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 [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé.

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Amadotsu Kodan

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Taisho

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MessageSujet: [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé. Dim 10 Juil - 13:10

Depuis trois jours étaient ils arrivés, levant les fanions du Phénix au dessus des appartements qui leur avaient été alloués, ceux-ci rejoignant ceux des brumes, des vents et des glaces. Le tigre se faisait attendre, poussé, à ce qui se disait, à prendre des voies d'accès détournées afin de parvenir à destination, le passage par le domaine de leur voisin du bœuf leur ayant été fermé par ce dernier. Ainsi, tout un chacun pouvait goûter aux douceurs et au grandiose de la Cité Impériale en tant qu'invité de marque.

Sans que quiconque n'eut son mot à dire et il ne l'aurait guère accepté, le général du feu s'était fait accompagné par l'héritière des Zenmyo, voix de la Déesse de Pierre qui avait fait de lui son champion secret et dont il s'était empressé de veiller sur ses intérêts en plaçant sa famille et ses biens sous la protection des Kiyooki. Un autre membre de son convoi et non des moindre s'avérait être l'onabugeisha des Chizuru, Saya, dont il ne daignait plus se séparer plus d'une poignée d'heures depuis qu'elle l'eut rejoint à nouveau et pour toujours en Kazan.

Sa présence l'avait remis sur pieds après son plus terrible échec, malgré sa consécration divine et que leur fiançailles promis depuis des mois s'étaient vus autorisés et officialisées. Dès lors, ils s'étaient accordés à ne plus rien cacher de leur union à venir et la lancière des brumes avait trouvé une place toute naturelle à ses côtés en tant que soutien indéfectible. La nouvelle vie qu'ils avaient appelés de leur vœux dès leur première rencontre, cinq années plus tôt, s'ouvrait enfin à eux et il n'était plus questions qu'ils puissent être séparés par quiconque.

Si le palais du gouverneur des volcans avait été le théâtre des plus sulfureuses attentions auxquelles ils avaient pu succomber ensemble sans que l'heure du jour ne leur soit véritablement un obstacle, ils ne s'autorisaient l'expression physique de leur désir mutuels que dans l'intimité que la nuit et que leur suite attitrée leur permettait. Cela ne les empêchaient néanmoins pas de parader aux faveurs du Soleil, tout juste écartés d'un pas pudique pour que les yeux impériaux et voisins ne se trouvent pas offusqués sans que leur couple ne soit plus une énigme pour quiconque.

Ce matin là, les jardins immenses de la Capitale accueillaient leur promenade, son élue le précédent de cette si légère distance qu'ils parvenaient avec peine à maintenir. Il s'était paré pour l'occasion d'un kimono carmin démuni de motif et d'un long haori immaculé à l'exception des môns de son clan et de sa famille, son daisho scellé était glissé dans un obi de soie dorée. Ses cheveux étaient tirés en arrière et rassemblés intégralement en une vaste queue de cheval, tranchant radicalement avec la toison libérée qu'il arborait habituellement non sans fierté.

Mais à cet instant où les merveilles les entourant auraient du captiver son attention, ses prunelles sombres ne pouvaient se détacher de la silhouette de sa choisie ouvrant leur marche. Un courant d'air soudain s'ajouta à la légère brise qui les avait environnée jusque là, soulevant les cheveux ébènes de la guerrière qui s'empressa de les ramener à l'ordre à l'aide de deux de ses doigts.  Ses traits n'évoquaient qu'une plénitude transcendant sa beauté sublime, elle souriait à l'horizon sans s'en rendre compte, comme si depuis peu, elle pouvait porter un regard serein sur l'avenir.

Il se fit violence pour ne pas briser l'intervalle les divisant, se contentant de le réduire très légèrement pour se placer à ses côtés immédiats, le visage radieux. Ils n'avaient que peu échangé oralement à la suite de leur départ de Setsu, se satisfaisant et se comprenant l'un l'autre par leurs gestes plutôt que par leurs mots. Mais les premiers leur étant interdit à ce moment, le bushi jugea bon de lui faire part de toute la douceur qu'il concevait à son égard par ces derniers :

Il est heureux que ton statu à mon bras ne soit plus un mystère, hatsukoi no asagiri, tu ignores à quel point aurais-je dû me battre à cet instant pour évincer les prétendants qui se seraient bousculés à ta rencontre pour quêter tes faveurs… Les temps et l'Empereur sont cruels de nous avoir arrachés aux murs de Shiro Kiyooki, mon piètre et seul vocabulaire ne pouvant illustrer le sentiment que je te voue, j'aurais souhaité te l'exprimer à notre façon personnelle.

Je te suis reconnaissant d'avoir ainsi tenue et accepté de m'escorter jusqu'au Siège de l'Élu des Cieux en laissant notre fils aux soins de Neji et Niji… Je ne peux concevoir la moindre faiblesse lorsque tu te trouves ainsi à border mes flancs, tout comme je n'imaginais pas à quel point je l'étais avant que tu ne me reviennes…


Se rendant compte de ses propos, ses joues rosirent soudainement et il se dépêcha de changer de sujet en poursuivant :

Enfin… N'étais tu jamais venu en Birei depuis la terre de tes ancêtres ?  Les sashimonos Okaruto flottent haut au dessus des appartements des disciples d'Izanami… Souhaites tu leur rendre visite ? Je ne t'en empêcherais pas si cela est le cas…

Il se renfrogna, ses questions n'ayant ni queue ni tête et dirigea son regard sur l'horizon, gêné. Ne pas pouvoir s'exprimer par ses actes le contraignait totalement à ce moment où elle enflammait ses sens sans pourtant ne rien faire pour cela.


L-M-M-J-V-S-D

Kazan Chinsei-ka


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Samouraï

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MessageSujet: Re: [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé. Dim 31 Juil - 23:15

Il était étrange de penser que je dresse ici, pour ma première fois à l’Empire, une autre bannière que celle de mon Clan, aux côtés du Gouverneur de Kazan, Taisho des Flammes et, secrètement, Daimyo du Chat. Le môn de ma famille accompagne ce nouveau symbole sur mes vêtements et sur le peu de courriers que je peux écrire, sans les envoyer jamais, du moins pas depuis ces terres reculées. Ce qui me représentait jusqu’ici ne ferait d’ailleurs plus long feu non plus, puisque j’étais devenue la promise de ce Setsu. Un valeureux, tendre et passionné Setsu qui avait volé mon cœur cinq années auparavant. Nous n’avions pourtant pas passé ce temps ensemble, puisqu’il m’avait donné un fils dont j’avais dû m’occuper et que mes deux autres enfants d’adoption ne demandaient qu’à s’épanouir dans le Clan qui les avait vu naître.

