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 Une montagne à grimper

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MessageSujet: Une montagne à grimper Ven 30 Déc - 18:54

Seiki était planté devant l'enseigne d'une cours privée sur laquelle on pouvait lire ''Dojo Yamamoto''. Dans sa main gauche pendait un parchemin soigneusement enroulé, une missive que le domestique était chargé de délivrer. Dans sa main droite, c'était une bouteille d'Umeshu qui attendait sagement d'être débouchée. Quiconque aurait été honoré de pénétrer dans l'antre de l'un des Taisa les plus reconnus d'Okaruto, mais pour sa part l'adolescent était un peu déçu.

C'était sa maîtresse, Kasuga Riyu, qui l'avait envoyé en Asaigiri. Planté bêtement devant l'entrée du Dojo, le pauvre se rappelait l'entretient qu'ils avaient eux avant son départ. Le dragon mauve avait eu vent des exploits de son domestique face à son jeune frère1. Loin de servir de sac de sable pour l'entraînement du jeune Daiki, Seiki s'était révélé être un rude adversaire malgré le peu de formation qu'il possédait. Le domestique ne comprenait pas trop pourquoi, mais la Taisho avait décidé qu'il serait bon pour lui d'affuter ce talent. Elle l'avait convoqué et lui avait expliqué calmement, mais avec un ton directif, qu'il devait pour mieux la servir améliorer ses compétences martiales.  C'était grosso-modo, ce que l'adolescent avait pu comprendre. Ce ne faisait que quelques moi que Seiki était au service du Dragon, mais il avait une admiration sans borne pour son nouveau maître. Il aurait préféré resté à ses côtés pour la servir, bien qu'il ne pouvait refuser l'honneur qu'elle lui faisait en l'envoyait auprès de Yamamoto-san.

Fatigué par un peu moins d'une semaine de marche entre la capitale Kasu et Asaigiri, le garçon fit quelques lourds pas pour enfin franchir l'enceinte. Découvrant devant lui le jardin de la propriété, l'adolescent leva haut devant lui la bouteille d'Umeshu et la missive au premier venu.

- Kasuga Riyu-sama, Taisho d'Okaruto, m'a chargé de remettre à Yamamoto-san cette missive et ce présent. Dit-il, se demandait bien à qui il avait affaire.

___________________
1 : le domestique affronte le noble
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Yamamoto Gareki

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MessageSujet: Re: Une montagne à grimper Mer 25 Jan - 0:17

HRP:
 

Une journée parmi d’autres. Il est fou comme le temps passe de façon simple, quand on ne doit pas trouver un petit job tous les jours pour payer son saké, mais qu’on peux se le permettre sans rien faire de particulier, si ce n’est recevoir une ou deux personnes, signer quelques documents et donner quelques ordres. Pour ma part, je trouve largement bien assez de temps pour trainer près de mon dojo et entrainer moi-même en parti les membres. Bien entendu, je laisse le gros de la tâche à qui de droit, me contentant d’aider et de garder l’œil sur les talents des uns et des autres. Cette matinée ne déloge pas à cette règle élémentaire alors que je restais paisiblement assis avec un saké, à profiter de la scène se déroulant sous mes yeux. Le professeur nommé à ce titre honorait l’apprentissage que je lui avais offert, formant la petite poignée de membres nouvellement inscrit d’une main sûre et de façon efficace. Lui-même possède encore beaucoup à apprendre, comme nous tous, mes ses compétences sont déjà bien surprenantes. Le dojo à fini par ouvrir il n’y à pas si longtemps, et bien que j’en sois l’investigateur, rien n’était plus rassurant que de constater que ce groupe avançait, droit. Il faut dire que fonder un dojo dans cette ville est de loin une des idées les plus intéressantes qui ai pu me traverser l’esprit. Cette brume, bien que demandant une gestion particulière pouvait s’avérer peu pratique par moments, mais ses effets se ressentait de façon constante et poussait les jeunes à toujours produire le meilleur d’eux même, à dépasser leurs limites.

Plus ou moins au même moment que la fin de l’entrainement, l’un des élève me fit signe de regarder derrière moi, dévoilant ainsi à ma vue un jeune invité. Celui-ci semble tenir une bouteille d’alcool et une missive. Il n’est pas dur d’en deviner plus à partir de là. Il est cependant assez rare de voir quelqu’un m’apporter une demande aussi appuyée. Qui qu’elle soit, cette personne, de ce que j’en vois, connait relativement mes gouts. Ou possède simplement bon goût ? L’un dans l’autre, ça ne change pas grand-chose aux faits. Je me redresse donc, avant de m’approcher de celui-ci, qui ne manque en rien de me présenter l’auteur de ce geste, me fourrant les deux objets sous le nez. Je me satisfais donc à ouvrir la missive, en lisant rapidement le contenu. Bien que court, le message fut suffisant à m’arracher un fin sourire suite à quoi je prends soin de récupérer la bouteille d’alcool, faisant signe à un serviteur non loin de récupérer le tout et lui ordonnant rapidement d’apporter le tout à mes appartements.


