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 Foudres Anciennes

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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Foudres Anciennes Mer 29 Juin - 5:45



Gikanbo Arata glissa son regard d'ambres fatiguées sur l'horizon puis la tignasse améthyste de sa petite fille. Celle-ci fredonnait innocemment une chanson paillarde dont elle ignorait tout le sens mais qu'elle devait avoir entendu d'une Yuujo pitoyable. Lorsqu'elle se rendit compte du regard de son grand-père sur elle, la petite âgée de six ans lui offrit un sourire radieux, candide et dépareillé de deux dents dont seuls les enfants avaient le secret. Bien sûr, il le lui rendit, mais sans véritablement de joie dans son coeur. Et finit par surveiller les environs avec soucis, guidant lentement sa très jeune protégée, sa grande main recouvrant la sienne encore potelée.

Était-il bien raisonnable d'emmener Riyu dans un tel endroit ? Il se tannait de questions, persuadé que la laisser entre les mains de son père alors que celui-ci avait perdu toute raison aurait été moins dangereux. Il aurait pu la confier aux soins de quelques personnes de confiance. Mais non, la guerre avait trop corrompu ses relations et il ne serait pas mort tranquille en ces lieux si c'était là le destin qu'on lui réservait. Ainsi, il avait emmené sa petite chose avec lui.

Il n'y avait pas encore de clan Kenshu, alors. Juste quelques tribus qui se faisaient la guerre, et c'était bien là ce qui l'inquiétait. Pour la première fois depuis qu'il avait quitté l'armée, qu'il avait déposé les armes, il s'en était formellement ceint à l'aube dans l'espoir de protéger son améthyste, celle qui lui rappelait sa feu Tomoe mais qui pouvait pourtant tempêter de colères plus terribles encore que celles de Kasuga Isamu. Mais il craignait que ses vieux os partent en poussière, que ses muscles flétris ne le portent plus après soixante-dix ans d’existence. Enfin, pour le moment, il était encore vaillant. Quoiqu'avec un katana au poing, il demandait à voir.

"Si tu me donnes une paire de miches...Si tu me donnes une paire de miches...Bah je te donnerai les miennes, je te donnerai les miennes ~
_ Par la vertus d'Izanami, Riyu, ça suffit !"

La gamine adressa un regard doré mais plein de reproches au paternel de sa mère et détourna les yeux. Après quelques minutes de marche dans le silence le plus total où Arata se perdit dans ses propres réflexions, la gamine vit enfin le village de leur destination et quelques enfants au loin qu'elle s'empressa de rejoindre. Elle ne fut pas longue cependant à suivre son grand-père une fois que celui-ci eut terminé de montrer leurs papiers aux autorités locales. Ils croisèrent alors un amputé des deux bras au regard fou et aux mots malheureux et un autre à la mine patibulaire, qui le suivait en se grattant. A leurs approches, la peur entraîna la petite à se ranger derrière son protecteur.

"Les gens sont tristes, pauvres et malades. Ce sont quelques unes des sévices de la guerre. Tu vois, comme tu as de la chance d'être née à Kasu ?" Elle ne répondit pas, trop intimidée et se cramponna au kimono de son grand-père. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait lieu si désolé, mais celui-ci ne lui disait rien qui vaille. "Bon, nous n'en avons pas pour longtemps, alors sois sage."

Elle hocha doucement la tête, ses grands yeux ambrés bien ouverts et plongés dans ceux d'Arata qui lui sourit tristement et porta son bras dans son dos, l'incitant doucement à avancer. Ce ne fut pas sans cas de conscience, malheureusement...

Il n'était pas sûr de vouloir montrer cela à Riyu, mais il pénétra dans une cabane où une femme et une adolescente en haillons l'accueillit. Leurs airs moroses et désespérés pourraient serrer le coeur de n'importe quel homme responsable, cependant, hermétique à tout ce qui se profilait, le bambin se boucha le nez très puérilement puisqu'il puait fort dans ce petit abris la moisissure et la sueur.

"Kizaru-kun ?"

Elles s'écartèrent dans un même temps, dévoilant aux yeux du vieux guerrier un homme bien plus jeune que lui mais terriblement mal sur une paillasse de fortune et un vieux draps gris et ensanglanté. Il semblait pourri jusqu'aux os et c'était de lui que venait cette odeur nauséabonde. Bien que frappé de stupeur à la vue pitoyable de son ami, Arata ne dit rien et s'en approcha, sa petite fille sur les talons.

"Non ! Il a la lèpre, c'est dangereux !" fit la femme en le retenant par la manche de son kimono.

"Gikanbo-sama ? Gikanbo-sama !" L'autre semblait retrouver un peu de vie. "Merci mes dieux, de m'avoir gardé en vie jusqu'à votre venue. Kiyoko-chan..."

L'adolescente, qui devait être une prêtresse très belle sous sa crasse, alla chercher un coffret qu'elle rapporta au vieille homme et qui devait contenir les armes de son vieil ami qu'il irait remettre à son fils. Il le prit religieusement dans ses deux mains...Avant de se retourner, sa petite fille se débattant et criant comme une démone entre des poings poilus et sales.

D'autres bandits émergèrent dans la courte cabane, armés et l'un d'entre eux railla :
"Il parait qu'il y  a des Okaruto par ici. Je vois que les rumeurs n'étaient pas infondées..."

"Kizaru !"

"Bande de...Yokaï tout moches...! Allez baiser vos mères !"

"Je...Je suis désolée, Gikanbo-sama. Je ne le voulais pas ! Ils menaçaient ma femme et ma fille ! Je ne pouvais rien faire !"
Sur ces mots, sa respiration forte jusque là cessa, il venait de mourir.

"Ordures..." étouffa Arata entre ses dents tandis qu'ils fusillaient ses assaillants du regards et portait sa main à la peau translucide à la garde de son katana. Mais qu'y pouvait-il, en vérité ? Était-il encore capable de se battre contre six jeunes hommes ? Avec son trésor de chaire et de sang entre les griffes de l'un d'eux ?

"Veuillez nous suivre, Gikanbo-sama..."fit le plus fin sans manquer d'ajouter un petit rire à sa réplique, rehaussant par là l'impuissance du trop vieux vétéran. Il écarta les rideaux déchirés de la maison de fortune. "Vous ferez de très bons otages contre ces pourritures de Kenshu."


