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 La demoiselle en détresse et le sauveur

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Unzen Haruya

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Taisa

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MessageSujet: La demoiselle en détresse et le sauveur Jeu 22 Déc - 0:03

La journée d'un otage est plutôt simple. Tout d'abord, il se réveille quand ça lui prend dans la demeure à laquelle il a été assigné, demeure bien coquette au demeurant pour un otage, avec même un domestique pour s'occuper de presque tout. Ensuite, il fait ce qu'il veut. Puis il se couche quand il en a envie. En fait, être otage, c'est basiquement vivre au paradis, en sachant que ça ne va pas durer et que c'est la seule chose qui fait peur. Après une expérience pareille, il ne faisait strictement aucun doute que redevenir otage serait son prochain but dans la vie. Pourquoi s'embêter à travailler et faire des choses quand être otage permettait d'avoir tous les avantages du travail sans les inconvénients, comme travailler?

Enfin, cela dit, dans le cas d'Haruya, même otage il ne pouvait pas être peinard. A peine arrivé, à peine retrouvé quelqu'un et voilà qu'il découvrait qu'il est l'élu d'un kami et qu'il va devoir bosser sa nomination, alors même qu'il avait trouvé le plan parfait pour ne rien faire de ses journées. Même après avoir tout prévu comme ça, il fallait qu'un imprévu ruine tout. Les kami ne pouvaient donc pas accepter que qui que ce soit prenne un peu de repos bien mérité? Enfin, l'occasion était pas trop mal non plus, il fallait l'avouer, être à la tête de son propre clan... Et donc il sortait très régulièrement pour rencontrer sa Kannushi et travailler. Paraît-il qu'il faut passer des épreuves pour s'assurer d'être digne, même si techniquement tu es quand même le choisi.

Mais pas aujourd'hui. La voir trop souvent, ça allait provoquer des rumeurs ou pire. Que les services de renseignements Fukyuu découvrent le pot au rose, admettons. Il était impossible pour lui de se prétendre assez bon pour duper le clan dans lequel il est otage, sachant qu'il est par conséquent nécessairement surveillé. Par contre, il ne voulait surtout pas que des gens pensent qu'ils ont une relation. Ce serait terrible pour la pauvre demoiselle.  Quelque chose qui la collerait à vie et qui détruirait toutes ses chances dans le futur. Déjà ceux qui se contentent de connaître le Taisa peuvent l'admettre, c'est certainement la pire chose qui ait pu leur arriver dans la vie. Définitivement, il ne fallait surtout pas qu'il la voit trop et que des gens se fassent de fausses idées, ce serait désastreux pour elle et Kaede ne mérite pas ça du tout.

Du coup, s'ennuyant, il avait décidé de sortir faire un tour dans la capitale, bien couvert face au froid. Sans s'encombrer de ses armes, mis à part ses kunaï cachés sur lui. Une simple visite tout ce qu'il y avait de plus simple, et seul. Dans tous les quartiers. Même ceux que les gens normaux auraient tendance à éviter. C'est pourquoi, non-armé à première vue, il se mit dans une situation ennuyeuse où des gens avec un air pas très bienveillant s'approchèrent de lui.

"Hey toi! J't'ai jamais vu par ici. Tu passes sur not' territoire ici et ça va t'en coûter un prix."
"Ah? Je pensais encore être en territoire Fukyuu... Toutes mes excuses, est-il possible d'oublier ce petit incident? Je ne cherche pas d'ennui. Je suis aussi capable d'imiter le cri d'une femme, cri plutôt fort."
"C'est une menace? Personne viendra à ton secours ici."
Damned, même crier à l'aide avec une voix féminine ne pourrait pas ramener de soldat fort et vaillant à la rescousse? Beaucoup de ressources sont déployés à Miyuki mais quand même. C'était pas comme si il ne pouvait pas se charger de cela lui-même mais cela ne lui plaisait pas des masses...


