AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Akogare Kitai

avatar

Sohei

Messages : 72
Date d'inscription : 07/07/2015

Feuille personnage
Age: 25
Titre: Sohei
Liens:

MessageSujet: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Jeu 7 Juil 2016 - 5:34

C'était le cœur gonflé de détermination qu'il était revenu en Miyuki depuis les hauts monts de Yama, tandis qu'il avait bifurqué par Fuyu afin d'accompagner au temple une petite yokaï rencontrée de façon imprévue afin qu'elle puisse y trouver la protection en ces temps difficiles pour son genre. Il s'était senti si coupable d'avoir laissée seule celle qui incarnait son univers sous le prétexte de la réponse au défi d'une école de se confronter à sa lance, qu'il était allé la retrouver aussitôt avait-il pu rentrer dans la cité.

Sa ténacité dont il était certain qu'elle fut totalement revenue s'était alors doucement effondrée, tandis qu'il la vit si investie par ses devoirs qu'il ne s'autorisa même pas à la déranger. Il hésitait même, pour ainsi dire, de l'attendre dans cette pièce qui était celle où elle prenait un repos bien trop rare et où il pouvait se rejoindre, plus rarement encore. Ce fut comme si ses convictions acquises face à la détresse de Chiisai-Ichigo, à laquelle il ne pouvait comparer la sienne, n'étaient alors jamais apparues.

Tandis qu'il errait dans les rues de la ville, déambulant au hasard, tournant brusquement dans une artère peuplée pour poursuivre soudainement dans un chemin étriqué, il n'était plus certain de rien à l’exception de ses sentiments pour elle. Kitai se décida après des heures de vagabondage aléatoire qu'il se réfugierait à nouveau dans la concentration et l'application de ses arts martiaux, aux abords de l'agglomération, afin de se vider l'esprit et de se résoudre à un choix après une introspection bienvenue.

C'était devenue la chose qu'il faisait encore le mieux ces jours et dans laquelle il entrevoyait parfois à nouveau la lumière que lui apportait la miko devenue bien différente. Mais de ses danses étaient née depuis peu une voie qui se nourrissait de la créature blessée en son sein, cette bête jalouse qu'il abritait, violente contre lui-même et qui portait sans cesse un voile maussade sur la lumière que représentait la kannushi à ses yeux.

Ses coupes fluides et ondoyantes devenaient parfois froides et cinglantes, transformant ses balais gracieux et libérateurs en une démonstration cruelle de la capacité qu'il avait de trancher le plus vivement possible, sans plus aucune considération pour la paix de l'âme que ces katas faisaient naître en lui. C'était de cet animal qu'il ressentait en lui que le moine-combattant préservait son unique élue, car de tout ce qu'il eut voulu lui apporter, devenir un poids pour elle n'en faisait guère partie.

Alors il laissait s'exprimer le monstre dans ces enchaînements affranchisseur de cette colère contre l'épuisement ressourçant qu'ils engendraient, à l'abri des regards malgré tout, honteux qu'il se trouvait de ne plus transmettre extérieurement et systématiquement la simple beauté de son art. Parvenu finalement à l'orée des faubourgs de Miyuki, il cherchait de l'attention de ses prunelles dichromatiques le lieu parfait à ses expressions lorsqu'un étrange monticule de neige attira son regard, plus en contrebas de sa position.

L'étrangeté de ce dernier était sa position sur le chemin de ronde, comme si un long rocher s'était retrouvé posé sur la voie et n'avait jamais été dégagé de là. L'incongruité de la chose attira le lancier qu'un autre détail perturba alors. Sortant du tas dont il découvrait en se rapprochant la taille loin d'être anodine, une excroissance se distinguait. Porté par sa curiosité et d'un mauvais pressentiment, le sohei balaya du bâton de sa naginata la protubérance intrigante.

L'horreur le prit alors qu'il entrevit une main cyanosée sous les flocons, devinant que le reste du monceau devait être la suite de ce membre appartenait à un être que la vie avait quittée. Agissant instinctivement cependant, il déblaya le malheureux de sa couverture gelée, l'évidence sinistre de ce qu'il savait déjà trouver s'imposant à lui. La victime se révélant à lui était richement vêtu, désignant une personne de haute extraction qui devait manquer à une noble famille.

Il fut surprenant pour le prêtre-guerrier de distinguer le nombre de couches de tissus dont il était vêtu, mais plus encore, de la finesse de ses poignets ainsi que de l'extrême beauté de ses traits. Le cœur du templier se serra alors face à la perte que cela représentait, car de mémoire, il n'eut jamais vu un homme aussi béni par les fortunes de la grâce de toute son existence. Le pauvre ère n'était pas encore rigide, en témoignait la mollesse avec laquelle répondait le bras que le premier Akogare n'avait cessé de tenir en le libérant de sa prison glacée.

Le religieux n'en fut que plus attristé d'autant que la perte fut récente. Mais alors qu'il s’apprêtait à se relever afin d'aller quérir les étas qui s'occuperaient de la dépouille, il fut très certain d'avoir senti quelque chose de sa prise sur le membre de celui qu'il croyait perdu. Accentuant la pression de ses doigts, il écarquilla les yeux lorsqu'il fut sûr de déceler la pulsation, si faible, mais présente, caractérisant la vie investissant encore l'accidenté.

Pressé par le temps, il attrapa l'infortuné sous les genoux et les épaules, puis le hissa bien trop facilement à son goût, jugeant que malgré la taille de ce dernier le surpassant d'une demie-tête ou presque, leur poids étaient sensiblement identique. Le détail qui ne manquait pas de l'intriguer fut néanmoins salvateur, lui permettant de rallier la première auberge qu'il trouva.

Intimant ses propriétaires d'aller quérir un guérisseur et de l'eau chaude, tout en leur promettant un dédommagement certain afin de les motiver à tout le soutien dont il avait besoin, il se laissa guider par une commise qui lui ouvrit une chambre au hasard afin qu'il y installe l'accidenté.

Équilibrant au mieux douceur et vitesse, il sépara le citoyen de l'intégralité de ses amples kimono et l'emballa de l'un de ceux de l'établissement, l'enroulant par la suite dans des draps épais et l’allongeant dans le futon de la pièce, tout cela avec le soutien de la servante rougissante face à ce que l'urgence la poussait à accomplir.

