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 Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara]

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Nagaya Tsubaki

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Samouraï

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MessageSujet: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Ven 16 Déc - 1:36

La capitale. Bien que je vive ici depuis mon enfance, il est rare que je finisse par y mettre les pieds. Enfin, « rare » j’entends par là sans doutes bien trop à mon goût, simplement. Non pas que je ne me plaise pas à Miyuki ou aux frontières, bien loin de là. Ces lieux demeurent ceci dit posséder un avantage indéniable. Une adorable boule de poil ne manque jamais d’attendre mon retour et il s’avère que je ne manque jamais de joie à la retrouver. Comment y manquer, en même temps ? Avez-vous déjà été en mesure de refuser quoi que ce soit à une satanée boule de poil ? Ces choses là sont si mignonnes qu’elles possèdent comme une force d’attraction attirant tout… sauf l’envie de leur refuser quelque chose –vous constaterez d’ailleurs que j’en perds facilement mes mots…-. En tout cas, il m’a fallu un sacré bout de chemin pour rentrer à la capitale et ainsi, profiter d’une permission rudement méritée ce qui me pousse, bien malgré moi à choisir d’aller le chercher demain. Bien qu’il ne vive plus ici actuellement, vous pouvez imaginer la joie que j’ai ressenti, lorsque Ryohei à accepté de me laisser déposer mon chien dans sa grande demeure en mon absence. Je suis bien plus rassurée à laisser cette pauvre bête chez un ami, entourée de domestiques que je sais braves et gentils, qu’à payer quelqu’un… comme ça, dont je ne sais rien ou très peu de choses. Enfin, je rejoins donc paisiblement mon appartement. En un sens, j’éprouve toujours une certaine nostalgie à arriver ici. C’est l’appartement dans lequel mon oncle, Eichi, m’as installée avec une domestique suite à la mort de mes parents, et bien sûr, ou du coup j’ai vécu jusqu’à devenir une sentinelle et ainsi commencer mes allées et venues jusqu’à la frontière. Lorsque j’ai finalement passé l’âge adulte, j’ai choisi de garder cet appartement, en proie à l’incapacité de me séparer de la demeure qu’il m’avait offerte après avoir pris soin de faire honneur à l’enfant que j’étais, acceptant de me prendre sous son aile pour me rendre plus forte. Je poussais donc d’un geste simple la porte qui menait à mon appartement, légèrement chancelante alors que je m’étais infligée de nombreuses heures sans fermer l’œil, pressée de pouvoir m’isoler à la douce chaleur de ma couche sans réellement avoir besoin de me soucier du reste. Comme vous pouvez vous en douter, je n’ai pas fait long feu, ce soir là.

Je finis donc par ouvrir les yeux à la lueur du petit matin, visiblement satisfaite. Enfin, l’habitude voulait que je pense être au petit matin, la réalité était toute autre car effectivement, ma longue chevauchée de la veille n’avait en rien manqué de me pousser à une nuit bien plus complète. Enfin, dans tout ça, ma première –et ultime- réaction à ce sujet fut de foncer fissa jusqu’à la demeure Maeda. Après bien entendu avoir pris soin de me préparer, je n’aillais pas sortir de la sorte. Une fois sur place, il ne m’a vraiment pas fallu longtemps pour récupérer l’animal et remercier les adorables personnes qui n’avaient vu aucun mal à satisfaire cette demande. Sans doute l’animal leur apportait à sa façon un peu de vie, maintenant que la demeure devait leur sembler bien vide en l’absence de Ryohei. Nous sommes donc ensuite rentrés, lui et moi, après quoi qu’ai choisi de passer le clair du reste de la journée allongée à côté de l’animal, me servant de lui comme d’une sorte de coussin alors que je m’attelais à la lecture d’un livre. L’animal, brave et gentil, ne semblait voir aucun problème à cette utilisation. Si ce n’est que les retrouvailles furent bien laborieuses avant d’en arriver à un tel rendu ! Je ne pris pas longtemps, le soir venu, pour décider de me laver avant de me préparer à la promenade du soir. Jirachi, fier et noble Akita-Inu ne se fit en rien prier face à cette décision bienvenue. Comme à mon habitude, j’ai pris le choix d’enfiler un Iromuji sobre, d’un gris simple ainsi qu’un Hakama. J’avais pris l’habitude de compresser ma poitrine à l’aide de bandages, depuis des années car dans le fond, il était toujours plus pratique de partir ainsi au combat ou tout simplement… de se mouvoir librement. Une fois vêtue, je prends donc soin d’emmener le principal intéressé avec moi. Sans nul doutes la scène de la promenade devait sembler amusante à l’œil de la plupart des gens. Imaginez que je mesure à peine un bon mètre soixante environ alors que mon chien se voit séparé de ma taille par un simple mètre ! Le chien, lui, apparaissait sans doutes bien moins sobrement à mon côté et ne manquait pas d’attirer toutes sortes de regards. Grand, il était dans ce qui appartient pour un chien à l’âge adulte et semblait bien dressé et obéissant. Il marchait paisiblement à mon côté sur la majorité du temps, s’éloignant parfois pour aller renifler quelque chose ou taquiner de sa présence un quelconque passant. C’est assez amusant d’observer cette pelote de poil blanche et fauve aller et venir. Enfin, finalement, alors que notre promenade commençait à durer et que le soleil commençait à disparaitre lentement, la décision de rentrer commençait à se faire évidente.

Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour prendre la décision de me tourner, suvi par Jirachi. Ou tout du moins, normalement. Effectivement, alors que je m’apprêtais à m’éloigner, je n’ai finalement pu que constater que l’animal semblait avoir vu son attention être retenue ailleurs et il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour en trouver la sorte. C’était un chien fier et brave. Comme beaucoup d’Akita, il n’appréciait pas particulièrement les inconnus, bien qu’il ne se soit jamais montré particulièrement hostile. Ce n’était pas pour autant chose commune de le voir s’approcher de quelqu’un d’autre pour réclamer des papouilles. Quelque part, son choix ne m’as pas particulièrement surprise. Ce chien à toujours apprécié le contact de jeunes et petites femmes. Sans doute son instinct le poussait-il vers un aspect protecteur ? Allez savoir. Cette pensée, à la fois amusante et attendrissante, à en tout cas eu le mérite de m’arracher un fin sourire. Il ne m’a quoi qu’il n’en soit pas fallu longtemps pour me faire une idée sur le milieu d’activité de la jeune femme ou en tout cas, sur l’attention particulière et le soin avec lequel elle traite son corps et ses gestes. Elle se trouve être une très belle jeune femme dégageant un « je ne sais quoi » la poussant indéniablement à témoigner une douceur et surtout une impression de bonté sans faille. Il est sûr qu’à côté, je ne dois en rien dégager une image similaire. En soi, bien que je ne maltraite pas mon corps, je dois apparaitre comme plus musclée et froide. En un sens, cette froideur n’est en rien un secret, et l’on me l’a bien fait comprendre à de bien nombreuses reprises. Quoi qu’il en soit, Jirachi semblait apprécier la présence de cette femme et elle ne manqua bien entendu en rien de lever les yeux vers moi, constatant sans doute de ma position vis-à-vis de l’Akita. Je pris donc la peine, à ce moment de la saluer respectueusement, m’inclinant faiblement, gardant le silence. Ne sachant quoi dire… en soi.



