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 Le vent souffle : Temple meisou printemps 41

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Eda Yuzuki

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Sohei

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MessageSujet: Le vent souffle : Temple meisou printemps 41 Dim 17 Juil - 10:12

C’était une journée tout ce qu'il y a de plus banal en Eiichiro . J'avais été affecté à la garde du temple de Meisou , enfin, plus précisément de la ville alentour . Ça faisait des heures que ma garde avait commencé et, rester debout comme ça est assez fatiguant et je commençais a avoir mal au dos si bien que je dut m'appuyer sur mon nigatana dans une légère grimace pour soulager la douleur .

La rudeur de l’hiver avait laissé place a un temps plus doux baigné d'un large soleil . Enfin  c'est ce que je supposais en sentant les rayons réchauffer ma peau . Ça faisait un moment que je n'avais pas vu le ciel, si  bien que j'en ai finis par quasiment oublié a quoi pouvait bien ressembler un beau ciel ensoleillé . J'ai seulement un vague souvenir des couchés de soleil sur les monts enneigés de Fukyuu que le temps a finit par flouter... Le bruit de mes carillons me permettent de voir une multitude de choses mais a malheureusement ses limites . Il y a fort a parié pour que, je ne puisses plus jamais pouvoir admirer le ciel comme au bon vieux temps... Cette pensé me rendit nostalgique, l’exprimant dans un long soupir .

La journée était vraiment très calme . On n'avait pas vu grand monde depuis ce matin et il y avait peu d'activités . Pour être franche je commençais même un peut a m'ennuyer... Mais bon, il ne fallait surtout pas baisser sa garde....Ces derniers temps les attaques yokais sont de plus en plus nombreuses dans la région . Les temps étaient troubles et nous étions de plus en plus fatigués . On pouvait commencer a la lire sur le visages de chacun de habitants du coin . Je savais que même si les kamis nous offraient un peut de repis, il ne fallait néanmoins pas baisser sa vigilance...Personne ne sait ou et quand auront lieu les prochains troubles et nous devons êtres prêt a réagir aussi vite que possible . La sécurité était renforcé et on avait pas forcement le temps de souffler, l’accès à la ville et au temple étaient contrôlés .

Je jetais un œil à mes collègues sohei qui étaient avec moi . Nous étions 3 pour garder l'entrée . Eux aussi commençaient a fatiguer, s’efforçant de rester droit prenant appui sur ce qu'il pouvait pour l'un tandis que l'autre avait carrément abandonné l'idée de rester debout et était assis contre une arbre bien tranquillement sûrement a l’ombre . C'est sur que de rester debout a surveiller l'entrée du village était une tache épuisante, et, se dégourdir les jambes ou se poser un peut ne nous ferait pas de mal . Je lanca a mon camarade toujours debout a moitié en riant :

«-Eh....Akira-san... le premier qui flanche paye sa tournée, tes partant ?

-Vendu yuki-san...prépare toi a payer ce soir !»

Un large sourire se dessina sur son visage, c’est ainsi que notre garde repris, le dos droit et la tête haute .  Le supplice dura ainsi quelques heures de plus sans que rien de notables se présente . Nous n'en attendions pas plus a vrais dire, hormis l'arrivé de pèlerins dans la journée . En toute franchise j'avais hâte qu'ils arrivent, déjà parce que comme ça au moins je pourrais bouger un peut mais aussi car j’éprouve le plus haut respect pour ces gens . C'est d'ailleurs grâce a des pèlerins que j'en suis la, et … que je suis toujours vivante .

Une légère brise vint rafraîchir un peut l'air, comme quoi même le grand kazegami est avec nous en ce jours . Le vent ramenant avec lui un léger écho...on dirais bien que du monde arrive...le bruit est trop faible et étouffé, je n'arrive pas a distinguer combien ils sont ni ou ils peuvent être...  Cela n'avait pas d'importance car, il ne fallut pas longtemps pour pouvoir apercevoir la troupe... a première vue des lancier, après je serais bien incapable déterminer qui ils peuvent être...était-ce les pèlerins que l'on attendais ? Une fois encore on le sauras bien assez tôt .

D'un seul homme, Akira et moi-même barrèrent la route en croisant nos nigatana . Alors que la troupe se rapprochait a tel point d'arriver quasiment a notre niveau, l’homme assis se leva péniblement . Apparemment il était bien là où il était et, être dérangé n’était pas la chose qui l'enchantais le plus . Mais bon il dut ravaler sa fierté en accueillant les voyageurs .