Kitai le veilla alors jusqu'à la venu d'un médecin et même bien après son passage, tandis que celui-ci fut parti, les seuls traitements qu'il pouvait faire largement dispensés. Le sohei s'installa à son chevet et, malgré la rancœur qui l'habitait pour Oyamatsumi depuis un certain temps déjà, se mit à le prier afin qu'il le laisse s'éveiller à nouveau dans le royaume des mortels et qu'il puisse rejoindre sa famille et ceux à qui il manquerait irrémédiablement.
Revenir en haut Aller en bas
Maeda Ryohei

avatar

Admin
Kuge

Messages : 613
Date d'inscription : 24/06/2015

Feuille personnage
Age: 25 ans
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Sam 20 Aoû 2016 - 13:28

C'était une journée habituelle qui l'avait tenu bien occupé tant il se sentait impliqué dans la reconstruction de la ville. Pas une seule chose n'échappait à son regard aiguisé et depuis qu'il était arrivé, il ne s'était pas souvent arrêté pour souffler, prenant simplement le temps de se reposer pour ne pas trop abîmer sa si fragile santé. Mais depuis sa dernière maladie, ses forces étaient allées croissantes et, investi de cette nouvelle mission, parfaitement déterminé, son esprit s'était fait solide et lui procurait bien plus d'énergie qu'il n'en avait d'ordinaire.
Le kuge n'avait donc pas peur de parcourir les rues de la ville, certes moins vite que les autres, mais avec une vigueur qu'on ne lui avait pas toujours connue. Son sourire, lui, n'avait pas bougé et étincelait encore et toujours à chaque fois que ses yeux se posaient sur quelqu'un. Il savait apporter sa propre lumière à la ville et rétablissait les cœurs avec une bienveillance à toute épreuve et un optimisme dont certains arrivaient vite à manquer.

L'ampleur de la tâche ne lui faisait pas peur, tout comme cette nouvelle fonction dont on lui avait fait l'honneur, mieux encore, cela l'aidait à donner encore plus le meilleur de lui-même. Ses épaules étaient peut-être frêles, mais son mental était d'acier et il était prêt à porter avec celui-ci tous ceux qui auraient besoin de lui. L'horreur passée, le renouveau arrivé, il ne s'attardait plus sur ce triste passé qui avait voulu décimer leur clan et il était bien déterminé à en montrer tout le contraire aujourd'hui. Ils brilleraient avec plus d'ampleur qu'auparavant, il en était certain.

Ainsi, cherchant à gagner un peu de ce temps dont il manquait toujours, il lui arrivait souvent de sortir un parchemin ou un livre et de lire le long du chemin qui le mènerait vers sa prochaine tâche. Sa marche était assez lente pour que ses déambulations parfois hasardeuses ne lui vaillent pas de fâcheux accidents avec ceux qui se trouvaient dans les ruelles qu'il traversait et il jetait de temps à autre un œil devant lui.
Pourtant, la fatigue l'avait peut-être rendu un peu moins attentif aujourd'hui et, la rue se trouvant parfaitement vide à ce moment-là, il n'avait rien regardé du tout, si bien qu'il buta contre quelque chose et fut propulsé en avant. Ni son cri ni ses bras s'agitant ne firent grand-chose dans sa chute et il échoua dans un tas de neige assez gros et mou pour qu'il s'y enfonce presque tout entier. Le choc, bien qu'il n'ait pas été si brutal, lui fit perdre connaissance et le froid s'accapara bientôt de son corps chétif.

~

Tout ce qui se passa ensuite resta bien obscur pour son esprit et il n'y demeurait qu'un grelottement dont il lui avait été impossible de se débarrasser, jusqu'à ce qu'une douce chaleur vienne peu à peu revigorer ses membres qui avaient gelé jusqu'à l'os. Un éternuement sonna son réveil et il ouvrit enfin les yeux.
On l'avait allongé dans un futon et enveloppé de couvertures chaudes, si bien qu'il ne tremblait plus du tout et se pensait même suffisamment bien remis de son accident. Ainsi, après avoir repoussé les draps, il osa se relever doucement, sans brusquerie pour éviter ses trop familiers étourdissements et se mit seiza. Combien de temps était-il resté inconscient ?

Son regard vint aussitôt se poser sur un jeune homme qui était resté à ses côtés et il s'empressa de lui adresser un sourire, peut-être pas aussi vivace que d'habitude, mais toujours rempli de gentillesse. À sa tenue, il put aussitôt reconnaître qu'il était l'un des sohei du temple de Gakushiki et, même s'il paraissait plus petit que lui et malgré ses traits fins, on voyait très facilement que son corps avait été forgé par une longue pratique des arts martiaux. Son visage avait cependant subit une étonnante morsure et elle l'avait teinté en grande partie d'une autre couleur ; ses yeux eux aussi se distinguaient l'un de l'autre, lui donnant une allure quelque peu étrange, mais pas vraiment effrayante non plus.

Arigatô gozaimasu. Vous m'avez sauvé et veillé sur moi, je vous en suis reconnaissant, commença-t-il simplement sur un ton très doux, alors qu'il s'inclinait, autant pour le saluer que pour le remercier.Je m'appelle Maeda Ryohei, dôzo yoroshiku.

Il remarqua alors qu'on l'avait dévêtu pour l'envelopper dans un autre kimono. Que s'était-il donc passé pour qu'il ait été obligé d'en arriver là ? Le kuge lui adressa alors un regard étonné, avant de lui poser la question :

— Excusez-moi, mais je ne me souviens pas vraiment. Pourriez-vous me dire ce qu'il m'est arrivé ?

Il laissa alors échapper un petit rire, pressentant qu'il y avait certainement une histoire drôle à raconter, tandis qu'il laissa glisser sa main sur son visage d'où il pouvait sentir encore quelques réminiscences d'un coup qui l'avait visiblement assommé.



~
L-M-M-J-V-S-D
Administration & Guide : Disponible
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Akogare Kitai

avatar

Sohei

Messages : 72
Date d'inscription : 07/07/2015

Feuille personnage
Age: 25
Titre: Sohei
Liens:

MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Mar 13 Sep 2016 - 10:33

Il ne manqua pas de marquer sa joie sur son visage tandis que les traits du malheureux enneigés qui n'avait pas cessé de trembler de tout son corps depuis qu'il l'eut trouvé et ramené en cette chambre choisie au hasard éternua de vive voix. Les paupières de l'échappé frémirent après la crispation qui les pris lorsque l'être tout entier de celui-ci avait manifesté l'incontrôlable phénomène d'expectoration.

Sous les yeux disparates du sohei s'éveilla doucement cet homme qu'il avait sorti du monticule de neige quelques heures auparavant, ce dernier se redressa alors lentement pour se positionner sur ses genoux, balayant la pièce de ses prunelles, de toute apparence déboussolé. Lorsque celles-ci tombèrent sur lui, Kitai refréna de justesse un rougissement au bord de l'irrépressible face à l'impossible finesse du masque des expressions de son protégé, qui plus était alors que ce dernier lui sourit comme personne ne l'avait fait avant lui à son égard.

C'était probablement le plus beau de ceux qu'il eut vu de toute son existence, allant même, d'une certaine façon, défier celui, chéri entre tous, de Seiko. Touché par cette grâce étrange émanant du réveillé, frappé par la gentillesse que ses iris lui offrait, il n'entendit que pour moitié ce qu'il lui déclara alors d'une voix pareille aux alizés les plus tièdes et agréables dont il se souvenait quand ses pas le menaient au bords des eaux si chères au clan.

Il s'inclina devant lui dans un mouvement d'une lenteur et d'une élégance improbable, comme si même défait, affaibli comme il avait l'air, la douceur du monde entier s'exprimait dans cette simple politesse à laquelle il ne su que répondre dans l'immédiat. La vague de chaleur qui le frappa au moment où son vis à vis fut prit d'un rire enfantin une fois sa dernière question posée failli le faire chavirer de nouveau, mais en lieu et place de cela, par pure mimique, se mit-il à rire aussi, faisant écho de bien piètre façon à la musique de la voix ainsi laissée libre par son nouvel interlocuteur.