-Voilà donc chose faite. Quel est ton nom ?

Dans mon esprit, je cogitais déjà à une réponse, réponse qui bien entendu n’allait pas prendre très longtemps à lui arriver en main propre et ce sans doutes dans une tournure se voulant au moins aussi amusante que la sienne. Rien que pour le plaisir de voir ce jeu commençait, je pourrai accueillir ce jeune homme dans mon dojo avec grand plaisir. Quel plaisir est plus grand que de cultiver sa propre bêtise, dans le fond ? C’est sur ce genre de détail, sans oublier la bouteille, qu’on peut se rendre compte que l’amitié qui nous lie, elle et moi, est d’assez longue date pour que ce soit relevable. Bien que je puisse comprendre au vu de ma tenue simple et de mon manque apparent de prestance « sérieuse » que le jeune homme aurait du mal à me prendre au sérieux. Il se trouve que ça arrive bien plus fréquemment que ce qu’on pourrait le penser. Après tout, c’est sur le champ de bataille que j’ai toujours appris à briller. Enfin, j’en connais qui me taperaient sur les doigts en m’entendant songer ce genre de choses. Je ne suis pas devenu Taisa que par mes compétences sur le terrain, sinon l’on m’aurait sans doute rendu une place de Taii, à nouveau. Après avoir entendu la réponse du jeune homme, je reprends calmement la parole.

-Bien. Il  y a-t-il quelque chose que tu souhaiterais savoir, avant de commencer ?

Je marque une pause, patient. Je me doute que le jeune homme doit être fatigué de son trajet, mais je serais bien irresponsable de passer à côté d’une occasion de la jauger. Je lui répondrais donc, avant de le guider au dojo.


Le gagnant n’expérimente qu’autosatisfaction et orgueil.
En tant que perdant, tu as gagné quelque chose ayant bien plus de valeur.
Tu n’as pas à avoir honte.
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MessageSujet: Re: Une montagne à grimper Jeu 16 Mar - 4:09

L'homme-montagne était planté droit, de toute sa hauteur, devant Seiki qui paraissait minuscule devant le militaire. L'air amusé, Yamamoto-san transpirait le force et possédait un charisme certain. Son visage prouvait qu'il était un homme d'expérience. Sa voix avait cet aspect rude mais juste qui rappela au domestique l'intonation de sa maîtresse dragonne ; de la pure musique à ses oreilles de serviteur. Sous ses habits ordinaires, Seiki comprenait qu'il avait affaire à un meneur. Le Taisa avait fait bon impression sur son nouveau disciple qui était d'autant plus décidé à faire honneur à Riyu-sama et servir de son mieux ce nouveau maître.

- « Kazegumo, Seiki » répondit-il en faisant une de ces courbette exagérée dont il était le professionnel. Son nez passa à un cheveux de s'écraser au sol dans l'ampleur du mouvement, éraflant néanmoins au passage la surface. Se relevant, on pouvait voir un rougeur, signe de l'écorchure, au bout du museau du domestique. Lorsqu'on lui demanda ce qu'il voulait savoir, l'adolescent demanda réponse à une question qui avait trotté dans ses pensées durant tout son voyage de Kasu à Asaigiri.

- « Maître, je suis conscient que Riyu-sama m’envoie vers vous pour d'autres fins, mais j'aimerais garder mes fonctions de domestique dans votre demeure si vous me le permettez. » Pour le communs des mortels, les corvées ménagères ont une raison de s'appeler corvée. Pour Seiki, c'était ce qui donnait un sens à son existence. Il excellait dans l'art de servir, personne n'était à sa hauteur.

Le Taisa répondit à sa demande avant de l'amener faire un tour de la propriété. Seiki le suivait comme un chien en laisse et écoutait les paroles du senseï comme s'il s’abreuvait à la fontaine miraculeuse de la servitude. Les deux hommes arrivèrent à la pièce maîtresse de l'école : le dojo. Ils y entrèrent. À cette heure de la journée, plusieurs filets de lumières perçaient la semi-obscurité de la pièce. Une quiétude et un silence inégalé berçait l'endroit de tranquillité. Le décoration était simple mais belle et les tatamis assez durs pour vous faire regretter les chutes au sol.

Le nouvel étudiant prit la liberté d'enlever ses chaussures et de se diriger candidement vers le centre de l'arène. Se retournant vers le maître, il s'inclina une fois de plus profondément. Le domestique était prêt à commencer son entraînement.

