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 Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei]

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Nagaya Tsubaki

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MessageSujet: Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei] Dim 11 Déc - 3:23

« Je veux revoir Ryohei ». C’est avec cette idée simple que j’ouvrir les yeux, ce matin. Loin de moi toute pensée décalée pour particulière. Cette idée me prenait de temps en temps, voir même assez régulièrement, quand on y pense. En tout cas depuis que « devenir plus forte » n’est plus une simple obsession dans mon esprit. Je ne pense pas que cela ai quelque chose de si particulier. Quel mal y à t-il à vouloir finalement retrouver son plus proche ami que l’on à fini par laisser derrière soi ? Malgré nos différences, il me semble évident d’avouer qu’il à toujours été mon seul réel ami. Pour ceux qui parviennent à m’approcher, je suis souvent étrange, voir carrément rebutante. Bien trop souvent beaucoup trop rebutante. J’ai un mal sincère et immense à accorder une quelconque importance aux liens que je peux tisser avec les autres et pourtant, le simple fait de savoir que je possède un ami que j’ai été capable de mettre de côté m’exaspère au plus haut point. C’est sans doute cette raison qui fait que je ne sois pas encore re-rentrée en contact avec lui pendant tout ce temps. Pourrait-il simplement me pardonner ? Serait-il au moins heureux de me revoir ou me regarderait-il avait… peine ou dégout. Colère ? Le simple fait d’y penser me rendait nerveuse et pourtant, croyez-moi que ce n’était pas tous les jours que quelque chose pouvait me rendre aussi nerveuse. N’essayez pour le coup même de m’imaginer à essayer de le contacter ! Avant même de m’en rendre compte, j’étais déjà en train d’accomplir les quatre cent pas à tourner en rond on me mordillant le base de l’index. Putain… Je me sentirais mille fois plus à l’aise sur un champ de bataille, même si ma vie était en danger, qu’à m’imaginer simplement aller le voir. Pourtant j’en avais envie. Allait-il me sermonner, comme il l’avait déjà fait par le passé, quand nous étions enfant ? Franchement… ne serais-ce pas incroyablement plus simple s’il me sermonnait ? Et s’il ne me sermonnait pas ? Putain…. Cette impression croissante d’effleurer la folie à chaque instant… et de façon croissante, ça vous parle ? Si l’on me passerait à côté, l’on me prendrait sans doute aucun pour une putain de folle, là. Vous me direz… ça ne devrait pas changer grand-chose de d’habitude. Cette idée m’arracha un soupir profond, alors que je venais me baisser pour me recroqueviller sur moi-même. PUTAIN que je déteste me voir rabaissée dans cet état. Je ne suis pas quelqu’un de fragile, ni de particulièrement faible… je ne pense pas… Mais là, je me sens simplement misérable. Je sais que je devrais simplement y aller et lui donner rendez vous ! Mais… Non, pas de mais. Bordel, Tsu, bouge ton cul !

Bref, après m’être psychologiquement requinquée –et je suis gentille, je vous passe les détails amusants- je finis par prendre soin de m’habiller. Au vu du fait qu’il loge actuellement chez Furuta-sama, le gouverneur de la ville, je peux être sûre à près de quatre vingt dix pourcents au moins que personne ne me laissera entrer pour pouvoir lui parler. Cette pensée m’arrache un fin soupir alors que je prends sur moi de lui rédiger une petite lettre, simple. Enfin… simple et petite… Je vais vous éluder les détails pour cette fois, mais il m’a bien fallu plus d’une dizaine de minutes pour écrire cette putain de lettre. Non mais sérieux, tout le monde se voit traverser une épreuve aussi complexe pour simplement contacter un ami ? Une fois ceci fait, je glisse simplement le courrier sous mon kimono. Il est toujours assez rare de me voir me promener ainsi. Je ne m’habille de façon formelle que pour des occasions… Très rares. En même temps, je n’y vois pas trop l’intérêt. Et même si je sais que l’Iromuji pour lequel j’ai opté n’est pas franchement un exemple de formalité, d’un mauve très sobre par-dessus lequel j’aurais simplement enfilé un Hakama. Je ne me sens pas particulièrement à l’aise pour autant. Quoi qu’il en soit, je me contente finalement de rajouter la touche obligatoire à savoir mon sabre à la ceinture, venant simplement déposer mon bras dessus, comme j’ai tendance à le faire avant de prendre la route pour la maison du gouverneur.  Une fois sur place, je m’arrête simplement devant un quelconque garde de la demeure, lui demandant s’il peut faire passer ma lettre à qui de droit. Bien entendu, il ne sembla y voir aucun souci, ce qui me rassure particulièrement. Je lui cède donc la lettre après avoir été pris d’une fulgurante prise d’inquiétude, à nouveau. Rah… Je dois vraiment être folle.

Le soir même, je m’étais donc rendu à l’endroit que j’avais choisi comme lieu de rendez vous à l’heure convenue. Il s’agissait d’un petit salon de thé que je savais agréable et où j’avais l’habitude de passer quand l’envie m’en prenait. Ce qui n’était pas particulièrement fréquent, mais pas non plus peu habituel. Comme à mon habitude, je n’avais pour habitude d’être en retard, ce qui fait que j’étais venue bien en avance, prenant soin d’apporter un livre pour patienter plus… « Tranquillement » et occuper mon esprit. Ainsi, je ne me rendis même pas compte que le temps été passé si vite et c’est l’une des personnes travaillant dans le dit salon qui vint me tirer de mes songes et de ma lecture pour me rappeler leur heure de fermeture. Ainsi, c’est donc le cœur pincé que je payais mon unique consommation, ne pouvant m’empêcher de me faire une putain de liste de films tournant autour d’un ami d’enfance furieux et fâché qui ne comptait en rien venir pardonner une petite sotte. Ce soir là, je suis rentrée me coucher après un immense détour qui me valu de longues heures de marche. La journée du lendemain fut elle-même d’autant plus longue mais je tenta finalement de m’occuper l’esprit en allant au marché, au petit matin. C’est fou, tant j’appréciais habituellement mes permissions, ou je rentrais chez moi à la capitale pour me détendre un peu et ou, après mes entrainements, je passais sans doutes beaucoup trop de temps à glander… tant là, me retrouver dépendante de quelqu’un et de l’attente de son arrivée me rendait folle et je passais le clair de mon temps à tourner en rond comme un lion en cage. Le soir venu, je pris donc soin de me rendre à nouveau à l’endroit convenu, ouvrant de nouveau mon livre sauf que cette fois, je ne parvenais en rien à me concentrer dessus, levant le nez toutes les minutes en maugréant sur son retard. Finalement, l’heure de la fermeture passa elle aussi et je tentais simplement de me rassurer en me disant « mais non, Tsubaki, ton ami d’enfance te boudes pas, il à simplement beaucoup de responsabilités maintenant ! »

