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 [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper

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Yukino Seishin

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Chûnin

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MessageSujet: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Dim 2 Oct - 23:47

Les jours qui suivirent l'épisode au Palais furent autant dédiés à chercher la demeure qu'ils partageraient dorénavant qu'à la tentative du revenant d'exprimer ce qu'il était devenu lors de cette nuit qui aurait du le voir disparaître, les sentiments qui l'avaient habités alors et permis sa renaissance. Mais ils furent aussi le théâtre d'un échange apaisant de leurs souvenirs mutuels, Seishin prenant grand soin de se montrer détaillé afin de rassurer son Jônin et amante que si il était reparu sous un autre nom, il n'en restait pas moins Masao pour autant.

Certains de ces derniers s'avéraient dur à rappeler, évoquant l'éternel dévouement qui n'avait jamais cessé d'être le sien depuis qu'elle avait fait irruption dans sa vie à la suite d'un honni dont il veillait à ne pas prononcer le nom, tant pour ne pas éveiller les traumas qu'il avait fait subir à sa bien-aimée que la sourde colère qui menaçait d'engloutir le chûnin à ce propos.

Ils passèrent le reste du temps à se découvrir d'une toute autre façon que par les mots et malgré la connaissance qu'ils débutaient d'avoir l'un vis à vis de l'autre à ce sujet, chaque minute passée ainsi était une nouvelle expérience dont la richesse aurait pu leur faire oublier plus d'une fois qui ils étaient et le rôle qu'ils devaient accomplir.

Une suite d'une luxueuse auberge au centre même de la cité leur servait autant à l’œuvre de la reconstruction de la Maîtresse des ombres, du repos de son esprit et des traitements délicats que son plus doux serviteur lui réservait, qu'à recevoir dans le secret les représentants de leur caste. Ainsi, le lieu devint un quartier général tout comme le domaine d'un ressourcement que Akane avait bien méritée, selon les dires de son second.

Ce matin là, aux premières lueurs offertes gracieusement par Dame Soleil, les soupirs que son élue laissait s'échapper, encore à moitié assoupie et tandis qu'il s'était glissé sous les couvertures afin de lui prodiguer des soins dont elle ne serait plus que l'unique réceptrice à présent, ne manquaient pas d'enflammer une nouvelle fois son protecteur autoproclamé. Caché sous les draps, face au seuil de la félicité de sa choisie, il procédait avec autant de méthode que d'amour à humecter son séant et bien au-delà des faveurs de ses baisers.

Chaque caresses qu'il lui adressait, chaque don de sa personne afin qu'elle puisse se laisser aller dans un délicieux abandon n'avait pour souhait que son confort et d'écraser à jamais toute trace du contact ignominieux dont elle avait été la victime, des années plus tôt. Il était à la source de la plupart des initiatives qu'ils entretenaient à la quête du plaisir, mais au grand jamais ne ressentait à ce fait la moindre astreinte.

Ce fut avec une gourmandise renouvelée qu'il appliqua plus d'un égard à la fleur de son univers, la sentant par la même occasion prendre conscience petit à petit de la situation par les tremblements qui commençaient à l'affecter. Avant qu'elle ne puisse émerger totalement du domaine des songes, il entreprit avec minutie de remonter ce corps dont la moindre partie parvenait à déclencher sa faim.

Émergeant de sous le drap, c'est avec un frisson de passion qu'il contempla les traits de la jeune femme dont les yeux à mi-clos le dévisageaient dans une expression concupiscente qui le fascina instantanément. Mais si l'envie soudaine de goûter aux lèvres de la princesse des Setsu fut intense, il n'en demeura pas moins capable de ne pas briser la distance en un éclair, préférant en cela flatter chaque centimètre de peau qu'il trouverait sur son passage.

D'une douce poigne, il massa le sein droit de la belle tout en offrant à son jumeau les bienfaits dont sa bouche était capable sur la pointe de ce dernier, non sans oublier de la taquiner du fil innocent de ses dents. Aux mains qu'elle vint emmêler dans ses cheveux, il sut qu'elle en appelait à l'union de leur visage et alors que sa main gauche n'avait pas cessée de prodiguer nombreuses attentions à sa porte des plaisirs, il consentit à accéder à cette demande muette dans un sourire brûlant.

Elle était son tout et le seul être dont il était certain qu'elle puisse déclencher les battements frénétiques qui animait son cœur dès qu'il posait ses prunelles sur elle, ce fut sa principale pensée tandis qu'il l'embrassa profondément tout en refusant de fermer ses paupières au risque de s'arracher le spectacle de ses traits.

Lorsqu'il fut sûr que qu'elle se trouvait prête à l'accueillir pleinement, il se lia à elle langoureusement, soulevant délicatement ses jambes afin de l'investir lentement, mais avec vigueur et alors que leur bas-ventres se rejoignirent sans qu'une distance ne soit visible, il rompit leur baiser encore lié d'un mince filin de salive mêlée et lui susurra à l'oreille d'un ton suave :

O'hayo, itoshii mono yo…

Débutant alors ses lancinantes allées et venues et se redressant légèrement afin de se perdre dans le balai sublime que représentait à son regard le buste agité de son unique par les à-coups qu'il lui dispensait avec ravissement. Depuis qu'ils s'étaient retrouvés dans cette chambre, il n'en avaient que très peu quitté les murs afin de s'adonner plus souvent que de mesure à cette manière de se connaître et de tout partager.

Seishin était parfaitement heureux de cette flamme soudaine, mais il n'était pas non plus aveugle à l'évidente volonté de son amante à vouloir rattraper un temps qu'elle jugeait avoir perdu entre eux en le laissant ainsi la dévorer si souvent. Il avait poursuivit de se redresser, ses genoux pour appuis et ses bras soulevant légèrement le bassin de la Jônin, augmentant progressivement le rythme de ses gratifications soyeuses.

La voir ainsi vulnérable sous ses traitements était une preuve inéluctable de la confiance qu'elle pouvait lui faire au vu de ce qu'elle avait subit autrefois. Prit de cet éclat de lucidité, il s’émut au bord des larmes, retombant alors lentement contre elle et en l'embrassant intensément tout en l'étreignant par la taille de son bras gauche, le droit glissé sous la nuque de la guerrière des ombres.

Mais il n'était pas le genre d'homme à se satisfaire qu'elle puisse rester ainsi à subir plutôt qu'à prendre les devants. Elle était son aimée, sa Dame et celle qu'il servait au point d'avoir frôlée la mort plus que tout être en ce monde. Se servant de ses nouveaux appuis, il l'aida à se redresser ou plutôt, la souleva toute entière pour l'amener à lui verticalement sans avoir changé la position de ses propres jambes tandis qu'elle s'agrippait à lui en ayant enroulé ses bras autour de son cou. Brisant à nouveau l'union de leurs lèvres, il la fixa dans le blanc des yeux et lui dit alors avec conviction :

Je ne veux plus connaître un jour sans voir ce visage… Akane. Je ne peux pas concevoir un instant sans sentir ton odeur et entendre tes soupirs. Puis-je croire que je goûterais à ces lèvres en quelque lieu et temps que ce soit ?

Et alors qu'il prononçait ces mots aussi naïfs que sincères, il n'avait en rien cessé ses bienveillants assauts, serrant sa propre étreinte sur elle, pressant leur bustes comme s'il souhait que la barrière de la chair n'existe plus pour pouvoir fusionner à jamais avec elle.
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Setsu Akane

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Jônin

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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Jeu 6 Oct - 21:15

Douceur, bonheur, simplicité, félicité. Je ne pensais pas que ces mots pouvaient faire partie de mon existence, il y a quelques temps. Et pourtant, ils sont là, tout comme leur définition, en face de moi tous les jours sous la forme d’un bel homme brun aux cheveux longs et aux yeux couleur sang. Cet être est revenu d’entre les morts. Pour ma personne, il symbolise autant le début de ma vie de shinobi que celui de tout un tas d’horreurs, bien que ces dernières n’émanaient pas de lui à l’époque. J’ai beau repasser le fil de ma vie dans ma tête, j’ignore à présent comment j’ai pu vivre dans Masao. Mon existence était basée sur le mensonge ou la terrible honnêteté de mon père, exprimant un rejet franc que je ne surmonterai peut-être jamais. Puis mon frère a recouvert ce complice qu’il était pour dissimuler derrière un voile opaque nos amusements communs.

Est arrivé Byakuya, celui qui m’apprit tout, même la douleur et la haine, le plaisir de tuer et le goût amer de la vengeance pour finalement me faire subir la brûlure de l’exil. Honoo fut mon foyer pendant des années et c’est un endroit que j’ai toujours chéri, surtout lorsque celui qui devint mon Chûnin en devint, pour moi, le représentant. Ma vie entière fut hypocrisie au moment-même où je croisais ses yeux bicolores et sa dévotion sans égal, son amour si dérangeant à l’époque mais sans lequel je n’aurais jamais pu rencontrer ces belles personnes. Il n’était pas très loquace mais seule sa présence suffisait à donner un sens à tout ce que j’entreprenais car jamais il ne remettait en cause mes décisions ou tentait de les contrer. Il garda même ce précieux secret pour lui, celui d’une trahison qui pourrait aujourd’hui encore me coûter la vie.

