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 Une soeur cachée

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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Une soeur cachée Dim 12 Juin - 11:29

Mitsunaru est un marchand itinérant parcourant tout Yokuni pour vendre des épices aux riches familles des grandes villes. C’est un homme assez court sur pattes et assez ventripotent, digne représentant de la catégorie des marchands de denrées alimentaires. Ses joues imposantes le font ressembler à un gros bébé.

Il y a une quinzaine d’années, alors qu’il était resté quelques mois en territoire Setsu, ayant de bonnes affaires là-bas. Il s’était lié d’amitié avec la famille Kuro, originaire d’Okaruto, qui disparut mystérieusement peu de temps après. L’année précédente, il avait vu passer devant son étal une jeune fille ressemblant étrangement à Saaya, la mère de Naomorii.

Ils avaient discuté pendant un petit moment et elle lui avait dit avoir été adoptée par sa famille. Dès le lendemain, elle lui avait demandé de lui en dire plus sur ses parents biologiques. Elle avait décidé de retrouver sa famille et plus le temps passait, plus elle semblait impatiente. Elle décida de chercher de son côté à Setsu pendant que Mitsunaru devait rechercher à Okaruto.

Il est arrivé quelques jours plus tôt à la capitale de Kasu. Il vient visiter ses étals, il se met à la recherche de la famille Kuro, demandant aux passants s’ils les connaissent. Un jour, alors qu’il poursuit ses recherches près d’une forge, il croit reconnaître le visage du père de Naomorii et lui demande :

- Excusez-moi, monsieur, connaissez-vous Kuro Nobuteru ?

- Oui, c’était mon père, pourquoi ?

Naomorii regarde Mitsunaru d’un air suspicieux, l’examinant du regard sur toute sa hauteur. Même s’il passe une bonne partie de son temps libre à chercher des informations sur ses parents, il se méfie de toutes les sources d’informations possibles.

- Je me présente : je m’appelle Mitsunaru. Il se trouve que je connaissais bien vos parents. Quand ils étaient à Setsu, ils ont disparu en cachant une fille. Je l’ai rencontrée il y a quelques semaines et elle recherche sa famille.

Naomorii ouvre de grands yeux, puis affecte une expression sceptique.

- Mes parents n’ont jamais eu de fille. Je l’aurais su dans le cas contraire.

- Comme je vous l’ai dit, je connaissais bien vos parents, pourtant je n’ai jamais eu connaissance de l’existence de leur fille à l’époque. Si vous voulez en avoir le cœur net, vous devriez venir avec moi à Setsu. J’y repars dans quelques jours. Si vous avez d’autres questions à me poser, vous pourrez me trouver à l’étal d’épices, dans la deuxième rue à gauche, je vous y attendrai. En attendant, je vous laisserai y réfléchir.

- Oui, je reviendrai demain et on en reparlera plus en détail.


Naomorii ne dit pas un mot de plus et se retourne lentement vers le forgeron, l’air pensif et silencieux. Mitsunaru retourne à ses quartiers, certain qu’il reviendra le lendemain, impatient d’en savoir plus.


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Dernière édition par Kuro Naomorii le Dim 28 Aoû - 10:32, édité 1 fois
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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Sam 18 Juin - 15:31

Le lendemain, comme promis au marchand, je me rends à son étal dans une rue de Kasu. Je ne peux m’empêcher de douter de l’annonce de la veille. Mes parents ne sont jamais revenus de mission avec un enfant et jamais dans une discussion il n’avait été question d’une sœur. Je passe un instant à me demander pourquoi mes parents auraient pu vouloir cacher ce genre d’information sans même en parler à leur fils.

Même si les informations dont dispose le marchant sont surement fausses, il était de mon devoir d’écouter son histoire, afin de ne négliger aucune piste pouvant conduire à mes parents. Et puis s’il s’agit vraiment de ma sœur, cela voudrait dire que j'ai quand-même une famille... Cette pensée me réchauffe le cœur alors que ma source d’information fait des signes dans ma direction à mon approche.

- Salutations, monsieur Kuro.

- Dites plutôt Naomorii, pas besoin d’être si formel.

Mitsunaru a l'air surpris de m'entendre prononcer cette phrase, sans doute parce que notre rencontre date seulement de la veille :

- Très bien… Naomorii. Votre présence ici signifie que mes informations sont d’importance à vos yeux.

- Pas de précipitation : la disparition de mes parents est aussi très importante à mes yeux et leur recherche occupe mes pensées à chaque instant. Il est essentiel de ne négliger aucune piste et votre histoire, quoi qu’improbable, doit être étudiée pour avoir une chance de découvrir la vérité.

Bien que personne n’a d’intérêt à entendre les informations qui vont être révélées, Naomorii préfère que l’échange soit discret. La foule dans la rue ést le meilleur moyen de garder la discussion secrète, avec le brouhaha ambiant.

- Racontez votre histoire.

-Bien. Il y a une quinzaine d’années, mes affaires tournaient bien à Setsu et Moe était devenu mon lieu de travail pendant un moment. Au bout de quelques semaines, vos parents, qui étaient de bons clients, sont petit à petit devenus mes amis. Pourtant, lors de nos discussions, l’existence d’une fille n’a jamais été abordée. Quelques temps plus tard, la nouvelle de leur disparition m’a grandement attristé. Mes activités m’ont am…

A cet instant précis, un crieur traverse la route en annonçant :

- Rejoignez Saigo Seizon et vivez de palpitantes aventures dans tout Yokuni !

Je suppose qu’il s’agit d’un groupe de mercenaires.

- Reprenez.

- Mes activités m’ont amené à parcourir le monde à nouveau et plus aucune nouvelle de votre famille ne m’est jamais parvenue, jusqu’à un jour où cette jeune fille est passée devant mon étal.

Jusque-là, son histoire a l’air de coller, c’est à peu près l’histoire qui me reste en mémoire pour ce qui est de mes parents, reste à voir si la suite de son histoire est cohérente.

- Son visage était exactement le même que celui de votre mère. Après notre rencontre, l’histoire qu’elle m’a raconté m’a surpris par la façon dont elle coïncidait avec celle de vos parents. Votre mère aurait laissé sa fille dans une famille aisée peu avant sa disparition. La suite n’a pas changé, votre sœur, si c’est bien le cas, est à la recherche de sa famille.

J'écoute son discours avec attention et ne trouve pas la faille dans l’histoire de mon interlocuteur. Finalement, après avoir tout entendu et enregistré, ma décision est prise. La prochaine étape de mes recherches s’effectuera dans la capitale de Setsu.

-Ecoutez, aucun détail n’a semblé dénoter par rapport à mes souvenirs de mes parents. Rien ne dit que vos affirmations sont vraies, mais ça mérite quand même qu’on se penche dessus. Mes affaires me retiennent ici quelques temps, mais ça ne posera pas de problème pour partir. Notre départ aura lieu aussitôt que votre travail le permettra.

Après avoir réglé les détails du départ, je quitte le marchand en réfléchissant à mes prochaines recherches. Un détail continue cependant de me chagriner : si mes parents ont caché leur fille, cela signifie qu'ils savaient qu'ils étaient suivis. Maintenant que j'y pense, quand j'ai volé mon petit sabre en bois, Aki n'avait vraiment pas l'air surprise par la nouvelle. Elle devait déjà savoir quelque chose...


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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Ven 9 Sep - 23:10

Mais il est où, bordel ? Quand je vais lui tomber dessus, je vais l'étriper. Je parcours la ville depuis des heures sans pouvoir le retrouver à l'odeur. Trop de monde passe ici, j'ai beau avoir caché mon nez dans mon écharpe, c'est horrible. Des tas de senteurs se mélangent, pourquoi je suis venue ? Faut être maso pour venir ici quand on a un odorat aussi développé que le mien. Qu'est-ce qu'il lui à prit à Naomorii, de venir ici ? Ça, il va m'entendre ! Il disparaît sans prévenir alors que j'ai besoin de lui. Ces humains, on peut décidément pas compter sur eux !

Ça fait une semaine que j'ai trouvé Kyoshi, le demi-kitsune, dans la forêt de Kumo. Je l'ai ramené avec moi au village, il sera toujours plus en sécurité là-bas. A présent, je dois l’entraîner pour qu'il puisse survivre seul parmi les humains, mais pour ce faire, il a besoin d'apprendre à connaître les humains, savoir lire dans leurs regards quand ils prévoient quelque chose de mauvais. C'est pour ça que je suis partie du village seule, laissant Kyoshi là-bas, il n'aurait fait que me ralentir.

Ma mère veille sur lui, mais elle a beau être forte, elle ne pourrait rien seule faire si le village venait à comprendre. Elle ne peut pas tout lui enseigner non plus, elle est trop douce pour un professeur et vu la manière dont elle pose ses yeux sur Kyoshi, je sais qu'il n'apprendra jamais avec elle. Si je veux lui donner le meilleur, je suis obligée de demander à quelqu'un de parfaire la formation que je lui donnerai. J'y ai beaucoup réfléchi, j'ai tout analysé, tout calculé pendant une semaine avant de trouver la meilleure option.

Kyoshi n'est pas ce que je peux appeler un courageux, au contraire, et avec sa particularité physique, il vaut mieux pour lui qu'il reste dans l'ombre au maximum. Je lui enseignerai ma façon de combattre, mais il est essentiel qu'il puisse apprendre à éviter une attaque à distance. Il possède de bonnes oreilles, peut-être plus affûtées que les miennes. Je veux qu'il l'exploite à son paroxysme.

L'avantage, c'est qu'il apprend vite. En si peu de temps passé avec lui, j'ai pu me faire une bonne idée de ses capacités. Il est agile, rapide et réfléchi. Plus tard, ça sera un adversaire de taille. Hors de question de gâcher un potentiel pareil, j'ai rien contre les forgerons, mais Kyoshi suivra mes traces, jusqu'à ce qu'il soit capable de me mettre une raclée. Si ce jour arrive, je consentirai peut être à le laisser suivre la voie qu'il aura choisi seul.

J’éternue à cause d'une odeur de parfum plus forte que les autres, en passant près d'une femme richement décorée qui se pavane dans la rue. Cette noble a pris un bain dans son flacon ou quoi ? J’accélère le pas en retenant ma respiration au mieux, tout en me faufilant entre les gens. Il va falloir que je trouve un meilleur moyen de protéger mon nez, si je veux pouvoir évoluer tranquillement en ville.

Privée d'odorat, je continue mes recherches avec l’impression d'être physiquement diminuée. Mon ouïe aussi ne m'est pas d'un grand secours ici, les gens parlent fort et il m'est plus difficile d'écouter une conversation précisément. Je vais lui planter mes crocs dans la chair, quand je le trouverai, celui-là ! Enfin, quand je pourrais le faire à l'abri des regards. Finalement, je fini par trouver celui que je cherche. Il est en train de parler à un marchand. Curieuse, je me rapproche suffisamment pour pouvoir entendre sans être vue. Je ne parviens pas à tout entendre à cause du bruit, mais je comprends qu'ils parlent d'une personne en rapport avec Naomorii. Tiens donc ! Je croyais qu'il n'avait plus de famille ? Ça m'arrange pas, moi, il va vouloir partir enquêter et, pendant ce temps, l’entraînement de Kyoshi ne se déroulera pas comme je l'entends.

L'idée qu'il en profite pour me « trahir » m'effleure l'esprit. J'ai beau avoir vu au fil des mois qu'il gardait le secret, je n'en reste pas moins méfiante. Après tout, les humains sont tellement changeants, tellement manipulables, rien ne me garantit qu'il ne finira pas par parler. Quand il s'éloigne du marchand, je décide de le suivre discrètement, ce qui n'est franchement pas difficile, vu comme il a l'air plongé dans ses réflexions. Une cible facile à abattre, en somme, ce qui me donne une idée.

L'une des premières choses qu'on enseigne aux genins est de rester vigilant en permanence, sans paraître suspect. Aki aurait-elle négligé certains détails, dans l'éducation de ses disciples ? Furtivement, je réduis la distance qui nous sépare jusqu'à ce que je sois suffisamment près pour exécuter mon plan. Sans prévenir, je franchi les dernier mètres en sortant mon Tessen avant de le poser sur la gorge de ma cible tout en restant dans son dos.

- Si tu bouge, tu est mort !

Je suis joueuse, quand même, je sais que le surprendre ainsi peut entraîner une réaction violente, si il ne reconnaît pas ma voix, mais ça lui apprendra à rester sur ses gardes. Moi, je suis prête à réagir. Mon arme reste cependant fermée car je n'ai pas l'intention de le tuer, mais si ça avait été le cas, il serait sûrement mort.



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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Sam 10 Sep - 15:45

Alors que j’erre dans les rues en ruminant les informations que je viens de recevoir, je sens une présence se glisser derrière moi et me suivre dans la foule. Je continue d’avancer pour savoir ce qu’elle veut faire et je la sens se rapprocher. Alors que la distance s’amenuise, j’attrape discrètement un senbon que je tiens fermement dans ma main. J’arme mon coup et je frappe vers l’arrière comme avec un poignard alors qu’un tessen se pose sur ma gorge.

J’arrête mon coup au dernier moment quand je reconnais la voix de mon agresseur. Il s’agit en fait de Shea qui aura surement voulu « plaisanter ». Enfin, avec des méthodes pareilles, ça risque de mal finir, un jour. Si elle n’avait rien dit, elle se serait retrouvée avec un senbon en travers du ventre. Je me retourne vers elle, furieux.

- Tu es malade ?!

Voyant les gens autour de nous se retourner en m’entendant crier de la sorte, je me calme et range discrètement mon senbon en commençant à marcher avec elle, mes sentiments pour elle reprennent vite le dessus.

- Ne recommence jamais ça, s’il te plait. Je m’en voudrais tellement de te faire du mal…

Shea me reproche alors de ne pas être assez attentif à mon environnement en levant les yeux au ciel. Si j’avais fait plus attention, je l’aurais vu venir et il ne se serait rien passé de tel. Je crois qu’elle ne s’imagine même pas tout ce qui est en train de passer par ma tête… A moins que…

- Dis-moi. Tu n’es pas juste arrivée derrière moi à l’instant. Je suppose que tu me surveillais depuis un moment…

Elle me répond par une question, me demandant ce que me voulait le marchand. J’en déduis que j’avais raison. Je ne sais pas si je devrais tout lui dire… Mais après tout, il faut bien que je lui montre que je lui fais confiance si je veux qu’elle puisse avoir entièrement confiance en moi. Depuis un moment déjà, j’essaie de me rapprocher d’elle, mais elle garde toujours un peu ses distances, comme si je pouvais encore trahir son secret. Pourtant, elle devrait comprendre que mes sentiments pour elle m’empêchent ne serait-ce que d’envisager cette éventualité. Je mets de côté cette pensée et décide après un instant de lui donner la réponse qu’elle attend.

- Tu sais que mes parents ont été tués en mission à Setsu quand j’étais petit… D’après le marchand à qui j’ai parlé, ils auraient eu une fille, alors qu’ils étaient là-bas et ils l’auraient caché dans une famille habitant la capitale. Je ne sais pas si c’est vrai, mais si ça l’est, ça pourrait arranger mes affaires. Ça voudrait dire que j’ai encore une famille et elle pourrait m’aider à retrouver la trace de mes parents…

Cette fois-ci, elle me répond par un long silence. Je m’attends à un reproche, à ce qu’elle me dise de ne pas faire confiance au premier venu mais, à ma grande surprise, sa seule réponse est l’annonce qu’elle sera à mes côtés pour ce voyage. Je n’y avais même pas songé, mais cette nouvelle me comble de joie. Je pourrai être aux côtés de ma Shea. Je cache ma réaction et lui demande quand elle pense pouvoir partir.


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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mar 13 Sep - 19:55

Tendu, je prends sur moi pour ne pas reculer en sentant le bras du genin arrivé vers mon ventre. Son arme de prédilection pourrait s'enfoncer dans ma chaire, pourtant j'attends de voir si il va vraiment oser me porter un coup. Bien que ce soit risqué cela me permet de le jauger, aussi bien sûr le plan professionnel que personnel. Les ninjas doivent faire preuve de beaucoup de qualité, du sang froid, une maîtrise d'eux-mêmes, mais aussi de réflexe. Ajouté à ca une bonne capacité d'observation. Si Naomorii en a manqué en ne réagissant qu'au dernier moment, je peux au moins constater qu'il a quelques réflexes. J'aurais pu le tuer, peut être pas sans dommage, mais visiblement il a encore besoin de s'entraîner. On n'attend pas qu'un ennemi agisse pour le maîtriser bordel. On agit avant.

En parallèle je dois reconnaître que je suis plutôt soulagé qu'il ait arrêté son coup. Il n'est jamais agréable de recevoir une lame dans la peau, même quand ladite arme est aussi fine que ses « cures dents ». Un sentiment étrange me traverse  tandis que je réalise qu'il ne m'a pas blessé. Qu'est-ce –que ca aurait changé au fond ? C'est pas comme ci son geste prouvé que je peux me fier à lui. Je perds le fil de ma pensée tandis qu'il se retourne vers moi et me hurle dessus furieux en me demandant si je suis « malade ». Je hausse un sourcil cherchant à comprendre ce qu'il veut dire. Bien sûr que non, je ne suis pas malade, sinon je serais pas là… Quoi que, même malade je serais venu. Des gens commencent à s'intéresser à la scène et nous décidons d'un accord muet de nous mettre à marcher. On a pas besoin de curieux, ils ont pas autre chose à foutre ces humains ?  En même temps qu'est-ce qui lui prend de hurler comme ça ? Tu parles d'un ninja toi ! Va falloir qu'il apprenne la discrétion si il veut que ça se passe bien entre nous. Je n'ai qu'une envie sortir de la ville, les odeurs qui s'y mélangent me prive de mon odorat, m'obligeant à respirer par la bouche.