Tu parles, j’en ai pas mieux dormi pour autant. Pour ceux qui se demandent si vous êtes bien en train de suivre le fil des pensées de Nagaya Tsubaki, ne changez pas de place, vous êtes bel et bien au bon endroit, hein… Pour vous remettre l’histoire en contexte, la dernière fois que j’ai vu Ryohei remonte à mes 14ans, lorsqu’il est venu à mon Mogi. Après cela, j’ai travaillé dur pour devenir une guerrière à part entière et j’ai simplement ensuite suivi mon oncle en quittant la capitale, n’y revenant que pour de très rares occasions et je n’ai jamais particulièrement été à l’aise avec le fait d’entretenir une correspondance à longue distance, cette idée ne m’as donc jamais traversé l’esprit. Cela fait donc près de… Non, pas près de. Cela fait dix ans que je n’ai plus eu l’occasion de réellement prendre de ses nouvelles. Nous nous sommes croisés parfois pour certaines occasions, mais sans réellement avoir la chance de pouvoir parler. Mon cœur à toujours pourtant été formel sur ce point : Il est un de ces amis si chers pour lesquels j’ai souhaité devenir plus forte. Il est même le seul que je possédais encore lorsque j’ai pris cette décision… bien qu’elle ne lui était pas dédiée directement. Franchement… vous pensez que je peux rester allongée encore quelques heures… quelques jours… ? Non pas que je perde particulièrement espoir, je continue régulièrement d’essayer de me rassurer… mais il est mon seul ami, et nous étions enfants… comment puis-je savoir si il m’accueillera avec le sourire comme il le faisait ? Ou si il m’accueillera simplement… Il peut très bien continuer de ne pas venir en se disant « hé ben tiens, ça lui fera les pieds ! » en ricanant dans son coin. Cette pensée m’arrache ce qui doit s’approcher d’un centième soupir alors que je me lève, m’adonnant à mon entrainement matinal régulier pour ensuite occuper ma journée comme je le pouvais… Ou surtout en marchant de longues heures pour me vider la tête. Aujourd’hui encore, j’avais choisi de porter du mauve. Le noir n’était pas particulièrement dans les couleurs de ce genre de vêtement, je ne pouvais m’adonner à ma passion de la dissimulation dans la foule et il s’agit là de toute façon d’une couleur que j’ai toujours particulièrement appréciée et que je portais déjà enfant. Sans doute me reconnaitrait-il plus facilement ainsi…

Le soir venu, je me suis donc installée à la même place, ne commandant rien sur l’instant, ne prenant même pas la peine d’ouvrir mon livre. Je suis simplement là, à observer autour de moi, un tantinet nerveuse. Je me suis d’ailleurs intérieurement énormément fait rire… On pourrait presque croire que j’attends mon futur époux ! Alors que finalement il n’en était rien. Une vraie gosse, quoi. Dans la mesure ou je me suis fermée à mon enfance pendant longtemps, peut être cette occasion était-elle la première que je traversais qui m’offrait l’occasion d’en retrouver un peu. Allez savoir. Je ne veux simplement plus avoir à traverser ça… plus jamais… Sans m’en rendre compte, je m’étais à nouveau perdue une petite heure dans ce genre de pensées alors qu’arrivait lentement l’heure du rendez vous. C’est ainsi que m’extirpant de mes pensées, je remarque un homme visiblement en train de patienter face à moi, debout. Je me vois donc légèrement rougir en comprenant que mon observation incessante et insistante des passants s’était vue contre mon gré interrompue par le rappel à mes propres inepties internes. En tout cas, si je devais exposer un quelconque doute jusque là, je pense que cette fois, il est clair que mon rendez vous était arrivé. Ma première réaction fut instinctive alors que je me redressais d’un coup, rigide pour m’incliner solennellement, respectueusement, prenant parole comme si ma vie en dépendait.

-Maeda-kun ! Je suis sincèrement désolée pour avoir pris autant de temps à te contacter. Avant même que je m’en rende compte… tant d’années avaient déjà passées et…

Je pourrais presque donner l’impression de bredouiller. Ça y est… voilà que j’redeviens folle. Putain, Tsu… Tu ne veux pas partir à la chasse à un quelconque imbécile ou à une saloperie de Yokai… quelque chose qui puisse te sauver du ridicule de ta propre situation ? Non car là… Putain, c’pas moi ça, si ? Dites moi que non ! Que quelque chose m’en sorte, putain ! Même si c’est pour me faire sermonner… Vous me direz, je serais sans doutes encore plus ridicule à dire « S’il te plait Ryohei, grondes moi ». Mais on va dire que même si je suis bien incapable d’en tomber là, même si ça suffirait sans doutes à briser cet état de stress intense qui me pousse à perdre mes moyens… on va dire que je me contente de le penser très fort.


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Dernière édition par Nagaya Tsubaki le Dim 19 Mar - 3:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei] Ven 23 Déc - 12:05

Cela ne faisait pas si longtemps qu'ils étaient arrivés à Miyuki, mais le temps avait filé plus vite que l'éclair un jour d'orage. Depuis que le daimyo l'avait fait conseiller, une multitude de choses s'étaient ajoutées à son emploi du temps et son départ de la capitale, lieu qu'il connaissait par cœur et où il avait toutes ses habitudes, n'avait pas aidé à l'affaire. Il se sentait à la fois fatigué et exalté à la fin de chaque journée. Il y avait tant de choses à accomplir ! Sa joie et sa motivation lui permettaient de trouver les forces nécessaires, il en faisait peut-être un peu trop, il le regretterait peut-être un peu plus tard, mais il n'arrivait pas tellement à se restreindre sur ce genre de choses-là.
Naturellement, il n'avait pas le temps de s'occuper de tout ce qu'il voulait, ses journées se retrouvaient vite bien remplies et la nuit lui semblait toujours tomber trop vite. Il avait donc mis sa propre vie un peu de côté pour le moment. Sa correspondance surtout en avait pâti, même s'il avait pu prévenir une partie de ses contacts.