Je l’ai fait souffrir et Masao a contenu toute la frustration qu’était la sienne, en mon nom, au nom du respect qui l’a fait me suivre partout. Il n’y eut que cet instant où nous fument réellement séparés, cette fois où il donna sa vie, trop fatigué pour assumer ce combat anodin mais suffisamment déterminé pour me sauver des flammes. Je pensais l’avoir perdu mais ce que j’ai gagné ce jour-là ne fit qu’embellir toutes ces années passées à ses côtés. Mêlé au sentiment d’Espoir, Seishin m’apporta une lumière inestimable, prolongement d’une présence que j’aurais dû chérir bien plus que je ne l’ai fait. Par ses mots, sa délicatesse et ses charmes, mon doux revenant su enfin libérer la femme derrière la Jônin et me laisser profiter d’un sentiment, sans penser aux conséquences dramatiques d’un acte interdit.

Au lieu de réfléchir au fait qu’il deviendrait indubitablement ma faiblesse, je me suis contentée ces derniers jours de marcher à ses côtés, savourant ses différents gestes et paroles sensés me rassurer sur ce passé partagé que nous avons vécu et sur cet avenir commun que j’ai proposé de faire grandir ensemble. Par ce déclic sont nés d’autres plaisirs, ceux de la chair et des humeurs bouillantes qui nous saisissent fréquemment, pour ne pas dire presque sans cesse lorsque nos regards se croisent. Jamais plus alors je ne pense à la meurtrissure dont j’ai été victime par le corps même de mon mentor. Aucune comparaison ne saurait être faite car, malgré le caractère parfois osé de ces gourmandises que je déguste avec mon garde du corps, elles restent toujours pures et teinté d’une affection si démesurée que j’en ai le tournis.

Peu envieuse d’habiter les murs du Château en attendant de trouver ce qui nous ravira pour y mener notre vie en dehors de toute fonction, c’est une auberge qui nous fait profiter l’un de l’autre, depuis quelques jours. La nuit précédente, j’avais rédigé l’ordre à présenter au Daimyo pour officialiser le statut de Yojimbo à coller sur mon amant, permettant ainsi de le faire rester à mes côtés en toutes circonstances. C’était donc déterminée à discuter de cela avec un Gekido plutôt permissif ces derniers temps que je m’étais assoupie, loin d’imaginer les gâteries qui m’attendraient ce matin. D’abord matérialisées dans un rêve, ces attentions devinrent bien concrètes, les lèvres et la langue de mon Chûnin trouvant le chemin de mon plaisir tandis que je me réveille à peine.

Les yeux enfin entrouverts avec difficulté, d’abord, je découvre son visage et réalise que Seishin est la plus belle chose que j’aie été amenée à voir aujourd’hui. Bien au-delà du soleil, bien au-delà des meilleurs senbei qu’il aime particulièrement, bien au-delà de toutes les choses que j’aime faire ou consommer. Je reconnais ce sentiment, celui d’amour qui caresse et fait frémir mon cœur et mon corps à ces contacts que le doux revenant m’offre à chaque seconde, qu’ils soient de chair ou de conscience. Mais je ne lui dis pas encore, incertaine que ce soit nécessaire, puisque dans son attitude paraît évident l’amour qu’il me porte lui aussi. Nous nous étions dit ne pas avoir besoin de parler pour nous comprendre et je le vois saisir toute mon envie de le voir continuer ses gâteries dans son élan d’un doux réveil. Avant même de me dire bonjour, mon beau brun s’attarde sur toutes les manifestations de ma féminité et mes nombreux soupirs ne sont que l’expression d’un désir que je sens grandir à chaque seconde.

Mes mains dans ses cheveux, la sienne flattant un bouton ne demandant qu’à éclore sous ses faveurs, je rencontre enfin ses lèvres comme pour la première fois. Son sourire, que je ne quitte pas des yeux, fait s’étendre le mien et s’emballer mon cœur, au point qu’alors je le sente m’investir à la façon du plus merveilleux des cadeaux. Je rougis lorsque j’entends sa voix pour la première fois ce jour, me laissant aller à ses attentions toutes plus appétissantes les unes que les autres. Je lui réponds dans un souffle, mes doigts s’aventurant sur sa peau, tant qu’il m’en laisse l’opportunité, puis le laisse faire de moi ce dont il a envie, seul propriétaire de mon entière confiance de femme. Je sais que jamais il ne me blessera, que jamais plus je ne verrai ces échanges comme quelque chose de sale ou de douloureux car la source de ma souffrance s’envole avec Seishin.

Il est un concentré d’émotions qu’il me semblait avoir perdues, malgré les attachements dont je fus la victime des mois durant. Ainsi liée à lui, au point d’entendre son souffle changer de rythme au fil de nos baisers et de ses allées et venues passionnés, je me sens proche de pleurer de bonheur, une expression que je n’avais jamais connue jusqu’ici. C’est pourtant loin des larmes que je le laisse me porter contre lui, l’étreignant de mes bras et de mes jambes, aussi précieusement que j’étreins sa lame de chair avec ma saya satinée, toute appliquée de le sentir en moi d’une façon encore inédite. La séparation de nos bouches me ravis, heureuse que je suis sur l’instant de contempler son visage et son besoin de moi dévorant et intense. Ses mots, principalement mon nom prononcé comme le plus précieux des trésors, me font presque autant d’effet que ses douces attaques et il me semble manquer de perdre pieds avant de me ressaisir quelque peu pour tenter de lui répondre.

- S’il faut croire en quelque chose, alors crois à cela, oui. Mais tu ne goutteras pas que mes lèvres, Seishin. Car je serai ton tout le temps que tu le décideras. Je me montrerai sous ces jours que tu ne connais pas encore et ferai de toi le plus enivré des amants, avec l’expérience que le temps me donnera. J’espère te retenir à jamais, si un jour le besoin de partir menace de t’enlever à moi... tant que nous vivrons et même après cela.

Une légère impulsion de ma part le fait basculer doucement en arrière et j’amortis cette fausse chute de mes bras, avant de me pencher vers lui, frôlant ses lèvres, repoussant du bout des doigts ses cheveux pour savourer son cou et le lobe de son oreille. Et alors commence ma propre danse, mon bassin fusionné au sien débutant des mouvements lancinants, loin de mes maladresses du début. Mais bientôt, déjà, après quelques minutes, je sens le plaisir nous submerger tous les deux, prenant possession de nous et me faisant souffler en même temps que lui son prénom, tout aussi chéri que le reste de son être. Alors je prends soin de lutter contre mes tremblements pour lui offrir quelques mouvements supplémentaires, afin qu’il soit victime un peu plus longtemps de son extase. Jusqu’à ce qu’il décide de s’assoir pour m’étreindre tendrement, laissant son visage se perdre encore un peu sur ma féminité, tandis que mes doigts se baladent dans son cou.

- Hier on m’a parlé d’une maison aux abords de Moe, dis-je si doucement que je ne suis pas sûre qu’il m’entende, sans changer de position encore. Elle aurait été construite sans murs ou presque. La demeure est souvent habitée par des voyageurs en quête d’une étape, il y a un jardin mais elle est isolée du reste des habitations et est bien entretenue. Et si on allait jeter un œil ?

Je sais que tout me conviendra, tant que mon doux revenant est avec moi. Mais je sais aussi que jamais son ancien lui n’a habité à un seul endroit. Ma plus grande crainte serait qu’il se sente enfermé... à moins qu’il se satisfasse de cette nouvelle captivité.


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Yukino Seishin

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Chûnin

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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Lun 24 Oct - 13:20

Elle tressaillait presque sous ses yeux carmins, reprenant de juste pieds non sans lui avoir montré à plus d'une reprise tout le bien-être et la liesse que ses attentions lui procuraient, pour parvenir finalement à répondre à sa question. La maîtresse des ombres le rassura immédiatement et sans ciller ni douter tout en jouant délicieusement sur les mots qu'il avait prononcé, allant même jusqu'à attiser sa curiosité au sujet de facette de cet être dont il était apparemment trop sûr d'en connaître tout les aspects, lui promettant même des plaisirs allant au-delà même de ceux pour lesquels il pensait avoir touché les plus hauts sommets enivrants.

Ses derniers mots étaient des évidences à ses sens, il n'imaginais pas le que le triste sous-entendu qu'elle laissait comprendre puisse advenir un jour, dix années d'attentes dévouées et une mort échappée par miracle étaient deux preuves suffisante selon lui pour indiquer qu'il lui serait à jamais acquis. Mais alors qu'il s'apprêtait à contester de ses mots et d'un à-coups légèrement plus insistant, elle le fit chavirer sur le dos avec délicatesse, parfaitement éveillée dorénavant et bien décidée à lui rendre ses initiatives matinales, débutant de le goûter sur le pourtour de son visage et offrant son propre rythme à cet appel à la félicité qui les unissait.

Même une fois atteint les portes de la béatitude, elle poursuivit malgré sa faiblesse temporaire ses mouvements, poussant plus loin encore le revenant dans son soupir de délice. Passé l'instant, la fougue n’apparaissait pas l'avoir quittée alors qu'il provoqua à nouveau le face à face assis, perdant ses baisers sur le buste généreusement offert à ses lèvres tandis qu'elle reprit la parole, traitant d'un domaine qui pourrait devenir le leur et dont une visite pourrait se trouver intéressante.

Peu importe ce qu'elle lui décrivait en réalité, la seule chose qui ferait d'un lieu celui dans lequel il s'installerait sans le moindre doute serait la présence de la puînée de Setsu, même quatre murs et un toit n'avait rien d'indispensable à la lueur de ses pensées. Il n'avait rien d'autre à répondre, bien trop occupé à gâter la féminité de son unique de mille douceurs, s'enflammant progressivement à ce contact, presque prêt pour une seconde et immédiate union, la première n'étant guère encore brisée.

