei comptait bien donner un grand coup de pied dans la fourmilière, juste pour leur montrer qu'ils n'étaient pas intouchables, loin de là.

Kei avait déjà transmit un message à Mitsuo-san, pour convoquer Inuko. Il avait lu les différents rapports ou document que lui avait fourni Yasha-san par le biais du patron de yatai, mais il avait surtout hâte d'entendre tout cela de la bouche d'Oni-Kira, les documents pouvaient être falsifiés, volet ect… en plus ils ne reflétaient parfois pas tout. Non décidément il préférait entendre tout cela de la bouche de la jeune femme. Cette fois il convoquerait la jeune femme directement à Geki, il avait mis de côté les ordres de la capturer pour soi-disant se concentrer sur l'intégrité militaire de Kenshu (on noie le poisson comme on peut), aussi elle n'aurait presque rien à craindre.

Après avoir fait les quelques petites choses importantes de la journée il décida de se rendre sur le lieu du rendez-vous. Il s'agissait d'un endroit à l'extérieur de Geki même. Keikoku n'avait pas peur, les instructions étaient faciles à suivre et le terme ''cerisier jumeaux'' était assez fort pour désigner les deux cerisiers non loin de l'enceinte de la ville. Entre les deux arbres se trouvaient un banc et c'est ici que Keikoku attendrait la jeune femme.

Malheureusement il pleuvait un peu aujourd'hui, enfin malheureusement pour qui n'était pas Kenshu, les habitants du clan avaient depuis longtemps appris à ne pas se plaindre de la pluie, après tout elle tombait tout le temps sur leur terre, s'en plaindre revenait à se plaindre de la nature elle-même et même peut-être de Gekigami. C'est donc avec un petit parapluie que le Taisho s'aventura dehors, il était suffisamment couvert pour la saison, mais toujours de manière humble. Il ne portait pas le daisho, il avait seulement prit son wakizashi qu'il avait caché sous ses habits.

Keikoku s'installa donc un peu en avance sur ce banc, à l'abri de son protecteur de pluie, il sortit son kiseru, qu'il bourra de tabac, puis il prit quelques bouffées en attendant sa nouvelle ''partenaire''.


Dernière édition par Kuhoko Keikoku le Dim 11 Sep - 11:57, édité 1 fois
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Yasha Inuko

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Hinin

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MessageSujet: Re: Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos] Mar 28 Juin - 12:17


La pluie. Reflet des enfants de la foudre. Elle m’était pourtant que peu admirative. Rien d’étonnant. Mes origines étaient loin d’être lié au Tigre foudroyant et bien que le Coq était mon père, les gouttelettes n’étaient point non plus désagréables. La fraîcheur qu’elles m’apportaient me rappela mon statut d’être vivant. A leur contact avec la terre, elles dégageaient toutes les odeurs de cette dernière. Cela m’était agréable et me remémora les souvenirs de mon enfance, alors que je m’apprêtais à devenir une humaine et non la fillette sauvage que j’étais après avoir commis l’acte de ma vie.

C’est sous le voile discontinu d’eau que je rejoignis les abords de la capitale. Elle était devenue mon champ de chasse depuis quelques jours. Pourtant, mon auberge de fortune se trouvait à l’extérieur de celle-ci. Bien que l’homme aux lunettes me jurât de rendre mon séjour plus simple, je ne pouvais délaisser la haine et la rancœur de certains habitants à mon égard. De plus, la compagnie d’Amatsu m’était bien plus réconfortante que celle des humains. C’est d’ailleurs en sa compagnie, et sous une forme plus canine et familière au peuple que ce dernier m’accompagna. Je souhaitais sa présence pour cette rencontre. Son avis avisé me serait d’une grande utilité pour cette traque sans fin. Surtout avec les pistes actuelles.


