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 Megitsune - メギツネ

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Sasurai Ichi

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Genin

Messages : 52
Date d'inscription : 15/02/2017
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Titre: Genin (kunoichi).
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MessageSujet: Megitsune - メギツネ Dim 19 Mar - 23:53


La mort est une plume, le devoir une montagne, était ce que se disait souvent Ichi lorsqu'on lui demandait de partir seule pour accomplir quelques missions d'importances. Elle se sentit certes honorée d'avoir à accomplir une tâche demandé par Setsu Akane elle-même mais ne perdait pas de vue qu'elle demeurait une Genin, même après plusieurs années de service. Mais Ichi était maline et débrouillarde, et de son enfance à errer dans les montagnes, l'adolescente en gardait un bon sens pratique, une certaine aptitude à la survie et la certitude de savoir qui éviter. Elle avait pris la route sans tarder en se saisissant du message qu'on lui avait demandé de faire transmettre à un garde-frontière pour obtenir une sorte de sauf-conduit ; on lui avait demandé d'être discrète et prudente, ce à quoi elle n'avait répondu qu'avec un sourire : personne ne trouverait ce message, elle l'avait clamé haut et fort. Il fallait être malin : elle avait roulé le petit message en boule et l'avait recouvert de cire, après quoi elle l'avait glissé dans sa bouche, derrière sa dernière molaire pour ne pas zozoter. Il fallait demeurer pratique. Ici avait prit la route au petit matin, déguisée en jeune moine komusō. Ce déguisement était apprécié des shinobi de tous pays car le tengai, un panier de paille de jonc ou de roseau qu'ils portaient sur la tête afin de manifester l'absence d'ego spécifique, était un parfait accessoire d'anonymat. Peu importait sa taille : quand on lui demandait, elle disait qu'elle débutait son service ; qu'elle s’appelait Sozaburo et qu'elle venait d'avoir quinze ans.

Le moins qu'on puisse dire, c'était que plus la frontière de Fukyuu se rapprochait, plus elle commençait à avoir froid, ayant toujours vécu dans la chaleur étouffante des montagnes de Setsu. Atteindre a ville de Miyuki sans éveiller les soupçons n'était pas un jeu d'enfant mais elle y parvint tout de même, sans se plaindre du froid qui lui saisissait les os. Elle marchait pourtant sans rompre, car même un chemin de mille lieues commence par un pas et cette pensée la rassurait étrangement. La jeune kunoichi aimait confusément ces longues journées de marche solitaire qui faisait écho à son enfance vagabonde, gamine toujours crottée et échevelée suivant deux cruels Tengu. Seule avec la nature, esquivant les grandes routes et les brigands pour ne pas avoir à se battre, elle avait gagné Miyuki en quelques jours et à présent que le soleil déclinait, la jeune fille avait trouvé refuge dans un vieux cimetière à l'entrée de la ville. S'asseyant sans façon sur le rebord d'une tombe, elle dégusta comme un renard affamé quelques onigiri un peu sec en buvant un peu de sake pour réchauffer son corps endolori par le froid et la fatigue de la marche. On lui avait parlé d’une escorte jusqu'à son contact, mais elle n'avait pas cherché à en savoir plus : un bon espion  ne sait pas tout, ainsi ne peut-il pas tout révéler.

Essuyant un peu de riz collant à sa joue du bout du pouce, la kunoichi plissa les yeux en voyant au loin une bande de soldats. Elle récupéra son panier et le mit sur sa tête, fouillant dans son petit paquetage pour en sortir son shakuhachi et jouer quelques accords pour singer ce très jeune moine errant demandeur d'aumône qu'elle devait interpréter. La tête baissée, elle demeura sur la tombe sans rien faire de spécial mais sous le jonc tressé, son regard scrutait les samuraï sans rien louper. Peut-être était-ce eux, peut-être pas. Elle était prudente, de nature. Les Tengu lui avaient plus appris que les humains sur le sujet et ce n'était pas des fantômes de ce cimetière qu'elle avait le plus peur. Un sourire de renard se dessina sous son panier quand elle compris qu'ils venaient pour elle, mais elle ne dit simplement rien, se contentant de les saluer humblement, à la manière d'un moine adolescent un peu intimidé.
« Le bonheur va vers ceux qui savent rire. »
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Un shinobi doit savoir accepter la mort, même quand elle semble inadmissible. Il n'y a pas d'avenir possible si on ne surmonte pas cette épreuve. La vie humaine ne dure qu'un instant ! Il faut avoir la force de la vivre en faisant ce qui nous plait le plus. Tel est mon Ninpō ! + ms.palmer
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Aoi Fuyu