Finalement, bon gré mal gré, il se sépara d'elle dans un sourire, l'embrassant langoureusement comme un accord au propos qu'elle avait tenu. Ainsi, après une toilette entrecoupée de nouvelles démonstrations d'amour et un léger déjeuner, il l'aida à se vêtir, menaçant cette entreprise à plus d'une reprise en flattant son intimité de caresses et son cou des faveurs de sa bouche. Ils y parvinrent malgré tout, la belle en dame soignée, son yojimbo déclaré apprêté à merveille grâce aux choix de son amante pour ses propres tenues.

Seishin tenait en public un protocole impeccable, maintenant une distance de deux pas de la noble sœur du Daimyo sur lequel tout les regards et les saluts codifiés se tournaient, lui même ne perdant rien aux lignes tout juste suggérées qu'il connaissait pourtant par cœur du dos de son élue. Lorsqu'ils furent sorti de la vaste mégapole même, guidés par Akane, il alla se placer à sa gauche non sans lui adresser une expression entendue des rêves perpétuels qu'il lui adressait, se perdant dans les prunelles de cet être qui incarnait jusqu'à l'air qu'il respirait, certain de suffoquer si on venait à lui en priver à présent.

Enfin, ils arrivèrent en vu de la masure, une propriété d'une certaine humilité au vu des rangs qu'ils affichaient et dont il comprenait parfaitement qu'elle ait pu retenir l'attention de son Jônin. Une fois atteint le seuil de la propriété, il précéda sa protégée, jouant son rôle avec précision, fit glisser la porte et examina d'un coup-d’œil la pièce principale au centre duquel un foyer pouvait brûler en toute sécurité.

Un autre pan mobile suggérant qu'une salle jouxtait la première fut l'objet d'une légère étude du prétendu bushi, puis, satisfait de trouver les lieux vidés d'occupant, il revint vers la Gardienne des secrets du clan, l'invitant à entrer à son tour et fermant sur son pas l'entrée de la bâtisse. Il ne la laissa cependant pas véritablement jouir d'une visite complète, l'enroulant par le dos, sa main gauche trouvant sans mal l'interstice des tissus la couvrant vers sa poitrine dont il entreprenait déjà de la gratifier d'un massage délicat, tandis que la libre déliait le obi savamment noué quelques temps plus tôt.

Se délectant un fugace instant de l'expression de sa raison d'être à ses contacts soudain, mais si prévisibles pourtant, il ferma doucereusement la pointe de ses dents sur une oreille de cette dernière avant de murmurer au creux de celle-ci :

Si ces frontières doivent être les nôtres, puis-je en tester le confort à vos côtés, Setsu Akane-sama, afin que nous puissions juger si ces murs sont dignes de nos attentes mutuelles ?

Il s'agissait là de pure espièglerie et de toute évidence, il n'en attendait aucune autre réponse que le consentement qu'un soupir de la belle suffit à lui offrir alors que son kimono s'ouvrait déjà sur son abdomen athlétique et bientôt surface d'attrayants effleurements de ses doigts un moment, qui disparurent ensuite sous le tissu sensé protéger le saint des saints qui se vit rapidement choyer de tendresses.

Sans changer leur sens, il fit descendre des épaules de la jeune femme les vêtements qui la couvraient, délivrant les lignes parfaites d'un corps aiguisé au combat et qui se rompait en sa compagnie à tout les délices. Poursuivant ses atteintes dévouées, il reprit ses messes basses, faisant l'aveu de ses pensées :

Ici où ailleurs, selon ton désir, itoshii mono yo, il n'est aucun endroit que je ne puisse considérer comme celui où je veux être si tu t'y trouves et m'accepte à tes côtés malgré ces pulsions que je t'imposerais sans doute sans autre limite que ma seule fatigue physique… Accepteras tu toujours cela ? Car il m'est évident que si l'excuse de l'intimité nous est offert, même subtilement, j'y percevrais l'excuse pour goûter à nouveau à tes fruits, jusqu'à mon dernier souffle…

Là encore, il n'attendait pas de réponses, du moins immédiates, la retournant de façon à ce qu'elle lui fasse front et de délier les étreintes des dernières frontières barrant ses grâces à ses yeux, offrant ses lèvres en cadeau de bienvenue et la laissant s'affairer sur sa propre tenu, la sachant en communion de ses envies. Le Chûnin ressuscité ne facilita pas la tâche de sa maîtresse des ombres dans cette démarche de soustraction de ses atours, bien décidé d'enfoncer son visage dans le cou de celle-ci, descendant à ses épaules d'abord pour retrouver le torse de sa mie et d'en honorer les sommets jumeaux d'une main et d'une langue obligeantes.

Des ravissements matinaux qu'il lui avait prodigués au réveil, il en fit un écho des plus intense, s'agenouillant et fermant ses doigts sur son doux séant pour toute prises, entreprenant sans compter le temps accordé à cette entreprise de révérer son bas-ventre. Sans couper court à ses considérations pour la féminité de sa conjointe, il termina de se débarrasser de sa parure, afin de s'offrir à elle comme elle le faisait sans avoir pu faire autrement pour lui.

Lorsqu'il fut bien certain qu'elle eut atteint une première fois le paroxysme d'une vague de contentement, il se releva, l'acculant avec douceur contre le mur qui leur était immédiat pour se loger en elle de toute sa vigueur une fois l'une des jambes de son élue légèrement soulevée afin d'en ouvrir les promesses satinées. Brûlant tout comme elle bouillonnait, il pria la bouche de son élue de rejoindre la sienne, réduisant à néant toute distance ayant pu les diviser jusqu'alors, leur buste se comprimant passionnément.

Néanmoins, cela n'apparut plus suffisant à la hauteur des revendications enivrées du protecteur attitré de la cadette bien née, si bien qu'il la subtilisa entièrement du sol, attrapant l'ultime appui qu'elle avait sur celui-ci pour la plaquer d'autant plus contre la paroi assumant leur ébat. Sans montrer un soupçon de signe de faiblesse, il défit le lien de leur visages pour l'admirer dans ses émois, puis de lui annoncer, la voix pleine de ses propres soupirs et d'une joie vivante :

Okaeri…

Le mot dit, il réunit ce qu'il avait défait lui-même et la soustrait du mur pour la transporter au centre de la pièce où il la laissa enfin reposer pieds à terre, provoquant par la même occasion la rupture de leur chaîne de sang. Sans lui laisser le temps de se montrer surprise par cette interruption inopinée, il repassa dans son dos, embrassant son trapèze et massant sa poitrine, se pressant contre son dos, lui laissant sentir contre elle son arme de chair dont il n'avait pas terminé de lui faire subir les assauts.

Seishin la guida afin qu'elle se retrouve sur les genoux puis l'imita, courbant légèrement sa chute de reins à l'aide de sa paume gauche pour leur permettre de se joindre derechef en un seul et même brasier. Les avides impulsions dont il la gâtait ne semblaient pas vouloir diminuer en passion alors qu'il enserrait le torse de la belle dans l'étreinte de son bras droit et ils furent bientôt obligé de poser les mains sur les tatamis pour ne pas se voir basculer sous l'impétuosité de l'amant ressuscité, ce qui ne le freina en rien dans ses à-coups enflammés.

Lorsqu'ils effleurèrent les cimes de la perte total des sens, le chûnin ralentit la cadence, ses vas et viens plus lancinants et comme il avait débuté de s'adresser à son amour éternel, dans un murmure pareil à un tison ardent :

Merveilleuse pièce que voilà… Mais… Il nous reste encore la chambre à visiter, non ?
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Setsu Akane

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Jônin

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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Lun 24 Oct - 13:33

Oh non, pas besoin de mots pour se comprendre. Qu’il me dévore pour dire « oui », qu’il me caresse pour dire « non », je saisis sans grand doute qu’il aurait bien continué de me gâter si je n’avais pas annoncé cette visite inattendue. Mais son baiser termine d’accepter cette proposition et c’est légèrement contraints de nous habiller que nous nous attelons à la tâche, non sans quelques imprévus en cours de route. Il ne me semblait pas avoir ri si sincèrement depuis que Seishin était né car, dès notre première et énième rencontre à la fois, il avait su m’émouvoir et me capturer dans un bien-être que je n’abandonnerai pour rien au monde maintenant qu’il me semble acquis.

Vêtue malgré moi en dame, je suggère à mon amant de rentabiliser ses nouveaux atours, relativement adéquats pour sa nouvelle fonction que je me suis empressée de faire transmettre à mon frère par une estafette, une fois préparée. Il était, comme la première fois, difficile pour moi de le savoir non loin et de ne pas pouvoir le toucher, tant l’évidence de ma dépendance était flagrante à présent. Je fais cependant l’effort de bien me tenir, mal à l’aise ainsi scrutée par ce peuple qui est pourtant le mien, le même que j’avais défendu quelques temps plus tôt sous l’identité de Mononoke. Une fois isolés de la foule et de la ville-même, je rends au récent Yojimbo un sourire suggérant évidemment les diverses choses qui pourraient se passer une fois confinés dans cet espace potentiellement notre.

