AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Nagaya Tsubaki

avatar

Samouraï

Messages : 62
Date d'inscription : 20/09/2016
Age : 24

Feuille personnage
Age: 24
Titre:
Liens:

MessageSujet: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi] Jeu 13 Avr - 2:30

Ite, comme toujours. Peu importe ce que je fais ou dit, cette ville me voit toujours revenir en son sein. Après tout, après le départ des provinces de Yama, dans mon enfance c’est ici que j’ai grandi et passé la grande majorité de mes serments. C’est ici que je me suis donnée corps et âme à mon but, et que je n’ai cessé de me surpasser, avant d’être en âge de pouvoir apprendre au Dojo des sentinelles, suivant les traces de mon oncle. Enfin, il est maintenant temps d’amener quelque chose dont je parle depuis un moment mais que je n’ai pas encore pris soin d’effectuer depuis. Je vais faire une halte dans une taverne ! Vous vous doutez bien que de fait, je prends soin de laisser mon fidèle compagnon dans le jardin des Maeda avant de m’y rendre, envieuse de noyer oh tant de choses pesantes dans une bonne quantité de Sake. J’ai eu droit à beaucoup d’émotions, récemment. J’ai retrouvé nombre de personnes que je n’avais pas eu l’occasion de voir depuis très longtemps. Peut être mon cœur s’était-il à nouveau ouvert ? Qui sait. Tout ce que je peux affirmer, c’est que ce soir, j’étai clairement partie pour une bonne beuverie en solitaire. J’étais partie pour, oui. Souvent, il s’avère que quand je part pour quelque chose, tout et tout le monde se démène pour foirer mes plans. Je pars pour promener mon chien ? Je sympathise avec une Geisha. Je pars pour récupérer des affaires à la forge ? Je rencontre un homme étrange dans une sale posture. Je pars pour travailler, de façon tout à fait normale et habituelle… et je tombe sur une sorte d’étrange justicier masqué ! Sans parler d’un jeune religieux aimant de la gente féminine qui croise mon chemin entre Ite et Miyuki. Enfin… j’en passe. Et donc cette fois, je rentre dans la taverne, déterminée, je m’installe à une table totalement au hasard -parmi les tables libres, bien entendu-… je commande, je me sers et avant même de pouvoir savourer ma boisson, ne faut-il pas que j’entende le nom de « Aoi Fuyu » ? Bien sûr, nombre de samurai ayant l’occasion de passer régulièrement par la capitale ont déjà entendu ce nom. Fuyu-sama, Taisa de son état. Alors déjà que j’ai du sembler bien impolie à lui passer sous le nez sans la saluer, arborant comme toujours très fièrement mon sabre à ma ceinture…. Mais si maintenant je ne prenais pas soin de m’interrompre dans ma boisson pour la saluer… ! C’est dans un fin sourire, à la fois amusé et nerveux que je me redresse lentement, décidée à combattre l’ironie qui me poursuit jusqu’au bout, avec respect et honneur. Par chance, ma table ne se trouve pas très loin, je n’ai donc pas nécessairement besoin de faire trop de grabuge pour la rejoindre, suite à quoi je m’incline avec respect.

-Veuillez me pardonnez, Aoi-sama, de vous tirer ainsi de vos occupations alors que je ne suis même pas sous votre juridiction. Je ne serais pas longue, je tenais simplement à vous présenter mes salutations.

Je ne me relève donc pas. Attendant respectueusement sa permission. Bien entendu, je suis totalement au courant de ne pas dépendre de sa juridiction. Mais comment pourrais-je ne pas rester admirative devant cette jeune femme qui, contre toute attente et parvenu à atteindre un tel rang, dans notre clan ? Il ne faut aucun doute que ses compétences doivent être bien plus respectables encore que celles de l’humble guerrière que je représente. Sans doute me verra telle comme une simple guerrière de passage ou n’importe. Mais avec le but que je me suis imposée, je ne peux qu’en voir en elle une sorte de réverbération. Peut être à telle été portée jusque là pour un désir semblable… reste que son trajet demeure impressionnant. En tout cas, la finalité que j’en connais. Je reste donc ainsi, inclinée devant une personne qui, même sans que j’ai à la connaître, occupe une position qui lui offre tout le respect dont je puisse témoigner. Si ça se trouve, elle rira un bon coup et me renverra à ma boisson. Je m’y suis bien sûr préparée. Je dirais même qu’au vu de ma maladresse constante… ce serait peut être le mieux pour tout le monde. Mais au moins, j’aurais fait ce que j’avais à faire.