Presque aussitôt désolé d'avoir ainsi osé mêlé son émoi à celui de cet individu singulier entre tous, il s'empressa de le saluer en retour de sa courtoisie, bien plus bas qu'il ne lui avait fait, comme s'il s'était senti face à un Seigneur auquel il devait une loyauté sans limite. Il se releva enfin, gêné et se frottant l'arrière du crâne tout en répondant enfin, son propre sourire timide sur les traits, son ton bien peu assuré :

Dô itashimashite, Maeda-sama… Je suis Akogare Kitai, moine de Gakushiki… Dôzo yoroshiku onegai shimasu

Il marqua une pause, sa main posée sur ses genoux serrant son hakama, trahissant une nervosité qu'il ne comprenait pas. Enfin, il reprit une fois un semblant de sérénité acquise :

Je ne pourrais répondre à votre interrogation de façon complète, Maeda-sama… Vous trouvant ensevelit sous une masse de neige dont je ne vous aurai jamais sorti si votre bras n'en émergeait pas, je ne sais guère comment vous avez pu vous retrouver là, ainsi recouvert par ce manteau de froid qui débutait sa morsure sur vous. Je cru au pires drames, dans ma naïveté, vous pensant la victime de quelque bandit vous ayant laissé à mourir dans ce coin sans le moindre respect, son forfait accompli. Vous n'imaginez pas ma joie en constatant l'absence de tout heurt lorsque vous fûtes examiné par un expert, tantôt avant votre réveil.

Il montra alors la porte coulissante derrière lui sans la regarder lui-même, ne quittant pas une seconde du regard Ryohei avant de conclure :

Vos atours sont en ce moment même en train d'être soignés, séchés et réchauffés… Pardonnez moi d'avoir du vous en séparer, mais mes gestes étaient poussés par l'urgence d'une situation que je refusais purement et simplement… Mais… Dites-moi, Maeda-sama… D'où venez vous et… Qui êtes vous pour que l'humble sohei qui se tient face à vous soit ému de la sorte à votre unique vu ? Êtes vous un émissaire de Benzaiten elle-même ? Quelque fortune de la grâce oublié ?

Cette fois ci, alors qu'il osa ces propos qui lui échappèrent plus qu'il n'avait véritablement souhaité les prononcer, il rougit totalement, parfaitement déconfit par son audace.

Su… Sumimasen… Je ne sais pas ce qui m'a prit.

Murmura t-il, honteux.
Revenir en haut Aller en bas
Maeda Ryohei

avatar

Admin
Kuge

Messages : 613
Date d'inscription : 24/06/2015

Feuille personnage
Age: 25 ans
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Jeu 29 Sep 2016 - 0:06

Il était bien rare pour lui de mettre mal à l'aise et le manifeste inconfort de son interlocuteur le fit légèrement sourire, d'un sourire doux et bienveillant qui, il l'espérait le rassurerait davantage. Aimable à l'extrême, incessamment prévenant avec ceux qui lui accordaient respect et amabilité, il s'adaptait constamment pour rendre les choses agréables, ne tolérant pas qu'il puisse y exister ce genre de situation en sa présence, sans qu'il ne puisse y faire quelque chose.
N'était-ce pas l'un de ses talents ? Un simple de ses regards suffisait à exprimer toute sa gentillesse et c'était ce qu'il faisait à l'instant, écoutant silencieusement la réponse à sa question. Bien sûr, il ne savait pas vraiment ce qu'il s'était passé... C'était sans doute un accident, une de ses énièmes maladresses qui le prenaient parfois et l'amenaient dans des situations des plus fâcheuses. N'avait-il pas manqué de mourir ? Mais il faisait face à cette réalité depuis ses plus profonds souvenirs, avant même d'être né sans doute. Cela ne rendait pas la chose moins grave, mais il s'en trouvait moins choqué, sans doute.

Pourtant, une fois encore, il n'avait pas atteint le bout de son chemin et c'était ce jeune sohei qui s'était incarné en son ange gardien, n'hésitant pas à le sortir de sa prison de neige, restant jusqu'à maintenant pour veiller sur son rétablissement. Il ne pensait pas avoir mérité pareille attention, alors qu'il n'était pour cet homme qu'un simple inconnu, mais il lui en était infiniment redevable. Si seulement tous les hommes de ce monde pouvaient être comme lui...

Ses questions étranges, ses compliments, sa gêne soudaine l'avaient fait à nouveau rire avec plaisir, légèrement et sans moquerie aucune tant il appréciait ce naturel dont il faisait preuve et qu'il découvrait comme une chose merveilleuse. Mais plus que tout, c'était son nom qui avait fixé dans son regard une étincelle d'enthousiasme et de bonheur, ponctuée d'un évident étonnement.
Akogare Kitai. Le destin semblait avoir fait si bien les choses. Qui aurait pu penser que cet homme dont il avait appris le nom il y a si peu de la bouche de celle qui le chérissait le plus surgisse si soudainement dans sa vie, mais dans une telle simplicité ? Il aurait pu en rester perplexe, mais un sourire plus grand encore étira ses lèvres, révélant tout du bonheur qui l'accaparait.

— Malgré mon infortune, c'est une véritable chance pour moi que nos chemins se soient croisés, car malheureusement, la plupart des hommes ne sont pas aussi charitables que vous. Merci encore pour votre précieux secours, j'espère au moins ne pas avoir trop consommé de votre précieux temps, répondit-il en tout sincérité.

Ce n'était pas simplement de la politesse, quand bien même il y mettait naturellement les formes. De quelle manière pouvait-il le remercier pour tout ce qu'il avait fait ? Chaque chose qu'il avait faite pour lui semblait avoir été portée par une délicate attention et il pouvait parfaitement se reconnaître en lui tant il aurait eu les mêmes gestes pour qui que ce soit.

— Vous me faites trop d'honneur, car je ne crois pas être l'émissaire d'aucune divinité existante, je ne suis qu'un humble kuge, dévoué tout particulièrement à la calligraphie, mais aussi à l'érudition et, tout récemment, l'un des conseillers de notre honorable daimyo, Fukyuu-sama.

Ses mots allaient-ils accentuer la nervosité du modeste sohei ? Il espérait que non, même s'il était vrai que les gens avaient désormais plus d'égard envers lui maintenant qu'il avait atteint une si haute fonction. C'était un point auquel il aurait sans doute un peu de mal à s'habituer, car s'il aimait que l'on s'adresse à lui avec courtoisie, il ne voulait pas pour autant que ça érige une barrière et que ça l'éloigne des autres.

— Vous n'êtes pourtant pas le seul à être ému par notre rencontre, avoua-t-il. Il y a quelques jours à peine, j'ai eu le grand plaisir de faire la connaissance de Shuzen-sama et celle-ci m'a parlé de vous en des termes si aimables que je m'étais promis de venir un jour à Gakushiki pour vous rencontrer. Il semble que Itegami ait entendu ma prière puisqu'il a joint nos chemins avec plus de rapidité que je n'aurais pu l'espérer.