Tandis que je m’apprête à l’engueuler à mon tour il reprend d’une voix plus mesurée en me demandant de ne pas recommencer à le surprendre de la sorte, ajoutant qu’il s’en voudrait de me faire du mal. Je lève les yeux au ciel tout en répondant.

-T'a qu'à faire attention à ce qui se passe autour de toi aussi.

Non mais il imagine quoi ? Qu'il pourrait réellement avoir le dessus sur moi ? N'importe quoi, il a oublié ce que je suis ou quoi ? Je ne suis pas une stupide et faible humaine, mes réflexes et mes sens sont largement supérieur à ceux des humains. Je suis également sa supérieure, on n'obtient pas le titre de chûnin en chassant un lapin ! Il poursuit en me posant une nouvelle question, y ajoutant la réponse de lui-même. Evidement que ça fait un moment que je le surveille, il aurait dû s'en apercevoir tout seul. Je n'ai pas l'intention de lui répondre étant donné que sa question n'a aucun sens, à la place je préfère enchaîner sur autre chose.

-Il te voulait quoi ce type ?

Il ne lui faut pas longtemps pour se décider à me répondre, ce qui me surprend un peu. Rien ne le force à me répondre, du moins pour l'instant. Pourtant, il le fait et rien ne semble indiqué qu'il me mente. C'est bizarre quand même, il me raconte tout comme si il avait toute confiance en moi… Bon pour ce que j'en ai à foutre de toutes façons… Les renseignements qu'ils me donnent m'agace cependant. J'ai rien contre le fait qu'il veuille retrouver sa soit disant sœur, après tout, la famille c'est important, c'est pas moi qui dirai le contraire, mais merde quoi, j'ai besoin de lui pour Kyo. Ce voyage va lui prendre du temps, beaucoup trop et pendant ce temps mon protéger ne pourra pas progresser comme je l'avais prévu. Chier bordel ! Je retourne toutes ces informations dans ma tête cherchant la meilleure solution, celle qui arrangerait mes affaires. Je pourrais très bien lui ordonner de rester au village, mais je ne peux me résoudre à l'empêcher de partir à la recherche d'un membre de sa famille. Après tout si l'un de mes parents disparaissait je partirais à sa recherche sans attendre. Finalement, je ne vois qu'une seule solution à ce problème.

-Je t’accompagne.

Avec le peu d'information dont il dispose il ira pas bien loin, mais avec mes capacités animale je pourrais pallier ce handicap. Je trouverais bien une piste à suivre, pas que ca m'enchante de jouer le chien de chasse, j'ai autre chose à foutre, mais c'est la meilleure solution pour qu'il revienne vite au village et que l'entraînement de Kyo commence. Je pousse un soupir résigné tandis qu'il me demande quand je pense pouvoir partir. Personnellement, j'ai pas l'intention de traîner, mais un voyage comme ça ca s'organise un minimum.  Je dispose déjà de tout ce dont j'ai besoin, mais je ne suis pas sûr que mon genin soit aussi débrouillard que moi. Hors de question de partir sans s'être équipé avant, je le vois mal partir chopper un lapin avec ses ongles ridicules.

-On va avoir besoin de plusieurs choses, dont une carte et des laisser-passer pour commencer.

Setsu est un endroit dangereux, hors de question de naviguer à l'aveuglette dans ce territoire. Je veux savoir où je fous les pieds et pouvoir étudier les lieux. Quand au laisser passer, il est plus compliqué d'en obtenir un. Le territoire du feu n'ai pas un endroit accueillent … Même si personnellement j'en ai rien à foutre des lois, je ne vais pas risquer connement ma vie en me rendant là-bas sans une couverture. Je réfléchie quelques minutes au meilleur moyen de voyager à peu près tranquille sur ce territoire et fini par conclure que le choix est vite fait.

-On va se faire passer pour des marchands.

Il faudra quelques jours avant d’obtenir ces derniers, ca nous laissera du temps pour réunir tout ce dont on pourrait avoir besoin. Je pense en profiter pour retourner à Kumo laisser des consignes à ma mère concernant Kyoshi. Faudrait pas qu’il se ramollisse pendant mon absence. Je sais même pas pendant combien de temps je serais absente. Tain, c’est bien parce que j’ai besoin de Naomorii pour entraîner Kyoshi que je fais tout ca.  Bon, assez perdu de temps.

-Je m'occupe des papiers, pendant ce temps rassemble le nécessaire pour le voyage. Rendez-vous dans trois jours à l'entrée de la ville

Je l'abandonne sur ces paroles pour aller m'occuper des papiers dont on aura besoin, ainsi que de faire un aller retour à Kumo. Tout cela m'occupera bien pendant trois jours et je sais que je ne vais pas avoir le temps de traîner en route. Par contre, j'entends déjà les cris de joies de mes abrutis d'élèves quand ils apprendront que je quitte le village quelques temps. Je vais leur mettre une de ces pressions avant de partir histoire qu'il angoisse à l'idée de ce que je pourrais leur faire à mon retour. Hors de question de négliger ces bons à rien.



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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mer 14 Sep - 19:57

Après un soupir, Shea m’expose sa problématique à laquelle je n’avais pas encore pensé : pour pénétrer sur le territoire de Setsu et aller librement jusqu’à la capitale, il n’est pas question de prendre le risque de faire une infiltration, d’autant que nous serons accompagnés. Il va nous falloir des laisser-passer. Elle veut aussi une carte. Je ne vois pas trop l’intérêt, puisque nous aurons un guide.

La solution la plus facile pour entrer en territoire Setsu, comme elle le fait remarquer, c’est de se faire passer pour des marchands. De cette manière, notre guide pourra nous aider dans cette entreprise. Elle propose de s’occuper des papiers et retourner à Kumo pour partir d’ici dans trois jours.

Dans la journée suivante, je vais voir le marchand qui m’a contacté et lui annonce que nous partirons deux jours plus tard, accompagnés de Shea, puis je vais réunir les éléments nécessaires au voyage : quelques vivres pour le voyage et des tentes (il faudra bien que Shea s’y fasse pour notre couverture). Le lendemain, tout en évitant la zone où se trouve notre guide, j’explore le quartier marchand à la recherche des marchandises que nous allons vendre à Setsu : nous apporterons avec nous des spécialités d’Okaruto, nourriture et alcool principalement. J’en profite aussi pour récupérer un cheval qui transportera tout notre matériel.

Enfin, le jour du départ arrive. Nous nous retrouvons, avec Shea, à l’entrée de la ville, tôt le matin, afin d’accorder nos versions sur notre couverture. J’en profite pour lui faire l’inventaire de nos achats pour qu’elle sache tout dans le détail. Si nous trouvons des plantes intéressantes en chemin, enfin si elle trouve, nous en prendrons pour les vendre à Setsu. Je lui précise enfin un détail :

- Sur la route, il faudra dormir dans des tentes, comme des gens normaux, histoire de ne pas griller notre couverture. Hors de question cette fois de dormir dans un arbre.

Elle lève un sourcil mais ne dit rien. Je suis surpris qu’elle ne veuille pas discuter ma proposition. Au bout de quelques instants, le marchand arrive :

- Bien le bonjour !

Shea, apparemment surprise de le voir, me demande ce qu’il fait là. Je lui réponds en allant saluer notre compagnon de route :

- Bonjour, Mitsunaru. Shea, je te présente notre guide, qui nous accompagnera jusqu’à la capitale de Setsu. Mitsunaru, je vous présente ma compagne dont je vous ai parlé l’autre jour. Elle viendra avec nous pour m’assister sur place.

Je profite de notre couverture pour m’amuser à nous rapprocher. Si elle doit tenir, Shea devra jouer le jeu. A l’instant où mes mots quittent ma bouche, je peux lire la surprise dans les yeux de Shea alors qu’elle affiche une mine déconfite. Je sens que je vais le payer, tôt ou tard…


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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Sam 17 Sep - 10:20

A peine ai-je quitté Naomorii que je me dirige vers le centre de la ville pour nous obtenir des laisser passé. Franchement, vu la faciliter avec laquelle je parviens à m'en procurer, je me demande si ces humains ne sont pas encore plus stupides que je ne le crois. A moins que je ne sois un peu trop persuasive. Pourtant, pour une fois je n'ai eu à menacer personne et les choses ont avancé plutôt vite. Vraiment ces bipèdes stupides me surprendront toujours. Ils battent souvent des pieds et des mains pour rien et pourtant là ont dirait qu'ils se foutent royalement des demandes qu'on leur adresse. Franchement, je ne les comprendraient jamais et je me demande pourquoi par moment j'ai envie d'essayer. C'est juste une perte de temps au final.

Mon retour jusqu'à Kumo se passe sans encombre et je ne croise pas grand monde. Quelques marchands que j'étudie en passant, quelques animaux qui s'enfuient dès qu'ils détectent ma présence, comme quoi ces derniers sont plus intelligents que les hommes. Je suis du regard un lapin qui s'enfuit en me disant que ca m'aurait fait un bon déjeuner si j'avais pu me payer le luxe de le chasser. Je finie par arrivée au village avec le jour qui décline et c'est avec soulagement que je pénètre dans la forêt protectrice. Je ralentie le rythme le temps de traverser la sylve, profitant des odeurs d'humus qui emplissent l'air, appréciant le calme qui règne. Comme à mon habitude je pénètre dans le village sans bruit et je rejoins ma maison où depuis l'arriver de Kyoshi j'ai ajouté quelques meubles. Pas que ca soit bien utile, mais ma mère et le gamin m'ont tellement gonflé que j'ai fini par céder. Je vois pas en quoi un lit est indispensable, ni même l'intérêt d'avoir une armoire ou ranger les vêtements et les armes… Enfin, au moins je me console en me disant que le gamin est content. C'est bizarre la façon dont j'ai pu m'attacher à lui aussi vite. Père dit que c'est de l'instinct. Peut importe au fond, les choses sont ainsi dorénavant et je m'en accommode très bien.

En entrant je constate que Kyoshi dort déjà dans son lit tandis que ma mère prépare ses herbes. Elle peu pas faire ca ailleurs bordel? Elle a une maison non? Alors, pourquoi elle vient s'inviter chez moi? Dès qu'elle me voit elle me fait signe de me taire. Non mais je rêve! Je fais encore ce que je veux chez moi ! Elle m'entraîne dehors malgré mes protestations en me disant de ne pas réveiller le « petit ». Je soupire bruyamment et décide de parler à voix basse. Sinon je vais y passer la nuit telle que je la connais.

-Je pars en mission, je te laisse le gamin, mais veille à ce qu’il s’entraîne, il en as franchement besoin.

-Allons, laisse le respirer un peu ! Il vient à peine d’arriver.

Mais c'est pas vrai! Elle croit quoi? Qu'à le laisser se « reposer » il va devenir un bon ninja? A son âge j'étais déjà capable de vivre seule. Elle a pas négliger mon entraînement à moi, elle se ramollie ou quoi? Je pousse un nouveau soupir.

-Maman, si il veut survivre il doit devenir fort, c’est pas en faisant la sieste qu’il y arrivera!

Elle commence à m'expliquer comment il convient d'élever un enfant, me rappelant que le « pauvre petit » vient de vivre un drame et qu'il faut lui laisser du temps pour se reconstruire. Je lève les yeux au ciel désespérer. Ma mère et moi ne partageons pas le même point de vue. Moi aussi j'ai morflé quand j'étais plus jeune, alors je sais mieux que quiconque ce qui est bon ou pas. Je me retiens de grogner, mais ne peut empêcher mes crocs de s'entrechoquer.  Ma mère me regarde choqué, pas plus que les autres elle n'a l'habitude de me voir agir ainsi, mais à la différence des humains, elle sait pourquoi je fais ça et ce que ca peut signifier. Il ne lui faut pas longtemps pour changer de conversation. Je ne tente pas d'argumenter d'avantage ou de poursuivre, ca serait inutile, je ne serais pas là pour surveiller et elle ne n'en fera qu'à sa tête de toute manière.

Nous discutons un moment de ma mission, j'ai jamais vraiment eu de secret pour ma mère, sans trop lui en dire je l'informe que je pars pour Setsu accompagner un de mes genins. A son sourire je comprends à quoi elle pense, un prétexte pour me retrouver seule avec lui. N'importe quoi, j'ai juste besoin qu'il rentre le plus tôt possible pour le gamin, elle prend un petit air espiègle que je lui connais bien et murmure d'une voix pleine de sous-entendus.

-Tiens, j’aurais cru que tu étais du genre à lui ordonner de rester…

-Pas quand il s’agit de famille.

Je vois à sa tête qu'elle sait des choses puisque son air devient plus dur. Je fronce les sourcils, mais elle retourne dans la maison où je la suis, intrigué. Je la questionne curieuse, elle finit par me dire qu'elle ne sait pas grand-chose. Elle s'entendait plutôt bien avec la famille Kuro, jusqu'à ce qu'il disparaisse.

-Tout ce que je peux te dire, c’est qu’il se tramait quelque chose, ils n’avaient pas l’air tranquille, mais je n’en sais pas plus.

Mouais, je décide de laisser tomber, après tout ca me concerne pas cette histoire. Je prépare quelques affaires dont j'aurais besoin pour le voyage, dont une carte que ma mère déniche pour moi. Je passe un moment à aiguiser les lames de mes armes, seul le bruit de la pierre frottant sur le métal brise le silence. J'apprécie pas plus que ca ce bruit un peu trop aigu à mon goût, mais faut bien le faire. De toute façons je ne repartirais pas avant demain, je finis par déposer le Tekko-kagi que je tiens et laisse mon regard se perdre dans la vague. Je vois le gamin en train de dormir et notre rencontre me revient en mémoire. Je vois défiler la semaine qui vient de se passer tout en me rappelant des paroles de mon père. L'instinct hein ! Parce que comme moi son sang est celui d'un métis? Je laisse mon esprit vagabonder sans vraiment en suivre le fil et je finie par m'endormir assise à même le sol, ma tête reposant sur mes genoux et mes bras me servant d'oreiller. J'ignore pendant combien de temps j'ai dormis, mais je sens une présence venir se coucher contre moi, par réflexe j'ouvre les yeux pour croiser le regard de Kyoshi.

-Alors, toi aussi tu vas m'abandonner?

Je le regarde fixement en me demandant pourquoi il me demande ca. Je lui ai dit que je m'occuperais de lui désormais. Je comprends très vite qu'il a dû entendre ma conversation avec ma mère, ma voix est dure quand je lui réponds.

-On t'a jamais appris à pas écouter aux portes?

-Tu as dit qu'on bon ninja, il sait toujours tout, alors si j'écoute pas, comment je peux savoir?

Gamin à la con! Il m'agace quand il fait ca ! Il a raison en plus… Rah, m'emmerde! J'ai beau dire ça, je sens un petit sourire se dessiner sur mes lèvres, la main de Kyoshi vient saisir mon écharpe et la fait descendre. Je sais pas pourquoi, mais je le laisse faire, je me demande si ce gamin me ramollie pas moi aussi. Je peux voir ses yeux briller et d'instinct je me tends, il va pas chialer quand même? J'entends ses sanglots monter et je tente de le calmer. Ma voix claque comme un fouet et le fait sursauter.

-Ah non hein, chiale pas! Je reviendrais!

Gagné… Il pleure, putain, mais c'est pas vrai! Il me faut du temps pour lui expliquer que non, je ne l'emmènerais pas avec moi, peut importe ses hurlements. Non je part pas pour toujours, que oui je voudrais encore de lui à mon retour… Comment ca que je ramène pas un autre enfant? C'est quoi cette histoire encore? Je finis par poser ma main sur sa tête et il se tait en me regardant.

-Calme toi, ok.  Je reviendrais vite.

Ses yeux encore remplit de larme il hoche la tête et se serre contre moi. D'abord surprise, je le regarde étonner, cherchant à comprendre pourquoi il agit ainsi. Il fait pas froid pourtant… Alors, il a quoi? Je l'observe tout en tentant de répondre à cette question et je finis par me détendre aussi tandis qu'il s'endort.

Le lendemain matin alors que l'aube pointe à peine je retrouve mes élèves sur la place du village et les emmènent faire un entraînement dans la forêt. Toute la matinée je leur colle une pression d'enfer en les attaquant par surprise alors que je leurs avaient ordonnée de se séparer en groupe de deux. Je finis par arrêter l'exercice et leur donne 15jours pour s'entraîner « sérieusement », à mon retour ils auront droit à une séance d'entraînement « spéciale ». Les plus âgées comprennent vite ce que cela implique et je leur laisse le soin de mettre les nouveaux au parfum tandis que je sorts du village, mon cheval sur les talons. Kyoshi et ma mère m'attendent un peu plus loin et après une énième promesse de revenir, le gamin me dit qu'à mon retour je serais fier de lui.  Je lui caresse la tête et lui ordonne de veiller sur ma mère puis je me met en selle et repart vers la capitale.

