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 Comme un oiseau en cage [Etsuko]

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Seiryuu Ishizuka

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MessageSujet: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 5/29/2017, 10:16

Pour beaucoup, l'automne n'est pas une belle saison. Trop de couleurs sombres, les arbres qui se dénudent pour dévoiler leur corps sec et diforme, les oiseaux qui fuient la terre pour échapper à la morsure de l'hiver... Et pourtant, l'automne est si belle, ces couleurs rougeoyantes de ces feuilles venant lecher le sol, ce soleil lointain offrant cette douceur et parfois stoppé par une averse, l'automne était pleine de vie, plein de changement, c'était comme le processus qui entamait la transformation d'un paysage en un autre complètement différent.

Ishizuka aimait l'automne, tout comme les autres saisons d'ailleurs, mais il avait un petit faible pour toutes ces rougeurs qui ornaient la terre qu'il foulait en cette période. Pour un guerrier de sa nature et de son rang on aurait pu croire qu'il ne s'attardait pas avec ces details et pourtant, en temps de paix il savait trouver la beauté à ses yeux sous diverses formes. Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres, levé de bonne heure pour sa toilette matinale, il avait pris de son temps si précieux pour ne négliger aucun détail de son image. Barbe et moustache taillées, les pointes cirées, il s'aida d'un de ses hommes à son service pour s'habiller de toutes ces couches d'armure qu'il portait en parure aux couleurs de son clan. Oui un jour pas comme les autres, aujourd'hui il visitait une de ses garnisons dans la province de Boya.

Fin prêt, c'est accompagné d'une petite troupes de soldats samouraï qu'il se rendit sur place. Ce bastion n'était pas le plus grand des territoires Setsu mais il tenait absolument à rencontrer ses hommes où qu'ils soient. C'est cette proximité sui fera que sur le champ de bataille ils suivront ses ordres sans rechigner et surtout toujours avec cette croyance et cette assurance de la victoire au bout du combat. Une garnison donc de taille moyenne, qu'il visita dès son arrivée en se rendant directement au près de la personne la plus gradée de ces lieux. Le programme était simple : entretien avec le taii, revue des troupes puis visite des lieux en compagnie de quelques soldats émérites triés sur le volet. Je ne peux malheureusement pas vous décrire l'entretien avec son taii, au risque d'être obligé de vous tuer pour que ces informations ne sortent pas d'ici. La revue de troupe fut relativement brève également, le temps d'un discours préparé à l'avance, et le voilà déjà reparti pour visiter les lieux. Le terrain d'entraînement où il y resta un moment pour observer ses hommes en action, les diverses salles de repos, dortoirs, de préparation au repas et j'en passe. Tout était relativement bien organisé et en dehors de quelques détails qu'il fit remarquer à son taii, il n'y avait rien à redire. La fin de la "visite" se fit avec les geôles où étaient enfermés quelques prisonniers ayant agit à l'encontre de la loi dans les environs. Chacun avait un petit dossier le concernant avec les méfaits connus. Il inspecta donc chacune des "cages", parfois plus ou moins longuement, en fonction de sui se trouvait à l'intérieur, comme s'il cherchait à sonder d'un regard l'esprit de ceux qui se trouvaient en mal de liberté. Parfois certains courbaient l'échine devant son silence glacial qui faisait ressortir son regard enflammé, parfois certains, sous un élan d'héroïsme ou de testostérone, se mettaient à le menacer ou l'insulter. Il y avait aussi ceux qui le suppliaient car ils savaient qu'il avait un certajn pouvoir ici et était capable d'une parole de libérer un détenu. Bref, la visite des prison était souvent pleine de surprises, mais rares étaient ceux ayant pu voir de leurs yeux une forme de pitié. Lorsqu'il arriva au niveau fede la dernière cellule, le dossier qu'on lui tendit était étrangement vide, quelques lignes se battaient en duel, mais l'absence de faits et de preuves ne faisait pas l'absence de culpabilité. Se tournant vers l'officier en charge des détenus, il le regarda en fronçant les sourcils puis lui demanda succinctement.


- "Et pourquoi est elle ici celle là ? "

Tendant le dossier au soldat, il attendit une réponse qui n'arrivait pas, le regardant chercher parmi les feuilles vierges des informations supplémentaires sur la détenue. Il pouvait voir le stress de son soldat, d'ailleurs à bien y regarder on pouvait même y voir quelques perles de sueur venir glisser le long de son front. Il tenta maladroitement de lui expliquer ce qu'il en était mais rien de ce qu'il disait n'avait d'importance. Le regard porté sur la femme enfermée, il la fixa un instant comme s'il était en mesure de deviner ce qui l'avait amenée ici à venir passer un peu de temps dans leur club med barrelé. Une meurtrière ? Elle n'en avait pas l'air. Une voleuse à la tire ? Possible... ou peut être une propice au trouble à l'ordre public... oui elle pouvait être aussi de ce genre là. Quoi qu'il en soit, il finira par le savoir.
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Etsuko

