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 La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires.

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Sasurai Ichi

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Genin

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MessageSujet: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Dim 19 Fév - 13:45


La soirée de la vieille avait été bien remplie pour Ichi et Sanosuke, ayant profité du flot de pèlerins qui s'était déversé sur Kazan à l'occasion de quelque fête religieuse. Lui avait utilisé l'anonymat de son déguisement de moine Komusô, son tengai - un panier de paille porté sur la tête - lui permettant d'évoluer à sa guise, tandis que la jeune Genin s'était simplement glissé dans un petit groupe de musiciens venus pour l'occasion. Elle savait sommairement jouer quelques accords de Shamisen mais sa bamboche naturelle lui suffisait, visiblement ; les saltimbanques n'avaient pas été compliqués à convaincre. Ainsi, recueillir des informations sur Echigoya Kanbei, un marchand corrompu, avait été un jeu d'enfant : il avait un garde du corps répondant au nom de Hanbe Sasaki. Un Rônin qui vendait sa lame pour quelques onces de riz. L'honneur, après tout, ne faisait pas manger son homme et Ichi le concevait très bien. Kanbei avait un tout jeune fils, Tokubei, qu'elle avait longuement suivi dans les rues de la ville. Si d'aventure le vieux marchand faisait encore n'importe quoi - il revendait des armes à des brigands et des Rônins, d'après une source à vérifier - ils pourraient toujours enlever son fils. Après tout, il n'y avait pas de scrupules à avoir si la fin justifiait bien les moyens ; Ichi était, malgré son jeune âge, le genre de personne préfère l’efficacité à la dignité. Après tout n'avait-elle pas besoin d'honneur. C'était une chose de bushi et de religieux, ça. Des choses dont Ichi se moquait éperdument.

La journée s'annonçait belle et claire et le soleil pâle montait haut dans le ciel en ces heures où les estomacs étaient mieux réglés que les cadrans solaires. L'air frais chamarrait de délicates fragrances de mochis grillés, de poissons et de fruits. Le faux moine errant et la musicienne s'étaient retrouvés entre deux ruelles proches d'une okiya pour échanger leurs informations et réunir leurs preuves avant de se séparer sans se retourner, comme s'ils étaient étrangers l'un à l'autre. Le temps ferait le reste car il fallait avoir des preuves tangibles pour accuser quelqu'un et le punir. Elle sourit aux anges, ses hautes geta claquant sur le sol en suivant son pas rapide et guilleret. Ils auraient bien le temps de tourmenter le vieil Echigoya ; pour l'instant, la jeune Genin comptait bien profiter des dernières heures de la fête pour s'amuser. Quelle fête était-ce ? Elle s'en moquait. Les Kamis avaient surement bien assez de fidèles et une en moins ne serait pas une gageure. Elle, elle était libre. Après tut ceux qui l'avaient éduqué étaient-ils considérés comme des fantômes de prêtres en colère, hérétiques ou morts sans raison, qui étaient tombés dans le royaume Tengu. Des présages de malheur, des choses comme ça. Des choses trop compliquées pour elle, étrangère aux affaires spirituelles.

Elle avait croisé du monde, joué quelques accords sans charme, poursuivi des enfants qui jouaient à Kagome Kagome en se désignant comme l'Oni, elle qui portait sur son dos un masque Hannya. Ichi était partie comme elle était venue, à l'exception près qu'elle avait volé quelques ohagi à un des gamins, quand ce dernier était en trin de jouer avec les autres. La nourriture est bien plus savoureuse quand on la vole, après tout. Elle a le goût d'une chose à ne pas faire. Elle avait ôté quelques décorations à l'entrée de maisons qu'elle trouva trop ostentatoires - les arrogants ne méritent que des farces - et avait suivi indifféremment les gens dans les rues étroites ; il n'y avait rien de plus amusant que d'agir selon son naturel. Même durant les célébrations religieuses, certaines personnes essayent de prouver leur richesse. Les Kamis y étaient-ils sensibles ? Elle avait ri en cachant shimekazari des seuils de maison, comme le petit démon qu'elle était. Ces gens-là étaient des imbéciles.