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Nagaya Tsubaki

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Samouraï

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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse et le sauveur Mar 24 Jan - 23:37

La capitale. Je me sens toujours assez nostalgique, quelque part, quand je rentre de Miyuki. Quand je retrouve ma boule de poil et que je passe quelques temps à errer ici. Souvent, il peut m’arriver de m’installer dans un coin, sur un quelconque rebord, et de regarder les gens passer et ce pendant d’assez longues heures ce qui en soi ne sembles en rien déranger le brave Jirachi, qui demeure calme à observer autour de nous ou à se reposer, silencieux. Ses journées étaient sans doute les plus tranquilles de toutes. Vous me direz, nombre de boule de poils profitent sans doutes de beaucoup d’avantages. Lorsque je suis absente et que je travaille, il est gardé par un attroupement de serviteurs qui prennent soin de lui, de façon continue et présente. Je suis d’ailleurs sûre que l’un d’eux prend plaisir à lui donner un petit surplus de nourriture, depuis quelques temps, il commence à avoir du mal à suivre, lorsqu’il s’agit de courir un peu. Ça lui jouera des tours, j’en suis certaine. Mais comment lui en vouloir, finalement, lorsque je suis là et que je peux m’en occuper, je le chouchoute bien trop et je suis certaine que je respecte moi-même très peu les obligations que je leur ai fourni à ce sujet. Autant dire qu’il possède autant de nourriture et de sujet de jeux qu’il peux désirer… sans faire grand choses de ses journées, si ce n’est monter la garde et chasser les petits intrus indésirables. De plus, il suffit qu’il passe dans une allée pour que tout le monde le complimente et veuille le caresser. Mais même là, monsieur trouve à faire le fier et à ne pas se laisser tripoter par tout le monde ! Très rares sont les personnes qui parviennent à gagner l’intérêt de la bête. Autant dire qu’il vit comme un seigneur. Seigneur dont je ne suis au sens visuel que le sujet. Le sujet favori, certes, mais sujet tout de même. Ce n’est que lorsqu’il vient me voir, ce qui est tout de même très régulier, que je l’on parvient à mettre les choses à leur places. C’est un brave chien. Et bien qu’il ne se laisse pas toucher, on sent qu’il aime les autres et le contact. Ce n’est qu’un élan de fierté étrange qui le pousse à repousser les autres. C’est tout du moins ma façon de le percevoir. Enfin, aujourd’hui n’as pas délogé à cette règle, avant même de m’en rendre moi-même compte, je venais de passer quelques heures mi assise sur un muret aux abords d’une rue ou le passage est fréquent, à profiter de l’instant présent.

Finalement lassée, j’ai pris la direction d’un salon de thé, dans un coin que je connaissais bien. Dans le fond, je préférais tout de même le calme de ce genre d’endroit aux brouhaha d’une taverne, bien qu’aller boire un verre d’alcool de temps à autre ne me déplaise en rien, bien au contraire. Cependant, boire en soirée est ce qui m’apporte le plus de satisfaction. Donc la journée, je me limite souvent au thé. Une fois la pause terminée, je prends sur moi de ramener l’animal, qui semble avoir eu sa dose d’air frais pour la journée, avant de ressortir. Il s’avère que je doive encore passer chercher quelque chose chez un forgeron, une vieille commande. J’espère qu’il ne l’a pas enterrée dans un coin, depuis le temps qu’il attend que je passe. D’instinct, je pense que non, dans la mesure où je l’ai payé d’avance. Sans même m’en rendre compte, je prends paisiblement la route vers sa masure, décidée à récupérer mon dû, maintenant que je suis en ville. Alors que je déambule rapidement entre les rues, je finis par trouver une scène digne d’arrêter mon avancée. Pour accéder à ce quartier, il me faut passer par un quartier moins fréquentable, et c’est au tournant d’une rue que je tombe nez à nez avec deux lascars en train d’acculer un pauvre homme désarmé. Cette scène m’arrache un fin soupir alors que je m’avance, venant naturellement me placer au côté de l’homme seul, ma main venant se placer sur le manche de mon sabre alors que je le décolle lentement du fourreau, laissant clairement comprendre le message. Bien entendu, l’un des deux lascars se voit pris d’un sourire relativement malsain, surtout en train de se demander ce qu’une donzelle veut faire pour sauver quelqu’un face à eux. L’archétype même du gars qui se sent surpuissant, en somme.


« Qui t’es toi, et qu’est-ce que tu crois faire ? »

