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 Insaisissable onmyôji

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Mirai Sora

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Kannushi

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Mar 1 Aoû - 11:13

La victoire fut rondement menée, le Maudit se débarrassant des viles créatures aussi rapidement qu'il époussetait maintenant sa tunique et s'essuyait le front. Sora, encore essoufflée de sa course, avait vu les puissants et silencieux sutras de Chikanori envoyer les malins valdinguer dans le vent. Sans doute cette fois auraient-ils leur compte. L'onmyouji se redressa, laissant son cœur se calmer de cette chasse, ses poumons s'emplissant à nouveau pleinement.

Urahara était maintenant redevenu calme, satisfait d'avoir fait payer à ces idiots leur surplus de confiance. Son pelage peu à peu se voilait de poils bien blancs, montrant que son âme n'était plus tourmentée. Ses oreilles en arrière, sa queue repliée contre lui même, il s'était assit tout penaud à la droite de sa maîtresse qui, sans même y réfléchir, était déjà en train de flatter son museau pour le féliciter de cette belle prise en tenaille. Encore une fois, aucun mot ne passait entre eux, ils n'étaient pas nécessaires en cet instant.

Son collègue onmyouji avait l'air satisfait aussi. Il avait récupéré son bien : quoique l'allure de la lanterne n'était plus aussi sympathique à l'œil. Elle avait bien souffert de la poursuite, était abimée en plusieurs endroits, et sa flamme ne brillait plus. Le cousin de Miwako semblait observer l'objet avec attention, comme un médecin qui juge des blessures d'un combattant revenant du champs de bataille. C'était assez comique à voir, mais aussi cela indiqua à Sora que la lanterne avait donc bien plus de valeur aux yeux du jeune homme qu'on aurait pu le penser. Sans doute était-ce parce qu'il avait apposé ses propres mots dessus ... Même si pour Sora il était toujours difficile de comprendre leur sens dans ce contexte ...

"- Ta lanterne a tout de même eu plus de chance que la mienne ...", dit-elle doucement, espérant le réconforter.

Bon il faut dire que ce n'est pas comme si elle avait vraiment prêté beaucoup d'égards à sa propre lanterne ...

Ils avaient l'air beau, comme ça, suant, les cheveux ébouriffés, leurs tenues salies, une lanterne écrasée qui avait prit feu et l'autre qui était bien mal en point. Sora prit quelques secondes pour essayer de se redonner une apparence convenable, même si bien sur, sans miroir, l'entreprise n'était pas bien aisée.

N'osant pas pour autant laisser le silence s'installer, elle lança donc un faible :
"- Et maintenant, que fait-on ?"

Elle espérait qu'il serait plus inventif qu'elle. Car pour le coup, elle n'osait songer à rejoindre la procession dans cet état, et ne souhaitait pas non plus mettre fin à la soirée maintenant ... Elle songeait que la plupart des gens sortaient à peine de chez eux pour aller à la fête à cette heure-ci, le parallèle la fit sourire : ils venaient quant à eux de vivre déjà bien des choses en si peu de temps ! C'était assez fou d'ailleurs, en y pensant ... Malgré les débuts bien houleux de cette rencontre, la jeune femme commençait tout juste à s'amuser. Elle imagina tout à coup à mille bêtises à faire avec lui, comme une gosse. Sa raison se rappela à elle. C'était presque comme si elle entendait son maître ou son père la rappeler à l'ordre ... Mais cela lui donna d'autant plus envie de se rebeller ! Sora observait Chikanori d'un air songeur, en se demandant s'il n'était pas décidément de très mauvaise influence sur elle ...


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Abe no Chikanori

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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Ven 4 Aoû - 4:00

Le regard amusé, l’Abe no eut un ton mystérieux, un peu en suspens, lorsqu’il répondit à celle qui n’avait pas encore saisi le sens de ses kanjis :

_ Mais elle est promise à une identique fin.

Sans en rajouter plus, il se délesta de la lanterne, profitant du brin de recoiffage de son homologue pour faire de même ; sa manipulation se résumant à détacher le nœud qui enserrait ses cheveux pour le remettre correctement. Ainsi, il n’était plus embêté par les mèches qui lui tombaient sur l’épaule suite à la poursuite endiablée dans les rues qui avaient laissé de nombreux commerçants avec une bien mauvaise impression à son égard dont il n’avait bien évidemment que faire.

_ Commençons déjà par quitter ce quartier résidentiel … » Proposa-t-il en prenant un peu d’avance sur elle. « Si nous redescendons dans la ville, les activités de la fête nous seront ouvertes ... et nous verrons bien où le vent nous portera cette fois.