Quelques heures plus tard, la jeune fille s'était retrouvé là où les odeurs convergeaient, errant le long des étals de nourritures. Les Manjuu moelleux aux goûts et formes diverses attisèrent sa faim, ou sa malice et elle sourit au vendeur comme une petite fille candide, se penchant pour regarder. Il y en avait au matcha et à la pâte de haricots rouges ; d'autres encore étaient presque transparents mais c'était les Manjuu à la viande, charnus et qui sentaient si forts, qui retinrent son attention tandis qu'elle parla au vendeur pour détourner son attention sur le passage de quelques jolies Geisha en procession pour retourner à leur hanamachi. Et hop : elle goba presque tout rond le gros gâteaux à la vapeur, en saisissant un autre au passage en faisant brutalement volte-face pour s'enfuir sans demander son reste. Mais son plan avorta brusquement lorsque la Genin se retrouva stoppée par une masse indistincte, se cognant rudement contre en tombant sur le séant, faisant tomber son butin par terre.

"Espèce de petite voleuse !", hurla le marchand en faisant le tour de son étal avec la ferme intention rattraper la fille qui se relevait déjà, s’essuyant sommairement la bouche en remettant son shamisen correctement sur son dos, "tu vas voir ! Espèce de vagabonde ! Tous les mêmes ! "

Par réflexe, Ichi releva le regard sur la montagne humaine qu'elle avait heurté, les yeux grands comme des soucoupes. Un géant ! Raide comme un piquet face à cette stature d'Oni - bien qu'il fut visiblement un prêtre, aux vues de ses vêtements - la Genin ne trouva rien de plus intelligent à faire que d'aller se cacher derrière lui, disparaissant totalement ; elle-même ne mesurait qu'un mètre quarante-deux proches de la taille des enfants malgré son âge, et ses hautes geta ne lui offraient "que" quinze centimètres de plus, la laissant toujours aussi petite. Se composant un rôle de pauvre gosse mise au pied du mur - c'était facile, elle avait une bouille enfantine - la kunoichi espérait ainsi tout au mieux faire diversion avant de prendre réellement la poudre d'escampette. Saisissant le tissu de l'haori du prêtre en se cachant derrière lui, Ichi ne dit rien, préférant continuer dans son rôle.

"Je... je suis d-désolée...", chouina Ichi, faussement effrayée, relevant le regard vers le prêtre, "... ne le laissez pas me battre... s'il vous plais..."

Surement en faisait-elle un peu trop mais la situation était dangereusement amusante dans le fond.

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Sohei

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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Mer 22 Fév - 11:42

Les festivités battaient leur plein, les gens étaient joyeux, l'air était empli de musique, d'odeurs alléchantes et de rires d'enfants. Sano aimait les fêtes religieuses car, même s'il y avait beaucoup de travail à abattre en peu de temps voir les gens d'aussi bonne humeur était un réel plaisir. D'un point de vue pratique, c'était aussi des périodes où les dons et les offrandes étaient plus nombreux et où les religieux du temple pouvaient espérer fonancer les travaux d'entretien du temple, de nouveaux atours pour ses habitants. Cette année notamment ils pourraient faire repeindre la façade de l'édifice pour lui rendre sa beauté et sa prestance des premiers jours.

Profitant qu'on l'ait autorisé à profiter de l'après-midi pour se promener en ville, ayant fait sa part de travail, et causé sa part de catastrophes, le géant laissait ses pas le guider à travers les rues et les places, sans autre but que de profiter de l'ambiance festive qui habitait la ville. Les gens le regardaient toujours étrangement à cause de son physique impressionnant, mais c'était souvent du respect pour sa fonction qu'il lisait dans leurs yeux en cette période toute particulière.

Son odorat le guida vers l'étal d'un vendeur itinérant proposant gourmandises sucrées ou salées pour petits et grands. Pas qu'il comptait en acheter pour lui, il ne pouvait pas gaspiller l'argent des fidèles dans de telles frivolités, mais il aimait voir la joie des enfants à qui les parents consentaient, après plus pu moins d'insistance de la part du bambin, à offrir l'une ou l'autre des gourmandises présentées, certains en profitant pour en prendre aussi pour eux-même.

Il sentit que quelque chose avait heurté sa jambe et baissa les yeux pour découvrir une bien petite demoiselle, les fesses dans la poussière et son manjuu à même le sol. Même immobile il arrivait à causer du tort aux autres, il n'y pouvait décidément rien. Cependant, les exclamations du marchand suffirent à convaincre le Sohei que celle qu'il avait bloquée malgré lui n'était pas l'innocente musicienne un peu gourmande qu'elle semblait être. Voyant qu'elle ne pourrait s'échapper et que tout les regards étaient braqués sur elle, la jeune femme utilisa, comme d'autres avant elle, l'imposant moine comme un rempart entre elle et son poursuivant. Ça non plus il n'y pouvait rien, on avait souvent tendance à se cacher derrière lui sans qu'il n'ait rien demandé et à le laisser affronter les problèmes même si, dans ces cas là, il n'était pas celui qui les avait causés.