Tous ont bien grandi depuis cette époque où Amadotsu Kodan m’avait laissée pour la première fois et jamais je n’avais pu le blâmer pour cela, au grand damne de la femme que j’étais mais au plus fervent honneur de la guerrière que je suis encore aujourd’hui. Car grâce à cela, il avait pu grimper et s’élever au point où, en raison d’un Seigneur affaibli par le sommeil qui frappa Yokuni tout entier, il fut appelé à se rendre en Terres Impériales aux côtés de l’une des Hatamoto du Daimyo Incandescent. Pour cela, je suis fière de me trouver face à lui chaque jour, de me réveiller dans sa couche ou en dehors et de venter à qui voudrait l’entendre les mérites de l’aimé que j’ai pu soutenir contre les tempêtes qui menacèrent son existence à plusieurs reprises. Non sans pourtant éprouver une certaine nostalgie des Brumes, je sais qu’il est capable de combler tous les manques que je pourrais ressentir, de les éradiquer même jusqu’au dernier, rien qu’en plongeant ses yeux couleur charbon dans les miens.

Cette union a pourtant provoqué des émois que tout le monde aurait préféré éviter. À Kazan, beaucoup plaçaient l’espoir de voir leur Gouverneur s’unir à la noble Zenmyo et déplorèrent grandement son trépas, certains m’en tenant parfois pour responsable, dans les tons bas et accusateurs des couloirs du Château. Mais habituée à la critique, au fait de sortir du lot de par ma gémellité mal acceptée en Okaruto, je n’avais tenu cure de cela et avait tout mis en œuvre pour légitimer ma position aux côtés de celui qui me promit sa vie, plus encore que celle de sa Kannushi, décendante de la défunte veuve ayant cédé aux caprices du sommeil. Une seule épreuve m’avait presque vue faillir : la lecture de la lettre de Kasuga Riyu, onabugeisha considérée et admirée comme une sœur, consœur pourtant, qui n’accepta que difficilement ce vœu de mariage.

J’avais appréhendé cette venue en Terres Neutres rien que pour ce fait, sachant pertinemment que le Dragon des Brumes se déplacerait, ne serait-ce que pour escorter notre Dame à la santé fragile et parce que Riyu-dono était ainsi, sur tous les fronts. Mais encore une fois, la simple demande de mon homme suffit à me convaincre de le suivre, laissant nos grands enfants s’occuper du petit, tout comme il m’avait persuadée que lui laisser mon corps serait le plus doux des délices. Jamais je n’avais vécu cela, pas même en ma première union et je réalisais encore plus ce fait, maintenant que nos émois se passaient en terres inconnues de nos deux personnes. Pudiques en public, nous ne cachions pourtant pas l’officialisation de nos statuts respectifs, ne serait-ce que par des regards évocateurs mais pas le moins du monde vulgaires.

Oui j’avais eu peur mais en sa compagnie, ce matin et pendant cette simple balade qu’est la nôtre, je ne craints plus rien. Il m’arrivait souvent, depuis qu’il m’avait demandé ma main, de laisser mon daisho de côté lors de moments informels, désirant simplement apparaître comme sa promise. Souriante lors de moments comme ceux-ci, je me rappelle tous ces moments que nous avons partagés et qu’il nous reste à découvrir, malgré les difficultés et les épreuves qui nous attendent suite aux dernier terrifiants évènements. Les décisions qui seront prises à Birei pourraient changer la face du monde... Mais lorsque je tourne la tête pour soutenir son regard aimant, je me jure pour la millième fois que toujours je le soutiendrai, quoi qu’il m’en coûte.

À ses premières paroles, je réponds d’un rire franc mais discret, trouvant Kodan terriblement attendrissant et imaginant des moments où il aurait dû défendre mon honneur avec toute la maladresse dont il sait faire preuve en ce genre de situations. Ses secondes phrases me font rosir les joues, pareillement aux siennes, car il est tout aussi difficile pour moi que pour lui de me faire violence pour ne provoquer aucun contact, notre fusion seule sachant m’apporter la complétude que je n’avais trouvée nulle part ailleurs.

Les restes de mon sourire disparaissent alors qu’il me remercie, si simplement qu’il sait le faire mais ses mots alors font fondre mon cœur et je lui dédie d’un regard toute la tendresse qui fait battre cet organe dans un même temps. Je retrouve une certaine inquiétude lorsqu’il évoque les miens, après m’avoir demandé si j’avais déjà mis les pieds ici. Je ralentis le pas lorsque je commence à parler, mon kimono blanc cassé aux motifs floraux printaniers se trouvant peu représentatif de la saison, revêtu pour l’occasion.

- Je n’avais pas visité beaucoup de terres avant de venir te voir en Setsu. Mais mes vingt-neuf années passées à Okaruto m’ont permis de connaître ce territoire par cœur, allant jusqu’à savoir quels buissons sont taillés en quelle saison et quel saké est à déguster en la meilleure des compagnies, dans les meilleurs établissements. Mais je suis tout à fait heureuse de découvrir Birei, qui plus est avec l’homme que j’aime, sous les auspices d’un temps clément d’automne, temps des brumes et des pluies.

Moi non plus, je ne me sens pas faiblir à tes côtés et je suis tout à fait confiante pour Kirito. Il aime son frère et sa sœur autant qu’il nous adore, c’est d’ailleurs tout à fait réciproque de leur part. Je pense à eux mais encore plus à cet amour que nous leur rendrons une fois rentrés, si toutefois on nous le permet sans trop de délais... Je commence déjà à m’habituer à Shiro Kiyooki et à toutes ces pièces à visiter. Il ne me semble pas que je les connaisse toutes, il faudra remédier à cela.


Un sourire mutin se perd derrière ma main, tandis que je plonge mes yeux dans les siens. Je voudrais changer de sujet et reprends un rythme peut-être trop rapide de marche pour une balade mais je reste soucieuse de ne pas montrer que je le dévorerais sans concessions si je le pouvais. Je parle plus bas, juste assez fort pour que mon amant seul m’entende.

- Si j’avais été la cible de ces avances que tu décris, crois bien que je n’aurais laissé aucun homme me faire la cour sans les confronter à une concurrence implacable. Tu n’aurais pas eu besoin de venir défendre mes faveurs, puisque même sans promesse, je te suis acquise depuis ce jour que nous chérissons tous les deux.

Une furieuse envie de l’attraper par le bras et de l’entrainer derrière une paroi me saisit soudain mais je me contente discrètement de m’approcher de lui, saisissant du bout de mes doigts son annulaire et son auriculaire affectueusement, sans trop laisser s’échapper mon envie de lui. Mes taquineries s’évanouissent tandis que je m’arrête de marcher, contemplant les drapeaux ornés de cette outre familière que j’aurais rêvé d’aller déboucher il y a quelques temps.