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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Dim 18 Déc - 22:26

C’était un beau jour de printemps. Un jour calme, une brise simple caressait le visage de Bara qui avait profité de cette météo clémente pour s’aérer au petit matin. Elle avait déjà fait une longue balade avec sa soeur Rin, mais avait préféré continuer de flâner en ville un peu plus, tandis que son aînée était quant à elle repartie à l’okiya. Cet air frais faisait le plus grand bien à la jeune geisha, qui manquait ces derniers temps d’un peu de temps pour elle-même, comme souvent. Ainsi, elle s’était vêtue d’un kimono aux couleurs vives et claires, et d’une ombrelle délicate. Elle se sentait encore plus belle quand elle revêtait de beaux atours. Et parfois, elle ressentait comme la nécessité de bien paraître, mais pas pour les autres : pour elle-même. Une fois, de temps en temps. C’était presque devenu vital à son bien-être. Pourtant, que cela pouvait être matérialiste ! Bara n’aurait su dire si ce comportement était sage ou non, mais au moins elle savait qu’elle respectait sa propre nature en agissant ainsi.

Les odeurs de repas chauds et de petites douceurs à emporter embaumait les rues de Ite, comme l’heure du déjeuner approchait. Pourtant, Bara n’était pas pressée de rentrer, ni de manger en fait. De toutes manières, elle avait le temps ; l’okiya se faisait calme en ces temps là, les clients restaient nombreux mais les affaires marchaient bien, et beaucoup de jeunes soeurs avaient été promues récemment : de jeunes bourgeons que les habitués et les fidèles ne manquaient donc pas de vouloir rencontrer, ce qui avait pour avantage de laisser un peu de répit aux geisha un peu plus expérimentées comme Bara et Rin.

C’est donc ainsi que la geisha se laissait guider ; ses propres pensées roulant comme des vagues dans sa tête légèrement embrumée de rêves songeurs, ses yeux ravivés par la flamme de la vie de la capitale, toujours bruyante et affairée, ses oreilles aux aguets de la moindre petite note ou parole, même inconséquente, comme tant de sons intéressants et inspirants pour son âme d’artiste. Sa présence, inéluctablement, faisait naître des sourires sur les visages des passants, et des étincelles dans les yeux des enfants. Il n’était pas courant de voir une geisha hors du quartier des plaisirs ainsi vêtue. En général, lorsque Bara devait aller en ville, elle y allait le plus “anonymement” possible, afin d’éviter justement de se faire trop remarquer. Mais parfois, la tentation de se faire connaître était plus grande, et c’est après de longues heures de préparation que la jeune femme sortait sous son plus beau jour.

Certains clients qu’elle connaissait venaient à elle pour demander poliment de ses nouvelles, et elle prenait plaisir à passer quelques minutes avec eux avant que chacun reprenne son chemin. Ainsi, la petite escapade de l’okiya s’avérait plus utile et lucrative que prévue. Cela mettait aussi du baume au coeur de Bara, qui sentait à travers ces rencontres qu’elle n’était plus seule, que beaucoup de gens l’admirait et tenait à elle. Et cela comptait bien sur énormément pour elle. C’est donc avec un sourire radieux qu’elle continuait de marcher alors que le soleil continuait lui-même sa route vers le zénith.

Alors qu’elle s’apprêtait tout doucement à retourner au quartier des plaisirs, elle entendit alors des petits couinements et jappements d’un tout jeune chien, qui semblait avoir été piqué de curiosité envers elle. Elle se retourna et ne put s’empêcher de rire timidement devant cette réaction innocente et adorable de la créature poilue. Elle cachait donc la moitié de son visage derrière son éventail un instant, ce qui lui laissa le temps de découvrir rapidement la propriétaire présumée dudit animal. A son approche, une jeune femme élancée d’à peu près son âge vint se présenter à elle visiblement un peu contre son gré, ce qui ne manqua pas de faire à nouveau sourire la jeune Bara. C’était une jeune femme un peu petite mais visiblement assez fine et élancée, elle était vêtue sobrement, et son visage semblait afficher une froideur apparente et un petit malaise. Ce qui n'empêchait pas la fameuse propriétaire de l’akita d’avoir l’air tout à fait charmante. Elle s’inclina simplement sans dire mot, ce qui surprit un peu Bara qui s’inclina immédiatement également.

“ - Ah, bonjour ! Je me nomme Hateku Bara, il semblerait que votre chien ait eu un petit faible pour moi” dit-elle d’un air rieur, tout en se redressant en même temps que son interlocutrice.

Elle souhaita enchaîner et se présenter à l’intrépide canin. Aussi elle se baissa légèrement et lui présenta sa main afin qu’il puisse sentir son odeur. Elle avait appris qu’il ne fallait jamais brusquer un animal, aussi elle résista à la tentation de lui caresser la tête, en espérant pouvoir y succomber plus tard.

“- Et bonjour à toi aussi, petit curieux !”


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Hateku Bara
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Nagaya Tsubaki

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Samouraï

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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Jeu 22 Déc - 14:31

C’est sans un mot que j’observais cette scène. La jeune femme n’était visiblement pas du genre à se laisser démonter et malgré le silence imposé, elle en vint à pousser tout de même doucement la conversation, en se présentant d’elle-même, tout en glissant une petite phase humoristique. En même temps, bien que ce soit sans doute humoristique, il faut avouer que c’est sans doute là une bonne vérité. L’on croise peu de gens ainsi appareillé dans les rues et quoi qu’on puisse finalement en dire, il ne fait aucun secret de la beauté de la jeune femme. Aucun doutes que dans son travail, elle devait être appréciée à se juste valeur. Dans le fond, j’ai toujours éprouvé du respect pour ces femmes, sans doutes aucun que leur vie ne doit pas être très simple. Je crois que je mourrais sous les mégatonnes de révérence et de bonnes « formes » qu’on doit leur apprendre et obliger à longueur de temps… Tellement que d’instinct, je préfèrerais encore mille fois me retrouver sur un quelconque champ de bataille entouré d’une véritable armée, que de devoir apprendre à revêtir leur tenue une simple journée. Je ne suis pas particulièrement suicidaire, hein, loin de là. Disons simplement que contrairement à mon esprit, j’ai entièrement confiance en la solidité de mon corps. En même temps, me direz vous, je ne fais que payer au prix fort toutes ces années de combat et d’entrainement. Il n’y à aucun secret à l’avancer : J’ai bien peu de proches et encore moins de gens à qui j’aurais assez confiance pour offrir mon amitié. Jirachi vint me tirer de mes songes, alors qu’il s’approche simplement, abboyant un fin coup avant de retourner vers la jeune femme prénommée « Hateku Bara ». Je me reprends donc rapidement, finissant par céder un fin sourire maladroit, gageant de lui répondre. A Ses présentations dirigées directement vers le chien, celui-ci lui aura finalement accordé une timide salutation, sans pour autant s’offrir à quelques caresses, pas pour l’instant, visiblement.

-Nagaya Tsubaki, et voici Jirachi

Je lui montre alors lentement l’animal, celui-ci tournant tranquillement sur lui-même quelques secondes, comme pour se montrer à la jeune femme, avant de reporter son attention sur elle.