« Bonjours messieurs, je suis désolé d'avance pour cette accueil mais du fait des récents événements...quelque peut...mouvementés, les entrés sont contrôlés... puis-je savoir qui vous êtes et la raison de votre visite ? »

 Je laissais l'homme parler, il était de toutes évidence plus doué avec les mots que moi . Je restais droite l'air impassible, essayant tant bien que mal de cacher mon excitation . Accueillir des pèlerins, si jamais ce sont bien eux, nous changerais les idées ...
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Akogare Kitai

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Sohei

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MessageSujet: Re: Le vent souffle : Temple meisou printemps 41 Mar 9 Aoû - 13:33

Depuis les hautes terres du centre, la petite troupe avait progressé depuis les neiges, passant par les mers du centre, profitant de l'une des nombreuses nefs reliant le domaine des fidèles de Ôyamatsumi pour celles de Hokori et d'un court transit à la pointe des frontières des disciples d'Izanami. Le gros du voyage s'était ainsi passé à rejoindre les ports de Ite, la traversée de la trouée de l'Océan au cœur de Yokuni n'ayant pris qu'une journée pleine.

Finalement, les steppes balayées par les flux aériens des terres de Fujin accueillirent les jeunes apprentis et leur guide au bout du sixième jour d'un périple des plus tranquilles. La douceur du climat ressenti depuis les eaux et plus encore maintenant qu'ils avaient rejoint le plancher des bovins égayait l'humeur, la fatigue occasionnée par les malaises dus aux remous des courants aquatiques s'effaçant pour une liesse et une excitation de découvrir des pairs d'une demeure divine toute particulière.

Aussi fier pouvait on être de servir le Sage au sommet des Monts, il n'en était pas moins vrai que Meisou était un temple exceptionnel tout comme un symbole, puisqu'il accueillait non pas une, mais deux Voix de Kamis, montrant au pays entier l'entente des territoires de l'Est. Ainsi, Kitai guidait ses futurs frères récemment intégrés aux murs de Gakushiki afin de s'inspirer des us et coutumes des soheis des brumes et des vents réunis.

L'entreprise n'avait pourtant pas été aisée à le voir en incarner le meneur, devenu des plus casaniers depuis quelques mois où son âme sœur et lui s'étaient découverts d'autres jeux que ceux de leur enfance. Elle n'avait pas été innocente à son départ, le poussant à accomplir son devoir malgré le brasier qui les liaient et à présent, il l'en remerciait intérieurement, même si elle lui manquait parallèlement à cela.

Bientôt, les adolescents et lui parvinrent en bordure d'un bourg sur la voie menant au Saint monument, ce dernier leur étant encore invisible. En Fukyuu, les villages bordant les chemins de prière servaient au repos des pèlerins les traversant et une garde d'homme d'armes entretenait un registre de passage, à leur tête se trouvant souvent un bushi dont c'était là la tâche. Il fut intrigant aux prunelles bicolores du moine combattant de distinguer en lieu et place de cela les lances et les kimonos typiques de sa propre caste veiller sur le transit de la route.  

Le dernier Akogare mit la chose sur le fait qu'ils devaient se trouver à forte proximité du lieu de culte qu'ils étaient sensés atteindre et ne s'en formalisa pas plus, avançant au devant de ces hommes en leur souriant de façon aimable. Son regard dichromatique passa sur chacun d'entre eux pour mieux s'arrêter sur un moine qui n'en était pas un… Mais une, à n'en point douter.

Il fallut un certain temps au lancier pour entendre l'homme qui leur fit la politesse de la réception, l'incongruité du spectacle qu'elle représentait de sa simple existence le laissant coi durant une ou deux minutes gênantes. Pourtant, il ne pouvait pas s'y tromper, l'arme qui se dressait à ses côtés, si les mikos en partageaient parfois le maniement par pur exercice, n'avait pas sa place aux côtés d'une demoiselle, encore moins les vêtements caractéristique de l'ordre fraternel des soheis.

La chose fut si dérangeante qu'il ne remarqua que bien après le bandeau qui barrait les yeux de la jeune femme. Enfin, il put cependant rassembler ses esprit pour ne pas paraître impoli en laissant la question de celui qui s'était désigné comme interlocuteur sans réponse, précédent cette dernière du salut rituel des mains jointes autour de la hampe de son arme :

O'hayo gozaimasu, sôheis de Meisou… Je suis Akogare Kitai, frère du temple d'Itegami et responsable de ces garçons. Notre désir est humble et notre volonté pacifiée de toute volonté de nuire nos pairs des Vents, car en réalité, nous établissons là pèlerinage au sein de vos terres, sous l'autorisation de l'édit Impérial lui-même au culte que nous partageons vous et nous, ainsi que la signature de la main même de mon maître, Oondo Gashiri-sama, Jushoku des Glaces Éternelles.

Sans plus attendre, il produisit un passe droit qu'il avait jugé bon de se faire le porteur et le tendit à son homologue avant de reprendre :

Vous n'avez aucune raisons à nous donner ni à vous sentir désolé de remplir votre devoir de protection du domaine spirituel de Eiichiro dont nous avons la prétention de vouloir le visiter afin de nous imprégner de sa grandeur… Si vous nous le permettez, bien entendu. Nous avons cependant prévenu Meisou bien avant notre départ de nos terres et jugés bon d'attendre l'autorisation de vos hauts prêtres.

