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 [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve.

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Aoi Fuyu

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Taisa

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MessageSujet: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Mar 11 Avr - 16:14


Au premier pas dehors, et au museau à peine sorti de l’encadrement de la porte, le petit groupe avait deviné que le changement de saison avait déjà eu lieu. D’un soupire, non pas de mécontentement, Fuyu observait la froidure de l’air, un nuage de brume s’étant échappé de sa bouche. C’était là certainement le premier jour de réel froid sur Ite, qui annonçait l’hiver. La Taisa levait le nez au ciel : il allait certainement neiger, aujourd’hui.

Emmitouflée dans son manteau d’hiver et sous sa capuche, Fuyu commençait à déambuler dans les rues d’Ite, observant la ville se réveiller avec elle. Accompagnée de sa fidèle troupe canine, comme tous les matins, elle saluait les commerçants et marchands ouvrir et remplir leurs étales. Tous la connaissaient : chaque matin, elle et sa meute se promenaient joyeusement et découvraient un spectacle pareil à celui de la veille, et de l’avant-veille encore.

La Taisa humait les saveurs des préparations de chacun, des fruits et légumes s’étant tout récemment installés, bien que peu nombreux en cette saison. Il y avait des arrivages de poissons, venant certainement du lac ou des rivières environnantes. Les gibiers avaient pris place, chose qui n’avait pas échappé aux chiens de Fuyu, excités rien qu’à en sentir l’odeur.

Il devait être au début de l’heure du dragon : les ivrognes étaient rentrés chez eux, et les servantes et les domestiques n’étaient pas encore là. Les habitants étaient à eux seuls des repères de lieu et de temps. La jeune femme pouvait se repérer juste en regardant le visage des citoyens qu’elle croisait. Cela faisant tant d’année qu’elle vivait ici qu’elle pouvait reconnaître un habitant matinal de Ite d’un autre, étranger ou… moins matinal.

Fuyu devait être rentrée pour l’heure du Serpent, afin de pouvoir se rendre à la caserne d’Ite pour faire son travail. La caserne s’était quelque peu vidée, soldats set généraux s’étant pressés pour aller combattre l’invasion Yokai à l’est d’ici, au-delà de la mer. Peut-être y trouvera quelque chose d’encore inconnu pour Fuyu dans cet endroit : le calme. En effet, de nombreuses troupes étaient parties hier, en compagnie du Seigneur.

L'inugami était nerveuse, qu’allait-il advenir de ces troupes parties ? Dans quel état allait-elle trouver ceux restés à l’arrière, comme elle ? Certains étaient frustrés de pas pouvoir se battre aux cotés de leur camarades, d’autres étaient rassurés de voir leur espérance de vie ainsi rallongée. C’était un effet : cette bataille, Fuyu le savait, allait être terrible. Ils allaient tous se battre contre ses mauvais semblables, puissants et féroces.

Peut-être était-ce là une manière pour elle de se détendre, mais des souvenirs d’enfance revenaient à l’esprit de Fuyu. C’était, il lui semblait, à la même époque qu’aujourd’hui, mais des années plus tôt. Elle se souvenait d’une enfant, d’à peu près son âge, avec qui elle avait joué, un après-midi, alors qu’elle était de passage à Ite. Elle n’avait pas la même apparence à l’époque, et prenait le corps d’une enfant aux cheveux châtains-roux et aux yeux verts.

Des mots lui vinrent aux lèvres, joyeusement, comme quelque chose qui était resté là, en suspens, sur sa langue. Le temps s’était arrêté et, presque naturellement, comme il s’agissait là d’un évènement arrivé hier, elle se rappelait. Il y avait là l’histoire d’une princesse amoureuse, attendant sa moitié avec passion.

Et Fuyu chantait, comme quand elle était haute comme trois pommes, l’image d’elle et de son amie d’enfance toujours en tête, se tenant la main, braillant la comptine qu’elles avaient créé, toutes les deux. L’air était simple, les paroles aussi, et cela avait certainement contribué au fait que la restitution des paroles et l’interprétation de la chanson avait été presque identique au moment de sa création.


« Une si belle princesse,
Au cheveux si soyeux,
Tenait une promesse,
A un prince fabuleux.
Chaque jo… ♫
»
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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Mar 25 Avr - 22:24


Souvenirs enfouis
Telles les fleurs printanières
Me reviennent …


***

Quel mystère plus intime et incompréhensible que la mémoire et ses mécanismes ? Peut-on expliquer le fait que certains jours paraissent nous rendre plus nostalgique que d’autres ? Le monde continue d’avancer et de vivre, tandis que d’un coup ce sentiment semble prendre le dessus sur le temps lui-même. Les secondes deviennent longues et rapides à la fois. Peu importe : ce n’est pas comme si l’on était réellement là de toutes façons. Du moins, on est là, mais notre tête et notre cœur sont ailleurs.