-il semblerait effectivement que vous soyez parvenue à attirer son attention.

Sous cette présentation, l’on pourrait facilement croire que ce n’est pas choses facile. Sans doutes car c’est bel et bien le cas. L’animal passe généralement son temps à ignorer la plupart des gens ou à venir tout simplement saluer quelques uns, choisis selon des critères dont je ne sais rien. Là, il semble prendre le temps de me montrer un certain intérêt, que j’observe emplie de curiosité. Bien que vous pensez bien que je ne suis pas en train d’observer la scène avec des étoiles dans les yeux non plus. Je laisse ça aux hommes et aux enfants qui croisent son regard dans leur sillage. Il ne fait aucun secret cependant que l’affaire concernant mon chien, je me vois adoucie et sans doutes moins froide peu à peu. Peu à peu, je me permets de détailler un peu mieux mon interlocutrice. Là ou l’on peux sentir sur le champ de bataille le poids de mon entrainement, on peux clairement sentir la prestance… la présence de la jeune femme. Elle parle de façon si douce qu’emplie de charme. Sans doute le fait que je sois simple d’esprit ne m’aide pas, mais elle donne envie de la suivre et de la câliner. Ma foi, j’présume que c’est simplement normal. C’est là ce qu’elle cherche sans doute à dégager. Elle use de ses mots comme un guerrier de son sabre. Elle me rappelle un peu mon seul ami, sur ce point, Ryohei. Quoi que même en termes de beauté, il se voit présentement posséder une rivale. Cette pensée m’arrache un fin sourire amusé, alors que je cherche à le camoufler en lançant un sujet de conversation.

-J’espère cependant que cette intrusion surprise n’est en rien venu vous déranger.

Sans un mot de plus, je m’incline à nouveau faiblement, non pas dans une salutation, je présente visiblement simplement des excuses pour l’animal.


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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Mer 11 Jan - 21:03

HRP:
 

Son interlocutrice faisait mine de se détendre mais pourtant Bara sentait bien qu’il y avait encore comme un malaise chez elle. La propriétaire du jeune akita n’avait pas l’air d’être le genre de personne à être à l’aise avec les gens. Cela attrista quelque peu la jeune geisha qui était pourtant coutumière de ce genre de rencontres. En effet, tous les clients de l’okiya n’étaient pas forcément des as de la discussion et de la rencontre sociale. Cependant, elle était confiante car l’art d’une geisha est aussi de réussir à détendre et à faire en sorte que les gens même les plus timides puissent se sentir à leur aise.

Elle se présenta néanmoins rapidement ainsi que son chien :

“-Nagaya Tsubaki, et voici Jirachi “

La présentation fut brève mais Bara était déjà heureuse de voir que la propriétaire du petit toutou était prête à ne pas passer simplement son chemin, mais à entamer au moins une brève discussion avec elle. C’était rare pour la geisha de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes en dehors du contexte de l’okiya, aussi cela lui faisait beaucoup de bien. D’autant plus rare pour elle de cotoyer un animal de compagnie aussi mignon. Elle espérait donc bien profiter de cette rare occasion.

“-Il semblerait effectivement que vous soyez parvenue à attirer son attention. “

Bara se redressa à cette remarque, pour s’intéresser à nouveau un peu plus à la jeune femme qu’à son animal. Elle ne semblait pas particulièrement gênée, mais pas suffisamment coutumière de ce genre de discussions non plus pour avoir l’air sûre d’elle. Pourtant elle semblait connaître assez bien son chien, et ce n’était qu’une conversation de passade. aussi elle avait bon espoir que Nagaya Tsubaki puisse profiter également de cette rencontre en étant à son aise. Après tout : n’est-ce pas l’art d’une geisha que de pouvoir mettre quiconque à l’aise dans n’importe quel contexte ?

La prénommée Tsubaki rassembla pourtant toute la formalité qu’il pouvait y avoir dans cette simple élocution pour lui présenter ses excuses, comme si elles avaient réellement lieu d’être.

“-J’espère cependant que cette intrusion surprise n’est en rien venu vous déranger. “

Elle s’inclina donc pour excuser son chien. Et à vrai dire, cela étonna la geisha elle-même qui ne s’attendait pas à tant de formalisme dans un tel contexte, et qui n’avait pas du tout été dérangée par cette intervention imprévue. C’est avec douceur qu’elle répondit :

“- Mais voyons, pas du tout, je me baladais simplement. Et puis, ce chien est si adorable ! Comment lui en vouloir ? C’est le temps idéal pour une balade, vous ne pensez pas Nagaya-san ?”

Bara provoquait volontairement la discussion, même banale, afin de voir si la jeune femme se laisserait tenter par une note légère sur la partition de la conversation. “Fugace” pourrait en être le titre du premier mouvement. Mais Bara souhaitait peut être bien la voir évoluer dans un second temps sur un titre plus flatteur : “Rencontre” ...


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Nagaya Tsubaki

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Samouraï

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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Mar 24 Jan - 6:33

Vous avez déjà eu l’occasion d’engager une conversation et d’entendre une de petites voix dans votre tête pour vous guider… sans vous aider ? L’une d’elle me disait que ceci étant fait, je n’avais plus qu’à passer mon chemin avant de ressembler réellement à une idiote, avec mon sourire gêné et mon mur formalisé que j’ai visiblement dressé à un moment inopportun. Une autre me disait que c’était rare de voir quelqu’un d’aussi sympathique et que face à quiconque d’autre, ces excuses seraient sans doutes bien passées. Maintenant, de fait, quelle est la situation actuelle, est-ce que je passe pour une idiote ? Voilà que je me suis laissée emportée par mes pensées et que j’ai saisi ce qui semblait être une bonne idée, sans réfléchir outre mesure. M’enfin, ce qui est fait est fait, me direz vous. Je me redresse alors lentement avant d’incliner faiblement la tête à ses mots, marquant un léger silence avant de répondre à sa tirade, hochant faiblement. D’instinct, j’aurais totalement pu me satisfaire de cette réponse. Dans le fond, sans doute même m’en serais-je habituellement contentée. Mais dans le fond, je me sentirais tout de même mal de mettre à mal tous les efforts qu’elle semble vouloir présenter pour engager une conversation, si simple soit-elle. Mon chien ne semblait de toute façon en rien décidé à la laisser en paix, ce qui ne m’offrait donc, quoi qu’il en soit, pas vraiment le choix.

-C’est vrai… C’est assez agréable.

Un nouveau silence vint prendre la place. Dans le fond il est vrai qu’initialement, je comptais rentrer. L’un dans l’autre, l’état présent représentait sans doutes un bon entrainement ou essayer de me « sensibiliser » au contact avec l’autre dans situation inattendue. Mais cette simple idée sembla venir me crisper, m’arrachant un fin sourire gêné, alors que je semblais chercher quelque chose à avancer, visiblement perdue. Il n’est pas simple de trouver quelque chose à dire, dans ce genre de circonstances.

-Hateku…-san.

J’ai pu sembler hésiter sur la formulation à donner, sur le coup, je me reprends ceci dit, optant visiblement pour la même formule qu’elle-même juste avant.

- Que diriez-vous d’un thé ?

