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 Minami, Geisha Itinérant

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Minami

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Geisha

Messages : 25
Date d'inscription : 28/06/2016

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MessageSujet: Minami, Geisha Itinérant Sam 9 Juil - 23:07



Minami, Fière Bluette
☼ Âge : 25 ans.
☼ Sexe : Physiquement masculin.
☼ Statut : Geisha.




MAITRISE


  • L'Art du Conteur.
    Après des années à parler, narrer, écouter, s'informer et surtout nouer des liens avec ses clients, Minami a appris que les mots avaient un poids considérable dans ce monde et sait comment ajuster les siens pour qu'ils soient accueillis de la façon souhaitée. Il en a fait sa spécialité d'altérer la perception de son auditoire sur les personnes dont il parle, que ce soit en les rendant plus importantes à leurs yeux, ou bien en minimisant leur influence.



☼ Physique : Des traits quelconques, un corps encore jeune et souple, une silhouette sans doute trop maigre. Il n'a pas d'attribut physique remarquable, de prime abord. Cela étant, il aime porter du maquillage, cacher de poudres et de craies la limite entre homme et femme, parer ses cheveux de perles ou de chignons, autant pour le spectacle que pour le reste. Souvent, son kimono revêt des couleurs chatoyantes, au couleur du clan qui l'héberge, auquel il ajoute parfois quelques tissus fins pour compléter l'ensemble et souligner ses danses.


Présentation
Préambule : Ne sachant remplir une fiche standard de manière intelligente, je vous propose cette présentation qui saura, je l'espère, répondre à toutes les questions que soulèvent les sections que je réunis ici (à savoir Caractère, Convictions et Histoire)

« Laissez-moi vous contez l'histoire… d'une imposture. Mon Imposture. Votre Imposture. Celle de notre Monde. »

Une fière bluette, comme elles l'appelaient ; il était là, au milieu d'elles-toutes – seule manquait leur Mère. Il avait son kimono flamboyant, ses voiles légers, toutes nuances du feu. La flamme venait de prendre.


« Ça commence par un souffle, haletant. Au fond d'une pièce trop vide, comme celle-ci. D'un bâtiment au mur trop fin. Bientôt tout le monde entendra les cris de celle qui bientôt accouchera. Elle est jeune. Plus que vous toutes – sauf peut-être toi, Airi-chan. Il y a neuf mois, elle était encore Maiko ; oui, vous l'avez deviné. »

Il faisait des mouvements amples, graciles, fragiles. Ses mains tremblaient de faiblesse.


« Elle ne mourut pas en couche. Loués soient les kamis – bien que, non : ils n'ont rien à voir là-dedans. Elle était chanceuse, ou endurante. Que sais-je. Elle était là, et l'enfant aussi. Tous alors murmuraient ; parmi le peuple, seulement. Qui ? De qui était-il bâtard ? Mère et Mère le savaient, évidemment. Mais elles étaient les seules. Qui ? Qui ? Qui ?

On disait qu'il était un noble important, un Daimyo – peut-être même l'empereur ?! Qu'il avait été de passage, et avait succombé aux nombreux charmes de cette Maiko, si pure, si charmante – si marchandable. Alors, oui, sans doute étaient-ils là à romancer l'incongru, à idéaliser le caché.

Ou peut-être suis-je vraiment le fils d'Empereur ? »

Il marqua un arrêt. Dans son histoire, son mouvement. Une pause ; une pose. Il imagine leurs sourires amusés ; parfois amères pensant à leur propre passé. Il sait que déjà certaines voient où la bluette veut briller ; déjà là en train de pétiller.


« Certainement pas.
Nous ne sommes personnes ; ou plutôt de demi-personnes. Gloire au Bushido, gloire aux Samurais. Que l'ordre céleste soit. Et encore, et encore.
Passons.
J'ai été gardé. Mais séparé. La Maison ne pouvait me garder ; les samurais sont bien trop au dessus de nous pour faire cas de nos affaires, mais la rumeur se répandait, et ils savent faire encore moins de cas de notre avis – notre vie.