Comme si le fil rouge de notre vie s’était noué à un autre, il nous est impossible d’avancer tant que nous n’en avons pas fait le tour, mélancoliquement. Le tour de ces images qui défilent à nouveau dans nos pensées.

Tel une feuille se laissant emporter par le courant, nous voguons sur des eaux tout aussi étrangères que familières.

Nous ne réfléchissons pas vraiment à ce qui nous arrive, nous nous laissons simplement enivrer par cette douce sensation, ce voyage imprévu. Comme pour combler un vide qui nous avait pourtant échappé jusqu’à présent. Ou que l’on avait inconsciemment oublié, peut-être ? Cela ne nous rend ni triste, ni joyeux. Cela vient simplement répondre à une question qui ne parait évidente qu’une fois qu’on l’a posée. A un besoin muet, discret. Est-ce vraiment un soulagement ? Non, pas tant que ça. Les souvenirs refont surface et picotent notre intégrité comme autant de petites faiblesses volontairement égarées et retrouvées contre notre gré. A quoi tout ça est-ce dû ? Pourquoi est-ce si amer ? Une date particulière ? Une ambiance, quelque chose qui nous rappelle ce que nous connaissions déjà ? Pas toujours. Il suffit d’un rien …

Parfois, en sortant de cette transe, on ne souvient d’ailleurs même plus de ce qui nous y a plongé …

***

C’est exactement ce que ressentait Bara, aujourd’hui. Petit à petit, elle revint à elle pour se rendre compte qu’elle était perdue. Elle avait dû marcher sans faire attention à la direction prise. Quelle étourderie ! De bon matin, il lui serait facile de se retrouver dans la capitale qu’elle connaissait bien sur comme sa poche, n’en étant jamais sortie depuis sa naissance. La situation ne la paniquait pas par conséquent, mais elle était agacée de sa propre bêtise. Depuis plusieurs longues minutes sans doute, bien que sa perception du temps ne devait pas être exacte, l’image d’une ancienne amie lui était revenue en tête, comme un portrait qui s’impose et efface tout le reste dans une salle presque vide. Les quelques fragments de clichés figés se rejouaient indéfiniment dans ses pensées. Mais, ce n’était juste pas assez précis pour savoir si c’était une pure invention de l’artiste, ou un souvenir bien réel. Des cheveux roux volant au vent et … La jeune geisha se rendit compte qu’elle portait quelques courses qu’elle avait fait rapidement pour dépanner à la cuisine des Hateku.

* Oui, bon, euh … Il va falloir songer à rentrer à l’okiya, je crois …*

C’était ce que sa tête voulait et avait décidé de faire, mais chose étrange, ses jambes n'obéissaient pas. Comme si elles avaient une volonté propre. Comme si son corps voulait entrer en conflit direct avec ses idées. Contradictoire, et à n’y rien comprendre mais …

*Je dois être fatiguée de ma marche matinale. Ca doit être ça …*

Elle vit non loin un banc sur lequel s'asseoir un instant. C’était tout juste concevable, cette situation. Heureusement, Bara n’était pas en tenue officielle, mais en civil. Il n’aurait pas été convenable qu’une geisha affiche publiquement sa fatigue de bon matin. Cela aurait donné une mauvaise image de sa maison. Bien sûr, cela aurait été excusable, vu le contexte global. La tension au sein du clan était palpable, et il était dur de se relever des temps difficiles qu’ils avaient traversé.

*Bon, allez, pas de repos pour les braves*, se dit-elle, résolue.

Elle se releva donc, mais c’est alors qu’elle la vit, ou plutôt l’entendit. Une jeune femme avec des chiens, chantant cet air de comptine …

« Une si belle princesse,
Au cheveux si soyeux,
Tenait une promesse,
A un prince fabuleux.
Chaque jo… »


Là, ce fut fulgurant. Tout revint comme si une bombe de souvenirs avait explosé dans son cerveau. Cette petite fille … Fuyu ! Une rousse, avec de magnifiques yeux verts. Bara et elle avaient joué ensemble étant petites. C’était un des plus beaux jours de l’enfance de Bara, qui s’appelait Suzu à cette époque. Les deux gamines avaient créé cette petite chanson de toutes pièces. C’était exactement le même air, et la voix de cette jeune femme avait quelque chose de familier … Bara commença à avancer rapidement dans sa direction mais … Ce n’était pas elle ? C’était une inconnue, qui avait surement autre chose à faire … Elle resongea à cette amie qu’elle s’était faite et … au fait qu’elle aimerait au moins avoir de ses nouvelles. Alors, elle rattrapa cette jeune femme aux cheveux blancs et chanta la suite de la chanson, dans l’espoir que l’inconnue s’arrête, ne serait-ce que pour discuter un instant :