Posant quelques piecettes dans la main surprise du commençant vindicatif, le moine décida de désamorcer la situation. Cet argent devait servir pour les courses du soir, tant pis il jeûnerait pour compenser.

"Il y en a assez pour deux je crois bien, celui-là est tombé par terre, donnez-lui en un autre je vous prie."

Voyant que la situation était désamorcée, les badauds retournèrent à leurs occupations, certains louant la générosité de ce moine et d'autres, plus aigris, arguant que leurs dons ne servaient pas à nourrir les voleurs et les brigands du pays. Sano ne sembla avoir entendu ni les uns, ni les autres, se contentant de regarder avec un sourire presque niais le commerçant aller chercher un autre manjuu pour le donner à la chapardeuse. Cela ne lui faisait pas spécialement plaisir, et le moine ne pouvait l'en blâmer, mais il s'acquitta néanmoins de sa tâche sans rien dire de plus avant de retourner à son commerce. Se baissant au niveau de la jeune voleuse et lui adressant son plus beau sourire, Sano la mit en garde :

« Ce n'est pas bien de voler, une jeune fille aussi mignonne que toi ne devrait pas faire ce genre de choses. »

Il ne savait répondre au mal que par l'amour. Répondre au mal par le mal ne faisait que créer plus de mal encore, c'était ce qu'on lui avait apprit. Après avoir souhaité une bonne journée à la musicienne, le moine s'en retourna à sa promenade. L'après-midi n'était pas bien avancée, il avait encore beaucoup de temps devant lui.
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Sasurai Ichi

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Genin

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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Mer 1 Mar - 18:31


Il était parfois si simple d'agir comme une irresponsable lorsqu'on avait une jolie frimousse. Ce n'était pas qu'Ichi était belle, c'était qu'elle était mignonne. Les gens la prenaient facilement pour une adolescente bien plus jeune que ses seize ans réels et derrière ses sourires angéliques se cachait une malice parfois un peu malveillante qu'aurait salué quelques Kitsune. Ainsi caché derrière le géant, la kunoichi prit un air faussement confus mais franchement rogue à la fois en toisant le marchand tut en regardant le moine désamorcer l'amusante situation. La bonté des uns fait l'affaire des autres ; elle-même n'était pas altruiste. Elle n'aimait rien de plus que tourmenter les idiots et voler les honnêtes gens pour le plaisir de subir des situations tordues. La jeune fille regarda un instant le religieux, avec l’œil d'un hérétique : que pouvait bien lui apporter cette bonté ? Elle haussa des épaules comme en réponse à elle-même et un sourire énigmatique se peint sur son visage satisfait par la tournure des événements : il n'est rien de mieux que de profiter de la gentillesse donnée ; on y avait droit, après tout.Les badauds autour d'eux n'étaient qu'un peu plus de piment dans l'histoire.

Elle s'était penchée par terre pour ramasser le manjuu qu'elle avait fait tomber sans s'offusquer qu'il ait traîne dans la poussières du chemin soufflant dessous avant de le cacher dans sa manche alors que les deux hommes conversaient. Écoutant le grand moine, elle lui sourit gentiment lorsqu'il demanda au marchand de lui donner un autre manjuu, tendant les mains pour recevoir son dû, la bouche encore à moitié pleine de son forfait. Autour d'eux, les bris de voix parlaient de la générosité du moine et de la vilénie des voleurs de rues. Ichi fourra le second manjuu dans le baluchon qu'elle portait au dos, contre son shamisen et tira la langue à la volée face à ces mauvaises langues qui ne savaient pas que la vie était agréable quand elle était simple et sans valeurs inutiles. Les idiots ! Elle rit à la volée, déjà prête à partir alors que le généreux moine lui parla, souriant gentiment. Une mise en garde demeurait une mise en garde, même revêtue de soie. Elle lui sourit de son air le plus angélique et enfantin, avant de lui répondre :

"Ce n'est pas bien que si l'on se fait prendre !", elle rit, avec sa voix de stentor malgré son apparence frêle, et croisa ses bras derrière sa tête, "merci pour le manjuu !"

Elle lui offrit un sourire égal au sien. Si elle aimait être malhonnête, Ichi n'était pas insensible à la gentillesse, surtout désintéressée et même si elle arrangeait ses affaires, la kunoichi reconnaissait une bonne personne quand elle en croisait une. Alors certes ces gens là sont faciles à plumer -il faut cependant s'en méfier - mais ils ont quelque chose de plus que ceux qui regardent sans agir et ne savent que se répandre en critiques stériles. Ce moine répondait au mal par l'amour, et c'était incroyable pour Ichi, éduquée par de terribles tengu. Elle sourit plus largement avant de disparaître dans la foule, louvoyant sans peine entre les adultes.