~


Hakushi Sen. Noble à la cour de notre Seigneur et, apparemment, membre de la Main. C’est par lui que je décidais de commencer ma mission. Chaque jour, je le traquais du regard, apprenant son quotidien, ses gestes mais également sa personnalité. Bien qu’il paraisse des plus normaux, je le soupçonnais de transmettre des informations à l’extérieur du clan. Aux membres de la Main ? Aux autres clans ? Dans chacun de ces cas, il était une menace… C’est pourquoi, après une semaine d’observation et de rapports à mon employeur, je décidai de passer à l’action. Un soir, alors que l’homme rentra dans ses quartiers, à l’extérieur du palais, je fis le tour de sa demeure, me permettant de me camouflant grâce à l’ombre des arbres du jardin. Le mur passé, aucune présence pouvant alertant de ma personne, je me faufilai jusqu’au couloir extérieur, écoutant les pas de l’homme. Ils se stoppèrent net. Un silence s’installa. Seules les quelques brises sifflaient. Quelque chose n’allait pas. Je gagnai la pièce où devait se trouver l’homme. J’entrouvris la porte jusqu’à l’ouvrir entièrement et rester stupéfaite de la scène qui se déroulait devant moi. Hakushi n’était plus qu’un corps sans vie, dont le liquide aux couleurs de ma chevelure se répandait petit à petit.
« Qu’est-ce qui… »

Je restais sur mes gardes, pensant à l’acte d’une Ombre. Mais avant de pouvoir zyeuter chaque recoin de la pièce, j’entendis au loin des hommes s’approcher de la demeure. Les gardes du quartier avaient été prévenus. Quelqu’un cherchait à me faire criminel de ce meurtre. La Main pouvait en être à l’origine s’il connaissait ma mission. Il n’était pourtant pas l’heure de s’interroger. Je m’empressais de retourner la chambre. Je ne pouvais repartir sans rien ou ma réputation auprès du Taisho serait entachée. Je tombai finalement sur un petit cahier, caché sous les futons. Je vins à le feuilleter rapidement. Une multitude de noms. Certains étaient rayés tandis que certaines pages étaient tachées de sang. Malheureusement, je n’eus plus de temps. Les gardes avaient déjà pénétré la résidence. Prenant le même chemin qu’à mon allée, je dus cependant semer les hommes qui me pourchassaient depuis le mur d’enceinte.


~


Ce cahier m’était encore bien mystérieux. J’ose croire que le Taisho pourrait m’éclairer. Rangeant l’objet de ma mission, je rejoignis le point de rendez-vous : les cerisiers jumeaux. Plus jeune, et encore dans l’armée, je rêvais, telle une fillette, qu’un homme me déclarait sa flamme sous ce panorama. Aujourd’hui, cette idée m’était stupide et surtout impensable.

A mon approche du lieu, l’odeur du tabac me parvint et me rappela de bons comme de mauvais souvenirs. Ceux d’une amitié mais également d’une crainte.
Plus mes pas me rapprochèrent plus la silhouette de mon employeur se dessinait parfaitement. Je m’installai alors dos à l’un des cerisiers, dirigeant mon regard vers le même horizon que l’homme. Amatsu, resta caché derrière le tronc, tout en restant à mes côtés, allongé sur le sol comme le ferait un chien. Le silence resta seigneur durant quelque temps. Cela me permit de m’initier, moi aussi, à l’un des arts fumant du pays. Malgré les larmes de Gekigami, le chapeau de paille couvrait parfaitement mon visage, me permettant de sortir mon kiseru, d’y introduire le kizami que j’allumai grâce à une petite étincelle et de fumer sans craindre la mort de la flamme. Une fumée se dégagea de mes lèvres alors que je vins saisir l’objet de convoitise. Je le tendis à l’homme, d’abord silencieuse, avant d’ajouter.

« Hakushi ne nous causera plus aucun problème. Cependant, je n’ai pas eu à me tacher les mains. Quelqu’un d’autre le fit pour moi… Je soupçonne la Main de connaître nos agissements. »



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Kuhoko Keikoku

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Taisho

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MessageSujet: Re: Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos] Dim 3 Juil - 16:45

Après avoir allumé son kiseru Keikoku reprit d'une main son parapluie et commença à fumer un peu, songeur. Finalement, elle arriva peu de temps après lui et la jeune femme s'adossa à l'un des arbres, elle-même sortie une pipe pour fumer sous les larmes de Gekigami. Le petit sourire de Kei c'était étendu en entendant la jeune femme arriver, comme d'habitude elle prenait son temps, elle était calme et posée. Le taisho jeta un coup d'œil dans la direction de la ''criminelle'', difficile de savoir à quoi il pouvait bien penser sous ses lunettes.

Il prit donc le cahier qu'elle lui tendit, il dû poser son parapluie pour le feuilleter quelques minutes, heureusement la pluie était fine. Il ne regarda à l'intérieur que quelques secondes, tout était codé et cela prendrait du temps rien que pour comprendre comment le déchiffrer. Il referma le cahier et repris son parapluie, ce cahier pourrait leur donner de bonnes informations, mais il allait falloir se creuser la tête pour découvrir ses secrets, surtout qu'il ne connaissait pas grand-chose en code et qu'il n'avait aucune connaissance qui pourrait l'aider.