Ainsi, accepteriez-vous de rester encore un moment à mes côtés pour que nous puissions faire plus amplement connaissance ? Que diriez-vous de commander un peu de thé à l'aubergiste pour nous réchauffer ? Je pense qu'il serait plus sage pour moi de rester encore un peu ici. Et... je vous en prie, ne soyez pas intimidé, sentez-vous libre de me poser les questions qu'il vous plaît, c'est bien le minimum que je puisse vous accorder après tout ce que vous avez fait pour moi.



~
L-M-M-J-V-S-D
Administration & Guide : Disponible
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Akogare Kitai

avatar

Sohei

Messages : 72
Date d'inscription : 07/07/2015

Feuille personnage
Age: 25
Titre: Sohei
Liens:

MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Sam 11 Mar 2017 - 21:10

Loin de s'indisposer de son culot, l'éphèbe riait aussi chaleureusement que sa condition le lui permettait devant l'attitude du sohei. C'était décontenançant à plus d'un titre, Kitai se sentant coupable de ses égarements se voyait punir de la plus douce des sanctions, illuminant ce visage qui lui faisait face plutôt que de l'assombrir. Le moine ne pouvait guère rester longtemps dans cet état d'esprit, tant son interlocuteur se montrait bienveillant à son égard.

À dire vrai, son unique regard renvoyait une telle douceur que le lancier avait l'impression de flotter sur un nuage de soie, se trouvant à l'aise et dépourvu de méfiance alors qu'il ne le connaissait que depuis si peu de temps. Son cœur bien gros de tristesse et d'indécision se trouvait déchargé de tout ses maux à la simple proximité d'un kami emprisonné dans un corps d'homme.

L'amabilité et la reconnaissance de Ryohei paraissaient presque trop pures pour lui être adressées, mais il accueillit chacune d'entre elle avec un sourire de plus en plus épanoui, la culpabilité de goûter à cette gentillesse s'effaçant autant que les noirs sentiments qui s'étaient accumulés en lui ces derniers temps. C'était comparable au toit d'une pagode nettoyée de sa poussière accumulée durant l'été par une pluie d'une fraîcheur revigorante.

Il aurait voulu le rassurer immédiatement lorsque l'héritier des Maeda débuta en émettant l'hypothèse qu'il aurait pu être une source chronophage pour le prêtre combattant, mais interrompre dans sa lancée son vis à vis lui apparaissait égal à couper dans son élan l'envol d'une hirondelle. Son refus d'une quelconque ascendance divine ressemblait plus à une démonstration d'humilité qu'à une vérité certaine et en son sein, le dernier Akogare ne pouvait s'empêcher de lui lier une parenté aux plus belles choses qui soient parmi les Cieux.

Son souffle fut coupé en apprenant son statu, un esthète instruit de la haute noblesse, allant jusqu'à seconder le Daimyo en personne. En ce qui concernait ce dernier, Kitai nourrissait de bien sombre pensées en temps normal, mais aucune de celles-ci n'osa se présenter, si dégagés étaient les horizons de sa psyché, en compagnie d'un tel homme. Abasourdi, il avait du mal à maintenir sa bouche fermée par ce concours de circonstances, se souvenant du chemin qui l'avait mené jusqu'à l'accidenté et qu'il avait emprunté de manière totalement erratique et hasardeuse.

Si Ryohei se défendait d'être de sang divin, les Kamis devaient réellement le regarder avec bienveillance pour que la chance de leur rencontre se présenta et son importance devait transcender le simple plan des mortels. Plus aucun hasard n'aurait pu trouver sa place alors que le kuge lui révéla avoir fait la rencontre de Seiko et il accepta sans aucun mal l'idée que Oyamatsumi puisse être à l'origine du croisement de leurs destinés.

Il revint cependant assez rapidement à la réalité. La position de son interlocuteur était des plus élevées au sein du clan et son amante s'était vu abriter le fragment d'Itegami, la rendant incontournable, mais cela ne retira rien à l'heureuse fortune que la succession de ces rencontres représentait.

Le moine acquiesça promptement aux demandes du noble, se levant et allant requérir ce qui avait été mandé avant de revenir auprès du réchappé et de tenter de rassembler son courage afin de se montrer moins affecté par l'aura de celui-ci. Il se frotta l'arrière du crâne, gêné d'avoir laissé paraître son émoi au point que son vis à vis l'invite à se détendre en sa présence et avant de reprendre d'une voix peu assurée :

Je crois qu'il serai mauvais de vous agiter pour le moment, réchauffez vous autant que faire ce peut, Maeda-sama, je ne compte pas partir de toute façon, n'ayant guère beaucoup à faire. À dire vrai, j'allais me vider l'esprit dans la pratique martiale à l’extérieure de la cité, si je puis dire… J’accepte donc de rester à vos côtés et serai ravi d'apprendre à vous connaître… Du reste, je ne sais pas ce que humble kuge peut vouloir dire, pardonnez mon effronterie, mais la reconnaissance d'un tel titre n'est elle pas gage d'une haute renommée, par définition ?

C'était vraiment stupide et n'avait rien à voir avec la question qui lui brûlait les lèvres en ces temps particuliers et maussades. Il se frappa doucement le sommet de la tête, sa gêne pareille au premier instant avant de reprendre, un sourire contrit sur les traits :

Ah… Sumimasen, là n'est pas ma place… Ne vous sentez pas obligé le moins du monde à répondre à cette interrogation malvenue… En vérité, je suis plus curieux de ce que pourrait penser notre estimée Kannushi à mon sujet, moi, un simple sohei de sa cour ?

Il ne comprenait pas en vérité ni ne savait ce que son aimée avait pu dire de lui et ne comprenait plus vraiment à quel niveau de discrétion elle comptait élever leur relation, si elle en était venue à en discuter avec un homme, fut-il aussi rayonnant que ne l'était Ryohei. Ses yeux se voilèrent d'une certaine tristesse sans que son sourire ne disparu tandis qu'il poursuivit :

Shuzen-sama est une personne bien occupée depuis qu'Itegami l'aura choisie pour hôte terrestre, son temps est actuellement plus offert à celui que notre Kami tutélaire a choisi pour élu qu'à ceux qui l'ont vu grandir… Mais, cela n'a rien d'anormal, n'est ce pas ? Tel est son rôle, non ? Ha ha ha !