Du moins en apparence, parce qu'on ne refait pas un chat curieux.

Ichi avait eu cette envie furieuse de suivre ce gentil moine dont l'impressionnante taille la fascinait plus que l'effrayait. Elle l'avait suivi dans les rues, calé son pas nerveux sur le sien, lent et serein, sans se faire voir. A travers les rues de la ville, les étals colorés, les abords de pierre. Dans la foule bigarré, entre les bâtiments. Rien ne pressait ; elle l'observait à la dérobée. Était-ce cette force tranquille qui lui donnait cette envie de le suivre toute la journée ? La kunoichi ne savait pas, mais les moindres gestes du moine la fascinait. Espionner était surement aussi mal que de voler, mais qui s'en soucie ? Lui, surement. Alors tandis qu'il sortait de la ville, la petite peste l'accosta comme à son habitude : en sortant d'un coup d'absolument nulle part.

"Heeeey, onii-chan !", le héla-t-elle familièrement, son ballon de kemari sur la tête, jouant à le faire rebondir sans le faire tomber, "comme tu es grand, comme un ogre ! Mais un ogre gentil ! Tu dois être très fort !"

Reprenant son ballon en vol, Ichi lui sourit gentiment et sans malice.

"Tu m'as donné à manger, alors je te suis reconnaissante", elle sautilla autour de lui, gaie et énergique, bondissant sur ses immenses geta laquées, "comment tu t'appelles ?"

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Sohei

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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Jeu 2 Mar - 11:02

La ville était animée, les gens étaient joyeux. Sano souriait aux passants, adressant sa bénédiction aux nouveau-nés, aux vieillards et à tout ceux qui la lui demandaient. Il repensait aux paroles de la jeune voleuse, sur le coup il lui avait souri, fronçant involontairement les sourcils de surprise et était parti sans avoir su quoi ajouter. Elle avait encore le temps de grandir et il espérait que ses parents sauraient lui inculquer un peu plus de sens moral.

Alors qu'il quittait la ville pour aller chercher quelques affaires au temple en vu des festivités du soir il entendit une voix enjouée derrière lui. Il fut surpris de revoir la petite musicienne mais l'accueillit d'un sourire sincère. Jonglant de la tête avec un ballon tout en sautillant sur ses getâ, elle était d'une agilité stupéfiante. Son numéro de saltimbanque devait attirer beaucoup de public, surtout si elle était capable de jouer de son Shaminsen en même temps...

« Je m'appelle Sano, et toi tu es une jeune demoiselle très talentueuse. Je serai bien incapable de simplement tenir debout sur tes geta, alors te virevolter comme tu le fais m'impressionne beaucoup. Tu es comme un petit Tengu, mais un Tengu qui préfère amuser et émerveiller les gens de ses talents que leur jouer de vilains tours, un Tengu gentil en quelques sortes. Et toi, comment t'appelles-tu ? »

Il reprenait sa tournure, mais sans malice ni ironie. Il répondait au compliment par un compliment et à la comparaison par la comparaison. Parce que c'était amusant comme idée et que l'image était très juste, dans un cas comme dans l'autre. Il s'attendait presque à voir surgir dans son dos deux petites ailles noires. Décidément, il ne lui manquait que le long nez rouge pour être un vrai Tengu, mais elle était bien plus jolie comme ça.
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Sasurai Ichi

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Genin

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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Dim 5 Mar - 12:07


Le sourire sincère qui l’accueillit rendit intérieurement Ichi un peu perplexe, mais elle n'en montra rien et préféra lui rendre un sourire aimable en écho. Malgré son air détendu, les adultes humains avaient ce don de la mettre un peu mal à l'aise parce qu'elle ne saisissait pas toujours leurs intentions, qu'elle interprétait naturellement comme mauvaises en général. Peut-être voyait-elle encore les adultes comme des ennemis, à moins que son éducation chez les Yokai n'ai fait d'elle un tas de colère cachée sous un sourire angélique. Elle rit de bon cœur lorsque le moine parla de talent et croisa ses bras derrière sa tête, la balle bordée entre ses mains.

"C'est du travail, le talent ça n'existe pas", lui répondit-elle sur un ton amusé avant de l'étudier de bas en haut, "c'est comme toi, non ? Tu dois être un moine guerrier... et tu as du beaucoup travailler ton esprit et ton corps, Sano-san ?"