____________
HRP : mile fois désolé pour le retard
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Yamamoto Gareki

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Non Joueur

Messages : 17
Date d'inscription : 17/12/2016

MessageSujet: Re: Une montagne à grimper Dim 19 Mar - 20:37

Seiki, donc. Voilà un jeune homme qui parviendra sans doutes à se montrer intéressant. Je ne manque en rien de constater l’exagération parfaitement visible de sa façon d’appuyer sa présentation, alors qu’il manque de peur d’embrasser le sol avec assez de ferveur pour s’en souvenir un bon bout de temps. Quelque part, ce geste, aussi simple et drôle soit-il ne peux que m’en révéler assez sur lui. Il ne semble pas particulièrement fanfaron, c’est sans doutes l’une des seules façon qu’il ai pu trouver pour appuyer la pleine conscience qu’il possède quand à sa position. La question qui suit de peu ce geste ne manque pas d’appuyer cette idée. Il n’est pas si rare de constater une personne en bas de l’échelle s’attacher à cette position, bien au contraire. Un serviteur bien traité aimera plus son poste que l’idée de se voir livré à lui-même. Il est dur de faire face aux réalités de cette vie lorsque nous sommes seuls et que nous avons pris l’habitude de traîner dans une certaine routine… Je suis très bien placé pour le savoir et l’affirmer. Le fait cependant qu’il en vienne à m’énoncer une telle demande ne me prouve qu’à quel point il possède des choses à apprendre. Je suis aussi parfaitement conscient que si Riyu à pris soin de me l’envoyer, c’est qu’elle sait que je serais en mesure de bien m’occuper de lui et de le lui renvoyer digne du poste qu’elle pourrait vouloir lui offrir, qu’il soit servant ou n’importe quoi d’autre. Instinctivement, ses mots et cette pensée ne peux que m’arracher un fin sourire parfaitement amical, voir relativement fier, quelque part. Franc, tout simplement. Je prends donc soin de marquer une fine pause après ses mots, avant de lui répondre, tandis que je commence à le guider vers le dojo.

-Sais-tu pourquoi malgré ma position, j’ai choisi de m’installer dans le Dojo que j’ai ouvert ?

Bien entendu, je marque une fine pause à nouveau, comme pour lui laisser le temps de réfléchir une seconde à la question, qui n’en est dans le fond pas vraiment une, comme je le démontre en reprenant.

-Car ici, l’on demeure facilement conscient de chaque choses qui nous entoure. Tout est plus stable. Chaque matin et chaque soir, chaque membre doit participer au nettoyage des lieux, avant de s’entraîner de plus belle pour faire honneur à leur but, à ce qu’ils souhaitent au plus profond d’eux même ainsi qu'à ceux qui partagent leur journée et leur labeur. Je ne déloge pas à cette règle simple. Quelle que soit la fonction que j’occupe, je me dois de me mettre au même niveau que n’importe qui, quitte à nettoyer les lieux moi aussi. Les rares parties de cette grande demeure possédant la réelle utilité de domestique se situe aux jardins et aux cuisines ainsi que oui, à l’entretien de certaines parties privées. Si tu le souhaite, je ne vois aucun mal à t’ajouter à une de ces fonctions en plus de tes entraînements et obligations. En faire plus n'apparaîtra que plus à ton honneur.

Nouvelle pause, sans doutes pour prendre soin de laisser au jeune homme le temps d’assimiler mes mots alors que je le laisse s’installer au milieu de la pièce, attrapant deux bokens pour venir m’installer en face de lui, et de lui céder la dite arme, comme un guerrier cède un sabre à un autre. Je recules ensuite pour lui faire face, et lui reprends, calmement après être venu ranger l’arme à ma ceinture.

-Ici, les choses fonctionnent de façon simple. Chaque personne qui fait le choix de vivre sous ce toit se voit gratifié de mêmes obligations et de mêmes avantages. Tu aura un lit propre auprès des domestiques. Si tu démontre ta valeur, autant lors des entraînements que lors des tâches que tu accomplira, tu pourrais te voir gratifier de nouveaux avantages. Bien entendu, rien qui puisse sensiblement te faire sentir au dessus des autres, ce n’est pas ce que l’on cherches à apprendre, ici. Pour le reste, tant que tu prends soin de respecter ton prochain, tu ne devrais pas avoir de soucis particuliers.

Je termine donc ma tirade en tirant le dit boken, habilement, pour prendre une posture défensive.
-Maintenant, montre moi de quoi tu es capable, Seiki.


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En tant que perdant, tu as gagné quelque chose ayant bien plus de valeur.
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