- Je pense que Riyu-dono doit se trouver ici mais je ne tiens pas particulièrement à la voir. Elle exprimait ses félicitations comme des regrets dans son courrier... et bien qu’elle ait accepté ton cadeau, je ne me sens pas prête à lui faire face encore. Non pas que j’aie honte, au contraire, j’irai bien lui faire entendre que j’aurai refait les mêmes choix, qu’elle soit d’accord ou non de cela. Mais je ne veux pas troubler cette paix que je ressens, rien qu’avec toi.

Il n’est pas vraiment d’autre confrère que je souhaiterais rencontrer. Watanabe Shin doit également être venu, si ses co-équipiers Okaruto ne l’ont pas assassiné en route... Mais bien qu’il soit un ami cher, je ne souhaite pas vraiment aller à sa rencontre. Pas dans ce contexte de bonheur éternel que tu me promets. Ceux que je souhaite vraiment rencontrer sont restés chez moi lorsque je suis partie te rejoindre. Mais nous les convierons au mariage. Cette idée me fait supporter le manque... et ta personne d’autant plus.

En attendant, je leur ai écrit des courriers que je leur ferai parvenir lorsque nous rentrerons, si le contexte me le permet. Pour l’instant, tout ce que je veux, c’est profiter de mon fiancé avant qu’il ne s’absente pour s’entretenir avec la haute société dans des délibérations sur l’avenir de Yokuni. Ce dernier est important, c’est certain mais je me suis trop projetée pour oser encore le faire alors que rien ne nous sépare, ou presque, pour une fois.


Je termine mon long discours par un sourire aussi rassurant que teinté d’amour, permettant à l’homme de ma vie de mesurer toute l’affection que je lui porte à cet instant et pour tous les autres à venir.


L -M - M - J - V - S - D


Dernière édition par Chizuru Saya le Jeu 8 Sep - 10:44, édité 1 fois
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Amadotsu Kodan

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MessageSujet: Re: [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé. Ven 2 Sep - 10:44

Depuis qu'il la connaissait, Saya avait toujours eu cette aura étrange, cette présence qu'il n'avait su jusque là condenser en un seul mot. Quel que soit la situation, depuis qu'il l'eut rencontrée au sein des brumes, cinq années plus tôt, il avait vu en elle cette irradiante beauté, ce charme indéniable, la façon dont elle se distinguait à sa manière de tout ses pairs, cette grâce infinie dans les gestes qu'elle avait, jusque sa façon de respirer.

Une harmonie et une majesté telle qu'il n'en avait jamais vu autant à la fois dans les faits d'un seul être, tout ceci mêlé en un raffinement qui émanait d'elle en toute circonstance. L'héritière des Chizuru, sa future épouse, était l'incarnation même de l'élégance autant sociale que martiale et il en était tout simplement subjugué. Le vaste bushi des volcans ne pouvait guère détacher son regard, comme hypnotisé, alors même qu'elle répondait et réagissait à ses questions et attentions discrètes.

Le début de son discours fut néanmoins teinté d'une légère mélancolie, laissant l'impression au guerrier qu'il l'eut arraché à ses terres natales pour l'emmener vers un inconnu où tout était à apprendre de nouveau, mais l'instant resta fugace, tandis qu'elle renouvelait non sans passion le serment masqué qu'ils se faisaient mutuellement à chaque seconde. Ils avaient débuté une marche lente le long des chemins pavés du palais Impérial et la question hasardeuse qu'il eut posé au sujet du clan des brumes était déjà loin tandis qu'elle illuminait à nouveau la voie du gouverneur-général.

L'allusion même à la grandeur du château dont il était le seigneur ne manqua pas de tracer un sourire entendu sur ses traits en réponse au mutin qu'elle lui offrit. Ses plus petits gestes trahissaient du bouillonnement qu'elle partageait à son égard, si bien qu'il faillit lui annoncer mettre terme à cette promenade afin de s'en retourner à l'enceinte des disciples des brasiers dans l'optique évidente de se laisser consumer à nouveau entre ses bras.

Malgré leurs efforts communs de maintenir une distance appréciable entre eux, elle finit par joindre délicatement deux de ses doigts aux siens, un contact des plus innocents, quoique démontrant à tout ceux dont les regards erreraient sur eux leur évidente affection pour l'autre, ce simple effleurement signifiant bien plus que cela dans les pensées du Taisho qui brûlait de l'enlacer purement et simplement.

La remarque qu'elle avait eu au sujet de potentiel prétendants qu'il avait lui même évoqué lui apparut inutile, tant son cœur était déjà bien certain de ce qu'elle avançait, mais déjà, elle revint sur le propos de ceux qui furent les siens autrefois, il n'y avait pas si longtemps.  Répondant par la négative à sa proposition d'aller rendre visite à ces derniers, elle clôtura son sujet d'une expression telle que le premier Amadotsu en soupira de béatitude.

Elle l'émouvait dans les moments les plus anodins comme les plus intenses, sans différence constatable et déjà, il prit la tête de leur pas, dirigeant ceux ci en direction des écuries de la Capitale avant même de prendre la parole :

Je suis resté trois années en Birei durant mon… écartement de mes terres natales. Bien que mon maître en ce temps, Mida-sama et moi-même étions souvent en ces frontières par intermittence, j'ai pu en parcourir l'ensemble ou presque et il est des lieux qui me reviennent à présent que je ne saurai soustraire à tes yeux. Quelques heures de monte seulement nous séparent de l'un des plus notables d'entre eux, viens.

Faisant fi des usages, il prit la main entière de son aimée dans une douce étreinte, mais non sans une certaine vigueur puis retourna son visage vers elle, les lignes de ce dernier évoquant une espièglerie notable, mais bien avant cela, un amour infini. Bientôt, il s'échappèrent des murs du Temple-Souverain sur leur destriers respectifs, le maître de guerre des flammes sur son immense et paisible titan équin alezan, la lancière sur sa jument élancée aux crins blancs, bien plus vive cette dernière.

Tandis qu'il guidait leur duo, ses souvenirs se mêlant entre eux, Kodan laissa s'échapper un rire joyeux avant d'orienter les flancs de son cheval à très forte proximité de ceux de celui de son élue, dans ses sombres prunelles brillait le rappel d'une mémoire partagée, l'une des premières qu'ils avaient en commun en réalité. Tendant sa main droite vers Saya afin d'en capter à nouveau la sienne, il révéla le fond de sa pensé d'un ton des plus affable et nostalgique :

Il me revient à l'esprit notre premier voyage commun, hatsukoi no asagiri, où déjà mon cœur et mon âme s'étaient échappés de l'écrin de mon corps pour se réfugier auprès de toi. Bien avant cela même, lorsque mon regard se posa sur toi la veille ou le Dragon m'eut fait l'honneur de me sortir des bois de Kumo dans lesquels j'étais égaré pour m'amener à te rencontrer.