C'était un étrange jeu - mais si amusant - du dédales infinis des questions répondant à d'autres questions, de réponses qui se décalaient. Malgré sa nature espiègle, Ichi était général bon juge de la nature humaine ou tout du moins avait la lucidité nécessaire pour séparer les guerriers de la plèbe. Elle rougit naïvement au compliment, simplement flattée qu'on la complimente. Si elle l'avait comparé à un Oni, il la compara à un Tengu et le l'idée lui ouvrit de grands yeux étonnés. Cela se voyait-il tant que ça ? Elle rit aux anges, comme si elle portait en cet instant toute la joie du monde.

"Les gens n'aiment pas qu'on les compare aux Yokais, alors je suis contente que tu ne te soies pas mis en colère", elle sourit plus largement alors que le moine demanda son prénom. Un mensonge et une vérité ferait peut-être l'affaire, "Je m'appelle Oboro. J'ai été élevée par des Tengu, c'est pour ça."

les images étaient surement très justes, en effet mais elle ne pouvait donner son véritable prénom. En tant que Kunoichi, elle avait plusieurs identité et en tant que simple personne, son véritable prénom ne signifiait rien pour elle et ce depuis bien longtemps. Sans rien dire de plus, la jeune fille se contenta de marcher aux côtés du moine en calant son rythme - ses foulées étaient bien plus rapides pour parvenir à suivre ses enjambées - sur celui de son nouveau compagnon qu'elle décida de suivre jusqu'à ce que ce dernier soit agacé. Mais il devait avoir de la patience, n'est-ce pas ? C'était l’occasion de la tester.

"J'aime bien amuser les gens, mais les tourmenter quand ils sont arrogants m'amuse beaucoup aussi", lui avoua-t-elle, "dis, Sano-san, c'est comment la vie d'un moine ?"

La question était posée par simple curiosité désintéressée, alors qu'elle continuait à jongler avec son temari.
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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Jeu 9 Mar - 11:08

Une petite décidément pleine de surprise et de bon sens, jusqu'à présent en proportion égale l'un et l'autre. Elle avait encore la lucidité des enfants, ce qui était un peu étrange pour son âge, et sa remarque était très juste.

« Oui, tu as raison, le travail est essentiel, rigueur et entraînement sont la base de tout. »

Il aurait pu ajouter d'autres choses, prolonger le débat, mais ce n'était pas très intéressant. En revanche, apprendre qu'elle avait été élevée par des Tengu l'était bien plus. Sano était loin de penser être tombé si juste dans sa comparaison. Cela expliquait aussi les talents de chapardeuse de la demoiselle : les Tengu n'était pas connus pour cultiver leur propre nourriture et on venait rarement leur en donner de son plein gré.

« Ravi de te connaitre Oboro. Je m'appelle Sano et j'ai été élevé par les moines depuis ma naissance. Et, pour tout te dire, un compliment ne m'a jamais mis en colère. »

Il avait dit cette dernière phrase sur le ton de la confidence, comme s'il lui révélait un secret de la plus haute importance. Le géant ne faisait aucun effort pour retentir le rythme de ses pas, après tout elle n'avait eu aucun mal à le suivre jusque là et cela semblait même l'amuser. Le moine préféra ne pas réagir à ce qui l'amusait d'autre, même si, tant qu'elle réservait ses farces aux arrogants elle ne faisait de mal à personne et apprendrait peut-être à quelques-uns l'humilité.

« Nos journées sont partagées entre la médiation, la prière, l'entraînement martial et l'étude. Plusieurs fois dans l'année, des cérémonies, des pèlerinages ou, comme aujourd'hui, des festivités viennent nous sortir de notre routine. C'est une vie simple. »

Une simple description factuelle. Cette vie n'était ni mieux, ni moins bien qu'une autre et il était loin d'essayer de la convertir à son mode de vie. Les Tengu ne lui avaient certainement pas appris grand chose en terme de spiritualité et il était simplement content qu'elle montre un peu de curiosité à l'égard du monde religieux.


Dernière édition par Sano le Mer 22 Mar - 1:55, édité 2 fois
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Sasurai Ichi

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Genin

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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Sam 18 Mar - 21:24


Elle rit de bon cœur sans fausse malice, comme le ferait les enfants avec tant de naturel que son âge ressemblait souvent à une donnée vague et changeante : tantôt elle avait l'air d'une fillette lucide, tantôt d'une adulte lucide. La dissimulation liait ces deux images comme deux faces d'une même pièce. Ce n'était pas incompatible et la voir trottinant à côté du bon gros géant lui donnait plus des airs de gamine perdue qu'autre chose.