Il lui fallait alors parfois trouver un moment pour lire les lettres qu'il recevait, regrettant souvent de ne pas pouvoir y répondre aussitôt comme il en avait l'habitude. Il essayait donc de s'en occuper tôt le matin ou tard le soir, lorsqu'il ne pouvait pas faire grand-chose d'autre.
Ainsi, ce fut à retard qu'il mit la main sur cette lettre qu'il ouvrit non sans curiosité. Elle avait été empilée sur son bureau comme tant d'autres, jusqu'à ce que son tour arrive enfin.

C'était dans ce genre de moment-là qu'il regrettait d'avoir laissé tout ça de côté, ne serait-ce que pour quelques jours. C'était par devoir bien sûr, mais en lisant ces quelques mots, apprendre qu'il avait manqué ce rendez-vous alors qu'il l'attendait depuis tant d'années lui fendit le cœur. Ce n'était que trop son genre de se montrer silencieux ou absent. Combien de fois la maladie avait écartelé ses relations ? Même si cette fois-ci, la raison était bien différente ; il détestait toujours autant cela.

Nagaya Tsubaki. Il ne pouvait pas l'avoir oubliée, elle était sa précieuse amie d'enfance et même si les circonstances de la vie les avait éloignés, il pensait régulièrement à elle. Parfois, il demandait quelques-unes de ses nouvelles et lors des attaques, il s'était renseigné pour s'assurer qu'elle allait bien.
C'était toujours de loin, car depuis son mogi, elle lui avait fait part de son souhait de devenir plus forte. Pour cela, elle devait s'entraîner dur chaque jour et elle n'avait pas de temps pour autre chose. Il avait compris et respecté ce choix, rassuré par sa promesse de revenir vers lui lorsque le moment serait venu. Et puis les années avaient passé.

Ryohei ne s'était pas inquiété de ne recevoir aucunes nouvelles. Il s'était simplement réjoui de savoir qu'elle était devenue samouraï et qu'elle continuait à s'entraîner sans relâche pour suivre son rêve. C'était pour lui tout ce qui comptait. Peut-être ne reviendrait-elle jamais le voir, peut-être ne tiendrait-elle pas sa promesse... bien sûr, une telle pensée l'attristait, mais il souhaitait surtout que l'avenir lui sourie et qu'elle soit heureuse, même si ça n'impliquait pas forcément sa présence.
Alors sa lettre, elle le comblait de joie tout autant qu'elle le chagrinait plus que tout. Le jour de leurs retrouvailles était venu, elle l'avait enfin décidé, mais il était passé sans même qu'il ne soupçonne son existence.

Ce jour-là fut assez difficile et il passa bien trop doucement à son goût. Tout n'était pas encore perdu évidemment, mais il s'en voulait, il s'en voulait terriblement et surtout, il craignait qu'elle lui en veuille elle aussi. Et si elle ne lui pardonnait pas et qu'il avait mis fin sans le vouloir à leur si longue amitié ? Les années d'absence n'y faisait rien, elle lui restait et lui resterait toujours très chère.
Ryohei n'avait malheureusement pas le temps de lui rendre visite dans la journée et elle aussi devait être occupée, mais il n'avait pu s'empêcher de penser sans cesse qu'ils étaient dans la même ville, à la fois si proches et si éloignés.
Peut-être serait-elle encore là à l'attendre sur le lieu de leur rendez-vous ? L'attendre pendant toute une soirée avait dû être terrible. Avait-elle renouvelé cette expérience ? Il ne pouvait pas se pardonner d'avoir pu causer en elle le moindre trouble quand il s'affairait constamment à adoucir le cœur des gens.

Puisqu'il était au courant maintenant et qu'il n'aurait laissé rien au monde l'empêcher de revoir son amie, même si c'était pour l'entendre crier, même si elle allait peut-être le rejeter, il fut parfaitement ponctuel. Si jamais elle n'était pas là, alors il pourrait bien passer tout le reste de la soirée à la chercher, où qu'elle soit dans Miyuki.
Mais la chance, si on pouvait l'appeler comme ça, était avec lui et lorsqu'il entra dans le salon de thé, il aperçu immédiatement cette jeune femme seule, perdue dans ses pensées. Cela faisait très longtemps qu'il ne l'avait pas vue, il ne pouvait pas être certain que c'était elle, mais... il y croyait. Elle ressemblait à Tsubaki, elle ressemblait à ce qu'elle pouvait être devenue.

Sans un bruit, Ryohei s'avança jusqu'à elle sans savoir quoi faire de plus. Qu'allait-il lui dire ? Comment allait-elle le recevoir ? Finalement, il ne parvint qu'à rester figé, l'observant simplement, troublé et incapable de parler. Cela ne dura qu'un bref instant, car elle remarqua bien vite sa présence et, confuse elle aussi, elle se redressa aussitôt pour le saluer et lui adressa la parole.
C'est à cet instant, en entendant ses mots, qu'un sourire illumina enfin son visage, faisant briller des étincelles de joie dans son regard sombre. Il s'inclina à son tour.

« Tsubaki-chan, je suis tellement heureux de te revoir ! » S'exclama-t-il en guise de réponse.

Puis il prit le temps de s'asseoir et l'invita à faire de même, sachant très bien que les émotions qui troublaient son esprit pouvaient bien avoir raison de son corps. Elle ne semblait pas fâchée, c'était même elle qui s'excusait la première...

« Gomen ne, je suis en retard, si seulement j'avais lu ta lettre à temps, je serai immédiatement venu te voir, loin de moi l'idée de te faire patienter autant et encore moins de te chagriner à ce sujet. »

Dans sa voix, elle pouvait aisément sentir à quel point il s'en voulait. Il resta silencieux ensuite, lui souriant doucement tandis qu'il prenait le temps de l'observer un peu plus. Elle était devenue très belle et elle avait l'air d'aller bien.

