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 Quatre mots sur un bateau (PV Akogare Kitai)

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Shuzen Seiko

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Kannushi

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MessageSujet: Quatre mots sur un bateau (PV Akogare Kitai) Mer 15 Fév - 10:16

Il me faut cinq bonnes minutes pour comprendre qui se trouve sur le bateau avec moi. Je reconnais le Taisa, Furuta Yoshifumi, celui qui a sauvé la Kannushi Setsu et dirigeait le groupe qui nous protégeait. Puis j’aperçois sur le pont Katsuya-kun et lâche un premier soupir de soulagement ; ce combat l’a affaibli mais il semble plus serein de voir que nous allons bien. D’autres gens se trouvent sur le navire avec nous : des Fukyuu mais aussi des Impériaux. Tous commencent à se détendre quelque peu, à laisser leurs armes, à panser leurs plaies, pour profiter de ce bref répit.

Avant que je ne les imite, mes yeux se posent sur l’endroit d’où nous partons et j’observe les derniers abris flottants quitter la rive pleine de dangers. Tout s’est passé si vite, de façon si sanglante, si oppressante. Je me demande si mes autres compatriotes songent avec la même intensité aux disparus. Ces Yokaï fous et contrôlés par des forces dépassant les nôtres nous ont fait souffrir et j’espère profondément que nos actions auront pu empêcher le mal de s’étendre sur Okaruto.

N’assimilant pas encore très bien que nous sommes pour le moment en sécurité, je réalise enfin que Kitai se trouve juste à côté de moi. Le regard inquiet, peut-être se pose-t-il la question sur l’existence d’éventuelles blessures ou sur l’état de mon moral ? Je suis heureuse rien que de le contempler, de voir son visage, de le sentir près de moi mais les convenances nous empêchent de nous retrouver comme il se doit. Je cherche un instant un moyen de gagner la partie inférieure du bateau et lui indique d’un signe de la main que je souhaite m’y rendre avec lui.

Le bâtiment est énorme et il me faut du temps pour trouver le chemin vers l’endroit s’apparentant le plus à une pièce de repos. La porte refermée sur notre secret, je fais un pas vers lui mais ma gorge se noue. Je m’obstine malgré tout à dire quelques mots, sans savoir si mon tout comprendra ce que je veux vraiment lui dire.

- Je me suis sentie tellement inutile, Ki-chan... dis-je, victime de mes premières larmes. Voir tout le monde se battre à l’aide de tous ces autres Clans, sans pouvoir me précipiter à la rescousse des victimes... Je n’ai fait que fuir et j’en suis encore frustrée. Je ne sais même pas si tu vas bien, si tu as été blessé...

Sans m’occuper de l’allure de mon kimono, j’essuie d’un revers de manche l’humidité présente sur mes joues et reprends on souffle jusqu’à pouvoir faire un pas de plus vers mon danseur de foi.

- Mais pas une seconde je n’ai imaginé que tu ne puisses pas me rejoindre. Et pourtant, lorsque je t’ai vu disparaitre à plusieurs reprises derrière ces monstres, l’angoisse m’a saisie comme la plus tranchante des lames. Je n’aurais pas dû avoir peur... Je voulais courir partout pour te trouver... Je ne l’ai pas fait et j’ai cru en toi, tellement fort peut-être que tu t’en es sorti dans l’idée de prendre ma main tout à l’heure... Est-ce que tu penses que j’ai bien fait ? Est-ce ce qu’une Kannushi doit faire ?

Mes propos sont confus mais je suis loin de la folie ou de la déprime qui me guettaient lorsque mon rôle n’était pas encore clair. Je me sais désormais capable d’affronter mes frayeurs, de gérer des difficultés et d’encaisser la douleur. Pourtant, c’est tremblante et chamboulée que je touche enfin le vêtement de mon aimé du bout des doigts, puis ses lèvres du bout des miennes pour y cueillir le réconfort qu’il sait m’apporter. Mon regard se perd dans le sien et je n’attends que ses prochains gestes pour me laisser aller à sa douceur. Je sais que grâce à cela, grâce à la force que Kitai me donnera, je serai prête pour la suite des évènements.