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Kuhoko Keikoku

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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Dim 3 Juil - 18:25


Une nuée de cavalier traversait les terres du territoire des foudres. Ils ne portaient pas d'emblèmes d'une tribu du coin, leur kamon était celui d'une tribu nomade. Dans ce groupe il y avait un jeune homme, juste derrière l'homme de tête, le jeune homme aux yeux amandes d'un bleu aussi profond que l'océan semblait soucieux, il semblait réfléchir. Hier il avait tué pour la première fois, deux hommes. Leur troupe était venue rejoindre un homme nommé Akira, pour une raison étrange son père avait décidé de participer aux batailles qui se livraient sur le territoire. Il ne l'avait fait pour aucun autres clans alors le fils se demandait pourquoi celui-ci.

L'homme à la tête était Kuhoko Senjuro, âgé d'une trentaine d'années il était connu pour être un combattant hors pair, fils de Kuhoko Akihiko un ancien samurai de l'un des clans de l'avant guerre écarlate. L'homme avait adopté le jeune Keikoku quatorze années plus tôt, même s'il se comportait avec lui plus comme un maître que comme un père, mais il n'était pas pour autant distant avec lui.

Enfin bref, toujours est-il que ce groupe de cavalier semblait se déplacer dans une direction non prise au hasard. Ils avaient reçu un ordre de la part d'Akira, celui de se rendre dans un village plus au sud, un endroit perdu, toujours sujet à des attaques yokais. Le but était de sécuriser l'endroit, mais aussi de vérifier les dires des éclaireurs, à savoir qu'un groupe d'un clan rival était venu dans ce village. Leur présence dans ces lieux indiquaient qu'ils avaient certainement un plan, alors autant le contre-carrer.

Le plan était très simple : charger. Il faudrait cependant repérer les ennemis rapidement, Senjuro avait annoncé qu'il ne pardonnerait aucune erreur vis-à-vis des civils innocents. Ils connaissaient le kamon à attaquer, mieux encore ce village comportait bon nombre de blessés, le but serait donc de combattre uniquement ceux qui viendraient à eux dans le but de les tuer. Ainsi donc le groupe de cavalier approcha rapidement de leur objectif, Senjuro leva un bras en ralentissant un peu sa monture, à ce moment plusieurs chevaux se mirent en ligne devant, il s'agissait des archers montés, ils prirent leurs armes et encochèrent les flèches. La mission était simple : trouver et détruire.

Le combat commença très rapidement et les archers décochèrent très rapidement, Keikoku était meilleur au sol qu'à cheval, il descendit donc rapidement dès que le groupe de Senjuro fut au contact. L'enfant n'était pas grand, mais plus que les jeunes de son âge (1,68 mètres), il était assez bien battit sans pour autant être très puissant après tout il n'avait que 13 ans. Le jeune homme passa donc entre les tentes essayant de repérer les hommes armés pendant que le reste du groupe semblait réussir à trouver un adversaire. Malgré les cris, les bruits d'armes s'entrechoquant, le jeune homme entendit une voix enfantine suivi d'autre et en tournant la tête il voyait des hommes en armes dans une petite tente, l'un deux tenait une enfant qui se débattaient comme une diablesse.

Keikoku par réflexe se dirigea donc vers cette tente, mais venu de nulle part deux hommes déboulèrent d'une tente à côté de lui, le jeune homme réussi à parer le premier coup qu'on lui portait, mais la force du dit coup le fit tomber sur les fesses, le deuxième adversaire allait passer à l'attaque pour tuer l'enfant, mais il reçut une flèche en plein dans l'œil, le faisant tomber comme une masse au sol. Keikoku c'était relevé et vint planter son katana dans la jambe de son ennemi, le faisant basculer au sol. A présent sur son adversaire le jeune homme dégaina son wakizashi et visa la gorge de son adversaire, ce dernier utilisa sa main pour empêcher la lame de le pénétrer, mais Keikoku utilisa ses deux mains ainsi que tout son poids pour que la lame trouve son chemin. Et elle le trouva, transperçant doucement la gorge de son adversaire, le sang giclait, éclaboussant les deux hommes, les yeux de Kei étaient plongés dans ceux de son adversaire, ce dernier avait un regard affolé qui bientôt se révulsa.

L'enfant se releva, il avait la nausée, il voulait vomir, pleurer s'enfuir et pourtant, tachez de sang, il observait les hommes retenant la jeune enfant devant lui, il ne voulait/pouvait pas les laisser s'en tirer comme ça, mais il était trop nombreux. Il sentit alors une main sur son épaule et bientôt un homme se mit à sa hauteur, borgne, des cicatrices sur son torse et son visage, son père Kuhoko Senjuro se plaça à côté de son fils.


Nous irons tous les deux fils.

L'enfant hocha la tête et se remis en garde face à ces hommes, malheureusement ni lui ni son père ne voyaient convenablement à l'intérieur de la tente, eux voyait trois ou quatre hommes, dont un tenant la gamine.
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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Ven 2 Sep - 23:09


Le piège était évident aux yeux du vieil Arata. Il avait devant lui les restes d'une tribu déchirée par la guerre et menacée par les Kenshu, une autre, dont on disait que le chef avait été choisi par Gekigami. Celle-ci, sous l'autorité de l’Empire donnerait sans doute un nouveau clan qui se ferait une place parmi les quatre autres. Ainsi, pas même encore sous la protection impériale, tuer deux Okaruto de nobles lignées leur assurerait les foudres terribles du clan aîné en pleine essor.

Il s'attendait donc à ce qu'on se serve de lui a la prochaine bataille mais jamais il n'aurait pensé qu’elle viendrait aussi vite ! Celui qui retenait Riyu avait quitte la tente avec quelques autres et devait déjà être loin. Les cris de panique que le vieil homme entendait à travers la bâche de la tente rajoutait à sa pression et il n'avait qu'une envie : rejoindre sa petite fille. Ainsi, il profita d’une seconde d'inattention de la part de celui qui l’avait sommé de le suivre pour tirer son katana et attaquer, le tuant sur le coup. L’autre, qui l'avertissait de l'attaque quelques secondes avant ne tarda pas à le suivre dans la mort sous les cris effrayées des deux témoins.