Je me souviens ce qui failli se produire, aussi, non sans un certain délice coupable pourtant et de la déclaration que je te fis alors, freinant le foyer qui venait de naître entre nous… Il n'est nul regret que je pourrai concevoir, au vu de ce que cela est devenu, l'incendie me consumant à ton propos ne semblant connaître aucune limite. Il m'arrive parfois de penser à ce qui aurait pu se passer, si notre contrôle n'avait pas été le même…


De sa main guidant les rennes de sa monture, il se frotta le menton, légèrement gêné et détournant ses prunelles à l'horizon, un sourire quelque peu embarrassé sur les traits avant d'ajouter :

… Lorsque cela arrive, je n'en conçois aucune honte… Ou si simple. Un plaisir délictueux auquel je m'autorise de goûter cependant…

Il parti d'un nouveau gloussement, son expression rappelant l'homme qu'il avait été, moins d'une demie-douzaine d'années plus tôt. Ce même guerrier retournant sur ses terres avant qu'une onabugeisha des brouillards ne le retienne dans la plus douce des captivité, un mois durant. Ce regard du passé, celui de cette découverte, il l'offrit à nouveau à son interlocutrice en recentrant son attention sur elle, lui murmurant de façon muette l'objet et l'évidente volonté embusquée derrière cette promenade.


L-M-M-J-V-S-D

Kazan Chinsei-ka


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Samouraï

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MessageSujet: Re: [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé. Jeu 8 Sep - 17:03

Sans grande hâte encore, Kodan dirige notre rythme et semble savoir où m’entraîner quelques secondes avant de prendre la parole. Et tandis que j’écoute avec intérêt ce qu’il me raconte de son passé et de son séjour de trois années en les Terres Impériales, je m’émerveille et m’impatiente de découvrir ces endroits dont il me parle avec une énergie contrôlée d’abord. Puis le Taisho m’attrape de sa si grande main, me gratifiant de l’immense tendresse qu’il ressent pour moi à l’aide de ce regard que j’aime tant, son sourire et ses yeux teintés d’une malice que je me réjouis de partager activement. C’est finalement aux écuries du domaine que mon promis m’entraîne et j’ai la folle idée qu’il souhaite peut-être en secret que nous nous perdions dans un box fraîchement préparé, sur cette nouvelle paille prête à accueillir le pensionnaire équin.

Mais ce n’est pas cela qui m’attend, plutôt une rapide préparation de nos compagnons de voyage. Loin d’être déçue pourtant, toujours acoquinée à la curiosité de découvrir l’un de ces jolis endroits que mon amant souhaite me faire visiter, je monte sur ma jument, les jambes perpendiculaires à son flanc pour plus de confort dans ce kimono de Dame. La marche est lente, cadencée par le pas de nos chevaux sur les chemins pavés, puis de campagne et enfin boisés de cette immense et majestueuse capitale. Juste avant d’atteindre cette forêt ressemblant à s’y méprendre aux bois parfois dépourvus de brume d’Okaruto, mon Volcan rapproche sa monture de la mienne, liant nos deux mains. Son geste et son rire me font oublier toutes les convenances et je m’harnache mentalement à Shirayuki pour ne pas lui sauter dessus.

La nostalgie sur son visage et ses quelques mots prononcés malgré tout avec contentement me font me rappeler en détail notre première balade. J’avais pensé devenir folle lorsque, confuse par mes sentiments naissants mais fort intenses déjà, le bushi que je guidais sur le retour m’avait attirée contre lui pour m’offrir notre premier baiser, manquant de se laisser déborder par nos émois, à la vue d’une route de passage. Chaque sensation me revient alors, au fur et à mesure qu’il évoque le fait d’y repenser parfois et j’en rougis en souriant tandis que, malgré tout légèrement gêné, il détourne le regard. Je le cherche pourtant, riant avec lui et imaginant déjà comment je pourrais faire pour le surprendre encore et toujours afin que le simple Samouraï qu’il fut en ce temps puisse toujours montrer cette couleur que j’aime tant contempler.

Lorsqu’enfin il me regarde à nouveau, je n’hésite plus. Sans ordonner à ma monture de ralentir, je relève du bout des doigts mon kimono serré le long de mes cuisses, l’ouvrant plus franchement lorsque cela devient difficile. Passant ainsi à une position de cavalière, je me hâte de l’inverser pour me retrouver de dos à l’encolure de ma gracieuse jument et faire face à mon amant, mon sourire affiché devenant mutin et gagnant en sous-entendus de plus en plus évidents. Je penche suffisamment le haut de mon corps vers Kodan, plaçant ma main gauche sur la selle de son cheval, l’autre empoignant fermement l’épaule de mon promis pour assurer une prise qui me permet finalement de m’installer véritablement en face de lui, mes jambes légèrement relevées et de part et d’autre de ses hanches, sans que mon fougueux amant n’ait à bouger.

- Sumimasen, Taizen'jijaku... dis-je doucement. J’espère qu’un poids de plus ne sera pas trop pour ton pauvre dos.

Gardant la bride de ma jument autour du poignet afin de l’inviter à guider son confrère en-dehors du sentier de la forêt, j’approche mon buste de celui de mon tout et frôle sa joue de mon autre main, mon pouce s’aventurant sur des lèvres que les miennes convoitent depuis ce matin-même.

- Lors de ce premier trajet, je n’avais aucun recul me permettant d’imaginer passer ma vie à tes côtés. J’étais portée par mes instincts, ceux-là même que tu évoques et qui faillirent nous transformer. Et lorsque j’ai réalisé que c’était cette même folie qui m’avait poussée à te dévorer du regard la veille, tout s’est embrasé comme jamais auparavant. Heureusement alors que tu as su freiner mes ardeurs et les tiennes avec délicatesse...

Mon bassin épousant le sien au rythme de la marche de son étalon, ma bouche se perd quelques instants et légèrement sur la sienne et je dois me forcer à mettre fin à cette fusion sans pudeur pour continuer de le séduire par les mots. Mon souhait le plus cher à l’instant étant de le rendre fou à mon tour.

- Car je n’aurais plus pu répondre de rien, dans ces bois, avec toi... commence-je en un murmure sensuel. Peut-être alors mes mains se seraient aventurées ici... Je glisse mes doigts sur la commissure de son kimono pour l’entrouvrir légèrement. Ou encore là... Ils descendent en une caresse le long de son torse jusqu’aux abords de son hakama. Aurait-il été trop tôt pour découvrir tes trésors, watashi no moeru kazan ? Puis j’aventure tout en finesse, par-dessus le léger tissu, ma main sur son entre-jambe témoignant aussi vigoureusement que possible ses envies du moment.