La poursuite les avait emmenés dans un cul-de-sac bien éloigné des réjouissances et des divertissements. Reprendre le chemin d’un pas tranquille leur permettait d’évacuer leur essoufflement, de constater aussi à quel point ils avaient été portés par leur folie nocturne ... pourtant, la soirée ne faisait effectivement que commencer, et ne se terminerait que tard dans la nuit, qui se faisait longue et fraîche par l’hiver. Chikanori n’adressa qu’un regard au gardien qui se revêtait d’une once de douceur et d’affection chaleureuse, attitude dont il crut ignorer l’effet provoqué en lui.  
Au détour d’une ruelle, ils débouchèrent sur une petite cour qu’une solitaire lanterne accrochée à un perron de maison animait. L’homme s’arrêta, l’œil scrutateur posé sur les égratignures. Il prit une décision. Prélevant la bougie sur le lampion suspendu, il vint se positionner au centre de la place, loin des habitations … déposant sa propriété au sol, il regarda un instant la flammèche qui valsait devant ses yeux et qui projetait sur son visage des lumières orangées … puis la laissa tomber sur le papier carmin qui s’embrasa aussitôt. Le crépitement claqua, consumait rapidement le fin papier et ses inscriptions … et le Maudit, le regard entrouvert, tourna sa figure à celle qui l’accompagnait, l’index posé sur ses lèvres, l’interrompant de ce geste sur les siennes si jamais elle se risquait à dire quoi que ce soit. En quelques instants, la lanterne disparut dans l’embrasement. N’en resta que le silence …

A ses oreilles, les sons de la ville ne réapparurent que diffus, lointains redevenant proches petit à petit. Devant lui ne reste que ces cendres cramoisies de bois et de papier que déjà le vent disperse et dissémine au sol. Ephémère œuvre n’aura vécu que peu de temps, née et morte une même nuit. Comme si la boucle était bouclée, que la  pluie était retournée à ses nuages, le bien énigmatique Onmyôji semblait avoir accompli quelque chose.  

_ Bien, nous pouvons retourner nous amuser à présent. » Souffla-t-il d’un ton léger, déposant ses mots dans l’atmosphère, avant de tourner dos à la calcination.


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Mirai Sora

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Kannushi

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Mer 16 Aoû - 21:52

Le Maudit était définitivement un être surprenant. Maintenant qu'ils avaient couru la ville entière, à travers la foule, qu'ils avaient poursuivi et chassé des démons diablotins, et qu'ils avaient récupéré la lanterne, bien que cassée ...
Le voilà qui y mettait feu, en pleine rue, et cette fois bel et bien volontairement !

Un petit geste complice avait obligé la jeune fille à rester muette, seul témoin de cet acte potentiellement dangereux. Ceci dit, cela l'amusait de voir qu'il avait réellement changé de comportement avec elle ... Ou du moins pour le moment. Moins distant, il montrait une part de lui qu'elle n'aurait pas soupçonné au premier abord ... Comment croire que quelqu'un qu'on surnomme "le Maudit" pouvait être aussi joueur ? A ce bref contact, et à cette complicité un peu soudaine, la jeune onmyouji ne put encore une fois s'empêcher de rougir légèrement, mais cela aurait pu aussi être mis sur le compte de leur récente course, ou de l'apparition des flammes dansantes qui étaient en train de consumer la lanterne. La jeune femme resta calme et regarda doucement la lanterne mourir.

"- Eh bien ... Elle aura peu vécu mais sa vie aura été trépidante ..."
murmura-t-elle avec un trait d'humour.

En y repensant, cette lampe avait suivi le chemin que Chikanori lui avait indiquée quand il l'avait baptisée : "Vide, crépuscule, embrasement et Silence" ... Est-ce-qu'il avait tout planifié, ou n'était-ce que le fruit du hasard ? Elle ne le connaissait surement pas assez pour le savoir. En effet, le silence régnait un instant dans ce moment de "deuil". Sora laissa ses yeux plonger dans le feu pétillant, ce qui était toujours étonnamment hypnotique d'après elle. Très vite les bruits des festivités refirent leur apparition ceci dit, et Sora songea à la proposition que le jeune homme avait faite de redescendre en ville. Ah, alors décidément, il allait vraiment finir par l'accompagner à la fête ... Dans le foule ? Sora ne savait pas si c'était vraiment une bonne chose pour lui, mais vu que c'était lui qui faisait la proposition, elle ne pouvait refuser. D'ailleurs il l'invita à la suivre.