Impossible pour le moine combattant de ne pas lancer des regards à cette fille dont il venait de surprendre une meurtrissure pareille à la sienne, du même côté de son visage, de celle que laisse une langue de flamme lorsqu'on la subit sur sa peau et le projetant près de vingt années plus tôt. Il n'avait aucun doute que si l'opportunité lui serait offerte de discuter avec elle, il aurait nombre de questions à lui poser, tant son existence même était un mystère.

Quoiqu'il en était, la suite de cette marche pieuse se trouvait entre les mains des gardiens qui leur barrait le chemin et il devrait s'en tenir à leur décision dorénavant.
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Eda Yuzuki

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Sohei

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MessageSujet: Re: Le vent souffle : Temple meisou printemps 41 Mer 10 Aoû - 18:00

Comme il fallait s'y attendre, la plupart des regards sont tournés sur moi . Alors que les chuchotements fusaient dans les rangs des jeunes soheis, je sentais leurs regards peser de plus en plus .
Ils avaient beau essayer de murmurer le plus discrètement possible, cela était vain . Il ne m’était d'aucune difficulté de comprendre le moindre de leurs mots, seulement je n'y prêtait guère attention . J'avais l'habitude et, pour être franche, je n'en attendais pas moins . Remarque c'est compréhensible au fond, pour eux je dois être une énorme source d’incompréhension . Après tout les femmes guerrières ne courent pas vraiment les rues, encore moins sohei...et encore moins avec mon handicap . Ça commence a faire beaucoup en fait .

On dirais que se sont bel et bien les invités que nous attendions tant...quel dommage pour eux, ils ne sont pas vraiment venus au meilleur moment il faut l'avouer . Espérons juste pour eux que ce calme dure au moins jusqu'à leurs départ .

 Il était évident qu'ils ne représentaient pas une menace et que l’accès leurs serait autorisé ,Akira et moi même relâchâmes notre garde , décroisant les armes . Nous attendions seulement confirmation et les directives de notre collègue qui contrôlais le passe droit en le survolant rapidement . Il ne s'attendait pas a trouver grand chose d'autre qu'un « c'est bon ils sont invités » et un cachet sur ce bout de papier et,il ne fut pas déçu car c'est exactement ce qu'il y trouva .

Pour être franc...la n'est pas la question . Je crains fort pour vous que vous n'ayez pas l'occasion d'admirer Meisou sous ses meilleurs jours.... mais bon....

Il lui rendit le passe ,tout était en règle et, de toutes façons, il n'avait aucunes raisons de leurs refuser l’accès …même sans passe droit il y a fort a parié que l'entrée leurs aurait été accordé .

Quoi qu'il en soit, je vous souhaite la bienvenue au temple, nous vous attendions . Je vous laisse sous la garde d'un des meilleurs combattant de toute la caste, vous ne risquerez rien .
Yuziki-sama … Tu escorteras ces messieurs durant toute la durée de leurs séjours ici .

J’accueillis l'ordre d'un mouvement de tête pour acquiescer, Je devrais donc escorter 5 soheis, de ce que j'ai compris la plupart sont encore des « novices » . En cas d'attaque d'onis, ou de quelconque autre bestiole pas très amicales, une personne de plus avec eux ne ferait vraiment pas de mal je l'avoue... Je fis un rapide salut en guise de politesse en me présentant rapidement .

Je suis Eda Yuzuki, sohei de meisu et disciple de Fujin .  Je vous conduirais aux hauts prêtres si c'est ce que vous voulez.... Si vous voulez bien me suivre...


Il est clair que sur ce point j'avais encore des progrès a faire . Je me retourna et commença a avancer vers la ville . Guidée par les tintement des carillons , Une sorte de douce mélodie rythmé par mes pas et la voix du kazegami qui nous offrait quelques courants d'airs frais . Tiens ça devait sûrement faire une chose de plus a ajouter aux trucs inhabituels ,cette pensée me fit esquisser un léger sourire .

La ville était bien moins animé que d’habitude . Plus on s'y enfonçait, plus une certaine tension était palpable . Même la présence de samouraïs patrouillant dans la ville était tout juste suffisante a rassurer un temps soit peut la population . Tiraillés entre l'espoir qu'offrait le temple et la peur que soumettait les récents événements, on pouvait lire sur chaque visages la peur et la fatigue .
Au fond les attaques avaient put être repoussés en évitant le pire...les dégâts restaient minimes
et les pertes aussi pour le moment .

J'entendais une fois de plus les murmures de la troupes . Je fus amusée de voir que le sujet de discussion principal n’était plus moi... mais bel et bien la situation de la ville .  La route jusqu'au temple dont on pouvait apercevoir au loin était encore relativement longue . Si je me souviens bien, ils ont dit être de fukyuu . Ça nous faisait un point en commun , on venait tous du même glaçon géant … C'est fou comme le monde est petit . Je pointa du doigt la vague silhouette du temple qui surplombait la ville .