Je retrouve mon genin le lendemain matin au abord de la ville. Bon au moins il me fait pas attendre des heures, bien. Il me fait l'inventaire de ce qu'il à prit et je peux voir qu'à défaut d'être utile pour l'entraînement du gamin, il est capable de préparer une mission seul. Il précise qu'on devra dormir dans des tentes comme des gens « normaux ». Il entend quoi par là? Que je suis pas normale? En même temps je suis pas un vulgaire humain moi. J'hausse un sourcil, mais je préfère me taire plutôt que de lui dire ma façons de penser, de toutes façons je ferais bien comme je l'entends, c'est pas lui qui va m'apprendre comment protéger ma couverture.

A peine en avons-nous fini avec les préparatifs, que j'aperçois le marchand qui parler à Naomorii venir vers nous tout sourire. Franchement, on dirait un nourrisson boulimique sur pattes ce type… Il fait des réserves pour l'hiver? Au-delà de son apparence je jette un œil à mon compagnon de route lui parlant froidement.

-Qu’est ce qu’il fou là lui?

J'ouvre grand les yeux en entendant sa réponse et je manque m'étrangler. Notre guide? Comment ca il nous accompagne? Ce type va nous ralentir sans parler qu'il risque à tout moment de griller notre couverture… Quoi! Je me retrouve comme tétaniser sur place, incapable d'aligner deux mots alors qu'il me présence comme étant… Sa compagne! Ca veut dire quoi ca? Il s'imagine que je lui appartiens? Une fois remise de ma surprise je me remets à réfléchir et une idée me viens. Je vais lui faire payer cet affront. Ce voyage il va s'en souvenir et la prochaine fois, il y réfléchira à deux fois avant d'annoncer un truc pareil sans me consulter.

Je dois quand même reconnaître que c'est une raison suffisante pour justifier ma présence. Mais bordel, il sait pourtant que j'y comprends rien à ces trucs-là. Attend… La tente… Depuis le début il savait que l'autre gus voyagerait avec nous… Tain je vais le tuer ce type! J'ai horreur de me faire manipuler comme ça. Je les fixe froidement du regard tous les deux quelques secondes avant de lâcher un soupir. Notre voyage vers Setsu commence et je profite d'être encore en Okaruto pour cueillir des herbes médicinales, autant pour nous en cas de problème que pour les vendre au besoin. Durant tout le trajet j'analyse ce qui se passe dans l'air comme à mon habitude, mon nez sent les odeurs, mes oreilles écoutent le moindre bruit et je peste en silence contre le marchand qui ne peut garder la bouche close plus de quelques minutes. Mes yeux scrutent les environ. Je suis sur mes gardes, mais rien ne semble vouloir troubler notre périple. Ce Mitsunaru semble être un personnage jovial, il m'a tapé sur les nerfs toute la matinée, l'avantage c'est qu'on en a appris un peu plus sur Setsu. Avec tous les voyages que ce type fait, c'est une petite mine d'information, au moins il se rend utile. J'écoute sans jamais vraiment l'interrompre bien que j'apprécie d'avantage le silence. Je profite de la pose du midi pour m'éloigner et goûter au plaisir simple des murmures du vent. Je ferme les yeux et me concentre sur mes autres sens à la recherche de ce qui se passe autour de nous.



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Genin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Sam 17 Sep - 19:03

Shea fixe Mitsunaru, puis moi et finit par soupirer sans prononcer un mot. Après quelques instants, nous enfourchons nos chevaux et nous nous mettons en marche. Notre petite équipée comprend nos deux chevaux respectifs, ainsi qu’un qui transporte nos marchandises et le chariot dans lequel le marchand s’est installé avec ses propres marchandises.

Nous prenons donc la route et, très vite, Mitsunaru se lance dans un long monologue. Il nous parle de son travail, de la météo, de sa vie même. Tout cela n’est pas bien intéressant, mais il occupe au moins les longs silences qu’aurait laissé Shea. Étonnamment, Shea a l’air d’écouter attentivement alors que je me serais attendu à ce qu’elle lui dise de la fermer ou à ce qu’elle s’isole du groupe pour avoir un peu de silence. Après tout, elle ne peut pas faire ce qu’elle veut, il faut protéger notre couverture.

Au cours de notre progression, Shea aperçoit des herbes intéressantes que nous pourrons revendre au marché, à Setsu. Nous faisons donc une halte en forêt le temps qu’elle fasse sa récolte et j’essaie de suivre ce qu’elle prend pour l’aider. Pour moi, une plante reste quand même une plante et j’ai tout le mal du monde à différencier les herbes dont elle a besoin du reste, si bien qu’elle revient au groupe avec une bonne poignée de plantes alors que je n’en ai que deux ou trois.

Une fois la récolte effectuée, nous reprenons la route. Mitsunaru finit par aborder un sujet intéressant, les conditions de vie à Setsu et tout un tas d’informations sur le pays. Alors que midi approche, nous décidons de nous arrêter pour manger. Très vite, comme j’aurais pu le prévoir, Shea quitte le groupe pour aller s’isoler un peu plus loin dans la forêt. Une fois descendu de mon cheval, je laisse Mitsunaru préparer un feu pour le repas et je pars rejoindre Shea.

Elle s’est assise sur une souche et elle a l’air d’être en méditation, les yeux fermés. Je m’approche doucement d’elle, sans chercher à me cacher et, quand elle m’entend, elle se retourne vivement vers moi et ouvre vivement les yeux. Elle me regarde en me fixant avec des yeux qui m’auraient transpercé s’ils le pouvaient. Je m’avance jusqu’à elle et je m’assois en tailleur devant elle.

- Pour ce matin, je n’ai pas eu le temps de te prévenir que nous devrions se faire passer pour un couple pour faciliter notre couverture. Désolé que ça ait été aussi brutal.

Evidemment, je ne lui dis pas que j’espérais pouvoir profiter de cette situation pour nous rapprocher. Maintenant que j’y repense, je me demande comment j’ai pu avoir une idée pareille. C’est impossible que je me rapproche d’elle si elle n’y met pas du sien, il faut que ça vienne d’elle. Et avec le coup que je viens de lui faire, elle en a pour un moment à m’en vouloir. Naturellement, elle me répond d’un ton froid qu’à la prochaine maladresse de ce type je risque gros.

- Mais, tu sais, ça n’a rien de difficile, tu n’as qu’à faire comme d’habitude. Après tout, tu as l’habitude de cacher tes attributs de kitsune… Le seul point que tu dois travailler est d’avoir l’air plus proche de moi.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mar 20 Sep - 17:11

Le vent qui soufflait entre les feuilles m'apaise, les particules dans l'air m'apportent des odeurs de proies que j'analyse par habitude. Tout est calme et franchement ca fait du bien. J'en pouvais plus de ce marchand, sérieusement, il peut pas s'arrêter trois secondes de parler? Des bruits de pas résonne derrière moi et par réflexe je me retourne sur le qui-vive, braquant mes iris froides sur celui qui ose troublé le calme ambiant. Comme j'aurais pu m'en douter c'est le genin qui vient me rejoindre. Qu'est-ce qu'il veut encore ? Il prend tout son temps pour s'installer face à moi et fini par s'excuser de ne pas m'avoir prévenu plus tôt sur l'alibi de ma présence. Mouais fallait réfléchir avant, mais c'est pas ce qui me gêne le plus. A ce demandé si il à réfléchi avant de sortir un truc pareil. Sa compagne, rien que ça, alors que ce mot n'a sûrement pas la même signification pour lui que pour moi. De toute façons c'est trop tard pour faire marche arrière maintenant. Va falloir que je me démerde avec, bordel…

-La prochaine fois que tu me fais un coup pareil, je te tue…

Mon ton reste froid, calme, maîtrisé, mais c'est une colère sourde que je dissimule. Ce qui m'agace le plus c'est ce marchand qui va rester avec nous. Ok, j'ai l'habitude de vivre parmi les humains, mais bordel je pensais profiter du voyage pour exposer le cas de Kyoshi. Je vais pas parler du gamin devant ce type. Il m'inspire pas confiance, pas plus que tous ces humains toujours trop intéresser par des choses qui dépassent mon entendement. En plus de ca va falloir que je simule un truc auquel j'ai très peu fait attention tellement c'est bizarre… Je suis censé faire quoi moi? Il me balance qu'on est un couple sans rien expliqué, tain, mais il le sait lui que j'y connais rien. Visiblement, il a saisi le problème, puisqu'il m'expose plus ou moins la façon dont je suis censé agir. Comme d'habitude…Ca n'a aucun sens alors, vraiment, c'est à n'y rien comprendre. Enfin, si c'est que ca, ca va, quant à cacher mes attributs, je vois pas pourquoi il me parle de ca, bien sûr que j'ai l'habitude et lui devrait être mort d'avoir découvert un secret comme celui là. Tain, pourquoi je l'ai laissé en vie, tout aurait été tellement plus simple si il avait pas eu cette idée à la con de vouloir me sauver… Pouvais pas me laisser me démerder au lieu de se mêler de mes affaires.. Tandis que je commence à ruminer le passé, sa dernière phrase me perturbe un peu plus, arrêtant ma réflexion en plein milieu. Comment ca avoir l'air plus proche de lui?

-Plus proche?  

Je penche légèrement la tête sur le côté, je vois pas trop comment je pourrais paraître plus proche de lui. Enfin si, j'ai déjà vu les humains se coller l'un à l'autre sans raison apparente. Je vois pas vraiment l'intérêt de faire un truc pareil. Encore quand il fait froid, je peux comprendre qu'on recherche une source de chaleur… Mais là, ca sert à quoi? Je réfléchie encore quelques instants en me demandant si il va me falloir imité les humaines que j'ai pus observée un peu partout. Toutes n'ont pas le même comportement envers leur compagnon. C'est assez troublant pour moi qui vais devoir mimer leurs attitudes. Je pousse un soupir résigné, je changerais pas ce qui a été dit maintenant, ca serait bien plus risqué que de composer avec. Je vais devoir faire avec et m'adapter. Bah après tout… Ca fera un bon entraînement. Tandis que je plonge dans ma mémoire pour me souvenir de ce genre de détails insignifiant, je sens un frisson me parcourir l'échine. Les deux parts de mon être entre en conflit, chacune ayant une vision à l'opposer de l'autre. Ma part humaine accepte ce fait étrange qui va me lier à Naomorii durant ce périple, calme, sereine et me pousse à penser que ca ne sera pas autant désagréable que je l'imagine. Que c'est quelque chose de naturel, qu'il n'y a pas à réfléchir, mais à se laisser porter sans chercher plus loin.

Mon côté animal lui, grogne et si j'avais eu comme mon père des poils, j'aurais pu les sentir se hérisser sous la colère. Une impression d'être enchaîné me tenaille et une angoisse sourde me prend aux tripes. Plus jamais je ne laisserais un humain avoir l'ascendant sur moi. Je sens mon sang se mettre à bouillir sous la pression et je retiens de justesse un grognement furieux. Mon instinct me pousse à refuser catégoriquement. A l'envoyer voir ailleurs si j'y suis. Qu'il se démerde avec son idée à la con. Ce qui est dit, est dit, ok, mais qu'il n'approche pas. Dans mon esprit, c'est un vrai bordel, je peux entendre ces deux parts de moi-même se disputer, argumentant avec rage pour défendre ce qui serait le mieux. Tain, je vois pas comment me sortir de cette impasse, j'essaye avec force de faire la part des choses, de voir ce qui pourrait être le plus logique et le moins dangereux pour moi. Rien à faire. Furieuse, je me relève d'un bond et m'éloigne entre les arbres d'un pas rageur. Je focalise mes sens sur le genin dans un premier temps, histoire d'être sûr qu'il ne me suit pas, puis quand je suis certaine d'être enfin tranquille, j'analyse tout ce qui se passe autour de moi et je me concentre dessus pour me calmer.

Je repère la trace toute fraîche d'un lapin que je commence à remonter. Peu à peu mon instinct de chasseur prend le dessus sur mes pensées humaines et je laisse de côté mes interrogations. L'avantage d'être croisé avec un kitsune, c'est qu'on sait faire la part des choses. Quand on chasse, on se focalise sur la piste et sur les dangers qui peuvent nous entourer. On oublie tout ce qui n'est pas primordial à ce moment-là. Mon père m'a souvent répété qu'il faut se concentrer sur une chose à la fois. Les humains eux s'éparpillent trop dans tous les sens, c'est pour ca qu'ils ont autant de problèmes. Sans parler qu'ils compliquent toujours tous. Ils n'ont pas de logique. A force d'avancer je finis par entendre les bruits de pattes du lapin, il se déplace doucement, une patte après l'autre. Je perçois le bruit de l'herbe écrasée par son poids. Je ralentis à mon tour et je me rapproche lentement, maîtrisant mon souffle et calculant chacun de mes pas pour devenir invisible. Ces animaux ont une excellente ouïe, je dois prendre mon temps et faire attention si je ne veux pas laisser passer cette aubaine. Un bon lapin, ca fait un petit moment que j'ai pas put en manger.

Je sors mon Tenssen tandis que je me rapproche encore, l'animal que je peux voir à présent me tourne le dos, visiblement inconscient du danger. Je focalise mes yeux dessus et je l'observe tandis que mes autres sens vérifient qu'il n'y a aucun humain aux alentours. Une fois certaine que la voix et libre je me mets en position et arme mon coup, j'attends encore quelques secondes, le temps de m'assurer que ma proie est toujours occupée. Je la regarde se déplacer lentement, je calcule ma trajectoire, celle de mon arme et j'ouvre la bouche exposant mes crocs. Tendu à l'extrême je patiente encore attendant le meilleur moment. D'un coup j'envoie mon arme sur un des côtés de l'animal qui commence à détaller dans le sens opposé et je bondis à mon tour. En quelques secondes je saisie l'animal et lui ôte la vie. Autant, j'aime faire souffrir les humains, autant je respecte mes proies.

Non sans une certaine fierté, je récupère mon arme et la range avant de retourner sur mes pas. Faut avouer qu'une bonne chasse, en plus d'être utile ca calme. Je me sens mieux, ca n'as pas vraiment réglé mon problème, mais au moins je parviens à réfléchir plus posément. Le lapin qui se balance au bout de ma main me donne même une idée. Je pourrais très bien le dévorer toute seule, après tout c'est mon butin, mais je viens de trouver le moyen de donner une leçon à ce stupide subordonné. Il sait ce que je suis, ce n'est plus un secret, maintenant il va découvrir ce que ca implique de vouloir se lier avec un kitsune. Un sourire sournois se dessine sur mes lèvres, pourquoi je tiens à imiter les stupides humaines? J'ai un exemple bien meilleur, un modèle que je peux suivre et que j'ai souvent observée. Mon père à vécu un moment avec nous, il ne s'est jamais trahi auprès des bipèdes. En calquant mon attitude sur la sienne, je vais pouvoir d'une part garder ma couverture intacte, d'une autre lui faire passer l'envie de recommencer à vouloir me manipuler.
Je reviens vers mon « compagnon » puisqu’il à décider qu’il en serait ainsi et sans hésitation je me penche à son oreille pour lui murmurer.

-Très bien, tu vas découvrir ce qu’il en coûte de vouloir être lié à moi…

Je retourne vers le feu après avoir remis mon écharpe en place et braque mes iris froides sur le pauvre fou que je vais prendre plaisir à torturer d’une manière un peu nouvelle pour moi. Je sens que finalement, ce voyage va être intéressant. Quand il arrive je lui dépose le lapin sans ménagement entre les mains et lui dit d’un ton calme, mais autoritaire comme le faisait mon père avec moi :

-Si tu veux manger, vide moi ce lapin.

Bon, certes, avec mon père c'était plutôt, « Si tu veux gâcher la viande, vide le toi-même. » Faut avouer que comme lui, je mange crue dès que je peux. Cuite, je trouve que ca à plus du tout de goût… Enfin, je vais devoir faire comme si c'était normal de faire cuire ce lapin. Tain, ma mère serait ravie de me voir dans ce pétrin…  Et comment je vais bouffer mo? Va encore falloir que je surveille ce marchand, que je m'arrange pour montrer que je mange « normalement » sans risquer d'exposer mes crocs… Chier, je vais pas m'amuser à sauter les repas à chaque fois. Encore quand je pars en mission avec tous ces incapables je peux prendre ma part et m'éloigner tranquille, mais là, ca va carrément paraître bizarre. Ca me gonfle bordel…



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Genin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Jeu 22 Sep - 21:28

Quand je termine ma phrase, je peux voir une expression à laquelle je commence à être habitué : elle penche la tête sur le côté. Je devine qu’elle n’a pas tout compris à mon « plus proche de moi ». Pourtant, elle devrait comprendre, avec toutes mes tentatives pour lui montrer mon amour. Elle reste immobile un moment, l’air préoccupée, puis elle se lève d’un bond pour s’enfoncer dans la forêt. Je me doute que ça lui pèse et que je dois lui laisser du temps pour digérer ça ou je vais avoir des problèmes.

Je la laisse partir seule et je retourne aux côtés de Mitsunaru. Il a commencé à préparer le feu et je le rejoins pour l’aider. Je réunis un peu de bois et, comme tout à l’heure, il ne peut s’empêcher de poser des questions :

- Il y a un problème avec votre compagne ? Elle se sent mal ?