Il reprirent le chemin quasiment inverse de celui qu'ils avaient prit lors de leur chasse par conséquent, passant par des quartiers plutôt calmes puisque la procession s'était maintenant assez éloignée. Ils arrivèrent en ville très facilement, Sora savait se repérer facilement. Raimei était assez bien faite pour ne pas s'y perdre facilement.

Ils prirent un certain temps, et elle resta longtemps silencieuse pendant leur trajet. Elle avait toujours peur de dire quelque chose qu'il comprenne de travers, maintenant. Le silence était quant à lui un peu gênant aussi ... Dans le fil de ses pensées pour trouver un sujet de conversation, elle ne put s'empêcher de revoir les têtes déçues de ses deux frères qu'ils avaient croisé plus tôt.

"- Mes frères avaient l'air un peu jaloux de voir qu'on s'amusait bien, je crois... !"
, dit-elle un peu maladroitement. Elle avait bien vu que Chikanori avait rigolé en les voyant tout éberlués. En même temps c'est vrai que cette situation avait été assez comique.

Elle ne savait pas quelles relations Chikanori entretenait pour sa part avec son frère et sa cousine. Miwako n'avait jamais abordé le sujet en détails à vrai dire ... Elle avait juste dressé les différents portraits grossièrement et laissé à Sora le loisir d'essayer de se faire une idée. Elle n'aurait jamais pu imaginer que Chikanori était ainsi, cependant ... Mais elle avait bien compris que la famille était un sujet délicat chez lui.

Ils arrivaient près de la place centrale, et la foule commençait déjà à se densifier. Leurs pas ralentissaient par conséquent. Qu'allaient-ils donc bien faire ? Il y avait tellement de choses improbables lors des fêtes ! Des danseurs de rue, des conteurs, des artistes divers et variées ... De courtes représentations théâtrales en plein air. Evidemment, un nombre incalculable d'échoppes en tous genres, proposant de quoi manger, des jeux, ou des marchandises. En scrutant un peu cet horizon prometteur, Sora demanda à son compagnon d'un soir :
"- Qu'est-ce que tu voudrais faire ? On peut manger quelque chose si tu veux ?", se hasarda-t-elle.

La course lui avait légèrement ouvert l'appétit, et les bonnes odeurs qui montaient dans l'air n'amélioraient pas vraiment les choses ...


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Abe no Chikanori

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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Mar 22 Aoû - 20:53


Distraitement, il répondit à sa jeune collègue :

_ Je les comprends, après tout, c’est ennuyant de regarder la même cérémonie depuis plusieurs années …

Pour sa part, il n’était pas un invétéré de ce genre de distractions, d’où son intérêt aux poètes des rues et autres artistes moins connus qui se remplaçaient chaque année. En cela expliquait son affection toute particulière aux contrées Okaruto bien qu’il n’était du genre buveur. D’ailleurs, il songeait à se perdre dans les rues et veiller jusque tard dans la nuit –voire même découcher ailleurs qu’au temple- pour en profiter, que la demoiselle à ses côtés le suive ou non d’ailleurs … il n’était pas sûr en effet qu’elle apprécie l’activité. Enfin elle l’avait tout de même suivi jusqu’ici.
Sortant de sa réflexion, il la regarda d’un air vaguement amusé :

_ N’est-ce pas plutôt ce que tu souhaiterais faire ? » Enchaîna-t-il en portant attention sur les restaurants, constatant la cohue. « Ils sont tous bondés.

Ceux qui avaient déjà la tête remplie des images de la procession s’étaient dirigés vers de quoi se restaurer. Patienter ou trouver une bonne place serait leur prochaine mission. Chikanori, pas bien grand pour un homme, se mit à regarder tout autour dans l’espoir de voir de la place quelque part, entrevoyant entre les têtes le nom des échoppes et surtout ce qu’il s’y faisait. Puisque sa compagne semblait hésitante depuis leur mésentente d’un peu plus tôt, il prit la décision de les orienter vers un restaurant de nikuman et de yakitoru, lui faisant signe de le suivre. Sûrement trop occupés par l’affluence du monde qui se présentait, on n’accorda qu’un bref regard au sceau de sa malédiction. Profitant de l’occasion, l’Abe no les fit entrer sans trop d’encombres et s’installer à une table libre.

_ J’espère que cela t’ira, il y a de toute manière peu de place ailleurs. » Face à lui, il trouvait la changeante Sora-san bien silencieuse. Tentant de détendre l’atmosphère autrement que par un “je ne vais pas te manger, normalement”, il demanda : « Tu sembles assez proches de tes frères, est-ce véritablement le cas ?