Son rire final n'eut rien de joyeux alors qu'il fit descendre sa main sur son genou dans son seiza bien tenu. Il conclu alors, comme s'il souhaitait changer totalement de sujet, la curiosité s'imprimant sur son visage en lieu et place de toute mélancolie :

Et vous, Maeda-sama ? Vous parlez d'être calligraphe, mais aussi versé à l'érudition… Quel est votre domaine de prestige, si vous en avez un, qu'est qu'être un érudit au sein de notre clan dont les racines sont si profondément implantées et le savoir exposé en Yama ne connaissant aucun égal ? Je ne suis pas un très bon représentant de Fukyuu pour ma part, le temple ayant toujours été ma maison, je ne sais que prier et me battre, pour tout dire…

Il était intrigué au plus haut point, sans vraiment savoir par quel point commencer, mais il considéra qu'il en avait déjà beaucoup dit, laissant à son interlocuteur la chance de pouvoir répondre à l'une de ses interrogations, une expression chaleureuse sur les traits.
Revenir en haut Aller en bas
Maeda Ryohei

avatar

Admin
Kuge

Messages : 613
Date d'inscription : 24/06/2015

Feuille personnage
Age: 25 ans
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Mar 2 Mai 2017 - 23:27

Lorsque son sauveur accepta de passer un peu de temps en sa compagnie et demanda qu'on leur apporte du thé, comme il le lui avait proposé, son cœur se mit à irradier d'un bonheur certain et son visage exprimait ce sentiment avec une justesse incroyable. Il n'y avait pas de doute quant au fait que Ryohei aimait la compagnie et qu'il appréciait plus que tout les nouvelles rencontres, mais celle-ci, portée par un incroyable destin, lui semblait plus brillante encore.
Quitter sa ville natale pour suivre son daimyo l'avait amené à découvrir de fabuleuses personnes, à en retrouver d'autres aussi et il n'aurait pas pu espérer mieux quand il s'était cru quelques années plus tôt condamné à sillonner pour toujours ces rues qu'il connaissait désormais sur le bout des doigts. Bien sûr, il n'oubliait pas qu'on l'avait sauvé d'un fâcheux accident et qu'il en pâtirait sans doute, la vie punissant avec une méticulosité presque extrême chacun de ses erreurs en matière de santé, mais ce serait un mal pour un bien et il ne regrettait en aucun cas son idiotie. Il ne pouvait tout de même pas vivre enfermé, dans la crainte de tout, pendant toute sa vie, ce serait manquer trop de choses, oublier la définition même du bonheur et, bien au contraire, toutes ses épreuves lui avaient appris à vivre et à respirer sans regrets.
Un léger rire résonna suite à la maladresse de son nouveau compagnon, exprimant un sincère amusement dénué de toute contrariété. Il ne dit rien pourtant, le laissant parler jusqu'au bout et lui offrant une oreille des plus attentives.

« Arigatō gozaimasu pour me prêter un peu de votre précieux temps. Cela me plairait beaucoup d'assister à l'une de vos pratiques martiales, j'espère que mon séjour à Miyuki pourra m'en donner l'occasion. » Avoua-t-il très naturellement.

Il ne cachait rien de son goût pour les arts martiaux. Résigné à n'en pratiquer aucun, il le faisait au travers de son regard et s'émerveillait toujours lorsqu'il pouvait assister à l'un de ces spectacles, enchanté de découvrir les prouesses dont un corps était capable. Bien qu'il ne pourrait jamais en déceler toutes les subtilités, au fil des observations et des explications qu'on avait pu lui donner, son œil était devenu plutôt aguerri.

« Quant au sujet de l'humble kuge, vous avez raison, il n'y a pas grand-chose de modeste dans ma situation, mais elle l'est tout à fait dès lors que vous tentez de me rapprocher de nos divinités. Dans votre rôle, vous l'êtes finalement bien plus que moi. » Expliqua-t-il d'un ton très calme.

Un doux sourire était venu agrémenter ses propos. Il était trop modeste pour accepter qu'on le tienne dans une si haute estime et surtout lorsque ce jugement se portait sur sa simple apparence. S'il le connaissait davantage, il pourrait savoir à quel point il était bien humain, à quel point il ne méritait pas une telle comparaison.

« Vous souhaitez connaître la pensée de Shuzen-sama ? Eh bien voici ce qu'elle m'a dit lorsqu'elle me racontait son histoire :

» C’est cette même année que l’apprentie prêtresse rencontra le plus mignon des petits garçons, Akogare Kitai, qu’elle jura de protéger et de ramener vers la lumière.

C’est à dix-sept ans qu’elle partit enfin au Temple pour poursuivre au mieux son apprentissage. Le voyage aurait pu l’éprouver mais son ami et confident devenu Sohei la chérit plus que de mesure, préparant précautionneusement son arrivée.

Unmei-san la quitta également mais elle n’en fut pas trop blessée car la foi et son amour pour Kitai la guidèrent vers la sérénité.


« Et lorsque nous avons poursuivi notre conversation, voici ce qu'elle a continué à me dire à propos de vous :

» Il n’y a qu’une chose que je sache de plus que vous, celle de partager ma vie avec quelqu’un qui m’aime en retour.

Kitai vous ressemble, en un sens. Je n’ai que deux fois rencontré cette expression transparaissant sur vos visages respectifs. Un amour inconditionnel pour la vie et cette innocence loin, si loin de la naïveté dont j’ai pu faire preuve tant de fois. Vous savez tous les deux où se dirige votre route et avez la faculté de dissiper le doute en moi, même sans parler autant que je le fais. Pour cela, je vous suis reconnaissante. Et imaginer que deux personnes si importantes pour moi puisse se rencontrer me rend heureuse. Je le souhaite sincèrement. Puisse Itegami vous guider l’un vers l’autre.

Je réalise en lisant plus clairement ces kanjis grâce à vous qu’il me fallait voir plus clair dans mon existence toute entière. Et il m’a fallu vous rencontrer pour saisir cela du début à la fin. Comprendre à quel point j’ai besoin de mon âme sœur, combien j’ai besoin d’épauler ce jeune Seigneur qui se cherche mais aussi et surtout, combien j’ai envie et besoin de retourner vivre à Gakushiki. »

Au fil de ses mots, son regard sombre s'était plongé dans le sien, bien plus clair, cherchant par là à attester de son entière sincérité, de sa volonté la plus pure. Sa puissante mémoire, savamment exercée par des années d'apprentissage lui avait permis de lui retransmettre mots pour mots tout ce qu'elle avait pu dire à son sujet. Il n'usait que rarement de ce don, n'aimant pas forcément interférer dans les affaires d'autrui, mais il avait senti dans cette première rencontre un drame vacillant et il avait tant été touché autant par la jeune femme que le jeune homme qu'il tenait à tout prix à les aider dans cet amour profond qu'ils avaient l'un pour l'autre.
Son sourire, empreint d'une lumière dont il était le seul à avoir le secret, se faisait rassurant, réconfortant, parfaitement bienveillant.

« Je... je suis bien ignorant de toutes ces choses et je ne pourrais me vanter de bien connaître Shuzen-sama, mais je ne peux croire que le mensonge ait pu entacher le moindre de ses mots. Même si aujourd'hui vous vivez des temps difficiles, j'espère de tout mon cœur que cela puisse s'arranger. »

Il prierait certainement pour cela, comme il le faisait pour tous ceux qu'il connaissait, pour tous ceux qu'il aimait. Étrangement, à l'instar de sa rencontre avec leur jeune kannushi, il avait l'impression de le connaître déjà, de le comprendre aussi et, comme si leurs âmes étaient faites pour s'entendre, il ressentait le besoin de l'aider, d'être un ami pour lui, avec bien plus de force que d'ordinaire.