- Ce n’est rien. Un désaccord à propos d’un détail qu’on n’a pas pu régler avant de partir. Laissez-lui un peu de temps et elle reviendra comme si rien ne s’était passé.

Il passe ensuite un moment à m’expliquer pourquoi il n’a pas de femme pendant que nous allumons le feu et, effectivement, Shea revient comme si rien ne s’était passé, à un détail près… Elle me glisse à l’oreille une phrase assez inquiétante en passant derrière moi et fait le tour du feu avant de me lâcher un lapin dans les mains en me proposant « gentiment » de le vider pour le manger.

Un petit détail auquel elle n’a pas pensé, c’est que, bien que j’aie vécu au village comme les autres humains, j’ai dû très vite devenir indépendant et apprendre des moyens de survivre seul. Je vais donc chercher dans notre attirail un couteau et je m’occupe du lapin comme si j’avais fait ça toute ma vie. J’entaille la peau au niveau des pattes, puis le long du ventre et je tire dessus pour la retirer d’un geste, comme un vêtement. Devant le regard fuyant de Mitsunaru, je retire les parties que nous ne mangerons pas avant de présenter le lapin dûment vidé à ma « compagne » pour lui dire, tout fier :

- Tiens, il est prêt.

Je me demande ce qui peut lui passer par la tête en ce moment. Peut-être que je ne mange pas de viande crue comme elle ou un animal, mais ce n’est pas pour autant qu’elle me répugne. Je suis tout à fait capable de la préparer moi-même. Je peux voir à son regard qu’elle est assez surprise que j’aie pu faire ça aussi facilement. En fait, je me demande si elle ne m’a pas dit de le vider pour cacher la façon dont elle l’aurait fait par elle-même.

Je sors de mes réflexions et je lui rends le lapin. Elle a l’air hébétée et garde bêtement le lapin dans ses mains sans savoir quoi en faire, ou en tout cas c’est ce qu’elle laisse voir. J’en profite pour aller chercher quelques branches longues et fines, puis j’en plante deux dans le sol, autour du feu. Je récupère le lapin et je me sers de la troisième comme d’une broche que je pose au-dessus du feu, en appui sur les deux autres.

Au bout d’un moment, nous finissons par manger le lapin et je vois bien que Shea doit se forcer pour manger de la viande cuite. Mitsunaru, somme à son habitude, nous raconte sa vie. Il va falloir qu’on trouve une solution : soit on trouve un sujet de discussion sur lequel on est tous à l’aise, soit on trouve un moyen de le faire taire… Je dois avouer que ça commence déjà à me peser. Et dire qu’on a encore une semaine de voyage…

A la fin du repas, nous reprenons finalement la route, mais en prenant soin de s’éloigner un peu du chariot de Mitsunaru pour pouvoir « discuter tranquille », ou plutôt pour pouvoir profiter du silence environnant.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mar 18 Oct - 22:53

Ecoeurant… Ca me dégoûte, gaspiller ainsi une si belle proie… Et c'est les yokaïs qu'on traite de monstres ? Aucun respect ces humains, toujours à enlever des bouts de viande par-ci, par là, à faire cuire la viande pour manger « cuit et chaud ». Ils sont au courant que quand on vient juste de tuer une proie la viande est chaude ? En plus il est fier de lui ? Il gaspille la proie que je viens de chasser et que je partage et il est fier ? Abruti d'humain… La prochaine fois je lui ferais pas cet honneur. On verra quand il crèvera de faim s'il s'amuse encore à enlever des morceaux. Et l'autre là, avec son teint de cadavre… Il a l'air aussi écœuré que moi, mais je vois bien que c'est ma proie qui le répugne. Si ça lui va pas il a cas bouffé de l'herbe.

Finalement, Naomorii me tends ce qui reste du lapin fier de lui. J'ouvre de grands yeux surpris, il me l'a massacré ma bestiole bordel ! Ok pour un humain et, selon leurs pratiques débiles il a fait ça bien, surprenant… J'observe ce qui reste de mon gibier quand il me le donne, la sensation de l'animal dépourvu de sa peau me parait anormal, ça me dégoûte même un peu.  Je cherche dans mes souvenirs comment ma mère faisait pour le cuire. Faut avouer que j'y ai jamais vraiment prêté attention. Je reste là à regarder ce qui fut le fruit de ma chasse, en cherchant en vain une façon humaine de le gaspiller dans le feu. Chier, pourquoi il a fallu que je le ramène… J'aurais dû le dévorer tranquille dans mon coin au lieu de vouloir m'en servir pour donner une leçon à ce genin. Je pourrais mettre quelques herbes dessus pour l'assaisonner comme ils disent, un truc qui change le goût histoire de lui faire payer. Le temps que je réfléchisse, Naomorii me reprend le gibier et s'occupe de le faire cuire, chier bordel, je lui lance un regard mauvais, mais je ne dis rien préférant m'asseoir et fixer l'animal qui cuit. L'odeur qui se dégage me fait plisser le nez derrière mon écharpe.

Quand la bestiole est enfin cuite, je prends ma part et j'attends le moment opportun pour pouvoir la manger. Heureusement pour moi, le marchand est un type distrait, il est tellement occupé à parler qu'il ne fait attention à rien.  Au moins, je n'ai pas besoin de ruser pour pouvoir avaler ce… bout de viande carbonisé. Je reste vigilante malgré tout, avec les humains on ne sait jamais s'il ne joue pas un double jeu,  mais je dois avouer que ce type est plus « reposant » que d'autres. Ok, s'il pouvait ferme sa gueule, ça serait mieux ! Enfin pendant qu'il raconte sa vie ; ce don je me fou complètement d'ailleurs; il ne prête pas attention à mes faits et gestes, ce qui me permet de manger plus ou moins tranquillement. C'est vraiment immonde… ça à goût de…, tout sauf d'un lapin. Et dire que je vais devoir bouffer ce genre de « repas » pendant des semaines…  

Lorsque nous repartons,  je me poste assez loin du chariot du marchand, si je l'entends encore parler je vais le tuer…  Naomorii en a marre lui aussi visiblement puisqu'il vient à mes côtés. Je ne dis rien, mais je lui lance un regard entendu avant de regarder devant moi et reprendre mon analyse des lieux. Le léger vent m'apporte l'odeur de la nature environnante, le bruit des pas des chevaux et du chariot. Au loin, je ne détecte pas un seul mouvement humains et la lumière du soleil ne gène pas encore ma visibilité puisqu'elle est filtrée par les branches des arbres. Pendant un long moment rien ne vient perturbé notre avancé et seul le calme nous tient compagnie, ce que j'apprécie fortement. Je n'ai jamais vraiment ressenti le besoin de parler pour ne rien dire. Quand je le fais c'est pour donner des ordres ou prendre des renseignements, je n'ai pas besoin de combler le vide en banalité. Si mon genin à l'air de partager ma vision des choses, Mitsunaru lui, doit avoir peur du silence. Il se met à siffler un air que je ne connais pas, mais que je déteste aussitôt, puis comme si ça ne suffisait pas il poursuit en chantant à peine une minute plus tard… Je vais le tuer… Je tourne mon regard assassin vers Naomorii, vu sa tête il a l'air du même avis que moi. Malgré mon agacement je lâche une petite réplique sur un ton désespéré.

-Imagine si tu étais comme moi… J'ai l'impression que je vais devenir sourde…  

Mon ouïe plus développé que celle des humains perçois beaucoup mieux les sons, ce qui signifie que quand ce type s'amuse à chanter sur un ton plus aigu, j'ai le senti-ment qu'on m'enfonce des aiguilles dans les tympans. Quand il prend une voix plus grave, ça résonne jusque dans ma tête. J'ai beau avoir grandi parmi les humains, je n'ai jamais vraiment supporté les gens qui chantent, ou alors de très loin. Même s'il ne peut pas vraiment comprendre ce que je ressent, je peux voir qu'il saisie ce que mon métissage implique. Pas que ça m'enchante plus que ça d'évoquer mon statut, mais il faut bien que je lui explique certaines choses si je veux éviter des situations compliquées à l'avenir. Maintenant qu'il sait ce que je suis vraiment, je dois faire un effort de mon côté aussi.  Par moment je me demande si je n'ai pas tout simplement perdu la tête, si je n'aurais pas du le tuer dès le départ. J'ai beau me répéter qu'il aurait eu bien des occasions de me trahir, je n'arrive pas à lui faire confiance et une question revient fréquemment. Peut être est-ce le moment de la poser. Je vérifie que le marchand est toujours distrait, puis j'aborde le sujet d'un ton un peu sec.

-Que gagne tu à taire ce que je suis ? N'importe quel humain s'en serait servi. Je ne crois pas que ce soit la peur de mourir qui te retienne, quant à ce que tu appelles amour, ça n'a toujours aucun sens pour moi.

Non, ça n'a aucune logique,  on a beau mettre des mots sur ce sentiment, ça n'a rien de compréhensible à mes yeux, c'est même absurde. L'amour apporte quoi aux humains ? Ca ne garanti rien, ce n'est pas un gage de fidélité, pour ce que cela signifie pour un humain… N'empêche, son attitude pique ma curiosité, n'ayant rien de mieux à faire, je décide de mettre à profit le temps du voyage pour tenter de comprendre un peu plus sa façons de voir les choses.



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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mer 19 Oct - 19:53

Contrairement à mon habitude, je ne cherche pas à me justifier de quoi que ce soit auprès de Shea, mais je profite juste du silence tant que c’est possible, puisque Shea n’a pas l’air décidée à relancer notre dernière discussion. Elle ne fait que me jeter un regard qui exprime à lui seul tout son agacement vis-à-vis de notre compagnon de route, que nous devrons encore supporter pendant un long moment.

Visiblement, Mitsunaru, lui, veut nous faire profiter de sa voix malgré la distance qui nous sépare, puisqu’il se met à siffler, puis entame une chanson, rompant notre précieux silence. Aussitôt, je peux voir une grimace déformer les traits de Shea, alors que je commence moi-même à regretter d’avoir proposé de l’accompagner. Je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils à chacune des innombrables fausses notes qu’il laisse échapper.

Shea m’explique, à l’agonie, la souffrance que c’est pour un demi-yokaï avec des sens aussi développés. Il faudra vraiment qu’on trouve un moyen de le calmer… Je ne sais pas, moi, lui filer un truc à manger pendant le trajet ou le shooter avec les herbes de Shea, je suis sûr qu’il ne pourrait pas résister à une de ces deux solutions. Alors que je m’apprête à en parler à Shea, elle me demande à nouveau pourquoi je n’ai parlé à personne de sa nature de kitsune. Je ne sais plus quoi lui dire… Après un temps de réflexion, j’essaie maladroitement de trouver un moyen de lui expliquer à nouveau, mais c’est difficile avec des mots :

- Contrairement à ce que tu penses, tous les humains ne veulent pas la mort des yokaïs. Tu as raison de te méfier, mais ce n’est pas une généralité.

Je m’empresse de poursuivre, avant qu’elle ait le temps de me répondre que j’ai tort. Je la connais un peu, maintenant et je sais que c’est inimaginable pour elle.

- D’une part, je n’ai absolument aucun intérêt à te dénoncer. Ce serait équivalent à te condamner à mort et je n’y gagnerais rien. Mais le plus important, comme je te l’ai déjà dit… C’est que je t’aime, Shea.

Alors qu’elle essaie visiblement de comprendre le sens de ces mots, je peux sentir mes joues passer du blanc au rouge et mon regard se fait fuyant, préférant se poser sur l’horizon. Les idées se bousculent dans ma tête alors que j’essaie de trouver un moyen d’exprimer mes sentiments de façon claire à quelqu’un qui n’a jamais pu les expérimenter.

- J’ai envie d’être à tes côtés à chaque instant, de pouvoir t’être utile et te protéger quoi qu’il arrive. Je pourrais même t’aider à te cacher s’il le fallait, mais jamais je ne pourrais te faire du mal volontairement.

Je ne sais plus quoi dire, quoi rajouter. Je me demande si elle arrivera à comprendre un jour. Ne pouvant la garder silencieuse, je prononce une réflexion à haute voix :

- Raaah ! S’il fallait que je m’attache à une seule personne… Pourquoi fallait-il que ce soit quelqu’un d’aussi inaccessible ?…

Face à son silence, je m’essaie moi aussi au mutisme, pris de honte d’avoir dit cette phrase à voix haute.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mar 1 Nov - 16:53

Je le sais bien que tous les humains ne veulent pas la mort des Yokais, il croit quoi? Que je suis con à ce point? Je suis bien la preuve vivante que certains humains acceptent les Yokaïs . Kyoshi en est un bon exemple aussi, mais ils sont tellement rares qu'il vaut mieux les mettre tous dans le même panier. Ca évite les surprises. Il reprend avant que je n'aie pu répondre. Ces explications n'ont toujours aucune logique pour moi, si lui ne voit pas l'intérêt de me dénoncer, moi j'y vois énormément. J'ai déjà vécu ça part le passé. Je soupire bruyamment et consent à me livrer.

-Tu es stupide pour un humain si tu penses ainsi, je vais te dire moi, ce que les tiens m’ont fait, peut être que tu comprendras.

Je le fixe froidement du regard tout en lui racontant mon histoire, c'est sûrement une erreur de ma part, mais s'il tente de se retourner contre moi je le tuerais. Me rappeler le passer me donne envie de grogner, les chants du marchand n'arrangent pas mon humeur, mais au moins ils m'assurent qu'il n'écoute pas notre conversation. C'est un mal pour un bien comme dirai mon père. Il y a que lui pour trouver du bon dans chaque chose.  Mon ton comme mon regard est froid tandis que les premiers mots passent mes lèvres, devenant plus acide au fur et à mesure.

-L'un des abrutis qui servait de chûnin avant ma promotion a découvert mon identité, il aurait pu me dénoncer, mais il a trouvé plus judicieux de m'utiliser. Je n'ai pas eu le choix, j'ai dû me plier à sa volonté… Pendant un temps, maintenant il ne posera plus de problèmes à personne. Mais sache une chose, s'il m'a laissé en vie c'était parce que je lui étais utile d'une part, mais aussi pour ce soit disant amour …

Je laisse ma phrase en suspens décidant qu'il n'est pas utile de la finir et je détourne le regard vers l'horizon. Je me retiens de claquer des crocs, j'ai horreur de me rappeler cet épisode de ma vie, il est pour moi un échec complet, tout ça par amour pour ma mère. Quand je dis que ça apporte rien de bon, je sais de quoi je parle bordel…Naomorii dit vouloir m'être utile, vouloir me protéger… C'est ridicule, je peux très bien m'en sortir seule, mais sa remarque me fait sourire sous mon écharpe et je finis par lâcher sur un ton supérieur de meilleure humeur.

-Ne t'inquiète pas tu va m'être utile à notre retour, en attendant tu peux peut-être faire un bon jouet qui sait?

Je n'en dirais pas plus sur ce sujet, ça devra attendre qu'on soit plus tranquille. Tandis que nous continuons notre progression il finit par lâcher une phrase qui me fait un effet étrange. Un frisson me parcourt le dos et je pose à nouveau mes yeux sur lui avant de revenir à ma contemplation de l'horizon, cherchant une réponse. L'avancée se poursuit, interminable jusqu'au soir ou enfin le marchand finit par se taire, le temps d'avaler une grosse gourde d'eau. Comme à mon habitude je laisse les autres s'occuper du bivouac, mon esprit restant tournée vers la fin de notre échange avec Naomorii. Quand enfin après ce qui me parait des heures, le marchand part se coucher je lâche un soupir de soulagement en me saisissant de la fin de ma part de viande. L'avantage avec celui qui se fait passer pour mon compagnon, c'est qu'il connaît ma nature, je pourrais donc manger sans problème devant lui. Mais je sais pas pourquoi, je préfère quand même rester discrète, je me retourne pour engloutir ma part, puis je m'allonge sur le sol.

-Je ne suis pas aussi inaccessible que tu le crois. C'est juste que nous ne voyions pas le monde de la même manière. Tu le vois comme un simple humain, mais moi je peux le percevoir bien plus profondément. Tu respectes des choses que tu ne peux comprendre alors que tu es incapable de respecter ce que tu as sous les yeux.

Je finis par me taire une nouvelle fois, ça sert à rien de tenter d'expliquer des choses à un humain, c'est une perte de temps, je me relève et fait signe à mon compagnon d'en faire autant, j'ai besoin de me dégourdir un peu les pattes et maintenant qu'on est tranquille un petit entraînement ne ferait pas de mal. J'ai envie de voir si cet humain est capable de m'apporter suffisamment de distraction. Une idée vient m'effleurer l'esprit, tandis que je m'apprête à l'attaquer. Je laisse un léger sourire étirer mes traits pendant quelques secondes avant de me jeter sur mon compagnon de route. Bien évidemment il était prêt, c'est donc sans mal qu'il m'évite, je me retiens pendant quelques minutes pour ne pas y aller trop fort dès le départ, ça ne serait pas constructif. Si le but est avant tout de me défouler, je n'en néglige pas moins son entraînement. Je finis tout de même par le clouer au sol, les bras dans le dos, je me penche à son oreille et lui glisse:

-Quand tu parviendras à m'immobiliser complètement, je consentirais peut-être à te laisser voir ce que ça implique d'être moi, ainsi tu auras l'opportunité de me prouver que tu peux éventuellement faire un compagnon acceptable.