C'est la qu'on va...
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Akogare Kitai

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Sohei

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MessageSujet: Re: Le vent souffle : Temple meisou printemps 41 Mar 6 Sep - 14:18

Le contrôle fut succin, laissant penser au lancier des neiges que celui-ci se distinguait uniquement pour préserver les apparences, malgré le fait qu'il ne comprenait toujours pas pour quelle raison des pairs se trouvaient à remplir le rôle des gens d'armes du domaine des vents. Cependant, s'interroger sur les us et coutumes des disciples de Fujin n'était pas bienvenu, puisque c'était justement là l'optique de leur pèlerinage, aussi le dernier Akogare se concentra sur son observation contemplative, évinçant sa suspicion malvenue.

Une fois leur passe droit rendu, l'un des moines leur rattacha l'escorte de la jeune femme affectée de cécité, ce qui ne manqua pas d'éclairer légèrement le visage du sohei de Gakushiki, si curieux était-il rendu à propos de l'individu si singulier qu'elle était. Kitai lui retourna avec politesse le salue qu'elle lui fit, puis se rendit compte que son geste ne serait probablement jamais surpris par l’intéressée, au vu du handicape qui l'affectait, il se frappa néanmoins intérieurement, car le fait qu'elle ne puisse guère le voir ne l'autorisait pas pour autant à se montrer irrespectueux.

Ainsi veilla-t-il à ce que ses cadets suivent son exemple, souriant à la celle qui se présenta alors, comme si elle pouvait se montrer affectée par son attention. La moniale ne perdit pas de temps en palabres inutiles, annonçant ouvertement la mission qui venait de lui être affectée et exécutant d'ores et déjà cette dernière sans réellement veiller à ce qu'ils viennent à sa suite.

D'un geste, le prêtre-guerrier intima à ses apprentis de se ranger rapidement dans les pas de leur guide, mais sur leur visages se lisait une stupéfaction générale, l'affect de leur accompagnatrice ne la désignant pas particulièrement pour les mener à bon port, de prime abord. Alors qu'ils furent en marche seulement, le fils des glaces et ses novices ouvrirent l'oreille sur le son des carillons qu'il put surprendre au obi de leur conductrice.

Si il était incapable de comprendre le pourquoi de leur présence, il n'en trouva pas moins la musique erratique agréable, se mêlant au zéphyr balayant un pays bien trop plat à son goût, quoique reposant pour les mollets. De fait, un tel paysage lui donnait l'impression de progresser à une allure folle, leur vitesse décuplée par l'aisance offerte par ces routes rectilignes et sans le moindre dénivelé notable.

Si il avait accueillit de façon positive le voyage entreprit, la chose n'était pas prête à changer au vu du plaisir procuré par une randonnée si souple. Cependant, le regard au prunelles d'or que lui jeta un bushi à sombre allure dont le visage trahissait de nombreux combats le ramena à la réalité d'une conjoncture qui lui échappait totalement. Eiichiro apparaissait sur le qui vive du fait d'une origine qui lui était inconnue et qui ne manquait pas de chatouiller son intérêt silencieux.

Il n'était pas le seul à se poser des questions, les adolescents dont il avait la charge se posant à chacun des questions dont ils ne connaissaient pas les réponses dans des murmures que la brise ne masquait pas sous son souffle. Mais ce qui frappa le plus le clerc de Oyamatsumi fut la nature même de la cité qu'ils traversaient, car plus qu'une véritable bourgade, il lui fut évident qu'il s'agissait en fait d'un colossal village relais où s'accumulaient les dévots en espoir d'être reçu au plus vaste Temple de Yokuni et des locaux profitants du commerce immédiat que le fait engendrait en logeant et fournissant des biens aux pèlerins.

La raison de la garde qui les avait reçu lui sembla alors soudain plus claire, quand bien même le spectacle était une première. Sa propre église n'était pas recluse non plus, la vaste cité des sages de Fuyu se situant en contrebas de ses murs, mais la chose n'était en rien comparable à celui de la ville de Kokyuu, authentique croisement pluriculturel auquel Kitai parvenait avec grand peine à identifier toutes les origines s'y mêlant.

Perdu qu'il était à admirer l'agglomération et la vie qui s'y déroulait, il fut arraché à ses rêveries par l'annonce de leur meneuse qui leur indiquait la perspective de leur destination. Si impressionnante était la demeure d'Itegami, celle des divinités du vent et de la brume l'écrasait par sa taille dont on pouvait décrire la haute pagode depuis des kilomètres à la ronde. Même le karamon était discernable depuis leur position, laissant pantois le lancier et bouches-bées les novices à sa suite. Le moine-combattant souffla plus qu'il ne prononça vraiment ses premiers mots alors :

Su… Subarashii… Il tourna néanmoins rapidement son attention vers son homologue des alizés pour poursuivre d'une voix claire et enjouée :

Meisou est donc ainsi… Impressionnant. Je serais bien mal avisé d'émettre un jugement certain sur le sujet, mais il m'apparaît clair qu'un tel palais peut contenir les incarnations non d'un, mais bien de deux des Kamis majeurs auxquels nos prières et notre protection sont dédiés. Le nombre de soheis et de mikos qu'il doit contenir dépasse mon entendement…