Les paroles d'Inuko firent cependant soupirer le Taisho, apparemment ils savaient ? C'était du rapide et Kei commençait déjà à imaginer comment. Seul Mitsuo savait pour eux deux, certes à la première rencontre l'endroit n'était pas désert, mais malheureusement la plus grande probabilité était que Mitsuo ai vendu la mèche, il enquêterait de toute manière. D'un autre côté s'il suffisait de découvrir un membre de la main pour qu'ils le tuent ensuite c'était déjà ça de pris, mais cela voulait peut-être dire qu'ils avaient de quoi taillader leurs rangs, ce qui pouvait être la pire information.

So nan desu ka, j'avoue que je ne pensais pas qu'ils seraient au courant aussi tôt.

L'homme stoppa sa phrase pour réfléchir encore un peu. Il allait devoir prendre des dispositions, une chose était sûre, c'est qu'ils allaient s'en prendre à lui, il était le seul des deux dont la vie publique était facile à cibler, il y avait ces deux enfants et son arme la plus puissante : sa volière. Ils peuvent également viser Juubei, mais peu de chance qu'ils l'atteignent vraiment l'homme n'était pas à sous-estimer. Il regarda un instant Inuko, il relâcha à son tour un nuage de fumée, qu'allait-il se passer entre-eux à présent ? Il comptait bien lui laisser le choix, si elle partait maintenant, la Main ne le poursuivrait pas, mais si elle continuait avec Kei, elle ferait une cible de choix.

Je ne vous forcerais pas à continuer de me suivre. Si vous voulez partir faites le, La Main ne devrais plus s'intéresser à vous si vous quittez le navire maintenant.

Bien entendu il pourrait toujours se servir d'elle, mais il pouvait s'en passer également, il devait encore aller voir le fameux corps de Sen, il y avait quelque chose qu'il aimerait vérifier. On pouvait se demander si les paroles de Juubei à propos de cette femme, n'avaient pas joués sur la décision qu'il prenait à présent et bien non. Concrètement il était dans l'illégalité la plus totale en travaillant avec elle et il ne voulait pas non plus la voir mourir pour rien. Il préférait lui laisser le choix de toute façon. Le Taisho continua de fumer en attendant la réponse de Yasha-san.
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Yasha Inuko

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Hinin

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MessageSujet: Re: Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos] Dim 24 Juil - 18:34

Quitter le navire alors que celui-ci était à peine assailli… Je ne pus m’empêcher de lever le coin de ma lèvre pour y dessiner un demi-sourire. Amatsu leva une oreille avant de diriger son museau, doucement, vers mon visage, intrigué. Finalement, le taisho ne me connaissait pas si bien que cela. La Main était peut-être une secte dangereuse, à cause du manque d’information à son sujet, mais eux non plus, ne devait point me sous-estimer. Et je comptais bien le faire comprendre à mon employeur, ici présent.

« Taisho… Je pris mon kiseru en main afin de pouvoir relâcher la brume de tabac. N’est-ce point vous qui m’avez demandé de vous venir en aide ? Alors que nous venons à peine de commencer, vous souhaitez que je quitte l’affaire ? »

Je repris une grande bouffée de ma pipe tout en me déplaçant vers mon interlocuteur, sous les yeux interrogateurs de mon compagnon canin.
« Etes-vous en train de me sous-estimer ? Ou bien serait-ce de l’affection ? Dans les deux cas… je vins cracher la fumé entre nous deux. Lorsqu’elle se dissipa, seuls mes yeux brillèrent sous l’ombre de mon chapeau de paille, je n’ai point l’intention de vous laisser de côté. Surtout après avoir découvert que la Main suit nos traces. De plus… Je m’assois près de lui. Croyez-vous réellement qu’ils me laisseront la vie sauve ? Si leur intention est de rester dans le secret, je reste une menace pour eux. »