“Chaque jour sans cesse,
Elle énonçait ses voeux,
avec grande tendresse,
guettant ce jour joyeux. “




L - M - M - J - V - S - D



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Hateku Bara
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Aoi Fuyu

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Taisa

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Dim 7 Mai - 18:21

« Chaque jour sans cesse,
Elle énonçait ses voeux,
avec grande tendresse,
guettant ce jour joyeux
»

C’était la suite de la comptine, que toutes deux chantaient en cœur. La voix qui accompagnait celle de Fuyu était douce et féminine, venant de derrière sa nuque. Son cœur s’arrêta un instant, la surprise l’ayant pris. C’était une surprise joyeuse et intense. Des souvenirs légers et joyeux prirent place dans l’esprit de la jeune Taisa. Il n’y avait, a priori, qu’une seule autre personne ne pouvant connaitre les paroles de cette douce chanson.

C’était une petite fille, adorable aux cheveux bruns et à la peau pâle. Elles s’étaient connues via leurs « parents » respectifs, l’un et l’autre marchants. Ayant affaire à Ite, Fuyu s’était retrouvée pour la première fois ici, dans cette capitale, accompagnant celui qui l’avait élevée. C’était il y a si longtemps, beaucoup de choses avaient changé depuis. Toutes les deux avaient trouvé des voies différentes, des amis différents et vécu des épreuves différentes, elles aussi.

Au doux son de la voix, harmonieuse de celle qui était apparu derrière elle, Fuyu se retourna, vivement. Les cheveux blancs virevoltaient dans les airs, sous l’impulsion énergique du mouvement de Fuyu. Les grands yeux ouverts, elle regarda celle qui lui faisait maintenant face. Toutes deux s’analysaient, toutes deux s’interrogeant de qui se trouvait là, devant-elles. Tant de choses les reliaient, et tant d’autres les différenciaient.

L’une était petite, comme toujours, brune, comme toujours, et ses yeux inchangés, d’un bleu si profond. L’autre était immense, à la chevelure d’une couleur radicalement opposés, d’une blancheur inouïe. Et enfin, ses yeux à elle était d’une couleur si particulière, similaire à cette fleur si printanière qu’est le lilas. Celle-là était d’une délicatesse incomparable et celle-ci, plus brute, plus maladroite.

Mais les deux arboraient des peaux pâles, des sourires charmeurs et des corps fins et bien proportionnés. Leurs visages étaient comme sculptés par les dieux eux-mêmes tant ils étaient harmonieux. Les deux amies avaient leurs chevelures longues et soyeuses, brillantes et douces. Leurs regards étaient, quant à eux, bien similaires. On pouvait y discerner le respect et la bonté, qui montraient bel et bien les qualités similaires qu’elles portaient en elles.


« Suz-» Fuyu s’interrompit, avant même qu’elle ait fini de s’exclamer.

« -rprenant… Que vous connaissiez cette chanson ! Comment est-ce possible ? » reprit-elle rapidement, tentant de cacher sa gêne.

Si elle n’avait pas fait attention, elle aurait pu créer une situation bien compliquée. Maintenant, Fuyu espérait que la jeune femme qui était face à elle n’ait pas senti la légère confusion dans ses mots. Les deux femmes se connaissaient et pourtant… officiellement, c’était la première fois qu’elles se voyaient. Si la belle femme aux cheveux aux reflets grenat découvrait la raison pour laquelle Fuyu connaissait cette comptine, en plus de ne pas comprendre, pourrait découvrir le grand secret de la Taisa.

Quand elles s’étaient rencontrées la première fois, Fuyu « habitait » le corps d’une jeune enfant, au visage rond, les cheveux cuivrés coupés assez courts, et aux yeux d’un vert émeraude. Contrairement à aujourd’hui, son corps était tout petit pour son âge, et ses joues étaient presque joufflues, tant son visage était rond. Elle a « occupé » ce corps tous les jours, tout le long de sa période d’apprentissage « à devenir une véritable humaine ».

Il n’est ainsi pas difficile de comprendre là où est le problème : voici une même personne ayant eu deux enveloppes corporelles complètement différentes dans une même vie. Si cette personne avec sa nouvelle enveloppe devait revoir une personne qu’elle a connu anciennement… et que cette dernière découvre le pot-aux-roses, cela peut rapidement devenir problématique : car seules les êtres surnaturels peuvent faire une telle chose. Compte-tenu de la répution de ces êtres surnaturels, les yokais, la réaction après une telle découverte peut être totalement catastrophique.