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Kannushi

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Sam 2 Sep - 10:45

Ils continuaient de progresser dans la foule à la recherche d'un restaurant. Son compagnon d'un soir avait plaisanté : elle lui avait fait une proposition, mais c'est vrai que c'était assez directif. Normal, en même temps,
elle commençait vraiment à avoir faim. Les multiples odeurs ambiantes n'aidaient pas, mais elle était peut-être passée pour une fille peu délicate sur ce coup-là. Elle ne s'en était pas rendu compte, mais cela la fit ricaner d'elle-même.

Par contre, il était aussi vrai qu'elle n'avait pas choisi la chose la plus facile à faire. Les restaurants connaissaient une cohue sans pareille : les restaurateurs faisaient de leur mieux pour servir au plus vite leurs clients, mais ils arrivaient toujours plus nombreux. Il était difficile de circuler dans toute cette masse qui tantôt patientait, tantôt regardaient de plus loin les propositions de menus, tantôt se faisaient haranguer pour goûter quelques mets et se laisser convaincre. Sans parler de tous les enfants qui jouaient, courraient et bousculaient sans se soucier des conséquences.

L'agitation générale aurait pu mettre à l'épreuve certaines personnes peu habituées à la foule. Mais Sora avait parfois une sorte de patience dans ce genre de situation, qu'on ne lui aurait pas soupçonné en temps habituel. Cependant, Chikanori arriva à bien tirer son épingle du jeu et trouva rapidement une place, ce qui étonna agréablement la jeune fille, qui ne l'avait pas repéré. Ici, les gens trop occupés à leurs propres affaires avaient arrêté de juger et de s'écarter du Maudit comme s'il était pestiféré. Au moins c'était un bon point : il passait maintenant incognito. Cela devait lui faire du bien, enfin c'est ce que pensait Sora, mais elle savait bien désormais qu'avec lui elle ne pouvait être sûre de rien. Ils s’installèrent donc, la proximité soudaine de partager une même table était assez intimidante pour la jeune onmyouji, mais elle essaya de ne pas le faire trop remarquer.

"- C'est parfait, merci, je ne sais même pas comment tu es arrivé à trouver cette place, je ne l'avais même pas vue ! ...", le rassura-t-elle. De toutes manières, son ventre gargouillait maintenant tellement qu'elle se serait sûrement contenter de n'importe quoi.

Elle ne s'attendait pas à ce que ce soit lui qui relance la conversation concernant ses frères. Mais pourtant c'est ce qu'il fit, probablement pour la mettre en confiance, c'est ce qu'elle supposa. Elle ne put s'empêcher de lever l'un de ses sourcils cependant, interloquée. Mais elle répondit avec plaisir :

"- Oui, c'est vrai. Mes frères et moi sommes très proches. Nous avons tous trois reçu une éducation assez stricte, et nous avons d'autant plus dû nous serrer les coudes quand notre mère est morte."

L'histoire des Mirai était peut-être connue des locaux de Raimei, car il s'agissait là d'une famille assez influente sur cette cité, mais sans doute que le cousin de Miwako n'en avait jamais entendu parler. Elle décida donc d'expliquer rapidement le contexte :

"- A vrai dire notre famille a toujours été réputée pour essayer de se distinguer de la manière la plus honorable. Les fils sont tous formés pour devenir samuraï. Les filles ... font normalement des mariages avantageux."


Elle se demandait ce que le descendant des Abe no allait penser de cela, ou comment il allait l'interpréter ... C'était ainsi que fonctionnaient les siens depuis plusieurs générations. Il s'agissait d'une des plus anciennes familles du clan. Rares étaient ceux qui, comme elle, avaient choisi de rompre la tradition. Certains membres de sa famille lui en voudraient probablement à vie pour cela, mais au moins son père avait fini par comprendre ... Il ne perdait sans doute pas espoir de marier un jour sa fille, mais son âge étant déjà un peu passé, il ne se pressait plus autant qu'auparavant. Et surtout, il lui avait pardonné. En tous cas, il faisait mine de ne pas être trop déçu. Il avait pourtant fallut que Gaku-sensei insiste afin que le père de Sora veuille bien la lui confier.

La jeune onmyouji ne put s'empêcher de ressentir à nouveau une vague de reconnaissance envers son maître. Elle éprouvait cela depuis qu'elle avait terminé son apprentissage ... C'était dur maintenant, de se retrouver onmyouji, sans lui. Mais elle devait maintenant faire honneur à son enseignement et remplir dûment ses fonctions. Elle devait paraître bien pensive à son compagnon d'un soir, ses yeux se perdant maintenant dans le vague en se remémorant tout cela ...