Oui, à l’arraché, comme ça. Ça vous pose un problème ? J’espère bien que non. En prenant le temps de songer à la situation qui me mettrait le plus à l’aise, je suis rapidement venue à cette solution. Deux choses fonctionnent pour appaiser mon esprit, lorsque je commence à m’égarer. Un bon livre ou un bon thé. Bon, dans le fond, un bon combat colle tout aussi bien, mais je me vois mal, aussi bourrine que je sois, tirer mon sabre pour sauter sur le premier passant malchanceux en hurlant comme une tarée pour justifier ma bêtise…. Non… vraiment, non. Si mon impression est fondée et qu’elle semble apprécier l’idée d’engager une conversation avec la coincée que je suis, cette invitation lui sierra sans doutes. Dans le cas contraire, je passerais simplement pour une fille encore plus bizarre que ce que j’ai du lui témoigner jusque là. Enfin… ça, c’est dans les deux cas, non ? Rah…


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Geisha

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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Sam 28 Jan - 20:34

La jeune femme, Tsubaki de son prénom, semblait perplexe à chacune de ses réponses. Comme si un combat intérieur se jouait en elle. Ce n’était pas étonnant après tout ! La situation ne pouvait que faire sourire amplement la geisha qui se rendait bien compte que son interlocutrice ne s’attendait pas à se retrouver à devoir faire la conversation à une dame de compagnie, alors qu’elle sortait à la base simplement son chien dans les rues de la capitale.

Mais c’était aussi cela, la magie d’Ite. On dit de Fukyuu que ce sont des gens froids, parce que la glace est leur art de vivre … Mais cela devait-il empêcher la spontanéité ? Ce n’était pas l’avis de Bara. Et visiblement, ce n’était pas l’avis de Jirachi. Le petit toutou tournait autour du kimono de l’artiste, reniflant ses ghettas, visiblement intrigué par les couleurs vives de son obi, et attiré par le flappement régulier de son éventail. La curiosité des animaux n’est-elle pas adorable ? Presque autant que la naïveté des enfants.

Il semblait vouloir retarder l’échéance de cette courte rencontre pour le plus grand bonheur de Bara. Nagaya Tsubaki semblait réfléchir à un dilemme crucial lorsqu’elle finit par faire sa proposition.

“-Hateku…-san.”dit-elle alors, hésitante, “Que diriez-vous d’un thé ?“

A ces mots, la digne représentante de la maison Hateku fut comblée de joie. Alors finalement cette jeune dame n’était pas totalement contre le fait de vouloir faire elle aussi une rencontre aujourd’hui. Que rêver de mieux ?
Son ton fut donc des plus enjoués lorsqu’elle répondit :

“Mais avec grand plaisir ! Voulez vous que je vous invite dans les jardins de notre okiya ? Notre chef prépare un thé vert d’une qualité exceptionnelle !”

C’est ainsi qu’elle commença à énumérer les nombreuses vertus du thé de l’okiya, dont elle consommait tous les jours plusieurs tasses. Habituée mais non lassée de ce met, elle ne pouvait qu’en vanter les mérites, puisqu’elle n’avait à ce jour jamais goûté de meilleur thé encore. Elle même maîtrisait pourtant l’art de la cérémonie du thé dans ses moindres mouvements, mais cela n’était réalisable que si la préparation des ingrédients en était digne. Elle s’arrêtait parfois pour vérifier que la jeune femme semblait toujours intéressée et qu’elle ne la noyait pas sous ces banalités.

Elle commença donc à marcher en direction du quartier des plaisirs, en espérant que la jeune femme n’y verrait aucun inconvénient. Comme le soleil brillait encore d’une clarté dévorante, il devait y avoir encore bien peu de clients à l’okiya, aussi le rendez-vous se promettait suffisamment propice à la tranquillité. Elle rassura donc Tsubaki à ce sujet. Mais d’un coup, stoppa sa démarche :

“ - Mais si vous préférez que nous allions à un autre endroit, je vous suis.”

La mine inquiète, elle ne voulait pas faire une maladresse en imposant le choix du lieux à quelqu’un qu’elle ne connaissait pas assez pour savoir si elle apprécie réellement le genre d’ambiance de l’okiya …


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Nagaya Tsubaki

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Samouraï

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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Ven 17 Mar - 21:19

Comme quoi, la bizarerie rencontre parfois des points de détails interessants. Non pas que ma partenaire de « conversation » soit un point de détail, loin de là, hein mais on ne peux pas dire non plus que toute cette conversation puisse apparaitre comme « normale » aux yeux de tous. De là, vous me demanderez sans doutes d’exprimer mon point de vue sur la normalité et à ça je répondrais qu’elle commence sans doutes dans la capacité à échanger des mots et des idées sans avoir l’impression d’être en train d’exprimer une danse traditionnelle complètement à poil. Oui, c’est un peu l’impression qu’un échange de ce genre peux me donner et oui, je sais, ce n’est pas particulièrement normal. Enfin, on tourne en rond, là, non ? Enfin, contre toute attente, donc sa sympathie ne semblait pas surfaite. Ou peut être est-ce simplement un effet lié à ses expériences. Après tout, une dame de compagnie doit bien posséder au moins mon expérience proportionnellement inversée quand à la relation avec l’autre, si ce n’est incroyablement plus. Maintenant, elle ne semble pas en plein travail, donc cette sympathie ne sembles pouvoir souffrir d’aucun facteur… aggravant ? Enfin, pour le coup, je dois avouer me sentir plus rassurée qu’autre chose. En tout cas, la jeune femme parvint assez vite à appaiser mon esprit, non seulement dans la joie qu’elle témoignait à ma proposition ainsi que de son invitation, tout simplement. Bien que je ne sois pas particulièrement facile à détendre, quand je commence à partir, la jeune femme eut, en soi, la réaction parfaite pour y parvenir. Sans doutes même sa longue énumération des qualitées de ce dit brevage ne peux en soi qu’en renforcer l’idée. En plus du charisme certain de la jeune femme, l’on pouvait sentir toute sa passion, son amour et sa tendresse. Elle sembler mesurer chaque mot et chaque geste. Si je devais offrir une comparaison sur un point que je peux encore juger, je dirais qu’elle m’inspire autant d’aisance dans la communication que ce que j’en éprouve lorsque je tire mon sabre. Elle sembles réellement pouvoir être une des rares personnes capables de supporter l’irrationnalisme dont je peux faire preuve. Bien que cet irrationnalisme ne s’avère être finalement qu’un trop plein de gêne et de maladresse. Elle est si douce que l’idée de partir sur quelconque forme de brutalité se voit chassée sans mal, alors qui quiconque me connait me sait et m’avancera comme brutale. Je marque donc une pause, l’écoutant parler avec un fin sourire, gêné, certes, mais pas moins amusé, sur le coup.

-Non… ça me va très bien. A dire vrai, je n’ai jamais mis les pieds dans ce genre d’établissements mais… Si vous avancez votre thé avec autant d’implication, c’est qu’il doit réellement en valoir le détour.