L - M - M - J - V- S - D


Revenir en haut Aller en bas
Aoi Fuyu

avatar

Taisa

Messages : 60
Date d'inscription : 24/12/2016

MessageSujet: Re: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi] Mer 19 Avr - 0:02

Une fois encore, ce soir-là, la Taisa allait passer sa soirée seule, ou plutôt en tête à tête avec une bouteille de saké, entourée de plusieurs dizaines de badauds, camarades, sous-fifres, dans l’un des nombreux Okiya de la ville d’Ite. La ville et ses habitants s’agitaient, signe que la soirée venait de s’être entamée. Quand certains rentraient leurs étales, d’autres se dépêchaient pour rejoindre leur foyer, ou comme Fuyu, une table attitrée, dans un coin d’une salle d’Okiya.

Celle avec qui la jeune Itegami partageait ses soirées ne voulait presque plus la voir. Elle l’évitait, et bien qu’elle eût de nombreuses fois fait cavalière seule pour aller boire un verre, cela faisait maintenant plusieurs semaines que cela durait, et la lassitude pointait le bout de son nez. C’était d’un soupire qu’elle passait la porte de l’Okiya habituel.

Depuis maintenant plusieurs mois, elle avait été choisie comme Taisa. A l’heure d’aujourd’hui, au début du mois de la lune du Cheval, et cela depuis la Lune du Rat, bon nombre de ses anciens co-équipiers n’osaient plus lui adresser la parole comme avant. Fuyu avait beau comprendre leur comportement du fait de son nouveau statut, cela lui faisait tout de même un léger pincement au cœur.

Nombreux étaient ceux qui la saluaient simplement, se laissaient offrir une verre ou deux par leur nouvelle supérieure, discutaient sobrement, et partaient, poliment. Ses relations s’étaient lissées, et plus personne n’osait hausser le ton devant elle. Ils avaient pris conscience qu’elle était leur Taisa, et de ce fait ne pouvaient plus se permettre de se comporter comme avant, sans soucis de l’étiquette.

Peu de personnes étaient restées pareilles à avant sa promotion. Il y avait Mei, Akashi Mei (si l’on oublie son changement radical de personnalité suite au Sommeil qui a touché bon nombre de Yokunis) Et il y avait Eichi-sempai, bien qu’ils ne se croisent que peu, maintenant que leurs vies professionnelles respectives avaient pris le pas sur leur amitié. Voilà, c’était, si Fuyu voyait juste, les seules personnes à avoir résisté à son changement de poste.

Nonchalamment, le propriétaire de l’Okiya s’était approché de l’emplacement ou s’était installée la solitaire. Sans rien dire, il avait posé un
tokkuri de saké, et un ochoko, dans lequel il servit presque à ras-bord l’alcool de riz qu’il venait d’apporter. Presque de manière optimiste, il avait déposé un second récipient à saké, comme si, comme un oracle, il savait que Fuyu n’allait pas passer encore une fois sa soirée seule.

Une forme féminine passait près d’elle et se posta devant la jeune femme aux cheveux immaculés. Elle n’était pas très grande, plutôt fluette et paraissait assez jeune. Fuyu remarquait une aura particulière qui émanait de la jeune femme, pleine d’assurance et de sérieux. Elle avait de quoi, si on se rattachait aux regards des hommes qui se trouvaient ici, qui s’attardaient longuement sur ce petit bout de femme, elle était séduisante.


« Veuillez me pardonner, Aoi-sama, de vous tirer ainsi de vos occupations alors que je ne suis même pas sous votre juridiction. Je ne serais pas longue, je tenais simplement à vous présenter mes salutations. »

Son odeur était simple, elle sentait le propre, et… le chien. Ce n’était pas là une odeur désagréable, puisque seul Fuyu et son flair animal pouvait le percevoir, c’était léger et pour une Inugami et propriétaire elle aussi d’animaux canins, ne pouvait qu’être familier, et donc, positif. Sa voix paraissait froide et dure, et pourtant, on pouvait comprendre une certaine gentillesse et bien évidemment politesse quant à ses salutations.

Fuyu ne pouvait s’empêcher d’être surprise. Peu de gens se dérangeaient à venir la voir pour la saluer. Seuls ses anciens camarades et amis le faisaient… Mais une inconnue ? Jamais. Elle ne paraissait pas mauvaise, au contraire, elle avait l’air d’être noble et droite.