Malgré la sincérité de son propos et son réel engouement étaient surclassés par l’énigme que représentait l'humeur maussade au sein de Kokyuu, aussi tenta t-il d'en comprendre les raisons auprès de leur guide affectée :

Hum… Eda-san… Que ce passe-t-il par ici ? Eiichiro ou du moins, cette province semble affectée par un mal dont les nouvelles ne sont pas montées jusqu'aux monts abritant mon Temple, j'en ai bien peur. Si nous avions su que les votre étaient touchées par quelques traumas que ce soit, nous aurions remis notre entreprise à plus tard…

Son inquiétude était manifeste et on ne pouvait plus sérieux, si ses expressions pouvaient échapper à leur étrange accompagnatrice, son ton, lui, ne pouvait guère lui mentir.
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Eda Yuzuki

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Sohei

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MessageSujet: Re: Le vent souffle : Temple meisou printemps 41 Sam 17 Déc - 22:19

« Meisou est donc ainsi… Impressionnant. Je serais bien mal avisé d'émettre un jugement certain sur le sujet, mais il m'apparaît clair qu'un tel palais peut contenir les incarnations non d'un, mais bien de deux des Kamis majeurs auxquels nos prières et notre protection sont dédiés. Le nombre de soheis et de mikos qu'il doit contenir dépasse mon entendement… »

L'enthousiasme de l'individu en découvrant la ville et apercevant surement le temple au loin faisait vraiment chaud au cœur. Cela en était presque amusant, je m'amusais à imaginer la tête qu'ils pouvaient bien faire en ce moment mêmes, si bien que j'en lâchai un léger rire. Je me retourna presque en virevoltant, faisant mine de le regarder, après tout ce n’est pas comme si je pouvais avoir une image distincte de quoi que ce sot mais bon. Je savais que cela pouvait être frustrant pour une personne normale de ne pas parler en face de son interlocuteur. L'un des avantages de ne plus voir, c'est que j'étais capable d'avoir une « vision périphérique », je pouvais marcher en reculant sans aucuns problèmes.

« Ah ah j'imagine bien qu'il doit être plutôt imposant en effet, il est vrais que bon nombres de frères et sœurs de la région vivent ici et, c'est parfois un beau bazar. Quand il y a tout le monde...surtout pour moi... mais bon, ne vous en faites pas, Il y a tout de même bien suffisamment de place pour tout le monde, même pour les visiteurs.»

La route avait beau être bonne, j'esquivais de manière tout à fait naturels les obstacles que j'entendais derrières moi tout en continuant de parler au groupe. D'ailleurs cela devait être plutôt drôle à regarder au final, je m'imaginais évitant les obstacles avec grâce tel une danseuse guidée par le continuel son des carillons, enfin la réalité devait être bien moins idyllique mais je me représentai le monde la ma façon donc bon, pourquoi pas ?

« Hum… Eda-san… Que ce passe-t-il par ici ? Eiichiro ou du moins, cette province semble affectée par un mal dont les nouvelles ne sont pas montées jusqu'aux monts abritant mon Temple, j'en ai bien peur. Si nous avions su que les votre étaient touchées par quelques traumas que ce soit, nous aurions remis notre entreprise à plus tard… »

Le sourire que j'avais se transforma de suite en grimace. Visiblement il n'était pas au courant...Je ne savais pas si je devais plutôt le prendre comme une bonne ou mauvaise nouvelle. Apres tout ça voulait dire que les autres temples, non, mieux, les autres régions n’étaient pas touchés par les attaques mais du coup, quelqu'un est-il au courant de la situation ? Cela voulait-il dire que nous n'aurions pas de renforts ? Les forces de Meisou avaient beau être importantes et les assauts jusque-là repoussés, qui sait combien de temps nous pourrions tenir...
Mais bon, l'heure n'était pas aux questions inutiles, je lui répondis en essayant de rester positive.

«  Vous...vous n'êtes donc pas au courant ? »
Je poussai un long soupire, m'arrêtant net pour laisser passer des enfants déboulant à toute vitesse du coin de la rue.
Une fois ceux-ci passé, je repris ma route, toujours en faisant face a mon interlocuteur :
« Pour être franche avec vous, cela fait un certain temps que nous essuyons des attaques...De quoi ? Je ne saurais hélas vous le dire à cause de… vous savez quoi... » à cette phrase je passa ma main sur mon bandeau.
« Mais la seule chose que je peux vous dire, c'est que ce n'est pas humain, ce sont des sons que je n'avais jamais vu auparavant...certains parlent de yokais mais bon...
Quoi qu'il en soit ne vous en faites pas, ils ne passeront jamais nos défenses, vous êtes ici en sécurité...Au fait, cela va surement vous sembler étrange voir même incongru de ma part mais, je vous prie de m’appeler par mon prénom…Yuzuki, mon nom est taché par le déshonneur et, je ne veux plus y être liée… »  »