Les relais d'Eiichiro ont fait honneur à leur nom. Ils ont déchargé de la tâche que je représentais la grande ville qui se devait toutes apparences garder. »

Il se détend. S'assoit, et reprend posément, simplement.


« La suite, vous la connaissez. Je vous épargne la gestion d'un nouveau né – moi-même n'en suis que mal informé. J'ai quelques souvenirs de marchands, d'artisans, que j'ai aidé, enfant. Très peu, sûrement très mal. Vous savez comme l'effort physique me sied. J'ai souvenir de lire vite, jeune. De danser, de chanter – d'abord faux, ensuite enroué. J'ai rapidement suivi vos voies. C'était ma place, mon élément. Comme aujourd'hui, j'étais déjà l'une d'entre vous. »

Il se redresse, et déploie ses airs les plus théâtraux. Il mime le port d'un masque qu'il n'a pas.


« C'est alors que commença l'aventure. Toute l'enfance se passa facilement, mais voilà. Voilà que les Maikos devenaient femmes, et moi, pas. On ne pouvait vendre ma virginité ; il n’y avait rien à déchirer. Si ce n’est les liens qui me rattachaient au clan dans lequel j’ai grandis – grand, paisible, culturel, je n’avais pas à m’en plaindre. Mais il allait falloir m’adapter : le clan du feu me rachetait.

Plus précisément l’une des okiya de Boya. Oui, celle-ci.

La suite ? Vous la connaissez. Au moins en partie. Même s’il est vrai que pour la majorité d’entre vous, je suis, en quelque sorte, votre grand frère – ou grande sœur ? Comme si cela faisait grande différence entre nous. Il n’y a que toi, Mayu-san, qui était présente à mon arrivée, il y a dix ans. Toi et mère ; évidemment. »

Il porte son habituel sourire, celui qui apaise ses assemblées. L’un des talents qu’il a continué de forger toutes ses années ici. Il a toujours été le seul homme de cette maison d’art et il était commun qu’on ne le demande pas en dehors soirées festives particulières – qui n’étaient pas si rare, dans cette ville touristique. Alors il avait veillé durant ces dix longues années sur ses collègues.

Son sourire est sûrement la constante de toutes ces soirées à leur parler. Son masque rayonnant, qu’elles savent désormais toutes percer. Ce soir, il est triste. Ce soir, il aimerait être heureux.


« Alors ce soir, je ne vous offre pas un conte épique, je ne vous berce pas au son d’une ballade mythologique. Je ne danse pas, je ne masse pas, je ne vous prépare pas de thé – pour ce dernier point, c’est simplement parce que notre réserve s’est épuisée tout à l’heure.

Et je ne le ferai plus – plus comme avant. Demain, quand le soleil se lèvera, je serai déjà parti. Sûrement vers la capitale, si je trouve un marchand bienveillant – je vous assure qu’il y en a. Mais dès ce soir, je ne porte déjà plus notre nom. J’ai racheté, enfin, mon contrat. »

Il ne leur laisse ce soir qu’une larme. Qu’il laisse couler sans y penser. Ce soir, elles sont ses geishas, elles sont celles devant qui il peut exprimer ses émotions ; comme il leur a toujours permis, à celle qui doivent tant endurer.

Alors il se redresse, laisse son sourire de côté et se pare de son sérieux théâtrale, de cette tension qui l’anime face à ce qui s'achève, cette nuit.


«  Je vous ai promis une histoire. D’imposture.

Alors laissez-moi vous conter, tout ce que je souhaite changer.

Nous, peuple de l’art, lumières du monde de fleur et de saule, sommes vus comme le lisier de ce monde de sabres et d’éventails. Nous sommes à la fois l’indispensable entorse à leur système rigide, et la dernière des nécessités à leurs yeux privilégiés. Notre rôle est nécessaire, notre vie, bonne à jeter.

Ils ont des valeurs, oui. Leur Bushido sacré. Leur Compassion condescendante, leur Courage aveugle, leur Courtoisie hypocrite, leur Loyauté intéressée, leur Honnêteté relative, leur Sincérité sournoise et leur Honneur fanatique. Quelles valeurs !

Et surtout : quels résultats !