Finit-il par beugler simplement, moqueur. Et c’est donc un silence qui l’attends, un silence simple et sans artifice, je me contente simplement de les regarder, calme. Tel un simple garde du corps itinérant. Mon geste précédent suffit à lui seul pour faire comprendre ce que j’ai en tête et lui répondre « personne » comme il l’as si bien présenté plus tôt n’aiderait en rien à calmer l’affaire. J’entends déjà les mots de mon oncle résonner à mon oreille. Ses remontrances si je suit mon envie du moment et cela finit par m’arracher un simple soupir, lui aussi sans équivoque, mais que l’ahuri semble prendre pour lui, tirant son arme avant de lâcher un « tu l’aura voulu, trainée » en suite à des mots que je n’ai visiblement pas calculé. C’est donc sans réellement mesurer ou calculer la situation que mon sabre quitte lui-même son fourreau, venant lui sectionner l’un des doigts qui tient son arme. Un simple avertissement suite auquel je viens loger mon pied dans l’abdomen du suivant, qui semblait vouloir aider son complice, venant lui couper le souffle et le repousser. Aucun d’eux n’avait visiblement eu le loisir de suivre un quelconque entrainement guerrier et ce geste aurait au moins la pleine mesure de les rendre un peu plus conscients de leur propre bêtise. Bien entendu, ce n’est pas ce simple doigt en moins qui l’empêchera de vivre ou de travailler, si toutefois faire un travail honnête finirait par lui traverser l’esprit. Face aux désagréments récents ayant traversé le clan, ce genre d’énergumène se fait plus fréquent. Rien d’anormal face à la destruction que de voir des êtres tout perdre et se résigner à accomplir des bassesses pour essayer de retrouver quelque chose. Le souci, à mon sens, c’est accepter ce fait et de choisir la facilité. Des hommes laissant leur honneur derrière eux valent moins encore qu’un chien qui lui, à au moins la prestance d’accomplir ce qu’on attend de lui. Et je sais parfaitement que si Jirachi avait été présent, le gredin n’aurait pas perdu qu’un doigt. Et même si il voudrait chercher un quelconque garde pour me dénoncer, il n’aurait pas grand-chose à dire. Si je n’étais pas intervenue, allez savoir dans quel état ce type aurait lui-même fini. Ce court échange eut au moins le loisir de les calmer, me permettant d’essuyer ma lame avant de la ranger, prenant la manche du voyageur pour l’attirer dans une rue plus mouvementée, par chance, nous n’étions pas trop loin des abords du quartier. Il me faudra éviter de me balader dans le coin pendant quelques temps. Bah, pas de soucis, la ville est assez grande et même si ils revenaient à la charge… cette idée ne m’inquiète pas plus que ça. Une fois sortis de cette zone, je me tourne vers l’intéressé, lâchant, suite à un nouveau léger soupir.

-Vous feriez mieux de faire attention ou vous mettez les pieds. Ce genre d’ahuri n’est pas très compétent mais sans faire attention on peut très rapidement se voir soumis à un surnombre peu agréable.

Je marque une pause, satisfaite de mon œuvre, avant de ramener mes mains dans mes manches, doucement, les laissant profiter de la chaleur qui y demeure. Ma tenue semble moins chaude que celle de mon interlocuteur. Tout juste assez pour résister convenablement au froid. Par chance, je ne suis pas particulièrement frileuse et en soi, si ce n’est cette faiblesse naturelle qu’à tout humain à aimer protéger les extrémités de ses membres (doigts), je ne semble pas craindre grand-chose d’autre, dans le cas présent. Sur ce, je ne trouve pas grand-chose de plus à ajouter, je me satisfais donc à une question bateau appelant une réponse toute aussi simple, et suite à laquelle je pense pouvoir me voir libérée assez rapidement.

-Vous saurez retrouver votre chemin ?

Sans réellement attendre de réponse, je détourne légèrement mon regard, cherchant à situer l’endroit présent pour mieux pouvoir me rediriger vers mon but. Je prends tout de même soin d’attendre sa réponse avant de prendre sur moi de partir dans une direction quelconque.


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Unzen Haruya

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Taisa

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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse et le sauveur Lun 13 Mar - 21:08

Fuir ou les confronter? Passer pour un lâche, c'était ce qu'il avait l'habitude de faire, et se mettre des gens à dos tout autant. L'un n'avait pas vraiment plus d'avantage que l'autre, il était nécessaire de faire des efforts dans les deux cas et il ne s'intéressait pas à sa réputation ici. Plutôt la fuite du coup, il n'avait pas encore envie de tester le résultat de ses entraînements sur eux. Enfin, il l'aurait fait si quelqu'un ne s'était pas tenu à côté de lui, la main sur le manche de son sabre. Une guerrière, c'était fichu pour l'option de la fuite. Si seulement les gens n'avaient pas leur fierté. Et elle devait croire qu'elle faisait bien. Mais cela rouvrait l'option de la diplomatie potentiellement, ils n'allaient pas oser se mettre sur le chemin d'un samouraï quand même?