« Bien le bonsoir, ne vous excusez pas, voyez bien que vous ne me dérangez aucunement. Je suis, comme vous pouvez le voir, absolument pas accompagnée : vous pouvez prendre tous le temps que vous voulez. A vous entendre, je conclue donc que vous faites partie de notre grande famille qu’est l’armée… Et à vrai dire, à vous regarder, c’est assez évident. Alors, sous quels ordres êtes-vous… mademoiselle… ? »

Revenir en haut Aller en bas
Nagaya Tsubaki

avatar

Samouraï

Messages : 62
Date d'inscription : 20/09/2016
Age : 24

Feuille personnage
Age: 24
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi] Jeu 4 Mai - 5:10

Je restai donc ainsi, à attendre une quelconque réaction, démontrant d’une patience simple, mais réellement efficace. Faut dire que quand on est habitués à tenir la pose dans la neige pendant des heures, c’est pas se tenir penchée en avant quelques minutes qui va représenter un défi si colossal qu’il puisse effondrer patience et entrainement, n’est-ce pas ? Contrairement à la tournure de mes dernières pensées en tout cas, mon geste sembla l’atteindre suffisamment pour l’intriguer à mon sujet, ce qui représente en soi un geste déjà amplement suffisant pour la simple guerrière que je représente. Je me redresse donc au moment ou elle commence à en venir à l’armée, lui cédant un fin mais franc sourire satisfait ou devrais-je dire rassuré. Aucun doute que cela vise sa sympathie plus que ma position. Elle en vient ensuite à me questionner sur mon supérieur, rien de moins surprenant au vu de ma présentation incongrue. J’en viens à comprendre aussi mon oubli majeur, quelle idée incongrue de présenter ses salutations à quelqu’un sans prendre soin de se présenter au passage. C’est dans ce genre de moment que ma maladresse s’affiche clairement, avançant au passage mes lacunes sociales évidentes alors que je chasse ces pensées avant de m’en retrouver réellement gênée, reprenant assez rapidement pour éviter de bloquer dessus.

-Nagaya Tsubaki. Je suis sous les ordres *« insert (coin) name here »*, Taii des sentinelles. Veuillez pardonner ma maladresse.

Il me semble évident que je n’ai pour le coup pas vraiment à insister, elle à du parfaitement comprendre quel rôle je remplis. Une fois ceci de fait, je prends soin de décrire un peu la jeune femme en face de moi. Aucun doutes qu’elle n’a rien à envier à nombre d’autres femmes, elle possède un charme certain qui s’étend jusqu’au propre de son être, la poussant à dégager un charisme aussi certain qu’engageant. Il ne me faut pas bien longtemps pour comprendre une évidence : Elle me semble totalement opposée sur quelques points ne pouvant que sauter aux yeux… et je n’entends pas par là nos attributs physiques respectifs. Bien que ses yeux et cheveux soient bien plus clairs que les miens, je parle surtout d’un avantage radical en communication ainsi qu’en… « Présence » ? Qui lui sont radicalement supérieur aux miens. Une chose cependant inonde mon esprit, bien que je sois parfaitement confiante en mes capacités en tant que guerrière, mon instinct me pousse à ne pas la sous estimer. Ce tout pousse un certain sentiment de curiosité à naître en moi. Puis je me rends compte que je l’observe sans un mot depuis une bonne poignée de secondes déjà, ce qui me pousse à rompre mes pensées avant de sembler un peu trop… envahissante ?

-Sachez qu’en tant que guerrière du clan, j’éprouve un profond respect pour votre parcours. On ne peut pas dire que nous soyons très nombreuses à pouvoir nous vanter d’avoir été acceptées dans notre famille. C’est un honneur de vous rencontrer, donc, vous qui êtes parvenues à monter si haut dans la hiérarchie.


Par chance, puis-ce que je pouvais considérer ce moment et cet échange comme « militaire » malgré l’instant, je pouvais me permettre de me montrer formelle et donc, d’éviter de trop afficher mes tares en public. Une chance que je préfère saisir à deux mains. Et puis, il serait assez mal vu que j’offre un mauvaise image de ma famille devant quelqu’un d’aussi haut placé, mine de rien. A mes mots, je m’incline à nouveau un instant pour accompagner ma franchise, qui ne doit pas faire grand doutes .


hrp:
 


L - M - M - J - V- S - D


Revenir en haut Aller en bas
Aoi Fuyu

avatar

Taisa

Messages : 60
Date d'inscription : 24/12/2016

MessageSujet: Re: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi] Sam 13 Mai - 19:00

L’Onna-bugeisha était profondément gênée. Elle détourna du regard un court instant, qui fut l’un des symptômes de ce malaise. Mais c’est sans problème qu’elle surmontait ce petit incident. Rapidement, elle énonça qui était son supérieur et se présentait, simplement. C’est avec un peu de honte que le Taii énoncé ne fut pas écho dans l’esprit de Fuyu. Et pourtant, elle pensait connaitre la hiérarchie de l’armée Fukyuu. Elle soupçonna qu’elle devait être basée à Miyuki, les taii ne lui revenant pas en tête.