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Akogare Kitai

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Sohei

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MessageSujet: Re: Quatre mots sur un bateau (PV Akogare Kitai) Lun 1 Mai - 18:45

Ainsi Kitai laissa-t-il Hokori s'éloigner, comme si il pouvait agir de façon contraire à cela, il lui permis de quitter son esprit pour que ce dernier puisse se focaliser sur tout autre chose, une priorité bien plus absolue. Son attention se porta sur celle qu'il avait guidé sur le pont d'un sengoku bune qui s'était révélé autant leur salut que le vaisseau qui les mènerait vers leur propre invasion d'un domaine inconnu. Le regard de Seiko se perdait dans le lointain, ses traits de toute évidence encore tourmentés par ce qu'ils venaient de laisser derrière eux.

Dès qu'il l'eut distinguée émerger des flammes de la tente des représentants de chaque clans ainsi que des hôtes divines, le sohei avait accouru à la rescousse de sa bien-aimée et veillé à ce qu'il ne lui arrive rien, du moins, c'était là ce que son cœur lui disait, tant tout restait opaque dans ses souvenirs. Ainsi fit il une rapide étude de la santé physique de l'enfant des Shuzen et se convainquit-il que si elle avait l'air si lasse, son mal ne pouvait qu'être moral.

La kannushi ne resta pas éternellement dans ses maussades pensés, tournant bientôt son merveilleux minois vers le moine-combattant et s'éclairant en le dévisageant, mais il n'ignorait pas que le simple fait de croiser ainsi leur regard ne suffisait pas, plus à présent, pour les rassasier l'un de l'autre. Avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit, elle le mena en cale prétextant à qui les croisaient avoir à faire, sans donner plus amples explications que cela.

Lui ne faisait que suivre, les joues rosies, légèrement gêné par la situation. Ils parvinrent tout de même dans une cabine, probablement celle du maître de ce navire, mais qui n'aurait pas eu son mot à dire si le réceptacle d'Itegami lui avait sommé directement de lui laisser ses quartiers. Enfin seuls, sa gentille amante réduisit la distance les séparant et laissa libre cours à ce qui pesait sur son humeur.

Accablée de chagrin et de l'évident poids sur les épaules que les événements représentaient pour elle, il tâcha d'être d'une écoute active, ne quittant en rien ses prunelles, la rassurant tant qu'il pouvait de son unique présence. À ses mots si tristes, ses inquiétudes révélées, ses craintes à cœur ouvert et sa criante mélancolie, il n'opposa qu'un sourire radieux.

Il ne pouvait en être autrement, car malgré tout ceci, tout ce qui s'était passé, les dangers croisés, plus immense et impossible que les plus hauts monts de Fukyuu et les légendes des ermites parvenant à y subsister, ils étaient bel et bien là à se faire face, bien vivant. Alors il accueillit ses lèvres lorsqu'elles vinrent quémander réconfort, glissa sa main valide le long de la joue de la jeune femme, sans qu'aucune larme ne vint perturber sa douceur et la serra contre lui de la partie encore de chair de son bras tronqué.

Il rompit le contact au bout d'un temps infini, aucune peur qu'ils ne soient découvert à vivre leur secret ne trahissant la flamme vibrante que ses iris rendaient puis il lui répondit enfin, ou du moins, reprit les propos qu'elle avait eut afin de les éclairer de la lumière de son propre point de vu :

Si tu as bien fait, Sei-chan ? Par Itegami, oui, ô grand oui. Tu es vivante, au nom de Yokuni, je te remercie pour cela, car ta fin aurait précipité ce monde vers la sienne. Tu pense avoir fuit, alors que tu préservais le cœur divin de tout un peuple et pour ce fait, au nom de Fukyuu, je te remercie. Tu dis que tu n'aurais pas dû avoir peur et tu as cru malgré cela en moi, évitant par la même de te mettre en danger et de peser sur ma conscience et de ceci, je te remercie. Nous te sommes tous gré d'être parmi nous, de nous porter de ta voix et de tes espoirs. Il n'est aucun regard en ce monde qui puisse oser affirmer que tu fut ni sera inutile en quoique ce soit.

Il ponctua ses termes d'un nouveau baiser qui glissa de la bouche au cou de l'hôte divine, si attardant en douces attentions avant de murmurer, son souffle brûlant sur la peau de son aimée :

Et je te suis particulièrement gré d'avoir survécu… Toi sans qui je ne suis rien et ne pourrait être. Tant que tu vivras, il est impossible que je puisse être défait. Si le chaos de la plage n'y est pas parvenu, cette traversée et ce qui nous attend ne le fera pas non plus. Et si d'aventure, j'errai dans l'optimisme et l'erreur… Alors il est une chose que je souhaite emporter dans mes souvenirs, si tu l'autorise.