Je voyais le son des carillons dessiner peu à peu les marches menant au temple, une sorte d'écho qui ne finissait jamais...Faudra un jour qu'on m'explique pourquoi en avoir mis autant… Ca rendait l’accès au temple long et épuisant .Lorsque nous y fîmes, je posai mon pied sur la première marche en désignant le temple de la main.
« Soyez les bienvenus à Meisou mes frères ! »

En fait je ne savais pas du tout de ce que j'étais en train designer et, apparemment, à en juger par les rires (biens que retenus) de quelques membres du groupes, ceux pas du tout retenus et le « Ah non, ca, c’est une statue Yuki-san » des gardes qui descendaient les marches derrières moi, ça ne devait pas être le temple... Et ben je devais vraiment être fatiguée moi.
Ma tête se décomposa me sentant extrêmement ridicule, je ris jaune et enchaîna avant que quelqu'un ne puisse émettre un commentaire.
« bref c'est par la »
D'un air froid et contrarié.
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Akogare Kitai

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Sohei

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MessageSujet: Re: Le vent souffle : Temple meisou printemps 41 Sam 22 Avr - 22:44

Si Kitai n'avait pas été confronté au handicap de son interlocutrice, il n'aurait su lui attribuer celui-ci, tant il lui semblait même qu'elle le dévisageait alors qu'il appréciait les beautés qu'offraient Meisou. C'était là sans compter sa marche assurée ou celle, à reculons même, qu'elle eut tandis qu'elle rebondissait sur les propos lâchés au hasard et qu'il avait pu avoir. Le sohei aurait voulu s'excuser pour son emballement à la vu de la demeure sacrée des hôtes de Fujin et Izanami, puisqu'il était peu probable que Yuzuki ait jamais pu constater à quel point sa demeure était immense au-delà du sol qu'elle avait du fouler.

À moins qu'elle n'eut escaladé ce dernier, ce dont il doutait fortement. Elle le rassura de son sourire et à sa tentative de le rassurer quand à l'espace dont disposait le monument et de cela, il n'avait pas vraiment besoin qu'on le lui annonce, tant il avait l'impression que le Temple aurait pu recevoir Yokuni tout entier en son sein. Mais ses propres mots eurent un effet néfaste sur l'humeur radieuse de leur étrange et habile compagne de route qui perdit sa jolie expression lorsqu'il la ramena à la situation qui paraissait toucher le clan des vents ou plus particulièrement le domaine de Kokyuu.

Une fois annoncée l'évidence de sa méconnaissance de la problématique du sanctuaire du cheval et du mouton, il ne put que comprendre qu'il s'agissait d'un état de fait identique à ce qu'avait vécu la province de Miyuki. Ce qu'elle décrivait sans savoir de quoi il s'agissait du fait de son incapacité était d'ordre yokai, bien entendu, ce qui n'était pas humain ou animal appartenant à cette troisième catégorie, bien large et où se rangeaient autant de créatures fabuleuses que dangereuses.

Alors que malgré le mots se voulant encourageant qu'elle eut, il s’inquiétait d'avoir pu emmener les moinillons de Gakushiki dans ce pèlerinage dont la destination était sujet à des attaques, il eut le cœur serré quand elle lui annonça ne pas désirer être appelée par son nom. Le dernier Akogare se pétrifia presque à cette réaction, se demandant pourquoi elle avait bien pu lui donner si celui-ci était porteur de la moindre honte pour elle.

Mais elle ne sembla pas s'en offusquer bien longtemps, s'arrêtant au sommet des marches menant à l'enceinte époustouflante du bâtiment et désignant… L'un de ses gardiens de pierre. Kitai était persuadé, tout comme les enfants qu'il accompagnait et qui riaient de bon cœur, que là n'était pas du tout ce qu'elle avait souhaité distinguer de son geste plein d'emphase.

Pourtant, le lancier en fut horrifié, quand bien même les partenaires de route de leur guide aveugle se moquaient gentiment à leur tour. Elle se renfrogna aussitôt, leur indiquant froidement la route à suivre sur ce quoi le prêtre combattant se sépara de son groupe pour venir à sa hauteur, terriblement accablé avant d'annoncer d'une voix claire et sincèrement impressionnée :

Zetsumyô, Yuzuki-san ! Jusqu'à ce petit instant, rien n'aurait pu me laisser penser que vous puissiez vraiment être affublée de cécité ! On raconte que les plus chanceux qui ne voient guère la lumière parvienne à s'ouvrir à un sixième sens, comblant totalement celui qui fut perdu. Si vous ne m'en avez pas montré là la preuve, alors je dois être aveugle à mon tour ! Impressionnant en tout cas.

Il lui souriait de façon solaire, mais se décomposa en se disant qu'elle ne devait rien voir de ses traits et que cela était en pure perte, aussi, déconfit, il ajouta :

Fukyuu a connu aussi son lot de tracas en Miyuki, Gakushiki fort heureusement préservé en grande partie de ce que vous semblez avoir essuyé en Meisou… Si nous avons néanmoins subit quelques assauts de bêtes étranges et rendues folles, nous n'en avons pas conçu la peine que vous dépeignez de vos propos. Un lieu comme celui-ci ne peut il pas être protégé par l'armée unie des deux clans de Okaruto et Eiichiro ?