Maintenant, le ventre noué, Fuyu priait les dieux pour qu’une telle chose de ne se produise pas.
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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Lun 8 Mai - 20:16


La jeune femme s'était retournée, fort heureusement pour Bara qui n'aurait donc pas à parcourir toute la ville à sa recherche.
*Ouf !*

Son visage était en tous points parfait : fin, beau, blanc, perlé de deux améthystes, entouré d'une magnifique crinière blanche comme la lune. Elle était presque surnaturelle, elle ressemblait à une vraie poupée. Bara prit le temps d'admirer sa beauté surprenante, affichant un sourire franc.

La jeune femme sembla un peu confuse dans sa phrase, sûrement surprise que quelqu'un vienne l'aborder de cette manière. Étrangement, il avait semblé à Bara qu'elle avait commencé par prononcer le début de son prénom d'enfant “Suzu”, mais cela était probablement une impression déformée par ses souvenirs, puisqu'ils se bousculaient depuis quelques minutes maintenant dans son esprit. Et pour le coup, Bara avait manqué à toutes les règles de l'étiquette. Elle allait vite se rattraper :

”- Oui, pardonnez moi de vous aborder de la sorte mais il est vrai que j'ai été moi-même surprise de vous entendre la chanter.” , expliqua-t-elle.
Elle espérait que cette déconvenue ne dérange pas trop son interlocutrice, car elle voulait absolument savoir si elle connaissait Fuyu, et si elle pouvait la remettre en contact avec elle. Peut-être étaient-elles amies ? Peut-être avaient-elles même un lien de parenté, même si il ni avait pas vraiment de ressemblances notables dans leurs physiques.

”- Je m'appelle Hateku Bara, ravie de faire votre connaissance !” , déclara-t-elle tout de suite en s'inclinant comme de coutume. ”-Puis-je me permettre de vous demander votre nom ?”

La jeune geisha souhaitait faire connaissance avec la belle inconnue, si elle le voulait bien, afin d'éclaircir le mystère de la comptine, et avoir peut-être une chance de retrouver le chemin qui la mènerait vers son amie d'enfance.


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Aoi Fuyu

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Taisa

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Jeu 18 Mai - 11:13

La Fleur était étonnée d’entendre cette mélodie sortir de la bouche d’une autre femme qu’elle-même et de la Fuyu qu’elle connaissait jadis. Comment Fuyu allait expliquer cela ? Plusieurs solutions apparaissaient devant elle. Alors que d’autres étaient risquées, et qu’une autre était invraisemblable, une solution idéale envers le problème qui venait de naitre paraissait difficile à obtenir. Celle qui s’en rapprochait le plus l’obligeait à mentir. Mais, celle qui, à chaque seconde cache un lourd secret devait avoir l’habitude, non ?

Et pourtant, elle rêverait pouvoir être honnête, se révéler, dire sa véritable nature à tous et à toutes. N’était-ce pas là l’occasion rêvée ? Malheureusement, bien que cette perspective aurait rendue Fuyu ravie, c’était impensable. Qui c’est, si, Suzu, autrefois de confiance et une véritable amie était restée la même ? Seule celle-ci le savait. Fuyu, elle, avait bien changé… radicalement. Peut-être juste physiquement, mais pour le commun des mortels, il s’agissait là d’une transformation plutôt radicale.

Elle n’avait pas le choix, les dés avaient été lancés sans qu’elle n’en ait eu l’envie. Suzu s’était présentée et… Bara ? Comment était-ce possible ? Pourtant il était clair et certain qu’il s’agissait là de la petite fille, ayant grandi, qu’elle avait connu beaucoup plus jeune ! La Taisa s’était donc trompée. Un peu déçue, d’elle-même et de sa mémoire… Mais aussi que le destin l’ait fait croire à de grandes retrouvailles… Bien que visiblement, au démarrage plutôt compliqué. Mais tout cela paraissait étrange. Comment connaissait-elle les paroles de la chanson confectionnées par les deux enfants d’il y a moins de vingt ans ?

Depuis qu’elle avait décliné son nom, plus que deux possibilités existaient. Les deux reposaient sur l’identité de la fille qui s’était inclinée devant elle. La première possibilité était que cette Bara n’était donc pas Suzu, et que cette dernière était donc une amie, ou au moins une connaissance de Suzu. Ainsi, elle devait certainement ne pas connaitre l’inugami et n’avoir seulement entendu le nom de celle-ci : on pouvait donc estimer qu’elle ne connaissait pas son apparence.