« Qu'importent les années, je suis ravi que nous puissions nous retrouver enfin et tu m'as l'air d'être en pleine forme. »

Non, il n'y avait aucun reproche, aucune rancune, ni dans ses mots, ni dans ses expressions, bien au contraire, il la couvait d'un regard chaleureux et ne déguisait rien de son bonheur.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei] Mar 24 Jan - 6:58

C’est bien dans ce genre de moments que me trouble moi-même, tant ils sont rares et sans doutes, d’autant plus précieux. Quand Ryohei entama ses propres mots, mon cœur ne fit qu’un tour, comme libéré d’un poids immense, Ce n’était pas tant les quelques jours d’attentes, mais bel et bien le poids de toutes ces années. Je n’ai aucun regret, quoi qu’il en soit. Je sais pourquoi je lui ai fait cette demande par le passé, je connais encore chaque pensée qui m’y à poussé, chaque raison qui as fait de moi celle que je suis aujourd’hui, une petite sotte maladroite. Et je ne regrette aucune de ces raisons. Aucune seconde passée à m’entraîner et à développer mon corps et mes capacités. Il est fou comme un simple ami d’enfance, comme un simple lien, aussi léger soit-il puisse s’avérer aussi précieux malgré le poids des années et de la distance. Sans doutes le peu de contacts proches dans ma vie aide t-il à encourager ce sentiment, mais quoi qu’il en soit, n’importe qui me passant à côté à ce moment aurait sans doutes du mal à y croire. Tout comme mon visage était habituellement sérieux et relativement tendu, comme l’instant précédent lorsque j’étais plongée dans mes pensées, tant on pouvait aisément lire en moi une certaine résonnance dans le flot de joie qui illuminait mon interlocuteur, à cet instant précis. Bien sûr, je ne me fis pas prier à son invitation et je pris place lentement, suivant son geste. Il ne manqua ensuite pas à témoigner de sa propre inquiétude, ce à quoi je répondis d’un signe simple, envoyant doucement la main devant moi, comme pour lui montrer de chasser cette idée saugrenue.

-Ne t’en fais surtout pas, je ne t’en veux en rien et ces quelques petites journées ne sont sans doutes rien en comparaison au long silence que je t’ai imposé… Il serait stupide de ma part de voir un quelconque reproche à te faire !


Je parlais de façon franche, comme toujours, peut être un poil trop abrupt et irréfléchi. Mais j’étais déjà ainsi, enfant, aucune chance qu’il le prenne de travers. Il semble en tout cas que les quelques instants suivant ma réponse laissèrent place à une réaction sans doutes normale au bout de quelques années, alors que je prenais soin de le détailler un peu dans mon esprit. Non, les changements dus aux années semblaient l’avoir bel et bien épargné, il semblait toujours aussi rayonnant et dégageait cette prestance qui dans le fond, à sans doutes toujours énormément aidé mon contact avec lui, une fois la confiance acquise. L’avantage étant qu’enfant, j’étais bien moins fermée et dure au contact. Ce genre de choses s’était donc fait assez rapidement. La différence étant sans doute dans le fait que cette fois, il aurait sans doutes lui aussi énormément de choses à me raconter, peut être même plus que moi, pour le coup ! Mes journées avaient beau être très chargées, elle se sont jusque là toutes beaucoup ressemblées !

-Je le suis aussi. Même si je dois t’avouer que j’étais tout de même inquiète, après tout ce temps… Après tout notre dernière réelle conversation remonte à… mon Mogi. Sans être particulièrement vieille, chacune de ses années, j’en ressens le poids aujourd’hui…. Et je… enfin, j’ai mis… du temps…

Je me rends assez vite compte que je semble m’égarer et je ne manque pas de le faire remarquer, gênée, alors que je viens doucement tapoter mes joues, comme pour me secouer. Putain, voilà que j’en perds de nouveau mes mots. J’ai horreur de ça !

-Je ne sais pas si je suis parvenue à atteindre mon but, mais oui, je suis en forme et maintenant, je me sens allégée. Tu sais, je suis devenue une sentinelle !

Je marque une pause, affichant un petit sourire fier, avant de reprendre, sans me rendre compte que cette barrière de glace qui entourait généralement mon cœur semblait fondre naturellement devant l’émotion de ces retrouvailles tant attendues.

-Et toi ? Tu dois avoir pleins de choses à me raconter, maintenant !

Je lui cède un fin sourire à la fois franc et taquin, sans cacher mon impatience, bien entendu, je sais me tenir et je reste peu mobile et témoigne d’une présence assez calme. Bien que dans le fond, j’ai simplement envie de sortir hurler ma satisfaction. Il ne m’en veut pas. C’est déjà le principal.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei] Sam 25 Fév - 1:41

Comme la sensation qui l'assaillait était étrange. Il avait à la fois l'impression que tout le temps qui s'était glissé entre eux avait totalement disparu et en même temps, il était parfaitement capable d'en déceler les différences. Ils avaient grandi tous les deux, ils étaient des adultes désormais, un peu plus raisonnables, sans doute un peu plus sérieux aussi. Rien n'aurait pourtant pu faire vaciller l'intense joie qu'il éprouvait en cet instant. À l'instar de ses retrouvailles avec son ami Yoshifumi, il était ravi de pouvoir la retrouver et de se dire qu'ils allaient pouvoir se revoir plus souvent, entretenir cette amitié qui lui était si chère, mais qu'ils avaient dû mettre entre parenthèses pendant de si longues années. Ryohei n'oubliait pas toutes ces relations à peine entamées, déjà étiolées, ne subsistant que trop rarement aux aléas de sa santé. Si ce fait lui avait permis de se constituer un entourage de confiance, il en demeurait toujours secrètement chagriné. Ce n'était pas son cas bien évidemment et c'était d'autant plus pour cette raison précise qu'il rayonnait. Elle n'avait jamais eu l'intention de l'abandonner en chemin et ce moment semblait bel et bien terminé. Il n'avait pas douté d'elle une seule seconde, pourtant, la réalisation de sa promesse remplissait davantage son cœur d'une apaisante douceur.

À la fois maladroite et franche, chacun de ses gestes ou de ses mots lui donnaient envie de sourire et il se sentait comme incapable de détacher ses yeux de son visage, le détaillant sans se montrer pour autant trop insistant ou impoli. Le jeune homme la laissa parler autant qu'elle le voulait. C'était agréable de l'entendre à nouveau, même s'il avait très envie de l'alléger de cette culpabilité qui rongeait son cœur et qui n'avait pas lieu d'être à ses yeux.
Ils se ressemblaient certainement de ce côté-là, car il s'en voulait de l'avoir faite attendre, ne serait-ce que quelques jours, qu'elle ait pu croire qu'il avait renoncé à leur amitié d'enfance et qu'il lui avait tourné le dos.