Cette déception vis-à-vis de sa mémoire fut vite effacée quand le nom de celle qui lui parlait fût prononcé. Nagaya Tsubaki. Il ne pouvait que lui dire quelque chose. Elle était membre de la famille de celui qu’elle devait respecter le plus au sein des soldats. Il était maintenant son égal, mais en son cœur, il restera encore et toujours son supérieur, alors même qu’elle n’eut été sous ses ordres qu’un court moment. Cela faisait d’ailleurs un certain moment qu’ils ne s’étaient pas vus. Elle espérait qu’il aille mieux, ayant, de mémoire, une âme meurtrie.

La jeune samurai s’excusait de son étourderie. Fuyu ne pouvait la regarder qu’avec bienveillance. C’est avec un sourire qu’elle voyait en ce petit bout de femme, elle-même, il y a quelques années de cela… Et même parfois, encore aujourd’hui. La maladresse, toujours baignée de bonnes intentions suffisait à rendre pataude la femme aux cheveux immaculés face aux gens qui lui faisait face. Intérieurement, elle se donnait comme excuse son origine surnaturelle… Mais visiblement, cela était peut-être dû juste à l’inexpérience. La candeur et l’inexpérience… deux maux donnant souvent naissance à l’insécurité.

Mais… ne dit-on pas que l’expérience est le nom que l’on donne à nos erreurs ? Un instant, on aurait pu croire que c’était dû à son apparente jeunesse… Mais à bien y regarder, on pouvait observer que les deux jeunes femmes avaient probablement le même âge. Mais c’est ces erreurs que l’on fait qui nous apprend la vie, et qui fera de cette Nagaya Tsubaki certainement une grande guerrière. Peut-être même un jour elle prendre la place que Fuyu a aujourd’hui.

Fuyu remarqua que la belle brune la regardait avec intérêt. Ce n’était pas là un regard qui dévisageait, mais plutôt celui de quelqu’un d’admiratif… ou quelque chose s’en rapprochant. C’était non sans fierté que la Yokaï aimait être regardée ainsi : comme quelqu’un de respectable, cible d’admiration. Cela était certainement dû à son nouveau poste, mais Fuyu n’en avait cure : peu importait la raison qui poussait la foule à la regarder ainsi, elle s’en satisfaisait, simplement.

Quelques instants après sa présentation, elle fit encore quelques mots, ventant le parcours fulgurant et rare qu’avait fait Fuyu. Sa carrière avait été, pour l’instant, sans accrocs et parsemée de réussite. L’absence de fautes et de drames avait suffi à sublimer ses compétences et sa maitrise du terrain et de la discipline. Sa capacité à maitriser les troupes et son écoute avait été appréciée… Tout autant que son esprit jeune, vif, qui manquait cruellement dans une armée vieillissante et restant sur des habitudes quelques peu… rancies.


« Ne vous inquiétez pas pour cela, Nagaya Tsubaki-san. Vous êtes toute pardonnée. Je vous remercie du respect et de vos égards envers moi. Y verrez-vous peut-être de la fausse modestie, mais je pense surtout avoir eu beaucoup de chance… que j’ai su, parfois peut-être maladroitement, saisir. Ce sont des conseils malheureusement souvent difficiles à exécuter, mais il faut avoir confiance aux signes de la vie et saisir chaque opportunité qui vient à nous… » Elle soupirait. « Ah… Vous devez certainement penser que ceux-ci sont formatés et déjà bien trop attendus. Navrée. »

La jeune taisa se racla la gorge, alors qu’au même instant ses joues rougissaient un peu. En s’écoutant parler, elle avait l’impression d’entendre ce que disent tous ceux qui ont réussi… et qui ne pensent pas un mot à ceux qu’ils racontent. C’est avec un gout amer qu’elle se demandait si elle ne devenait pas comme eux. Et pourtant, c’est avec sincérité qu’elle avait énoncé ces conseils. Espérant faire oublier ces phrases bien trop entendues, elle retourna le second ochoko, qui était resté vide, et le remplit à ras-bord de saké. Une fois plein elle le glissa doucement sur la surface de la table vers ce qui allait peut être devenir son invitée.

La rumeur de l’Okiya, mêlée aux effluves des alcools servis en ce lieu rendait l’atmosphère petit à petit plus propice à la détente. Le fait de servir une seconde coupelle de liqueur de riz n’était que la manifestation d’un espoir que la sentinelle devienne un peu moins raide. Fuyu comprenait tout à fait son stress : elle faisait face à une colonel de l’armée… N’importe qui serait tendu à sa place. Mais depuis qu’elle avait accédé aux postes d’officier, l’inugami s’était fait une promesse de toujours mettre à l’aise ses subalternes, qu’ils soient, en réalité, sous ses ordres ou non.