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Abe no Chikanori

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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Dim 3 Sep - 2:27

Le visage posé dans une main, le Maudit était, malgré sa posture, attentif aux propos de la demoiselle en face de lui, qu’il sentait plus à son aise. Son histoire lui parut faire vaguement écho à la sienne : une éducation sévère, des devoirs d’honneur avec des futurs tous tracés, mais surtout, une mère défunte et des frangins se recroquevillant sur eux-mêmes pour surmonter la peine. La Mirai, qui sûrement ignorait tout du détail qu’il était lui-même orphelin d’un parent, ne pouvait donc mesurer à quel point elle était proche de Chikanori au moment précis où elle lui avait fait cet aveu. Quant aux combats qu’elle avait dû mener pour devenir Onmyôji, peut être son confrère masculin était l’uns des plus à même d’en comprendre les difficultés puisqu’il avait dû arracher bec et ongles les pouvoirs nécessaires pour qu’il soit un digne représentant de sa famille. Néanmoins, leur ennemi avait été bien différent : pour l’une la société et sa famille, pour l’autre le destin.

_ Il en est de même partout, les Abe no ne sont pas bien différents. Lorsqu’il est question d’honneur, vouloir mener ses propres choix est souvent vu, à tord, comme une entorse. Beaucoup n’envisagent pas la nouveauté dans une optique potentiellement enrichissante. De façon générale, s’éloigner du schéma attire les foudres. » Finit-il par dire, telle une conclusion. Il leva alors le regard sur le cuisinier qu’il apercevait s’agiter derrière son comptoir. « Faire un mariage avantageux était le futur de Miwako avant que le destin n’en décide autrement … c’est en découvrant son don que son père a songé à changer son fusil d’épaule, et il ne l’a fait que sous la suggestion de notre grand parent. La perte de Tsuyomi aura fini de le convaincre au point de la désigner comme héritière, sinon, il serait sûrement resté malgré tout sur ses desseins premiers.

Choix qu’il n’approuvait, d’ailleurs, toujours pas malgré les années. Plutôt que de laisser du temps à l’observation pour désigner un descendant parmi les proposés, Abe no Daiki avait préféré tout tabler sur sa descendance … là où il aurait pu déclencher la passion des enfants de son frère – du moins, la sienne, sans en douter. De la part de quelqu’un qui n’avait pas immédiatement renoncé aux futurs d’alliances de sa fille à la découverte de son don, il ne croyait que peu au simple fait que leur chef ait simplement réalisé qu’une héritière pouvait être aussi bien qu’un héritier. Non, la raison de sa soudaine lubie lui était apparue claire au travers des années. Peut être sa cousine s’avérerait-elle au final une bonne meneuse, et il l’espérait si tel devait être le cas, mais il était sans nul doute que Daiki avait protégé ses intérêts propres en agissant ainsi.
Son regard revint à Sora, alors qu’il faisait une pause dans son propos. Craignant que sa compagnie ne souffre du sérieux de ce genre de sujets, puisqu’il ignorait si Sora y était familière, il enchaina avec un soupir un peu narquois, l’air vaguement complice.

_ Avec deux gardiens, il aurait été dommage qu’elle ne soit que bonne à marier. Et nous sommes … presque tous de bonnes têtes à marier pour nos parents … n’est ce pas ?

Passant de sujet, il revint sur celui qui l’avait finalement le plus touché, lorsqu’il demanda, un peu plus calme et surtout plus doux :

_ Quel âge avais-tu ? Lorsque ta mère vous a quittés.


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Mirai Sora

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Lun 11 Sep - 23:50

Cela faisait maintenant quelques minutes qu'ils étaient enfin assis,
à vrai dire, maintenant que c'était le cas Sora se rendait compte qu'elle en avait déjà plein les pattes ! Cela faisait aussi du bien d'être un peu posé, elle profitait du vite que l'héritier des Abe no semblait maintenant tout disposé à l'écouter.
C'était agréable. Juste, agréable ... Étrangement agréable, d'ailleurs. Il l'écoutait, elle avait imaginé qu'il allait la charrier tout le long sur ce qu'elle pouvait bien lui révéler. Mais au lieu de ça : il se mit à faire le parallèle avec sa propre famille, et Sora eut donc tout le loisir d'en découvrir d'avantage sur les Abe no. Leur philosophie n'était pas bien différente après tout ! Ils oeuvraient pour la tradition et la transmission de leurs savoirs ancestraux.

"-... De façon générale, s'éloigner du schéma attire les foudres."

C'était le cas de le dire ! Il devait effectivement savoir de quoi il parlait, à cet instant présent ... Sora se sentait presque un peu bête avec son histoire de mariage arrangé. Alors que lui-même avait visiblement dû user de moyens ... peu conventionnels pour ne pas être écarté purement et simplement de la voie de l'onmyôdô.