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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 6/25/2017, 21:25

Ô rage, ô désespoir, mais qu'avait-elle donc fait pour en arriver là ?! Bien sûr, elle ne s'était pas cogné le tête et sa mémoire était parfaitement intacte, mais franchement, pourquoi devait-on laisser croupir une jolie fille comme elle ici ? Que ce soit mérité ou non, ce n'était tout simplement pas juste. La mauvaise foi faisait partie de son caractère et ça ne l'aidait pas à vivre sereinement cet épisode de sa vie. Assise contre le mur de sa minuscule cellule, elle ruminait tant bien que mal sa mauvaise humeur. Toutes ses tentatives de négociation avec ces couillons de gardes avaient échouées et elle avait fini par se résigner dans l'attente. Qu'est-ce qu'ils allaient faire d'elle maintenant ? Ce n'était pas si grave que ça, non ? Quelques jours tout au plus, une amende qu'elle ne pourrait jamais payer ? À vrai dire, elle n'avait pas une connaissance très poussée de la justice, ayant jusqu'à maintenant évité de tomber trop souvent de ce genre de situation. Peut-être que celui qui l'avait entraînée dans cette misère allait l'aider... ou peut-être pas.

Etsuko laissa échapper un soupir. On ne lui avait rien dit sur la suite et son imagination n'allait pas tellement l'aider à ce sujet. Elle n'avait pas très envie de redouter le pire, mais l'attente, l'inactivité étaient le genre de choses qui la rendait folle. Cependant, passer ses nerfs sur les gardes n'était pas la meilleure idée du monde et ses compagnons dans les cellules proches ne l'intéressaient guère. Quelqu'un en captivité tout comme elle n'avait pas de grandes chances de la faire sortir et ils semblaient tous être dans des cas plus ou moins désespérés.
Alors ça allait être ça la suite de son existence ? Misère... Si seulement elle avait un plan en tête, la moindre, la plus petite, une minuscule idée... Mais que pouvait-elle faire derrière des barreaux aussi solides ? Creuser un trou de l'autre côté en espérant qu'on ne jette pas trop de regards de son côté ? Ça allait bien lui prendre au moins deux cents cinquante ans, alors autant oublier ça tout de suite.

Soudain, une certaine agitation la tira de sa torpeur. Curieuse, elle se leva pour aller jusqu'aux barreaux et essayer de discerner ce qu'il pouvait bien se passer. Elle aurait bien aimé ignorer tout cela et faire comme si elle s'en fichait, mais elle s'ennuyait trop pour jouer la carte du dédain. N'importe quoi plutôt que de mourir d'inactivité.
Visiblement c'était un haut gradé qui faisait sa petite inspection. Est-ce que ça allait être une chance pour elle de sortir d'ici ? Toute occasion était bonne à prendre, si bien qu'elle suivit avec attention son petit tour. Il s'arrêtait devant chaque cellule et même si elle ne pouvait pas trop voir la petite troupe, elle essayait d'écouter attentivement tout ce qui parvenait jusqu'à ses oreilles. Ce n'était rien de très intéressant malheureusement, il se contentait d'en apprendre un peu sur les prisonniers sans montrer quoi que ce soit de plus. Était-ce une sorte de manière pour lui de parader et de se montrer supérieur ? Pff. C'était pitoyable. À quoi bon fanfaronner devant des gens qui ne pouvaient rien faire pour leur propre cas ?

Mais elle devait mettre de côté son mépris, après tout, il allait peut-être se révéler utile et elle aurait tout le temps de le détester s'il partait sans la libérer. Les hommes finirent par arriver à sa hauteur et le garde qui suivait celui qui semblait être le grand patron eut un mal fou à répondre à sa question pourtant simple. Qui était donc cet incompétent ? Il aurait au moins pu retenir pour quoi elle était là... remarque, ça l'arrangeait presque.
Elle profita donc de ce petite intermède pour l'observer un peu. Il était plutôt bel homme, grand, avec la carrure qu'il fallait pour se prétendre guerrier et son visage n'était pas désagréable à regarder. Le regard bleu de la jeune femme s'illumina brusquement et elle sourit. Alors que le garde qui avait fini de fouiller dans ses papiers s'apprêta à dire quelque chose, elle lui coupa immédiatement la parole, avant même qu'il n'ait sorti le moindre son et celui-ci se contenta de rester bouche-bée, l'air un peu benêt.

« Ça alors ! C'est une fabuleuse moustache que vous avez là ! Dites, vous tenez ça de votre famille ? Je n'en avais jamais vue de semblable ! » S'exclama-t-elle enjouée, comme s'il n'y avait pas le moindre barreau entre eux et qu'elle n'était pas du tout dans une situation pas possible.