« Tu devrais savoir à quel point notre amitié m'importe. Laisse partir ce poids qui pèse sur ton cœur, il n'a pas de raisons d'exister, ni le temps ni la distance ne pourra briser notre lien. » Commença-t-il d'une voix douce, désireux d'apaiser ses angoisses.

Elle n'avait pas tort, depuis toutes ces années, il avait certainement bien des choses à lui raconter. Quand ils s'étaient quittés, célébrant son passage dans la vie d'adulte, il n'était encore rien d'autre que ce jeune homme malade, le mouton noir de sa noble famille qu'il considérait avoir terriblement déshonorée. On l'avait destiné à devenir kuge, éloignant depuis bien longtemps ou pour toujours le daisho et le statut qui avaient formé la prospérité de sa maison. En y repensant maintenant, il réalisait qu'il avait parcouru un immense chemin, à la fois long et sinueux, peuplé de maux et d'embûches, mais qui lui permettait aujourd'hui de se tenir fièrement à côté des siens, sans avoir à baisser les yeux, désormais aussi honorable qu'eux.

« Félicitations, Tsubaki-chan ! On n'atteint jamais vraiment son but, tu sais, ce n'est rien d'autre qu'un chemin que l'on parcourt toute sa vie en s'efforçant d'aller aussi loin que possible. »

Il sourit de plus belle. C'était en tout cas sa manière de voir les choses et la vie lui aurait semblé bien triste et dénuée de sens s'il en avait été autrement. Il avait toujours imaginé Tsubaki gravir les échelons, s'épanouir dans la voie du bushi et en voyant sa détermination et sa rigueur, il était certain qu'elle pourrait y arriver.

« Es-tu heureuse dans ce que tu fais aujourd'hui ? » Demanda-t-il.

Le kuge était presque certain de la réponse, si ce n'était pas le cas, elle n'aurait probablement pas organisé leurs retrouvailles, mais il voulait entendre tout cela de sa propre bouche.

« En ce qui me concerne, j'ai bien changé depuis notre dernière rencontre, j'ai recouvré l'honneur que j'avais fait perdre à ma famille et tu as maintenant devant toi l'un des nouveaux conseillers de notre daimyo. »

Dans ses mots comme dans son regard, une lueur de fierté avait brillé. Ce n'était pas une chose que l'on voyait si souvent chez Ryohei, lui qui se préoccupait mille fois des autres avant lui-même, mais il ne pouvait nier que son accomplissement personnel faisait aussi partie de son bonheur actuel.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei] Dim 19 Mar - 4:05

C’est drôle. Aussi teigne et peste que l’on puisse être, il existera toujours en ce bas monde certaines personnes, certaines choses, certaines entités… enfin, des trucs, aussi insignifiants ou immenses soient-ils qui auront éternellement, malgré la distance, le pouvoir d’apporter un puissant baume sur notre cœur, pour nous alléger de toutes sortes de poids. Maeda Ryohei, mon ami d’enfance, fais indéniablement partie de ces choses à mes yeux. Au même titre que Jirachi, mon fidèle compagnon. Bien sûr, il ne faut pas que vous voyiez ici une comparaison quelconque entre les deux, l’intérêt que je leur porte est naturellement totalement différent, jamais ne n’abaisserait mon ami au rang d’un chien, bien que d’une certaine façon, je le considère lui aussi comme tel. Enfin… Pfouh.. C’compliqué tout ça, mais j’espère que vous m’avez comprise. Vous m’avez comprise, hein ? Enfin, l’un dans l’autre, que vous m’ayez comprise ou non, moi c’est bon, donc c’est le principal ! En tout cas, pour le coup il ne lui fallut pas beaucoup d’insistance pour me rassurer et laisser derrière moi la grande poignée de doutes qui m’envahissait. Sa tournure de phrase pourrait sans doutes faire monter le sang à la tête de certaines, aucun doute que ce genre de phrase doit en faire monter plus d’une, mais je demeure bien trop terre à terre pour avoir ce genre de réactions bien que dans le fond, ça ne peux oui que faire profondément plaisir. Quelque part, je penses cependant pouvoir comprendre ce qu’il veux dire. Quel genre de distance pourrait briser un lien qui à la base se voulait réel ? A mon sens, il m’as toujours fallu d’une minute de repos pour revoir des images de ces liens passés me remonter à l’esprit, sans doutes est-ce là ce qui m’as permis de tenir ma promesse aujourd’hui tout comme il s’agit sans doutes d’un effet secondaire rationnel au dévouement sans limite que j’ai offert à mon but. Je penses même pouvoir affirmer que chaque seconde n’as pu que renforcer cette idée. Enfin, il finit donc par reprendre la parole, me tirant de mes pensées. Quelque part, je ne sais pas pourquoi, mais sans doutes ces félicitations ont elle-même suffit à apaiser mon cœur. Dans le fond, je n’en ai jamais réellement demandé ou attendue, tellement que mon oncle à plus passé son temps à me considérer comme un guerrier, même enfant, que comme une enfant. Je n’ai jamais réellement eu l’occasion d’avoir de réelles félicitations, si ce n’est pour avoir accompli correctement une tâche, ou quelque chose de ce genre et je ne pensais pas voir ce genre de choses arriver. Voilà une façon bien déloyale de me prendre au dépourvu, bien qu’en soi, totalement rationnelle, si on y réfléchit bien. Il finit rapidement par enchaîner sur une nouvelle question. Bien que je sois restée silencieuse jusque là, me contentant de l’observer silencieusement avec un fin sourire, prenant le temps de mesurer chacun de ses mots, et bien entendu, de le laisser parler à son tour, n’ayant nullement envie de étouffer à force de l’ouvrir. Là, je ne pu que répondre directement, lui cédant ce qui devait dans le fond être l’un de mes plus beaux et rares sourires.

-Sans hésitation, oui. Je ne pourrais pas t’avouer avoir atteint mon but, car dans le fond, tout ce que j’ai toujours désiré n’était que devenir forte, afin de pouvoir protéger les rares choses qui me sont chères et… quelque part, être devenue une sentinelle ne doit pas en attester grand-chose. Si il y à une chose que j’ai rapidement apprise, c’est que ce n’est pas à moi de décider si je suis réellement devenue forte ou non, ce sera aux prochaines épreuves que je rencontrerais. Tout ce que je peux faire en attendant, c’est avoir confiance en mes compétences et continuer de m’entraîner dur !