« En ce qui concerne mon érudition, elle se porte principalement sur l'histoire, celle de notre clan comme celle de notre continent tout entier ; mais je suis un homme doté d'une grande curiosité, si bien que je m'intéresse à presque tout. De votre côté, vous n'avez pas à vous sentir honteux, votre fonction est des plus honorables, puissiez-vous défendre Gakushiki et notre aimée kannushi de toute votre force. »

C'était un souhait qu'il devait avoir et qu'il ne devait pas oublier. Il le savait très probablement, mais Ryohei voulait le lui rappeler. Malgré la différence entre leurs statuts, il ne désirait pas poser de barrières entre eux, il avait toujours aimé la religion, il avait toujours été doté d'une grande ferveur et nul doute que s'il était né à Fuyu, il aurait délaissé la politique pour se consacrer à la dévotion.
Lorsqu'il se tut enfin, conscient d'avoir bien trop parlé pour exprimer chacun de ses sentiments, une servante discrète vint leur apporter le thé et ferma aussitôt la porte, soucieuse de ne pas les déranger plus que nécessaire.



~
L-M-M-J-V-S-D
Administration & Guide : Disponible
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Akogare Kitai

avatar

Sohei

Messages : 72
Date d'inscription : 07/07/2015

Feuille personnage
Age: 25
Titre: Sohei
Liens:

MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Jeu 25 Mai 2017 - 20:46

Rien n'apparaissait pouvoir indisposer cet homme qui faisait mentir les propos hautains que l'on prêtait facilement à ses rang et caste. Il émanait de Ryohei une douce aura de bienveillance qui mettait immédiatement en confiance, sa grâce étrange lui permettant de se tenir probablement en tout lieu sans jamais gêner, ennuyer, en paraissant systématiquement à sa place, voir même au centre de toutes les attentions.

Dès qu'il prononça ses mots au sujet de son yarijutsu, Kitai se promit de lui dédier une danse, cette simple pensée provoquant un écarquillement de ses yeux presque instantanément au vu du fait qu'il n'eut accordé ce privilège et en de nombreuses fois qu'à l'unique source de son amour. Le noble était une inspiration constante et déjà, le sohei imaginait des mouvements épousant le courant du vent, sans brusquerie, flottant et se fondant en un tout harmonieux.

Sans en être bien certain et malgré la gentillesse du ton qu'eut son interlocuteur en poursuivant son propos, enchaînant sur le sujet de son statut, le moine fut persuadé de ressentir une pointe de juste réprimande à la comparaison qu'il avait eut plus tôt. Loin de le blesser, il passa sa main derrière sa tête et se frotta cette dernière d'un air gêné en souriant.

Cette expression fondant aussitôt le kuge parla pour Seiko, retranscrivant à ce que le lancier soupçonna d'être à la lettre prêt des mots qui ressemblaient si tant à son amante qu'il entendait presque sa voix derrière le flux délicat de celle de l'héritier des Maeda. Jusqu'à la façon maladroite et si adorable de raconter des faits comme si il s'agissait d'une histoire qui ne la concernait pas, il retrouva jusqu'aux intonations qu'il ne connaissait que trop bien, mieux que personne même.

Le fait de l'écouter par le biais d'un tiers le laissa dans une situation particulière ou la plaisance, la mélancolie et la joie se mêlèrent en un tout unique et loin de lui être désagréable. Il laissa s'échapper un hoquet de surprise néanmoins alors que Ryohei répéta l'aveu d'une relation tenue au secret qui l'unissait à sa kannushi. Mais il ne pouvait que la comprendre de s'être montrée ainsi indiscrète en la présence d'un être comme cet homme qui mettait si totalement en confiance et irradiait de plus de douceur qu'aucun autre.

Cela ne l'empêcha pas de se sentir mal à l'aise un fugace instant, vite balayé par l'écho rassurant du besoin qu'elle avait éprouvé et partagé de l'avoir lui auprès d'elle, quand bien même devrait-elle dédier de son temps à ce Seigneur qu'il ne voyait pas ni ne désirait. Rêveur, il ne se rendit pas compte du temps qu'il laissa passé à être étudié du regard de l'orateur né qu'était son vis à vis, ce ne fut que lorsqu'il reprit, presque hésitant, dévoilant même sa méconnaissance du sujet qui liait le dernier Akogare à la plus jeune des Shuzen.

Il n'avait pas besoin qu'on lui assure l'honnêteté de Seiko, il en était parfaitement persuadé, mais là encore, impossible de se montrer offusqué, d'abord parce qu'il ne souhaitait pas vraiment insister sur ce secret qui l'unissait à la Voix d'Itegami et ensuite parce qu'il lui semblait impensable d'éprouver le plus petit sentiment négatif envers le kuge. Il ne sentait aucune malice derrière les termes usités par son interlocuteur, aucune arrière pensée, sous entendu, c'était la plus pure incarnation de la sincérité qu'il eut connu et la méchanceté apparaissait le fuir comme la nuit par rapport au jour.

Bientôt, le sujet revint sur Ryohei lui-même celui ci daignant porter une légère lumière sur son savoir, bien qu'il ne s'avéra guère loquace sur le propos, concluant trop vite cette partie et laissant la curiosité du sohei sur sa faim. Il se contenta cependant d'offrir un sourire tout en s'inclinant poliment au compliment qu'il apporta au rôle de Kitai dans le monde alors qu'on leur apportait des boissons chaude, leur venue apaisant l'inquiétude subsistante au sein du moine quant à l'état de santé du conseiller.

Empoignant silencieusement l'une des tasses en terre cuite et la portant à son visage pour souffler sur la surface de son contenu, le lancier finit par lever ses prunelles disparates vers le noble, sans pour autant tremper les lèvres dans le thé. Lorsqu'il prit enfin la parole, sa voix était pleine de chaleur :

Oh… Elle a dit cela alors ? Eh bien je ne crois pas vouloir faire défaut à son désir et depuis que j'eus croisé son regard, j'ai choisi de me dévouer à veiller sur elle et ce bien avant que la chose fut mon devoir de gardien. Itegami n'a été que le second à la désigner pour élue…

Il s’arrêta là, le rouge lui montant aux joues alors qu'il venait de mettre un pied sur cette voie bien tortueuse, ne daignant pas aller plus loin pour autant et dérivant immédiatement sur autre chose, le laissant pour radieux :

Je serai honoré de vous faire la démonstration de mon art, aussitôt que vous le jugerez possible. Et si d'aventure cela ne peut se faire en Miyuki, alors peut être que vos pas vous mèneront en Gakushiki et que je pourrais vous offrir un spectacle mémorable aux côtés de mes frères ! Je n'ai jamais porté aucun autre regard à mon rôle que celui de la fierté d'appartenir à un tout et il n'est aucune honte que je porte à ce devoir illustre qui est le mien et pour lequel je peux offrir autant mon cœur que mon âme dorénavant. De cela, Maeda-sama, je ne puis que souhaiter que la chose vous arrive à votre tour, si ça n'est pas déjà le cas. Et si ça l'est, alors vous comprenez déjà la chance qui est mienne.