Arata n'était pas fier de se voir la lame au claire et encore le sang bouillant, assassiné sans pitié comme un digne vétéran de l'Enfer Écarlate. Il aurait tout fait pour que cela n’arrive plus, qu’il ne soit plus celui qui dicte la mort ou la vie. Il aspirait à tout autre chose. En sueur d’avoir tué, ses pas précipités le menèrent à l'extérieur de la cabane où il découvrit toute une scène de bataille et le méconnu mon Kenshu flotter au loin.

Il courut, le sabre toujours au poing mais ne souhaitant pas le brandir contre quiconque. Non loin, un homme succomba d’une flèche dans le dos dans un râle d’agonie atroce, un autre vit sa tête tranchée, sa cervelle tressaillir sous le coup. Sa course fut freinée par le cadavre tout frais d’un autre, qu'il enjamba, les mâchoires serrées.

Les civils avaient tous fui, pourtant il régnait un bruit assourdissant. Ce n'était pas là une bataille rangée et codifiée entre samouraïs, au contraire. Le chaos de l’Enfer Écarlate régissait tout en ces terres désolées.

Il vit une par une les maisons prendre feu avec terreur. La tribu assaillie devait être en déroute pour sacrifier ainsi leurs rares vivres et leurs abris de fortune. Chaque crépitement de flammes pressaient le corps et l’esprit fatigués de Arata tandis qu'il cherchait de ses yeux paniqués sa petite fille…

Celle-ci, non contente d'être privée de sa liberté de mouvements par une brute sans nom fut contrainte de se contorsionner tel un asticot au bout d’une ligne de pêche. Mais rien n’y fit malgré ses efforts appuyés, ses plaintes et ses insultes terribles qui obligèrent son ravisseur à cogner sa jeune tête contre une poutre pour la réduire au silence.Malheureusement pour lui, il n’obtint que les pleurs rageurs d’une Riyu révoltée contre le monde et fut obligé de la lâcher pour se défendre contre les assaillants. Peu désireuse de se venger à présent qu'elle était libre, elle courut dans les jambes de son grand-père qui rengaina enfin pour la réceptionner et la porta, assise sur son épaule.

Ils étaient ainsi prêts à fuir ces terres maudites, heureusement sains et saufs. Dans sa panique, Arata n'avait pas même remarqué qu'il avait fait le tour du village avant de retrouver sa petite fille, pourtant toute proche de son point de départ. Cependant, cherchant un moyen de se glisser à travers les flammes, il nota que bien peu étaient encore debout devant lui et que ces ruines étaient maintenant des plus silencieuses.

“Vous êtes des Kenshu ?” Lança-t-il, apparemment méfiant aux âmes qui vivaient encore, toutes proches.


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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Mar 6 Sep - 18:36

Ni Kei, ni son père réussi à aider la jeune fille tenue par un grand gaillard, ils réussirent seulement à l'obliger à la lacher, car ils venaient tout deux vers eux. Le jeune guerrier aurait aimé aider la gamine, mais il y avait un autre homme qui était apparu, autour d'eux c'était le chaos, la guerre. Seulement des cris, du feu et du sang, Keikoku était erreur que son père soit venu à sa rescousse, il était bien plus doué que les apprentis samurai de son âge, mais après tout il n'avait encore que treize ans et il ne s'agissait pas de combats à un contre un régis par les règles des dojo, là c'était des combats pour sa vie, il devait tuer, ou être tué.

Le jeune homme était plus grand que la moyenne, mais contre certains adversaire il devait d'abord trancher au niveau de la jambe avant de pouvoir donner un coup plus mortel. Ces temps étaient tellement troublés, tellement terribles, Keikoku ne voulait pas continuer à tuer, il n'aimait pas, il ne voulait pas continuer. Il espérait pouvoir devenir assez puissant pour ne plus avoir à tirer son sabre, assez fort pour ne pas avoir à se battre. Il n'était pas assez fort pour de telles violences, il voulait s'enfuir à présent.

Il sentait la chaleur sur son visage, un goût âpre de fer au fond de sa gorge, le sang, c'est tout ce qu'il voyait, tout ce qu'il sentait, tout ce résumait à cela. Son père avait raison, il était fait pour manier le sabre, il avait cela dans le sang, il n'avait pas besoin de technique secrète, de ruse ou autre, son Kenjutsu était déjà d'une pureté rare, malgré son jeune âge. Mais il n'était peut-être pas fait pour tuer, pour se donner à fond, paradoxal non ? En tout cas c'est ce que lui pensait, ce qu'il ressentait.

Finalement, le calme arriva, Keikoku et son père c'étaient déplacés lors du combat, à force de donner du sabre. Des incendies, des morts, de la désolation. Le jeune guerrier voulait aider les gens, il pensait toujours à bien, mais là... ce n'était pas le cas, il n'en avait pas l'impression. Pourtant son père avait décidé d'aider Kenshu Akira, l'homme désigné par le Kannushi de Gekigami, il était légitime, mais cela justifiait t'il tout cela ? Senjuro, le père de Kei donna alors ses ordres, éteindre les feux, monter des tentes, aider les blessés et les civils qui étaient encore là ect... Ils devaient se rassembler, cela rassurait l'enfant du chef de la tribu nomade, ils n'étaient pas là que pour tuer, ils étaient là pour sécuriser cette zone et surtout pour permettre à cet endroit d'être intégré aux futures territoires de Kenshu.

Le fils suivait le père essuyant son visage avec un petit chiffon, il était taché, souillé, il n'aimait pas cela. Il s'arrêta alors que son père allait à la rencontre du vieil homme de tout à l'heure et il regarda le ciel, il voulait se laver, se laver de cette souillure et ses vœux furent étrangement entendues, car la pluie commença à tomber. Cela allait beaucoup aider à éteindre les feux qui c'étaient allumés ici et là et le visage anguleux de Kei redevint propre. Ce dernier arriva derrière son père, ses yeux furent attiré par la petite fille sur l'épaule du vieil homme. Que faisait-elle ici ?


Je suis Kuhoko Senjuro, chef de cette tribu nomade. J'ai donné mon aide et celle de mes hommes à Kenshu Akira pour l'aider à unifier les terres du nord ouest. Pouvez-vous décliner votre identité et la raison de votre présence ? Viviez vous ici ?