J’empêche ma source de désir de répondre à ma question par un autre baiser, plus profond et complexe, soupirant et bouillonnant sans limites d’une attirance que seul le Gouverneur de Kazan aura su faire naître en moi. Nos étoffes m’empêchant de pousser nos intimités à se rencontrer, je conclus encore une fois par des mots, après que la rupture de nos langues soit marquée par la fusion de nos lèvres et la séparation de ces dernières distinguée par un nouveau passage de mon index sur les siennes, lui interdisant de continuer un geste que j’ai pourtant amorcé.

- Nous avons toute une vie encore pour nous perdre dans ces délices que tu évoques. Je n’aurai jamais de regrets, même si nous dépassons nos limites et celles qui nous ont été inculquées. Car l’amour que j’éprouve pour Kazan Chinsei-ka est aussi incommensurable que le plaisir que j’ai à découvrir sa chair chaque jour un peu plus, chaque jour comme cette première fois.

Mes deux mains encadrent son visage et mon sourire devient moins carnassier, davantage imprégné des sentiments inexplicables qui nous ont amenés à fusionner suite à cette première balade. C’est en pensant à celle-ci que je réalise ne pas avoir égaré nos compagnons de voyage avec mes suggestions... ou probablement mon amant est-il resté concentré sur l’itinéraire choisi, sans que je ne sache vraiment comment. Car je sens une légère brise passer dans mes cheveux, vent coupé par les arbres jusque-là. Ainsi, je me retourne légèrement pour contempler l’endroit que Kodan souhaitait me montrer. Et je découvre un magnifique lac, isolé des regards mais accessible par quelques chemins, tout entouré des bois qu’il est. Je frissonne de plaisir d’assister à cela mais aussi de la fraîcheur automnale qui nous accueille ainsi près de l’eau.

- Je crois m’être un peu trop habituée aux températures de Kazan, dis-je en me blottissant contre lui comme une timide enfant, usant d’un ton mi-sérieux, mi-taquin. Mais je crois en son Gouverneur... et je suis convaincue qu’il s’aura également rappeler à moi cette chaleur particulière, en cet endroit merveilleux. Merci de m’avoir guidée ici. Est-ce à la hauteur de tes souvenirs ?


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MessageSujet: Re: [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé. Ven 24 Fév - 10:47

Impossible au gardien de Kazan de ne pas afficher sa surprise de prime abord lorsque la Généreuse changea méticuleusement de position sur sa monture pour finalement en quitter le dos de celle-ci pour rejoindre celle du large cheval Setsu, un air mutin sur les traits et sans que le destrier n'en soit gêné pour autant. Enroulant ses jambes autour de lui, il fut en proie immédiate à ses désirs de la retrouver de si prêt, sa vigueur s'éveillant à la simple sensation de proximité de son âme sœur. Tout en retraçant à son tour leurs premiers jours côtes à côtes, traitant de la façon dont il avait désespérément réussit à leur éviter une combustion mutuelle bien peu conventionnelle, elle ne manqua pas à cet instant d'attiser le foyer de passion du bushi, se laissant guider par l'onabugeisha qui dirigeait leur contact de façon devenue experte. Tandis qu'elle rappelait le passé après un furieux baiser, elle en changea le court de ses mots, indiquant de ses gestes ce qui aurait pu se produire s'ils avaient poussés plus loin leurs envies, ses mains trouvant les interstices de son kimono.

L'échauffant de ses caresses, il manqua de craquer simplement et de la séparer de ses atours alors qu'elle massait directement sa virilité déjà bien digne à ce moment. À cet incendie qu'elle menaçait d'engendrer, elle mit fin d'elle même, sans violence, d'un nouveau contact de ses lèvres, plus intense pourtant que le précédent qui apparu ne pas connaître d'aboutissement, au grand bonheur du guerrier. Cette dernière vint malgré tout, la lancière poursuivant son langoureux discours, renouvelant sa promesse de présence éternelle face au regard dévoué qu'il devait lui offrir en contrepartie des termes merveilleux qu'elle employa. Il aurait pu être frustré qu'elle lui promette tant de ses mouvements et lui ferme toute possibilité de suite quand elle verrouilla de son index symbolique la bouche de son amant. Loin de là se trouvaient les pensés du samouraï qui était parvenu malgré l'épreuve endurée avec délice à guider leur duo jusqu'à l'objectif de cette promenade.

Un bosquet verdoyant au centre duquel un lac brillait dans la réflexion du regard d'Amaterasu sur sa surface, seul témoin visible à la ronde. Il se mit à sourire de l'attitude et des propos que Saya conclue de sa curiosité. Kodan dirigea alors les deux chevaux aux abords de l'étendue d'eau, quitta le sien tout en aidant sa mie une fois les pieds au sol à en faire autant. Il la laissa là le court instant qu'il lui fallut pour attacher les rênes de leurs animaux autour d'un tronc, puis s'en retourna à sa promise, à son tour un air mutin sur les traits. L'enroulant d'abord de ses bras, il lui sourit tout en répondant à la question qui lui avait été posée, une pointe délictueuse dans la voix :

Je n'étais pas en si belle compagnie lors de mon premier passage en ces lieux et dans les suivants, je m'y suis rendu afin d'acquérir la paix de l'esprit. Cette dernière, je l'ai en grande partie acquise avec celle que je tiens contre moi maintenant… Ainsi, si effectivement, mon souvenir de ce domaine est parfaitement respecté et sa hauteur dores et déjà dépassée au vu de celle qui m'accompagne en ce jour, je suis persuadé que tu m'aideras à transcender cette mémoire, à l'évincer totalement pour que dans le futur, mon idée de ce lieu n'ait plus aucun rapport avec un territoire de paix, mais celui de tout les plus fous émois.

Le premier Amadotsu n'attendit pas de réponse à cette annonce, dénouant déjà la ceinture de son amante pour ouvrir les pans de sa magnifique parure et d'en délivrer les secrets tout en la faisant glisser le long de ses épaules jusque ses pieds. Sa main droite massant le buste encore bandé de sa moitié, la gauche cerclant la taille de cette dernière, l'obligeant à subir ses douces tortures. Il goûta d'abord le cou de l'héritière des Chizuru avant de remonter sur sa joue et de jeter là le combustible de leur appétit en l'embrassant fougueusement et longtemps. Tout à son baiser, il la délivra des tissus la couvrant encore, libérant par la même occasion sa poitrine et son intimité de leur soyeux carcans. L'étau délicat de son bras se desserra afin de laisser ses doigts trouver la porte des plaisirs de son élue, sans jamais la passer, se contentant de lui prodiguer de légères caresses affectueuses. Enfin, il mit fin à l'union de leur lèvres, s'écartant doucement d'elle, ses dents révélées en une expression espiègle et profondément attentionnée. Le Volcan poussa très lentement sa bien-aimée en direction de l'étendue d'eau en déclarant alors :

Vas. Je te promets que ces sources sont d'une douceur difficile à égaler. Vas, je te rejoins dans l'instant. Quand à la réponse de tes convictions, c'est bien là mon souhait. Car je ne souffrirait pas plus de ne pouvoir me nourrir de toi plus longtemps… Cette sublime Capitale a tout de même ses défauts que Shiro Kiyooki n'a jamais opposé à nos envies… Et ce lac saura nous rappeler au souvenir de mon palais et des délicatesses qu'il nous permet.