Je ne veux pas intercéder dans les affaires de mes frères voisins, mais il m’apparaît important que le siège de nos Kamis soit gardé au minimum… Je ne savais pas que nous partagions ce mal… Et si c'est le cas, alors nous pouvons imaginer que vos alliés des brumes, les gens des flammes et ceux des foudres ont connus pareils chaos…


Il se prit à réfléchir à l'implication que cela pouvait avoir, puis se frotta la tête, l'air gêné, quand bien même ne pouvait elle guère le voir avant de poursuivre :

Mais je ne suis personne pour penser cela… Mes hypothèses sont fariboles et indigne de votre intérêt.

Il resta un instant à ne rien dire avant de reprendre la parole, son ton trahissant un certain inconfort tandis qu'il présentait ses excuses :

Oh… Et je suis navré d'avoir usé de votre nom pour vous adresser la parole. Je ne sais rien de ce que vous dites au sujet de ce qui a trait à celui-ci, mais alors, je ne peux que me demander pourquoi vous êtes vous présentée par ce dernier ? Bon nombres des notre sont des âmes égarées qui abandonnent leur nom pour rayer leur passé… Pourquoi ne pas vous être présentée à moi comme Yuzuki-san, tout simplement ? Vous êtes vous refusé cet abandon ?

Il ouvrit ses yeux aussi rond qu'ils le lui permettait, soudain conscient de son outrecuidance et il enchaîna, gêné :

Sumimasen… Je ne sais pas ce qui m'a prit… Je n'aurai pas dû vous harceler de ces questions qui ne me regardent pas. Oubliez donc et faites nous visiter ce domaine, si cela ne vous dérange pas...
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Eda Yuzuki

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Sohei

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MessageSujet: Re: Le vent souffle : Temple meisou printemps 41 Ven 16 Juin - 23:26

Je soupirais un bon coup avant de commencer à monter, en indiquant à mes compagnons d’un signe de la tête la bonne direction cette fois ci.
L’un d’entre eux se démarqua, en fait il l’avait déjà plus ou moins fais tout au long de notre périple, je m’arrêtais pour l’attendre, histoire de marcher à son niveau et de pouvoir continuer cette conversation plus en « privé ». Afin de ne pas avoir à hausser la voix pour parler ou que tout le monde entendent…
Je le laissais parler, je pris soin de le laisser finir avant de répondre, j’imaginais qu’il devait être gêné par la situation de tout à l’heure. Je le comprenais, surtout que si j’avais bien compris, il était responsable du groupe. Même si au fond ce n’était pas vraiment grave, ça arrivait souvent et ça avait au moins eu le mérite de détendre l’atmosphère.

«vous savez nous sommes tous deux frères d’armes en quelques sortes, et surtout nous sommes égaux, donc ne pensez pas que vos pensées ne sont pas dignes d’êtres écoutés mon frere.
Votre parole est aussi digne que la mienne, ne vous bridez pas pour si peu… »


Je pris une petite pause et, commença à répondre a ses interrogations d’un air amusée.

"Hm…sans vraiment parler de sixième sens, c’est plus question d’aiguiser ceux que l’on a pour compenser…. Contrairement à ce que l’on peut penser, avec un peu d’entrainement, ça devient presque un avantage, je peux savoir bien plus de choses que vous ne pouvez percevoir… mais bon…si j’ai une arme et le droit de m’en servir, ce n’est pas pour rien non plus ah ah.
Merci beaucoup, je suis honorée d’avoir pu vous impressionner
. »

Je pris le deuxième sujet un peu moins à la légère, nous n’avions pas vraiment été mis au courant de la situation des autres pays, savoir que c’était la même chose ailleurs était a la fois rassurant et terrifiant…Même si d’un certain coté j’aurais préféré que cela n’arrive qu’à nous, qui sait quels dégâts ont étaient causés par ces choses dans d’autres régions moins protégées.

« Sinon je dois avouer que je ne suis pas vraiment au courant de comment s’organise la défense, c’est suffisamment la pagaille comme ça, je me contente de suivre les directives… Mais maintenant que vous le dites…il me semble que dans toute cette agitation j’ai entendu des soldats qui n’étaient pas d’ici…
Sinon je partage votre avis, il me semble que vous ayez raison sur un point, il est tout à fait envisageable que ces évènements se soient produits dans les autres contrés…C’est effrayant dans un sens… »


Nous continuâmes à avancer, je n’avais pas vraiment besoin de faire le guide pour le coup, tant que nous n’étions pas arrivé en haut, il fallait tout simplement continuer tout droit.