Mais Sora fut encore plus surprise d'apprendre que Miwako elle-même avait échappé au mariage forcé et arrangé. C'est vrai, sa soeur de coeur ne parlait jamais de son entrée dans cette carrière de cette manière : elle évoquait souvent les dons familiaux, l'expertise acquise par les Abe no, l'héritage de l'onmyôdô ...

Alors ainsi, Miwako elle aussi avait forcé le destin ? Décidément ... Cela ne faisait que faire grandir encore l'admiration qu'elle lui portait. Mais cela faisait aussi soulever plus de questions à propos de Chikanori ... Que pensait-il réellement de tout cela ? Elle n'osait poser la question. Elle ne voulait pas lui imposer un sujet dont il n'avait pas forcément envie de parler. Et plus ils discutaient, plus l'onmyouji était persuadée qu'il n'était pas du genre à parler beaucoup de lui-même ...

Ah, c'était vrai ! Elle avait deux gardiens ... Et lui avait dû sacrifier le sien. Un parallèle qui sembla bien douloureux et amer à Sora.

C'est alors que son propre regard s'assombrissait quelque peu qu'il fit un trait d'esprit. Elle ricana plus qu'elle ne ria, mais elle ne sut pas vraiment quoi répondre à cela, de toutes manières il enchaîna bien vite et lui demanda à quel âge elle avait perdu sa mère ...

Son ton s'était fait plus doux. Du moins c'était l'impression qu'elle avait eue. Peut-être parce qu'il avait connu quelque chose de similaire ? ...
Elle répondit de manière assez neutre :
"- Eh bien ... Je devais avoir ... Dix ans tout au plus."

Sora refaisait le calcul. A cette époque, elle subissait encore l'éducation bien trop stricte dispensée aux enfants Mirai, sachant déjà pertinemment à cet âge que c'était beaucoup trop. Si elle avait songé une seule seconde que ce quatrième accouchement emporterait non seulement sa mère, mais aussi le petit qu'elle avait tenté de mettre au monde, Sora ne se serait pas tant plaint de ses cours et de sa tutrice.

"- Elle est morte en couches,
enchaina-t-elle, j'attendais un troisième petit frère."

Cela sous-entendait-il suffisamment de choses ? Sans doute pas. Sora avait voulu fuir son foyer à cette annonce. C'était la période la plus troublée de sa vie.

"- Ils n'ont pas survécu ... C'est à ce moment que j'ai découvert mon gardien. Sans lui, je ne sais pas ce que je serais devenue."

Le gardien apparut pour donner un coup de truffe à la jeune fille, un simple geste qui voulait dire "Allez, va, te laisse pas aller", quelque chose dans ce genre là.

Mais, si Sora ne voulait pas poser de questions sur la disparition du gardien de Chikanori, elle pouvait peut-être poser une question assez "banale" à poser entre onmyouji :
"Comment tu as rencontré ton gardien, toi ?"


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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Mer 13 Sep - 0:38

Envers les vivants, rares étaient les sujets sur lequel le Maudit s’accordait un peu de douceur. L’image d’une mère disparue au début de l’adolescence ne le laissait pas tout à fait de marbre. Avec un peu plus de dix ans passés, sa tristesse s’était tue mais il ne s’épanchait guère, non par froideur, mais par réserve et vigilance. Ses propres sentiments ne le trahissaient que trop. Bien contre lui, repenser à son deuil l’amenait à ressentir comme au premier jour cette mélancolie qui, il en était sûr, ne le quitterait probablement jamais, ce pourquoi il évitait d’ailleurs de trop se laisser envahir. Etant un auditoire d’un silence pudique, il laissa Sora tracer les quelques lignes de son histoire bien qu’elle ne s’étendit pas en détails.
La question le concernant vint au moment où il s’autorisait à regarder discrètement le comptoir dont la population avait rétréci, leur donnant bientôt l’opportunité de se lever pour commander. Retournant à la conversation, il parut peser sa pensée avant de répondre.

_ Il n’a pas réellement s’agit d’une … “rencontre” à proprement parler. Devenir Onmyôji dans une lignée est très différent que lorsque c’est une … réunion fortuite de destins, au croisement de chemins. C’est moins poétique. Contrairement à d’autres familles, les Abe no n’existent finalement que par la bonne volonté du destin de perpétuer le don au travers des générations et l’objectif, une fois celui-ci découvert chez un membre, est qu’il se trouve un esprit gardien adéquat. C’est finalement un événement provoqué, ce pourquoi appeler cela “rencontre” me paraît étranger … » S’apercevant sur le tard qu’il n’avait en réalité pas répondu à la question, il rajouta : « Pour ma part, il a s’agit d’un appel, un jour de cérémonie.