Aucune question ne vint. Ses doigts affairés à défaire le obi de la kannushi, sans considérations des circonstances et tout en la guidant de son bras de bois à se tourner dos à la coque, ouvrant son kimono tout juste pour en admirer les trésors cachés, sans pour autant la défaire entièrement des protections de tissus et de sa pudeur.

Fusionnant derechef ses lèvres à celles de son amante, il fit glisser sa main sous les soies couvrant encore la fleur de cette dernière, attisant son foyer de ses délicates caresses. Une fois certain qu'elle fut prête, il dénoua cette ultime frontière tout en libérant sa propre vigueur et se pressa contre elle, l'investissant non sans précaution et en ajoutant entre deux souffles passionnés :

Que notre confidence soit révélée à cet instant si un marin ou un guerrier du clan ne fasse ici irruption, cela n'a aucune importance. Depuis mon réveil en Gakushiki, je t'ai fait cette promesse et je compte la tenir. Nous voila seuls pour le moment, entre ces lattes de bois et je t'y appartiendrais, puisque ce que c'est ce à quoi je me suis engagé et c'est là mon vœux le plus sincère.

Sans attendre de réponse de sa part, il la souleva, plaçant ses cuisses au creux de ses bras et enfouit son visage derrière l'oreille gauche de Seiko tout en lui démontrant son désir et son dévouement avec ardeur.
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Shuzen Seiko

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Kannushi

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MessageSujet: Re: Quatre mots sur un bateau (PV Akogare Kitai) Lun 5 Juin - 17:49

Je ne compte plus les fois où j’ai pu me blottir ainsi contre lui. Mais chaque fois est plus intense, plus agréable, plus assurée, plus naturelle. Nous nous aimons et le monde peut bien peser une tonne, Kitai trouve toujours le moyen de soulever ce poids de mes épaules pour ne laisser que la légèreté de sa personne. L’oxygène qu’il m’apporte en pleine suffocation, la fraîcheur qu’il m’accorde en plein été, le réconfort qu’il me prodigue en pleine panique. Il m’est impossible de penser à autre chose que mon danseur de foi à l’instant, sa voix emplissant toute la pièce de sa chaleur, son corps irradiant de la lumière dont j’ai besoin pour me sentir mieux.

Il me confirme que, si j’avais pris des risques, probablement aurais-je été blessée ou tuée, ajoutant aux combattants un poids de plus à porter, qu’ils soient Moines ou Samouraï. J’aurais fait pleurer des dizaines de personnes, ceux qui gardent espoir pour continuer d’avancer car l’hôte d’Itegami avance parmi eux. Le plus prétentieux des êtres serait rassasié de tant de compliments, tant les siens transpercent mon cœur de leur générosité. Ainsi est et sera nourri mon devoir de protéger mon existence pour que celle des autres perdure. Et ce sont les mots de mon protecteur qui me le font réaliser.

Puis il s’approche et fusionne nos bouches une nouvelle fois, ses lèvres plus enivrantes que jamais, mon besoin de lui devenant dévorant à mesure que je le sens respirer tout contre moi. Mon aimé m’offre cette fois des attentions toutes particulières, tant en mots qu’en gestes et je m’en empare, fermement, à m’en saccader le souffle, impatiente qu’il me montre ce dont il veut se souvenir à tout prix. Il ne tarde pas à me guider vers le plaisir, d’abord en m’enveloppant de différents bois – celui de la coque amené par celui de son bras – puis en me déshabillant suffisamment pour découvrir chacune de mes parties demanderesses de son corps.

- Alors, je ferai tout ce que je peux pour rester en vie, si cela te rend heureux... réussis-je à souffler juste avant qu’il ne prenne encore possession de mes lèvres.

Sa main de chair s’aventure au plus près du plaisir mais il n’a pas à s’assurer plus longtemps que le lieu soit prompt à l’accueillir car il le fut au moment-même où nous sommes entrés dans cette pièce. Je frémis malgré tout sous ses caresses, mes jambes perdant de leur soutien, tant je mets de force dans mes bras pour m’accrocher à cet homme que je veux chérir à jamais. Je laisse ma voix s’échapper timidement, rougissant de surprise lorsque mon tout m’investit sans plus attendre et que j’en ressens tous les bienfaits, comme si jamais ils n’avaient existé précédemment.