L’endroit est simple et petit, malgré tout bien plus grand que ma planque de Boya. La chambre est séparée du reste de la pièce commune, cette dernière étant rendue chaleureuse par la présence du irori en son milieu et son parquet sombre bien entretenu. D’un simple coup d’œil passant de la maisonnée à mon fougueux revenant, je comprends me sentir bien en ces murs de bois mis en valeur par un petit jardin sec à l’arrière, qui sera sûrement facile d’entretenir. Je n’ai pas vraiment le temps de découvrir l’intérieur ou l’extérieur de la demeure que mon protecteur m’enlace sans me faire face, embrasant déjà mes sens en parcourant ma poitrine de ses doigts, déliant ma ceinture de tissu de l’autre. La faim me saisit immédiatement, comme si je ne l’avais pas goûté le matin-même, dès qu’il murmure à mon oreille en la mordillant légèrement.

Je soupire déjà de plaisir, ravie de découvrir les lieux de cette manière que nous avions imaginé tous les deux sans pourtant en parler. Penchant ma tête en arrière, j’encourage les gestes tendres de mon amant et les accompagne à l’issue du chemin des délices pour qu’il puisse en déguster délicatement les amuse-bouche. La douceur des vêtements luxueux glissant de mes épaules jusqu’au sol n’égale pas le satin de sa peau, ce contact ne terminant pas d’enflammer tout mon être, qu’importe combien de fois et de quelle manière nous nous découvrons. Ses mots achèvent la préparation de mon brasier et je réponds tacitement en souriant, alors qu’il me retourne face à lui. Je ne veux que fusionner nos lèvres une nouvelle fois mais aussi le débarrasser de ses étoffes, tâches difficiles puisqu’il s’approche et couvre mon cou et mes attributs de baisers puis de caresses.

Incapable de m’en plaindre, pourtant, je réussis à le découvrir quelques peu juste avant que Seishin ne s’agenouille pour apprécier l’entrée du menu d’une façon aussi gourmande qu’au lever du jour et je ne peux que lui faire entendre timidement à quel point ses effleurements me comblent en glissant mes doigts dans ses cheveux ébènes. Appréciant toutes les attentions de sa bouche, j’en oublie de continuer à le dévêtir mais il s’en charge lui-même, tout en me guidant vers une extase que je sais à peine gérer de mes jambes une fois qu’elle meut envahie. Je n’ai pourtant pas besoin de leur force puisque mon fougueux amant m’entraine contre le mur et m’offre le soutien nécessaire pour m’investir à l’aide d’une douce passion.

Cette dernière devient plus mordante que jamais lorsque ses à-coups nous rapprochent et nous font attaquer le plat de résistance, tandis que nos lèvres aussi se mêlent et que nos langues se rencontrent comme je l’avais désiré plus tôt. Je manque de m’envoler à nouveau alors qu’il me décolle du sol mais je m’accroche à ces sensations autant qu’à sa chair, laissant mes ongles témoigner de mon allégeance silencieusement promise. Victime de ma faiblesse face à sa brûlante simplicité et ses charmes irrésistible lorsque mon Chûnin me dévore du regard en me souhaitant la bienvenue, je frôle la cime du plaisir qu’il sait si bien me faire atteindre. D’une autre façon, Seishin me transporte plus loin, déliant nos parties de plaisir en me faisant regagner délicatement le parquet presque froid, comparé à ce que nous venons d’échanger.

Je n’ai pas le temps de penser que le jeu et remis à plus tard que mon amant me prouve le contraire, me gâtant à l’infini d’attentions encore plus douces les unes que les autres jusqu’à m’inviter à m’agenouiller à mon tour. Je revis un instant la fusion qui nous a unis au Château, dans cette précipitation et cet appétit intarissable qui était le nôtre mais cette réunion est encore différente. Nous avons le temps de nous donner l’un à l’autre et chacune de ses allées et venues me fait perdre la tête, au point que j’en pense ne pas trouver de limite au bonheur que le jeune homme peut m’apporter. Il y en a pourtant une puisqu’ensemble, nous manquons d’atteindre le sommet de la satisfaction, témoignage de la félicité dans laquelle nous sommes baignés plus longuement grâce à lui.

Je ris à sa proposition mais n’ai la force que de me délier de mon tout pour me retourner et me blottir contre ce trésor qu’il est devenu pour moi. Je le fais basculer en arrière, maintenant ses mains captives par-dessus sa tête pour l’admirer dans une splendeur que je veux voir sans limite de temps.

- J’ai nié tellement longtemps ce que tu désirais, me cachant derrière des excuses bidon et sans réelle volonté d’affronter ce que tu m’offres aujourd’hui. Je n’ai qu’une envie maintenant, me jeter dans la bataille avec toi, rattraper ce temps que nous avons perdu et découvrir tout ce que j’ai manqué en cherchant ailleurs ce que j’avais juste à côté de moi. Tu ne penses pas, mon doux revenant, que c’est plutôt à moi de te poser la question de ce que tu accepteras ? Ne t’ai-je pas déjà assez contraint pendant ces années d’allégeance que tu m’as promises ?

Tu parles comme si tu me servais encore mais ne vois-tu pas à quel point tes suggestions sont devenu des ordres auxquels j’aime me plier ? Demande-moi d’aller quérir ce que tu veux, je m’exécuterai alors si ça te permet de rester à mes côtés. Je ne peux plus me passer de toi, je n’en ai pas envie et gare à celui qui tentera de me faire penser le contraire ou de me faire réaliser que ma fonction de Jônin est compromise à cause de cela. Je ne m’occuperai plus du jugement des Kami puisqu’ils t’ont mené à moi. Je n’en aura cure que lorsque j’aurai mon unique vœu à leur adresser.


Je l’embrasse alors, d’abord doucement puis le feu se ravive, ou peut-être ne s’est-il jamais éteint.

- Allons visiter cette chambre, Yûkino-san. Je n’aimerais pas que le propriétaire nous surprenne en pleine... inspection. Il devrait arriver bientôt... je vous ai caché ce détail pour éviter d’entacher nos pudeurs. Dois-je bénéficier d’une surveillance accrue pour mon comportement déviant ?

Rougissante d’une telle espièglerie, je libère ses bras et m’éloigne légèrement de lui, réalisant que je me dévergonde à une vitesse effrayante. Je quitte alors un instant ses yeux, malgré tout heureuse d’avoir pu franchir ce nouveau palier et curieuse, surtout, de découvrir ce qu’il me réserve ensuite.


L - M - M - J - V - S - D


Dernière édition par Setsu Akane le Lun 2 Jan - 19:06, édité 1 fois
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Chûnin

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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Lun 2 Jan - 18:47

Alors même qu'il la possédait non sans une douceur infinie, elle se prit à rire à sa proposition implicite, intimant à son amant sa volonté de dessouder leur lien un instant afin de pouvoir lui faire front et se serrer contre lui. Elle n'arrêta pas la son mouvement, l'invitant à s'allonger sur le dos tout en piégeant ses mains qu'elle réunit dans la prison délicate d'une seule des siennes pour finir par le surplomber, le détaillant visiblement de ses yeux tandis qu'il s'enflammait à la voir ainsi, dans la perfection de sa nudité et décelant la flamme de désir qui l'animait en retour du sien.

Pourtant, si la voix de la Jônin semblait toujours un chant mélodieux à ses oreilles, il fut légèrement déçu qu'elle ne le chevauche pas immédiatement tant son brasier le consumait. Sa consolation vint très vite néanmoins alors que les mots qu'elle lui tint le touchèrent en plein cœur, les espoirs qu'une part passé de ce qu'il était devenu enfin comblés par ce qu'il entendait.

À chacune des questions qu'elle lui posait, il aurait voulu répondre sur le moment, mais ça aurait été la couper dans cet élan qui se finit d'un baiser ne manquant pas de jeter de la poudre d'explosif sur l’âtre flamboyant qui l'habitait, sa faim et son envie de goûter encore et toujours à la surface de cette peau plus vivante que jamais qui lui faisait front.

Elle reprit alors, mutine et entendue dans son expression et dans ses termes auxquels il se contenta de révéler ses dents de façon gourmande puis le libéra de la geôle fragile de ses doigts avant de se relever dans son plus simple et si attirant appareil avant de le quitter du regard comme sollicitation à la surprendre une nouvelle fois.

Il n'eut pas à se faire prier bien longtemps avant de lui prendre la main gauche dans la sienne tout en la guidant par la taille jusque dans la pièce voisine, un air grave dessiné sur le visage avant de lui annoncer d'un ton urgent :

Alors il n'y a plus une seconde à perdre, Setsu-sama ! Je ne sais pas si je saurai être à la hauteur du peu de temps qu'il nous reste et dont vous me prévenez ! Il est évident que vous n'êtes pas détentrice de tout vos esprits pour m'avoir caché un détail aussi important que celui là et que je ne pourrais malheureusement plus vous autoriser à vous délier de ma personne et ceci pour votre confort. Sumimasen !

À peine arrivé dans la seconde salle à vivre de la demeure qu'il en tira derrière eux le pan et retournant à la maîtresse des secrets, un sourire carnassier sur les traits. Il l'enlaça et se pressa contre elle, l'embrassant d'abord un long moment tout en glissant l'une de ses mains au plus bas pour veiller à maintenir le foyer des plaisirs de son élue réceptrice à ses appétits dorénavant, ou bien était-elle devenue des plus demandeuse.

La caressant autant en elle qu'à sa surface, il la parcouru de ses lèvres jusqu'à une épaule non sans tracer sa route d'attentions, goûtant sa peau comme il l'avait souhaité ardemment quelques instant plus tôt. Lui suggérant de ses gestes à s'allonger à même le sol, il ne fut pas long à échanger ses doigts prévenants par sa lance éveillée d'ambitions tandis qu'il se tenait sur ses genoux, surélevant légèrement les cuisses de son aimée pour l'investir plus intensément.