Je fis une pause, en regardant le paysage qui se ternit à mesure que la pluie s’intensifiait. Amatsu me rejoint. Bien qu’il ne recherche point de caresses, j’appréciais son pelage, même humide, sous ma main.
«Je vagabonde sans cesse, sans objectif ni destination précise. Mon regard était nostalgique sur ces mots. Il leur sera difficile de me traquer sans y perdre du temps. Tandis que vous… Je lui jetai un regard dans le coin de l’œil avant de retourner sur le voile grisâtre devant moi. Et puis, à l’heure actuelle, je m’inquiète davantage pour nos proches que pour notre propre vie. »

Mes pensées se retournèrent immédiatement sur Juubei. Il était le seul être cher qui me restait. Amatsu était lui aussi présent mais je connaissais l’étendue de ses pouvoirs. Juubei… n’était qu’un homme. Certes, sa force et sa robustesse lui valurent sa place dans l’armée mais il n’était qu’un simple homme. Comment pourrait-il s’en sortir face à de nombreux assassins. Ma main se crispa un instant sur le pelage blanc tandis que l’animal releva de nouveau le museau vers moi. Je plongeai mon regard dans celui de mon compagnon. Cela m’apaisa et me permit de reprendre mes esprits. Une nouvelle fumée se dégagea de mes lèvres avant que ma voix reste atténuée par le son crépitant de la pluie.
« Que comptez-vous faire à présent ? Je doute qu’attendre que ce carnet soit décrypté soit une solution. Néanmoins, nous n’avons point de piste à suivre, n’est-ce pas ? Je fis une pause, le temps de réfléchir à d’éventuelles solutions dont une que j’exprimai.
Vous disiez vous rendre sur le lieu de l’assassinat. Peut-être auriez-vous plus de temps d’exploiter la chambre. Les gardes ayant été alerté, je n’ai pu fouiller qu’une partie de la pièce ce soir-là. Néanmoins… Je pris une nouvelle inspiration de tabac avant de la rejeter. Vous devriez vous faire escorter par des soldats de confiance. Après avoir été repéré de la sorte, je crains que certaines personnes de notre entourage ne se révèlent au grand jour. Un conflit interne pourrait éclater, causant le trouble parmi l’armée ainsi que les nobles, peut-être même les habitants de Geki. Kenshu n’en ressortirait pas indemne et nous non plus… »



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Kuhoko Keikoku

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MessageSujet: Re: Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos] Mar 9 Aoû - 13:05

Un hameçon était lancé, une phrase qui pourrait paraître simple et pourtant... Oui Keikoku demanda à Yasha si elle voulait partir, mieux encore il lui disait qu'elle pouvait le faire. Avec cette simple demande Kei organisait la suite (déjà savoir si cela serait avec ou sans elle), il voulait voir sa réaction également, même s'il imaginait un ''non'' ou un ''oui'' sorti de nulle part, cette jeune femme était bien mystérieuse.

La première tirade de la jeune femme fit apparaître un petit sourire en coin sur le visage de Keikoku. Finalement, elle aimait parler, peut-être n'était-elle pas la froide et glaciale jeune femme qu'il s'imaginait aux premières rencontres ? Le trentenaire pris une bonne bouffé de son kiseru et expulsa la fumée vers le ciel sous la forme de petits cercles de volutes blanches. Il écouta donc Yasha lui dire qu'elle n'allait pas abandonner maintenant et qu'elle n'allait pas l'abandonner non plus, donc malgré tout ce qu'elle pouvait dire, elle avait toujours une loyauté digne des meilleurs samurais.

Il s'agissait d'une simple proposition Yasha-san. Si effectivement vous êtes toujours motivée pour cette traque, nous la continuerons ensemble.

Il écouta la suite des paroles de la jeune femme, étant attentif pour ne rien louper de ses paroles, elle semblait à certain moment, tellement nostalgique, Keikoku se demandait vraiment ce qu'elle fuyait ainsi, il se demandait s'il s'agissait de quelque chose de véritablement dangereux et meurtrier, ou s'il s'agissait simplement d'une peur irraisonné de la belle aux cheveux rouges. Cette dernière précisa que Keikoku était plus au devant qu'elle et que donc sa famille risquait quelque chose, mais elle ne lui apprenait rien là en l'occurence. La suite l'intéressa plus, lorsqu'elle parlait de nos proches.

J'ai déjà pris des dispositions pour ce qui est de mes enfants. Pour moi et bien... ils savent ce que je vaux et s'ils ne m'ont pas tué encore c'est qu'il y a une raison. De plus, il serait parfait pour nous qu'ils me tuent. Et pour Juubei... je le préviendrais, mais je n'ai pas envie de l'entrainer plus loin là-dedans. J'imagine que vous comptez également en parler à vos proches, au moins leur dire de se méfier.