Bien sûr, alors que j’ai commencé à m’égarer dans ma tirade, mon sourire n’as pu que se tarir un peu, sans doutes que je garderais une certaine crainte, des doutes quand à savoir si je suis réellement capable de protéger ces choses. Ce n’est pas mener quelques combats isolés et surveiller les frontières qui me donneront souvent l’occasion de le démontrer, en tout cas, pas vraiment jusque là. Mais je demeure confiante. Je connais mes capacitées mieux que personne et je sais que même si je dois donner ma vie, je le ferais volontiers pour ces choses. Pour ces quelques rares petites choses qui ont un jour su apporter un peu de joie à ma vie dévouée aux armes. Une nouvelle fois, il me tira de mes pensées avant que je ne m’égares, et sa tirade m’offrit à nouveau un large sourire. Alors que nos rôles s’inversent, sur l’instant.

-Tu me vois réellement heureuse de l’entendre. Je n’ose imaginer à quel point ton cœur ne peux que s’alléger en constatant le chemin que tu as du parcourir. Et je sais aussi à quel point tout le mérite que tu en possède est immense. Bien que je sois restée loin, je n’ai jamais pu m’empêcher de me tenir un minimum informée !

Bien sûr, la fin de la phrase me suffit à me provoquer un fin soulèvement, comme si je venait d’avouer un secret inavouable alors que finalement, quoi de plus normal ? Cela m’est simplement étrange d’avoir à avouer quelque chose de ce genre. Une vrai gosse, j’vous dis. Ça pourrait presque en être relativement gênant. En tout cas, vous vous doutez sans mal que cette lueur dans le regard de son ami n’échappa à mon regard, et ce simple détail suffit à m'attendrir. Tellement que je ne pu que me laisser aller à une confidence. Sans doute celle-ci suffira t-elle à lui démontrer à quel point je me sens à l’aise, à ce moment précis.

-Je me demande si je parviendrais un jour à laisser une trace de ce genre sur notre monde… si je parviendrais à venir en aide aux autres de façon à ce que quelqu’un puisse se souvenir de moi. Si l’on ne se rappellera pas simplement de la jeune femme brutale et totalement gauche que je suis…

Je marque finalement une pause relativement forcée par l’apparition d’un membre du personnel du salon de thé, qui vient indéniablement jouer son rôle en prenant notre commande. Je me satisfait donc à lui demander une infusion à base de quelques fleurs aromatiques après avoir laissé soin à mon ami de prendre la sienne, précisant que je me ferais un plaisir de lui offrir. Une fois laissés à notre conversation, mon regard vient naturellement se perdre vers mes mains, qui entament de fins mouvements nerveux, alors que ma main droite vient presser le bout des doigts de son homonyme, doucement.

-Quelque part, je penses que pourrais parfaitement me satisfaire à agir dans l’ombre toute ma vie. A protéger silencieusement et loin des projecteurs ce qui m’est cher. Mais est-ce réellement une vie, d’agir sans quelqu’un ne puisse un jour réellement en avoir conscience ? Ces années ou je ne me suis focalisée que sur un but si simple, mais pourtant compliqué m’ont appris énormément de choses, notamment la difficulté à vivre seul, de façon isolée, et de combattre pour certaines idées sans aucun soutien, qu’il soit direct ou indirect. C’est sans doutes dans ces difficultés que j’ai commencé à prendre conscience du poids des choses que je souhaitait protéger quand je m’y suis engagée, et quelque part sans doutes, de la difficultés de les renier, même temporairement, afin de parvenir à remplir ce but.

Je m’arrête, presque natuellement. La franchise et la simplicité que j’affiche au moment de m’ouvrir, bien que ce soit sans doutes maladroit et peut être beaucoup trop spontanné, ne peux qu’affirmer ma franchise. Et c’est justement en me rendant compte à quel point tout ceci peux apparaitre comme brouillon et imprécis que je me reprends, un peu gênée.

-Ne va pas comprendre que j’ai quelconque regret, hein ! Ce n’est absolument pas ce que j’ai voulu dire… au contraire. C’est juste que… Comment dire.. Certaines de ces choses m’ont simplement réellement manquées, je penses.

En voilà un final qui n’aide pas. Voilà que je recommence à me perdre dans mes propres mots et pensées, que je redeviens maladroite. Quelle idiote ! Y’a plus qu’à espérer qu’il comprendra bien le sens de mes mots ! et qu’il ne m’en voudra pas pour cette scène… sans doutes gênante à plus d’un titre. Si ce n’est déjà très surprenante, venant de moi, comme de n’importe qui d’autre. Y’a mieux que de s’ouvrir ainsi après avoir perdu de vue quelqu’un pendant si longtemps…


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MessageSujet: Re: Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei] Sam 6 Mai - 20:19

La réponse à la question qui lui importait le plus suffit simplement à le rendre rayonnant, à réjouir son cœur au plus haut point. Si elle était heureuse, alors c'était tout ce qui comptait pour lui. Si elle faisait aujourd'hui ce qu'elle désirait, alors il était plus que tout heureux pour elle. Les années d'absence n'avaient plus d'importance maintenant qu'ils s'étaient retrouvés et il ne souffrait pas tant de savoir que leurs chemins avaient dû s'éloigner pour un temps si c'était pour la voir accomplir ce qu'elle avait toujours voulu. Il ne doutait pas un seul instant qu'elle soit devenue forte, il n'en avait jamais douté au fond de lui dès le moment où elle lui avait fait part de son souhait, lorsqu'il avait vu l'éclat qui avait brillé dans son regard.

« Je pense que ton entrée parmi les sentinelles forme déjà un début de réponse à cette espérance et je ne doute pas que la suite de ton parcours le prouvera amplement. » Répondit-il.

Il laissa échapper un léger rire, ravi et s'il ne dit pas à voix haute ce qu'il pensait à ce sujet, elle le connaissait assez bien pour pouvoir le deviner dans son regard, dans l'expression même de son visage.

« Arigatō. »

Le jeune homme n'était pas capable de se vanter de quoi que ce soit au sujet de sa position, il en avait simplement évoqué le fait, son impact et le bonheur de pouvoir se dresser fièrement devant les autres, de pouvoir se tenir aux côtés des membres de sa famille sans avoir à leur faire honte, de pouvoir se réclamer être Maeda et de faire briller ce nom avec plus d'éclat encore. Il n'attendait pas à ce qu'on le félicite à ce sujet, ça avait toujours constitué pour lui un devoir à accomplir à tout prix, la raison de son existence, de sa survie et savoir qu'il n'y avait plus personne pour le mépriser, pour en avoir le droit même, lui suffisait amplement. Cependant, la joie de son amie face à ses accomplissements le touchait énormément.
Ses yeux étincelaient d'un véritable bonheur et il n'avait aujourd'hui plus que le désir de persévérer sur ce chemin-là, de consolider cette voie lumineuse qu'il avait débuté de tracer bien des années plus tôt. Si on l'avait questionné à ce jour, il aurait pu dire qu'il n'y avait désormais qu'une seule chose qui lui manquait, mais il considérait avoir assez obtenu de la vie pour se satisfaire de tout cela.