Le pire étant que si, ils osèrent. Sans la moindre hésitation. Ce n'était pas de la bravoure, juste de la stupidité venant de petites frappes cherchant le gain facile. Saleté de société patriarcale et misogyne. C'est pourtant bien souvent les femmes qui sont les plus dangereuses en vrai... Tenter de faire mine de la connaître et partir en les ignorant rapidement? Mais Haruya n'eut que le temps de placer une main sur son visage en voyant les voyous attaquer et se faire démonter sans trop forcer. C'était pourtant évident que ça allait finir comme ça. Il avait tout tenté pour la diplomatie. Mis à part ouvrir la bouche. Et finalement, la guerrière lui prit la manche pour l'attirer en dehors de ces lieux où ils pourraient finir par avoir à gérer du moins que rien à ne plus savoir qu'en faire. Il avait donc été sauvé d'une situation qu'il aurait très pu gérer. Ca aurait pu mieux se finir mais il n'avait pas eu à faire le moindre effort. Que demande le peuple?


"Merci beaucoup samuraï-sama, je ne veux pas imaginer ce qui aurait pu arriver si vous n'aviez pas été là... Je suis confus, je ne sais déjà pas comment vous remercier pour ce que vous avez fait et j'ai encore besoin de votre aide... Je ne suis pas d'ici, et je ne saurai actuellement pas retrouver mon chemin... Mais ne vous inquiétez pas pour moi, je ne veux pas vous déranger plus que nécessaire."
En se levant, il n'avait pas eu la moindre idée de ce qu'il pouvait faire. Il avait trouvé. Ruiner la journée de quelqu'un qui l'avait aidé.
"Ah, je sais! Que diriez-vous que je vous invite à manger pour vous remercier? Je sais bien que c'est insuffisant mais c'est le moins que je puisse faire... Enfin, je ne tiens pas à vous forcer, je me disais juste que vous pourriez me faire visiter et m'aider à retrouver ma route..."

Pour obtenir des faveurs de quelqu'un, être une femme en face d'un homme est un grand avantage. Ou l'inverse. Bien sûr, dans tous les cas, la beauté influe grandement. Ensuite, toujours paraître faible. Cela réveille la virilité ou la fierté ou l'instinct maternel ou peu importe comment ils appellent leur envie d'aider pour gonfler leur ego. Et l'ingrédient final, jouer sur la culpabilité. Laisser le choix à l'autre de l'ignorer totalement et de le laisser se débrouiller, en ayant un air peu assuré, que lui-même et toute personne environnante se dise que l'abandonner à son sort est monstrueux. En tout cas, ce mélange fonctionnait dans la grande majorité des cas pour obtenir la faveur qu'il souhaitait. Bien entendu, Haruya avait déjà prévu une fausse adresse à l'autre bout de la ville pour gagner le plus de temps possible. Bien sûr, la samuraï pouvait éviter ce piège en refusant simplement de l'accompagner pour des affaires importantes, ce à quoi la demoiselle en détresse qu'était l'otage Fukyuu ne pourrait répondre qu'en la remerciant à nouveau et en lui souhaitant une bonne journée, l'air bien faussement malheureux d'être livré à lui-même.


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Nagaya Tsubaki

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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse et le sauveur Sam 18 Mar - 3:19