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Seiryuu Ishizuka

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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 6/29/2017, 00:12

On en voulait à sa moustache ! Elle se prenait pour qui celle là ?! Et puis les gardes, pourquoi n'étaient-ils pas foutus de lui répondre lorsqu'il posait une question aussi simple que comment allez vous !? Il avait simplement demandé le pourquoi cette jeune femme se trouvait dans une de leur cellule, car jusqu'à celle ci, ceux qui étaient enfermés étaient plutôt des hommes, avec un visage euh... Pas très avenants dirons nous pour être sympathique ! Là, à la gamine, on aurait pu lui donner une innocence en la regardant si on ne se fiait pas aux faits... Ce qui n'était clairement pas son cas puisqu'il ne connaissait rien aux fameux faits.

Voyant que le soldat s'était perdu dans les dossiers et qu'il ne semblait pas retrouver celui manquant, une vaine n'est ce pas ? Aucun moyen de savoir s'il fallait la garder ou la laisser enfermée ! Dans le doute, il valait mieux toujours laisser une potentielle menace cadenassée s'il était possible non ? Mais elle n'était pas muette, ni sourde la p'tiote, et c'est qu'en plus elle avait l'audace de lui adresser la parole ! A lui ! Seigneur Moustache ! A ses mots, il afficha un petit sourire au coin de ses lèvres puis tritura son bouc en le faisant pointer vers le sol machinalement. Il continuait de la regarder en silence, bah ouais il aimait bien garder le silence parfois... Mais il ne fallait pas en abuser de ces bonnes choses.

La jeune femme pouvait s'apparenter à un oiseau en cage, un joli perroquet par exemple qu'un marchand aurait capturé et chercherait à vendre... Enfin n'allez pas croire qu'Ishi voyait en elle une possibilité de changer de carrière pour passer proxénète pour proposer à des acheteurs cette prisonnière à un prix négocié ! Pas dans sa nature. En tout cas, sa prise de parole semblait assez franche, elle parlait bien, sans langage de chartreux, s'adressant avec une certaine forme de politesse et sachant choisir le sujet le plus adéquat pour s'attendre à une réponse de sa part. Non c'était une certitude, elle devait être plutôt futée, mais peut être pas suffisamment pour être en liberté aujourd'hui.


- "Il n'y en a qu'une dans tout le Yokuni et elle est devant vous jeune femme ! Dites moi ! Puisque mes hommes semblent incapables de me répondre... Qu'est ce que vous avez fait pour arriver dans cette cellule ? Et ne me sortez pas le coup de l'innocence, je l'ai déjà entendu des milliers de fois ! Allez, étonnez moi."

S'adresser à un prisonnier ? C'était pas ce qu'il était sensé faire, une simple inspection théoriquement, mais là il avait assez perdu de temps comme ça alors autant se délier un peu la langue et écouter peut être une jolie histoire qui lui tirera peut être une petite larmichette ? De toute façon, elle admirait sa moustache alors forcément c'est qu'il devait y avoir du bon en elle, c'était évident ! D'un signe de la main, il fit partir le garde inutile qu'il puisse respirer un peu, c'est qu'il n'aimait pas qu'on le colle aux basques tout le temps comme ça, et encore moins par des incapables. Il était dans un bon jour, une bonne opération pour elle si elle prenait le bon pas, mais pour le moment, il n'y avait pas grand chose à dire, c'était une femme enfermée pour un acte répréhensible qu'il ne connaissait pas, c'est tout. Et n'allez pas croire que le Taisa allait tomber dans les charmes de la première venue non plus ! Si belle soit-elle d'ailleurs.
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Etsuko

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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 8/11/2017, 23:48

La réaction de l'homme face à sa remarque sans doute un peu trop joyeuse semblait plutôt positive tandis qu'il vint caresser sa barbe tout en affichant un léger sourire. Était-ce véritablement bon signe ? Elle était trop méfiante pour se contenter d'une réponse facile, mais c'était de toute façon quitte ou double. Au point où elle en était, sans doute l'une des pires situations de sa vie, si on éliminait toutes celles où elle avait frôlé la mort, elle n'avait pas énormément de choix à sa disposition. Agir lui permettait au moins de se donner l'impression qu'elle pouvait faire quelque chose pour améliorer sa situation, même si ça dépendait bien plus largement du bon vouloir de tous ces foutus hommes au daisho.
Sa chance venait certainement du fait que le garde n'était toujours pas capable d'adresser quoi que ce soit à son supérieur en ce qui la concernait, tout comme le fait que celui-ci semblait s'intéresser à elle, ce qu'il n'avait pas fait avec grand-monde jusqu'ici. Établir le contact, c'était déjà un premier pas et elle ne pouvait pas le forcer à lui adresser la parole d'une quelconque manière.