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Taisa

Messages : 53
Date d'inscription : 24/12/2016

MessageSujet: Re: Megitsune - メギツネ Sam 8 Avr - 23:28

Après le départ de Eichi-sempai pour Hokori, de grandes responsabilités reposaient sur Fuyu. Elle avait entre ses mains un pouvoir qu’elle considérait comme immense : le contrôle de l’armée Fukyuu. Son rôle était de protéger le pays des glaces en l’absence du Daimyo et des éminents de l’armée, partis combattre la menace yokaï. Un petit pincement demeurait dans le cœur de Fuyu qui n’était pas sur le champ de bataille, auprès de ses amis, Eichi et Mei, notamment.

Fuyu ne savait pas si cela était dû au pouvoir ou juste à l’absence de son entourage, mais un sentiment de solitude commençait à la ronger. Face à cela, elle se plongeait, comme toujours, dans son travail. Comme toujours ? En réalité, sa diligence dans son travail n’était née que depuis peu, lors de sa nomination en tant que Taisa. Sans Mei à ses côtés, c’était seule qu’elle devait bien faire son travail.

Peut-être par soin ou vigilance, Fuyu s’était organisé quelques déplacements en Fukyuu. Elle allait faire des allers-retours entre Ite et ses provinces. Elle ne savait pas combien de temps allait durer la campagne sur les plages d’Okaruto, mais la Taisa devait veiller sur tous les villages et terres du territoire Enneigé. Aujourd’hui, elle était partie pour Miyuki, au nord du pays, à la frontière Setsu. Avant son départ, la jeune femme avait demandé à son Taii, Aoki Mahiru, de surveiller Ite à sa place.

Il fallut une grosse demi-journée pour atteindre Miyuki, à cheval. Accompagnée de quelques-uns de ses chiens et d’un tout petit groupe de soldats, Fuyu était arrivée en ville qui, comme on le disait, était une ville animée, avec beaucoup de commerces. Avant d’aller voir le garde-frontière, elle avait décidé de faire une halte dans quelques boutiques pour notamment y acheter de quoi se remplir le ventre, car la faim se faisait sentir.

Une fois de nombreuses brochettes ingérées, accompagnée d’une grande portion de riz, Fuyu s’était autorisé à prendre quelques délicieux mets, dont une partie qu’elle allait certainement ramener en Ite. En effet, l’ancienne Kannushi, qui portait d’ailleurs le même prénom que là ou Fuyu se trouvait, lui avait donné le nom et l’endroit où l’on pouvait trouver les meilleurs mochis de Fukyuu.


« Ah… C’était ton péché mignon, hein Miyuki ? Toi et les mochis, qu’elle histoire ! » pensait Fuyu, mélancolique et nostalgique. La belle des glaces pensait aux moments passés avec celle qui, curieusement, en plus d’avoir toutes deux des noms de lieux Fukyuu, se ressemblaient énormément. Certains les pensaient sœurs, tant elles étaient similaires, que ce soit physiquement ou mentalement : toutes de grandes femmes aux cheveux argentés et toujours pleine de vie -et au grand estomac-.

Maintenant que les nombreuses boites de mochis étaient empaquetées, Fuyu se dirigea, vers ce qui était à peine quelques kilomètres de là, le but de sa venue à Miyuki. Elle avait annoncé sa venue quelques jours plus tôt. La raison de son voyage ici avait été plutôt vague, mais étant donné que le poste de frontière était à proximité de la frontière du Feu et de la Foudre, c’est presque comme si une justification était inutile. Fuyu s’était engagée à elle-même de contrôler soi-même les frontières et les villes et villages de Fukyuu : Miyuki était sa première étape, et l’une -si ce n’est la plus- importante.

A son arrivée, une grande partie des gardes-frontières étaient là, attendant la venue de la Taisa d’Ite. Alignés et droits comme des piquets, l’ambiance de cette arrivée était solennelle et quelque peu tendue. Les soldats, certainement stressés et tendus à cette venue voulaient à tout prix faire honneur à leur garnison ici installée. L’un d’eux s’approcha, moins raide que les autres et salua Fuyu, qui arrivait devant lui. Cette dernière, tenant sa monture, le salua à son tour.

Les deux échangèrent des politesses et le petit groupe fut débarrassé des paquets et des montures qu’ils avaient jusque-là. Une fois rentrés dans un petit baraquement, un thé fut servi, et celui qui contrôlait ce poste de frontière et notre Taisa discutèrent. Fuyu émis des recommandations et transmis quelques messages.