Senjuro n'était pas totalement amical, mais pas inquisiteur non plus, il se renseignait ni plus ni moins, ce vieil homme l'intriguait et au vu de son âge, nul doute qu'il avait connu la pire guerre des hommes. Arata remarquerait certainement que seul Keikoku possédait un katana ici, Senjuro possédant lui une lame y ressemblant sans en être un.
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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Mar 27 Déc - 1:25


Quand bien même ils parcouraient tout Yokuni, ces scènes n'avaient rien eu d'habituel au jeune regard de Riyu. Et à présent, ces quelques silhouettes qui s'avançaient vers eux à travers les flammes suffisaient à lui faire peur. Elle écarquillait ses grands yeux d'or et serra de toute la courte longueur de ses petits bras la tête de son grand-père, tel un animal paniqué s'apprêtant à prendre la fuite. Peu surpris par le comportement impressionné de sa petite fille, Arata la fit descendre et lui tint la main tandis que les ombres dévoilèrent soudainement un homme sali puis sa troupe fatiguée. On aurait dit un Taii et sa division qui revenait tout juste d'un champ de bataille. Riyu se cacha. Pourtant, Arata n'identifia rien de menaçant chez eux. Ils n'étaient que des guerriers tranquilles, victorieux d'un énième bataille sans fondement juste née pour l'amour du pouvoir. L'un d'entre eux, qui s'identifia comme chef, l'interpella et lui demanda de décliner leurs identités et la raison de leurs présences en ces lieux dévastés. Le feu et le sang des combats étaient alors lavés par une pluie battante et glaçante.

"Gikanbo Arata, simple retraité et Riyu, ma petite fille. Nous sommes Okaruto. Quant à la raison de notre venue..."

Il ne savait pas comment tourner cela, c'était trop long, trop compliqué sous des trombes d'eau et il avait une version à préparer qu'il ne pouvait pas déballer aussi aisément. Des préparatifs, de sa fuite du territoire mauve sa puce enlevée à son fou furieux de père sous le bras, à aujourd'hui, c'était même une histoire à dormir debout. Il glissa un regard à Riyu, qui le lui rendit, puis adressa un sourire coupable aux forces Kenshu. On aurait dit que sa méfiance s'était tout à fait envolée.

"...que diriez-vous que je vous la conte au chaud et loin de ce territoire nauséabond ? Nous ne sommes pas ennemis, si vous servez Kenshu, nous serons bientôt tous des sujets de l'Empire, et vous ferez plaisir à ma petite fille."



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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Ven 6 Jan - 21:03

La pluie continuait de tomber et Kei commençait à aimer se faire laver de la sorte après une bataille, il avait remarqué que dernièrement chacune des siennes se finissaient par une averse comme celle-ci. Gekigami voulait peut-être le nettoyer avant qu'il ne prenne ses quartiers sur ce territoire. A y réfléchir cela fit remonter quelques vieux sentiments, il aimait son clan nomade et rester sur ses terres pour les voir partir allait être dur pour le jeune homme, mais son père avait décidé qu'il en serait ainsi, si le maître des lieux l'autorisait bien entendu.

Senjuro lui écouta le vieil homme, les paroles de ce dernier sembla réveiller quelque chose dans son regard et ce dernier se posa sur la gamine aux cheveux mauves, comme s'il venait de se rendre compte qu'elle était là, en réalité il se rendait compte de la situation, peu habitué à traiter ses enfants comme tels, étant plutôt un maître pour eux, il ne s'était pas rendu compte qu'elle n'était qu'une enfant prise dans une bataille.


Je vois... Mon fils, Kei, vous accompagnera à notre camp un peu plus loin au nord. On vous servira de quoi vous restaurer. Je vous rejoindrai quand j'aurais fini de mettre de l'ordre ici. Keikoku, je te laisse la suite, se sont nos invités.
Hai Otousan.


Le jeune homme répondit à son père, accompagnant ses paroles d'un petit signe de tête simple. Ses yeux bleus regardèrent quelques secondes son père avant de se poser sur le couple atypique devant lui. Il s'inclina plus respectueusement et les invita à le suivre.


Par ici, s'il vous plait. Nous pouvons vous fournir un cheval pour vous et votre petite fille si vous le désirez.

Le jeune Kei alla rapidement parler à l'un des hommes de la troupe et ce dernier revint rapidement avec deux chevaux, un pour Kei et un autre pour Arata et Riyu. Le voyage ne durerais pas trop longtemps, heureusement, car cette pluie était assez embêtante et ce n'était pas plus agréable à cheval.

Cette pluie ne va pas aider. Dit le garçon pour lui-même, juste après ses mots l'orage sorti de nulle part s'arrêta et les nuages au-dessus d'eux commençait à se disperser tranquillement. Kei reposa ses yeux sur Arata, un sourire en bouche. Gekigami aura eu pitié de nous.

Une fois monté Kei ouvrit la marche. Il était toujours pensif et même s'il y avait des invités avec lui, il ne préféra pas ouvrir la bouche sur le trajet, sauf en cas de question de la part du vieil homme. Il pensait constamment au kenjutsu, ses leçons, ses combats. Il se forçait à revoir mentalement ses propres combats pour en tirer toujours plus de leçon, dans le clan il avait sa réputation de fine lame, entrainé par son père et ayant déjà fait ses preuves sur les tatamis et depuis en combat réel. Les soldats le considéraient comme l'un des leurs et ce malgré son jeune âge. Il n'avait vu que quatorze hivers après tout.

Après quelques minutes à une cadence modérée une large plaine fit son apparition et un grands nombres de tente se fit voir. En se rapprochant les habitants furent visible et enfin ils furent arrivés. Les tentes des nomades étaient tout de même spacieuses, là pour être mobile, mais pas dénué totalement d'espace. Vivre en bougeant. Les deux cavaliers et la petite fille furent gentiment salué par les personnes qui croisaient leur chemin, hommes, femmes, enfants. Plusieurs choses pouvaient être notées en arrivant. Déjà l'existence d'espaces entre plusieurs groupes de tentes, pour permettre aux chevaux de pouvoir le traverser. Des chevaux vacquaient dans la plaine très près du camp. Le clan n'avait pas d'enclos, les chevaux se balade et reviennent. Une dernière chose : tout le monde est armé hormis les enfants. Des épées rudimentaires, mais chaque hommes et femmes en possède une et personne ne semble gênés par le fait d'en porter une.