Sur le coup, mon esprit sembles s’être assez appaisé pour pouvoir paraitre plus sympathique. Et Jirachi sembles le constater alors qu’il revient vers moi pour s’installer près de moi, venant loger sa tête sous ma main, comme pour chercher à être félicité par son initiative. Comme si cette boule de poil était capable de me dire « t’as vu, j’te trouve des amis ! » avec un petit sourire narquois. Quand on dit que le chien est le meilleur ami de l’être humain, on ne saurait taper plus proche de la réalité. Un chien peux prendre du temps à être dressé correctement, mais si on prends le temps de réellement créer un lien, il s’agit bien souvent d’un lien si fort qu’il nous suivra jusqu’à la fin. Et cette fin… on peux être sûr qu’aucun des deux partis concernés ne l’attends. Je commence donc à lui gratouiller la tête doucement, alors qu’il reste maintenant là, tranquillement. Comme si il attendait sagement que j’emboite le pas de mon interlocutrice. Quelques instants plus tard, je finis par lui céder un fin sourire, alors que je reprends la parole

-Et bien… je vous suit !

Quoi qu’on en dise, que je m’entendes bien avec elle ou non, il ne me reste plus qu’à le vérifier. Après tout, ce n’est pas stagner là, comme ça, qui me poussera à le vérifier. Quitte à en être arrivé là, il serait dommage de reculer ! Nous verons bien…


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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Lun 17 Avr - 23:28

Il avait semblé à la jeune geisha que les traits de sa nouvelle connaissance, Tsubaki, s'étaient apaisés. Elle semblait toujours être un peu gênée par la situation, mais Bara avait cru deviner que cette jeune femme n'était pas souvent du genre à faire des rencontres aussi spontannées. Heureusement, une petite boule de poils pouvait se féliciter de bien veiller à l'attrait social de sa maîtresse. En tous cas, il en semblait fier, vu sa réaction. Bara ne connaissait pas encore beaucoup les animaux, mais pour elle il ne fallait que suivre une certaine forme d'instinct. Certes ils ne maîtrisaient pas le langage, mais ils savaient s'exprimer et se faire comprendre sans les mots. Il suffisait d'être un peu à l'écoute... Et de savoir interpréter leurs gestes. Aussi, Bara ne pouvait s'empêcher de sourire béatement au chien, reconnaissante d'avoir "arrangé" cette rencontre.
Et aussi étrange que cela puisse paraître, Tsubaki accepta l'invitation à l'okiya sans n'y avoir rien à redire visiblement. Apparemment Bara avait dû réussir à la convaincre de venir boire un thé, ce qui n'était pas juste une proposition faite pour ramener une nouvelle cliente à l'okiya, mais réellement un moyen pour elle de se faire une nouvelle amie, en tous cas dans la mesure du possible. Dès qu'elle lui indiqua qu'elle était partante pour la suivre, Bara aggrippa la main de Tsubaki, et commença à se mettre en chemin comme si sa vie -ou son honneur, quelque chose d'au moins aussi important que cela- en dépendait.
Se faufiler à travers la foule, accrochée à quelqu'un qui ne sait pas forcément où on l'amène, du haut de ses deux getas presque vertigineuses pour le commun des mortels, emmitouflée dans un kimono dont le tissu majestueux est assez lourd pour déséquilibrer facilement une jeune fille aussi frêle que Bara ; cela représentait presque pour elle une sorte de "mission".
N'importe qui aurait pu comprendre que Bara connaissait la cité par cœur, vu cette démarche assurée. Les seuls regards qu'elle jetait en arrière étaient pour s'assurer que Tsubaki et Jirachi la suivaient d'assez près, pour être sûre ...

"- Ne vous perdez pas ! ", leur adressa-t-elle avec un sourire ressemblant plus à un petit rire complice.

Ils continuèrent cette folle traversée pendant encore quelques instants. D'un coup, comme sorti de nulle part, le quartier des plaisirs s'ouvrait juste devant eux.

"- Voilà nous y sommes."

Elle reprit alors une allure un peu plus lente, comme pour profiter de ce quartier, alors qu'elle aurait pu en peindre les moindres recoins uniquement de tête tant il lui était familier.
Elle les mena donc tout doucement jusqu'à l'okiya, saluant les passants qu'elle reconnaissait, souriant à ceux qui la regardaient.
Une fois arrivés, elle les fit entrer par le grand porche, fit signe à son Okâsan qui faisait comme à son habitude elle-même l'intendance. La vieille dame vit que Bara était accompagnée et ne posa pas plus de questions.
Bara attrapa une jeune maiko qui passait par là pour lui faire chercher un thé, et le faire servir dehors. Pendant ce temps, la geisha amena son invitée dans les jardins, à un endroit susceptible de plaire également à la bête à quatre pattes, qui pourrait à loisir se dégourdir.
C'était son endroit préféré des jardins de l'okiya : sous un grand saule pleureur. La lumière du soleil y était tamisée, agréable. Il y avait même de quoi s'asseoir confortablement, car elle avait demandé à le faire aménager, à force d'y recevoir du monde.

"- Allez-y, prenez place, Nagaya-san, j'espère que l'endroit vous plait."

Elle prit le temps de s'installer seulement une fois que Tsubaki fut elle-même assise. Puis, par réflexe, elle leva la tête, elle leva la tête, plongea son regard une seconde dans les paillettes de ciel qui se découpaient grâce aux branches du saule, puis ferma les yeux et respira lentement, rassasiée par cette simple vue. Elle faisait ça à chaque fois qu'elle venait sous cet arbre, comme si cela répondait à son infinie dépendance à la nature luxuriante, inspirante, enchanteresse ...

Elle appréciait tout simplement les moments comme ceux-ci. Elle espérait simplement pouvoir transmettre un peu de cette heureuse "simplicité" avec Tsubaki. Non avec les gens. Non, avec le monde ... Ah... Ca, ce n'était sans doute pas faisable tout de suite. Mieux valait s'occuper de l'instant présent. Elle redressa donc la tête, prête à écouter et à répondre à toutes les requêtes que Tsubaki lui présenterait.


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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Ven 21 Avr - 16:25

Comme prise de la crainte immense et majeure de me voir détaler comme un lapin, la jeune femme, visiblement ravie par ma réponse s’approche pour se saisir de ma main avec un certain… entrain. Vous me cèderez beaucoup de défauts, mais je ne suis pas particulièrement peureuse. Enfin, bien que sur le coup son geste me surprenne et en arrive sans doutes aussi à me gêner quelque peu, je me laisse faire sans réellement rechigner, la laissant me guider dans les rues qu’elle semble connaitre parfaitement. Dans un geste sans doute amenée par tous ces détours, elle finit par se retourner légèrement pour m’envoyer une tirade. Bien que je ne me fasse pas particulièrement de soucis pour Jirachi, qui suit sans réelle difficulté, je dois avouer que dans ma position, je risque d’avoir beaucoup de difficulté à m’égarer. Sauf si elle s’égare elle-même, mais dans ce cas, ce serait plutôt à moi de lui dire ! Enfin, plutôt que de lui retourner la tirade, ce qui pourrait effleurer son entrain, je me laisse aller au côté « agréable » et « bon enfant » de la situation, lui cédant un fin, mais bel et bien présent sourire amusé. Pour le coup, nous sommes très rapidement arrivés là ou elle souhaitait. Et bien que je m’en sois douté, je dois avouer que ce n’est généralement pas le genre d’endroit que j’ai pour habitude de fréquenter. L’endroit est particulièrement animé, bien plus que bien d’autres coins de la ville et l’ambiance qui y régnait avait quelque chose de… gênant. Si la guerre était ma vie, ici, on peut dire que l’ambiance prédominante y demeurait à la fois proche et éloignée. Il faut dire que le principe maître de ces lieux est le strict opposé de celui que j’ai choisi de suivre.