La seconde possibilité reposait sur l’idée que cette femme était Suzu, qui avait simplement changé de nom… Qui donc connaissait la Yokai et son apparence. Cette dernière possibilité pouvait paraitre un peu étrange. Pourquoi changer de nom ? Qu’elles sont les raisons et les causes expliquant un tel changement ? Peut-être était-ce normal dans certaines coutumes et milieux, celles-ci devant être inconnues à l’officier. Un instant, Fuyu se fustigea de son manque de culture certain. Si c’était donc un changement de nom, Fuyu ne pouvait décliner son nom. Mais elle devait prendre une décision, et vite.


« Enchantée, Hateku Bara-san. C’est un plaisir. »

Sa voix était un peu hésitante. Elle ne savait quoi faire. Son rythme cardiaque s’accélérait et ses mains devinrent un peu moites. Jamais elle n’aurait cru qu’un jour, sans qu’elle ne s’y attende, quelqu’un vienne, par le plus grand des hasards, s’approcher d’un peu trop près de son secret. Celle qui était plus prudente chaque jour aujourd’hui, s’était fait piégée par l’imprudence de son enfance. Jamais elle n’aurait pensé qu’une ancienne amitié vienne briser ce qu’elle avait mis tant de temps à construire.

« Je suis Aoi Fuyu, Taisa basée à Ite. Ravie de vous connaitre. »

C’était une évidence. Ça ne pouvait pas être Suzu. Elles se ressemblaient, certes, mais beaucoup de femmes en Yokuni présentent les mêmes caractéristiques physiques que Suzu… Bien que peu égalent la beauté de cette Rose. De plus, l’Onna-bugeisha était connue de beaucoup en cette capitale, elle ne pouvait se permettre de mentir sur son identité. Peut-être même que cette beauté asiatique ne demandait son nom que par politesse, tout en le connaissant secrètement. Elle était Aoi Fuyu, et ne pouvait mentir à ce propos.

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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Dim 21 Mai - 17:37

Bara avait l’habitude d’analyser les postures, les visages, et d’essayer de comprendre le monde secret de chaque personne lorsqu’elle rencontrait ou conversait avec quelqu’un. C’était peut-être une déformation professionnelle. La jeune femme qui s’était maintenant tournée vers elle semblait prendre part à un véritable combat intérieur en pensée, alors qu’elle lui répondit pourtant très simplement. C’était paradoxal, mais Bara n’alla pas se risquer à interpréter plus avant : après tout, vu la manière dont elle avait osé l’aborder sur le simple prétexte d’une chanson, quoi de plus naturel ?

Mais à la seconde d’après, la belle aux cheveux blancs déclina son identité, et plongea la geisha à son tour dans le doute profond. Aoi Fuyu ? Mais, oui, effectivement, maintenant qu’elle le disait, Bara avait déjà entendu le nom de la taisa du clan lors de diverses discussions à l’okiya. Alors ainsi, cette mignonne jeune femme faisait partie des corps de l’armée du clan ? Eh bien, quelle histoire ! Qui l’eut crut, de prime abord ? Elle comprenait d’un coup un peu mieux les ragots et autres on-dit qui avaient pu parvenir à ses oreilles. "La Taisa est une femme-enfant !" mais aussi des choses plutôt agréables : "Elle est mignonne", "elle a la joie de vivre". Bara ne dénigrait donc point sa situation et était au contraire admirative devant une personne aussi charismatique et forte.

Et au delà de ça, elle avait donc le même prénom que son amie d’enfance. Elle qui avait cru avoir affaire à une parente de Fuyu. Néanmoins, pas impossible pour autant : après tout il était de coutume parfois dans une famille de reprendre un prénom en l’honneur d’un aïeul pour nommer les enfants. Ou bien tout simplement le hasard. Après tout, il arrive tout de même régulièrement que deux personnes du même prénom fassent rapidement connaissance. Cette Fuyu là ce serait donc liée d’amitié avec la Fuyu que Bara a connu jadis, et c’est peut être par cette occasion qu’elle aurait apprit la chanson ? Ca pouvait coller, comme théorie. Mais Bara ne voulait pas s’avancer trop. Il fallait qu’elle trouve une manière de poser des questions sur son amie d’enfance, même si cela pouvait sembler assez direct.

-”Ah oui, bien sur, on m’a déjà parlé de vous, enchantée Aoi-dono.” dit-elle en s’inclinant encore une fois pour signifier son respect.”Encore une fois, je suis navrée de vous déranger. En fait, vous allez peut être trouver ça bizarre, mais c’est à propos de cette chanson ...”

Elle laissa un moment de flottement planer, pour laisser le temps à la taisa d’assimiler le pourquoi du comment. Puis elle poursuivit :

Je … J’aurais voulu savoir dans quelles circonstances vous l’avez apprise, si c’est possible ? En fait, ça pourrait m’aider à peut-être retrouver la trace d’une amie d’enfance, pour être honnête. Cela me tient vraiment à cœur. Onegai shimasu.”