Les réflexions de son amie le firent grandement sourire. Elle n'avait pas changé de ce côté-là, lui faisant part de ses espoirs, de ses doutes, de ses interrogations face à la vie. Comme toujours, il se faisait un plaisir de l'aider et de réfléchir avec elle à tout cela.

« Je ne peux pas parler pour ton avenir, mais je me souviendrais toujours de toi, ta famille aussi et d'une manière bien supérieure à ce que tu pourrais penser de toi. Tu as de nombreuses qualités et si tu continues à suivre ton désir de protéger les autres, tous ceux pour qui tu l'auras fait s'en souviendront aussi. Rien ne t'oblige à rester dans l'ombre. »

Une nouvelle arrivée de l'homme qui avait pris leur commande interrompit son discours. Il apportait avec lui le thé qu'il avait demandé et l'infusion de Tsubaki. Ryohei le remercia très poliment, puis il trempa ses lèvres dans le liquide chaud pour en avaler une première gorgée.

« Tu n'as pas à être seule pour faire ce qui tu tiens à cœur, tu n'as pas à penser que tu dois l'être. En tout cas, si jamais tu as besoin de mon aide, n'hésite pas à venir me voir ou à m'écrire, je te répondrai toujours. Et si maintenant tu te rends comptes qu'il te manque des choses, c'est qu'il est grand temps de les retrouver. » Poursuivit-il d'une voix douce.

Il s'arrêta un instant pour l'observer, lui sourire à nouveau. C'était d'ailleurs ce qu'elle avait commencé à faire en lui donnant rendez-vous ici, pour renouer leur longue amitié, n'est-ce pas ?

« J'aimerais que tu me parles un peu plus de ce que tu fais parmi les sentinelles. C'est un domaine de l'armée que je connais bien peu et je me dois absolument de corriger cet affront ! »



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MessageSujet: Re: Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei] Dim 7 Mai - 3:46

Je crois bien que cette immense joie, que ce plaisir immense dont me gratifie cet ami si précieux depuis le début de notre conversation ne manque en rien de ravir mon cœur. Comme si toute cette joie, tout ce plaisir que l’on prends, que ce soit dans ces retrouvailles ou tout simplement notre conversation, se voit être entièrement et facilement transmissible, laissant aller et venir nos élans entre nous pour alimenter une ambiance à laquelle je ne suis en rien habituée, mais qui ne me déplait pas pour autant. Ça change, de pouvoir se sentir relevée, de pouvoir se sentir estimée. Bien sûr, je ne suis pas particulièrement mal vue au sein des sentinelles, au contraire, même. Mais ce n’est pas la même chose. Retrouver Ryohei en ayant l’immense joie de pouvoir échanger nos avancées, de pouvoir faire face fièrement pour avoir su autant avancer dans mon souhait, et de pouvoir constater qu’il à su accomplir le sien… C’est libérateur. Un souvenir que je garderai sans aucun doutes en moi jusqu’à la fin, précieusement. Bien que légèrement inquiète de sa réaction face à mon déballage de masse, je me rassure bien rapidement devant la gentillesse dont il continue de faire preuve. Dans le fond, il ne fait aucun doutes je pense que tout ça m’est bel et bien sorti de façon si spontanée que je ne me vois même plus capable de m’en sentir gênée. Je retrouve peu à peu une parcelle de celle que j’ai pu être enfant. A boire la sagesse qu’il à toujours à mes yeux possédé.

Ses mots, dont je n’avais aucune raison de douter, ne tardent pas à me rappeler quelque chose d’important. Quelque chose que finalement, j’avais fini par mettre de côté pendant si longtemps. Oui. J’ai là un ami, et j’ai encore de la famille aussi. Tout comme je ne les ai pas oubliés, rien ne m’indiquait ils auraient pu eux, finir par m’oublier. Sans en être venue à penser ainsi, j’avais fini par tout simplement ne plus me poser la question, ne plus songer à cette possibilité. Mes oncles, Hiroshi et Eichi ainsi que Ryohei… Après sa première tirade, mon visage cède un fin sourire attendri alors que mon nez tombe doucement, trahissant sans mal mes songes, alors que je constate par moi-même la bêtise d’avoir omis cette possibilité pendant si longtemps. J’aurais eu bien besoin de ce genre de pensées à bien des moments. Heureusement, ma volonté m’avait suffit. Le serveur viens donc interrompre mon ami dans sa réponse, afin de nous apporter nos boissons. J’hoche alors lentement en sa direction pour le remercier, ne voyant aucun mot parvenir à atteindre mes lèvres pour faire plus que cette simple réponse. Ryohei me rapporte donc à sa présence, en reprenant ses mots là ou il les avait laissés.

Cette tirade ne manqua en rien à m’arracher à nouveau un fin sourire apaisé. Oui. Pour le coup, ce commentaire ne manquait en rien de logique. Si j’ai voulu rester seule si longtemps, ce n’était pas par souhait d’être seule ou de les laisser derrière moi, non. Au contraire, c’était pour m’offrir encore plus pleinement à mon souhait afin de leur revenir plus forte. Il ne fait aucun doutes que le chagrin et la douleur m’ont poussée à cet isolement, sans parler de ma situation qui m’avait de toute manière poussée à aller si loin d’eux. Choses que de toute façon je ne regrette en rien. Je garde une certaine fierté au chemin parcouru. Il a cependant raison sur un point, même si je suis restée seule si longtemps, je n’ai en rien l’obligation de continuer sur cette voie, et c’est oui bien car je partageais ce souhait que j’ai fini par revenir vers lui. Lui demander son pardon n’en était finalement sans doutes qu’un effet secondaire logique –mais pas moins primordial-. C’est face au sourire qu’il me céda ensuite que j’en viens à lui en rendre un. Sans doute mon premier sourire réellement détendu depuis bien longtemps.