« Bien, nous avons à faire. A quelques minutes à pied d’ici, nous devons escorter quelqu’un. Voulez-vous vous joindre à nous ? Vous aurez ainsi l’opportunité de faire ce pourquoi vous êtes venue et de continuer notre conversation, n’est-ce pas ? A moins que vous ne soyez trop fatiguée par votre voyage d’aujourd’hui ? » proposa l’hôte.

Fuyu accepta l’invitation avec plaisir, elle emmena deux de ses accompagnants ainsi la totalité des chiens qu’elle avait ramené, qui étaient au nombre de quatre. Après ce que lui avait annoncé Eichi concernant une « brigade canine » elle ne pouvait s’empêcher de préparer et tester ses bêtes sur le terrain. Le chemin jusqu’au point de rendez-vous s’était fait sans encombre.

Ils s’approchaient aux abords d’un cimetière et, sur l’une des pierres tombales se trouvait une petite personne, avec un panier sur la tête.
« Un moine ? » se demandait Fuyu quand elle le vit. Instinctivement, elle renifla de loin cette personne, qui portait une odeur naturelle acidulée, mélangée à l’odeur fraiche d’un sake. Son guide lui indiqua que c’était la personne qu’ils étaient venus chercher, et à leur arrivée, cette dernière jouait du shakuhachi.

Fuyu, appréciant la belle mélodie, s’accroupit et lui tendit quelques pièces. D’un grand sourire, elle lui adressa la parole, tout en surveillant d’un œil ses animaux chahutant au loin.


« Bien le bonjour, je suis Aoi Fuyu, enchantée. Je crois que nous sommes venus vous chercher. »
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Sasurai Ichi

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Genin

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MessageSujet: Re: Megitsune - メギツネ Mar 27 Juin - 19:36


Était-ce le bruit de chiens qu'elle percevait au loin ? Leurs griffes épaisses trottinaient sur le sol de vieille pierre, témoin silencieuse des dernières pensées de ceux qui dorment à jamais. Ichi aimait ce genre d'endroits : là où rien ne vit à part le souvenir. Là où tout est paisible jusqu'à ce que les vivants viennent s'y plaindre. Pourtant la jeune fille ne respectait pas autant les morts qu'on pouvait le penser : assise sur une pierre tombale, elle avait versé un peu de sake sur la stèle pour remercier son hôte décédé de l'avoir laissé se reposer quelque instant sur sa demeure, pour laisser la fatigue du voyage se dissoudre. Pourtant les morts sont morts ; ils ne sont qu'os et poussières et elle n'avait pas peur des fantômes. C'était des vivants qu'il fallait se méfier.

Sous son panier, elle plissa des yeux en voyant le groupe de soldats arriver. Le bruit de quatre chiens les avait précédé et la kunoichi s'était relevée d'un bond pour aller vers eux. Elle se présenta comme un petit moinillon encore adolescent, la voix frêle et de toute petite taille. Parmi la troupe d’accueil se trouvait une jeune femme aux cheveux d'une blancheur frappante, qui attira le regard de l'adolescente. A sa tenue, c'était une gradée. Elle sourit gentiment en rejoignant le groupe sans grande hâte : les moins lui avaient toujours parut d'une lenteur exaspérante et elle les mimait comme elle le pouvait.

Le son du shakuhachi s'éteint lentement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que le silence et le jeune moine se pencha humblement en face des samuraïs. Il remercia d'une nouvelle révérence silencieuse la jeune femme aux cheveux de lin pour son offrande. Elle lui sourit gentiment au travers du grillade de paille de son panier, qui ne laissait pas entrevoir grand chose au demeurant.

"Les kami vous bénissent, Ma Dame", fit Ichi d'une voix claire, "j'offrirais cette offrande à notre temple et je prierai pour vous."

Elle nota mentalement le nom de la militaire et rangea les pièces dans la doublures de son vieux kimono, attrapant au passage son bâton de marche qui avait connu des jours meilleurs.

"Je suis Sozaburo, Ma Dame, humble moine Komusô. Merci de m'escorter, les chemins sont périlleux dans le coin", elle rit de bon cœur, du rire des enfants innocents qui commencent leur vie d'adulte, "ferons-nous beaucoup de route ensembles ? Connaissez-vous bien Miyuki ?"

Ichi se posta au côté de la jeune femme d'importance et lui tourna un peu autour comme un animal curieux. Il y avait quelque chose en elle qui l’intriguait, au delà de sa fonction et de son apparence.

"Ils sont à vous ?", demanda la kunoichi à Fuyu en désignant les chiens du doigt, mais sans les approcher.

Tant de questions à la fois... ce n'était qu'un enfant, en fin de compte. Ou pas ?
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