Il leva ses yeux dichromatiques vers Ryohei, plus enthousiaste alors qu'il baissait sa tasse pour révéler un visage curieux avant d'ajouter :

Un historien pour conseiller ? Je ne suis pas au fait de toute ces choses, mais quel est le message que celui qu'à choisi ô-Oyamatsumi-sama pour régent de ses terres veut renvoyer à son peuple en ayant auprès de lui une personne telle que vous et avec un savoir comme celui ci précisément ? Est ce pour montrer que nous ne replongeront pas dans les erreurs passés ? Ou bien au contraire, nous inspirerons nous de ce qui fut afin de regarder vers l'avenir ? Ou alors il s'agit de l'une de vos autre qualités dont je ne peux pas douter que vous soyez maître en la matière ? Nous autres moines et spirituels ne sommes pas au fait de tout ce qui peut se produire dans les terres entourant notre Temple et la bannière du clan ne flotte au dessus des murs de Gakushiki uniquement parce que notre Kami tutélaire désigne les Seigneurs servant directement ses intérêts… Ou les maudits dans le cas contraire…

Kitai ne conclu pas sa phrase, la trouvant malvenue. Traiter ainsi du précédent Daimyo n'avait pas lieu d'être, mais il avait vu de ses yeux la créature et cette image le hanterait probablement jusqu'à la fin de ses jours. Il termina alors enfin, ses esprits retrouvés :

Calligraphe et historien, donc… Subarashi… Beaucoup pourrait considérer que des étalages comme ceux là tiendraient de la prétention, mais je ne peux que vous croire bien loin de tout orgueil… Je pense pouvoir le dire en vous voyant. Mais… Je me demande… Comment avez vous pu finir dans ce tertre de neige avant que je vous y trouve ? Où alliez vous donc pour finir ainsi enseveli de la sorte et quelle chance avez vous pour que ce genre de chose puisse vous arriver ?

Le sohei aurait pu prononcer cela avec un sourire amusé, un air étonné mêlé à un ton moqueur, mais ce n'était pas le cas le moins du monde, car sur ses traits n'étaient dépeintes que les lignes d'une immense curiosité.
Revenir en haut Aller en bas
Maeda Ryohei

avatar

Admin
Kuge

Messages : 613
Date d'inscription : 24/06/2015

Feuille personnage
Age: 25 ans
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Sam 15 Juil 2017 - 14:16

Son regard se plaisait à rester sur le visage du jeune sohei pour en déceler la moindre réaction, il semblait si naturel, si sincère dans ses gestes et ses mots qu'il se sentait constamment touché par les émotions qu'il dégageait. Après avoir fait la rencontre de la kannushi, il ne pouvait pas douter que ces deux-là devaient s'accorder à merveille. Et lui ? Quel genre de personne pouvait être l'élue de son cœur, celle dont il serait instantanément amoureux et qui le rendrait heureux jusqu'à la fin de ses jours ? Il se disait trop souvent qu'il n'y avait personne pour lui ou plutôt qu'il n'avait pas le droit d'espérer une telle chose. Pendant combien de temps allait-il vivre encore ? Il ne pouvait pas rendre quelqu'un heureux quand il savait qu'il allait partir si vite, trop tôt… C'était comme si une épée se tenait constamment au-dessus de sa nuque, il parvenait à s'en sortir, il avait toujours vaincu les maladies qui avaient failli l'emporter, mais… c'était parfois de pire en pire, de plus en plus difficile lorsqu'il se trouvait terrassé…
Ce bonheur devait lui être interdit, pour le bien de celle qu'il rendrait inexorablement malheureuse s'il devait la rencontrer, pour ces enfants qu'il n'aurait pas pour ne pas les laisser orphelins. Oui, c'était mieux comme ça, bien mieux. Pourtant, il lui arrivait parfois de se perdre dans ses rêves fous, d'essayer d'imaginer ce qui pourrait se passer dans un monde idéal, où il pourrait s'élancer dans sa direction sans craintes ni regrets. Ses pensées ne formaient alors plus que des chimères dont il finissait par se lasser, conscient qu'il ne pouvait deviner véritablement ce dont il avait besoin ni imaginer à quel point la femme qui serait faite pour lui pourrait être merveilleuse. Il ne gardait donc qu'une idée floue, mais qui suffisait à apaiser son cœur et à le faire rêver un peu.

Lorsque le sohei accepta de lui faire une démonstration de ses talents, lui proposant même de venir à Gakushiki s'ils ne trouvaient pas l'occasion ici, il se contenta de hocher la tête et de lui sourire en signe d'approbation. Cette promesse n'avait rien d'irréalisable, ils vivaient dans le même clan, ils savaient où trouver l'un ou l'autre, ils ne pouvaient donc que se revoir, à moins de ne chercher en aucun cas à le faire ; mais il y avait bien peu de chances que les choses tournent ainsi.
Il était plus soucieux de répondre par des mots à ses interrogations suivantes. En effet, peut-être pouvait-il apparaître curieux qu'on l'ait nommé conseiller, peut-être pouvait-on penser qu'il n'avait pas vraiment les qualités pour remplir ce rôle. Ryohei savait que ce n'était pas le cas, pas par excès de confiance, mais simplement parce qu'il croyait que si leur honorable daimyō lui avait confié cette importante tâche, c'était parce qu'il en avait toutes les capacités. Il était peut-être encore jeune pour parvenir aussi haut, mais il avait travaillé avec acharnement pour être reconnu et c'était bien là la consécration de tout ce qu'il avait accompli depuis son enfance.

Doucement, il laissa échapper un léger rire avant de lui répondre.

« Je comprends vos interrogations. Mes fonctions ne sont en rien des étalages où je voudrais vanter un talent qui ne m'appartient pas. Ce ne sont sans doute pour le peuple que les distractions d'un homme fortuné qui n'a pas besoin de labourer la terre pour avoir à manger, mais le clan a aussi besoin de penseurs pour avancer. J'ai travaillé dur pour tout cela. Je ne pense pas que notre respecté daimyō veuille replonger son peuple dans le passé, mais simplement qu'il a besoin de toutes ces connaissances pour avancer, pour que nous ne retombions pas dans les mêmes erreurs, pour que nous tirions des leçons autant de nos échecs que de nos succès.

Les kuge de notre clan ne se limitent pas à un simple domaine de compétence, nous sommes réputés dans tout Yokuni pour notre savoir et notre raison, ainsi, comme vous l'avez évoqué, ce n'est pas seulement pour ma connaissance du passé que ma place se trouve aux côtés de Fukyuu Hankyou-sama. Les Maeda ont toujours fait preuve d'un dévouement exceptionnel pour notre clan et c'est aujourd'hui à mon tour d'en faire au moins autant. Pas seulement depuis ce jour, cela fait bien longtemps que je m'efforce de faire tout ce que je peux pour mener les nôtres à la gloire et à la fortune. Je sais que chaque chose que j'ai vue, chaque chose que j'ai apprise pourrait peut-être un jour nous servir dans ce but. Ce serait donc plutôt pour mon état d'esprit, ma détermination et ma fidélité que j'ai attiré l'attention de notre honorable daimyō.