-Tu as raison. Comme toujours. Tu as toujours su trouver les mots pour m’apaiser… Merci, Ryohei.


Il reprend ensuite, m’en demandant plus sur mon poste, ce qui bien sûr, ne manque en rien de me faire plaisir, alors que je viens doucement placer mes mains autour de mon thé, venant profiter de la chaleur qu’en vient à dégager le contenant qui s’y trouve, avant de lui répondre.

-Notre tâche consiste à protéger les frontières principalement. De là, on passe énormément de temps à faire des rondes ou encore… dissimulés à l’œil des voyageurs et des potentiels ennemis. L’hiver est principalement assez lourd à supporter, il peut nous arriver de devoir rester cachés sous la neige pendant de longues heures.

Je marque une pause, réfléchissant à ce que je pourrais avancer de plus. Après tout, ce n’est pas comme si nous étions des sortes de ninjas spécialisés dans l’infiltration ou l’assassinat qui eux, doivent avoir toutes sortes de choses à raconter. Je gage que même la journée d’un politicien ou d’un religieux doit sembler plus remplie. Cependant je ne laisserais personne rabaisser la tâche de travail que cela représente, ainsi que le danger omniprésent que l’on a à supporter. Cependant, mon visage ne s’assombrit en rien, alors que je reprends.

-En réalité, je pourrais passer bien plus de temps à me plaindre des aspects négatifs de ce travail que des choses passionnantes que l’on y vit. J’aime me battre, et cette activité n’y manque pas, que ce soit au travers de nos nombreux entrainements ou des diverses personnes que l’on doit arriver à bloquer. Et je tire une profonde satisfaction à savoir que je fais partie de ce mur essentiel à la protection de nos terres et donc, indéniablement, de toutes les choses auxquelles je tiens.


Je marque une pause, avant de reprendre, revenant sur ce qu’il m’a répondu un peu plus tôt

-C’est entre autre pour cette raison que je t’ai dit que je pourrais me satisfaire à agir dans l’ombre. Je n’accomplis rien de tout ça par désir de reconnaissance ou pour faire connaitre mon nom. Je passe le clair de mon temps dans des coins reculés à garder des lignes invisibles à l’œil nu. Mais je sais mieux que personne ce que nous tentons d’accomplir la bas… tout comme ce que nous avons déjà accomplis. Tout ce que je peux te dire avec certitude, c’est que j’y passe chaque jour, les meilleurs comme les pires, à m’approcher de mon souhait.

Voilà une finalité qui semble me convenir. Je ne sais s’il possède une autre question sur le sujet, mais si c’est le cas, je ne tarderais en rien à y répondre. Franche. D'ailleurs... en parlant de franchise, attendez que je me rendes compte d'à quel point je parviens à baisser ma garde face à lui, ça risque d'être cocasse.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei] Sam 27 Mai - 18:49

Ses mots le firent sourire davantage. Il était heureux d'avoir conservé cette capacité à la rassurer, c'était bien l'un de ses vœux les plus chers. Ryohei avait toujours été dévoué envers ses amis et c'était bien quelque chose qui ne changerait jamais. Maintenant qu'ils avaient enfin la possibilité de se revoir, il comptait bien se rattraper et lui apporter de la joie et un soutien précieux en toutes circonstances. Proches par l'âge, ils avaient presque grandi ensemble, même s'ils n'avaient pas été tous les jours côte à côte et leurs différences ne les avaient jamais éloignés.
Le jeune homme s'était enfin tu après lui avoir posé une question et il l'écouta lui raconter tant de choses sur les sentinelles tandis qu'il buvait quelques gorgées de son thé. C'était un rôle qui semblait être difficile à tenir et nul doute que Ryohei à sa place n'aurait pas survécu même une seule seconde, mais cela avait aussi l'air de lui plaire et c'était tout ce qui comptait. Elle participait à la sécurité de leur clan et même si tout ce qu'elle faisait n'était pas visible aux yeux des autres – le contraire n'étant guère appréciable – lui savait que ce n'était pas rien.

« La surveillance des frontières est le premier rempart qui protège notre clan, même si ce que tu fais ne se voit pas, tu ne dois jamais perdre de vue que ton rôle est très important, c'est certain. » Confirma-t-il.

C'était le genre de chose dont il fallait se rappeler lorsqu'on pensait un peu trop aux inconvénients ou aux désavantages de la fonction qu'on exerçait. Ryohei avait toujours opté pour voir le bon côté des choses et cela l'aidait souvent à oublier tous les désagréments que l'on pouvait trouver. Ainsi, il lui arrivait rarement d'être de mauvaise humeur ou de manquer de détermination. Il lui suffisait de regarder le chemin qui se dessinait devant lui, de penser à ses ambitions et à ses désirs pour que tout le reste s'efface.

« Si tout cela te plaît vraiment, alors je ne doute pas que tu saches faire abstraction de tous les aspects négatifs que tu puisses rencontrer. De plus, tu n'es pas seule pour faire tout cela, je ne me trompe pas ? Est-ce que tu t'entends bien avec tes compagnons chez les sentinelles ? Est-ce que tout se passe bien entre vous ? »

C'était une des choses qui comptait le plus lorsqu'on devait travailler en équipe. Ryohei n'avait pas tant connu ce genre de chose jusqu'à maintenant, car même s'il avait besoin de nombreuses relations et que ses correspondances étaient sans fin, il était bien souvent le seul à décider de ce qu'il allait faire ou bien il répondait à une demande sans que le commanditaire n'ait à se trouver systématiquement au-dessus de son épaule. Son travail en général était même suffisamment apprécié pour qu'on lui laisse le champ libre. Depuis qu'il était devenu conseiller, c'était un peu différent et il appréciait le fait d'être entouré, d'avancer avec les autres.

« Et où es-tu envoyée d'ordinaire ? Est-ce que tu te trouvais déjà à Miyuki ou toi aussi, tu as suivi l'appel de notre daimyo pour aider à la reconstruction ? »

Elle devait désormais faire partie de ceux qui contrôlaient les entrées dans la ville et qui s'occupaient du couvre-feu puisque tout avait été mis en quarantaine pour régler quelques problèmes de banditisme. Il était certain que l'ordre serait bientôt totalement rétabli, tous y travaillait ardemment, lui inclus, et personne ne se laisserait aller au chantage. Attraper ces malandrins n'était pour lui qu'une question de temps.



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Retrouvailles avec une tarée [Pv Ryohei]

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