Elle espérait qu’elle lui accorderait quelques minutes de son temps pour répondre à ses questions qui se suivaient à la chaîne dans l’esprit de Bara. Bien sur, l’artiste pouvait se douter qu’une taisa aurait autre chose à faire de plus important mais … Elle devait tenter le tout pour le tout pour essayer de retrouver la trace de son amie d'enfance.


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Aoi Fuyu

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Taisa

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Mer 31 Mai - 0:39

Connaissant son statut, la jeune femme s’inclina poliment, et il s’avérait qu’elle la connaissait, du moins par réputation. Elle s’excusa de la « gêne » qu’elle provoquait chez Fuyu, probablement pensant la déranger du temps passé à discuter ici. Alors qu’en réalité, ce qui l’a dérangeait, c’était la proximité que Bara avait auprès de son secret. Passer du temps en bonne compagnie, tout en étant loin de son travail difficile, n’est jamais une mauvaise chose pour Fuyu.

Plus les secondes passaient, plus Fuyu était perdue. La vérité s’éclaircissait mais celle-ci ne voulait être vue. Il s’agissait là de Suzu… devenue Bara. Mais le fait que ce soit elle rendait la situation plus que compliquée, et la jeune femme ne savait pas comment s’en dépêtrer. Il était sûr et certain qu’elle connaissait l’identité de Fuyu jeune, dorénavant. Devait-elle lui avouer ? Ou devait elle passer par des chemins détournés ?

La belle brune voulait retrouver son amie d’enfance, celle avec qui elle avait partagé tant de beaux souvenirs, tant de rires, tant de joies. Fuyu ressentait la même chose vis-à-vis de Suzu. Elle avait sa toute première amie, celle qui avait montré la toute première fois la joie d’être aux côtés des humains. Celle qui avait fait ressentir les prémices d’un amour complexe pour les humains.


« Comment je l’ai apprise… ? Eh bien comment dire… Une amie, que j’ai perdu de vue, me l’as appris… Qui elle-même l’avait inventée avec une certaine Suzu. C’était sa meilleure amie, je crois… »

C’était la meilleure solution, aussi étrange que cela pouvait paraître, passer Fuyu petite en une autre personne que celle d’aujourd’hui était la meilleure solution… Seule le prénom demeurait pareil, pour celle qui lui faisait face. Cela semblait étrange, mais c’était le plus crédible, et le plus sans danger. Maintenant, il fallait noyer le poisson dans l’eau, ou au moins éviter d’être la cible de questions qui pourraient s’avérer embarrassantes.

« Tiens d’ailleurs, que faites-vous dans la vie, Hateku Bara-san ? Ah et… vous n’êtes pas obligée de me traiter avec tant de politesses… Bizarrement, je ne suis pas très à l’aise avec ça… Même avec mon statut qui s’y prête, a priori… »

Elle ne savait pas si elle avait bien fait, mais tentait, maladroitement, de changer de sujet. Son amie d’enfance allait-elle s’en apercevoir ? C’est avec une légère angoisse que Fuyu n’osait répondre à cette question.

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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Dim 4 Juin - 0:19

Bara le sentait. Elle sentait que la jeune taisa était tendue. Mais elle ne pouvait se permettre de la juger et d’essayer d’interpréter ses faits et gestes puisqu’elle ne la connaissait pas. Elle ne comprenait juste pas pourquoi : Bara s’était présenté à elle poliment pour tenter de recueillir des informations sur son amie d’enfance perdue, cela ne donnait a priori en rien lieu de s’inquiéter. Mais peut-être était-elle de nature stressée ? On ne peut jamais savoir … En tous cas ça n’empêchait pas la belle aux cheveux blancs d’être courtoise voire tendrement familière avec elle. C’était déjà un gros plus pour les discussions qui allaient sans doute se dérouler ensuite.

Apparemment la jeune femme avait appris la chanson par leur connaissance commune : la Fuyu que Suzu avait connu dans son enfance. C’est ce que l’artiste avait présupposé quelques secondes auparavant. Elle avait donc vu juste … ! Alors Aoi Fuyu allait donc pouvoir effectivement peut-être lui donner quelques informations sur l’autre Fuyu !

Malheureusement, elle avait également perdu contact d’après ses dires. Ce n’était que moyennement étonnant, et pouvait expliquer la confusion. Peut-être que ces deux Fuyu s’étaient fâchées ? Et par conséquent, peut-être que la taisa ne voulait pas en parler, aussi … Ah non, ce n’était pas acceptable pour Bara. Elle ne pouvait pas tout lâcher si près du but !