Kodan s'affairait déjà à se découvrir à son tour. Mais son entreprise fut interrompue alors qu'il releva les yeux afin de se délecter des beautés de cette femme qui partageait son existence. Elle s'était avancée jusqu'à avoir l'eau lui couvrant totalement les cuisses et avait certainement dû s'imbiber de celle-ci afin de s'habituer à la température du lac plus rapidement, car elle ramenait ses cheveux humidifiés derrière sa tête. Le geste n'avait pourtant pas suffit à les laisser recouvrir pleinement son dos, qui s'exposait à lui en une surface nue dont il fut époustouflé par la splendeur. Sa chute de rein et le dessin que ses muscles postérieurs formaient n'aurait pas pu appartenir à autre chose qu'une Déesse. Si tant est qu'il en fut ému au point d'arrêter de respirer, son seul salut provenant du regard qu'elle tourna vers lui, d'un seul œil, un demi-sourire radieux et l'invitation muette à la rejoindre au plus vite qu'elle lui lançait là. Il se hâta alors, sans la plus petite précaution pour ses riches atours et s'empressa d'obéir à cette injonction silencieuse qui venait de lui être fait.


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MessageSujet: Re: [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé. Ven 14 Avr - 19:10

Je n’ai plus froid à l’instant-même où il me sourit, cette expression traduisant peut-être un certain amusement découlant de mes propos. Ou alors mon aimé est-il simplement conquis par ceux-ci ? Je ne me pose pas plus de questions et me laisse transporter par sa chaleur, celle qui m’a toujours réconfortée, davantage même de la séduction qui nous avait immédiatement liés. Kodan me guide vers ce petit paradis, m’aidant à revenir au sol et se séparant de moi uniquement pour s’assurer que nos montures ne s’échappent pas dans les bois, comme nous en avions envie précédemment.

L’espièglerie de son regard contraste légèrement avec la tendresse de son étreinte mais l’enveloppement dont il me gratifie me rappelle les plus douces cajoleries que nous ayons échangées. Et tandis qu’il répond à ma question, je m’imprègne du timbre particulier de sa voix et de l’apaisement que me procure sa paisible respiration. Ses mots m’émeuvent autant que ses gestes, alors qu’il me déclare sa flamme intensément, comme s’il s’agissait de la première fois, appuyant sur le fait que les souvenirs que nous construisons ensemble aujourd’hui rendront les anciens meilleurs ou insignifiants, qu’ils soient bons ou mauvais.

Je souris à ses dernières paroles mais n’ai pas le temps de réagir que ma raison de vivre s’attèle déjà à mon effeuillage, aussi délicatement que s’il déballait un cadeau. Je le laisse me contraindre à ses caresses, savourant chacune d’entre elles jusqu’à en avoir le souffle court au moment où il se perd dans mon cou. Mon soupire souligne mon contentement et mon expression se perd dans le baiser qu’il m’offre, aussi gourmand que langoureux. Ses mains sur ma peau font tout frémir en moi, au point que mon cœur s’emballe lorsque mon fiancé explore chaque parcelle de mon enveloppe charnelle et je distingue tout élan de plaisir se dessiner davantage sous chacune de ses gâteries. Que ces dernières soient intimes et précises ou indiscrètes et éparses, j’en profite jusqu’à presque sentir mes jambes flancher sous l’impatience d’en avoir plus encore.

Mais mon si brûlant volcan met fin à son baiser et à ses attentions, manifestant une autre étincelle par sa joie, comme une idée nouvelle attisant encore une fois ma curiosité. Il ne me laisse pourtant pas la satisfaire immédiatement, m’invitant doucement à m’avancer vers l’étendue d’eau prête à accueillir nos prochains échanges. Sa réponse et ses suggestions élargissent mon sourire et attisent mon envie de plonger en cette mare de découvertes. Je me hâte d’y baigner mes jambes et d’humecter le reste de mon corps, sans me préoccuper trop longtemps de la fraîcheur du lac, sachant pertinemment que je ne frissonnerai pas plus longtemps que cela. Un regard évocateur en arrière et j’ai la confirmation définitive que les convenances précédemment conservées pour une question d’image n’auront pas lieu d’être ici.

Mon invitation trouve une réponse quasi immédiate et je ne peux m’empêcher de rire tandis que ma source de vie me rejoint avec entousiasme. Je m’accroche – gracieusement tout de même – à son cou, passant mes bras derrière sa nuque et le dévore du regard pour enrouler mes jambes à sa taille et enfin fusionner nos vigueurs et nos bouches. Je ne contiens qu’à peine mon gémissement de plaisir tandis que je le sens en ma chair et partout sur mon épiderme à la fois, ses mains parcourant mon dos ou maintenant mes cuisses pour que notre union ne se brise pas... ou pour la rendre encore plus forte. Je souhaiterais presque entrer en lui moi aussi, ne former qu’un seul être, tant que je presse ma poitrine bien trop fort contre son torse, m’empêchant presque de mouvoir mon bassin adéquatement.

Mais la précipitation laisse place au savoir-faire et j’articule bientôt des mouvements tout aussi nouveaux que maîtrisés. Mon envie précédente de rendre fou le Gouverneur de Kazan se transforme en une mission précise : le faire atteindre un pinacle que nous n’avons pas encore gagné ensemble. Alors je deviens souple, la légèreté de mon corps me permettant de le serrer en et contre moi, aussi fort que je l’aime, aussi fort que je le désire. L’instant ne connaît pas de fin et, malgré tout après quelques instants, je nous sens faillir, victimes d’une défaite simultanée que nous apprécions pourtant tous les deux dans un enlacement puissant, incontrôlé mais silencieux et découlant d’un amour sans faiblesse.

Loin d’être épuisée par ce que Kodan vient de m’offrir, je me délie de lui pour le guider vers la berge de laquelle nous nous sommes légèrement éloignés. Je l’invite alors à s’y coucher, passant mes mains sur ses pectoraux et son ventre, sur son visage et ses bras, dans une fluidité elle aussi inédite ainsi modelée par les fiables flots. Ma bouche se perd dans son cou et je m’installe lentement sur lui pour finalement joindre nos deux parties d’un tout dont je sens le plaisir encore inassouvi. Après un soupire évocateur, je rapproche mes lèvres de son oreille et lui susurre quelques mots, dans l’espoir que sa fougue puisse à son tour s’exprimer comme il l’entend.