Comme je pouvais m’y attendre, sa réponse ne tarda pas. A ma grande déception ceci dit, elle fut contraire à celle attendue. Enfin, ce n’est pas comme si il était déjà en soi cohérent et amical d’attendre la possibilité de laisser derrière soi quelqu’un possiblement dans le besoin, et dans le fond, je ne pense pas que ce soit la mort de faire attendre le vieux forgeron une journée de plus quand à Jirachi… l’animal ayant déjà fait sa promenade, il ne risquait pas de me pisser dans la salle de vie commune. Ou dans la chambre. Cette idée suffit à m’arracher un fin soupir, mais par chance, ça ne craignait pas grand-chose. Vinrent donc le remerciement, chose tout à fait normale, suivie de la question qui n’en était pas vraiment une. A mon sens, la tournure de sa phrase était soit incroyablement intelligente, soit incroyablement stupide. Pourquoi ? Quel intérêt aurait-il à m’avouer avoir besoin de mon aide, si c’est pour m’exposer le souhait de ne pas vouloir me déranger ? Même en se réfrénant et en tentant de bouffer le reste de notre phrase, on doit bien se rendre compte d’à quel point on doit manquer de rationalisme, non ? Ou peut être est-ce simplement ma propre stupidité qui m’empêche de comprendre les sentiments qui ont pu lui passer par la tête. Comme si ça ne suffisait pas, il vint rajouter une couche à tout ça, m’invitant à manger pour me proposer d’ensuite faire un peu le tour de la ville avec lui. Servir de baby-sitter pour grand idiot de mon âge, quoi. Je marque donc une longue pause, l’observant silencieusement alors que je semble bloquer, perdue. Pourquoi ? Je ne saurais répondre à la question de toute à l’heure. Est-il malin ou stupide ? Ou alors est-il simplement sincère et se voit-il être un touriste ayant choisi la mauvaise période pour venir siroter du thé dans notre bonne ville ? Quoi qu’il en soit, quelle idée de merde, il faudrait bien que je finisse par lui offrir une réponse. Et puis, franchement, partie sur un si grand élan de bonté que de botter quelques culs pour un inconnu, autant accepter un repas et une ballade. Pour ce que j’en sais, ça n’engages à rien et si il s’avèrerait être un détraqué, je ne devrais avoir aucune difficulté à gérer ce soucis, que ce soit en me désengageant ou dans le pire des cas, par les armes. Et je dois avouer que ça me changerait sans doutes les idées de passer une journée de congé en compagnie de quelqu’un, plutôt qu’enfermée dans mon appartement. C’est donc sans témoigner quelconque trace de toute cette suite de réflexion, ce n’est une possible hésitation de part mon temps de réponse, que je me décide finalement à prendre la parole.

-Je présume que je peux prendre le temps de vous montrer quelques endroits intéressants, oui. Et j’accepte volontiers le repas.

A partir de là, il ne me restait pas grand-chose à faire, si ce n’est le suivre et lui montrer quelques coins de la ville. Après un léger silence, je finis par reprendre.

-Vous connaissez un endroit, ou vous voulez que je vous conseille quelque chose ?

Dans le coin, je connaissais bien quelques endroits intéressants et relativement bons marchés. N’étant pas particulièrement difficile, je ne serais pas si difficile à satisfaire, bien au contraire. Il n’est pas entièrement faux d’avouer que combler quelqu’un en essayant d’appâter son estomac est l’un des moyens les plus efficaces pour l’attendrir. Par chance, même si j’acceptais sa proposition, je ne comptais pas pour autant me faire avoir si facilement et je ferais bien en sorte de rester méfiante tout du long. En revanche, je ne me montrais pas plus souriante que d’habitude, et il n’aurait aucun mal à rencontrer mon visage non pas impassible mais… enfin pas totalement, disons. Il ne me restait plus qu’à attendre sa réponse et quoi qu’il en soit, aller récupérer mon colis avec lui serait sans doute une mauvaise idée.


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Unzen Haruya

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Taisa

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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse et le sauveur Lun 3 Avr - 22:04

Elle hésita un court instant. Cela témoignait d'une réflexion. Comme pour toute personne vivante normale équipée d'un cerveau. Il n'y avait rien à déduire de cela par conséquent. Mais c'est très intéressant de se baser sur le vide pour obtenir du vide. Parfois ça impressionne même le gens. Si il s'ennuyait? En règle générale, assez légèrement, mais il avait trouvé un amusement. D'autant qu'elle était tombée dans le filet et allait l'accompagner. Pour montrer qu'il était heureux de pouvoir être accompagné et la remercier, il usa de très peu d'efforts pour montrer un visage reconnaissant d'avoir accepté. C'était après tout plutôt facile à simuler. Un poil plus de paraître naturel avec, ce qu'il était capable de faire. Mais le taisa avait décidé dès le départ de jeter le naturel pour tout l'instant qu'ils allaient passer ensemble à jouer un jeu. Allait-elle se rendre compte de la supercherie, allait-elle passer un bon ou bien un mauvais moment?

"Merci beaucoup samuraï-sama, je tacherai de ne pas vous décevoir ou perdre trop de temps."
Reprenant un air plus normal, paraît-il pour un humain, il prit un faux instant de réflexion. Lui proposer un truc, la laisser choisir? En vrai il était plutôt limiter dans ses choix à cause de ses mensonges. Mais il avait préparé ceci déjà avant que la question ne soit posée.
"Et bien... Je connais quelques très bonnes adresses, mais plutôt éloignées d'ici... Je suppose qu'il serait mieux de se fier à vos conseils, ou bien de s'arrêter quelque part sur le chemin."
Il valait en effet mieux qu'ils aillent ailleurs ou à ses bonnes adresses à elles, car aller aux siennes reviendrait à tout foirer. Enfin, il en connaissait bien où il n'allait pas souvent depuis son arrivée, mais il restait un poil plus connu par là que par ici.