Je rougis à l’éventualité que quelqu’un puisse nous surprendre mais m’empourpre davantage face à l’assurance dont fait preuve mon Sohei depuis la perte d’une partie de lui. Sa promesse est largement honorée, tant il m’a gâtée depuis ce jour mais il tient à la tenir encore une fois ici. Surprise par son initiative de me délier du sol, je tente de reprendre mes esprits pour l’aider à aller au bout de la manœuvre avec la simple force de mes bras appuyés contre le mur de la cale. Je le laisse se perdre dans mes cheveux avec toute la fougue dont il dispose sur l’instant, encourageant ses allées et venues vigoureuses par de bas témoignages vocaux de toute la joie dont il me gratifie.

Bientôt, je frôle le nirvana mais Kitai faiblit doucement juste avant que je ne me laisse aller. Je le laisse me porter sur des sacs en toile dont le contenu souple lui permet de déposer la légère charge que je suis pour lui, sans rompre notre union, et me rassénère pendant de brèves secondes. Puis, sans savoir d’où me vient mon agilité soudaine, je le fais basculer sur le côté pour inverser nos positions et partager nos efforts. Adossé contre la pile de vivres après avoir légèrement glissé, il me laisse d’abord lui rendre un massage intime plus lent, mes yeux se noyant une énième fois dans les siens, si clairs, tandis que je découvre son visage en repoussant sa frange désorganisée pour mieux l’admirer.

Puis ses mains détaillant le moindre centimètre de peau de mon corps, je me laisse également habiter par autre chose que les convenances, laissant mes vas-et-viens exprimer à quel point je désire gravir le mont des monts avec lui, dans une maîtrise que je ne me connaissais pas jusqu’alors. Je ne me dérobe à son regard qu’une seule fois pendant cet échange, me réfugiant contre mon amant alors que l’extase m’envahit en même temps qu’elle fond sur lui, dissimulant ma figure contrite par tant de bonheur. Je rougis encore, d’effort cette fois et d’allégresse d’avoir pu partager ainsi notre amour. Je ne prends qu’à peine le temps de retrouver une respiration calme, juste assez pour embrasser le lobe de son oreille avec précision et délicatesse puis libérer quelques mots.

- Je me rappelle de ces œillades timides que je te lançais lorsqu’enfin je réalisais que je t’aimais si fort que l’amitié ne pouvait plus contenir cette affection. Si on m’avait dit qu’on se posséderait au point de ne plus s’occuper d’être découverts, autant de tissus que par d’autres... J’aurais ri d’embarras, si fort... Mais il n’y a rien d’embarrassant à aimer et à être aimée ainsi. Et je vais prier et croire, Ki-chan, pour que cela se reproduise beaucoup, beaucoup de fois. Parce que ta chair contre ma chair, ton cœur contre mon cœur... C’est ce que j’ai de plus précieux.

Ma poitrine blottie contre la sienne, il me semble alors sentir nos deux cœurs chanter à l’unisson. La comptine, douce et entraînante, fait naître le rythme intarissable d’un futur que nous voulons à jamais composer ensemble.


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Dernière édition par Shuzen Seiko le Dim 30 Juil - 14:29, édité 1 fois
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Akogare Kitai

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Sohei

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MessageSujet: Re: Quatre mots sur un bateau (PV Akogare Kitai) Ven 14 Juil - 17:50

L’instant est délicieux autant qu’il est délictueux et cela n’amène aucune restriction, le pousse même à visiter ce nouveau sentiment, ce bravé l'interdit mêlé à l'extrême intensité de son amour pour elle. Là où il réfrène ses émois par une respiration rauque, elle le fait par des gémissements qu’elle contient dans leurs baisers ou en s’enfouissant contre sa peau. Après une danse durant laquelle il perd le fil du temps, ils finirent de se consumer à l’abri d’une pile de sac à laquelle Kitai se trouvait adossé, ses bras enroulés autour de celui de sa bien-aimée.

Dans la béatitude suivant son échappée au paradis et aux côtés de Seiko, il poursuivait toujours, avec une douceur infinie, de flatter la pointe de la poitrine de son amante alors que celle là même se mit à le renvoyer au souvenir d’un temps où leur complicité n’était rien de ce qu’ils partageaient actuellement. Son sourire fit écho à la mémoire de cette innocence, mais aussi de la perte de temps qu’elle avait pu représenter, puisque leur affection était partagée depuis bien avant qu’ils n’eurent le courage de se déclarer.