Pourtant, elle ne perdait pas la face, beaucoup trop fière pour supplier ou ramper devant ceux qui voulaient lui être supérieurs. De plus, pour avoir vu bon nombre de moins que rien le faire, elle savait d'expérience que ça ne servait pas forcément à grand-chose, à moins de flatter un ego et elle pouvait tout de même se targuer d'avoir d'autres cartes en main pour jouer à ce petit jeu-là.
Son sourire n'avait pas disparu, tout comme l'éclat dans son regard brillait toujours. Elle ne montrait pas de peur, car elle n'était pas effrayée. Elle avait toujours vécu à cent pour cent et malgré les difficultés, ce n'était pas près de changer. La jeune femme croyait fervemment en cette chance pour laquelle elle se battait à sa manière et pour le moment, cela semblait plutôt bien lui réussir puisque le samouraï ne la laissa pas trop longtemps dans le silence.

Ce fut d'abord une réponse directe à son interpellation, ce qui la fit sourire davantage, puis le véritable sujet qu'il voulait aborder et qui était évidemment la raison de sa présence dans les cachots de la caserne. Bien évidemment, il ne semblait pas naïf et il la dissuada aussitôt de lui raconter quelque chose qui n'aurait rien de crédible, à ses yeux en tout cas.

« Eh bien, il faut croire que la fortune ne m'a pas complètement tourné le dos, si j'ai au moins l'occasion de trouver quelque chose d'aussi unique. » Rétorqua-t-elle, à demi espiègle.

Cette petite plaisanterie ne la mènerait pas loin pourtant. Elle n'avait pas envie de continuer à le flatter et elle risquait surtout de finir par le vexer, mais elle était comme ça, toujours un brin téméraire. Puis elle lâcha les barreaux pour reculer d'un pas, sans cesser de l'observer. Tout cela ne lui apportait pas autant d'informations qu'elle aurait voulu, mais tant pis.

« Oh, c'était vraiment trois fois rien ! » Soupira-t-elle en croisant les bras. « Voyez-vous, les gens comme moi n'ont pas grand-chose pour vivre dignement et il faut bien que l'on puisse se nourrir, n'est-ce pas ? » Ses mots se faisaient plutôt légers, malgré la situation qu'elle évoquait, ce n'était pas sa pitié qu'elle voulait attiser. « On m'a donc demandé de vérifier les poches de quelques-uns de vos soldats, ce n'était rien de grave après tout, car s'ils avaient eu avec eux quelque chose de vraiment important, ils auraient fait plus attention, vous ne pensez pas ? Vous pourriez aisément dire que je vous ai rendu service, car si l'un d'entre eux m'a attrapée, je pourrais vous mentionner un tas d'autres qui méritaient bien cette petite leçon. Enfin je ne veux pas vous expliquer votre métier, j'ai beaucoup de respect pour tous les samouraï. »

Qu'attendait-il vraiment de son discours ? Plus de détails, une bonne raison pour faire ce qu'il cherchait à faire ? Le problème de cet échange, c'était qu'elle ne connaissait pas grand-chose de ses intentions et qu'elle y allait complètement à l'aveuglette. Ce n'était pas la première fois, ce ne serait pas la dernière, mais il était toujours plus confortable de savoir où l'on allait.
Encore hésitant sur la marche à suivre, elle préféra donc garder le silence plutôt que d'entamer de véritables négociations. Il allait falloir qu'il lui en dise plus.



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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 8/14/2017, 11:01

Le taisa écoutait alors les propos de la jeune femme. Donc... Un peu de flatterie, quoi de plus normal après tout elle se trouvait être en face de la plus belle moustache de tout Yokuni, il était alors normal qu'elle soit quelque peu désarçonnée par tant de majesté et de classe réunies en un seul endroit. Mais qu'importe, il n'allait pas non plus se laisser caresser dans le sens du poil trop longtemps par cette jeune pucelle. Il lui adressa alors un petit sourire de circonstance, à moitié genre "merci, merci public adoré, merci, j'vous aime aussi de tout mon coeur", et l'autre moitié ça faisait un truc comme euh... "Continue d'te foutre de ma gueule et tu sortiras de ta cellule sans ta langue". Bref, un sourire qui se faisait peut être un poil énigmatique et pas non plus des plus rassurant lorsqu'on sait à quel poste il se trouvait et surtout qu'il pouvait décider de la pluie et du beau temps dans cette prison.

Heureusement pour elle, elle enchaîna rapidement sur ses explications. Le moustachu attrapa une de ses moustaches d'ailleurs et se mit à la rouler machinalement tout en écoutant ses paroles, hochant par moment de la tête comme pour marquer qu'il avait bien compris ce qu'il disait. Elle lui avait parlé des "gens comme elle", puis d'un certain "on", et de "faire les poches des soldats". Trois informations qui relevaient une certaine importance pour lui et dont il allait devoir creuser pour avoir plus de détails. Il attendit qu'elle en finisse pour baisser la tête et feindre une réflexion intense durant quelques secondes avant de dire tout haut.