Mais alors que la geisha était toute motivée d’avoir une piste sérieuse, la bushi changea totalement de sujet pour lui demander ce qu’elle faisait dans la vie. Sa première réaction fut “Ce n’est pas évident ?”, puis elle se rappela qu’elle n’était pas maquillée et se baladait dans la capitale en tenue civile. A vrai dire elle n’avait pas l’habitude que les gens ne la reconnaissent pas, au moins en tant que fille des Hateku. Mais bien sur -et heureusement !- toute la cité ne pouvait pas être cliente à l’okiya. De plus elle s’était éloignée assez loin de ses quartiers habituels, dans lesquels elle connaissait généralement plus de monde au moins de tête.

”- Ah euh … Je suis une geisha de la maison Hateku. Shinju Suzu, c’est moi, c’était mon nom d’enfant, mon Okâsan m’en a donné un nouveau lorsque je suis devenue geisha. Pardon, je ne m’étais même pas présentée entièrement …”

La Rose prit donc le temps de se calmer quelque peu, son enthousiasme lui faisait presque perdre ses moyens apparemment.

“- Ah, et, du coup, je veux bien qu’on s’appelle par nos prénoms, si vous êtes d’accord ? Bien que, cela me fasse un peu bizarre, la seule Fuyu que j’ai connu auparavant étant notre connaissance commune !”, s’exclama-t-elle en s’accordant un petit rire qui se voulait complice.

Elle espérait ne pas trop mettre la taisa dans l’embarras avec toute cette histoire que ne la concernait que très peu. Son interlocutrice avait l’air d’être de bonne volonté. Elle pouvait peut-être se permettre de se racheter du temps qu’elle lui faisait perdre. Bien qu’elle n’ait pas l’air très inquiète, Fuyu avait peut-être tout de même d’autres chats à fouetter.

”- Vous auriez donc un peu de temps à m’accorder ? Si vous le souhaitez, je vous invite quelque part avec plaisir afin que nous puissions discuter plus à l’aise ?

La geisha lui offrit un large sourire pour tenter de la convaincre, sur l’instant c’était ce qu’il y avait de plus simple à faire … Consciente qu’elle avait probablement l’air assez déjanté, mais ayant décidé d’assumer au nom d’une amitié bien trop précieuse pour être laissée tombée, elle jeta ensuite un regard à la rue passante, dans l’espoir de trouver un endroit proche qui pourrait les accueillir agréablement, tout en poursuivant par ailleurs son argumentaire :

”- Peut-être pourrez-vous me parler de vous, et de votre relation avec la Fuyu que j’ai connu ? Ca pourrait être assez amusant de partager des souvenirs qu’on a de notre connaissance commune ?”


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Aoi Fuyu

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Taisa

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Mer 21 Juin - 20:19

Elle se présenta alors, une seconde fois, mais précisa son métier, comme la Taisa lui avait demandé. Une geisha ? Cela expliquait ainsi beaucoup de choses, son élégance, sa beauté, mais aussi son parlé, qui s’avérait certainement supérieur à celui de celle qui était la gardienne de la province d’Ite. Un instant elle fut embarrassée se sentant inférieure à cette femme qui avait l’air de tant connaitre sur l’article du dialogue et des échanges.


Elle était ainsi une artiste appartenant à une grande maison Geisha, très réputée en Fukyuu, voir peut-être en Yokuni tout entier. Fuyu se demanda un instant si elle n’avait pas pu deviner toute seule, qui elle était, son statut et sa condition. Une fois cela sû, cela paraissait en réalité évident. Sa beauté et son talent d’oratrice étaient des indices suffisants : il aurait été aisé, avec un peu de jugeote, de deviner au moins un peu qui se cachait derrière cette magnifique femme.

C’était donc bien elle, Suzu… Fuyu fut à la fois ravie que celle-ci soit devenue une femme aussi accomplie mais aussi triste de savoir qu’elle ne pouvait la prendre dans ses bras, celle qui était pour elle une amie très chère, En réalité, comparées à d’autres enfants de leur âge, elles n’avaient pas passé tant de temps ensemble mais, comme en amour, les deux fillettes s’étaient trouvées. Il était né de cette rencontre une relation fusionnelle.

Cette discussion était sur beaucoup de points, très étrange. Pour la première fois en longtemps, quelqu’un lui avait demandé si on pouvait l’appeler par son prénom, et si elle fut très surprise tout d’abord, elle en était très heureuse ensuite. Elle retrouvait un peu de son enfance si heureuse, sa joie passée.