« Asseyez-vous, je vous en prie. Partagez ce tokkuri de saké avec moi. Vous me paraissez être une personne à qui il est agréable de discuter… D’ailleurs, peut-être est-ce une question que l’on vous pose régulièrement… et dites-moi si cela vous gêne d’en parler, dans ce cas, je n’en dirais pas un mot de plus, mais… Je suppose que vous êtes liée à Nagaya Eichi, n’est-ce pas ? »
Revenir en haut Aller en bas
Nagaya Tsubaki

avatar

Samouraï

Messages : 62
Date d'inscription : 20/09/2016
Age : 24

Feuille personnage
Age: 24
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi] Dim 14 Mai - 1:54

Mon nom semble avoir arraché une fine réaction à la jeune femme me faisant face, ou peut être cette impression m’as traversée en constatant la différence entre la réaction face à mon nom et celui de mon Taii ? Je doutes fortement d’être parvenue à accomplir quelque chose de si grandiose qu’elle puisse avoir entendu parler de moi, j’en déduis donc rationnellement qu’elle doit avoir connu un membre de ma famille. Après tout, mon nom est assez répandu pour que l’on vienne effectivement trouver un moyen de tenter de faire le lien avec l’un ou l’autre de mes oncles. Parfois on en vient même à trouver le moyen de faire un lien avec l’incident de la mort de mes parents. Les gens –moi y compris- ne savent pas toujours faire preuve d’un réel tact et bien que je n’ai aucune gêne à affirmer ou infirmer certaines choses, je ne manque jamais de me montrer simplement franche.  En tout cas, je fus rapidement satisfaite de constater de la réaction de mon interlocutrice devant mes mots. Elle me semble satisfaite, ce qui en soi, ne peux que me satisfaire. Sa réponse ne manqua en rien de rapidement m’arracher un fin sourire. Bien sûr, celui-ci n’as rien de particulièrement moqueur, bien au contraire. Je suis une guerrière. Je suis on ne peux mieux placée pour savoir que la chance est un facteur déterminant. Que ce soit dans notre parcourt ou sur le champ de bataille. Calculer un coup afin qu’il soit idéal dépends tout autant de notre capacité à s’adapter à l’environnement qui fait face à cette prévision, qu’à la chance de ne pas glisser sur un morceau de bois humide. Faut dire aussi que les pouvoirs conférés par les Kamis n’aident pas vraiment à éliminer cette thèse. Après tout, si je prends l’exemple de ma glissade, au bout d’un moment, je me vautre, simplement. Si je ne fais pas attention quand j’utilise mon pouvoir, avec un peu de manque de chance, je pourrais tout simplement m’envoyer au pays des songes et représenter une cible facile pour mes adversaires. La chance est omniprésente en tout ce que l’on accomplit, il est toujours rafraichissant de rencontrer quelqu’un qui à pleine conscience de ce facteur. Beaucoup ont tendance à faire passer leur « talent » avant le reste.

- Détrompez-vous, Aoi-Sama. Même si il est vrai que cela peux sembler « redondant », et que  nombres de guerriers ne s’en gage que par une réelle fausse modestie, uniquement confiants en leurs propres capacités sans prendre en compte ce qui les entoure. Cependant, ces mots demeurent exacts, je ne peux en rien les contredire. La chance est un facteur au moins aussi déterminant que le courage, sur le terrain.

Et c’est pleinement consciente d’être réellement poissarde mais courageuse que j’avance cette pensée personnelle. Vous n’imaginez pas le nombre de petits « désagréments » dont je suis une cible prioritaire, que ce soit au travail ou en dehors. Je crois bien que je détiens le records d’attirance des bêtes sauvages lorsque je suis camouflée en pleine nature. Ce qui par exemple, s’accompagne de nombre de désavantages variés dont vous pouvez sans doute vous doutez. Je ne n’avancerais que l’odeur, par exemple. Je ne peux jamais m’empêcher de sauter au bain à peine rentrée de mes quarts. Suite à son invitation, je m’approche donc lentement de la table avant de m’incliner lentement pour ensuite venir prendre place face à elle, honorée de cette dite invitation. Il semblerait que le courant passe relativement bien, ce qui ne peux que me satisfaire, malgré ma froideur, constater qu’elle semble encline à la conversation me touche simplement. Je prends donc soin de la remercier rapidement, mais pas moins franchement, cherchant à ne pas la couper dans son élan. Sans réellement pouvoir m’en montrer surprise en tout cas, j’accueille sa question avec une réaction simple, et une franchise au moins aussi droite, hochant lentement, comme pour lui mentionner qu’elle à tapée juste.