"La bienfaisance a aussi son entrainement, j'en doute pas"
, glissa-t-elle, amusée mais bien consciente que Sano répondait au mal par l’amour car on le lui avait appris. Même elle pourrait l'apprendre, mais elle n'en avait pas envie. Elle haussa les épaules, "les compliments diminuent les hommes, il faut rester prudent."

Et tout flatteur vit au dépend de ceux qu'ils flattent. Ichi avait une vision de la vie bien plus noire et spartiate qu'elle ne voulait bien le laisser le croire et elle savait bien que les flatteries perturbaient parfois les esprits et les rendaient plus gras. Elle-même n'avait jamais aimé les arrogants et demeurait bien plus modeste qu'on pouvait le penser. Mais un moine devait bien le savoir : l'humilité est leur force. De sa courte vie, elle n'avait jamais pu converser avec un religieux plus que quelques mots moqueurs ou hérétiques, alors cet échange l'amusait et lui faisait du bien. C'était de la curiosité bien placée, à l'évidence. Elle ne dissimulait nullement ses intentions au géant. Ce dernier lui parla sur le tond e la confidence et la jeune fille en eut l'air sincèrement ravie :

"Les confidences flattent plus que les compliments, des fois.", les mains derrière le dos, elle marchait à reculons devant lui, sans difficulté, "c'est dommage que tu soies moine, Sano-san. Tu es très beau."

C'était vrai et à la fois un peu malicieux de sa part, un grand sourire illuminant son visage. Il était grand et solide et avait une belle âme, propre et humble. Il avait l'air de ces hommes sur lesquels on peut compter et sa bienveillance ne lui sembla pas stupide, loin de là. C'était un homme bien. Un bel home ; c'était du pareil au même pour Ichi. Elle voulait voir si l'idée le gênait, pour s'amuser.

"... mais c'est ta voie. C'est une belle voie. Je t'aime bien, tu sais. Tu me plais"
, décida-t-elle soudain, l'air triomphante.

Elle l'écouta finalement lui parler de cette vie dont elle ne connaissait rien et qui l'intriguait plus que tout. Sano semblait assez à l'aise pour lui expliquer sans esquiver la vie qui était la sienne et elle l'écouta sans l'interrompre, avec un sérieux étonnant et qui ne se forçait pas.

"Depuis que tu es petit ?"
, s'étonna la kunoichi, les yeux grands ouverts d'étonnement, "ce n'est pas dur quand on est tout petit, de tenir tout ça ? Je veux dire, tu n'avais jamais envie de faire de bêtises ?"

Elle rit aux anges, les bras croisés derrière la nuque en retournant marcher  ses côtés.

"Moi, j'en fais tout le temps"
, elle rit plus fort, presque avec les larmes aux yeux, "je n'arriverai jamais à tenir tout ça ! Je t'admire !", elle tira la langue, amusée, "j'ai une vie simple aussi, je préfère. Je ne veux rien posséder. Plus les gens ont de choses, plus ils en veulent et ça les détourne de ce qui est vraiment important."

Ichi se gratta un instant la joue, considérant ce qu'elle venait de dire avant de jeter un œil à son compagnon de marche, posant une nouvelle question tout en candeur :

"Mais qu'est-ce qui est important, en fait ?"
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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Mer 22 Mar - 11:16

Elle était adorable et semblait très lucide sur le monde qui l'entourait. Sans doute était-ce là le lot de ceux qui avaient une vie difficile. Grandir pour survivre, mûrir ou mourir... cela devait sans nul doute aider à gagner rapidement en maturité, du moins sur certaines choses.

Juste après l'avoir mis en garde contre les compliments voilà qu'elle l'en abreuvait littéralement : "Tu es très beau.", "Tu me plais." ... Qu'est-ce qu'elle lui chantait là ? Cela ressemblait tout de même plus à une ruse de Tengu qu'à une déclaration d'amour. Au final, le grand moine trouvait ça plus touchant et amusant qu'autre chose, d'autant plus que ces mots là il lui était bien rare de les entendre.

« Tu ne crois pas que tu en fais beaucoup ? Je ne savais pas que tu avais un faible pour les Oni. »

Lui aussi savait être taquin parfois, même si c'était beaucoup plus rare. Ponctuant sa phrase d'un léger rire plein de joie il l'écouta continuer sans se laisser déstabiliser.