Si de pouvoir l'admirer dans les expressions qu'elle lui offrit alors tout en se délectant de sa plastique exquise de ses propres prunelles ne manqua pas de multiplier sa soif, il n'en préféra pas moins replonger sur elle, s'attardant de mille soins de massages et d'embrassades voluptueux de sa poitrine pour remonter enfin vers son visage et d'y retrouver sa bouche à laquelle il fusionna la sienne.

Malgré les mots léger qu'il avait eut, il ne mit aucune hâte à l'ouvrage, assurant de savourer son amante par des mouvements langoureux. Au bout d'un temps, il provoqua l'échange de leur positions sans jamais briser leur lien, se retrouvant à nouveau dos au sol, la belle juchée sur lui comme il l'avait espéré avant d'entrer dans la chambre. Lui offrant un masque taquin, il annonça d'un ton enjoué :

Tu as commencé quelque chose tout à l'heure que j'apprécierai que tu termines, Akane-san… Puisque tu sembles prêtes à ne plus nier mes désirs, en voilà déjà bien un que tu pourrais ne pas ignorer. Ce temps que tu penses perdu, il me semble que nous le rattrapons dans les règles de l'art et je ne saurais vraiment pas dire comment les choses pourraient se trouver mieux que cela. Je te sers toujours et cela ne changera pas, mais si au sein de ces échanges, tu voulais te verser dans une quelconque subordination, je te promet rester un souverain modeste, qui n'abusera jamais de la confiance de son unique administrée.

Tout comme je serai le serviteur emprunt à poursuivre toujours sa plus totale loyauté. Il n'y a rien que je veuille te faire quérir autre que l'assouvissement de ta propre faim, puisque tes yeux me disent depuis peu éprouver la même chose que les miens ont toujours ressenti à ton sujet. Personne ne verra rien à redire au fait qu'un Chûnin depuis si longtemps aux côtés de son Jônin n'y reste de façon plus accentuée encore, ni même à ce qu'un yojimbo ne veille de très près sur la précieuse sœur du Daimyo et fille du précédent.


Il la décrivit longuement avec amour, puis leva les yeux au plafond, posant son index sur sa lèvre inférieure avant de la regarder à nouveau et de dire de façon innocente :

Oh… Pourrais tu me laisser l'usage de mes mains cependant, par rapport à ma demande précédente ? J'apprécierais de pouvoir en avoir la maîtrise pour la suite des événements. 

Il n'attendit pas de réponse à ses propos, reprenant depuis sa situation d'offrir les impulsions de ses hanches, apposant ses membres libres tant qu'elle lui accorderait cela sur son bas dos afin de s'assurer une prise certaine et de lui indiquer subtilement le rythme à adopter pour qu'ils puissent s'adonner à une danse synchronisée.

Si jamais elle ne l'eut déçu depuis qu'ils s'offraient ainsi à l'autre, elle lui fit atteindre le firmament par les soins qu'elle lui prodigua ensuite presque avant qu'elle-même ne s'y retrouve, le feu dans lequel ils s'étaient consumés s'éteignant doucement une fois la vague passée et tandis qu'ils s'enserraient mutuellement à même les tatamis.

Mêlés ainsi, il n'était pas de plus grande force que Seishin pouvait ressentir et il ne cessait pas de le montrer par les baisers dont il la gratifiait, malgré la fin et la fatigue due à cette dernière. Le temps leur avait totalement échappé et soudain, il put entendre la porte de l'entrée de la demeure glisser sur son rail. Il ouvrit grand les yeux de surprise à cet événement inopportun, cessant même de respirer, puis il avisa son âme sœur avec un air quelque peu coupable, mais en proportion ridicule par rapport à l'amusement que la situation lui inspirait.

Il révéla ses dents à la maîtresse des ombres dans un sourire à la limite de se transformer en un éclat incontrôlé.
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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Lun 13 Fév - 18:35

D’abord surprise par son geste, lorsqu’il m’entraine dans la pièce voisine par la taille, je me perds avec délice dans son regard grave duquel je mets quelques secondes à déceler l’origine blagueuse. Je laisse un rire teinté de gloussements m’échapper une fois sa sentence prononcée sur le ton de l’ironie et laisse mon amant me positionner face à lui, le dévorant du regard de la même façon qu’il le fait. Dépassant encore une fois la limite du simple plaisir, je profite de son baiser et de ses attentions, mon épiderme réagissant au bouillonnement récurrent dont mon doux revenant m’affuble depuis sa renaissance.

Chaque contact avec sa peau, quelle que soit la partie de son corps qu’elle enveloppe, provoque en moi la fusion d’un volcan depuis bien trop longtemps éteint. Ses baisers, ses doigts et son intimité font couler en moi la sève incandescente du désir et je me laisse totalement guider vers le chemin de l’allégresse au fil de ses gestes tendres mais révélateurs d’une faim encore bien présente qu’il souhaite me témoigner lentement et ardemment. J’en oublie cette venue que j’ai annoncée, m’abandonnant totalement à ma source de vie et à tout ce qu’il m’offre.

Je me sens complètement transportée alors qu’il échange nos positions pour revenir à une case départ que je ne pensais pas non plus pouvoir atteindre en la compagnie d’une personne si dévouée. Son sourire mutin et sa proposition me font rougir mais aucune gêne ne vient troubler mon envie de lui et je ne fais que l’admirer davantage, aussi beau puisse-t-il être ainsi prêt à tout accepter de moi. Chacun de ses mots rassurant sur nos positions sociétales fait l’effet de la plus douce des caresses, empourprant davantage mes joues de contentement.

Je laisse un léger rire s’exprimer suite à sa proposition de laisser ses mains libres et n’acquiesce que par le fait de glisser mon visage dans son cou pour y loger mes lèvres, laissant mes mains sur son torse pour une utilisation précise ultérieurement. Puis mon doux revenant recommence à danser, à m’habiter corps et âme et à m’emmener petit à petit vers des mouvements plus entraînants dont je prends à mon tour les commandes. Détournant légèrement ce qu’il m’a déclaré, j’applique ce que mon Chûnin me dit de faire, c’est-à-dire me dévouer totalement à son plaisir.

Suivant ses mouvements sans les amplifier dans un premier temps, je passe mes mains sur l’entier de son visage, en un frôlement tremblant, puis descends dans son cou pour finalement m’attarder sur les muscles de son torse. Remontant sur ses côtes, je descends ensuite vers ses hanches et chatouille le bas de son abdomen en y passant mes doigts, pour finalement me pencher en arrière et le gratifier de quelques allées et venues plus intenses. Je tente de transmettre à mon bras droit, par toutes mes marques de tendresse et de sensualité que le temps me laisse découvrir, tout ce que je ressens pour lui et voudrais lui rendre au centuple tout l’espoir qu’il m’a donné par sa réincarnation.

Je prends petit à petit confiance en moi et en mes fraîches compétences de compagne grâce à ce que son corps me dit à son tour, délivrant finalement toutes ces tensions d’un amour ancien, présent et à venir sous le joug d’une fréquence et d’une énergie passionnées que je maintiens constantes jusqu’à ce que nous nous laissions aller ensemble à la plénitude. Je me blottis finalement contre le Yojimbo, jouissant d’une étreinte pleine de cajoleries et de baisers tout aussi enthousiastes qu’avant notre instant de détente. Nous nous perdons ainsi quelques instants et je manque de m’endormir, reprenant mon souffle et apaisée par l’odeur et la respiration calme de mon tout.

Puis le glissement de la porte se fait entendre et je me « réveille » en sursaut, écarquillant les yeux comme pour être plus attentive au fait que nous allons nous faire surprendre. Je pense un instant que Seishin est tout aussi affolé que moi mais, très rapidement, il étend son sourire et semble très amusé par la situation. Pas le temps de me séparer de lui, de me rhabiller ou de me cacher, étant donné que la pièce est vide de meubles et de nos vêtements. Le seul réflexe que j’ai alors et de retourner mon amant dos à l’entrée de la pièce pour cacher mon corps avec le sien et empêcher l’intrus de me découvrir en mauvaise posture.

Il entre naturellement dans la pièce, pensant évidemment qu’il n’y a personne mais tout de même intrigué de trouver des vêtements dans la maison vide. L’ami de l’ancien propriétaire des lieux nous découvre alors enlacés en position assise, les épais cheveux de mon garde du corps enroulés autour de mon visage pour dissimuler un embarras bien trop visible à mon goût. Il se fige quelques instants, tentant de comprendre ce qui se déroule sous ses yeux mais je pense réussir à le « ramener » en l’interpelant d’un ton neutre.

- Nous avions un peu d’avance, Toshihiro-san et nous avons pris la liberté de visiter la maison. Elle nous plaît beaucoup...

Je suis interrompue par un rire contenu, que je réalise émaner des deux hommes, tous deux loins de trouver la situation très gênante au final. Contrariée et surtout honteuse d’être la source de moqueries (aussi innocentes soient-elles), je lâche quelque chose de plus agressif à l’encontre de notre nouvel invité, qui cesse immédiatement de s’amuser.

- Nous allons rester ici mais, avant de conclure, je vous invite vivement à sortir. Je connais une Jônin qui serait ravie d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Et elle a plutôt faim...
- Oui je... je... je vous attends à l’extérieur, Akane-sama.