-Eichi-san.. ma est effectivement mon oncle ainsi que mon mentor. C’est lui qui m’a appris tout ce que je sais et c’est sans doutes grâce à lui que j’ai pu rejoindre les rangs des sentinelles malgré mon jeune âge.

Me rendant compte que ma phrase peut se montrer tendancieuse et ne voulant pas attirer un mauvais œil sur mon oncle, en plus de ma maladresse précédente, sur laquelle je suis passée sans réellement m’attarder, comme pour noyer le poisson, je me reprends donc.

-Il m’entraîne et veille sur moi depuis mon plus jeune âge, après tout. Sans lui, je ne serais pas celle que je suis devenue.

Il ne faut pas avoir à sortir d’un grand établissement pour sentir l’immense respect que je porte à mon oncle. Ce n’est pas comme si il avait accepté de me porter pour que je puisse autant me rapprocher de mon rêve après tout, pas vrai ?




L - M - M - J - V- S - D


Revenir en haut Aller en bas
Aoi Fuyu

avatar

Taisa

Messages : 60
Date d'inscription : 24/12/2016

MessageSujet: Re: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi] Mer 24 Mai - 15:08

Elle était d’accord avec elle, et bien que Fuyu ait énoncé des conseils bien trop entendus, celle qui le faisait face ne s’en était pas offusquée. Elle était à l’écoute de chacun de ses mots, et lui répondait avec habilité. Sa voix ne faisait aucune fausse note, et avait une très bonne élocution. Elle avait l’air de se sentir à l’aise, et Fuyu s’en félicitait. Parmi le brouhaha de la pièce où elles se trouvaient, leur voix commençaient à être difficilement entendues, sans oublier que la distance qui les séparaient ne rendaient pas les choses faciles.

Il était vrai qu’elle paraissait guindée, peu encline à la détente, froide. Mais par la force des choses, Fuyu avait réussi ne serait-ce qu’un peu, à la rendre plus ouverte à la conversation. Après s’être inclinée légèrement, elle prit place, doucement, sur le siège en face la Taisa. Une fois installée, la samurai la remercia de son invitation, qui fut entendue, mais à la quelle Fuyu ne répondit pas, étant lancée dans ces bavardages. Une fois qu’elle eut mentionnée le nom de son supérieur, Nagaya Eichi, elle hocha simplement de la tête.

Elle expliqua alors c’était son oncle, et à la fois son mentor, et qui était celui qui l’avait initié au monde de l’armée et ce, comme l’inugami, même étant jeune. Fuyu se souvenait alors de la fois où ce même homme avait été choqué et en colère de la jeunesse de Fuyu alors qu’elle eut été sous son commandement pendant une courte période. Elle se demanda alors si cet évènement-là s’était déroulé avant que sa nièce ne soit elle aussi intégrée, et ainsi, il lui avait fait comprendre que la jeunesse ne devait pas être sous-estimée.

Elles se ressemblaient de plus en plus, finalement. Les deux avaient été sous les commandements, directement ou indirectement, de près ou de loin, à ce qui allait être certainement le Taisho du clan. Beaucoup de choses les reliaient, leur âge, leur métier, et leur proximité avec l’oncle de cette jeune femme. Elle étoffa alors sa réponse, disant qu’il était celui lui ayant appris à se battre, et qu’il avait veillé sur elle presque toute sa vie.

Naturellement, on peut encore voir ici une certaine similarité entre les deux onna-bugeishas. Si de manière moins personnelle que Nagaya Tsubaki-san, celui qui les reliaient avait veillé sur Fuyu. Depuis beaucoup moins longtemps, aussi. Un instant, cette dernière se demandait comment était-ce, d’être de la même famille que cet homme, d’être sa nièce. Un court moment plus tard, elle en était presque à envier cette femme. Mais finalement, elle se ravisa, aimant, bien que se croisant rarement, leur relation actuelle.