- Je veux te faire perdre la raison... tout le temps... Mais je crois bien que c’est moi qui m’égare de plus en plus. Pourtant, je n’ai aucun regret et n’éprouve aucune honte à ressentir cela. Penses-tu que c’est parce que je t’aime ? Ou la folie gagne-t-elle du terrain ?

J’ancre mon bassin au sien et caresse de ma bouche sa mâchoire pour arriver au lieu-dit des baisers. Malgré cela, je lui laisse le temps de répondre et de m’investir comme bon lui semble désormais. Car la chaleur de Kazan, c’est lui qui me l’apportera toujours, aussi loin d’elle que nous puissions nous trouver.


L -M - M - J - V - S - D


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MessageSujet: Re: [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé. Lun 8 Mai - 20:19

Si l'eau avait été froide, il n'en sut rien, car à peine fut il pour un tiers de sa personne immergé qu'il retrouva celle qu'il avait laissé partir un court instant avant. Avec une grâce et une agilité dont elle était la seule capable, elle se hissa contre lui, enroulant ses jambes au dessus de sa taille et l'invitant avec simplicité en son sein, comme si c'était là sa place la plus logique, ce qui était, d'un certain point de vu, totalement le cas.

Il passa immédiatement ses mains sous les cuisses de la belle avant de les laisser glisser et d'empoigner fermement ses demies-lunes, non sans délice et tout en profitant de la chaleur que lui offrait sa bouche à laquelle il mêlait la sienne avec gourmandise en accueillant son soupir du premier contact interne. Non sans une force contenue, il accompagna chacun des mouvements de hanche de la lancière de la puissance de ses bras, incarnant sa vigueur en un éclaireur qui alla toujours plus loin que l'assaut précédent.

À ce rythme là et cette intensité, il ne fallut guère longtemps au volcan pour entrer en éruption, son râle perdu dans le baiser qui l'unissait à son aimée, elle même prise des tensions extrêmes de l'apothéose qu'elle venait d'atteindre. Ainsi churent-ils dans l'eau qui les recouvra enfin pour plus d'une moitié.

Mais c'étaient-ils donné de la sorte que cela n'était pas la fin escompté par la généreuse, celle-ci recouvrant plus rapidement que de coutume son endurance et invitant le bushi des flammes à la suivre en direction de la terre ferme sans jamais la rejoindre pour une suite que seul le reflet dans ses prunelles venait à trahir. Bien vite remis à la merci de l'onnabugeisha, étendu dans une faible surface d'eau, elle fit de lui sa monture dont elle engagea sans aucun mal le dressage, elle, toujours demandeuse et lui, dores et déjà raidi de désir.

Il n'y avait rien à répondre aux mots qu'elle prononça, sinon de découvrir ses crocs en un sourire autant carnassier qu'insatiable. Au fil du temps passer ensemble et après tant d'étreinte, il se savait l'adversaire invaincu et le défi qu'elle se faisait de le voir s'épuiser avant elle. C'était un fait improbable, ne serait-ce qu'au vu de leur carrures respectives, mais cela amusait grandement le bushi des brasiers de lui laisser penser la chose possible.

Pourtant, Kodan avait parfois crainte qu'elle ne vienne à penser ne pas satisfaire ses appétits, ce qui ne pouvait pas être plus loin de la vérité. Chacune de leur joute langoureuse assouvissait ses faims, comblait ses attentes, contentait ses besoins et exauçait ses délictueuses prières à l'égard de la jeune femme. Leurs multiples effusions, aussi souvent qu'il ne leur était possible, n'affectait en aucun cas son amour pour elle et l'immense avidité qu'elle engendrait sur lui.

Non, il n'avait aucun mot à répondre à sa question, seuls ses actes le pourraient. Il referma ses poignes sur le ferme et délicieux siège de Saya avant de débuter de nouveau de l'assaillir passionnément, puis de lâcher sa prise d'un seul bras pour venir emmêler la main dans les cheveux humide de cette femme qu'il souhaitait pour sienne à jamais et d'aller embrasser sa poitrine aux généreux monts de volupté.

Elle voulait lui faire perdre la raison, mais ne se rendait pas compte que la chose était déjà faite depuis bien des années auparavant et que des deux, il était le plus égarés. De lui laisser croire le contraire était une autre joie pimentant leur union et cette confiserie qu'ils s'accordaient, à quelques lieux de la capitale alors qu'ils auraient tout à fait pu se donner l'un à l'autre dans le privé de leurs appartements.

Il se nourrissait de la merveilleuse beauté de l'héritière des Chizuru à chaque moment qu'ils passaient ainsi à s'accorder dans ces dialogues où la voix ne portait aucun mot, mais où chaque intention était parfaitement comprise de l'autre et à cet instant, il ne daignait concéder la victoire à la guerrière en aucun cas, car il voulait lui montrer quel adversaire elle avait face à elle et quel amour elle devait accepter pour parvenir à cette fin ultime.

Il retourna bientôt leur position, la surplombant tel un conquérant sur la plus précieuse des prises qu'il ne laisserait à personne et sous aucun prétexte tout en poursuivant ses douces attaques. Se redressant pour moitié, il souleva le bassin de son amante, passant une main laissée libre dans l'intention de gâter la pointe d'un sein de la belle d'autant de caresses que de pincements mesurés, puis s’enhardit derechef.

Kodan avait ferré sa magnifique proie et n'avait pas l'intention de la laisser à sa liberté dorénavant, car il fallait qu'elle comprenne à quelle point ses questions étaient sans commune mesure à ce qu'il ressentait lui-même. Sa raison n'était plus depuis longtemps, il était perdu corps et bien depuis qu'elle était revenu à lui et de la plus sublime des façons. Lui même était bien loin de tout regret ou de toute honte d'éprouver ainsi tant pour un seul être, surclassant tout les autres, sans exceptions, qu'ils fussent mortels ou bien Divin.

Il n'existait plus de Daimyo de la Pierre, sinon un homme simple plein d'abnégation et affamé des promesses que l'être qui se donnait à lui et qu'il prenait avec ravissement accueillait si totalement. La folie le gagnait toujours de façon si virulente, sans jamais faillir alors qu'ils s'adonnaient à ces jeux là, si bien qu'il aurait voulu la dévorer dans son entier. Sans jamais freiner son rythme, il courba le dos afin de retrouver les deux sommets voluptueux trônant sur le torse de Saya à qui il offrit autant de baiser que d'infime pression de ses dents.

C'était ainsi qu'il comptait qu'elle l'entende et qu'elle comprenne ce qu'il avait voulu lui montrer, entouré de ce paradis sur terre, liés par leur chair dans un lac qui tiédissait presque simplement par leur seule présence dans les eaux qu'ils remuaient par la force de leur appétits mutuels. Ce ne fut que lorsqu'il fut bien sûr qu'elle fut sur le point de défaillir qu'il s'autorisa à la rejoindre dans une nouvelle apogée et d'user de ses dernières force pour l'encercler de ses bras et la serrer contre lui dans un profond soupir de libération.