« Cela te ferait bizarre… ? Et moi donc... Tu me mets dans une situation bien inconfortable… Si seulement je pouvais te crier « C’est moi ! Fuyu, la petite rousse de l’époque ! Cette chanson, elle est de nous ! » Si seulement… ma vie n’était pas en danger si je le faisais… »

La Rose lui proposa alors d’aller dans un Okiya ou lieu similaire afin de discuter pour longuement, en détail, de leur « amie en commun ». De mémoire, elle n’avait jamais rencontré quelqu’un d’aussi obstiné que cette femme-là… Mais finalement, se rappela qu’elle avait toujours été ainsi, finalement. Elle voulait tant savoir à propos de Fuyu… et c’était normal, à sa place, la taisa aurait certainement fait pareil.

Mais si l’idée était intéressante, bien que dangereuse, la jeune femme aux cheveux argentés regarda autour d’elle et posa son regard sur ceux qui l’accompagnait. Ils étaient sages. Certains s’étaient couchés, près d’elle, d’autres jouaient quelques mètres plus loin. Peu de lieux accueillants du public autorisaient ce genre d’être vivants. Fuyu répondit alors :


« Malheureusement… Comme vous pouvez le voir, je suis accompagnée… Rare sont les lieux acceptant les animaux. Cependant… je pensais bientôt rentrer, vous pouvez m’accompagner, si vous le souhaitez. Je n’aurais ainsi pas à m’inquiéter. »
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Hateku Bara

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Geisha

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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve. Mar 27 Juin - 23:42


La taisa semblait perplexe et Bara avait peur qu’elle refuse sa proposition … Elle semblait encore une fois plongée dans d’intenses réflexions internes. Bara avait du mal à la jauger. Quelque chose faisait défaut à cette conversation … Un détail lui échappait sans qu’elle ne sache quoi et pourquoi. Elle avait parfois cette impression avec certaines personnes qui étaient plus dans le paraître que dans l’être au naturel … Pourtant, elle n’avait pas pour autant l’impression que la dénommée Fuyu n’était pas naturelle. Un paradoxe se soulevait à présent dans ses pensées mais elle n’en laissa rien paraître.

Puis, Fuyu accepta, mais en précisant qu’avec les chiens il serait probablement compliqué d’aller à l’okiya ou dans un autre lieu public … La geisha en profita donc pour jeter un oeil un peu plus attentif à la meute qui accompagnait la jeune dame aux cheveux d’argent … Effectivement, on pouvait parler de meute : cinq chiens, tous de races, d’âges et de sexes différents, vaquaient à leurs occupations en attendant patiemment leur cheffe. Bara s’en voulut quelques secondes : les pauvres, elle avait interrompu leur promenade …

”- Il n’y a pas de problèmes, je peux comprendre. Effectivement ça va peut être faire un peu de monde pour l’okiya !”

Elle ne put s’empêcher un petit rire à cette idée. Tous les chiens courant dans les jardins et … Okâsan arrivant pour essayer de remettre de l’ordre au fur et à mesure que le désordre se crée … Cette fois l’image était bien nette : elle rit de plus belle. Bara aimait beaucoup les animaux, et en particuliers les chiens, surtout lorsqu’ils étaient élevés par des personnes pleines de bon sens. Mais elle ne pouvait décemment pas demander à Okâsan d’héberger, même pour un temps très court autant de ce beau monde. Lorsqu’elle put se calmer, assez vite pour ne pas profiter trop de la bonne volonté de la petite troupe, elle poursuivit :

”- Vous avez l’air d’apprécier grandement les chiens. C’est une très jolie meute qui vous suit là. Je vous suis, Fuyu, en espérant que ça ne vous dérange pas.”

Elle avait une peur silencieuse : et si Fuyu avait décidé de dire oui à contrecoeur ? Comment savoir ? Mais elle lui faisait l’honneur de l’inviter chez elle, et Bara n’était pas assez stupide pour décliner cette offre bien généreuse de sa part. L’air ambiant était un peu frais en cette matinée, et le fait de ne plus bouger commençait à donner des frissons de froid à la jeune artiste. Elle s’inclina donc très poliment et accepta avec tout autant de solennité que si elle avait parlé au daimyô lui même :

”- Je vous remercie de m’accorder du temps, encore une fois. Je saurais faire en sorte que cela soit aussi agréable pour vous que ça ne va l’être pour moi.”

En quelques sortes, Bara proposait à la bushi une sorte d’arrangement. Des informations, contre des prestations s’il le fallait. Bara n’était pas du genre à garder ses dons pour elle, mais plutôt à les faire partager par n’importe quel moyen. Si elle pouvait transformer cela en “monnaie” ou “moyen de troc”, elle n’allait pas de priver ! D’autant qu’il est toujours plus agréable de faire connaissance en bonne et due forme, et les arts aident en général beaucoup les langues à se délier ...


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MessageSujet: Re: [PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve.

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[PV] Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve.

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