Keikoku savait déjà que Juubei était un proche de Yasha, mais il ne savait pas si cette dernière en avait d'autres hormis le blond nomade et le blanc canidé, donc encore une fois il lança cette phrase presque innocemment, toujours à la pêche aux infos. La jeune femme enchaîna après un petit moment de blanc, sur la suite des évènements, ce qui allait se passer, ce que voulait faire Keikoku, elle proposa même quelques idées qui étaient loin d'être idiote.

Je compte surtout aller vérifier quelque chose sur le corps d'Hakushi, mais comme vous le dites : vérifier une nouvelle fois l'appartement est une bonne idée, même si je pense qu'ils ont tout nettoyés depuis longtemps. Pour le reste.... personne ne s'en sortira indemne, ni Kenshu, ni nous, ni eux et encore moins Yokuni. Il n'y a pas de rêves idiots à avoir, des gens vont mourir pendant cette croisade, beaucoup de gens, innocents comme coupables.

Il avait prononcé sa dernière phrase avec une grande gravité et même s'il n'avait pas la présence nécessaire pour communiquer ce genre de sentiments, son air neutre et ses lunettes suffisaient parfois à lui donner un air assez froid pour être pris au sérieux. Mais c'était toujours un combat constant. Il recracha de nouvelles volutes par la bouche pour finalement reprendre.

J'ai l'intention crée un groupe de soldat dédié uniquement à la traque de la main. J'en parlerais à notre Dame pour avoir son accord, mais si une telle unité se met en place, je veux que tu en sois le chef Yasha-san. Je te laisse choisir tout de même, mais sache que tu n'auras plus à te cacher et que tu ne seras pas militaire. Cette unité ne se mêlera pas à l'armée, ne participera ni aux manœuvre ni aux batailles. Ce sera un groupe uniquement dédié à la main et qui ne répondra qu'à moi.

Le Taisho pris une nouvelle bouffé pour la recracher nonchalamment par la suite. Il attendait donc la réponse de Yasha à cette proposition. Cette dernière noterait certainement l'utilisation du tutoiement depuis peu.
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Yasha Inuko

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Hinin

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MessageSujet: Re: Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos] Lun 22 Aoû - 22:28

Mes proches… ces mots ne cessent de raisonner dans ma tête. Certains y verraient leur famille, leurs amis. Moi, je n’y vois qu’Amatsu et « lui », bien que leurs visages ne soient point nets. La nostalgie me parcourut de nouveau. Être hinin… cela pouvait avoir ces avantages finalement. N’avoir aucune attache, aucune personne à qui faire confiance, empêchant ainsi d’être trahit. N’avoir pour seuls amis que sa lame et la solitude. Cela résuma parfaitement ma vie jusqu’à présent. Pourtant, les choses avaient évolué depuis ce jour.
Juubei. Cet homme qui m’était inaccessible et pourtant si proche à la fois. Je crus à un mauvais coup du destin lorsque les Kamis le conduisirent sur ma route. Cette… malédiction que je craignais tant aurait pu le frapper. Il n’en était point ainsi. C’est alors que je commençais à croire en ma chance. Cette chance de pouvoir garder près de moi un être qui m’est cher.
Amatsu. Être surnaturel dont la puissance m’effraya lorsque je le rencontrais. Son combat devint le mien. Mon chemin devint le sien. Nous devînmes inséparables. Nous luttons pour la cause de l’autre et nous nous soutenons lors des périodes sombres. Parfois, je me demande si l’âme de mon maître ne s’est point réincarnée en cet être bien mystérieux.
Eisei. Frère d’armes dont l’avenir est devenu bien plus cruel que le mien. D’abord un œil, ensuite sa place au sein de l’armée et pour finir, son nouveau statut de fugitif. Ironique pour un homme qui ne recherchait que la paix tout en paressant à ses tâches. Pourtant, n’avoir les mains nullement tâchées d’écarlate était honorable. Je le respectais pour avoir choisi cette voie.

Chacun d’entre eux était ce que j’avais de plus cher. Pourtant, ma position actuelle dans la société ne me permettait point de les protéger. Aujourd’hui encore, si l’on apprenait mon lien avec eux, leur vie serait en danger et je ne pourrais leur venir en aide. Jusqu’à cette parole de l’homme à mes côtés.