Elle m’amène donc vers un bâtiment en particulier, chose qui n’est pas réellement surprenante dans la mesure où c’est ce qui à été convenu, avant de me guider plus précisément vers les jardins des lieux. Elle me guida donc sous un immense arbre, offrant à l’espace un jeu de lumière réellement agréable. Il ne me fallut donc pas très longtemps pour tomber sous les charmes de l’endroit, et donc, indéniablement, pour me permettre de m’installer, peu de temps après y avoir été installée. Indéniablement, c’est un établissement modeste et agréable, dont je n’ai aucune raison de douter de la qualité, au contraire. La jeune femme devant moi ne pouvait qu’aller dans ce sens. Tant sur ses propres avantages que sur son entrain à me faire découvrir l’endroit. Endroit que j’observe donc paisiblement de mon siège, patientant paisiblement. Bien entendu, je ne peux que me sentir un peu mal à l’aise en me rappelant ou je suis exactement. Je dois avouer que je n’aurais sincèrement pas apprécié de finir dans un tel établissement. Mais la vie de chacun est ce qu’elle est et de fait, je n’ai aucune raison de moins la respecter que ce que je devrais, au contraire.

Mon regard finit donc par tomber sur elle, alors qu’elle sembles observer au travers du feuillage se trouvant autour de nous, elle semblait… apaisée comme si ce lieu et ce genre d’instant représentait pour elle la voix d’une libération. Cette image et cette idée m’arracha un sourire attendri, alors que je me pliai à l’instant, relevant doucement le nez pour observer le feuillage. Il y à beaucoup de choses que j’apprécie dans mon rôle actuel. Pouvoir combattre aussi proche de la nature en fait grandement partie. Je finis donc par me reconnecter, suivie de peu par mon hôte, une fois sûre que je ne la dérangerait pas dans cet instant –qui suis-je pour vouloir ainsi gâcher son bon plaisir ?- je finis par prendre la parole.

-Je comprends maintenant pourquoi vous vouliez venir ici, cet endroit m’apparait comme particulièrement… réconfortant ?

Comme perdue lorsque je souhaitais finir ma phrase, je me suis retrouvée assaillie par une bonne dizaine d’adjectifs. J’ai donc pris quelques secondes pour trancher. Car il fallait bien le faire. Puis j’hoche lentement, satisfaite, avant de reprendre

-Ceci accompagné du calme de l’endroit, offre une sorte de petit coin de paradis en pleine ville.

Je lui cède un fin sourire, à nouveau.

-Cela fais longtemps que vous travailliez ici ?

Cette question est sans doute plus là pour la forme que par réelle curiosité. Bien que finalement, je me surprends à voir une réelle curiosité à sa réponse.


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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Mar 25 Avr - 20:52


Prendre le temps de “communier” avec la nature était devenue une part importante de la routine journalière de la jeune geisha. Plus elle passait de temps dehors, et plus elle se sentait comblée. C’était d’autant plus le cas lorsqu’elle pouvait le faire avec des clients. Après tout, les jardins représentaient sans doute l’un des meilleurs endroits de l’okiya. C’est pour ça qu’elle y emmenait souvent ceux à qui elle voulait faire plaisir. Et puis, la nature est toujours un sujet d’inspiration, mais pas que pour l’art. Pour la conversation aussi.

Bara avait remarqué la gêne de Tsubaki en entrant dans le quartier des plaisirs. C’était une réaction assez commune pour ceux qui n’y étaient pas habitués. Ce genre de quartier avait tout de même sa réputation. Pas forcément la réputation d’un quartier prospère, calme et et plaisant, d’ailleurs … Pourtant cette image là paraissait être totalement biaisée pour l’artiste. Pour elle, il avait été facile de s’accoutumer au fait que la pratique des arts puisse remplir sa vie, même si cela s’accompagnait d’autres plaisirs plus … tabous.

Aussi, quand Tsubaki lui posa la question :

“-Cela fait longtemps que vous travaillez ici ?”

Bara eut un léger sourire en coin. Les gens ne s’imaginent pas forcément le parcours d’une geisha avant d’en côtoyer une. Ils considèrent souvent l’okiya comme un lieu “à part”, de par son ambiance. Ils ne considèrent pas forcément que la Voie des Arts puisse être une vocation plus qu’un “travail”, d’ailleurs. Ou même … Un apprentissage constant … Ou encore … Un sacrifice. Pour certains, une chance d’effacer le passé. De repartir sur des bases saines … Tout ça à la fois, en fait. Et puis, c’était surtout un engagement à vie. Pas vraiment de possibilité de revenir en arrière, et une route tortueuse pour aller de l’avant. Elle ne pouvait pas en vouloir à ces gens non-coutumiers, chacun menait sa barque en ce monde, et chacun parcourait un chemin différent. Même dans ce lieu où les règles semblaient assez absolues …

“-Eh bien, j’ai été adoptée par mon Ôkasan dès mes 6 ans, en vérité.”

C’était une réponse des plus formelles mais aussi des plus simplistes. Il y aurait eu maintes choses à y ajouter, elle avait eut une chance exceptionnelle pour arriver ici. Mais elle ne voulait pas déjà ennuyer son invitée avec des récits dramatiques.

“-Tout comme les métiers les plus exigeants de ce monde, il faut commencer tôt, pour être une geisha digne. Enfin, autant dire que j’ai presque toujours vécu ici, du coup ! Ahah !“

Elle rit de bon coeur en faisant ce constat. Oui, son enfance était déjà bien loin. Mais depuis son arrivée à l’okiya, c’est réellement ici qu’elle avait passé les meilleures années de sa vie. Pourvu que cela dure !

“-Et vous Nagaya-san ? Que faites-vous dans la vie ? Vous semblez appartenir à une caste guerrière, n'est-ce pas ?”, poursuivit-elle, avisant l'arme qu'elle portait au côté. Elle s'était aperçu qu'elle ne connaissant encore pas du tout Tsubaki. En outre, c'est tout de même assez bon signe quand on a la sensation d’être bien avec quelqu’un qu’on ne connait même pas encore.

A vrai dire, elle commençait toujours par poser cette questions aux clients avec lesquels elle souhaitait faire plus amples connaissances. Au vu de l’importance que pouvait revêtir sa propre profession dans la vie de Bara, elle estimait que de nombreuses personnes se définissaient entre autres grâce à leur métier ou à leur vocation. Ceux qui venaient se détendre ici aimaient généralement parler un peu de leur travail pour pouvoir décompresser, qui plus est. C’était un sujet de discussion simple, qui amenait rarement à querelle. C’était donc un moyen utile de s'immiscer tout doucement dans la vie d’autrui, sans pour autant toucher à des sujets trop sensibles, comme peuvent parfois l’être les sujets de l’amour, de l’amitié, ou de la famille.

Tsubaki-san, de par sa corpulence, son comportement, avait l’air d’être une “femme d’action”. Bara voulait donc en savoir plus, car cela l’intriguait. Elle qui pouvait bien sur être plutôt rangée du côté des “femmes sentimentales”. Bien sur, les étiquettes ne signifiaient rien. Une femme sentimentale pouvait se révéler être une femme d’action, et inversement. C’est l’alchimie d’une personnalité qui fait que chaque être est différent. Et les destins les plus “hors des sentiers battus” n’étaient-ils pas passionnants ?