Le garçon conduisit les des Okaruto vers une tente en particulier, ressemblante à toutes les autres, mais c'est là que Keikoku descendit agilement de son cheval. Il commença à desseller l'animal et regarda le vieil homme pour lui expliquer.

Vous n'avez qu'a retirer la selle et laisser l'animal vaquer à ses occupations, il va aller brouter tranquillement. Kei, comme pour montrer, retira l'objet donna une petite tape sur l'arrière train de l'animal qui avança doucement vers l'extérieur du camp.
Qui nous ramène tu jeune homme ?

A l'entrée de la tente se tenait une femme d'une quarantaine d'années, une femme simple, habillé ainsi et sans maquillage. Kei la salua.

Okaasan. Il s'agit de Gikanbo Arata et de sa petite fille. Papa les a invité à se restaurer ici pour pouvoir leur parler. Il nous rejoindra après.
Très bien, je viens juste de finir le lait aux épices, je pense que votre petite fille appréciera Gikanbo-san, je peux vous proposez de l'alcool ou du thé pour vous réchauffer. Entrez donc, vous pourrez vous sécher également.

Il n'en fallait pas plus pour faire avancer Kei, il adorait le lait aux épices de sa mère. Une recette du clan, du lait infuser avec du Wasanbon pour le sucre et un mélange d'épices particuliers, fait à partir d'en général cinq épices, mais fait avec des denrées venues de partout, lui donnant un gout unique. Les enfants comme les adultes nomade aimaient cela et comme Kei n'est définitivement pas fan d'alcool, ça restait sa boisson préférée.
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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Lun 23 Jan - 1:34


Reconnaissant envers le chef de la tribu nomade, Arata courba son vieux dos humblement en guise de remerciement, puis fit de même envers son fils avant de suivre le jeune guide qu'il leur avait indiqués à elle et à sa petite fille. Ce pauvre gamin semblait bien trop jeune pour porter une arme et Arata, pour avoir été samouraï, se demandait s'il connaissait toutes les responsabilités qu'impliquait le port de son katana. Il était d'ailleurs le seul à en user, les autres ayant des armes de moins bonne facture. Le katana, héritage des anciens clans, arme sans pitié et symbole de la noblesse militaire, était-il un signe de vertu et de pureté dans ce camp nomade... ?

Riyu, elle, continuait à trembler dans le dos de son grand-père. Elle supportait très mal la vue des morts, leurs blessures étaient le témoignage de toute la sauvagerie dont les hommes furent auteurs et cela ravivait en sa mémoire des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier. Aussi, elle fermait les yeux autant que possible et appuyait sa tête contre le dos auparavant massif de son grand-père pour se guider et lui demander un peu d'attention.

Conscient de l'état de sa pauvre puce, Arata gardait le silence, un silence coupable dans lequel il se fustigeait lui-même. Il vint tout de même prendre la main de sa petite fille dans la sienne, plein de compassion. Le vieillard finit par prendre Riyu et la jucher sur le canasson avant d'y grimper lui aussi. Cette nouvelle découverte colora un peu la mine toute pâle de la fillette. Contente d'avoir un contact privilégié avec un animal alors que la plupart fuyait à son approche ou à la démonstration de sa brusquerie immature, elle se mit à sourire et à caresser l'encolure de la bête.

Elle n'était pas habituée à chevaucher, Arata avait bien pris soin de l'éloigner de tout ce qui lui rappelait la guerre. Il souhaitait que sa miss devienne une épouse bienveillante, soumise et aussi délicate que sa fille décédée, aussi la chérissait-il comme celle-ci avant elle et la traitait-il avec autant de douceur que possible. Lorsqu'ils partirent, elle fut impressionnée un instant avant d'éclater d'un rire communicatif sous les caresses du vent. Arata aussi.

Bien que la cadence de la monture resta modérée, Arata et Riyu s'amusèrent comme des petits fous. Le vieux était retourné en enfance, meilleur ami complice de sa descendante chérie. Cela lui fit un bien fou. Aussi, lorsque le jeune Keikoku leur indiquait qu'ils pouvaient laisser le cheval détaché, il s'exclama :

"Hé bien, c'est un petit coin de paradis, ici !"

Même l'herbe, balayée par de brises légères, respiraient la santé. Les quelques personnes du camp saluèrent humblement Arata qui le leur rendit du mieux qu'il put. Cependant, quelque chose venait tâcher ce beau tableau, ils étaient tous armés. Distrait par de sombres pensées, il fit descendre Riyu et défit la selle du cheval d'une main experte avant de jucher celle-ci sur une barrière à côté d'une tente, comme le petit Keikoku l'avait fait.

Ce dernier d'ailleurs, les ramenèrent au devant d'une tante enfoncée dans le petit village. Une femme les attendait, certainement la femme de Kuhoku Senjuro. Lorsque le gamin les présenta à sa mère, Arata s'inclina profondément.

"Mes hommages, ma Dame. Et mes remerciements pour votre accueil qui, je le sais, sera l'un de mes plus beaux."

Il la saluait comme un rang supérieur, il avait toujours été gentilhomme et la simplicité de cette femme ne le rebutait pas du tout, au contraire même.

"Ce sera du thé pour moi, je vous prie. Mes vieux os supportent mal l'alcool à présent, hahaha...D'ailleurs, laissez moi dire que votre fils est très brave d'accompagner son père pacifier les terres alentours. Que Gekigami et Kasugami le gardent."

Riyu tendit ces petites mains vers le bol que la mère de Keikoku lui proposait et la remercia d'une brève courbette, faisant attention de ne pas renverser le mélange. Elle commença à boire goulûment jusqu'à avoir un sursaut, qui lui fit souffler sur le liquide.

"Doucement !"

De toutes évidences, elle avait très faim. Arata sortit une serviette de son sac et entreprit de lui frotter les cheveux. Après quoi, elle put goûter à la boisson tranquillement.

"Tu aimes ?"
"Oui !" souffla-t-elle avec un sourire.


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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Sam 11 Fév - 20:27

Ma Dame ? Appellez-moi Tomoe ce sera plus simple et agréable. Elle ponctua sa phrase d'un petit rire. Mais vous êtes bien tombé j'adore la flatterie.