Peut être lui aurait-elle parlé de sa dévotion, de sa mission encore, si il s’était dévoilé plus tôt, mais il était aussi clair qu’elle se serait laissé aller à ses propres désirs bien avant l’âge avancé qui avait été le leur lorsqu’ils s’étaient offert pour la première fois à l’autre. Il ouvrit les yeux en grand en pensant à cet instant, unique entre tous et son sourire s’élargit. Sans répondre immédiatement, il écarta ses omoplates de la surface des sacs et se découvrit de son haut pour l’étendre derrière les piles de ressources, puis il vint allonger l’héritière des Shuzen dessus et la surplomba bien vite, goûtant sa peau à de nombreuses reprise avant de dénier lui répondre :

Je me souviens pourtant comme le désir t’auras fait choisir un lieu amusant pour te donner à moi cette fois là qui en appela tant d’autres depuis. Certe, la nuit fut une forme de protecteur, mais dès cet instant, des murs convenables ne pouvaient pas servir d’excuses pour justifier nos étreintes, Sei-chan… Nous nous sommes toujours dévoué à l’autre sans contraintes et ce n’est pas à l’orée de la disparition potentielle de nos corps que les choses changeront, n’est ce pas ?

Les coudes sur le bastingage, il passa ses doigts vifs sur la joue de son élue, lui dévoilant une vigueur recouvrée en la prenant de court et de surprise, mais plein d’une suave modération, la laissant apprécier sa venue et se pressant contre elle dans le même mouvement. Ses mots déjà doucement prononcés jusque là ne furent plus que murmures alors qu’il continua :

Je ne te quitterai pas de vue… Et si un malheureux concours t’arrache à cette dernière, je te chercherai coûte que coûte, dans le Yomi s’il le faut, où même le Jigoku. Rien ne pourrait oser te soustraire indéfiniment à moi, tout comme je n'autoriserai rien à me défaire de toi. Et tant qu’un souffle de vie m’animera, un instant de paix suffira à me voir brûler de désir pour toi et quémander ton attention. Aussi, si nous devons survivre à ce voyage, quoique Yumigami vienne à dresser sur notre route, mon esprit restera focalisé sur cela…

Comme pour poursuivre son sujet, il applica délicatement ses dents sur le bas de la mâchoire de la kannushi, allant et venant, lancinant, entre ses jambes et fort d’un inespéré retour en grâce sensuelle. Le sohei n’apparu néanmoins pas concéder qu’elle reprenne le relai, lui offrant sans concession sa pleine dévotion, alternant son unique position en s’agenouillant, soulevant le buste de sa compagne et redoublant d’effort et de cadence pour retourner ensuite avec douceur contre elle et de tout son long. L’extase ainsi revint en eux qu’ils enfermèrent dans un baiser final brûlant. Là et uniquement ici se sentit-il repu et s’abandonna-t-il à la décontraction. Il ne pouvait pas nier que leur situation l’avait fait se sentir plus vivant que jamais, mais le spectre du malheur potentiel vers lequel ils se dirigeaient atténuait grandement sa joie. Enfin, collé à l’oreille de l’hôte divine, il conclut enfin :

Je ne conçois pas de fin à tout ceci. La mort même ne m’empêchera pas de te retrouver dans la vie prochaine et je t’y aimerai alors comme nous nous aimons actuellement. Mais cela ne veut pas dire que je suis prêt à me laisser emporter loin de cette existence pour la suivante, non… Comme je te l’ai promis et demandé, je me battrai pour vivre, grifferai de ma main restante ou mordrai même un Kami si cela pourrait aider notre amour à continuer sa route après cela, si un après est possible. Je laisse aux cieux le soin de déterminer la voie que prendront les champions de Yokuni, pour ma part… Je reste à tes côtés et suis ton chemin, sans que le trépas puisse nous séparer.