"Oh, mais où sont mes manières. Je me nomme Nezun Hayaru. Il faut croire que l'excitation de l'instant m'a un peu affecté, ainsi qu'affamé..."
Une subtile façon de donner un faux nom qu'il n'avait pas eu assez le temps de réfléchir ainsi qu'ajouter sa faim, et donc le fait qu'il n'irait pas trop loin avant de s'effondrer sur la route. Quelle dommage, il lui était impossible d'aller jusqu'aux restaurants que lui connaissait, il ne restait qu'à s'arrêter en chemin ou aller là où elle connaissait.


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Nagaya Tsubaki

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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse et le sauveur Mer 5 Avr - 2:45

Merde. Ça m’apprendra, avec mes questions rhétoriques de merde. Oui, cordialement, de merde. Que je conseille un endroit… ça fait un bon moment que je n’avais pas pris soin de m’arrêter dans un quelconque restaurant… généralement je me préparais un peu de riz chez moi ou je grignotais dans un quelconque salon de thé. L’espace d’un instant, je marque donc une nouvelle pause, ma main venant naturellement resserrer son emprise sur le manche de mon sabre, ce genre de mimiques que l’on presque tous, initialement, lorsque quelque chose vient commencer à nous agacer. Je m’amuse donc à repasser en mémoire tous les lieux que je connaisse a proximité d’ici. Ironiquement l’équation se voit bien plus rapide que ce que l’on pourrait imaginer alors que j’affiche un fin sourire satisfait quand un lieu me semblant adéquat. Une fois cet instant passé, je semble entièrement me reconnecter à la réalité, bien qu’il serait sot de penser que je l’ai quittée un instant.

-Je connais un vendeur de Mochi, dans le coin.

Ma phrase ne sous entends ni un souhait, ni un argument… C’est une simple affirmation, et sans doute là le seul choix que je serais en mesure de placer. Mon visage affiche un fin sourire satisfait, mais pas tant par l’idée de manger du mochi que surtout pour la satisfaction d’avoir trouvé une idée d’endroit. Le tout fut relativement coupé, à bonne initiative, par des présentations tardives. C’est donc avec un fin mouvement d’inclinaison de la tête que je salue ce geste, prenant soin de me présenter à lui à mon tour.

-Nagaya Tsubaki, et bien... c’est par là

Bien entendu, afin d’accompagner mes mots, je prends sur moi d’ouvrir la marche, gardant un œil sur mon « suivant ». Nezun Hayaru, donc. C’est drôle, je lui donnerais pas une gueule à porter ce nom. Mais bon, je présume que les voies des mères sont impénétrables aux pensées des inconnues. Sans compter sur le fait que quand on est tous bambins, on à pas nécessairement une gueule à porter un nom particulier. On est tout petits, tout bruyants, tout chiants. Des gosses, quoi. Et puis, il est bien peu courtois de relever ce genre de choses. Je revois encore Eichi me taper sur le bout des doigts pour tenter de m’inculquer la bonne mesure de la communication avec autrui. Ne pas se montrer trop franc dans n’importe quelle situation est une base malheureusement incontournable. Ce qui est dommage, ça réduit franchement le champ des communications possibles. En même temps, vous imaginez rencontrer quelqu’un pour la première fois et l’entendre vous dire « vous portez votre nom de façon horrible ! » … Oui, je crois que je ne saurais m’empêcher de lui découper quelques membres, juste pour lui rendre sa franchise en pleine mesure. Après quelques mètres et un nouveau fin sourire au coin des lèvres suite à cette pensée, je finis par reprendre.

-Et pas besoin de « sama ». Je ne possède aucun titre particulier. Je ne suis qu’une samurai parmi d’autres.

Soit, voilà une bonne chose de faite. Bien entendu, je ne cesse de garder un œil sur « l’invité » du moment. Enfin… Je me comprends. L’un dans l’autre, c’est plutôt moi qui risque de me faire inviter. Bien entendu, je ne vais pas m’amuser à le fixer ouvertement, dans le fond, sa poire, elle ne m’attire pas de façon particulière. Mais je ne suis jamais en confiance, déjà difficilement avec la majorité de mes proches… alors avec un inconnu…


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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse et le sauveur Mer 19 Avr - 23:31