Confus, il quitte la pièce et je pince le ventre de mon aimé avant de le pousser sur le sol, une fois mon visage dégagé de sa tignasse.

- Il va falloir que je trouve une punition à la hauteur de nos bêtises. C’était très embarrassant...

Un sourire carnassier se dessine sur mes lèvres mais se transforme bientôt en expression traduisant ce que je souhaite recommencer. Déposant un doux baiser sur ses lèvres, je me force à ne pas continuer et me détache enfin de ma source de bonheur, l’aidant à se relever pour finalement laisser sa chevelure retomber naturellement sur lui.

- J’ai envie d’investir cette maison le plus vite possible alors allons confirmer tout ça, tu veux bien ? Je vais réfléchir à ce que j’aimerais te faire subir plus tard.

La formalisation se passe relativement vite car la maison n’appartient à aucune famille pour le moment. Il me suffit d’acheter la discrétion du bougre pour que cette maison soit la nôtre. Je ne réalise cela qu’après le départ du visiteur impromptu, face à celui qui partagera désormais ma vie. Je laisse un soupire m’échapper, dernière évasion des doutes qu’on peut ressentir avant une action déterminante pour son existence. Mais contrairement à toutes les décisions que j’ai pu prendre avant celle-ci, c’est avec le sourire que je pose mes yeux sur la porte coulissante de la demeure puis sur celui que je considérerai comme ma priorité désormais.


HRP :
 


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Chûnin

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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Mar 25 Avr - 17:19

Désinhibé, il ne pouvait y avoir aucune honte à se faire plaisir de la sorte. Seule les bribes de son ancienne humanité lui imposait l'intimité d'un lieu clos ou à l'abri des regards. Si ça n'avait tenu qu'à la part de l'espoir, il aurait consommé cette femme en tout lieux, sans considération de ce qui pouvait s'y trouver ou bien de la localisation exacte de ceux-ci. Dans ce qui aurait pu être une fabuleuse prise de lutte, Akane parvint à soulever pour moitié l'incarné et de s'en servir comme mur protecteur de pudeur, malgré l'évidence de ce qui s'était produit en cet endroit.

Et alors que la porte coulissante glisse sur son rail, Seishin ne peut que pouffer de rire de son côté, bien aveugle cependant à l'expression du nouvel arrivant qui devait être hors de prix à son grand regret. L'amusement s'étendit au propriétaire actuel de la maison, mais la cadette du Daimyo ne le vit pas d'un bon œil, invectivant celui-ci de la façon la plus dangereuse que le Chûnin eut entendu.

La menace de faire appel à la maîtresse des ombres était des plus incongru, venant de la Dame des flammes, le sous entendu fonctionnant sur l'opportun, mais ne manquant pas d'inquiéter le shinobi qui dormait toujours en lui. On ne devait pas avoir à utiliser ce genre de menace aussi facilement pour de si futiles raisons… Cela devait venir de la douceur de l'ébat qui lui aura fait tourner la tête, dû-t-il s'en convaincre sans que la chose ne parvienne totalement à le rassurer.

Pour autant, alors que le pauvre homme quitta la pièce ou peu de temps après, la kunoichi se montra mutine, laissant croire à son bras droit qu'ils allaient enfin pouvoir mettre un terme à ce doux échange. Quel ne fut pas sa déception lorsqu'elle se sépara de lui, ayant pourtant signalé son vœux de reprendre cette conversation physique ! Mais il avait bien compris depuis qu'elle s'était offerte à lui la première fois que dorénavant, ce partage là ne leur serait jamais interdit et qu'il pourrait la goûter autant de fois qu'il le souhaiterait si leur humeurs mutuelles convergeaient.

Aussi finit-il par la laisser aller prendre officiellement possession de la propriété et rit-il joyeusement aux promesses de punitions qu'elle lui fit pour cet embarra qu'elle avait annoncé avoir ressenti. La chose fut vite fait, lui permettant néanmoins de se couvrir à nouveau, déambulant sans la moindre gêne aussi nu qu'un ver en quête de ses vêtements et une fois recouvert, de sortir faire le tour du petit domaine.

À l'appréciation de la part shinobi de son être, la demeure se révélait difficilement tenable en cas d'assaut général, mais en contrepartie, offrait des échappatoires de tout bords. Ils ne pourraient jamais être pris au piège par moins qu'une armée entière dans cette bâtisse, il y-avait trop de possibilités. Satisfait, il s'en retourna auprès de sa supérieure et amante alors qu'elle prenait congé du précédent maître des lieux, les mains sur ses hanches et le regard détaillant chaque mur de l'appartement. Enfin, il en revint à Akane, étirant ses lèvres en un sourire joyeux avant de déclarer :

Ce n'est pas mal du tout, je dois l'avouer maintenant que j'ai pu poser mes yeux sur autre chose que ta personne, cette vue biaisant mon avis de trop et me laissant croire que tout est parfait alentours. Peut être que quelques meubles ne seraient pas de trop… J'ai crainte que les tatamis risquent, à terme, de se montrer fort peu confortable à nos entreprises.

Il parti d'un rire clair alors, se rapprochant de son amante pour lui caresser la joue et lui embrasser le front avec gentillesse. Puis il balaya de nouveau de ses yeux carmins la salle principale avant d'ajouter, plus songeur :

Une part de moi se demande cependant comment ce logis pourrait incarner le siège même des décisions de l'ordre de l'ombre. Il va nous falloir prévenir mes pairs, tes autres chûnins et réorganiser les nôtres si je dois me trouver à tes côtés. Ce n'est pas uniquement cette maison qu'il nous faut nous approprier en vérité, mais l'ensemble du quartier. Nous pourrions débuter là la conception de la garde secrète de Moe. Le cœur même des flammes est vulnérable à l'heure actuelle… L'armée du Taisho se cherche elle-même, tant d’événements ayant changée sa face. Le Temple de Hibana se perd en désespoir et ton frère… Gekido n'est plus qu'une ombre planant au dessus du brasier. Setsu doit être régit d'une façon ou d'une autre en attendant que les forces de ses quatre piliers se rééquilibrent.

Il s'arrêta là assez brusquement, battant des paupière comme s'il sortait d'un rêve éveillé et avisa Akane avec curiosité :

Est-ce moi ou bien viens-je de discourir bien sérieusement d'un coup ?

Il était vraiment surpris, comme si il n'avait pas été pleinement maître de ses propres mots. Finalement, il haussa les épaules et se serra contre la jeune femme, débutant doucement de lui dégager le cou et d'en embrasser la surface avant de murmurer enfin :

Alors ? Après tout, qu'en dis tu ?
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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Lun 5 Juin - 12:41

Nos rires se mêlent lorsque mon fougueux amant parle de meubler de façon utile notre nouveau lieu de vie. Peu certaine qu’un futon serve vraiment à quelque chose, j’envisage rapidement la possibilité qu’une commode ou qu’une table de travail puissent servir de support pour autre chose que de la décoration ou des papiers officiels... Je suis doucement ramenée à la réalité de ce que nous vivons au sens large du terme, en premier lieu par une caresse que je m’empresse d’apprécier, puis par un baiser bien différent de ceux dont j’ai déjà pris l’habitude.

Serais-je devenue naïve avec le temps ? Aurais-je déjà oublié ce pourquoi j’avais pleuré en recevant par pli officiel l’annonce de ma promotion ? Ces questions me coupent un instant le souffle car il me semble bien avoir encore des difficultés à comprendre qui je suis. J’ai vécu beaucoup de choses mais je saisis ne pas encore être capable d’être tout à la fois : une Jônin ne peut pas être une amie ou une femme, au même titre qu’une amie ou une femme ne peut pas être la tête de toute la justice de l’Ombre de Setsu. C’est ce en quoi je croyais. Fermement. Péniblement.

L’arrivée de Mikan, la mort de Zakuro, la destitution d’Ame et la disparition partielle de Masao m’avaient fait réaliser que c’était possible, pourtant. Je me suis finalement retrouvée très loin du monstre que j’ai voulu incarner en inventant Mononoké... Mais elle est toujours là et continue d’exister. Si ce n’est pas par moi, alors elle existera à travers le peuple, qui la voit désormais différemment. Mais aussi à travers Seishin dont mon compagnon d’une vie fait toujours partie. Et dont le sérieux, les souvenirs et le bon sens continuent à transparaître dans des moments où ma propre lucidité s’évanouit sous la passion qu’il me fait ressentir.

Je détaille le jeune homme comme jamais, alors qu’elle s’exprime dans ces minutes-mêmes. Ses billes couleur sang parcourant la demeure, son regard perdu sur les murs mais aussi et surtout dans une réflexion que je m’étonne entendre de sa bouche aussi naturellement. Indépendamment de ma volonté, la réincarnation se détache de moi pour laisser place au Chûnin, au stratège, au calculateur mettant en place un futur martial et protecteur d’une cité toute entière. Mes yeux s’écarquillent et s’embuent légèrement de voir qu’en plus d’un soutien amoureux, je bénéficierai encore du soutien tactique d’un allié de toujours... Et je ne laisserai plus jamais filer.