Alors plongé dans mes terribles pensées, sans compter les suppositions sur le devenir du clan mais également de Yokuni, le Taisho revint sur son idée de groupe traqueur de la Main. Je lui avais répondu que cela n’était point dans mes projets. Cependant, plus j’y réfléchissais, plus je me voyais enfin reprendre une vie, malgré mes mains tâchées de sang. Nul ne pourra excuser mes actes. Nul ne pourra me pardonner. Certains ne pourront pourtant m’en vouloir car je devins le shiningami de leur vengeance, permettant à leurs âmes d’être réconfortées. J’étais la mort, j’étais la vie. J’étais la nuit, j’étais le jour. Aujourd’hui, l’opportunité de devenir humaine, vivant sur cette terre, m’était proposée. Revenir dans la lumière, sans être militaire, ne possédant ainsi aucune chaîne à mes mains, était un désir enseveli sous de nombreuses tragédies et cette fameuse « malédiction ». N’était-il pas temps de la faire disparaître et de renaître, comme la foudre frappant sans avertir ?
Cela était bien alléchant, d’autant plus que le Taisho prenait ses aises avec moi en me tutoyant. Me faisait-il confiance au point de me confier un groupe d’une importance capitale pour lui ? Sa naïveté pourrait le tuer. Un sourire se dessina alors sur mes lèvres tandis que ces dernières recrachaient une fumée plus fines, plus dansantes, formant bientôt un tigre aux yeux des plus rêveurs et inventeurs.


« J’ignore ce que vous comptez faire de moi lorsque je serais sous vos ordres mais sachez ceci : nul ne pourra me mettre une entrave à mes poings. J’agirais selon mes envies et désirs. Mon travail restera le même tandis que j’exécuterais cette traque. Je ne veux point que l’on m’associe davantage aux soldats. Je veux garder mon nom d’Oni-kira. D’ailleurs… Le visage de Juubei m’apparut dans la fumée. Veillez à ce que mon existence au sein de ce groupe ne se répande. Votre réputation risque d’être corrompue et certains de vos soldats pourraient se retourner contre vous. »

Alors que j’étais concentré sur mes propres paroles, je vis l’oreille de mon camarade à quatre pattes se tendre. Son museau se releva, tandis qu’il scrutait les murs de la ville, au loin. Seul mon regard suivit cette direction, avant que je ne ferme les yeux, tout en reprenant à voix basse.
« Vous devriez revoir vos lieux de rendez-vous, Taisho. La pluie pourrait nous faire rouiller. »

La lame à l’intérieur de son fourreau retentit un faible instant, tandis que ma main empoignait la tsuba…



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Taisho

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MessageSujet: Re: Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos] Mar 30 Aoû - 16:49

Cette discussion amusait beaucoup Keikoku, lui qui n'était pas un adepte de l'étiquette et de la bienséance il aimait pouvoir parler normalement avec quelqu'un, même s'il faisait toujours autant d'effort pour ne pas mâcher ses mots, c'était après tout ça façon de parler depuis qu'il était petit et il avait dû apprendre à la cacher lorsqu'il était devenu Taisa. Cela faisait un bon moment maintenant qu'il savait parler ''normalement'', sans cet accent qui lui faisait raccourcir ses mots. Mais il était bien ici, d'ailleurs c'est une sensation qu'il avait depuis bien longtemps maintenant : il était bien mieux entouré de soldats ou de paysans, qu'entourer de personnes de la cour.

Le temps n'était pas favorable, mais il aurait aimé continuer cette discussion, mais la pluie n'aidait pas à se sentir bien. Après il était Kenshu, il n'avait donc pas de problème particulier via le mauvais temps, ce serait un comble tout de même. Mais il aurait aimé l'inviter chez lui autour d'un thé et de petits gâteaux, seulement pour le moment c'était tout bonnement impossible. Kei expira un peu de fumée sous la forme d'un soupire tout en regardant le ciel, il aimerait tellement être loin d'ici à présent, retourner dans son clan d'origine. Son père l'avait laissé là, car il avait estimé qu'il irait loin au sein de Kenshu, mais à quoi bon ? Toute sa vie Kei pensait vouloir tout cela, mais maintenant qu'il l'avait il voulait juste tout envoyer bouler pour passer sa vie auprès de ses enfants et de son peuple natal. Mais il aimait ce pays, ses soldats, sa dame. Il voulait donner une vie prospère à ses enfants et cela passait par la sédentarité et un haut rang, mais le méritait-il ? Mieux encore, était-il vraiment fait pour cela ? Son père lui avait dit qu'il irait loin, mais pensait-il vraiment à cela ?