Et une nouvelle fois elle eut un petit rire qu'elle ne chercha pas à masquer comme le voudrait certaines traditions. Ainsi donc tout le petit monde la suivi à l'intérieur. Elle installa plusieurs coussins sur le sol de la tente, un peu plus pour Arata qui ne serait jamais trop bien installer vu son âge et elle entreprit donc de servir la dite boisson et de commencer à faire chauffer de l'eau pour le thé. Elle prit le temps de répondre à Arata au sujet de son fils.


Dans le camp ont à plus tendance à croire que c'est Tachigami qui veille sur sa destiné, vu ses capacités avec une lame malgré son âge.
Je ne fais que suivre l'enseignement de mon père.

Keikoku préféra plonger vers le bol que lui avait donné Tomoe, plutôt que d'essayer de parler plus. Il n'aimait pas qu'on le mette en avant, surtout pour quelque chose qui consistait à tuer d'autre personne. Il eut un sourire en voyant la petite fille se jeter sur le bol elle aussi, elle ne devait pas connaître cette boisson, la pauvre... elle perdait quelque chose. Tomoe sorti elle aussi une serviette épaisse pour que le vieil homme puisse s'emmitoufler dedans, cela le garderait au chaud en plus de le sécher un peu. Il ne valait mieux pas que les invités attrapent la mort. La femme banale, mais gentille, s'éloigna un peu pour surveiller l'eau, pour le thé il fallait que l'eau bout deux fois, ça se surveillait. C'est après quelques secondes de silence qu'une nouvelle voix juvénile se fit entendre.

Kei ! Réflexe !!

Un enfant d'une dizaine d'années voir moins déboula de nulle part, armé d'une épée en bois, pas dans le style des épées d'entraînement, il s'agissait là d'un simple jouet. Kei para le coup donner par l'enfant avec son avant bras libre sans même lâcher le bol qu'il tenait de l'autre main. A son visage et son geste on pouvait aisément pensé qu'il avait l'habitude de tels attaques surprises. Kei posa son bol et se releva, l'enfant tenta de donner un nouveau coup, mais cette fois le jeune futur samurai dévia le coup avec un mouvement de ju-jitsu et saisi l'oreille de l'enfant pour la tordre doucement, mais assez pour mettre à terre le guerrier des bacs à sable.

Haaaa sumisasen Ani...
Nous avons des invités Kokoho, soit un peu plus respe... Kei n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une nouvelle fois d'enfant ce fit entendre, une jeune fille certainement.
Technique des renards-masqués !!

Et c'est cette fois trois enfants qui sortirent de nulle part pour venir... tacler Keikoku qui ne put pas résister face à ses petits frères et sœurs. Il n'y avait rien de vraiment violent à vrai dire on pouvait entendre et voir leur amusement. Pour Kei c'était un vent de fraîcheur après une bataille, il aimait ces moments, même si ce n'était pas le moment-là. Heureusement rien n'avait été renversé. La mêlée fut interrompue pas le retour de Tomoe qui apportait le thé pour Arata et elle-même.

Les enfants ! Un peu de tenue devant des invités que diable ! Allez jouer dehors avant que votre père ne revienne.

Les quatre enfants s'enfuirent en riant, seule une petite fille aux cheveux noirs salua les deux invités, les joues rosies par leur présence et la débâcle qui venait de se produire certainement. Tomoe servi donc Arata en s'excusant.

Veuillez les excuser Arata-san. Les 5K peuvent être fatiguant quand ils chahutent. Mais j'y pense vous avez parlé de Kasugami. Seriez-vous par hasard venu d'Okaruto ?
Ha oui... j'ai oublié de préciser cela. Sumimasen. Dit Keikoku en se relevant après le plaquage de ses frères et sœurs.
Ces terres sont magnifiques. C'est là que le destin nous a fait rencontrer le petit être criard devenu si grand qui est devant vous.
Okaasan !
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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Jeu 2 Mar - 1:20


Le vieillard crut rêver alors qu'il entendit "Tomoe" mais ne dit rien sur le moment. Il parut triste et répondit à la maîtresse de maison dans un demi-sourire :

"Tomoe...? C'est un bien beau prénom." Il revint ensuite à sa descendance, parut s'éveiller comme s'il l'avait oubliée. "Assis-toi pour boire."

Arata regarda sa petite fille prendre place sur les coussins que la cheffe de maison avait gentiment apporté pour les installer et s'assit à son tour non sans difficulté. Il souffla ensuite; cette journée avait été riche en événements et proprement éreintante. A vrai dire, il aurait bien fait un petit somme, mais ce n'était pas raisonnable devant leurs hôtes qui les accueillaient si chaleureusement.

Il sourit aux dires de la mère et à la timidité du garçon. Il en fut désolé, il ne voulait pas le gêner. Puis, il la remercia pour la serviette. C'est vrai qu'il était trempé et il avait également un peu froid, états qu'il avait fini par oublier avec tout ça...Quelques secondes de silence furent suffisantes pour le voir piquer du nez sans trouver la force de se retenir. Il était vieux, c'était un fait et il avait tant vécu qu'il s'endormait très rapidement.

"Tu dors, jiji ?" fit Riyu, trop doucement pour le réveiller toutefois. Il ouvrit de grands yeux ronds cependant lorsqu'une nouvelle présence fit son entrée en braillant. Et bientôt, ce fut trois autres enfants qui vinrent le rejoindre. Le vieux samouraï se retrouva interdit un moment, ne sachant vraiment quoi faire. Il n'était pas chez lui et il n'avait jamais vraiment su gérer toute une troupe de gamins. Riyu lui donnait déjà du fil à recoudre, alors toute cette espièglerie...

De son côté, la petite les contemplait également, mais avec un autre regard. Celui de l'envie. Une enfant de sept ans comme elle ne pouvait que mourir de vouloir les rejoindre. Ils semblaient tant s'amuser et elle ne voyait que rarement des enfants de son âge sur les routes ! Son grand-père la défendait la plupart du temps de les approcher en disant qu'ils étaient pour la plupart des voleurs, des petits morveux sans scrupule ni honneur alors qu'elle était une issue de bonne famille. Elle avait d'ailleurs fini son lait et battait des pieds sur les coussins,  attendant patiemment la cheffe de maisonnée pour lui en redemander.