Je le relâche et m'éloigne d'un bond  sur le qui vive m'attendant à ce que ma proposition le rende plus combatif. J'ai pu observer que les humains quand ils sont motivés par l'appât du gain sont capables de se surpasser, s'il tient tant que ça à moi, comme il l'affirme, il ne refusera pas. Ceci dit, je prends pas beaucoup de risques, à l'heure actuelle ça m'étonnerait qu'il parvienne à m'immobiliser. Je suis pas sa supérieure pour rien, sans compter qu'avec mes sens aiguisé il est pas prêt d'y arriver. Lui-même doit s'en douter, mais c'est en persévérant qu'on arrive à ses fins, je suis curieuse de voir jusqu'où il tiendra.



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Genin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mar 1 Nov - 19:58

Elle pose ses yeux sur moi un instant, puis les rive à l’horizon en se taisant à son tour. Même si elle a installé un profond malaise en moi, notre discussion m’a au moins eu le mérite de me faire oublier les éternelles rengaines de notre guide. Alors que le soleil se couche, il nous propose, après avoir englouti le contenu de sa gourde, de nous arrêter pour la nuit.

Shea se pose sur un arbre couché sur le sol et fixe celui-ci d’un air pensif. Je prépare le feu avec Mitsunaru, ainsi que nos tentes, l’occupant un peu trop pour qu’il puisse nous raconter sa vie. Nous sortons quelques vivres et préparons de quoi manger, puis je vais m’installer aux côtés de ma « compagne ». Comme à son habitude, Shea mange au ralenti, n’osant entamer son repas que quand notre guide a le dos tourné. Finalement, conformément à mes premières observations, il se comporte comme un gros bébé : une fois son repas englouti, il finit par s’endormir.

Aussitôt que le marchand est endormi, Shea semble se réveiller pour attaquer le reste de sa nourriture. Une fois qu’elle en a terminé, elle s’allonge par terre et je contemple sa silhouette éclairée par la douce lueur des flammes. Je ne peux m’empêcher de la regarder et mes pensées se perdent jusqu’à ce qu’elle réponde à la phrase qui m’a échappé plus tôt.

Sa réponse ne me surprend pas plus que ça. J’avais bien compris qu’elle se sentait comme dans un autre monde. C’est peut-être ce qui lui pose problème : elle se restreint toute seul à un univers où elle se croit enfermée de par ses origines. Certes, je vénère les Kamis dont je n’ai aucune preuve de l’existence, mais je ne vois pas ce que je rate et qui est sous mes yeux. Je reste pensif un moment à chercher, jusqu’au moment où elle me fait signe de me lever.

Elle se lève elle aussi et je peux voir un sourire s’imprimer sue son visage. Ce sourire, je le connais : il veut dire qu’elle a envie de s’amuser à me malmener. Je me tiens sur mes gardes, mais en gardant un air décontracté pour la pousser à commettre une erreur si elle m’attaque trop vite. Elle se rue sur moi et je me jette sur le côté pour l’esquiver. Je me relève dans une roulade et elle poursuit de plus belle avant que je puisse tenter de riposter.

Je me défends tant bien que mal, mais je ne parviens pas à prendre le dessus, si bien qu’elle finit par m’immobiliser, les bras dans le dos. J’ai beau tenter de me débattre, elle me maintient au sol et me glisse une provocation à l’oreille.

- Si c’est ce que tu attends de moi, alors j’y arriverai.

Elle vient de me fixer un objectif qui pourrait me permettre de gagner son respect, ce n’est pas rien. C’est une occasion que je ne dois pas manquer. Et puis j’ai bien envie de lui faire ressentir ce que ça fait d’être dans cette situation… Elle jamais dû y avoir droit, si elle me le demande comme ça.

Elle me relâche et s’éloigne rapidement. Je prends un moment pour me dégourdir les épaules et je m’élance dans les arbres qui nous entourent pour qu’elle me perde de vue. Elle reste immobile et me regarde me déplacer. Visiblement, elle n’a aucun mal à me suivre. Je passe sur l’arbre le plus proche d’elle et je fonds sur elle pour la faire tomber à terre. Elle m’attrape au passage et me fait rejoindre le sol où je fais un tour sur moi-même pour lui balayer les jambes.

Elle s’écarte d’un bond et se tient prête au prochain assaut. Je me relève en prenant discrètement des senbons dans ma main droite. Je me mets en position comme si je me préparais à m’élancer dans une course, la main droite en arrière. Je lance mes senbons en direction de ses chevilles pour la faire se rapprocher d’un arbre. Elle les esquive sans problème et suit ma prévision.

Je me rapproche d’elle en courant et lui coupe la retraite en faisant apparaître un nuage toxique, avant de m’élancer dans les arbres autour en lançant mes senbons restants autour du nuage pour l’immobiliser un moment dedans. Finalement, je m’apprête à la réceptionner à sa sortie.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Dim 20 Nov - 21:45

Stupide humain, s'il croit qu'il va m'avoir aussi facilement il est vraiment idiot. Comme si ses cures dents pouvaient m'atteindre… Je les évite facilement tout en me demandant quel va être sa prochaine manœuvre. Je ne réalise que trop tard que je me suis fait avoir.  Abruti d'humain ! Je vais le tuer ! Même si l'idée est bonne je m'attendais pas à ce qu'il utilise son pouvoir. Nuage à la con… Je bloque instinctivement ma respiration tout en analysant mes possibilités, je dois vite sortir de la… J'entends les armes de prédilection de Naomorii tomber autour de son nuage. La diversion est une des premières choses que l'on apprend chez nous et je peux deviner ce qu'il veut me forcer à faire. En lancent ses cures dents tout autour il veux me forcer à sortir par la voie des airs. L'idée est bonne, la plupart des humains saisis de panique seraient sortie en ligne droite, ceux plus réfléchie auraient choisi les airs. Quand à moi… Quelques années plus tôt je n'aurais agi que par instinct et poussé par ses cures dents j'aurais pris la deuxième option sans réfléchir et je me serais fait avoir connement. Je n'ai pas le temps d'imaginer une riposte complète, mais je sais qu'il va m'attendre à la sortie. Il veut jouer ? Très bien, jouons alors !

D'un bond je m'élance dans les airs, mon Tenssen entre les doigts tous en le cherchant grâce à mes sens, mon nez pour l'instant inutile, je me concentre sur mon ouïe et ma vue pour le repérer. Il ne m'aura pas comme ça, je vais lui montrer que sa ruse ne lui donne pas l'ascendant sur moi. Dés que je perçois sa présence je jette mon arme dans sa direction, il l'évite facilement, mais mon but n'étais pas de l'atteindre avec, seulement de l'occuper, en même temps j'ai jamais vraiment cherché à améliorer mes lancer, je laisse ça aux humains…  Je fonds sur lui l'obligeant à s'écarter pour éviter mon attaque. Je suis plus agile que lui et je le sais, mais je n'ai pas envie d'en finir tout de suite, je l'attaque sans répit lui maintenant une pression constante pour tester son endurance. Plus le temps passe et plus j'augmente la difficulté en attaquant de plus en plus vite. Sa défense n'est pas mauvaise, mais cela n'est pas suffisant à mon goût. Je profite de mon agilité supérieure pour me rapprocher et l'envoyer au sol d'un coup de pied dans le torse avant de prendre quelques pas de recul. Un sourire fier sur le visage je lui fait signe de se relever pour venir m'attaquer à son tour. Si je dois reconnaître une chose, c'est qu'il est tenace cet humain, j'ai le sentiment qu'il n'abandonnera pas facilement, tant mieux c'est d'un genin comme ça dont j'ai besoin pour certaines missions. Finalement, je conclue le combat en me glissant derrière lui un Kunai posé sur la jugulaire et je lui glisse froidement à l'oreille tout en appuyant mon arme un peu plus contre sa peau.

-Même si l'idée n'était pas mauvaise, la prochaine fois que tu me balance ta connerie de nuage dessus je te plante mes crocs dans le cou et crois moi tu ne va pas apprécier…

L'espace d'un instant l'envie de sentir le sang coulé me traverse, je chasse cette pensée parasite en rangeant mon arme et en m'éloignant récupérer mon Tenssen. J'ai toujours eu du mal avec les entraînements, mon côté animal qui a du mal à concevoir qu'on puisse laisser sa proie en vie alors qu'on était en train de l'attaquer. C'est pas logique, y a que les humains pour inventer un truc pareil… En même temps sans entraînement le village de Kumo seraient vide…Et je dois avouer que c'est assez divertissant parfois de pouvoir jouer avec ces stupides bipèdes. Les regarder aussi quand ils essaient désespérément de disparaître sous mon regard de peur de devenir mon prochain souffre douleur. Je sens la peur que j'inspire aux jeunes du village et ça m'amuse, mais bordel ils savent pourtant que je vais pas les tuer… Pas que j'aimerais pas, je rêve d'en égorgé vifs certains, mais si je faisais ça j'aurais de gros problèmes… J'ai beau ne pas aimé les humains, je dois reconnaître qu'ils ont quelques utilités…

Je chasse d'un revers de mains mes pensées pour me concentrer sur le but de ce voyage. Naomorii veut retrouver sa sœur, soit, en admettant qu'il y parvienne, que compte-il faire après ? La ramener au village ? Cette idée ne me plait pas plus que ça, non content d'être une étrangère, rien ne nous prouve qu'elle serait de bonne foie… Et puis franchement, un humain honnête ça existe pas. Il a pas l'intention de la garder captive au village le temps de savoir si on peut s'y fier quand même ? Ca serait ridicule, alors quoi ? Il resterait pas avec elle dans le territoire de Setsu ? Je fixe mon regard froid sur lui quelques instants, puis poussé par la curiosité je lui pose directement la question.

-En admettant que ce que ce type raconte soit vrai, qu'est-ce que tu comptes faire une fois que tu auras retrouvé ta sœur ?



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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Jeu 24 Nov - 9:18

Au moment où je la vois sortir de mon nuage, je m’élance vers elle. Malheureusement, elle a prévu le coup et je vois son tessen se diriger vers moi. Je dévie de ma trajectoire pour l’éviter et manque ma cible. J’atterris pour me rendre compte qu’elle contre-attaque aussitôt. Elle va me faire le coup à chaque fois ? Je pare ses coups les uns après les autres, mais je sens ma marge de manœuvre diminuer à chacun de ses coups. Elle parvient finalement à me prendre de court et un coup de pied dans la poitrine me coupe le souffle. Elle me laisse un instant pour me relever et tenter une attaque qui, évidemment, se conclut à nouveau par un échec cuisant : je peux tout de suite sentir une lame posée sur mon cou.

Je sens la lame de son kunai appuyer de plus en plus sur ma peau et je sens la tension qui l’habite alors que je commence à sentir une légère douleur apparaître. Elle me dit de ne jamais retenter de la piéger dans mon nuage. J’ai l’impression qu’elle m’a fixé un objectif impossible à atteindre. A chaque fois qu’elle me donne une chance de gagner, elle durcit les « règles du jeu ». Je ne sais plus vraiment quoi faire… Une idée se fait jour dans mon esprit. Je ne sais pas si je devrais le faire, mais vu son habileté, je n’ai pas trop le choix : je devrai profiter d’un moment où elle ne fait pas attention pour lui lancé un senbon enduit de mon produit paralysant. Elle aura encore envie de me tuer, mais j’aurai au moins son respect

Enfin, elle me relâche et va ramasser son arme. J’en fais de même, avant qu’elle me pose une nouvelle question à laquelle je n’avais pas pensé… C’est vrai, ça. Je cherche ma famille. J’ai peut-être trouvé une sœur, mais comment on va faire, si on est de deux clans différents ?

- Honnêtement, je n’y ai pas encore réfléchi. Pour l’instant, je cherche des informations sur ma famille. Apparemment, celle qui doit être ma sœur la cherche aussi. On pourrait déjà recouper nos informations. Pour la suite, on avisera en temps voulu.

Je pensais qu’elle m’enguirlanderait de ne pas y avoir pensé, mais elle me répond simplement que « la famille, c’est sacré… ». C’est vrai qu’il faudra que j’y pense… Si c’est bien ma sœur, elle voudra peut-être vivre avec moi. Je sens petit à petit le poids de la fatigue peser sur mes yeux et tout mon corps et je finis par proposer à Shea d’aller nous coucher. Après tout, on doit agir comme un couple et elle doit avoir l’air d’une humaine normale.

Je me dirige vers la tente et m’y installe pour dormir. Shea reste un moment dehors, apparemment réticente à l’idée de dormir comme tout le monde et encore plus, sûrement, de dormir avec moi. Finalement, elle me rejoint dans la tente et s’installe à mes côtés, sans dire un mot.

Je me laisse aller à attendre que le sommeil vienne me prendre,  quand un frisson m’envahit. Les nuits d’été se font sentir, dans un endroit celui-ci, en sous-bois. Une fois que soleil se couche, la température chute très vite. Je ne l’avais pas senti jusque là, avec notre entraînement, mais mon corps se refroidit et j'ai besoin de chaleur. Instinctivement, je me rapproche de Shea en glissant sur le sol jusqu’à pouvoir la prendre dans mes bras. Elle se retourne vers moi avec un regard assassin pour me demander ce que je fais. Je lui réponds simplement :

- Froid…


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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Ven 25 Nov - 22:24

Je hausse un sourcil surprise, je pensais qu'il avait déjà réfléchit à ce qu'il aimerait faire une fois sa sœur retrouvée. Je m'attendais à ce qu'il m'annonce qu'il verrait avec elle si elle voulait le suivre, ou alors qu'il reste avec elle en Setsu, bref qu'ils restent à deux pour chercher des informations sur leurs parents. A priori les humains n'ont pas vraiment le sens de la famille, ma mère doit être une exception… Quoi que, c'est peut-être parce que Naomorii n'a pas été élevé parmi les siens qu'il pense ainsi. Je finis par lâcher un soupir, pour ce que ça me concerne de toute manière, je lui répond tout de même ce que j'en pense.

-La famille c’est sacré

C'est ainsi que je conçois les choses. Une famille soit on reste avec pour la protéger, soit comme l'a fait mon père, on la laisse loin de soit, justement parce que c'est ainsi qu'on peut la protéger. Ça parait contradictoire, mais quand on sait que mon père ne prend pas une ride sous son apparence humaine on comprend que pour protéger son identité et la mienne, il ai du s'éloigner. Il s'est fait passer pour mort auprès des villageois, mais il a continué à veiller sur moi, à m'instruire, à me protéger. S'il était resté, ma mère et moi serions mortes, lui aussi certainement. Naomorii n'a pas ce genre de problème, il n'a pas de sang Yokaï, sa sœur non plus, forcément. Ils n'ont donc aucune raison de se séparer quand ils se retrouveront. Ceci dit, rien ne nous prouvent pour l'instant que la personne que nous cherchons à rejoindre soit bien sa sœur.

Mon Genin me propose d’aller dormir, il se dirige donc vers la tente, je ne le suis pas tout de suite, hors de question de dormir avant d’avoir jeté un œil au périmètre. Mes sens ont beau être plus aiguisé que ceux des humains, prudence reste mère de sûreté. Tout en décrivant un large cercle autour de notre campement j’écoute les bruits alentour avec la plus grande attention, tandis que mon regard scrute l’obscurité, mon nez cherchant la moindre particule suspecte. Quelques minutes plus tard, quand je suis certaine qu’aucune présence humaine alentour ne nous guette je rejoins la tente.
L'idée de devoir dormir avec quelqu'un me déplait fortement, je n'ai toujours pas confiance en cet humain, pas assez en tout cas pour dormir tranquillement. Je sens cependant qu'il ne tentera rien de regrettable à mon égard, déjà parce qu'il sait que je lui suis supérieur, mais également parce que mon statut d'hybride peut lui être utile. Il pourrait avoir besoin de quelqu'un capable de retrouver une piste, sans compter qu'avec mes facultés, je suis en mesure de déjouer la plupart des pièges, sinon de les anticiper, vu l'endroit où l'on se rend, mes capacités risquent de nous être plus qu'utile. Tant mieux, non content que ça me fera un peu d'exercice, je vais pouvoir récolter des informations sur Setsu et en rentrant, Naomorii sera obligé de s'occuper de l'entraînement de Kyoshi.

Je rentre à mon tour dans la tente et découvre que mon compagnon de route est déjà couché, j'en fais autant, me roulant en boule autant que mon corps d'humaine me le permet, tournant délibérément le dos au Genin responsable de ma présence ici. D'ordinaire je ne tourne jamais le dos à qui que ce soit, mais je sais que je ne prend pas de risque avec lui. De toute façons je percevrais le moindre de ses mouvements et il le sait. Tout comme il doit se douter que je ne dormirais que d'un œil. Je ferme les yeux et me laisse bercer par le son régulier d'un cœur qui bat. Je me suis déjà fait la réflexion, c'est hypnotique comme bruit. Tandis que mon esprit s'engourdit m'emmenant vers un état de sommeil plus léger que celui des humains, mais tout aussi reposant, je perçois mon compagnon de route bouger, se rapprochent de moi, je retiens de justesse un grognement, mais quand ses bras se referme autour de mon corps, je me retourne vivement vers lui en ouvrant les yeux et mon regard trahit ma colère.

-Tu fou quoi là ?