Son explication était terminée, pour autant il sentait qu’il passait à côté du cœur du sujet, qu’il avait donné sa réponse sans vraiment que cela le concerne. Le calme de la conversation l’aidait néanmoins à s’ouvrir, là où quelqu’un de trop bavard aurait eu vite fait de le faire se replier dans le mutisme. Ainsi, il rajouta :

_ Cela n’a pas été le meilleur moment de notre relation, si je dois dire. Nous étions tous deux d’un caractère difficile, et contrairement à … tous les autres Onmyôji que je connaisse, nous n’avons jamais été fusionnels. Nous communiquions que dans le langage des hommes … et il a fallut parvenir à se comprendre par ce biais, puisque nous ne partagions ni nos sentiments ni nos pensées de façon innée.  

Kon s’était-il toujours fermé à lui ? Ou plutôt, s’étaient-ils perpétuellement refusé l’un à l’autre ? Il n’était pas certain que sa faiblesse de l’époque l’avait empêché de percevoir les échos de leurs âmes, car en situations désespérées, il avait déjà entendu Kon l’appeler et avait lui-même tenté de le faire. Jamais il n’y avait eu de réponses. Ignorance, ou se parlaient-ils dans le vent ? La question resterait entière pour toujours. Ainsi, leur commencement avait été houleux, néanmoins ils avaient réussi à construire malgré les difficultés. C’était finalement de cette façon que Chikanori, aussi distant avait-il été par des années solitaires, n’avait eu que peu d’efforts à faire pour s’ouvrir à ses congénères. Il n’avait pas craint d’ignorer les pensées des autres. Il n’y avait jamais eu accès.


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Mirai Sora

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Dim 8 Oct - 17:00

Au fur et à mesure de leur discussion, Sora s'apercevait d'une chose.
On lui demandait souvent comment elle avait fait pour devenir onmyouji,
et pourquoi ce choix. En vérité, comme elle l'avait déjà dit, elle n'avait pas vraiment eu ce choix, puisque c'était son destin. Son gardien s'était plus ou moins imposé à elle. Elle avait toujours eu le don de le voir. Et si elle était devenue onmyouji, c'était pour mettre à profit ce don mais aussi et surtout pour ce protéger des effets secondaires d'un tel don.

Certes, elle n'avait pas eu le choix. Mais elle comprenait, au regard du discours que Chikanori lui tenait, que c'était aussi son cas. Il n'avait pas choisi d'être onmyouji ... Il l'était parce que c'était la tradition de sa famille. Au final, il avait accompli ce qu'elle n'avait pas réussi à faire : suivre la voie tracée par ses parents. Cela ajoutait une perspective toute nouvelle à la Sora. Un évènement provoqué ... versus un événement subit. En fait, tout ceci était un concours de circonstances.

Est-ce que Sora avait "appelé" Urahara ? Peut-être. Ou bien peut-être que c'était le gardien qui avait appelée Sora à lui. Cela fit plonger la jeune onmyouji dans des réflexions intéressantes. Elle écoutait attentivement son confrère expliquer un peu plus en détails le type de relations qu'il entretenait avec son gardien. Sora n'était pas forcément quelqu'un de très empathique, mais il lui suffisait de faire le parallèle avec sa propre relation avec Urahara pour comprendre la frustration que pouvait avoir éprouvé Chikanori. Honnêtement,
elle ne savait pas comment elle se comporterait avec son gardien s'ils n'avaient pas eu cet aspect "fusionnel" justement avec lui. Ils pouvaient communiquer ...
*par la pensée ... On a toujours pu le faire.*, c'était une des rares choses que Sora n'avait pas eu besoin d'apprendre.

Oui... Elle comprenait déjà quelles difficultés cela avait dû être pour le cousin de Miwako. Son regard qui s'était machinalement posé sur son gardien rejoignit alors l'unique prunelle visible du Maudit. Cette discussion avait l'air de le plonger lui aussi dans des réflexions plutôt intenses.

Le regard de Sora s'adoucit machinalement, ainsi que sa voix.
"- Je vois ... Ça n'a pas dû être facile ..."