"Nagaya..."
Ah, voilà un nom... Qui lui disait quelque chose. Personne de connu, mais c'était un nom qu'il avait dû apprendre pour faire sa liste des personnes importantes du clan. Un lien de parenté avec le Taisa Nagaya peut-être? Oh, dire le nom et faire une pause est la meilleure manière de se faire prendre à connaître plus de choses qu'il ne veut l'avouer.
"... Ce sera donc Nagaya-sam-Je veux dire Nagaya-san. Toutes mes excuses. Mais je pense que vous êtes trop modeste pour votre propre bien. Une samurai parmi tant d'autres... Balivernes. Une héroïne n'a rien à faire parmi les autres."
En rajouter pour faire oublier son égarement était basique. Bien trop basique mais il aurait facilement moyen de justifier ses connaissances en bon touriste qu'il était.

"Donc vous aimez les Mochi..."
Elle ne l'avait pas dit. Elle n'avait pas non plus proposé le vendeur de mochi. Mais si elle le propose, c'est bien qu'il y a quelque chose. Néanmoins, ce n'est pas un repas. Plutôt un encas. Hum... Haruya cherchait à discuter et l'ennuyer sur la durée, et un repas permet de se poser pour le faire. Il n'avait pas vraiment faim en vrai. Des mochi, il y avait moyen de se poser pour discuter, mais il était aussi possible de continuer à marcher en même temps. Et le repas serait plutôt court. Nah, le taisa avait du temps à perdre. Beaucoup de temps à dépenser à ennuyer des jeunes femmes sans défenses, du moins face à ce genre d'attaques vicieuses et sans scrupules.
"... Malheureusement, j'ai bien peur que cela ne contente pas ma faim ni ma soif. J'aurai donc une préférence pour ce restaurant. Ou bien celui-ci."

Il montra deux restaurants se trouvant dans la rue qu'ils étaient en train de parcourir, l'un donnant sur les Rāmen, l'autre plutôt sur les Takoyaki et les Yakitori. Inutile de s'embêter à chercher le plus réputé, prendre le plus proche fonctionnait aussi.
"Enfin, si cela ne vous pose pas de problème bien sûr."
Une part importante de la manipulation se base sur le fait de toujours laisser le choix. Mais un choix orienté. Tsubaki pouvait bien entendu refuser, ou choisir autre chose... Mais ayant orienté vers des choix, il y avait plus de chances que, sans vraiment réfléchir plus, elle accepte une de ses propositions plutôt que de refuser ou prendre encore un autre choix. Cela dit, ce n'était pas la plus importante des manipulations ici de toute façon, ce n'était que le choix d'un restaurant. Il voulait juste s'asseoir et perdre du temps. Ou en gagner, selon le point de vue.


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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse et le sauveur Jeu 4 Mai - 2:53

Flatterie et huiles de massages, si je peux dire. Je pourrais presque croire qu’il cherches à me caresser dans le sens du poil. Ce à quoi je pourrais rougir et monter sur un grand cheval… si j’étais une de ces empaffées pas franchement malignes qui ne pensent qu’à recevoir ce genre de compliments. Par chance, je demeure une guerrière. Je prends donc soin de lui répondre d’un simple sourire amusé, avant de répondre, simplement :

-Je n’ai rien d’une héroïne. Je ne fais que respecter mes valeurs et suivre mes propres principes. Rien de plus. Je crois que c’est là la voie de tout Bushi qui se respecte, non ?

Voilà que les Mochis tombent à l’eau, rien de bien surprenant, il n’y à pas grand-chose de folichon à se faire payer des mochis en remerciement. On ne parle pas là vraiment d’un réel repas, et il pourrait être mal vu par la personne d’en face de sous estimer ainsi sa capacité à la gratitude. Il me propose donc d’entrer dans l’un des deux restaurants qui nous sont à proximité. Il est vrai que j’aurais tout simplement pu penser à cette solution, bien que je ne voie pas forcément cette solution comme plus « enrichissante » pour l’autre parti, au contraire. Choisir une récompense au hasard ne démontre t-il pas notre manque d’intérêt pour la dite récompense ? Dans le cas présent en tout cas, c’est un peu ainsi que je le vois. Cependant, vu que c’est lui qui à proposé l’idée, il n’y à plus rien d’anormal à se laisser tenter. De fait, j’observe un instant les deux façades, cernant leurs avantages avant d’opter, après avoir lentement hoché pour son commentaire précédent, sans réellement y prêter attention.

-Des… Takoyakis.