« Je vois que tu éprouves pour ton oncle un grand respect… Et c’est normal, c’est un grand homme. Il a comme pour toi, veillé sur moi et m’a appris beaucoup. Moins que toi, certainement, mais il sait être très pédagogue… Enfin… Il l’a été avec moi. Il sait être franc -je crois déceler une certaine ressemblance entre vous deux de ce point de vue-là, d’ailleurs- et nous faire remarquer nos erreurs. De plus, Eichi-sempai sait être de confiance et être à l’écoute… Bien qu’il soit parfois, je trouve, un tantinet obstiné… Mais c’est là une partie de sa grande force de caractère, et de son charme… » dit-elle en riant de ses tous derniers mots. « Je l’admire énormément, sur certains points, il est mon modèle… Pour d’autres points, j’essaye tant bien que mal, quand on se croise, de l’aiguiller vers des choses qui me semblent meilleures, plus justes… Mais tu dois savoir tout comme moi que ce n’est pas chose aisée. »

La jeune kohai se rendit compte à tel point avait été bavarde… et surtout familière. Elle ne s’était pas rendue compte, lors de son long discours, à tel point elle avait parlé, parlé, et encore parlé… Sans faire grande attention à celle avec qui elle partageait une bouteille de saké. De plus elle avait parlé de Nagaya Eichi en l’appelant par son prénom… Chose qu’elle ne s’autorisait à faire que devant lui, et lui seul, par simple respect pour lui et sa réputation. Peut-être ne s’en rendait pas compte, mais elle parlait toujours de lui avec beaucoup de tendresse et d’amitié, parfois peut-être trop.

« Oups… J’ai été un peu familière dans mes propos. Navrée. Peut-être est-ce l’alcool qui me monte déjà à la tête… ? Ahah, je ne sais pas trop… »

Et pourtant, elle savait bien qu’elle n’avait pas encore bu une seule goutte d’alcool ce soir-là. Il était donc impossible qu’elle puisse être sous l’emprise de la boisson. Si encore une telle chose est possible… Tant elle tient bien l’alcool. On parle d’elle comme un vrai « pilier de bar », elle ignore si un tel sobriquet est une bonne chose, mais le fait que les autres en retirent un amusement lui faisait conclure que ce n’était pas au moins une mauvaise chose.

« Enfin… Peut-être voudrais-tu parler d’autre chose ? »

Alors même que la rumeur de l’Okiya était grande, un grand vacarme surgit, non loin des deux belles femmes.

Revenir en haut Aller en bas
Nagaya Tsubaki

avatar

Samouraï

Messages : 62
Date d'inscription : 20/09/2016
Age : 24

Feuille personnage
Age: 24
Titre:
Liens:

MessageSujet: Re: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi] Ven 16 Juin - 16:01

Quoi que l’on en dise, même si il avait toujours gardé un œil sur moi, ses obligations le poussaient aussi souvent à être absent ma plus grande chance ayant sans doutes été de tout simplement avoir pu le suivre, même si ce fut de loin. Vous pensez bien que lorsque je lui ai fait part de mon souhait, enfant, je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’il accepte et à ce qu’il me permette d’aller si loin et pourtant, même si ce n’était pas toujours lui qui était là physiquement pour m’entrainer ou me pousser vers l’avant, il avait toujours pris soin de me laisser dans les mains de personnes dignes de confiance et qui pourraient réellement me guider et m’aider à atteindre mon but. Encore aujourd’hui, quand je ferme les yeux en pleine « planque », je peux le revoir en train de se moquer, de me motiver lors des premières longues attentes dans la neige et le froid que j’ai passé à ses côtés. Encore aujourd’hui, j’ai obtenu certains tocs au combat qui ne sont finalement qu’une descendance de ses propres conseils, de ses idées. Il a finalement sans doutes laisse bien plus d’empreintes sur ma vie que mon propre père, son frère. Pourtant, je ne peux et je le sais que lui en être reconnaissant, au plus haut point. Sans lui, je ne serais sans doute jamais devenue ce que je suis aujourd’hui. Je finis par observer à nouveau mon interlocutrice alors qu’elle reprend la parole, je demeure donc là, calme et à l’écoute.

Je ne peux retenir un fin sourire mêlant amusement et attendrissement devant une telle tirade. Effectivement, on n’a pas nécessairement besoin de lui coller au train pendant longtemps pour remarquer certains de ces points… Là ou mon oncle demeure une grand homme et un grand guerrier, il n’en à pas moins une ribambelle de petits défauts qui se sont perdus en court de route pour venir s’accrocher au personnage et oui, son entêtement en fait souvent partie. Ton admiration pour lui ne me fait aucun doute, tout comme ton respect. L’on part peu souvent sur une telle avalanche de mots quand on s’égare au sujet du premier venu et je ne trouve pas grand-chose à redire à tes mots, tu as parfaitement bien résumé la situation.

-Si je n’étais pas pleinement consciente au fait d’avoir sa confiance en tant que subordonnée et non seulement en tant que nièce, j’aurais souvent encore l’impression d’être l’enfant ballottée entre les entrainements qu’il s’amusait à malmener plus jeune !