La jeune maiko apportant le thé demandé plus tôt, les deux jeunes femmes allaient pouvoir partager tout simplement des bribes de conversation autour de ces thèmes que la geisha chérissait tant.


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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Dim 14 Mai - 1:02

Il est vrai que l’on peux difficilement aller à l’encontre des impressions et des idées préconçues avant de se retrouver dans une situation pouvant nous témoigner à quel point on à pu faire fausse route. De moi-même, je n’aurais sans doutes jamais pris l’initiative de mettre les pieds dans ce genre d’endroit, pourtant, voilà que le hasard venait de m’y mener, auprès d’une jeune femme qui à sans doutes eu à remplir des tâches assez variées, disons. Dans le cas présent, sa première réponse ne manqua en rien de m’amener à la réalité insoupçonnée. Six ans. C’est à peu près l’âge ou j’ai dévoué ma vie au sabre. A cette pensée, j’apparais sans doute comme songeuse, alors que je l’observe silencieusement, Sa phrase suivante me suffit à affirmer le lien. Quelque part, nous sommes bien plus semblables que je ne l’aurais imaginé de prime abord. En arriver à cette conclusion, bien que cela puisse sembler idiot, parvient à m’apaiser quelque peu, bien que dans le fond, ça ne change pas grand-chose à ma façon de voir les choses, finalement, quelque part, peut être que voir les choses sous cet angle m’aide à lui accorder le respect qui lui est dû ? Peut être tout simplement que mes idées préconçues me poussaient à penser à tord. Sans doutes même, dans le fond. Effectivement, on vit nous nos crasses et on n’évolue pas de la même façon. On n’est pas ramassés par les mêmes personnes. Si Eichi avait refusé ma demande, peut être qu’Hiroshi m’aurait poussée à rester sur la voie de la noble dame que j’aurais pu être. Impossible de savoir et de prédire si oui ou non, j’aurais été plus heureuse que maintenant. Quoi qu’il en en soit, ce que je sais, c’est que j’aime ma vie actuelle. Ça, ce n’est pas près de changer. J’hoche alors dans sa direction, signe évident d’attention, comme pour lui mentionner que je l’ai bien écoutée. Aucune autre question ne me vient sur le coup, sa réponse ayant amplement suffit à m’offrir de quoi réfléchir seule. Alors qu’elle semble s’en rendre parfaitement compte, pour me relancer, me retournant indirectement la question. J’hoche donc à nouveau, avant de répondre.

-J’appartiens aux Sentinelles, notre rôle est de veiller sur nos frontières. Je me suis aussi engagée sur la voie du sabre assez jeune.

Lui cédais-je au passage dans un fin sourire, comme pour relever ce constat que j’avais eu l’occasion de me faire quelques instants plus tôt. Après plus ample réflexion sur le sujet, j’ai tout de même du mal à imaginer des parents confié leurs enfants à ce genre d’endroit. Bien sûr, je ne suis pas particulièrement utopiste et je sais très bien que nombre d’enfants finissent abandonnés pour bien des tas de raisons. Mais même si je suis loin d’être mère, je garde une certaine appréhension à imaginer quelqu’un être capable d’en arriver là. C’est pitoyable. Finalement, c’est cette fois une jeune femme arrivant avec le dit thé qui m’interrompt dans mes pensées, et alors que mon regard croise à nouveau celui de la jeune femme m’ayant invitée en ses lieux, nombre de questions ne manquent en rien de venir se présenter à mon esprit, m’infligeant un exercice assez compliqué : Trouver une façon d’assouvir cette curiosité sans me montrer envahissante ou dérangeante de quelconque façon. On n’est pas sortis de l’auberge, quoi. Je ne manque en tout cas en rien de remercier la jeune femme, tandis que Jirachi, lui, continues d’aller et venir et de se dégourdir les pattes gaiement, semblant apprécier l’endroit sans s’en cacher. Il aborde un petit air fier, comme si il cherchait à dire « t’as vu, t’as bien fait de m’écouter ».

-Je suis désolée. Je dois admettre qu’avant d’entrer dans un tel endroit, je n’ai jamais réellement pris le temps de réfléchir au cas… Aux histoires, aux raisons… enfin, à tout ce qui touches finalement à votre travail. Je serais en revanche ravie d’en apprendre plus, si vous le souhaitez.


Sans réellement attendre la chute de ma tirade, j’incline un peu du chef, doucement. Comme pour suivre l’intention plus que la tournure.


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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Sam 20 Mai - 14:44

Les horizons des gens sont parfois si étranges à cerner. Le hasard si imprévisible. Les personnalités si complexes. Bara était plongée dans ce genre de réflexion depuis quelques instants. Alors, Tsubaki était donc sentinelle ! C’était vraiment admirable. Bara admirait toujours les guerriers, pour avoir le courage et les capacités nécessaires à la défense et à la protection du clan. Mais elle admirait d’autant plus les guerrières pour qui la Voie du Bushi n’était pas toujours la plus simple et la plus évidente. La geisha ne pu que noter le trait que la propriétaire du petit chien avait donné à sa phrase, lorsqu’elle avait précisé qu’elle était aussi sur cette voie depuis longtemps. Et oui, comme l’avait dit Bara, les métiers les plus exceptionnels de ce monde nécessite une longue et rigoureuse pratique, ainsi qu’une grande volonté.

Mais leur début de conversation avait apparemment soulevé de nombreuses questions chez Nagaya-san qui semblait maintenant très songeuse. Puis elle demanda plus ou moins indirectement à la geisha des précisions sur son métiers, sa vie. La geisha trouvait cela touchant, car il était en fait assez rare que ses clients s’intéressent vraiment à elle, ou encore au chemin qu’elle avait parcouru. Seuls certains êtres qu’elle portait encore dans son cœur aujourd’hui avaient osé poussé leur curiosité jusqu’à en demander davantage sur son passé. Mais c’était aussi une face d’elle-même qu’elle avait tendance à rejeter, comme si cela ne faisait plus partie d’elle-même.

Bara commença donc à lui raconter son parcours, celui de sa vie...

"- Vous savez, Nagaya-san, la plupart des jeunes filles qui sont ici sont orphelines ou émancipées dans l'espoir de gagner mieux leur vie que leurs parents. Notre Okasan a toujours eu pour volonté de m'aider à recommencer une nouvelle vie. En nous en engageant sur la voie des arts, nous les geisha regagnons un semblant de dignité, d'espoir car c'est une voie pure.

Elle marqua un temps de pause. Elle ne voulait pas s'attarder sur son passé mais c'était l'occasion pour elle de s'attarder un peu plus sur sa propre démarche. Elle n'avait que rarement l'occasion de le faire alors c'était assez intéressant même pour elle. Elle passait sa vie à s'occuper des autres, ce qui ne laissait pas toujours la place à l'introspection.

"- Lorsque Okasan m'a proposé de rejoindre cette okiya je ne pouvais espérer mieux. Je suis très fière de mon métier qui me permet de créer et inventer chaque jour."