Je n'ai jamais eu que deux ambitions en tête : rétablir l'honneur de ma famille que j'ai bafoué en naissant si faible, irrémédiablement incapable de suivre le chemin de tous ces glorieux samouraï, et donner le meilleur de moi-même pour aider à la grande fortune de notre clan.
Maintenant que la première est réalisée, cela me laisse tout le reste de mon temps pour me consacrer à la deuxième. »

Au fil de ses mots, sa voix avait sonné avec une clarté et une assurance inébranlables, tout comme dans ses yeux s'était allumée cette flamme puissante, moteur d'une force incroyable ; la force des Maeda.
Puis, fidèle à lui-même, son visage se radoucit, reprenant cette expression bienveillante et ce regard attentionné, effaçant l'étonnant guerrier qu'il révélait parfois et qui vivait au plus profond de son âme.

« Cette nouvelle a fait de moi un homme très occupé, beaucoup plus que je ne l'étais autrefois. J'étais plongé dans une lecture importante et sans doute assez fatigué pour perdre de mon attention. Cela m'a rendu maladroit et la faiblesse de mon corps a fait le reste, j'imagine. » Avoua-t-il calmement.

Il regrettait bien sûr d'avoir été aussi idiot, d'oublier parfois à quel point tout pouvait basculer si vite et de se montrer un peu moins attentif à tout cela, mais ce qui était fait, était fait et il n'y pouvait plus grand-chose maintenant. Par chance, il semblait ne pas s'en être trop mal tiré, à moins que dès demain ou dans une heure peut-être, il se trouve en proie à une nouvelle terrible maladie. Ce serait alors le bon moment pour s'en vouloir, car le temps perdu par son rétablissement le rendrait alors plus inutile que s'il en avait fait un peu moins pour se ménager.



~
L-M-M-J-V-S-D
Administration & Guide : Disponible
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Akogare Kitai

avatar

Sohei

Messages : 72
Date d'inscription : 07/07/2015

Feuille personnage
Age: 25
Titre: Sohei
Liens:

MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée Sam 15 Juil 2017 - 20:57

Un temps trop tard, comme à son habitude et à cette sincérité qui ne s’encombrait que trop peu des freins bien avisés des usages, Kitai failli regretter ses propos, ces questions poussaient trop loin dans les affaires privées de son interlocuteur et il était profondément malvenu de sa part de brusquer ainsi les règles qui devaient être le commun de ce gentilhomme.

Pourtant, loin de se montrer offusqué fut le kuge qui débuta par le menu de satisfaire les interrogations du lancier. Néanmoins, il trouva dans les premier mots des justifications qu’il ne lui avait pas demandées, dont il comprit tout de même qu’elles lui furent offertes. Loin de lui se trouvait l’idée de ne pas concevoir que chacun avait une place en ce monde, toute son éducation depuis plus de vingt années était basée sur ces préceptes.

Comparés à certain labeurs, il pouvait cependant admettre que l’idée de voir dans celui d’artiste ou historien quelque échappatoire à ce qui importait vraiment. Son propre point de vu sur la chose n’aurait pas pu être plus éloigné que cela fort heureusement, d’autant plus que le physique de son vis à vis, bien que lui apparaissant être en harmonie avec tout son environnement, était loin de l'avantager sur les voies du sabre ou de l’entretien des champs.

Il fallait remercier là la civilisation que de permettre à ceux dont le corps n’était pas un atout de pouvoir offrir les bienfaits de leurs esprits. Celui de Ryohei lui semblait tel le Soleil levant, éclairant de mille feux l’horizon sans pourtant avoir donné la pleine mesure de son talent. Très vite trouva t-il réponses à ses nombreuses demande, tâchant de se montrer un auditeur attentif, sincèrement intrigué par toute ces curiosités qui lui étaient venue en tête.

L’estampe que lui dépeignait l’héritier des Maeda de sa propre personne, de sa fonction et même de son genre ne pouvait être soupçonnée de mensonge ou d’embellissement. Au fond de son coeur et à l’écoute des propos qui lui était tenu, le dernier Akogare était certain de la justesse de chaque terme employé, quand bien même n’était-il pas au fait du fondement de ces derniers.

Son palpitant s’emballa à l’évocation de la mission dont s’était investi cet homme, le ton même qu’il employait parvenant à l’émouvoir. L’esprit du lancier voguait sur la voix du noble bien après que celle-ci se tût, son regard disparate fixant intensément son vis à vis, la bouche à moitié ouverte. Ce n’est que quelques instants encore et plus tard qu’il fut prit d’une incroyable gêne de s’être ainsi évanouit, noyé même, dans ce flux chantant et enivrant que la parole du conseiller lui évoquait.

Prit d’un rire nerveux, il alla se frotter l’arrière du chef avant de réunir ses mains sur ses genoux et de s’incliner en guise d’excuses.

Ah, sumimasen… Vous m’avez quelque peu emporté dans votre épopée lyrique et j’aurai eu du mal à retrouver la réalité… Je ne m’étonnes pas qu’un homme comme vous puisse se tenir à la droite de notre Daimyo. Tout comme je sais déjà que les yeux de ce dernier savent distinguer ce qui est précieux…

Il avait prononcé ces derniers mots la mine sombre, mais très vite son expression s’illumina et reprit-il avec entrain :

Je suis sincèrement persuadé qu’un homme de votre valeur a plus sa place auprès des décideurs que ceux de la caste de la lame. Si la voie de la prière et de la défense du culte des Kamis est devenue la mienne, mes parents se trouvaient aussi à manier les mots plus que le sabre et je ne crois pas que notre nom était alors prononcé avec honte.

Je dois bien vous sembler un inculte de ne pas pouvoir faire écho aux Maeda et à leur prestige au sein de la noblesse militaire, mais je ne crois pas que votre estimée famille ait pu vous voir en honte… Ceci me semble si… Si impossible ! De plus, un homme de votre qualité n’aurait pas dû se trouver seul ce qui aura occasionné votre triste accident... Ne devriez vous pas vous attacher la protection d’un noble bushi ?

Le Destin nous aura souri à tous deux en provoquant notre rencontre, mais je puis gager que vous ne serez pas moins occupé demain… Et il me serait cruel à présent que j’eu croisé votre route et débuté de vous connaître d’apprendre votre trépas…


Il ne put s'empêcher de sourire, malgré la gravité que cela aurait pu occasionner lorsqu’il ajouta :

… D’autant plus de cette manière là… Une personnalité comme la vôtre ne devrait pas disparaître dans un stupide tas de neige.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée

Revenir en haut Aller en bas
 

[PV] Du salut croisé du corps et de l'esprit naît une rencontre prédestinée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Désinfection du Corps et de l'Esprit
» SPIDERMAN ϟ le guerrier rusé ne s’attaque ni au corps, ni à l’esprit mais au cœur.
» Le Taijutsu ou la force conjointe du corps et de l'esprit.
» Angie, adorable croisée caniche/terrier - ADOPTEE
» DOLLY chiot femelle croisé fox-yorkshire 5 mois SPA DOUAI 59


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
..
..
...
...
..
..
...
.
..Robin Hood : Les Mystères de Sherwood...Ewilan RPG..
....La Sérénissime..