Il écouta les paroles de la jeune femme, il ne réagissait pas à ces dernières, il n'y avait pas réellement besoin de le faire. Il se demandait encore pourquoi elle l'avait suivi ? Etait-ce par défis, par envie ? Avait-elle un compte à régler avec cette organisation ? Il est vrai qu'il pouvait être naïf de sa part de la mettre chef d'un tel groupe, mais il n'avait pratiquement aucune autorité sur ses hommes alors pour une fois que quelqu'un lui obéissait il fallait qu'il en profite. Oui il y avait un peu de désespoir dans ses décisions. Mais encore une fois pour se faire obéir d'elle il avait dû la menacer, comme d'habitude. Mélancolique le Taisho répondit simplement :


Oui, oui. Ne t'occupe pas de ma réputation et ne me donne pas d'ordres s'il te plait.

Kei fini sa pipe et la tapa légèrement pour la ranger ensuite, il écouta la voix basse de la jeune femme, visiblement elle avait repérée un problème. Kei n'avait ni l'envie, ni la volonté pour aller courser un énième espion possible. Qu'ils espionnent s'il le désire, il n'en avait que faire, il suffisait de changer certains plans pour permettre à Kei de surprendre ses adversaires. Le Taisho se leva donc tranquillement, passant sa seule main de libre à l'intérieur de son kimono, son autre main tenant toujours son parapluie.

Bon je te laisse Oni-kira-chan, fait ce que bon te semble avec ce que tu as repéré, je dois encore aller vérifier quelque chose.

C'est donc tranquillement, mais sur ses gardes, que le Taisho allait aller voir le corps d'Hakushi Sen.
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Yasha Inuko

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MessageSujet: Re: Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos] Dim 11 Sep - 11:35


« Désolé d’avoir pu vous offenser, bien que je n’ais point, moi non plus, à m’excuser pour ce comportement. » Répondis-je d’un petit sourire taquin.

Du coin de l’œil, j’observais mon interlocuteur partir. Avant qu’il ne disparaisse de ma vue, j’en vins à me lever.

« Ohé ! Dis-je afin de l’interpeller une dernière fois, ne pouvant prononcer son grade de par la proximité de la menace. Vos goûts en tabac restent à désirer. Je vous ferais ramener de quoi vous exalter la gorge dans quelque temps, oji-san. »

Je ne le quittais pas des yeux jusqu’à ce qu’il se fonde derrière le tapis d’eau. Cet homme n'avait-il pas peur de mourir? Ignorer ainsi un potentiel meutrier? Cela me fit sourire, une nouvelle fois. Je n'avais point compté mais en l'espace d'une seule rencontre, je pus ressentir un bon nombre de fois mon humanité ressortir. Cela m'irrita tout comme cela me fit un bien fou. Depuis que je travaille avec lui, je sens que le monde des hommes m'accueille petit à petit. Mais je ne pouvais baisser ma garde. Montrer ma fragilité me perdrait. Je ne devais pas oublier ce que je suis devenu et ce que j'ai fait. Bon nombre veule ma mort. Il me faut me repentir avant de pouvoir vivre libre...

« Allons-y, Amatsu.
- Que comptes-tu faire de… ?
- Laissons-les pour le moment. Chuchotais-je. Rien ne sert de se hâter. Nous ferons bien assez de bruit dans les rangs ennemis d’ici peu. Essaies de nous dissimuler grâce à la pluie avant de surveiller les arrières de cet homme.
- Bien. »

Reprenant une grande aspiration de mon kiseru, la fumée que je dégageais était assez épaisse et grande pour venir nous cacher dans le voile de Nuregami. Au tapotement de ma pipe sur l’épaule pour y ôter le tabac brûlé, Amatsu utilisa ses compétences de kitsune pour créer une barrière nous dissimulant. J’en profitai sans attendre. Prenant mes jambes à mon cou, je m’éloignais de plus en plus des murailles de la capitale. Je ne sais guère si notre tour de passe sera suffisant pour que notre espion abandonne sa mission mais s’il venait à être surpris une nouvelle fois par mon regard, ma lame aura de quoi se rassasier.

FIN DE RP



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Une ordure à vider. [Yasha Inuko] [clos]

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