Je fais mine de détourner mon attention de lui, mon cœur tambourinant traduisant malgré tout l’émois dont je suis la perpétuelle victime, lorsque je bois ses propos ou ses caresses. Puis je relève la tête pour répondre à sa question, le morceau d’Espoir étant de retour, innocent. Mais il ne semble pas vouloir de réelle explication à ce moment de conscience et je prends dans ses bras, dégustant mon cou en attendant mon retour sur sa proposition. Je penche ma tête sur le côté et ferme les yeux, savourant ce délicieux contact et la chaleur qu’il partage encore une fois avec moi. Puis je me décide à répondre, ma voix légèrement atténuée par ses délicats baisers.

- Je dois t’avouer que je voyais cet endroit comme notre havre de paix, un lieu loin des tumultes des lames qui s’entrechoquent, exclu de la joie de tuer ou de défendre ce qui nous est cher... Merci de m’avoir rappelé à quel point ceci est important.

Je l’invite à prolonger cet instant en passant l’une de mes mains dans son cou puis derrière sa tête, mêlant mes doigts à ses cheveux et rapprochant mes lèvres de son oreille, faisant usage d’un ton sensuel, pourtant tranchant avec le sérieux de mes paroles.

- Honoo a toujours été le siège du Jônin. Je n’y suis retournée que sous l’identité de Mononoké depuis l’annihilation de Byakuya, pour entraîner les recrues et faire passer quelques tests. Je n’y retournerai pas, du moins pas dans le but de m’y installer, car on m’en veut toujours pour plusieurs raisons. Je suis de fait contente que tu proposes de créer quelque chose de nouveau... Mais je vois là aussi une opportunité de laisser définitivement le passé derrière moi et de tisser des liens plus solides avec eux.

Je suis étonnée que tu trouves l’orientation du Taisho et de ses Hommes instable. Il m’a envoyé des guerriers lorsque l’oni nous a attaqués récemment et on a porté à ma connaissance qu’il souhaitait se marier. S’il revient vivant des Terres de l’Empire, il sera indéniablement quelqu’un à rencontrer pour souder une alliance ferme autour du Daimyo. Quant à nos religieux, il est vrai qu’ils ont été bousculés et je ne suis pas certaine qu’un mariage puisse arranger l’image dégradée de l’ancienne Kannushi... J’ai pourtant envie de croire que la nouvelle saura faire honneur à Moegami.


Pendant mon discours on ne peut plus sérieux, j’avais délié une nouvelle fois la ceinture de mon doux revenant, laissant ses attributs rencontrer les miens, à leur tour découverts, en une étreinte serrée et évidente. C’est pourtant en noyant mon regard dans le sien que je retrouve un accent autoritaire, semblable à la froideur dont je faisais preuve en repoussant ses avances ou pour parler à ceux qui osaient me manquer de respect.

- En revanche, je ne te laisserai plus dire que le feu de notre Seigneur s’amenuise, s’efface ou disparaît. Il est notre force et le restera tant qu’il est en vie. Ses flammes perdureront même après son règne, qu’il laisse des enfants derrière lui ou non. Notre Kami l’a choisi et il est encore loin de l’avoir remplacé. Mon frère est celui qui m’a désignée comme Son Ombre, celle qui veillerait en secret au bien-être de notre Clan. Alors je ne laisserai personne dire que Setsu Gekido n’est plus l’Incandescence elle-même. Est-ce bien clair ?

Sans plus attendre et parce que l’attente est trop longue pour moi désormais, je l’adosse brusquement contre l’un des murs de la pièce et capture ses lèvres avec les miennes, lui offrant une chance de se racheter rapidement en dirigeant ses mains sur les parties de ma féminité que je souhaite qu’il s’approprie. Ma bouche encore en contact avec la sienne, je murmure mes derniers mots de cet instant aussi contradictoire que bouillant.

- Malgré cette offense... Tu seras le seul à pouvoir m’accompagner au Village Ninja, là où nous nous sommes rencontrés. Une fois les choses réglées là-bas, nous pourrons prévenir et rallier les autres pour raviver le foyer de Setsu. Mais... veux-tu bien déjà t’occuper d’attiser les braises dont nous nous sommes occupés tout à l’heure ? J’en meurs déjà d’envie...


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Chûnin

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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Ven 28 Juil - 22:22

La réponse ne tarda pas, malgré qu’il fut tout aux soins du trigone carotidien droit de son aimée soupirante de leurs effets bien escomptés. Celle-ci fut surprenante à plus d’un titre, mais il n’aurait pu être ignorant des délicates intentions dont elle faisait preuve par ses gestes, l’invitant à poursuivre les siens tout en poursuivant d’une voix langoureuse des propos bien sérieux pourtant. Seishin n’ignorait rien du sujet de Honoo, d’autant plus lorsque le fait traitait de la fréquence des passages, rares s’il en était, de mononoke au sein du village caché.

Le reste fut plus inédit, l’approche qu’avait Akane de la situation apparaissait bien optimiste aux yeux du fragment de Chuunin qui subsistait en lui, mais dont il se garda bien de revenir sur les mots, comprenant au retrait de son obi tout juste remis que la sœur du Daimyo désirait très vite remettre le couvert de leur échange. Caché près de la nuque de son amante, Seishin s’autorisa à sourire, se moquant légèrement du point de vu qu’elle lui exposa au sujet de son régent de frère, ne partageant pas un traître terme de ce qu’elle exposait.

Il n’était pas Moegami pour comprendre son choix, mais rien dans les actes de Setsu Gekido n’évoquait le feu qu’elle décrivait, ni la force, ni même la mémoire qu’il pourrait laisser à son peuple derrière lui. Mêlant son avis externe d’Esprit et celui, plus concerné, de shinobi du clan, leur Seigneur en titre n’était que l’ombre pâle d’un passé lourd de gloire, celle d’un fils, d’un petit Ichigo sans envergure.

Pire que cela même, car tous les actes de cet homme en rapport avec le peuple de l’ombre n’avaient étés que sources de maux et de tracas supplémentaires pour cette femme qu’il avait chérit dès le premier jour. Elle s’était écartée de ses faveurs afin de lui faire comprendre avec autorité cela et il n’avait aucune intention de jeter un froid dans l’échauffement qu’ils débutaient de nouveau, aussi se contenta-t-il de la fixer en souriant jusqu’à ce qu’elle le pousse contre le mur avant d’enfermer sa bouche dans la sienne.

Passée maîtresse de sa propre main, elle dirigea cette dernière vers son antre de plaisir et en bon subalterne, il comprit l’ordre implicite et entreprit de répondre aux attentes de sa Jonin. Il n’était pas encore temps de revenir sur tout ce qu’elle avait abordé, ce n’était pas le moment, aussi joua-t-il rapidement plus intensément de ses doigts, échangeant sa position avec elle, la poussant à son tour dos à la cloison tout en se pressant à elle.

Sans jamais laisser trop longtemps ses lèvres loin de celles de sa camarade de jeu, il ne fit pas attendre celle-ci, s’insinuant en elle avec vigueur et la soulevant du sol avec aisance en la tenant par les cuisses. La possédant de plus en plus vigoureusement, il se défit du visage de la kunoichi afin de descendre flatter les extrémités jumelles de sa poitrine d’autant de baisers que de douces pressions de ses dents.

Ses à-coups se répercutaient en bruits sourd sur l’ensemble du pan qui supportait leur étreinte passionnée et il apparu loin de s’en soucier, son appétit des chairs de la belle allant crescendo tandis qu’il battait une mesure de plus en plus soutenue. Sans fioritures autre ni gymnastiques inutiles, s’offrant à elle sans la plus petite rétention de fougue, dans un acharnement qui ne trouva paix et satisfaction qu’aux expression qu’elle lui retourna, victime consentante des délicieux et délictueux tourments dans lesquels il la plongeait, il acheva de la rejoindre dans la félicité et le soupir final accueillant une apothéose attendue.

Sachant ses forces l’abandonner après la liesse, il s’agenouilla en accompagnant le glissement de sa compagne contre la paroi, étouffant ses souffles rauques et extatiques dans le refuge chéris de son cou. Sans faire mine de vouloir rompre pour autant la fusion de leurs êtres, Seishin choisit ce moment pour reprendre le discours qui lui avait été tenu plus tôt, en murmures énoncés au creux de l’oreille :

Je ne vois rien d’impossible à l’idée de lier havre de paix et centre névralgique des efforts des ombres que nous représentons… Au contraire même. Il n’est nul lieu qui ne pourrait être propice à ma sérénité, tant que tu te trouves non loin à m’accueillir en toi quand nos désirs concordent. Ensuite… J’étais en Honoo avant que tu n’y fasses ton apparition, j’y suis resté alors que tu partais pour Keito, je connais chaque visage, chaque voix et chaque humeur de ceux qui s’y trouve et j’ai beaucoup joué de mes mots afin de les laisser voir en Mononoke le seul et l’unique Seigneur des Secrets du brasier.

Je ne vois pas non plus qui oserait te tenir rigueur de quoique ce soit là bas, du moins, pas au point de comprendre ce que tu veuilles dire par le fait que l’on puisse t’en vouloir de quoique ce soit ou que tu ne puisses pas concevoir de t’y installer. C’est juste une curiosité que tu éveilles… Car je n’ai aucune volonté non plus d’y vivre, j’y ai passé bien assez de temps et l’idée de te soutenir dans une reconstruction, quel-qu’elle soit, suffit à rendre lumière et chaleur à toute perspective d’avenir que je pourrais entrevoir ou imaginer.