« Ah oui j’oubliais, pour mon nom, ne vous en faites pas.
C’est juste que je ne veux pas forcement y être assimilée tant que l’honneur de la famille n’aura pas été restauré, mais en tant que dernière représentante de celle-ci, je ne veux pas que les miens soient oubliés…vous venez de Fukyuu non ? Je suis née la bas, vous venez d’où si cela n’est pas trop indiscret ? »


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Akogare Kitai

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Sohei

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MessageSujet: Re: Le vent souffle : Temple meisou printemps 41 Sam 15 Juil - 18:06

Loin d’apparaître choquée ou blessée par ses propos, elle débuta même de le rassurer à sa façon, du moins le pensa-t-il, lui rappelant qu’ils étaient tous deux du même bois et que leur relation ne pouvait se permettre d’établir un lien hiérarchique, fut il visiteur et elle à domicile. Tout ceci en continuant leur progression dans l’enceinte du plus vaste temple à plat qu’il ait jamais pu voir, celui de Gakushiki lui apparaissant bien plus en hauteur que ne l’était Meisou.

Sa pagode centrale se dessinait au loin, magistrale, évoquant autant le souffle de Fujin que la brume d’Izanami. Pour autant, il ne s’attarda pas à la contemplation du domaine spirituel, tâchant de la regarder en face tandis qu’elle lui répondit, bien qu’elle ne lui aurait certainement pas tenu rigueur de ne pas la fixer dans les yeux. Il se trouva bienheureux qu’elle puisse parler ainsi de son handicape qui n’en était pas un, s’en inspirant même pour y avoir échappé lui-même, bien des années plus tôt.

Kitai connaissait la légende de l’exacerbation des sens survivants à la perte de l’un d’entre eux, mais il doutait cependant que cela puisse permettre d’y trouver un avantage, sauf peut être pour celui qui viendrait à sous estimer la victime de ce manque. Cette dernière ayant fait de son état son habitude, sa façon de vivre et s’étant hissé à un plan d’existence au moins comparable à celui de tout un chacun.

Mais si la vue était si optionnelle que sa soustraction développerait une forme de supériorité dans la perception, alors il ne doutait pas que tous feraient en sorte de se couper à la lumière. Cependant, il n’avait aucun intérêt à contredire ou argumenter ce point là et n’en retirait aucunement ses propos au vu de l’étonnant naturel qui était celui de Yuzuki pour avancer, malgré son état.

Le sujet revint tourner autour de l’actualité des Temples, les nouvelles étaient difficiles à entendre parmi les montagnes et elles se propageaient plus du fait de rumeur de voyageurs que d’un système élaboré, comme il aurait cru que Eiichiro, territoire des vents, aurait pu avoir pour transmission de l’information dans ses frontières. Ainsi ses frères des disciples de Kazegami se trouvaient au moins autant dans l’ombre qu’il ne l’étaient en Fukyuu.

Néanmoins, le Temple joint de Kokyuu ne semblait pas affecté autrement que dans son organisation par les tracas qui s’étaient abattus en Miyuki durant la fin de saison printanière. Tout à ses réflexions, le dernier Akogare réorganisa sa petite troupe de jeunes et faillit manquer le dernier point abordé par son interlocutrice et l’aveu qu’elle lui fit de ses origines ajouta à nouveau une pierre à leur nombreuses ressemblances. Revenant à sa hauteur en trottinant, les prunelles disparates du sohei grondant de façon muette un de ses jeunes frères dissipé qui venait de se détacher du groupe, il réfléchit un instant avant de reprendre à son tour :

Pardonnez mon ignorance, je ne connais que trop peu l'héraldique et les noms des familles de mon propre clan pour avoir compris avant que vous ne me le disiez que vous aviez pu voir le jour dans la terre même qui m’accueillit en ce monde. Je sais être originaire de Miyuki, mais cela fait depuis mon plus jeune âge que j’ai été accueilli au Temple de Gakushiki, en Fuyu. Décidément, Yuzuki-san, nous avons beaucoup de points communs vous et moi. J’ai été marqué par les flammes et je sais reconnaître une blessure du même acabit que la mienne, pour seule différence, les Kamis n’ont pas jugés bon de me retirer la vue… Voici pourtant deux Fukyuu devenu moines combattants et marqués par les flammes qui viennent à se rencontrer. Drôle de destin que cela, je dois avouer.

Il se passa négligemment le bras derrière le crâne avant de continuer :

Enfin, passons… Vous me laissez dire bien des bêtises. Mais je vous remercie de le faire, cela fait un certain temps que je n’avais pas parlé si librement. Je ne vous ennuierai plus à propos de votre famille… Mais peut être que vous pouvez me parler, en tant que expatriée des neiges, de ce que vous évoque ces terres que sont celles des Vents ? Vous m'apparaissez heureuse, entouré d’amis… Et me voyez enchanté d’imaginer que vous ayez pu être accueillie de la même façon que je ne le fus moi-même… Peut être même que, comme pour moi, une personne vous est ici plus chère que les autres et vous aura permis d’avancer sur la voie de votre existence ?

Kitai devint rêveur à cette évocation et son propre cas, son sourire devait bien se trahir dans son ton, pour être autant entendu que vu lorsqu’il conclut :

Ce serait là un fait des plus amusant…
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Le vent souffle : Temple meisou printemps 41

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