Sora regretta à cette seconde de ne pas avoir connu l'esprit gardien de Chikanori. Elle s'étonna de ressentir cela, mais en même temps elle comprit :
connaître le gardien d'un onmyouji, c'est souvent synonyme d'en connaître plus long sur le maître en lui-même. Mais ... Du coup, c'était impossible. Elle s'attarda sur l'oeil scellé, mais la question restait en suspend dans sa bouche.
Elle était incapable de poser une question aussi douloureuse. Comment et pourquoi son gardien avait-il été sacrifié, du coup ... ? Un pic d'adrénaline la parcourut, un frisson léger. Elle se ravisa.

Il devait se sentir seul ... Un onmyouji qui a connu la présence d'un gardien,
même s'ils n'étaient pas très fusionnels ... Sora imaginait bien que cela devait faire un vide. Elle s'imagina elle-même sans Urahara et cette simple image eut pour effet de lui embuer les yeux. Elle reprit une respiration plus forte, but une gorgée d'eau pour faire passer cette seconde de malaise, et fit une fausse route ce qui entraîna une toux qui n'était pas vraiment la bienvenue.

"- Uhu;uh ... Pardon ..."
, dit-elle ; c'était toujours dans ce genre de cas que cela arrivait ... Quelle maladresse.

Mais en fait cela la fit ricaner d'elle-même. Sans doute son compagnon allait-il bien en profiter pour se moquer d'elle.

Elle profita de cet instant de flou pour relancer une discussion un peu plus ... Enfin qu'elle espérait être moins triste :
"- Et, si j'ai bien compris, tu voyages pas mal alors ?"

Cela attisait la curiosité de la jeune femme qui avait pas mal voyagé mais pas vraiment dans les villes du clan. Il ne lui ferait pas de mal d'éprouver un peu de dépaysement.


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Abe no Chikanori

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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Insaisissable onmyôji Lun 9 Oct - 17:58

L’étouffement subit le tira de ses pensées et lui arracha un petit sourire. Il détourna les yeux le temps qu’elle ne reprenne contenance.

_ Ce n’est rien, je préfère que tu ne meures devant moi, on serait encore capable de me l’attribuer.

Ca avait été en devenant maudit qu’il s’était rendu à quel point le monde était superstitieux et ignorant. Bien sûr, il avait entendu les craintes, supporté les plaintes, répondu aux questions, mais un humain dans toute sa vie avait bien du mal à décoder toutes les petites habitudes que chacun prenait inconsciemment pour attirer les faveurs des kamis et éloigner les Yokaï. Avec sa malédiction, c’était chose faite : de trop noble sang pour être vraiment indésirable, on le supportait, mais tout juste. Ses premières années de malédictions avaient été marquées du défi muet qu’il lançait aux autres de le refouler où il voulait aller, à la satisfaction de les voir l’implorer après préjugé, ou la rage qu’on le considère plus nocif encore que ce qu’il chassait … il fallait dire, plus facile de pointer un individu en chair et en os qu’une chose invisible et goguenarde qui s’amusait beaucoup de voir les humains tourner en bourrique leurs seuls remparts contre le spirituel. De quoi se taper des barres.
La question suivante lui sembla un peu banale, les onmyôji bougeaient beaucoup, ce n’était pas de grande nouveauté, et alors qu’il songeait à répondre par la simple affirmative, il poussa la réflexion un peu plus loin et prit du recul sur ses dernières années. Effectivement, plus que “pas mal” il allait loin surtout.

_ En quatre ans, j’ai dû passer six mois à Geki … et ait fait deux fois le tour des continents. Que le temps passe vite. Et que le monde est petit.

Et le pire, c’est que la maison ne lui manquait pas et qu’il ne manquait à personne. Là pareil, sa malédiction avait donné tout le change. Il était passé de “petit onmyôji sans grande incidence” à “mouton noir à problèmes”, suscitant ça et là des incompréhensions. Il était solitaire et dans la solitude, bardait son pavillon d’Ofudas pour ne plus entendre les esprits, reniait son père, avait la critique cinglante, et le reste du temps, n’était pas là. Vraiment, personne ne s’en plaignait lorsque cela arrivait.
Il alla pour se relever, prêt à héler leur commande lorsqu’un grouillot engagé pour l’occasion s’arrêta devant leur table. Plus précisément, il se gela à la vue de son sceau, qui jusque là, passait presque inaperçu avec l’animation ambiante. L’hésitation transparaissait. Pour beaucoup, les malédictions sautaient de personnes en personnes telles des puces ou bien telles des maladies, ce qui n’était pas spécialement faux, ni véritablement vrai non plus.

L’autre avait l’air bien jeune. Cinq, sept ans les séparaient, peut être ? C’était autant de différence d’âge qu’il avait avec Yuto.

_ Je prendrais du nishime*. Et toi ? Sora-san ? » Demanda-t-il sans se troubler.


*Nishime : légumes à la vapeur


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