- "Bon... Donc... des vols auprès d'officiers et je suppose que je peux y ajouter la récidive... Mmmmh... Donc, dites moi si je me trompe, mais ce qui me semblerait le plus efficace serait de vous laisser partir après vous avoir tranché une main. Bien sûr, je vous laisserai le choix de la main que vous désirez voir tranchée."

Continuant de se friser la moustache tranquillement, il redressa le visage en direction de la condamnée et lui adressa un nouveau sourire. Il n'aimait pas plus que ça devoir mutiler les personnes, mais parfois c'était un mal pour un bien, c'était prouvé, les manchots étaient bien moins doués pour le vol alors forcément ils ne recommençaient pas.

- "Vous savez... J'n'aime pas les 'gens comme vous'."

Une simple phrase mais qui n'augurait rien de bon pour cette femme en tout cas. Cependant, il ne se contenta pas de s'arrêter à cette affirmation.

- "J'étais à votre place il y a quelques années. Pas en prison bien sûr, mais dans la même situation. Je ne suis pas né dans le faste mais dans la pauvreté et je suis là devant vous en tant que taisa de la province de Boya, comme quoi avec de la volonté tout est réalisable n'est ce pas !?"

Il s'avança d'un pas vers les barreaux de sa "cage", puis reprit alors tranquillement.

- "J'ai une dernière question... Qui est ce "on" ? Si cela ne vient pas de vous alors... Oh et puis je ne sais pas... Peut être que ça pourrait vous disculper en partie, mais je n'en suis pas bien sûr, vous ne semblez pas être une battante et j'ai pas envie de devoir vous revoir ici."

En proie à quelques interrogations à son sujet, il était clair que sa prochaine prise de parole allait être décisive pour elle. Coupable ou non, peut être que le seul moyen de ne jamais la revoir entre ces murs c'était de lui couper la main véritablement ? Il préféra rester encore un peu ouvert de ce coté, le temps de savoir si elle avait des choses à ajouter. C'est dans ces instants que ce dicton prend tout son sens : "c'est au pied du mur, que l'on voit le mieux le mur". Affaire à suivre.
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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 12/17/2017, 02:06

Figée dans l'attente d'une quelconque réponse du militaire, son souffle se voulait presque inaudible et elle se contentait d'observer aussi attentivement que possible chaque trait de son visage, dans le maigre espoir d'y trouver un indice. C'était presque peine perdue. Elle avait beau s'y connaître un peu dans ce genre d'exercice, ce n'était pas non plus ce qui allait lui sauver la vie. En fait, tout dépendait de son caractère et de son humeur du jour.
Lorsqu'il commença à évoquer les crimes qu'elle avait avoués d'elle-même, la jeune femme se mordit légèrement la lèvre, en proie à une angoisse naturelle. Dans quelles embrouilles s'était-elle encore fourrée ? Comment est-ce qu'elle allait s'en sortir cette fois-ci ? Ce n'était pas bon. Vraiment pas bon. D'autant plus qu'elle avait la désagréable impression que son côté enjôleur ou ses flatteries ne la mèneraient pas très loin.

La sentence ne se fit pas attendre et elle pâlit immédiatement. « Qu… quoi ? » Lâcha-t-elle à la fois surprise et effrayée. Mais elle se tut bien rapidement. Ça n'allait pas l'aider et elle ne voulait pas le mettre en colère.

Le samouraï continua de parler. Ça tournait mal pour elle, elle ne voyait rien qui puisse lui donner de l'espoir. Certes, il ne parlait pas de la faire mourir, mais… c'était presque pire pour elle. Qu'allait-elle faire, alors qu'elle peinait déjà à se défendre, alors qu'elle passait son temps à sortir d'une galère en fonçant dans une autre ?
Il lui racontait son histoire… Est-ce que c'était un ramassis de connerie ? Il avait l'air plutôt sérieux  et son rang de taisa n'avait pas l'air faux puisqu'il ne fit ciller aucun de ses compagnons. Ah, misère, pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe sur lui ? Pourquoi un homme aussi gradé s'intéressait-il à elle ? C'était certain qu'il n'y avait pas de moyen de le convaincre et encore moins de le corrompre. Était-elle perdue ? Une part d'elle avait envie de prendre sa tête entre ses mains et de se laisser aller au désespoir, mais une autre, plus importante, plus forte, restait encore déterminée à se battre avec tout ce qu'elle avait pour éviter cette punition irrévocable.