« Il m'arrive de faire des bêtises tu sais, même si c'est par maladresse plus que par malice. Et non, ça ne m'a jamais manqué. Les gens au temple étaient si gentils avec moi, je voulais les remercier comme je pouvais, je voulais qu'ils soient fiers de moi. Bien sûr ce n'était pas drôle tout les jours, j'avais parfois plus envie de courir dans la cour que de m'asseoir et méditer, mais ils ont été patients et compréhensifs, et j'ai prit goût à cette vite. »

Vint ensuite une nouvelle preuve de sa lucidité sur le monde et les gens et Sano fut persuadé qu'elle en savait plus sur les gens que lui. Mais les Tengu avaient probablement dressé à la jeune fille un portrait trop noir du monde tandis que les religieux dressaient au colosse un portrait trop blanc. La vérité devait se trouver quelque part entre deux, dans une des innombrables nuances de gris qu'il existait. La dernière question d'Oboro le désarçonna et il ne sut d'abord quoi répondre. Après quelques secondes il se risqua pourtant à reprendre la parole.

« C'est une question difficile, j'imagine qu'il y a sûrement plusieurs réponses possibles. Je dirai que l'important c'est les autres. Voir les gens heureux, essayer de répandre de la joie autour de soi. Et en cela la voie que tu empruntes est une belle voie : l'artiste a ce pouvoir d'émerveiller les autres et de faire rêver. Si notre monde comptait moins de guerriers et plus d'artiste cela en ferait certainement un endroit plus agréable à vivre tu ne crois pas ? »

Un nouveau sourire, un regard emprunt d'estime. Sano était heureux de ne pas faire cette marche jusqu'au temple seul aujourd'hui. La compagnie de cette rayonnante petite demoiselle était des plus agréables.
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Sasurai Ichi

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Genin

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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Sam 25 Mar - 18:59


Ichi se laissa aller franchement à un grand éclat de rire emporté par le vent, mise au pied du mur. Elle se frotta l'arrière du crâne en tirant la langue au moine qui avait démasqué ses intentions certes faciles à saisir, mais qu'elles auraient espéré plus dérangeantes que ça ; on parlait bien d'un moine, et elle-même était sûrement bien trop jeune pour disposer des armes de séduction de ces femmes qui ne font plus marche-arrière dans l'enfance, à son contraire. Elle lui sourit gentiment, avec un sentiment d'estime difficile à dissimuler : c'était la première fois qu'elle rencontrait un adulte qui riait de ses bouffonneries, plutôt que de s'en offusquer. Tous n'étaient peut-être pas des méchants, des prédateurs ou des gens ennuyeux vidés de leurs rêves.

"Mon papou Tengu disait que la modération est souvent considérée comme une faiblesse et l'exagération, l'outrance comme une qualité. Alors je fais comme on m'a appris !", chantonna la kunoichi en dansant de manière un peu grotesque, sautant à d'un pied à l'autre dans un bruit de bois épais heurtant la pierre du chemin, "kon, kon, kon~ fait le renard ♫ kon, kon, kon~ quand il dévore les poules ♫" Elle lui offrit un nouveau sourire, les yeux comme des demi-lunes, proche du minois malicieux que pourraient avoir les renards qui marchent sur deux pattes.

"J'ai un faible pour beaucoup de choses..."
, elle donna un coup de tête dans sa balle, la regardant monter dans les airs pour la récupérer en tendant simplement les bras, "mais c'est le kemari que je préfère", annonça-t-elle fièrement en serrant cette pauvre balle brodée usée par le temps.

La jeune fille rit de bon cœur avec cet étrange moine qui lui inspirait confiance et avec qui elle avait décidé toute seule de faire un bout de chemin. Serait-il long ? Elle n'en avait aucune idée. Voir qu'en plus il avait de la répartie la ravit et elle s'imagina avoir trouvé un grand compagnon de jeu pour les quelques minutes, peut-être heures qui ponctueraient le chemin du retour au temple pour cet homme. Rassurée que même un moine ait pu faire des bêtises, et en fasse encore maintenant - personne n'est parfait, et heureusement - Ichi essaya d'imaginer la vie de Sano dans son temple, avec des gens gentils autour de lui. Les moine savaient été gentils...

"Oh", s'étonna-t-elle, "alors toi aussi tu es orphelin, Sano-san ?"

La kunoichi perdit rien qu'un instant son sempiternel air amusé pour lui offrir un sourire plus tendre, de ceux qui comprennent mais ne le diront pas, et qui ne poseront pas plus de questions. Elle se rapprocha simplement du moine et prit délicatement ce qu'elle put de cette énorme mains dans la sienne, ridiculement petite dans la comparaison. Elle ne put que saisir l'index dans ses petits doigts dans l'étreinte d'une petite sœur qui essayait d'exprimer à son grand-frère qu'elle était là ; un geste d'enfant avec un bon fond, malgré toutes ses malices. Le voir interdit par sa dernière question la fit sourire, mais c'était définitivement avec un air plus adouci qu'elle accueilli cette surprise, même si elle était amusante.