Un seul mot me répond, froid… Il m'a pris pour une couverture ou quoi bordel ? S'il à froid il a qu'à aller en prendre une autre, on chasse pas ensemble que je sache, alors il à intérêt à se tenir à sa place… Un frisson me parcourt le dos, coupant toute agressivité de ma part… Ok j'admets il fait froid, rien ne vaut la chaleur humaine dans ces cas-là… Je pousse un soupir résigné, qu'il se gèle, j'en ai rien à foutre, mais j'ai pas envie de tomber malade, malheureusement mon corps est moins résistant aux changements de température qu'un humain… Une plaie, enfin, on peut pas être parfait sur tous les points, il me fallait bien un défaut… Je me retourne à nouveau pour venir coller mon dos contre lui et je referme les yeux, mais avant de laisser le sommeil m’emmener à nouveau je le mets en garde.

-Tu bouges plus et tu la fermes ou je te laisse crever de froid.

Ca coupera court à d'éventuelles questions et je pourrais dormir tranquille, de plus ça évitera qu'il comprenne que moi aussi j'ai besoin de chaleur, hors de question que j'ai l'air dépendante de lui. Malgré ce que je pensais je n'ai aucun mal à trouver le sommeil, peut être parce que j'ai pris l'habitude, contre mon gré, de dormir avec Kyoshi. Je me réveille néanmoins plusieurs fois dans la nuit et je sors de la tente contrôler qu'il n'y a rien de suspect, puis je retourne me rendormir sans aucune gêne entre les bras du Genin, après tout c'est lui qui à commencé à venir se coller contre moi, alors il va pas se plaindre maintenant. Le lendemain nous reprenons la route et une routine finit part s'installer, la journée nous avançons en écoutant les chants pitoyables du marchand, ou ses histoires sans intérêt. Le soir avec Naomorii quand notre guide se couche nous nous entraînons et il finit toujours par manger la poussière, mais je dois admettre qu'il progresse quand même, la nuit, entre mes rondes nocturnes je me couche contre lui, sans un mot, sans un regard, je suppose que ça ne le dérange pas vu qu'il me laisse faire, je me demande même s'il n'attend pas ce moment avec impatience. Enfin, moi tant qu'il me laisse dormir je vais pas me plaindre.



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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Lun 28 Nov - 9:43

Elle a l’air d’hésiter un peu sur la façon dont elle devrait réagir. Elle pousse un soupir et reste silencieuse, avant de finalement revenir dans mes bras en me disant de ne pas bouger. Elle ne sait peut-être pas ce que ça peut signifier pour moi, mais c’est déjà un grand pas, à mon sens. Je peux la sentir contre moi et venir partager la chaleur de son corps. Je ferme les yeux  sereinement, ne pensant plus à rien et je finis par m’endormir.

Plusieurs fois, dans la nuit, je sens mes bras s’écarter, alors que Shea sort de la tente, puis à chaque fois elle revient se placer entre mes bras. Je fais comme si j’étais toujours en train de dormir, en profitant de chaque moment où elle revient dans mes bras. Je me demande quand même pourquoi elle revient à chaque fois contre moi. Elle n’avait pas l’air très inspirée par l’idée, de base, et elle ne comprend pas mes sentiments… Elle aurait accepté juste pour que je n’aie pas froid ?

La journée suivante débute comme si rien ne s’était passé cette nuit et nous repartons pour Setsu, forcés à nouveau d’écouter la voix usante de notre compagnon de route. Tous les soirs, je persiste à m’entraîner avec Shea, essayant de la mettre à terre de manière conventionnelle alors que je cherche une ouverture pour la paralyser avec un senbon. Chaque jour, je m’approche un peu plus d’elle et du moment où je pourrai la mettre à terre. Elle reste trop vigilante et je ne peux pas encore mettre mon plan à exécution. A chaque fois qu’on va se coucher sous la tente, elle me laisse la prendre dans mes bras et je me demande si elle n’apprécierait pas ma présence, finalement.

Au bout de cinq jours, nous arrivons à un barrage sur la route. Des hommes en armes gardent le passage et je peux deviner, bien que je ne les aie jamais vus auparavant, qu’il s’agit de soldats de Setsu. Apparemment, nous venons d’arriver à la frontière et il va falloir faire jouer notre couverture. La simple vue des soldats de Setsu fait monter en moi une colère enfouie alors que j’imagine la mort en mission de mes parents, tués par des soldats de Setsu… Je m’approche de Shea et lui dis :

- Tu pourrais t’occuper des laisser-passer, s’il te plait ? Je sens qu’à la moindre question, je risquerais d’en égorger un…

Elle me demande pourquoi je ne peux pas m’en occuper moi-même. Je prends ça pour une évidence, mais c’est vrai qu’elle ne doit pas être au courant de ça… Je ne sais même plus ce que je lui ai dit et ce que j’ai gardé pour moi. Il faut dire aussi que notre relation me perturbe pas mal… Je prends sur moi et lui explique très rapidement mon problème :

- Tu sais que je recherche des traces de ma famille depuis quelques années… Mes parents avaient été envoyés en mission à Setsu et ils n’en sont jamais revenus. Ils ont surement été tués pendant leur mission ici…

Tout ce qu’elle me dit, c’est qu’elle comprend. On dirait qu’elle a perdu sa curiosité habituelle. C’est un peu étrange. Elle me laisse me coller à elle la nuit, elle ne me pose plus de question. En plus de ça, elle me fait comprendre que je dois continuer mes recherches à propos de ma sœur. Plus je suis avec elle et moins je la comprends, j’ai l’impression.

Enfin, nous arrivons devant les gardes qui viennent à notre rencontre pour vérifier nos laisser-passer. Shea devance le groupe pour résoudre le « problème ».


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Lun 5 Déc - 22:45

Bordel... J'en ai vraiment mare de devoir supporter ce type, il a la gueule ouverte du matin au soir... Ca fait des jours que mes pauvres tympans résonnent en écho à ses paroles... J'ai jamais vu un type parler autant et le pire c'est qu'il ne se répète même pas... Maigre compensation, je constate aux fils des jours que mon élève progresse. Il est encore loin de mon niveau, mais il y met du siens, à croire qu'il est vraiment motivé. Si tous les abrutis que j'entraîne avaient ce genre de comportement j'aurais peut-être plus de patience avec eux... Je finis par laisser mes pensées de côtés en détectant le cliquetis des armures au loin, le vent m'apporte une odeur de fer et au bout de quelques minutes nous arrivons en vue de la frontière. Par réflexe j'analyse les alentours, cherchant des alternatives au cas ou les choses se passent mal, on n'est jamais trop prudent. Avant même qu'il n'ouvre la bouche je peux sentir que mon compagnon de route à l'air tendu, je l'écoute en haussent un sourcil, c'est quoi cette histoire encore ? Bordel, on dirait un gamin... Dans notre métier on apprend à se contrôler...Faudrait vraiment une bonne raison pour faire n'importe quoi. Si un seul de ces types y passe on va se retrouver avec l'armé sur le dos... J'ai rien contre le fait de tuer des gens, peut importe leurs origines, mais bordel même moi je sais que ça serait une erreur de céder à mes pulsions meurtrières ici. Une question me vient, ça change quoi que ça soit moi ou lui, il les entendra quand même parler...

-Pourquoi ?

Qu'il me donne une seule raison valable s'il ne veut pas que je m'énerve. Il me raconte que ces parents ont disparu pendant une mission à Setsu... C'est ça, sa raison ? Juste parce qu'il pense que ce sont les gens de ce pays qui ont tué sa famille ? Ridicule, il n'a aucune preuve... Quoi que... Avec cette histoire de soeur ça devient plus probable... L'idée qu'on découvre la vérité me traverse l'esprit et je laisse un léger sourire apparaître sous mon écharpe. Si on découvre que c'est bien Setsu qui a assassiné ses parents je vais avoir droit à un beau massacre... Vu l'état dans lequel il se met en croisant de simples gardes, c'est la moitié du pays qu'il va vouloir assassiner. Je me demande combien de meurtre il est capable de faire avant de finir sa vie...

Je secoue mon esprit pour me concentrer sur la réalité, pas que l'idée d'un massacre me déplaisent, mais on serait mort avant d'avoir pu en profiter. J'ai beau être supérieur aux humains, faut pas déconner je suis pas invincible non plus. Ceci dit je comprends mieux pourquoi il préfère me laisser faire. Il manque cruellement de maîtrise de soie pour le coup, mais au moins il en est conscient. Je préfère ce genre de réaction plutôt que de devoir jouer avec le hasard. Certains abrutis que je ne nommerais pas m'aurais mise dans une situation déplaisante et ils l'auraient sûrement payé de leur vie.

-Je comprends.

Je l'observe du coin de l'oeil, vu la tête qu'il fait il ne s'attendait pas à ce genre de réaction de ma part. Il croit quoi en même temps ? Que je suis comme une stupide humaine ? Qu'il suffit de m'avoir côtoyé quelques jours pour me cerner ? Je le lui ai déjà dit pourtant, je n'envisage pas les choses de la même façon que les humains. Je ne porte pas le même regard qu'eux sur le monde, le seul point commun que j'ai avec eux c'est mon apparence physique et encore. Remarque s'il a envie d'essayer de comprendre mon fonctionnement ça peut être marrant, il va s'y casser les crocs, même ma mère ne parvient pas toujours à me comprendre et pourtant c'est l'humaine qui me connaît le mieux. Je n'ai pas le temps de m'étendre sur le sujet, les gardes se rapprochent, instinctivement je me tends, je sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment qu'ils vont nous emmerder ceux là.

Lorsque je me suis suffisamment rapprochée l'un d'eux me regarde avec dédain.. Ok, fait un effort Shea, tu peux paraître gentille et innocente... Va-y prends-le pour un con, il ne mérite pas mieux. Je pousse un rapide soupir, descend de cheval et prend une voix douce et amicale, un peu comme le fait ma mère quand elle parle aux hommes.

-Bonjour, brave soldat. Nous venons dans votre beau pays pour faire du commerce.

Bordel j'ai l'impression d'être une abrutie quand je parle comme ça... Visiblement peu convaincu le garde me regarde comme si j'étais capable de lui sauter à la gueule sans prévenir. Bon ok, il a pas tout à fait tord, mais qu'il se détende, j'en suis capable, mais je ne peux pas le faire. Il me répond froidement.

-Laisser passer, nous allons vérifier.

Ca m'aurait étonné du contraire. Je lui tends les documents avec un sourire même s'il ne peut pas le voir. Il me les arrache presque des mains en me regardant de haut. Va y profite stupide humain, dans d'autres circonstances tu serais à genoux devant moi... L'abruti prend son temps pour parcourir les documents, me jetant des coups d'oeil de temps à autre. Il me provoque, mais ça ne marchera pas, j'attends patiemment en caressant l'encolure de mon cheval. Brave bête, elle au moins ne m'a jamais posé de problème, comme quoi, les humains sont vraiment les créatures les plus stupides qu'il m'ait été donné de voir. Incapable de sentir le danger, pitoyable, parfois je me demande pourquoi je continue de vivre parmi eux... Le garde m'interpelle à nouveau.

-On va procéder à la fouille, éloigner vous du convois.

Tain... Il a vraiment décidé de me faire chier lui... On a pas que ça à foutre... Enfin c'était prévisible comme réaction, je vais devoir prendre mon mal en patience. J'ai horreur de devoir attendre pour rien, mais je suis forcée de me plier à cette formalité. Je lui réponds d'une voix enjouée.

-Je vous en prie, faites, depuis le temps que j’ai envie d’une pause…

Je me retourne vers Naomorii et le regarde avec un air amusé. Vu ce qu’il m’a dit, il va falloir que je le surveille, j’ai pas envie qu’il foute tout en l’air s’il arrive pas à se contrôler. Je sais exactement quoi faire pour le faire tenir tranquille.

-N’est ce pas chéri ?

Si lui ne comprend pas mon attitude, moi je commence à trouver ça marrant, il ne comprend pas mes réactions et à chaque fois que je fais quelque chose d'inhabituelle qui le perturbe je peux entendre son coeur avoir un raté. Ca à étais comme ça chaque nuit, à chaque fois que je revenais au chaud. En fait j'ai l'impression que ça arrive dès que ça signifie pour lui quelque chose qui à un rapport avec les sentiments amoureux. Faute de mieux, je vais étudier ça, ça fera passer le temps et en prime ça me permettra peut-être de finir par comprendre. Je lui attrape le bras comme j'ai déjà vu faire les jeunes filles du village et je l'entraîne à l'écart. Suffisamment loin des gardes pour qu'ils ne se sentent pas menacé, mais suffisamment près pour ne pas paraître louche, puis je m'installe à même le sol, forcent Naomorii à faire de même. Voilà, maintenant qu'il est assis, je vais pouvoir accaparer son esprit. Je viens poser mon front contre le sien et lui glisse à voix basse tout en baissant mon écharpe.

-C'est le moment de me montrer une de ces choses que font les couples. Profites-en, ça ne durera pas.

Je ne doute pas une seule seconde qu'il morde à l'hameçon, la tentation est trop forte, de toute façon il doit se douter que mes sens sont focalisés sur ce qui se passent autour de nous, je n'agis jamais à la légère, je sais toujours ce qui se passe autour de moi, même si je n'en donne pas forcément l'impression. J'attends la réaction de mon compagnon de route, curieuse de voir ce qu'il va faire. J'entends déjà les variations de son cœur, il a peur ou quoi ? Si je lui propose... A moins que ça ne vienne justement du fait que ce soit moi qui lui lance une invitation ? Ou alors il a peur de représailles ? Décidément, il me trouve complexe, mais il imagine pas à quel point ma façon d'être est simple comparer aux humains, moi je ne me prends pas la tête à réfléchir pendant des plombes avant de me décider.



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Genin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mer 7 Déc - 22:44

Shea va annoncer aux gardes le but « officiel » de notre entrée sur leur territoire, d’un ton enjoué que quiconque la connait suffisamment pourrait identifier comme étant complètement artificiel. D’ailleurs, je me demande comment elle arrive à parler comme ça, elle qui a toujours l’air impassible et incapable de ressentir des sentiments. Le garde lui répond de manière très professionnelle, sans se perdre dans les détails et sans se fouler sur le contact humain non plus. Ça valait bien le coup qu’elle fasse un effort, tiens…

Il lui prend nos laisser-passer et les examine en prenant tout son temps. J’ai bien fait de la laisser faire, mais je ne sais pas combien de temps elle va se retenir sans en insulter un. Finalement, il annonce qu’il va fouiller le convoi. J’espère qu’il ne va pas nous faire tout déballer, ce lèche-bottes de l’armée.

Shea le laisse faire en prétextant qu’elle a besoin de faire une pause. Je n’y comprends plus rien. Elle est capable de nous faire marcher jour et nuit sans interruption et, d’un coup, elle décide de faire une pause ? D’un coup, je comprends à son « chéri » qu’elle veut faire jouer notre couverture pour faciliter les choses. Il y a malgré tout quelque chose que je ne comprends pas : pourquoi est-ce que, d’un coup, elle accepte de le faire, alors qu’elle passe son temps à refuser ?

J’attache mon cheval à l’attelage et je laisse ma main glisser doucement le long de sa longe alors que Shea m’attrape par le bras pour m’emmener un peu plus loin. Elle baisse son écharpe : vu le nombre de fois qu’elle l’a déjà fait, je me doute qu’elle s’attend à ce que je l’embrasse. Elle me dit tout bas d’en profiter et que ça ne durera pas. Cette dernière partie de la phrase me fait l’effet d’une gifle, alors que je me dis que je suis déjà en train de la perdre, avant même de l’avoir conquise.

Toutefois, je me dis que c’est toujours une chance de faire ressortir la part humaine qui est en elle et je me dis qu’il faut que je me dépêche de remporter son pari. J’arrête finalement de réfléchir pour l’emprisonner dans mes bras alors que son écharpe baissée me laisse le champ libre pour l’embrasser.

Pendant un instant, alors que mon esprit est encore libre, je me rends compte que le marchand a enfin cessé de chanter pour la fouille. Ou alors, c’est que mon cerveau est déjà déconnecté.

La dernière fois, j’étais trop pris par l’émotion et je ne m’étais rendu compte de rien, mais je me rends compte alors que je l’embrasse de la longueur de ses crocs et des risques qu’elle prend à chaque fois qu’elle baisse son écharpe. Le détail qui me surprend le plus arrive en coupant cette pensée, quand Shea me rend mon baiser, comme si c’était devenu une habitude. Alors qu’elle poursuit, je resserre ma prise sur elle en fermant les yeux et je peux sentir ses mains se refermer sur mes vêtements. Je crois qu’elle commence enfin à comprendre ce que ça fait.

Pour finir, je me laisse tomber par terre, en l’emmenant avec moi et elle se retrouve donc allongée sur moi à l’instant où le garde se retourne vers elle pour lui annoncer que tout est en règle.

- Bah faut pas vous gêner…

Je reviens doucement à la réalité pour lui répondre le plus calmement du monde :

- On était occupés à profiter du paysage. Mais si on dérange, on peut repartir.


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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mer 14 Déc - 23:00

L'espace d'un instant je me demande si je ne me suis pas trompée, finalement mon Genin aurait il décidait de laisser tomber l'idée stupide de former un couple ? Bordel c'est lui qui a eu cette idée à la con et maintenant il regrette ? S'il s'amuse à me faire passer pour une conne après m'avoir imposé ce rôle dont je ne comprends rien je lui fais la peau ! Il pique ma curiosité et quand j'accepte de jouer le jeu c'est lui qui refuse ! Ces humains sont vraiment détestables, ils savent pas ce qu'ils veulent. Tandis que je sens un début d'irritation grimper en moi, les bras de Naomorii se referment sur moi et il fait exactement ce que j'attendais.