« Je vous en prie, ne soyez pas aussi cruel… je ne l'aurais pas fait si... » Elle se tut un instant avant de plonger son regard azuré dans le sien, l'air sérieux. « Vous devez avoir une bonne fortune à vos côtés pour être parvenu jusque là. Je ne doute pas de votre travail évidemment, mais… moi je n'ai jamais eu beaucoup de chance dans la vie. Même avec toute ma volonté, j'ai bien peur que nous ne soyons pas du même monde. Je n'aime pas faire ça, j'essaye de vivre autrement, vous savez… »

Son regard ne lâchait pas le sien. Elle soupira doucement. Elle ne disait pas tout cela pour qu'il s’apitoie sur son sort ni vraiment pour qu'il se mette soudainement à comprendre ses raisons ou sa vie. C'était évident pour elle qu'elle n'avait pas les moyens d'une telle ascension, ni d'avoir une vie entièrement raisonnable et honnête. Ses discours importaient peu sans doute et elle allait finir par l'agacer.

« Je vous donnerais bien leurs noms si ça pouvait me sauver, mais ils vont me tuer, vous le savez bien. Je ne dénigre pas votre travail, mais bien des endroits sont difficiles à contrôler en totalité. Certaines personnes savent vous retrouver même quand vous fuyez. Vous en faites partie, mais vous n'êtes pas les seuls. »

Sa main vint se poser sur le barreau et elle le regarda avec davantage d'insistance, sans irrespect, mais simplement pour lui communiquer sa détermination.

« Vous savez, ça me plairait mieux de vous aider. Les samouraï sont dans le bon camp n'est-ce pas ? Ils ne sont pas cruels, ils ont des principes. On ne pourrait pas considérer mes… erreurs comme une sorte de dette ? Je pourrais vous aider dans votre travail et ça rassurerait plein de gens comme moi, ça ne m'obligerait pas à obéir aux mauvais types et à me retrouver une nouvelle fois derrière ces barreaux. Seulement, je ne veux ni mourir, ni être blessée. »

Elle espérait que ça allait l'intéresser. Que s'il acceptait, il serait honnête. Qu'il n'allait pas se moquer d'elle. C'était probablement la seule chose qu'elle avait à lui vendre et quoi qu'il dise, elle savait qu'elle n'avait aucune véritable assurance. Tant qu'elle parvenait à repousser l'échéance, ça devrait lui convenir, ça lui donnait au moins les moyens de trouver une autre solution.



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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 12/17/2017, 18:59

Tandis que le taisa était sur le point de laisser la jeune femme emprisonnée à son sort, elle l'interpela une nouvelle fois. Cette fois, ce n'était guère plus de flatteries, mais plutôt un parler à coeur ouvert. C'est qu'elle avait quand même quelque chose qui pourrait l'intéresser finalement. Rien que le fait de lui "tenir tête" ou de discuter sa décision, au grand damne du soldat gardant les geôles, montrait en quelque sorte le coté fougueux de cette femme, et surtout laissait supposer que la flamme Setsu brûlait aussi en elle.

Ishizuka fit donc quelques pas à nouveau en direction de sa "cage", et la regarda silencieusement, l'écoutant dans ses explications, ses justifications qui n'en étaient pas tant, avant de laisser le silence reprendre place un moment quand elle s'arrêta de parler. Quand elle le voulait, elle savait se montrer déterminée. Il afficha finalement un fin sourire et inclina la tête légèrement sur le coté.


- "Vouloir... C'est le bon terme ! Et c'est ce que je recherche."

Il plongea son regard dans le sien et reprit alors avec le plus grand sérieux qu'il pouvait avoir.

- "J'apprécie plus ce que je viens d'entendre... Après tout, qui de mieux qu'un Setsu peut incarner la volonté n'est ce pas !?"

Une phrase simple mais qui voulait dire beaucoup finalement. Le Setsu était relativement fier d'appartenir à cette nation, et il avait du respect pour ceux qui s'en montraient dignes. Cette jeune femme pourrait peut être faire l'affaire qui sait, ou bien s'attirer ses faveurs.

- "Mais... En quoi me seriez vous utile ? J'ai déjà suffisamment de gens qui s'occupent de ma toilette."

Il s'amusait avec elle, maintenant qu'il était parvenu à toucher le point sensible qui avait fait naitre ses flammes, il ne comptait pas la laisser se reposer. Il était persuadé qu'elle ne pensait pas nécessairement à ce genre de service, il la cherchait volontairement pour voir ce qu'elle pouvait avoir dans le ventre. Avec quel hargne elle serait capable de défendre sa vie, ou son intégrité. D'un signe de tête, il envoya le soldat ailleurs, se prévoyant un tête à tête avec la prisonnière. Une distraction un peu différente de ses habitudes, il n'allait pas manquer cela.

- "Les samouraïs sont dans le bon camp... C'est une question de point de vue. Nous arrachons la vie d'hommes et de femmes, nous détruisons des créatures qui étaient là bien avant nous, est-ce bien là quelque chose que l'on pourrait qualifier de "bon" ? Et puis, est-ce bien la bonne question ? Pourquoi êtes vous ici ? Que signifie pour vous l'Incandescence Setsu ?"