La mère surgit soudain, dégageant la petite troupe d'une gronderie bien sentie à l'exception d'une fillette qui salua poliment Riyu puis Arata, ce dernier lui rendit la politesse. En voilà au moins une bien éduquée avec son grand frère...

"Oh, et donc, vous auriez du naître Okaruto ? Quel âge avez-vous ? Treize ans ? Quatorze ans ? Quinze, tout au plus. Presque un homme, hein ! Que votre père doit être fier ! Un parti en vue ?"
Il ne faisait pas vraiment exprès de poser des questions aussi indiscrètes, il vivait encore dans une autre époque. Dans une comédie toute feinte, il joignit ses mains en prière : "Pardon, je ne voulais pas vous embarrasser !" Ce fut ce moment que choisit Riyu pour lui demander d'aller jouer avec les enfants du camp. Cette fois, ce fut Arata qui parut gêné.

"D'accord." Après tout, elle n'avait rien à craindre ici. "Mais ne t'éloigne pas trop ! Tu n'es pas chez toi ici ! " fit-il d'une voix forte alors que la petite fille passait déjà le pied de l'habitat. Elle se heurta cependant à plus grand, beaucoup plus grand qu'elle.

"Pardon, monsieur le chef !"


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Dernière édition par Kasuga Riyu le Sam 25 Mar - 18:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Ven 3 Mar - 21:23

La ''maîtresse de maison'' ne releva pas la tristesse passagère dans les yeux du vieil homme, même si elle l'avait remarqué, ce n'était pas très poli de vouloir savoir, elle n'était certainement pas assez curieuse pour vouloir savoir, mais surtout elle n'avait aucune légitimité à le lui demander. Était-ce son nom ? Ou autre chose ? Certainement un peu de fatigue, c'est sur cela qu'elle conclue les questions qu'elle pouvait se poser.

Keikoku remarqua que le vieil homme une fois bien emmitouflé dans sa couette, pique du nez, la journée avait été fatigante pour tout le monde, alors il était logique de voir un homme d'un tel âge sombrer dans les songes. Cela ne lui ferait pas de mal de toute façon et Kei était bien décidé à ne pas le réveiller. Aussi quand la petite fille aux cheveux mauves demanda à son grand-père s'il dormait Keikoku la regarda et plaça son index sur ses lèvres, ajoutant un clin d'œil complice pour l'inciter à laisser son tuteur se reposer un peu.

Malheureusement ce n'était pas Riyu qui allait réveiller son grand-père, mais bel est bien l'arrivée des quatre frères et sœurs de Kei et de la cohue que cela allait engendrer. Chacun d'eux débordaient d'énergie et l'aîné appréciait ses moments, comme un souffle de fraîcheur, un peu d'espièglerie pour chasser une journée à tuer des hommes, mais il est vrai que lorsque que Kei, Ko, Ki, Ku et Kai sont réunis en général cela fait du bruit. Peut-être trop sur le moment, mais ce n'était pas comme si le jeune futur samurai pouvait faire autrement.

Finalement, Tomoe chassa les petits diables assez facilement et seule Kaikoku salua l'étrange couple. Arata, maintenant réveillé, répondit donc à la mère de Keikoku, posant alors des questions sur l'âge de l'adolescent ce dernier répondit tranquillement tout en portant sa coupe à ses lèvres ''Quatorze ans pour être exact'', mais il faillit se noyer dans son lait aux épices lorsque que le vieil homme demanda pour un parti. Le jeune homme s'essuya rapidement la bouche tout en faisant mine de retrouver de la contenance.

Hum, hum... Okaruto est l'endroit où ils m'ont trouvé, nul ne connait mon lieu de naissance...

Assez maladroitement le jeune homme avait tenté de partir sur autre chose, heureusement le vieil homme s'excusa de la question, ce qui rassura l'adolescent, il n'avait jamais pensé à tout cela encore et ce n'était pas dans les habitudes du clan de recherche des partis intéressant, ici tous ce passait avec les sentiments, les mariages arrangés étant totalement inutiles. La petite Riyu aida également à changer de sujet, la gamine mourrait d'envie d'aller jouer avec les frères et sœurs de Keikoku et vu leur tempérament elle n'aurait aucun mal à s'en faire des amis, même si cela ne pourrait durer toute une vie. Finalement, Arata accepta et la gamine se précipita dehors, heurtant alors une grande silhouette, celle de son père.

Ce n'est rien petite.

Le visage froid, dur, son œil valide se posa sur la petite aux yeux dorée puis il laissa la gamine sortir et entra donc dans la tente. Tomoe et Keikoku ne se levèrent pas à son arrivée, la femme ne le fit que pour attraper une serviette qu'elle tendit au chef de la tribu.

Tenez Kuhoko-sama, séchez vous donc. Le thé est prêt si vous en désirez.
Arigato Tomoe, tu peux prendre congé, j'aimerais que tu gardes œil sur les K et cette tornade mauve.
Hai. Elle se tourna vers Arata et le salua d'un geste amical de la main. Au plaisir de vous reparler Arata-san.

Senjuro lui s'assit et se servi du thé, sa posture montrait bien un certain laxisme, visiblement les gens ici ne respectaient pas les différentes étiquettes ou protocole, du moins, pas chez eux. Après plusieurs gorgées de thé l'homme reposa sa coupe et fixa Arata de son œil droit.

J'espère que notre hospitalité et notre humble camp vous à plus Arata-san. J'aimerais maintenant que vous répondiez à la question que je vous avais posé. J'aimerais savoir ce qui vous a conduit à venir d'Okaruto à ces terres en compagnie de votre petite fille, qui doit être la prunelle de vos yeux.
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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Lun 10 Avr - 21:43


Visiblement inquiet, Arata tendit ses mains vers sa petite fille, mais il n'eut le temps de rien  que la gamine était déjà partie, mue par l'énergie des enfants de son âge. Il fut cependant largement soulagé lorsque Kuhoko Senjuro demanda à sa femme de partir surveiller les enfants. Le vieillard lui rendit une courbette raide mais élégante en guise de salutations avant qu'elle ne disparaisse de son champ de vision.

"Merci pour votre délicieux accueil, Tomoe-chan. Il ne sera pas oublié."