Comme la première fois son geste me paralyse, je perds momentanément le contrôle de mon corps. C'est étrange, jamais je n'aurais pensé qu'un geste aussi bizarre puisse m'empêcher de réagir, mon esprit lui-même s'embrume et je me surprends à lui répondre sans l'avoir vraiment décidé. Pourtant, quand je réalise ce que je suis en train de faire je ne m'arrête pas, je crois que j'apprécie cette sensation nouvelle. Je parviens tout de même à concentrer mon ouïe sur ce qui se passe alentour, c'est plus difficile que je ne le croyais, mon esprit a tendance à se focaliser sur mon compagnon plutôt que sur le danger environnent. Il va falloir que je m'entraîne pour ne pas perdre totalement le contrôle de moi-même, je sais pas pourquoi, mais une petite voix en moi me dit que l'idée va plaire à mon partenaire.

Tandis que je m'agrippe au vêtement de Naomorii je sens les deux parts de mon être se divisait, comme d'habitude la part humaine n'est qu'une espèce de guimauve ou tout deviens plus « humain », me donnant envie de simplement profiter de l'instant présent, d'oublier ce qui se passent autour, de me fier à mon partenaire sans plus réfléchir. Mon côté animal lui est plus... Plus bizarre encore que le reste, d'un côté il lutte pour rester focalisé sur la réalité et abandonner le plaisir que me procure ce baiser. C'est ce que j'appelle une réaction logique, c'est pas le moment de relâcher sa garde, nous ne sommes absolument pas à l'abri ici et je le sais, pourtant une autre part de cet instinct me pousse à une action que je n'aurai jamais envisagée. L'idée saugrenue d'abandonner cette recherche stupide pour aller vivre ma vie me traverse, laissant un long frisson parcourir ma colonne vertébrale. Une espèce de peur absurde commence à monter en moi tandis que les parts de mon esprit s'affronte pour prendre le dessus les unes sur les autres.

Je sens mon corps basculait vers l'avant et, par réflexe je m'agrippe encore plus fort au tissu, avant de me retrouver allonger sur mon Genin. Un peu perdu je le fixe en penchant la tête sur le côté, mais je n'ai pas le temps de me poser plus de questions, la voix désagréable du garde me ramène à l'instant présent. Je retiens de justesse un grognement tandis que Naomorii lui répond. Profiter du paysage ? J'ai pas l'idée que ce soit ce qu'on ait vraiment fait, mais sa réponse fait apparaître un léger rictus sur mes lèvres. Il le prend ouvertement pour un con et ça, ça m'amuse. Je me redresse et remet mon écharpe en place avant de m'approcher du garde pour lui adresser une dernière parole.

-Sachez que là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir.

J'entends le marchand éclater de rire, je tourne la tête dans sa direction tandis qu'il s'avance avec le convoi vers nous. Décidément un rien le fait réagir ce type, est-ce parce que je l'ai dit d'une voix détacher, ou parce que mon attitude montre clairement que je prends plaisir à mettre les gens mal à l'aise ? Pourtant, cette fois çi ce n'était pas vraiment volontaire. Je récupère les documents, mon cheval et me remet en selle pour franchir la frontière du pays de Setsu. A présent on va devoir redoubler de vigilance, toute action effectuée ici pourrait avoir un impact important sur Okaruto. Je me fou royalement du pays qui m'a vu naître, je n'ai aucune attache particulière pour lui ou son dirigeant, mais c'est ce pays qui me paye actuellement. C'est lui qui me permet de m'amuser avec ces stupides bipèdes. Mes parents, mon territoire se situe là-bas, alors à moins de trouver mieux ailleurs je me conformerais aux exigences de Naraku.

Durant le trajet je me remet à penser à ce qui s'est passé avec mon Genin, les idées plus claires je réfléchie mieux aux conséquences de ce qui est arrivé et le résultat ne me plait pas. C'est ridicule, bordel des fois je devrais me gifler ! Qu'est ce qui m'a pris ? Cet humain pourrait devenir dangereux s'il se rendait compte de l'emprise qu'il peut avoir sur moi ! Hors de question qu'il découvre ça, je vais devoir me méfier encore plus de lui, comme trop souvent en ce moment les deux parts de mon être ne sont pas d'accord, l'une me pousse à faire confiance, l'autre à m'éloigner avant qu'il ne soit trop tard. Je reste silencieuse jusqu'au soir, je focalise mes sens sur ce qui se passe aux alentours, consciente que le danger ne viendra pas du convoie, mais je ne peux m'empêcher de revenir sur ce qui me tracasse. Le soir je pars faire un tour seule pendant que les deux autres mange. J'aimerais pouvoir chasser, mais ça serait sûrement dangereux, je préfère éviter si ce n'est pas nécessaire. Je reviens quand le marchand décide d'aller se coucher, je fais signe à mon partenaire de se lever pour notre entraînement quotidien, ça aussi il va falloir éviter à l'avenir, je ne suis pas la seule créature capable de voir la nuit et si les ninjas de Setsu dispose d'un élément qui comme moi à des sens développés ça risque de compliquer les choses.

Je devrais remercier Kyoshi pour ça, avant de le rencontrer je pensais être la seule de mon espèce, Kyo aussi le croyais, mais même si cela signifie que nous ne sommes pas nombreux il peut y en avoir d'autres dans les rangs ennemis. Tous comme ils peuvent avoir des Yokaïs parmi eux, après tout, mon père travaillait bien pour Okaruto avant sa supposée mort. Je secoue la tête, enlève mon écharpe, avec tout ce qui m'a tourné dans la tête aujourd'hui j'ai besoin de me défouler, un léger rictus apparaît sur mes lèvres quand je me fais la réflexion que j'aime assez avoir un jouet à disposition. Sans prévenir je m'élance dans sa direction pour engager le combat...



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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Dim 25 Déc - 0:25

A l’instant où Shea répond au garde, Mitsunaru s’écroule de rire dans son chariot. Surprise : Shea aussi est capable de faire réagir ce gros plein de soupe. Et le pire, c’est que vu son regard, elle n’avait pas prévu une réaction pareille. On dirait même qu’elle est complètement sérieuse. L’air mal à l’aise, elle récupère nos laisser-passer et son cheval. Je fais de même et nous passons enfin la frontière pour nous enfoncer en territoire Setsu. Et bien, ça n’a pas l’air bien différent d’Okaruto : l’herbe est verte, le ciel est bleu et la route continue de serpenter de l’autre côté de la frontière.

Depuis que nous avons franchi la frontière, Shea a l’air pensive et ne dit plus un mot, contrairement à l’autre chorale sur pattes. Je profite de ce moment de tranquillité relative pour repenser à la scène de la frontière : elle avait l’air de vouloir faire jouer notre couverture, mais pas pour être en contact avec moi. Pourtant, quand je l’ai embrassée, elle m’a répondu et elle avait l’air d’y prendre goût. Je vais essayer de travailler un peu là-dessus, mais surtout, je dois réussir son défi avant d’arriver en ville.

Pendant le reste de la journée,  Shea reste solitaire et silencieuse.  Je n’ai qu’une envie, c’est d’aller la voir pour être fixé sur son ressenti de la scène de la frontière,  mais en même temps, une partie de moi m’envahit empêche, de peur de la faire fuir. Je passe donc le reste de la journée à me repasser en boucle ce moment que j’espère ne jamais oublier.

Nous nous arrêtons pour la nuit et, comme à mon habitude,  je prépare le camp avec le marchand et nous mangeons tous les deux alors que Shea part un peu plus loin. J’écoute d’une oreille distraite les interminables histoires de notre compagnon de route jusqu’à ce qu’il finisse par sentir la fatigue le gagner et parte se coucher. Avec un organisme comme le sien, ça ne m’étonne ne pas. Il a besoin de sa sieste pour digérer.

Quelques instants plus tard, Shea revient et m’invite à reprendre nos entraînements. Je me lève pour la suivre à l’écart du campement et attends qu’elle me précise le thème de notre entraînement du jour. Elle baisse son écharpe et, à la place de l’explication, j’ai droit à un sourire avant de la voir se jeter sur moi. Il faudra que j’apprenne à me méfier : elle me fait le coup assez souvent, pourtant elle arrive toujours à me surprendre. Peut-être parce que mes sentiments pour elle embaument un peu mon esprit.

Je pare tant bien que mal sa première attaque et me mets en garde, sachant ce qui va venir. Comme je m’y attendais et comme à son habitude, elle ne me lâche pas un seul instant et enchaîne coup sûr coup en changeant de cible à nchaque fois. C’est très perturbant, mais je commence à m’y faire : ma garde est très souple depuis que je m’entraîne avec elle et je peux bloquer un coup qui vient de n’importe quelle direction, si elle ne me prend pas de vitesse. Je m’adapte de mieux en mieux à son style de combat et il est maintenant assez rare qu’elle arrive à me mettre à terre.

Au bout d’un moment à tester mes limites, elle se recule un peu pour me laisser prendre l’initiative. Travailler avec elle ne me permet pas seulement d’améliorer mes techniques défensives, mais aussi mes méthodes de combat au corps à corps. Je fonds sur elle en feignant d’attaquer sa tête pour balayer ses jambes. Réactive, elle esquive aussitôt pour réceptionner ma charge qui la fait reculer un peu. J’enchaine les attaques, les une après les autres, sans lui laisser un instant de répit, comme elle sait si bien le faire avec moi, mais je ne parviens toujours pas à lui faire baisser sa garde.

Nous faisons une petite pause dans notre entraînement, quand un bruit se fait entendre un peu plus loin. Shea se retourne aussitôt vers le bruitée question pour savoir de quoi il s’agit. Sentant que je n’aurai bientôt plus l’occasion de réussir son défi, je profite de ce moment d’inattention pour enduire un senbon de ma substance paralysante et de le préparer pour le moment où je pourrai enfin mettre mon plan à exécution. Elle se retourne vers moi, apparemment rassurée quant à l’origine du bruit et nous reprenons l’exercice. Je donne mon maximum, pourtant je ne parviens jamais à la surprendre.

Au bout d’un long moment, nous arrêtons l’entraînement et nous dirigeons vers le campement pour y passer la nuit. Elle passe devant pour aller jeter un oeil sur aux alentours avant de se coucher. C’est le moment idéal. Avant qu’elle ait le temps de se rendre compte de ce que je fais, je dégaine mon senbon et lui lancé dans le dos. Il s’y enfonce à peine, mais suffisamment pour laisser agir l’enduit que j’y ai appliqué. Je cours vers elle et la réceptionne avant qu’elle ne tombe lourdement sur le sol.

En théorie, elle est paralysée mais encore consciente. Avec un coup comme ça, je ne doute pas qu’elle essaiera de m’etriper aussitôt qu’elle pourra à nouveau bouger. Je l’emmène donc jusqu’à un arbre où je l’attache fermement.

- Desolé d’avoir du te faire un coup comme celui là. Je n’ai trouvé aucun autre moyen de t’immobiliser efficacement, mais j’ai gagné ton pari. Par contre, s’il te plaît, reste calme quand tu pourras à nouveau bouger, les effets vont bientôt se dissiper. J’ai mis très peu de produit paralysant. Évite aussi de crier, mieux vaut éviter de griller notre couverture.


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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mer 4 Jan - 22:50

Le dernier entraînement prend fin, dès demain il deviendra trop dangereux de poursuivre ses petits exercices, dommage, ça faisait passer le temps et ça me permettait de me défouler un peu. Ca aurait pu devenir vraiment intéressant si on avait eu plus de temps Ce Genin n'est pas trop mauvais et parvient à progresser peu à peu, je pense qu'une fois rentré à la maison je poursuivrai son entraînement personnellement. Tandis que je lui tourne le dos pour aller effectuer une rapide surveillance des lieux j'entends quelque chose sifflait dans l'air, je tente de l'éviter, mais la distance est bien trop courte pour que j'ai vraiment le temps de bouger. Une sorte de piqûre vient ce ficher dans mon dos et je sens mes muscles se paralysait. Qu'est-ce qui se passe bordel ? Il me faut quelques secondes pour réalisé que je viens d'être trahi par celui qui dit vouloir rester à mes côtés. Le lâche m'a immobilisé avec son cure dents à la con, mais quant à-t-il pu l'enduire de produit ?

Si j'en réchappe je vais vraiment le crever ce type et il n'a pas fini de souffrir. Je sens mon sang bouillir dans mes veines, j'ordonne à mon corps de réagir, en vain. Cette fois-çi je suis bel et bien coincé, à la merci d'un humain qui est parvenu à m'avoir. Mais bordel, pourquoi j'ai été aussi con que ces stupides bipèdes ? On peut pas leur faire confiance, faut toujours les avoir à l'oeil, je le sais. Avant que je ne m'écroule au sol paralysé, Naomorii me réceptionne et m'emmène plus loin, sûrement pour ne pas laisser de trace. Il m'attache solidement à un arbre et je demande ce qu'il a l'intention de faire. Profiter de sa victoire avant de m'achever ? Ou me questionner avant ? Dans un cas comme dans l'autre il peut aller se faire foutre, je lui donnerais aucune satisfaction. Je m'applique à garder mon calme afin de trouver une solution pour me sortir de ce merdier. En parallèle mon cerveau imagine déjà comment je lui ferai payer cet affront, je vais le tuer à coup de crocs et de griffes, lentement, je lui ôterais la vie en lui infligeant de telles souffrances que même la mort n'apaisera pas.

Je teste constamment mes muscles attendant le moment ou le produit cessera d'agir et où je pourrais réagir à mon tour, mais la voix de mon ex compagnon de route me fait perdre le fil. Ce n'est pas tant le son qui me fait cesser de réfléchir, mais les mots qui sortent les uns après les autres, semant l'incompréhension dans mon esprit. Je plonge mes yeux menacent dans les siens, lui promettant mille souffrances tout en essayant de comprendre le charabia qu'il vient de me sortir d'un air innocent. Depuis quand les ennemies s'excuse ? Même sur un lapin je n'ai pas de regret, une proie est une proie, si elle a été assez stupide pour se laisser avoir, alors elle méritait son sort. Il me faut une bonne minute pour assimiler le sens de sa phrase, elle tourne en boucle dans ma tête jusqu'à ce que je parvienne à la comprendre. Il aurait agi ainsi simplement pour remporter mon pari ?

Incrédule, je continue de le fixer froidement en analysant ce qui se passe. Bordel y a que les humains pour agir de façons aussi complexe. Je vois pas en quoi il gagne le pari d'ailleurs ? Ma proposition sous-entendait clairement « sans artifice » ! Il croit quoi ? Que je voudrais d'un compagnon plus faible que moi ? Que je peux accepter ce genre de pseudo victoire parce qu'il m'a eu par surprise ? « Stupide bipède décérébrer, tu n'as aucune idée de ce que ça implique d'être croisé avec un animal... Tu te crois fort en cet instant, mais tu es aussi faible qu'un oisillon tombé du nid». Finalement, j'avais raison depuis le départ, les humains sont trop vicieux pour qu'on leur accorde une quelconque confiance, ils sont fourbe, n'ont aucun principe, aucune loi fondamentale. On peut pas s'y fier. Je lui cracherais bien au visage toutes les insanités qui me traversent l'esprit, mais si je laisse ma colère l'emporter je risque de laisser mon côté animal prendre le pas sur ma raison. Dans une situation comme celle là, la meilleure chose à faire est de garder son calme pour réfléchir à une stratégie viable. A priori si je me fie simplement à ses paroles, il compte s'en tenir là, je suis pas abrutie au point de le croire, mais il n'a pas besoin de le savoir.

Une idée aussi vicieuse que celle des humains me traverse l'esprit. Toute une théorie se met en place : S'il est allé jusque là dans le but de rentrer dans ma vie, je peux accéder à sa demande. Si je pars du principe que pour une raison X ou Y il veut en apprendre d'avantage sur mon mode de vie, qu'il veut participer au déroulement de mes journées, cela implique qu'il me suive dans mes activités. La forêt de Koumo est vaste et dangereuse, il le sait, tout le monde le sait, c'est pas pour rien que j'y entraîne mes stupides disciples. Mais ce qu'il ignore tous, c'est que je la connais dans ses moindres recoins. Elle abrite toute sorte de créature, parmi elles certaines sont des Yokais qui ne supportent pas les humains. J'en sais quelque chose même si je ne le suis qu'à moitié il m'a fallu du temps pour leur faire entendre raison. Si ce stupide humain me suis jusque là il finira bien par se faire tuer. Dans l'hypothèse ou il survivrait, ce qui soyons réaliste est peu probable, il finira peut être par me prouver qu'il est digne de mon intérêt. Mais un faible obligé de ruser pour m'immobiliser n'a pas beaucoup de chance de survie à mes côtés.