Sa main vint se glisser sur un des barreaux, peut être un ou deux juste à coté de celui qu'elle agrippait de ses mains. En position inconfortable, elle devait tout de même se dire qu'elle avait une carte à jouer finalement, car ce taisa curieux et d'humeur bavarde s'était mis en tête de voir ce qu'elle valait. Cela pouvait dire tout et son contraire, une liberté pour cette jeune femme, ou bien des années à passer derrière les barreaux ?
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Etsuko

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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 1/1/2018, 17:47

Il voulait jouer avec ses nerfs, elle le sentait bien. Pourtant, même si elle avait été dotée d’un caractère quelque peu explosif, ça ne l’empêchait pas d’être quelqu’un de déterminé et comme toujours, elle s’accrochait résolument à ses propres idées. Il avait failli repartir, mais finalement il revenait vers elle. Ce simple geste suffit à lui redonner un peu d’assurance ; ce n’était pas de celles qui sont vraiment visibles, à moins que l’on soit capable d’entendre les battements de son cœur et les pensées qui tournaient dans son esprit.
Apparemment, elle avait su trouver les mots pour gagner davantage d’intérêt aux yeux du taisa. Appréciait-il vraiment les fortes têtes ou continuait-il simplement à jouer avec elle, à se moquer d’elle ? Le seul avantage de sa position restait qu’elle n’avait pas tant à se poser de questions sur son comportement ou le futur lointain, elle faisait en sorte de survivre et c’était tout, le reste, elle verrait bien après. S’il y avait un après.

Ses airs de charmeuse s’étaient peut-être définitivement évanouis face à lui. Elle le regardait seulement avec cette flamme bleue que formaient ses deux prunelles, le visage sérieux et attentif. Ça la changeait au moins des combats où elle s’efforçait de se dégager de l’étreinte de ses ennemis et où elle ne pouvait que fuir. Elle n’était pas convaincue de sa grande éloquence, exprimant sans doute avec trop de franchise ses pensées, mais c’était là tout ce qu’elle avait à lui offrir pour lui tenir tête et espérer le convaincre de la libérer.
Dans ses mots, il semblait très attaché à son clan et aux qualités que l’on pouvait prêter aux Setsu dont le tempérament se rapprochait des brasiers qu’ils pouvaient faire naître du bout de leurs doigts. Sa petite blague lui tira une réaction presque dédaigneuse.

« Oh et ils sont sûrement bien mieux qualifiés que moi. » Rétorqua-t-elle, incapable de résister à son effronterie naturelle. Il n’allait pas s’en offusquer de toute façon, avait-t-elle pensé.

Son regard fixé droit dans le sien cherchait des réponses. Pourquoi lui posait-il ce genre de questions ? Il cherchait à la cerner sans aucun doute, mais ne se trompait-il pas d’interlocuteur ?

« Ils sont dans le bon camp parce qu’on l’a prétendu ainsi. Parce que ce sont eux qui ont eu le dernier mot de l’histoire. Le jour où ils seront éradiqués par autre chose, ce seront eux les méchants du petit conte qu’on racontera aux enfants. » Elle rit, brusquement amère. « Mais peu importe qu’on les appelle samouraï, bushi ou ce que vous voulez. On a dit au peuple qu’ils étaient garants de l’ordre, de la paix, qu’ils étaient là pour nous protéger. Des bandits, des autres clans, de nos ennemis. Je ne devrais pas trembler quand je marche dans les rues de Boya, n’est-ce pas ? Et pourtant… il y a tant de personnes mauvaises. Tant d’injustices. Tant de tourments. Le peuple souffre et pleure. L’écoutez-vous ? »

Elle soupira. Elle se laissait emporter. Cherchant à prendre davantage son temps, elle le quitta des yeux, se retourna, fit un ou deux pas dans sa minuscule cellule, fixant le sol froid et dur.

« Je suis là parce que chaque jour de ma vie, il a fallu que je me batte. Pour survivre. Même pas pour vivre. Je ne parle même pas de sourire ou de s’amuser. Si vous venez vraiment du même monde que moi, alors vous devez savoir ce que c’est, la misère. » Elle se retourna à nouveau pour voir son visage. « Je veux que les choses changent. Je n’ai pas spécialement envie d’aller à l’encontre du gouvernement, je préférais largement vous aider pour que je puisse enfin mieux respirer, parce que ça n’impliquerait ni barreaux, ni main coupée, ni mort. Seulement je n’ai pas su comment faire. Tout semble être écrasé par la force et l’oppression. Vous viviez bien, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Ce n’est pas mon cas. Pourtant, puisque vous êtes là aujourd’hui à m’écouter, cela me redonne un peu d’espoir. »

Elle se rapprocha, lui sourit doucement.