"C'est une belle réponse", acquiesça la kunoichi avec sincérité, "le plus important pour moi c'est...", elle baissa la tête, un peu sombre, ne sachant pas vraiment ce qui était important pour elle. Certainement pas cet âne de Sanosuke : elle ne vivait pas pour un homme, car elle se suffisait à elle-même, "... je ne sais pas", répondit-elle avec un grand sourire.

Il était surement un peu naïf pour un adulte mais c'était peut-être pour cette raison qu'Ichi l'apprécia rapidement : un moine qui n'avait jamais connu que les murs de son temple était son parfait inverse, elle qui n'avait jamais connu que les pierres de ses montagnes. Les shinobis sont surement tous un peu menteur mais les Tengu qui l'avaient éduquée lui avaient appris l'importance de ne jamais donner son vrai nom : ce dernier donné, on a un empire sur vous. Émerveiller les autres, les faire rêver ? Elle ne savait que mettre des scolopendre dans les fundoshi des gamins du village et voler des prunes, du sake et du riz pour aller s'en goinfrer jusqu'à en vomir. Alors elle sourit avec une sorte d'indulgence : ce n'était qu'une enfant, au fond. Elle tira son shamisen en glissant sa balle dans son baluchon qu'elle portait sur le dos pour en tirer quelques accords moyens, tout au mieux : elle jouait la base, n'avait pas de talent particulier à ce jeu-là. Elle chanta pour lui une comptine d'enfant, car elle n'avait rien d'autre à lui offrir en échange de sa gentillesse et de sa patience. Arriverait-elle à faire rêver ce bon gros géant ?

"Au temple Sho-jo-ji
Dans le jardin
La lune luit cette nuit
Le jour, derrière des feuilles pleines de rosée,
La nuit, haute comme une lanterne,
Si elle monte jusqu'au ciel,
Elle sera enlevée par des hirondelles.

Au temple Sho-jo-ji
Le buisson de trèfle fleurit
Dans la nuit sous la lune qui brille.
Oh, oh, lucioles venez !
Là-bas l'eau est impure,
Oh, oh, lucioles venez !
Ici l'eau est douce."

"La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires."
Lao Tseu


L - M - M - J - V - S - D

but one soul stays awake at night
Un shinobi doit savoir accepter la mort, même quand elle semble inadmissible. Il n'y a pas d'avenir possible si on ne surmonte pas cette épreuve. La vie humaine ne dure qu'un instant ! Il faut avoir la force de la vivre en faisant ce qui nous plait le plus. Tel est mon Ninpō ! + ms.palmer
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Sohei

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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires. Sam 25 Mar - 21:08

Cette enfant était vraiment adorable. À vrai dire, Sano ne passait pas beaucoup de temps avec des enfants donc il lui était difficile de faire la comparaison, mais il la trouvait très rafraîchissante et étonnamment mature sur certains points. Lorsqu'elle prit son doigt, il baissa les yeux vers elle et lui adressa un franc sourire. Elle avait son caractère, mais elle avait indéniablement bon fond. Ce soir il prirait pour elle, pour qu'elle conserve son regard sur le monde et ce sourire qu'elle arborait fièrement.

La comptine qu'elle lui jouait était douce et il l'apprécia en silence. Même si elle n'était pas experte, le géant savait que lui, avec ses gros doigts, il ne pourrait jamais pincer les cordes correctement. Il n'était fait ni pour la musique, ni pour le Kemari... Tout juste était-il bon à porter des charges et détruire des choses. Quelque part cela le rendait triste et une certaine mélancolie s'empara de lui. Il attendit qu'elle eut fini sa musique pour prendre de nouveau la parole.

« Tu joues bien. J'aimerai bien pouvoir jouer comme toi. Mais je crois bien qu'un ogre ne peut pas jouer autre chose que du Taikô... »

Montant ses grosses mains maladroites avec un air désolé, le moine ne pouvait que déplorer les nombreuses choses qui lui seraient à jamais inaccessible. Mais d'un autre côté, il pouvait faire des choses qu'un homme normal était incapable de faire. Cependant, il aurait préféré être capable de créer plutôt que de détruire...
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MessageSujet: Re: La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires.

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La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires.

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