Ils se trouvèrent finalement entre homme, lui agenouillé confortablement en face de ce chef de tribu qui devait se détendre d'une longue journée, ce qui expliquait sa position peu conventionnelle. Leur deux thés fumaient dans le silence.

Après un instant pendant lequel Arata se tint calme et muet alors que Senjuro se désaltérait, ce dernier posa soudainement la question que le vieillard redoutait, plantant son seul oeil valide dans les siens. Comment lui dire ? Comment lui raconter ? Ils ne se connaissaient pas, il ne savait pas s'il pouvait lui faire confiance, ni comment il allait interpréter ce qu'il devait lui raconter.

Crispant sa main squelettique et ridée sur son verre encore chaud du breuvage pour se donner une contenance, Arata daigna enfin lui répondre :

"Un simple drame familiale, Kuhoko-san. Voilà, ma pauvre fille a perdu la vie en accouchant de Riyu cela fait six ans, à présent. Mon gendre n'ayant pas supporté la perte subite de sa femme est tombé dans un état qui ne lui permettait pas de s'occuper de son propre enfant, le pauvre. Ainsi, j'ai pris cette gamine encore nourrisson avec moi et je suis parti sur les routes avec pour prétexte de vouloir m'instruire sur les différents arts et artisanats du pays avant de mourir..."

Il surveillait la réaction de Senjuro. Il ne voulait pas qu'on le prenne pour un pervers, mais ce qu'il avait fait pouvait être très mal interpréter.

"Sur notre chemin, nous avons fait énormément de rencontres et j'ai retrouvé quelques frères d'armes. Le fils de l'un de ceux-ci voulait que je lui apporte les symboles de noblesse de son père mourant, nous sommes donc venus sur ce terrain dangereux. Et nous voilà dans ce village, sur ces terres que les dernières tribus nomades se partagent...Je sais qu'il est particulièrement irresponsable d'avoir amené ma petite fille ici, mais je n'avais pas d'autres choix. J'espère que vous me comprenez."

Il se courba humblement et reprit son souffle, apparemment peu habitué à tant parler...et fit silence, le temps que Senjuro lui réponde...


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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Jeu 27 Avr - 17:06

Les deux Kuhoko présents dans la tente écoutèrent donc les paroles d'Arata, l'homme leur expliquait qu'il parcourait le pays et les clans avec sa petite fille, parce que son père, trop touché par la mort de sa femme certainement, n'était plus en état de s'occuper de son enfant unique. Si Kei lui croyait assez facilement l'homme jusque là, Senjuro lui avait du mal à avaler l'excuse de vouloir se renseigner sur l'artisanat pour voyager avec sa petite fille. Les routes présentaient toujours un danger peu importe où et trimbaler une si petite gamine ainsi juste pour que lui puisse en apprendre plus lui semblait étrange.

Alors que les deux Kuhoko buvaient leur coupes respectives, le vieil homme fini son explication par la raison de sa présence dans ce village, il y était venu pour récupérer les armes d'un frère d'arme et les remettre à son fils visiblement. Senjuro trouvait cela d'autant plus étrange, il y avait eu du mouvement militaire dans ce village avant même l'arrivée des nomades si les rapports qu'il avait eut étaient exacts. Et il se trouve qu'un vieil Okaruto et sa petite fille y étaient justement de passage, ça plus les quelques prisonniers à avoir parlé ''d'otages''. Senjuro déposa sa coupe et pris à nouveau la parole.


Vous êtes un guerrier n'est-ce pas ? Pourquoi perdre le temps qu'il vous reste pour apprendre sur l'artisanat alors que vous avez une petite fille à former ?

Sur ce point Arata et Senjuro ne serait certainement jamais d'accord, pour le chef des nomades chaque personne devaient savoir se battre ou au moins se défendre, au sein de sa tribu c'était même une règle, les enfants apprenaient un art martial au même titre que tout le reste. Certains en faisaient une priorité et d'autres non, mais ces derniers pouvaient toujours se défendre au cas-où, car comme le dirait Senjuro lui-même ''la guerre ne meurt jamais''.

Je n'ai pas de raison de douter de vos dires et de votre sincérité et par respect pour votre âge et les conflits qu'il vous a fait traverser, je vous crois Arata-san J'aurais cependant une dernière question à vous poser à propos de cette histoire : Comment s'appelle votre gendre ?

Senjuro voulait comprendre pourquoi enlever deux Okaruto semblait si important ou utile à ces hommes qu'ils ont tués. Savoir également à qui exactement il avait offert l'hospitalité.
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MessageSujet: Re: Foudres Anciennes Lun 17 Juil - 23:58


Transpirantes de jugement, les paroles de Senjuro ne plurent pas au vieil Arata, cependant le vieil homme était loin d'être une nature emportée. Aussi, il se garda bien de trop montrer son profond désaccord. Si le chef et sa tribu avaient été exquis de lui offrir un moment et une place où se reposer avec sa petite fille, il était maintenant clair au vieil homme qu'ils n'avaient strictement rien à voir et évoluaient dans des mondes différents, qui pourtant appartenaient à un même empire. C'était du moins ce qu'il voyait dans un futur proche pour les quelques terres encore non affiliées aux clans. Cependant, il se doutait qu'il avait mal présenté les choses lors de son explication. Il devait à présent parler avec prudence. Il avait devant lui un inconnu qui ne semblait pas faire dans la dentelle, affirmé, tranché. Un gosse pour lui, mais un homme pourtant qui avançait encore dans un monde des plus incertains.

Ainsi, Arata ne répondit pas aux premières questions de Senjuro, qui n'était pour lui que du jugement, des interrogations indiscrètes auxquelles ils ne voulaient pas répondre. La dernière le surprit même tout à fait. Calmant sa méfiance sans vraiment y parvenir, il rétorqua tout de même :

"Le nom de mon g... ?" Il marqua un temps. "Je crains ne pas comprendre en quoi savoir cela pourrait vous servir..."

Ayant semé Tomoe qui avait encore quatre enfants à surveiller, la petite Riyu surgit dans la pièce et tomba en pleurs au côté de son grand-père. Elle lui tendit sa main, qui n'avait rien pourtant.

"Le chien, il est méchant ! Il m'a morduuuue, jiji !"

Le vieil homme ramena machinalement sa main sur les cheveux de la gamine pour la rassurer tout aussi distraitement. Certainement plus de peur que de mal.


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