Bien entendu, je pense bien qu’elle à parfaitement compris mon allusion, je ne fais que lui donner raison, finalement, jouant sur son aspect entêté dans un fin sourire amusé. Après, même si je l’écarte souvent, il demeure tout aussi vrai qu’il ne m’a jamais entrainée en tant que femme, j’ai été malmenée comme un guerrier et non une enfant. Je lui avais demandé de se montrer dur et de faire de moi une guerrière digne de ce nom… et il n’as finalement fait qu’exaucer mon souhait en respectant sa part du marché.

-Ne vous en faites pas, Aoi-Sama, tout ce qui a été dit autour d’un saké, demeure autour d’un saké. Je ne me sentirai pas offusquée devant l’amitié que vous possédez pour mon oncle et je n’ai aucune raison de vous en blâmer. Il faut croire que mon oncle possède un don pour ramasser les jeunes filles dans le besoin.

Finis-je par conclure, l’air à la fois amusé et taquin. Parler de mon oncle avait visiblement réussi à me détendre un peu. J’ai peu de sujets communs à partager avec les autres, rencontrer quelqu’un qui en possède un avec moi se voit en soi… rafraichissant, même si il s’agit de mon oncle. Avant même que je ne puisse répondre à ta question, un certain vacarme attire mon oreille tandis que je tends l’oreille, ma main venant comme dans un reflexe se situer sur le manche de ma lame. En tant que sentinelle, je rencontre bien peu souvent de grands bruits –si ce n’est en ville bien entendu- quand cela arrive, c’est souvent pour quelque chose de… notable. Pour préciser un certain danger. Sans doutes est-ce là une simple déformation professionnelle, ou bien peut être simplement mon instinct ayant réagi trop drastiquement… Allez savoir. Quoi qu’il en soit, j’observe silencieusement dans la direction donnée, méfiante, concentrée.


L - M - M - J - V- S - D


Revenir en haut Aller en bas
Aoi Fuyu

avatar

Taisa

Messages : 60
Date d'inscription : 24/12/2016

MessageSujet: Re: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi] Sam 12 Aoû - 1:58

Le grand bruit venait de deux hommes. D’un geste abrupt et sans délicatesse, ils avaient ouvert la porte coulissante, et le contact des deux bois -l’un de la porte, l’autre du mur eut fait un bruit qui créa un silence lourd qui fit raidir bon nombre de gens dans cet Okiya peuplé de soldats. Les yeux plissés, méfiants, le dos raide et la mâchoire serrée, la Taisa leva le menton vers les créateurs de ce vacarme. Leurs effluves étaient fortes. Acides, par l’odeur et leurs regards, ils s’avançaient, presque vainqueurs. Leurs pas étaient lourds et lents. L’un paraissait être le suivant de l’autre, celui-ci regardait avec méfiance tous ceux présents ici. Il arrêta son regard sur l’une des rares femmes présentes ici, celle aux cheveux de couleurs de la lune.

Il fit un coup de coude à celui qui le devançait, et montrait du nez celle qu’il avait remarqué. Celui là afficha un sourire carnassier et alors qu’il roulait des mécaniques en s’approchant des deux jeunes femmes. Une fois devant la table de la taisa et de la samurai, il les regarda avec un intérêt… lubrique. La coupelle de sake de Fuyu remplie, il la prit du haut entre son pouce et son majeur pour le porter à sa bouche et pour avaler d’une traite son contenu en laissant couler du bord des commissures de ses lèvres quelques gouttes glissant le long de son menton et de son cou pour finir sur le bord du col du kimono qu’il portait.


« Mesdemoiselles… Puis-je vous tenir compagnie ? »

Sans prendre la peine d’écouter une prétendue réponse, il s’installa là où il y avait de la place, et invita son serviteur à en faire de même. Le serviteur se mit à sa gauche, et se retrouva ainsi à côté de Tsubaki, et celui qui s’était servi plus tôt se retrouvait à côté de l’Inugami. Il s’accouda à la table et regarda la Taisa, pour lui dire :

« Vous passez une bonne soirée ? »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi]

Revenir en haut Aller en bas
 

Quand la jeune sentinelle rencontre la jeune Taisa [Pv Aoi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Que pensez-vous de cette intervention de Levaillant Louis Jeune au Nouvelliste
» Votre méchant préféré (quand vous étiez plus jeune ou maintenant)
» 01.01/30.C. New-York - Bientot la rentrée
» Une entrevue particulière sous les étoiles [PV Daniel]
» Jeune artiste kidnappé , blessé par balle et laissé pour mort à Cité Soleil


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
..
.Abyndal.
...
...
..
..
...
.
.....Ewilan RPG..
....La Sérénissime..