Je marque une pause, comme rattrapée par une seconde d’hésitation, avant d’hocher lentement, satisfaite de mon choix. Les nouilles, ce n’est pas le repas qui manque, j’ai plus souvent l’occasion d’en avaler que nombre d’autres ingrédients, c’est l’occasion de changer. Je gage qu’au passage, ma réponse répond sans doute à sa dernière interrogation. Je prends cependant soin de répondre malgré tout.

-C’est vous qui payiez, il me serait irrationnel de me plaindre de votre faim.

Oui, une phrase bien tendancieuse, et surtout mal placée venant de quelqu’un du clan Nagaya. Vous me direz, je ne suis pas particulièrement connue pour jouer dans la subtilité et la demi-mesure. Quand au fait qu’il ai simplement avancé mon nom plus tôt, on ne peux pas franchement dire que ce genre de réaction m’est particulièrement inconnue. C’est le genre de réaction qu’ont la majorité des personne qui ont la chance (ou le malheur) d’entendre mon nom. Généralement, on ne prends pas forcément le soin de me questionner sur le sujet. Ce qui me convient entièrement. Après tout, je ne suis qu’une sentinelle. Je suis encore loin de mériter quoi que ce soit. Bien que nous formions un corps d’élite. Et je n’aime pas spécialement me faire titiller pour mon nom plutôt que pour mes actes. Comme nombre de gens, je présume. Enfin, je l’observe donc un instant, patientant afin de constater si mon choix lui convient, et si oui… L’y suivre tout simplement.


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Unzen Haruya

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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse et le sauveur Dim 2 Juil - 22:43

Les héros sont précisément ces gens qui s'en sont tenu à leur principe jusqu'à leur dernier souffle. Et qui ont réussi un exploit qui les place au dessus de la plèbe. Du moins, pour les héros reconnu dans tout le pays. Ces gens ont aussi tendance à tous être morts et à être reconnu posthume. Mais n'importe qui peut être un héros, il suffit juste de réussir un exploit pour un témoin et que ce témoin te reconnaisse comme tel. Tsubaki plaçait le rang de héros trop haut, ou bien se sous-estimait. Elle n'avait pas l'air d'être faussement modeste, vu son débit de parole. Plus d'actions, moins de blabla, du moins supposait Haruya.

Elle fit son choix parmi les propositions et l'otage prit les devants pour rejoindre le restaurant choisi. Là, il se plaça dans un endroit pas trop tranquille mais à deux. Il faudrait élever la voix pour s'entendre. L'avantage de ce genre de position est la presque assurance que personne n'écoutera la conversation. Bon, en vrai, les emplacements plus tranquilles étaient pris, ils arrivaient trop tard pour cela.

La question de payer ne se posait pas, il avait effectivement invité la jeune femme et n'était pas assez mauvais pour faire payer la personne qu'il invite. Il a tout de même quelques principes. Néanmoins, il est rare qu'il invite directement la personne car ses quelques principes vont à l'encontre de son souhait de ne pas vider trop vite son porte-monnaie.


"N'hésitez pas et prenez ce que vous désirez Nagaya-san. Et en échange, je vais vous poser des questions sur vous."
Il n'a pas parlé d'en apprendre plus sur elle ni, et surtout, d'en apprendre plus sur lui. Il était particulièrement prudent avec elle et ne voulait absolument rien forcer. Ou du moins, ne pas donner cette impression. S'il était trop insistait, il risquait le malaise et surtout qu'elle le quitte plus tôt que prévu. Doucement, sans rien forcer, il allait obtenir la conversation qu'il voulait et il pourrait lui faire perdre son temps.

La commande effectuée, il put commencer.

"Vous travaillez ici? Cela doit être difficile de devoir s'occuper de l'ordre de la capitale du clan. Quel est votre rôle exactement? Et surtout, est-ce que cela vous plaît?"
Ses premières questions pour initier la conversation du repas et en apprendre plus sur elle. Ici, il utilisait un principe qu'il ne met pas toujours en pratique selon son objectif, ne pas faire de référence à la famille de son interlocuteur. Il se fiche bien de savoir de quelle famille elle vient et ce que cette famille a pu accomplir. Ce n'était pas la famille qu'il voyait mais Nagaya Tsubaki et c'était à elle qu'il s'intéressait. Il considère aussi que c'est moins rabaissant d'éviter de parler des hauts faits et hauts placés de la famille avec ses interlocuteurs. Haruya connaît pas mal de gens qui se sentent mal de ne pas être à la hauteur de la famille après tout. Néanmoins, si elle souhaite parler de sa famille, il ne pourra pas esquiver le sujet.


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