Elle sourit d'un air apaisé en disant cela, car c'était une déclaration on ne peut plus sincère. Elle serait éternellement reconnaissante à cette maison de l'avoir recueillie, de lui avoir enseigné autant de choses, de lui permettre chaque jour de vivre pleinement dans les arts et les traditions.

"- Je suis arrivée à mes 6 ans et j'ai essayé de faire de mon mieux pour devenir digne d'être maiko et de recevoir l'enseignement de mon Onesan, Rin. Mes spécialités sont la flûte et le chant. Mais je parcours aussi de nombreuses autres disciplines ... L'hanabi, la danse traditionnelle, l'origami, la calligraphie, la cérémonie du thé, le shamisen et le tambour, la poésie, l'estampe ..."

Elle lui sourit, contente de pouvoir partager ses passions avec quelqu’un qui était à l’écoute.

“-Mais, vous-même devez être passée par là dans votre propre Voie non ?”


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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Ven 16 Juin - 15:34

Il est finalement on ne peut plus normal de s’intéresser aux détails quand ont finit par effleurer la forme. Bien que finalement, il y ait eu qu’un très faible pourcentage de chance pour que j’ai à traverser une telle vie, il demeure rationnel, maintenant qu’une jeune pratiquante se trouve en face de moi, que les questions me viennent. Je me sais peu sociable, je sais que de moi-même je n’ai pas nécessairement le réflexe ou l’envie d’aller me mêler à des gens que je ne connais pas et qu’il y à certains quartiers que je peux traverser avec des œillères, si je peux dire. Je ne me suis jamais demandé si ces femmes vivaient bien. Je ne me suis jamais réellement demandé ça, en fait. Quelque part, j’ai eu à vivre les difficultés que rencontrent les femmes s’engageant dans cette voie, mais je ne me suis jamais réellement demandé si on en vivait bien, finalement. Je ne me plains pas de ma vie. Sincèrement, je pense pouvoir admettre qu’elle est plus routinière que simple… il est sûr que je n’ai pas opté pour un contrat des plus faciles. Vous me direz, maintenant que je dis ça ainsi, il me semble qu’il est assez ironique de penser les choses de cette façon. Aucune vie n’est forcément simple, aucun travail ne l’est. Nous rencontrons tous nos difficultés et épreuves. Seule notre volonté, finalement, fait de nous ce que nous sommes et à notre mesure. Tu entame donc ton récit, calmement et je prends bien entendu soin d’écouter chaque son s’échappant de tes lèvres. Orphelines, hein… ? ça aussi, je connais. Peut être mon visage s’assombrit-il un peu à cette mention. Pour mon cas, quoi qu’il serait advenu, l’un ou l’autre de mes oncles aurait fini par me ramasser et je serais soit devenue l’héritière du domaine, soit la guerrière que je suis. Quelque part, je préfère amplement cette solution à la précédente… mais quoi qu’il en soit, si mes parents n’auraient pas été tués, sans doute me serais-je simplement jamais posée cette question. Avant même que je n’ai réellement le temps de relever quoi que ce soit et de me tirer de mes pensées, je te vois enchainer paisiblement.

Créer et inventer chaque jour, hein ? Face à ton sourire et à l’étendue de tes connaissances, je ne peux cependant que marquer un fin moment d’hésitation. Quelque part, ça force le respect. Je n’ose imaginer le temps que tu as du passer sur chacune de ces activités pour en arriver à pouvoir dire que tu les maîtrise. Il est sûr que dans un sens, je pourrais paraître petite avec mes simples activités martiales, mais je sais bien que les choses ne se calculent pas ainsi. Je suis moi-même fière de mes capacités, bien qu’elles soient sans aucun doute beaucoup moins variées. Lorsque tu m’avance ta question, j’hoche doucement, avant de répondre

-J’ai effectivement pris le sabre très jeune, recueillie par mon oncle après la mort de mes parents, il m’a préparée à cette voie à ma propre demande. Les choses ont peut être ainsi été légèrement plus… simples ? Dès lors, j’ai toujours considérée cette voie comme la seule qui aurait pu me convenir. Je ne me suis donc jamais vraiment heurtée à un souci m’ayant été insurmontable, si je peux dire. Je me suis concentrée sur mes capacités martiales, inlassablement, et maintenant que j’ai atteint le rang des sentinelles, je me rends compte que j’ignore beaucoup de choses de ce monde et de ce qui m’entoure.

Conclus-je sans doute maladroitement. Je ne sais pas vraiment si j’ai répondu à la question retournée, dans le fond, j’ai simplement répondu franchement, si je peux dire.


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MessageSujet: Re: Quand on dit que le chien est le meilleur ami de la femme.. ! [Pv Hateku Bara] Lun 26 Juin - 21:02

Nagaya-san semblait étudier et intérioriser chacune des réponses de la geisha. Ce n'était pas pour déplaire à la Rose, qui trouvait que c'était un moyen honnête de faire la conversation. Tout le monde n'en était pas capable. Beaucoup ne faisaient souvent la conversation qu'en surface, sans même vraiment s'intéresser aux réponses qu’on pouvait donner à leurs questions. Ce n'était visiblement pas le cas de la sentinelle. Cette discussion avait cette forme d'originalité… Comment exprimer cela? Une sorte d'instinct y régnait. Comme si une seconde discussion avait lieu en même temps entre leurs mots échangés. Bara aimait bien ce genre de situations. Cela lui donnait l'impression que la rencontre n'était pas le fruit du hasard mais bien celui du destin.

Tsubaki lui expliqua qu’effectivement elle avait prit les armes très tôt. Comme elle, elle était orpheline … En apprenant cela Bara s'était d'ailleurs senti d'autant plus pleine de compassion pour sa nouvelle amie. Elles pouvaient se comprendre. Elles avaient vécu des choses similaires … Qu’il devait être difficile pour une femme de tracer sa voie parmi les bushi … !

Bara ne cacha pas son admiration :

“- Je suis toujours impressionnée par les femmes qui réussissent à se faire une place parmi les classes armées. Vous n’avez pas dû avoir une vie facile … ”

Il semblait néanmoins dans les propos de Tsubaki y avoir une nuance de regrets. Elle avait l’air de vouloir dire que le temps passé à travailler durement sur sa Voie qu’elle n’avait pas pu s’intéresser à autre chose. Mais il y avait du positif à cela : elle avait maintenant aussi tant de choses à découvrir ! Et puis, on ne peut pas toujours tout faire. Bara par exemple avait pu apprendre les arts, et apprenait tous les jours de sa condition, mais n’avait encore jamais pu voir du pays …

“- Ahah, malheureusement l’être humain ne peut pas se dédoubler, mais il peut profiter de l’expérience d’autrui. C’est ce qui fait sa force : la transmission des savoirs. Il faut savoir cultiver toutes ses facettes … Mais prenez mon exemple : je n’ai, par ma condition de geisha, étant rattachée à cette maison, jamais pu voyager hors de la capitale … Mais je ne désespère pas. Déjà parce que mes clients me permettent de voyager souvent, grâce à leurs propres récits. Et ensuite parce que … J’espère encore pouvoir le faire par moi-même un jour.“

Elle espérait que ses paroles pouvaient rassurer la guerrière. Elle dirigea son regard vers le petit chien, ne pouvant se lasser de sa joie de vivre et de la vivacité qu’on pouvait apercevoir dans son regard canin.


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