J'ignore combien de temps exactement je suis resté à réfléchir sans réagir, mais je ne peux toujours pas bougé, peu importe les calculs qu'il a fait pour doser son produit, il ignore à coup sûr que mon corps est bien plus sensible que celui des humains. Pour le même poids et la même durée mon organisme assimile plus vite les changements, ce qui fait que je ressens plus qu'un humain les variations de température. C'est chiant, je peux tomber malade plus facilement si je ne prends pas garde. Ce handicap se creuse un peu plus avec l'assimilation de produit comme son liquide paralysant. Là ou un humain lambda ayant la même corpulence que moi aurait évacué la substance, mon corps lui à besoin de plus de temps. Ma mère a été la première à remarquer cet autre changement dû à mon croisement. Elle s'en est bien évidemment inquiétée. Celle la j'te jure... Un jour elle va y passer à force de trop réfléchir sur des détails à la con. Cependant, elle a pas tout à fait tord, ça me rend plus sensible en quelque sorte. Heureusement j'ai appris à en tirer avantage dans la plupart des situations. Sauf dans celle là... Corps humain de merde... Stupide bâtarde que je suis... On a pas idée de relâcher sa garde comme ça !

Il me semble percevoir dans le regard de mon gardien une certaine surprise, il doit s'attendre à ce que je réponde, ou que je tente de me libérer, il imagine pas à quel point j'ai envie de lui faire bouffer toutes les plantes du coin par la racine. Ne pouvant rien faire de mieux je me contente de le fixer sans aucune réaction apparente. J'ai l'impression qu'il se sent mal à l'aise quand même. Peu à peu je sens les sensations revenir dans mes muscles, mais je me force à rester immobile encore un peu, le temps d'être certaine d'avoir récupérée la totalité de mon corps. Je sens mes muscles tressaillirent en moi, l'impatience me gagne, mais tant que je serai attachée je ne pourrai rien faire. Je finis par ouvrir la bouche, mon tons bien que mesurer parait glacial, mais je suis certaine que même cet abruti peut sentir la colère derrière cet apparente froideur.

-Détache moi.

Ce n'est pas une demande, mais un ordre qui sous-entend que s'il ne s'exécute pas il va avoir des problèmes. Il finit après une hésitation par me libérer, je me relève et me dirige loin du campement sans plus lui adresser un regard, les deux parts de mon être entrant une nouvelle fois en conflits, d'un côté je dois me soumettre, il a gagné le pari, même si c'est en trichant, d'un autre je ne peux pas accepter ce genre de défaite qui n'a aucun sens. Il a peut-être gagné à la façon humaine, mais pour l'animal qui est en moi, c'est incompréhensible, il n'y a ni victoire ni défaite, les artifices ne sont pas pris en compte. Putain qu'ils sont chiants ses humains ! Avec eux c'est toujours des demis mesures. Je vais finir dingue à force d'essayer de composer avec. Bordel, j'aurais dû le tuer quand il a percé à jour mon secret. Je mets un coup de poing rageur dans un arbre, puis un autre et encore un laissant ma colère s'évacuait au fil de mes coups. Je ne m'arrête que quand je sens que je suis essoufflé, l'esprit trop fatigué pour réfléchir, alors seulement, je regagne la tente que je partage avec le Genin et me roulant en boule comme je peux, je laisse un sommeil léger m'emporter.

Le lendemain je ne suis pas calmé pour autant. Le réveil de mon pauvre compagnon est d'ailleurs brutal, je prends un malin plaisir à le chasser de son sommeil en l'envoyant valdinguer par l'ouverture de la tente. Je lui sors à mon tour d'un pas rageur et me plante au-dessus de lui comme une ombre menaçante. L'aube n'est pas encore levée, mais les premiers rayons de soleil devraient se pointer d'ici une heure, peut-être moins. Loin d'avoir digéré ma « défaite » même si à mes yeux il n'a rien gagné, j'ai bien l'intention de respecter mon engagement.

-Etre moi, ça implique des changements. Dorénavant tu vivras à mon rythme, avec mes us et coutume. Des objections ?

Mon timbre laisse clairement voir que je n'accepterais aucune marche arrière. Il l'a cherché après tout. Enfin qu'il se plaigne pas, tant qu'on est à Setsu il n'y a pas grand-chose qui va changer, ça serait suspect sinon, mais je ne louperai pas la moindre occasions de lui faire comprendre tout ce qui nous séparent. Si sa façon d'être me parait absurde, je parviens plus ou moins à comprendre ses raisonnements, mais la mienne bien plus subtile risque de lui poser des problèmes, les humains ne sont pas instinctifs, Pas plus qu'ils ne sont observateurs, enfin heureusement que ce type est un ninja, j'ose pas imaginé ce que ça aurait donné avec un paysan ou pire, un noble...



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Kuro Naomorii

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Genin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Lun 9 Jan - 21:19

Alors que je m’attendais à une réponse des plus virulentes de sa part et à ce qu’elle se débatte avec toute sa rage contre les humains, elle reste totalement immobile à me fixer sans bruit. Je finis par me demander si je n’ai pas un peu trop dosé l’enduit paralysant, quand elle finit par me dire calmement, mais avec une tension palpable, de la détacher. J’hésite un moment, me demandant si elle sera capable de rester calme ou si elle prendra le risque de dévoiler notre couverture. De toute façon, je n’ai pas vraiment le choix. Tôt ou tard, il faudra que je la libère et j’ai tout intérêt à ne pas l’énerver plus que ça.

Je finis par la libérer en me préparant à servir de défouloir à sa furie intérieure. Elle passe à côté de moi sans même sembler me voir et s’éloigne du campement, comme à son habitude. Je veux l’arrêter pour l’aider à se calmer mais, alors que ma main se lève pour se poser sur son épaule, aucun mot ne parvient à sortir de ma bouche. Je la laisse partir et ma main retombe le long de mon corps.

Je vais me coucher dans notre tente, mais je ne parviens pas à fermer les yeux. Je peux entendre le bruit sourd de l’écorce d’un arbre qui s’écrase, alors que Shea est sûrement en train de passer ses nerfs dessus. A chaque coup, je me demande si j’ai enfin gagné un peu de reconnaissance ou si elle cherche un moyen de se débarrasser de moi une bonne fois pour toutes.

Quand enfin elle rentre dans la tente, elle se couche dans son coin et se met en boule avant de finir par s’endormir. Je ne parviens pas à fermer l’œil, trop obsédé par la violence de sa réaction, mais aussi par le fait qu’elle ait déchaîné sa fureur sur un arbre plutôt que sur moi. Elle n’en a pas après moi, mais après elle-même. Comme pour la rassurer, je viens me coller dans son dos et je passe mes bras autour d’elle. Un choc me fait reculer alors que son coude vient frapper mes côtes, mais je veux la calmer et peut-être aussi me donner bonne conscience. Je me rapproche à nouveau et son second coup me coupe le souffle. Je me recule dans mon coin de la tente et je finis par me perdre dans mes réflexions et m’endors.

Je me réveille en sursaut, alors que Shea me jette hors de la tente. L’atterrissage est brutal et il ne fait même pas encore jour. Je pense qu’elle a décidé de m’en faire baver pour se venger de ma méthode pour gagner son pari… A priori et d’après ce qu’elle me dit, le réveil risque d’être le même tous les matins, ou du moins il faudra se lever tôt pour vivre comme elle. Ce n’est pas la méthode la plus simple, mais elle a finalement décidé de me laisser voir comment elle vit, peut-être bientôt en faire partie…

Je ne réponds rien quand elle me demande si j’ai quelque chose à y redire et je m’affaire à ranger nos affaires, si bien que tout est prêt pour notre départ au réveil de notre épais compagnon de route. Il a juste le temps de manger un morceau avant que nous ne reprenions la route. Comme à son habitude, il reprend son habituelle cacophonie, mais je me réjouis en me disant qu’il ne reste plus qu’un jour de route.

Enfin, en fin d’après-midi, je peux voir se dresser au loin les murs de la capitale de Setsu. Il était temps, je commençais à ne plus supporter d’avoir un cheval entre les jambes… Je suis impressionné, au fur et à mesure de notre avancée, par la taille des tours qui se dressent devant nous et qui ne cessent de grandir quand nous avançons. Des tours plus hautes les unes que les autres et communiquant entre elles par des passerelles… Le paradis des voleurs et des assassins.

Quand nous arrivons aux portes de la ville, c’est sans problème que nous passons les gardes, qui connaissent bien notre guide. Il faut dire qu’il passe une bonne partie de son temps ici. Il nous emmène jusqu’au quartier marchand, en zigzaguant entre les tours, pour trouver finalement sa maison. Elle est petite et contraste avec l’imposante masse de tours du centre-ville, mais ce n’est « qu’un marchand », après tout. Nous installons la majorité de nos affaires dans ce qui ressemble à un salon. C’est là que nous dormirons.

Mitsunaru propose, puisqu’il est enfin chez lui, de nous faire goûter quelques-unes de ses spécialités. Je glisse à Shea :

- Je suppose que tu veux explorer les environs, avant de faire quoi que ce soit…

Elle répond d’un simple hochement de tête.

- Allez-y Mitsunaru, préparez-nous vos meilleurs plats. Pendant ce temps, nous allons visiter un peu les alentours, profiter de l’architecture locale…

Sur ce, nous sortons pour explorer le quartier.


L-M-M-J-V-S-D

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Ayano Shea

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Chûnin

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MessageSujet: Re: Une soeur cachée Mer 25 Jan - 21:38

La dernière journée de cheval se poursuit sans encombre, le marchand la gueule encore ouverte poursuit sa cacophonie indifférent au silence qui l'entoure. Ce type est vraiment con s'il a pas encore compris que ça nous gonfler. A moins qu'il ne s'en foute royalement, qui sait ? Je ne suis pas mécontente d'apercevoir en fin d'après midi les abords de la ville. Je n'ai jamais vraiment apprécié les grandes villes, trop d'odeur se chevauchent, se mélangent, cela fait beaucoup à analyser, m'empêchant bien souvent de me servir de mon odorat à son paroxysme. Enfin, je dois quand même admettre que la capitale de Setsu est intéressante, avec tous ses passages en hauteur il y a de quoi s'amuser. Machinalement je remonte un peu plus mon écharpe sur mon nez et commence à respirer par la bouche, ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable, surtout avec les goûts que je ressens, mais c'est toujours mieux que de finir avec le nez bousillé. Humain stupides, incapable de vivre dans de vaste endroit, pourquoi se sentent-ils toujours obligés de s'entasser les uns sur les autres ? Qu'on me fasse pas croire que c'est plus pratique !

Au fur et à mesure de la progression j'observe avec attention tout ce qui nous entoure, analysant le moindre son, le moindre passage, chaque ruelle, je note mentalement le chemin que nous empruntons jusqu'à la demeure de notre guide. Je dois dire que sa maison ne ressemble pas du tout à ce que j'aurais pu imaginer d'un type comme lui. Avec sa corpulence et sa grande gueule je le verrai mieux dans une baraque plus vaste... Il a pas du savoir négocier ce type, pathétique pour un marchand. Je ne me formalise pourtant pas, préfèrent garder le silence. Laissant les chevaux, nous rentrons dans la demeure pour poser nos affaires, enfin pour ce que j'ai moi, le joyeux drille visiblement heureux d'être rentré nous propose de nous faire goûter sa cuisine. Il croit tout de même pas que je vais m'abaisser à manger sa misérable pitance ? Comme si j'étais venue ici pour ... La voix de Naomorii me coupe en pleine réflexion, il commence à comprendre comment je fonctionne puisqu'il devine mes intentions. Effectivement, je veux repérer les lieux avant toute chose, pas envie de foutre mes pattes dans un traquenard et la meilleure façon de survivre reste encore de connaître tous les points de fuite possible. Pas très glorieux comme méthode, mais faut être réaliste, si on devait se retrouver avec la moitié des gardes de la ville sur le dos on aura pas d'autre choix que de fuir. Vu la sympathie de mon compagnon de route pour les stupides bipèdes de Setsu, vaut mieux être prudent, m'étonnerais pas qu'il m'en fasse une à un moment ou un autre.

Je lui fait signe qu'il a bien deviner d'un bref mouvement de tête et à peine la porte franchie je plonge mon regard glacial dans le siens avant de lâcher une nouvelle menace avec le ton qui s'impose. De toute manière, les humains ne comprennent que ça, les menaces.

-Touche à un seul de ces abrutis de Moe et je t’arrache le cœur. C’est clair ?

Ma voix est à peine audible, question de prudence, on ne sait jamais si on est pas surveillé, ça me surprendrait même pas que les ninjas d'ici soient aux courants que des étrangers d'Okaruto sont arrivés. L'avantage avec ce Genin c'est qu'il comprend vite, mais je préfère quand même l'avoir à l'oeil, on est jamais à l'abri avec ces humains, ils changent de comportement tellement vite qu'on peut jamais savoir à l'avance s'ils vont pas devenir fou. Nous commençons notre exploration en nous déplacent lentement, comme le ferait n'importe quel étranger, s'arrêtant pour admirer en apparence un bâtiment, parler de la différence d'architecture avec notre capitale. Que les gens d'ici sachent qu'on vient de Kasu n'est pas un problème, ce n'est pas un secret, le but de notre venue l'est quant à lui. Autant je n'aime pas les humains et je déteste le fait de devoir jouer les vulgaires chiens de chasse, autant je connais l'importance de la famille. Mon compagnon est seul sans personne, alors retrouver un membre de sa famille est essentielle pour lui, j'aurais agi comme lui si j'avais été à sa place, à suivre la moindre piste. Mais même si je comprends, je ne l'aurais pas aidé spontanément si je n'avais pas besoin de lui pour Kyoshi. Qui que soit cette soeur elle ne se mettra pas entre mes plans et moi si elle veut avoir une chance d'échapper à ma colère. Personnellement, ça me générer pas de la tuer si elle existe bien, mais ça m'emmerderait de devoir surveiller un Genin qui enseignerai à mon nouveau disciple ce que je veux qu'il apprenne. Naomorii est peut-être le seul humain, excepté ma mère, à qui je peux confier le gamin. S'il devine ça il pourrait en profiter...

Chassant mes pensées, je me concentre sur le but de notre venu ici, si lui cherche sa soeur, moi je tiens à en profiter pour glaner quelques renseignements, je vais rejoindre un banc devant une petite auberge où je m'assois adossé au mur pour écouter ce qui se passe à l'intérieur. Il y a pas mal de monde, dont des soldats, c'est ce qui a motivé mon choix, ces mecs peuvent pas s'empêcher de raconter leurs vies. Bien évidemment il faut qu'une idiote d'humaine vienne me demander ce que je désire prendre. Je lui répondrais bien « sa vie », juste pour m'amuser, mais je commande un vulgaire thé, l'eau chaude avec des plantes est peut-être une des rares imbécillité humaine qui puissent avoir un sens pour moi. Et un minimum de goût.

Les soldats sont bruyants, ce qui m'arrange, il n'est pas compliqué de les écouter, même si une oreille humaine n'y parviendrait pas autant que moi, ils sont un peu loin, mais en me concentrant je parviens à saisir le sens de leurs échanges. Rien de bien intéressants, visiblement ils ne s'occupent que des problèmes internes de la ville, ils en ont après un voleur qui les fait tourner en bourrique depuis des mois, j'écoute distraitement en me payant leur tête silencieusement. Si ces abrutis ne sont pas capables d'arrêter un voleur de bas étage, alors les soldats de Setsu sont vraiment des incapables. Je dois reconnaître cependant que d'après leurs explications, leur principal problème vient du fait que le type en question est agile et qu'il connaît la ville bien mieux qu'eux. Intéressant, s'ils pouvaient mentionner son nom je partirais peut-être à sa recherche si on a besoin d'un guide performant à l'occasion.

Nous finissons par rentrer sans avoir rien appris d'intéressant, mais au moins nous avons pu repérer le quartier sans encombre, il est inutile de commencer les recherches ce soir, le gros marchand devrait nous présenter dès demain. Une question me trotte cependant dans la tête et sans me retourner, tandis que nous progressons à travers les rues, ma voix franchie mes lèvres.

-Tu as déjà fait du commerce auparavant ?

La question peut paraître idiote aux premiers abords, mais elle est essentielle à notre couverture, s'il ne sait pas tenir son rôle ça pourrait nous poser des problèmes. Enfin, moi j'ai l'habitude de traiter avec des marchands, j'ai déjà du dans le passé endosser ce rôle, ça ne me posera pas de problème. Comme promis le jovial joufflu nous a préparé le repas pour notre retour. On risque pas de crever de faim ça c'est sûr, mais il était obligé d'en faire autant ? Les effluves des plats s'infiltre à travers mon écharpe et je dois admettre que l'odeur n'est pas désagréable, à croire que ce type sait faire autre chose que piailler toute la journée. Curieuse je m'installe avec eux et les observes mangés en pesant le pour et le contre, la façons de faire est déjà étrange en elle-même puisque le marchand nous explique qu'il faut avant tout tremper la brochette dans un liquide à la couleur du miel avant de manger. Jamais vu ça de ma vie... Poussé par la curiosité je finis par saisir une brochette et m'exécuter en faisant bien attention à ce que le marchand ne prête pas vraiment attention. Naomorii l'occupe en lui parlant et je me demande l'espace d'un instant s'il ne le fait pas exprès pour que je sois tranquille. Je finis par secouer la tête en me disant qu'il ne doit même pas avoir pensée à ça. Ce n'est qu'un humain après tout. Je dois admettre que les plats, aussi bizarre soit-ils sont mangeables, surprenants humains ! Je note dans un coin de mon esprit de ne pas tuer Mitsunaru s'il m'énerve, au moins le temps d'apprendre comment il prépare sa nourriture, ça me changera de temps en temps.



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