Le temps s'étira sans fin tandis qu'ils se lovaient l'un contre l'autre, uniquement recouvert d'un drap d'une eau devenue opaque de leur fait. Le premier Amadotsu ne cessait pas pour autant de couvrir d'attentions les épaules de lancière, ses trapèzes et jusqu'à son cou, puis, retrouvant un tant soit peu de ses ressources, d'emporter la belle vers plus de profondeurs afin de la nettoyer de la boue qu'ils avaient engendré dans leur fougue. Passant enfin ses doigts sur la joue de la jeune femme, il lui déclara alors doucement, son front épousant la surface du sien :

Tout ceci aura-t-il répondu à vos questions, Chizuru-san ? Ais-je été raisonnable à cet instant ? Ais-je montré quelque regret ou la plus petite honte ? Mon envie soudaine, à ce moment précis de vous reprendre sans repos supplémentaire et de goûter à votre fleur, représente-t-il à vos yeux ce que vous attendez de mon amour ou de ma folie ? Car si c'est le cas, alors vous feriez de moi un homme comblé.


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MessageSujet: Re: [PV] L'irrestreint brasier mêlant généreuse et volcan apaisé. Dim 18 Juin - 17:39

Encore une fois, le contact et la fusion de nos intimités ne suffisent pas à mon aimé. Il ressent le besoin de me toucher autrement, de me découvrir à l’aide de ses mains, de me savourer à l’aide de sa bouche, tout en continuant de m’investir avec sérieux et application, avec fougue et maîtrise. J’en suis comblée, toujours un peu plus, comme si la limite de l’amour que je lui porte n’existait pas, au même titre que la limite du plaisir qu’il me donne enfin en évoluant à mes côtés, toutes minutes écoulées.

Je lui rends chacune de ses attentions, jusqu’à ce que Kodan inverse nos positions et prenne le dessus sur l’expression de son attachement. À chaque reprise, lorsqu’il saisit mon corps entre ses bras et m’accable délicieusement de tant de fougue, je me laisse submerger par son intensité. Elle est concentrée dans ses poignes fermes mais délicates, sans ses muscles puissants mais protecteurs, dans la flamme de son regard brûlante mais chaleureuse.

Je rougis, emportée par son rythme et débordée par tout ce qu’il me donne. Je n’ai pourtant aucune envie de fermer les yeux, trop obnubilée par l’expression de son visage, le témoignage de sa dévotion et le détail de son corps réagissant à chaque manifestation lascive de ma part. Aucun chant d’oiseau ou activité champêtre ne peut désormais couvrir ces dernières et je ne peux que les tempérer qu’en pintant ma lèvre inférieure de mes dents.

Pourtant, je ne veux pas contenir ou cacher cette démonstration plus longtemps et, malgré ma crainte de nous faire surprendre par quelque pèlerin ou voyageur, je me laisse lentement aller sans pudeur vers des gémissements plus intenses, me nourrissant de sa chair comme de ce qu’elle dégage autour et en moi, aidée d’une passion dévorante. Il m’en recouvre encore une fois en e rapprochant de moi, langoureusement et sans cesser de me gâter de milliers d’attentions auxquelles je m’accroche fermement par mes jambes et mes bras, par mes chevilles liées entre elles et par mes ongles marquant sa peau une énième fois.

Comme toujours, nous nous retrouvons aux cimes de la jouissance, suivant la même route, poursuivant le même but, comme depuis toujours. Nous soupirs se mêlent, comme l’ordre des choses l’a toujours voulu et mon corps se perds en tremblements sur le sien, tandis que mes dents manquent de capturer son cou, tant le fait d’atteindre l’extase avec lui me comble. Je me laisse envelopper de sa douce étreinte et la lui rend, embrassant son torse, ses épaules et son cou à mon tour et à profusion, malgré mon état de détente important.

Je le laisse finalement m’attirer plus loin, ramollie par tant de bonheur mais trouvant encore la force de sourire et de ne pas le quitter des yeux. Mon Volcan fait de même, couplant son front au mien et ses doigts à ma joue, tandis que ma main se blottit délicatement contre la sienne. Je le laisse répondre à ma question en m’en posant d’autres puis réponds d’une voix douce et teintée de tendresse.

- Je ne saurai demander davantage que ce que vous me donnez déjà, Amadotsu-san. Exister est le premier cadeau que vous m’ayez offert en apparaissant soudain dans ma vie. Depuis, vous n’avez jamais cessé de me rendre de plus en plus heureuse, qu’il s’agisse d’amour ou de folie. Je n’ai rien à attendre de plus. Sauf peut-être... me laisser me charger d’une dernière chose.

Ma main glisse lentement de sa joue à son cou, puis de ce dernier à son buste pour finir par glisser sur son bas-ventre, mes doigts s’attardant finalement sur son entre-jambe.

- Je dois vérifier que rien ne vienne souiller le saint des saints, après la précédente bataille. Il serait fâcheux que vous ne puissiez plus en user à votre guise.

Un sourire taquin se dessine sur ma bouche, dont je manque de provoquer la rencontre avec la sienne mais que je laisse disparaître sous l’eau, avec ma tête et mes cheveux noirs dissimulant mes agissements pourtant évidents. Avant d’atteindre sa masculinité, je pousse mon amant vers un petit ilot rocailleux situé au centre du lac afin qu’il y prenne appui et ménage des efforts de nage pour profiter de mes prochaines attentions.

Une fois ceci fait, j’attrape son siège et enveloppe sa lame de chair de mes lèvres, débutant quelques massages langoureux et poussés, aidée d’une eau pure et fraîche dont j’utilise les légers remous pour satisfaire le Gouverneur de Kazan. Mes yeux fermés pour plus de précisions, je ne peux m’empêcher de sourire, sans pour autant cesser d’affrioler sa vigueur, tandis que je la sens réagir vivement aux caresses que je lui accorde. Mais bientôt, le propriétaire du vît s’impatiente et me rejoint sous l’eau, pressé de loger son arme dans le fourreau le plus adéquat pour elle.

Emboîtés pour la troisième fois, sans autre appuis que les clairs flots du lac de Birei, nous ne faisons qu’un et atteignons encore, ensemble et ardemment, le pinacle des délices. Mon souffle se perd cette fois en un cri que personne ne peut entendre, le sien se perdant en une multitude de bulles remontant à la surface. Mon tout et moi remontons la quérir et, dans notre reprise d’air s’articule deux rires saccadés mais sincères. Ainsi continuera notre vie jusqu’à la nuit des temps. C’est bien la seule attente que je puisse avoir envers le Taisho des Flammes, Daimyo de la Pierre, Gouverneur de Kazan et Homme que j’aime sans limites.


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