Si proche de sa peau, malgré l’assouvissement de ses pulsions, il ne put s’empêcher d’embrasser les surface, ponctuant ses propos, ainsi que de mordre doucement le lobe d’oreille à sa porté, mais il poursuivit néanmoins :

Le Taisho est un homme qui se trouve où il est depuis peu de temps… Si je ne juge pas l’expérience de l’homme du front qu’est indéniablement Amadotsu Kodan, il n’en reste pas moins un officier débutant auquel on a offert l’armée. Cela ne faisait pas même un an qu’il était Taisa lorsque ton frère l’a élevé au rang qu’il occupe aujourd’hui. On ne peut pas stabiliser toute la noblesse militaire des flammes et il est évident que sa soudaine promotion fait des envieux, d’autant plus que l’on dit que Shimada Toshiro aurait signé de sa main les recommandations du choix qui fut fait et que personne n’ignore à Honoo que le gouverneur de Kazan ne portait pas le général vagabond dans son cœur et qu’il ne le cachait pas.

Honnête et sincère, je ne doute pas de ces qualités concernant cet homme et l’allié qu’il pourrait faire… Et le fait qu’il se marie… Je ne pense pas que l’information soit de la moindre importance pour nous… Si ? Enfin… Rencontres le si tu y vois plus que je ne vois. Mais les shinobi ont toujours agis sans le concert du Général de Setsu et jusque là, cela ne nous aura pas porté préjudice. Cependant, je suis ton chuunin et je n’ai rien à redire à tout ça. Je m’accommode déjà avec ravissement des privilèges que tu me laisses avoir.


Il conclut ainsi, l’allongeant à nouveau sur le sol et jouant délicatement de son bassin et d’une vigueur qui débutait de se recouvrer, un nouveau rythme langoureux.
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Setsu Akane

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Jônin

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MessageSujet: Re: [PV] Tout ce temps passé envolé, à ce présent trouvé pour le rattraper Dim 6 Aoû - 13:12

J’ai avant tout le sentiment que mon amant m’en apprendra encore sur ma chair mais aussi sur les hommes. Je n’avais connu que des têtes de mules, refusant d’écouter le moindre de mes arguments et exposant les leurs de façon autoritaire, sans considérer mon avis non valable à leurs yeux. Seishin me sourit et me laisse le guider vers ce qui me fait frémir, prenant ensuite le relais de notre position et des gestes qui m’amèneront à nouveau vers la félicité. Lui seul a le droit de me posséder de la sorte, de m’imposer une quelconque réponse, de me faire taire comme bon lui semble. Et rien ne me fait regretter ce silence entrecoupé de gémissements, lorsque mon Chûnin me soulève pour mieux entrer en moi afin de distribuer ses délicieuses idées partout sur mon corps.

L’entendre et le sentir se laisser aller en moi, pleinement et sans concession termine de me mener vers l’apothéose d’un plaisir encore méconnu malgré nos abondantes unions. En difficulté pour rester accrochée à lui après une telle osmose, je me laisse volontiers accompagnée plus bas, prenant appui sur ses cuisses le temps de me remettre en forme et d’écouter ce qu’il a à me dire. Encore liée physiquement à cet homme, je ravale mon envie de répondre instantanément à chacun de ses propos, afin de le laisser s’exprimer tout comme il l’avait fait dans la plus grande déférence.

Se voulant d’abord rassurant en abordant l’idée que cette maison accueille autant le Stratège que l’Amant et autant les folies d’assassinat que les folies passionnelles d’un jeune couple, Seishin termine de se présenter en soutien en parlant des rumeurs qu’il a dispersées pendant mon absence à Honoo. Rassurée dans un premier temps de retourner là-bas avec lui, je me blottis contre son buste, le laissant goûter encore à mon enveloppe et en croquer une partie, des frissons de plaisir parcourant mon échine et de nouveaux soupirs verbalisant mon envie que cela ne s’arrête jamais.

Et bien que la discussion ne revienne pas sur Gekido et son mariage, elle se poursuit sur le sujet du Taisho des Flammes, auquel je n’ai pas l’envie de me frotter dans l’immédiat. Ce discours me refroidit quelque peu malgré la douceur de mon amant et je me prépare difficilement à lui répondre, tandis qu’il m’allonge délicatement parterre pour m’investir pleinement une fois encore. Je n’avais connu que des têtes de mules et une autre s’immisce en moi comme dans un livre ouvert... Mais quel doucereux étalon que voilà, comparé aux canassons dangereux et difficiles à monter que furent les hommes de ma vie.

D’un mouvement souple de bassin, je le fais basculer de côté puis sur le dos pour revenir sur celui que je veux chevaucher sans violence. Contenant mon envie de le dévorer instantanément, je me redresse quelques secondes pour contempler son magnifique visage transpirant d’affection.

- Les hommes de la famille Setsu ont toujours eu cette mauvaise habitude de s’entourer de personnes inexpérimentées. Mon père a perdu son épouse et s’est fait assassiner à cause de cela. Mais bien que mon frère risque la même chose, il a eu l’intelligence de choisir sa sœur pour faire vivre les Ombres du Clan. Et j’ai beau ne pas connaître cet Amadotsu Kodan, depuis qu’il a pris ses fonctions, il a eu la décence d’esprit de ne pas faire de la Jônin son ennemie, contrairement à certains de ses précédents subalternes ou égaux.

Débutant de langoureux et maîtrisés mouvements de bassins, je continue de donner mon avis. Mais il peine à être exprimé pleinement par l’invasion de l’extase sous-jacente que fait naître cette nouvelle cavalcade. Entrecoupées de douces et discrètes plaintes, mes paroles sont pourtant claires et j’ai le secret espoir que Seishin puisse cette fois se laisser convaincre.

- Par sa participation à la bataille contre les Yokaï qui fut la nôtre il y a peu, le Gouverneur de Kazan a montré qu’il était prêt à faire fi des conflits éternels entre Ombre et Lumière... en s’unissant à nous pour sauver le Clan des Flammes. Pour moi... c’est un signe qu’aucun membre de Setsu n’a su faire jusqu’à maintenant... presque un geste généreux et une ouverture sur de nouvelles perspectives. Peut-être son acte était-il irréfléchi et désespéré... mais il a eu le mérite de préserver nos vies et celles des citoyens.

La noblesse militaire est probablement instable, je le conçois... et tu connais mes réticences à travailler de concert avec les Samouraï... dont la vision des choses est bien trop étriquée parfois... Mais ce que ce Général donne à voir pour l’instant me plaît... beaucoup... Son prochain mariage a, pour moi, tout à voir dans l’ensemble de ce qu’il est et donne à voir. Une union est stabilisatrice, qu’elle soit d’amour ou d’usage... Le fait que sa promise vienne du Clan des Brumes pourrait également ouvrir d’autres portes desquelles nous pourrions être les gardiens... si une alliance commerciale ou militaire venait... à... poindre.


Je manque de faillir et cesse de bouger un instant, laissant un sourire tremblant m’échapper. Je m’allonge finalement lentement sur mon véritable allié, mes jambes s’éloignant un peu plus de ses hanches pour le laisser demeurer plus profondément en mon sein. La fin de mon argumentation est un soupir, un murmure dans son oreille dont je déguste les contours à l’aide ma langue lorsque j’ai terminé de parler.

- Nous avons toujours agi sans le Taisho mais... agir avec ce dernier, particulièrement Amadotsu Kodan, peut rendre Setsu plus fort... nous l’avons constaté pleinement pendant cette bataille. Je le rencontrerai donc, au nom de Gekido s’il le faut, rien que pour le remercier dignement d’avoir ainsi rempli son rôle et respecté les actions des Shinobi, sans chercher à nous évincer.

Tout mon être se tend et mes dents pincent légèrement le côté de son cou, une fois nos jouissances respectives réunies une nouvelle fois. Sans délier notre étreinte encore enflammée, je relève la tête et caresse l’angle de sa mâchoire du dos de ma main, mes yeux brillant d’une candeur que rien ne saurait éteindre, pas même quelques désaccords.

- Tu as toujours ton mot à dire car tu fais partie de moi plus que tout le reste... Mais au-delà de nos rangs, tu sais que mon caractère m’impose de lutter sans cesse contre ce que je n’estime pas juste. Enfin... peut-être changerais-je d’avis de temps en temps, si tu insistes. Certains de tes arguments sont... plus que convaincants.

Je souris premièrement et rougis ensuite, probablement à cause du fait d’avoir été si entreprenante. Posant ma tête sur son buste, je suis bercée par le son de son cœur dont le rythme s’apaise au fil des secondes. Et d’une voix faible mais plus audible qu’un chuchotement, j’exprime ma dernière volonté avant de m’endormir dans les bras de l’homme dont je suis tombée amoureuse.

- Je veux retourner à Honoo avec toi... Là où j’ai croisé le premier regard admiratif que j’aie connu. Dans tes billes de couleurs différentes, je me suis sentie femme, à l’époque où je n’étais qu’une enfant. Je veux me sentir libre de ce passé sans innocence, qui m’empêche encore d’être moi aujourd’hui. Et il n’y a qu’avec celui m’ayant toujours protégée que je parviendrai à avancer vers l’avenir... Si encore une fois tu me rassures, alors je saurai un peu mieux ce qu’est le bonheur... Yûkino Seishin...

Au rythme de sa respiration, je me laisse alors aller vers un monde où la chaleur de Setsu redevient ce que personne d’autre ne peut supporter. Une brûlure, presque, marquant chaque visiteur de notre contrée. Une douleur qui peut rendre plus fort, tout comme laisser une marque indélébile d’une faiblesse d’un instant. Mais une cicatrice que personne n’oublie. Jamais.


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