Quand bien même était-il à présent presque au bout de ses forces qu’il continuait de passer sa main le long des côtes de Seiko, soulignant ses hanches et descendant jusqu'à sa cuisse pour enfin remonter.
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Shuzen Seiko

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Kannushi

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MessageSujet: Re: Quatre mots sur un bateau (PV Akogare Kitai) Dim 30 Juil - 16:35

Je le sens sourire, avant même qu’il échange à nouveau nos positions pour flatter ma peau de tendres délicatesses. Ses mots sont autant d’affection et je ris, contenant à peine mon rire fin, à l’évocation de cette première fois inédite. Je concevais à peine fait d’être une femme à l’époque, poursuivant le rêve d’être Miko et de servir Gakushiki puis Itegami par procuration. Une époque si peu lointaine mais pendant laquelle jamais je n’aurais osé imaginer disparaître de la vue l’apprenti qu’il était ou simplement le perdre du regard. Cela nous était pourtant arrivé, principalement à cause de mes élucubrations et mes questionnements bien trop intenses. Nous y avions pourtant survécu et nous affronterons encore beaucoup de démons avant de continuer notre existence liée.

Je suis cependant loin de m’en préoccuper à l’instant, mon corps à peine remis de la précédente apogée se faisant à nouveau habiter par la plus incroyable fraîcheur que mes douleurs aient connu. Je le serre fort contre moi, tremblant déjà du plaisir que mon aimé m’offre en m’investissant une nouvelle fois, ce dernier clôturant son geste par de belles paroles que je veux croire concrètes, tant elles me donnent des frissons d’espoir. Un soupire découle des délices que je savoure, ce premier suivant le rythme de notre nouvelle danse et dont Kitai mène les pas à son tour. Je me sens bien plus belle ici qu’habillée ou pouponnée par les autres, juste satisfaite de me sentir humaine et féminine entre ses bras.

Enlacés dans un premier temps, je veux faire durer cet instant et emprisonne la peau de son dos par une poigne ferme, mes ongles ne lui laissant de répit que lorsqu’il se redresse pour m’investir encore différemment. Je ne me laisse véritablement aller que quand mon amant m’entraîne au sommet d’un plaisir partagé et d’une vie que nous souhaitons croquer à pleines dents. Notre baiser conclut cet acte aussi désespéré que sincère, nos peurs s’étant transformées en envie-même de vivre et nous menant épuisés vers un contact on ne peut plus amoureux.

Je le laisse me caresser des minutes, une heure peut-être, je n’en sais strictement rien. Mon regard passe tantôt de sa main valide à ses yeux bicolores mais tout aussi étincelants l’un que l’autre. Puis je me perds sur cette peau aussi jeune que la mienne mais abîmée par les épreuves de son existence. Lorsque je vois son sourire dessiner la joie sur son visage, je réalise que Kitai a grandi. Mais ce changement n’entrave en rien ce garçon que j’ai pu connaître et l’homme que je continuerai d’aimer, tant qu’Itegami me le permettra.

- Quand ta chair ou la mienne devront disparaître, dis-je en m’allongeant délicatement sur lui, nous ferons tout pour que nos cœurs et nos âmes restent liés et j’en serai terriblement heureuse. Seulement, j’ignore encore comment je pourrais me passer de te toucher ou de recevoir tes faveurs... Pour le moment, je ne souhaite pas m’en priver. À tort, peut-être mais peut m’importe, je veux continuer à me nourrir de cela jusqu’à mon dernier souffle, si et uniquement si cela doit arriver.

Jusqu’à ma mort, je veux me souvenir de toutes ces fois, toutes, où nous n’avons fait qu’un pour nous aimer davantage que les mots ou les actes ne nous l’ont permis. Moi non plus, je ne laisserai personne te prendre ou m’enlever à toi car l’un sans l’autre, nous n’existons plus.  Il en a toujours été ainsi. Je ne me rappelle pas de ma vie avant ton arrivée et je ne veux pas imaginer une existence sans Akogare Kitai. Tu es ma lumière, celle qui me guide... et je refuse de me perdre.

Je me battrai férocement, comme tu le feras. Et nous nous retrouverons après tout cela, comme nous y sommes destinés et comme nous le voulons. Sans contrainte aucune, pas même la pleine journée ou nos devoirs, juste avec nos envies et notre amour.


Mes mains caressent ses flancs, tout le long de mon discours peu original et ma voix se fait de plus en plus faible. Je me laisse bercer par son souffle apaisé et m’endors finalement entre ses épaules solides et réconfortantes, son étreinte me protégeant des vagues d’un destin parfois trop difficile à accepter.


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MessageSujet: Re: Quatre mots sur un bateau (PV Akogare Kitai)

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