Des guerres, des morts, des peuples d’outre-monde en colère. Qui ne le serait pas devant notre Histoire – non : leur Histoire ? Cette Histoire qui ne laisse pas de place aux voix des arts, à celles qui travaillent la terre, celles qui parcourent le monde pour apporter à tous les biens nécessaires.

Nous sommes les seconds rôles d’une grande tragédie, nous portons des masques opprimants dans ce théâtre sans avenir.

Nous, Geisha, portons la culture et la prestance, l’empathie et l’endurance.

Et je pense qu’il est temps que le monde devienne à notre image.
À votre image. »

Il se tient droit, les bras tendus, paumes vers le ciel et désigne l’ensemble de ses consœurs présentes.
Il s’incline et quitte la salle, laissant un dernier regard errer sur les silhouettes inanimées.
Il laisse tourner ses pensées sur ces mots qu’il a toujours voulu leur réciter ; qu’il aurait voulu qu’elles entendent, réveillées.

Il passe devant le cadavre de Mère, elle avait choisi l’opium pour point final de sa vie vouée à soulager les autres. Une digne métaphore, comme elle a toujours su en faire.

Il n’a pas le courage de la suivre. Ni celui de rester.

Demain, il ira prévenir le monastère.


A PROPOS DE VOUS
☼ Prénom/Pseudo : Ekzael.
☼ Age : /
☼ Sexe : /
☼ Expérience de rp : 10 ans ; beaucoup de forums.
☼ Pourquoi ce clan ? Parce que je suis convaincu qu'il est le meilleur point de départ pour Minami et qu'il y rencontrera suffisamment de "résistance" pour que tout le monde soit satisfait ~
☼ Si vous venez à partir, imaginez la fin et/ou l'accomplissement de votre personnage: S'il n'a pas fait grand chose, il sombrera comme Mère - rongé par les regrets et sa lâcheté.
☼ Comment avez-vous trouvé/connu Saigo Seizon ? On m'en a parlé ~
☼ Donnez nous votre avis sur le forum (design, histoire…) : Riyu a déjà eu mon avis en long, en large et en travers ~
☼ Plutôt tarte aux fruits ou gâteau chocolat ? Gâteau au chocolat.
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Amadotsu Kodan

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Taisho

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Date d'inscription : 06/05/2014

Feuille personnage
Age: 36
Titre: Kazan Chinsei-ka, le volcan apaisé.
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MessageSujet: Re: Minami, Geisha Itinérant Sam 9 Juil - 23:42

Eh bah je ne vois absolument rien à dire à propos de cette présentation, si ce n'est le plaisir que j'ai eu à la parcourir (vite, en plus, ce qui est bien aussi !). Du coup, place à l'évidence de mon passage par ici :




Que se passe-t-il en ce moment sur Saigo Seizon ?

Avant de commencer
Remplis ton suivi ! Il sera à mettre à jour à chaque fin de sujet RP et à chaque fin de quête ou d'Event.
Ton suivi sera à mettre à jour à chaque fin de RP. Attention, les contrôles sont fréquents !

Voici le suivi vierge Setsu !

Remplis aussi ta feuille personnage qui servira aux autres joueurs. Pour cela, dirige toi vers ton profil !
Profites-en pour ajouter à ton profil un lien vers ta présentation et un autre vers ton suivi dans les cases prévues à cet effet.

Côté RP
Les membres sont libres de participer à la création du contexte en partie Encyclopédie. N'hésite pas à ajouter au forum tout ce que tu voudras, il y a peut être de bonnes idées dans le lot !
Pour cela, c'est ici.

Les correspondances d'attendent ! Il suffit de savoir écrire et lire pour rédiger le journal de ton personnage ou bien commencer de nouvelles liaisons. Viens donc rédiger tes lettres !

La partie Analepse te permet de creuser un peu ton personnage en écrivant son passé. Rendez-vous ici.

Tu peux à tout moment proposer des pré-définis ou bien des PNJs pour participer au contexte et au jeu de Saigo Seizon. Rends toi et ici.

Découvre toutes tes possibilités de jeu ici !




L-M-M-J-V-S-D

Kazan Chinsei-ka
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Minami, Geisha Itinérant

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