« Je n’ai jamais reçu d’éducation, je ne sais même pas lire, alors je ne risque pas de philosopher avec vous. L’Incandescence Setsu, ça évoque avant tout pour moi des jolis mots de nobles qui reflètent sans doute une bien belle mais chimérique idée. J’aimerais que ces mots portent la grandeur et la gloire de notre clan, mais de ma si modeste hauteur, ce n’est pour moi qu’un conte, que des paillettes auxquelles je n’aurai jamais accès. »

Etsuko rit à nouveau, plus gaiement cette fois-ci. La lueur de son regard s’était adoucie et semblait presque pétiller.

« Je ne suis pas la bonne personne pour discuter de tout ça je pense. Vous voulez seulement savoir en quoi je peux vous être utile, n’est-ce pas ? Je vous l’ai déjà dit en partie. Je connais beaucoup de personnes, dans les rues, dans la région, dans le clan. Ce ne sont pas vos relations, ce sont des personnes que vous ne voyez même pas. J’entends tout, parce que je suis du même monde qu’eux, parce qu’on ne se méfie pas de moi. Je suis certaine que vous aimeriez mettre la main sur un tas de ces informations et… sur les noms qui vont avec. »

Elle le fixa avec malice. Ce n’était peut-être pas ce qu’il attendait, elle n’en savait rien après tout, mais elle trouvait que c’était une belle offre. De toute façon, qu’elle agisse pour les uns ou pour les autres, elle se faisait autant d’ennemis que d’amis. Elle savait bien qu’elle ne vivrait guère mieux qu’auparavant, mais si ça lui permettait d’avoir la vie sauve un peu plus longtemps et même d’avoir un peu plus de protection par ici, ce n’était sûrement pas une chose sur laquelle elle allait cracher.



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MessageSujet: Re: Comme un oiseau en cage [Etsuko] 5/1/2018, 12:11

Il n’y eut pas vraiment d’écho à son long discours. Pendant un instant, elle ne sut pas vraiment si elle était parvenue à le convaincre de quoi que ce soit. Comprenait-il au moins ce qu’elle cherchait à lui dire ? Ses mots n’étaient peut-être pas très clairs, mais elle ne pouvait tout de même pas se montrer complètement explicite. De toute façon, il était certainement plus intelligent qu’elle, on lui avait donné une véritable éducation, pas de celles qui consistaient à plaire aux autres et à leur obéir.

« Bien. » S’était-il contenté de répondre, comme s’il se plaisait à la laisser dans un malaise certain.

Sans aucun mot supplémentaire, il avait laissé le silence s’installer et puis il avait repris son tour des geôles afin d’inspecter les autres prisonniers. Avait-elle réussi à le convaincre ou viendrait-on bientôt lui couper la main ? Allait-elle être exécutée ou croupirait-elle pendant des années dans cet endroit ignoble ? Etsuko soupira, incapable de savoir ce qui allait se passer. Elle espérait simplement qu’elle était parvenue à se faire une place sur le shōgiban du taisa, que cela lui permettrait de s’en sortir, au moins pour cette fois-ci, que ça ne lui pourrirait pas la vie non plus. Assez lucide, elle ne misait pas vraiment sur la moindre amélioration. Peut–être que ce genre de collaboration lui offrirait quelques avantages, mais ce n’était jamais sans conséquences. Les autres se méfieraient plus d’elle ou bien lui feraient de sales coups, elle savait très bien comment tout cela marchait.

Après son départ, il ne se passa pas grand-chose. La vie ici n’avait rien de palpitant et Etsuko ne cherchait pas spécialement à communiquer avec les autres prisonniers. Réfugiée au fond de sa cellule, elle attendait, partagée entre ses angoisses récurrentes et une patience qu’elle avait bien dû forger dans les moments comme celui-là. Les heures s’écoulèrent, puis bientôt les journées. Au fil du temps, son espoir ne pouvait que s’amenuiser.
Pourtant, on revint la voir pour ouvrir sa cellule. Était-elle libre ? Etsuko ne se fit pas prier et sortit immédiatement, ravie de pouvoir quitter un endroit aussi affreux. Avant qu’elle ne parte, on lui dit simplement qu’on reviendrait la voir très bientôt – dès qu’on aurait besoin d’elle. C’était tout. Il n’y avait que des sous-entendus, pas de sinon prononcé telle une menace planant sur sa tête. Elle savait très bien à quoi elle devrait s’attendre si jamais elle n’obéissait pas, peut-être pas exactement, mais ce que lui disait son imagination suffisait largement.

Respirant enfin l’air frais de l’extérieur, elle ne s’attarda pas une seule minute ici, marchant, marchant, juste pour s’éloigner, juste pour oublier d’ici qu’on revienne la chercher. Qu’allait-on dire si elle quittait la ville ? Serait-elle enchaînée à Boya ?  Il fallait sans doute au moins qu’elle y reste un peu, le temps qu’on lui demande quelque chose et… ensuite ? Ensuite, elle trouverait bien un moyen de reprendre le cours presque normal de sa vie.



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