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 Plus la chute est rude, plus la joie qui s'en suit est grande

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Aoi Fuyu

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Taisa

Messages : 61
Date d'inscription : 24/12/2016

MessageSujet: Plus la chute est rude, plus la joie qui s'en suit est grande Sam 3 Juin - 11:28

C'était l'un de ces jours, où le froid était si intense que ce n'était plus l'habitude ni la rumeur du matin qui avait tiré Fuyu du sommeil mais la température qui en devenait presque douloureuse tant elle était saisissante. La douleur des extrémités des membres de Fuyu, raidies et glacées avait presque surpris la jeune femme. Calmement elle agitait ses doigts de pieds et ses mains afin de les sortir de leur torpeur et de leur presque atrophie qu'avait provoqué la nuit d'hiver Fukyuu en plus de l’immobilisme provoqué par le sommeil. Une fois le petit exercice matinal et saisonnier exécuté, elle sortait du doux cocon qu'était son futon et qui l'avait accueilli en son sein cette nuit-là, comme depuis ses débuts de soldat.


Le contact familier de sa peau sur le tatami rendait ce réveil rassurant, en plus des odeurs douces et chaleureuses qui émanaient des étages inférieurs, venant du réfectoire et des cuisines. Le soleil n'avait pas pointé le bout de son nez et la nuit commençait à peine à laisser place à un nouveau jour. Comme une chorégraphie inchangée, elle s'approchait comme chaque matin, de l'ouverture sur l'extérieur, faite de bois, couverte d'un fin volet du même matériau, qui séparait la pièce de l'extérieur, la protégeant un tant soit peu du climat glacial, des vents et des intempéries qu'offrait un début d'année en Ite.


Elle retirait délicatement la paroi de lames de chêne qui superposait le carré ouvrant sur un paysage de toits givrés. De petites flammes virevoltantes et faibles éclairaient mollement les rues désertes et en ces heures peu accueillantes. On pouvait sentir les cendres et les fumées sortant des foyers de chaque maisonnée. Des bruits, rares et isolés, raisonnaient bruyamment entre les parois des bâtiments. Chaque son faisait presque frissonner celle qui était postée en hauteur, en vigilante au regard protecteur de la capitale. Si parfois la nuit était rassurante, ce matin-là, le froid glacial s'étant déposé sur Ite et laissait pressentir de grands malheurs s'abattre sur Fukyuu.


La chorégraphie se continuait simplement, similaire encore une fois au jour précédent, et celui d'avant. Sa longue chevelure défaite, s'écoulant en une cascade infinie. Elle peignait et se coiffait calmement, sortant lentement son esprit des rêves qu'elle avait quitté quelques minutes plus tôt. Une fois sa veste déposée sur ses épaules, qui avait été mêlé de fourrures et étoffes rendant sa tenue plus propice à contrer la froidure s'étant invitée dans les quartiers militaires. Les couloirs étaient encore éteints, rendant la déambulation de Fuyu enveloppée d'obscurité, se miroitant parfaitement le ciel du pays des neiges.


Une fois arrivée aux réfectoires, pour calmer la faim grondant en son buste, sa solitude fut rompue. Peu de personnes s'étaient installées aux tables, qui avaient peut-être été, comme l'onna bugeisha, réveillés en pleine nuit ou juste très matinaux, ou même insomniaques, trop préoccupés par leurs devoirs. Parmi ces hommes-là, Fuyu était, la moins gradée. Il y avait quelques samuraïs, certains qu'elle connaissait, bien évidement, et d'autres que seul le nom et la réputation, en observant le visage, faisaient écho. En s'approchant d'eux, elle s'inclina poliment, y accrochant bien entendu les formules de politesse qui allaient avec. L'un d'eux écarquilla les yeux avec un grand sourire, accompagné d'un soupir de soulagement.


Celui-là était son taii, un homme brut, droit qui représentait parfaitement l'image que chacun a du militaire Fukyuu. Il paraissait inquiet, au regard soucieux. Ses traits étaient tirés. Quelque chose s'était passé, et de grave. Une missive importante devait être transmise à un éminent médecin de Fukyuu. Mystérieusement, Fuyu ne fut pas mise au courant de l’événement à l'origine de l'ambiance grave qui entourait la tablée. Bien que curieuse, elle se tût, comprenant son statut de subordonnée. Cependant, elle resta honorée qu'on lui confie cette mission, qui était de haute importance, et se devait rester secrète.


La mission naturellement acceptée, le courrier fut scellé et se retrouva caché dans le pli du vêtement de la jeune soldat. Elle se mit en route, le ventre vide. Le soleil lui, affichait ses tout premiers rayons. On pouvait alors admirer la fine couche de givre et de neige briller au contact de la lumière de l'astre, qui demeurait cependant froide. À chaque expiration, on voyait la brume s'évaporer dans l'air, et les joues et le bout du nez rougir au contact du vent froid et coupant fouettant le visage de l'inugami. Elle rentrait sa tête dans sa nuque, bravant les intempéries. Elle réchauffait parfois ses mains grâce à l'air chaud expulsé d'entre ses lèvres, la faim lui nouant toujours l'estomac.


Sa lutte lors de son cheminement vers une grande demeure était difficile. Pourtant, peu de choses étaient différentes aux autres hivers. C'était quelque chose de connu et d'habituel pour tout habitant vivant sous la bénédiction d'Itegami. Le paysage se déroulait, la suite de rues petit à petit étaient éclairées en plus des faibles lumières des lanternes accrochées régulièrement sur les rues et avenues de la cité. Bien qu'un peu plus accueillante, la ville rendait le pèlerinage de la jeune femme difficile, ralentie par les éléments de l'hiver, mais pas que.


Les seuls sons que l’on pouvait percevoir étaient le contact de ses chaussures d'hiver sur le pavé recouvert d'une fine couche de neige et le vent soufflant et frappant les parois des murs et s'engouffrant dans les creux et les impasses. La jeune femme savait où aller. Certains volets claquaient, en même temps que les longues branches d'arbres. C'est le visage fouetté par les fines particules de neiges qu'elle arrivait près du but. La fatigue et le ventre se creusant plus encore, plus quelques mètres et le message énigmatique qu'elle portait allait être transmis. Mais un lourd vertige et un frisson lui parcouru le corps, ses jambes faiblirent, ses iris se cachèrent derrière ses paupières et la totalité de son corps se retrouva au sol, son visage embrassant les flocons eux aussi tout récemment déposés.
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Maeda Ryohei

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Kuge

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MessageSujet: Re: Plus la chute est rude, plus la joie qui s'en suit est grande Ven 14 Juil - 23:25

L'hiver était toujours la saison la plus terrible pour le jeune kuge, froide, glaciale même, elle venait si facilement à bout de ses trop maigres résistances qu'il était bien rare qu'il n'en ait pas passé toutes les lunes enfermé chez lui, terriblement malade, ou au mieux, trop faible pour se priver de la chaleur d'un bon feu. Cette année pourtant, la félicité semblait être avec lui, car il était assez bien portant pour ne pas avoir à bouleverser de trop son quotidien. Peut-être était-ce le poids des années qui portait véritablement ses fruits sur sa santé. On lui avait dit que son état pourrait bien s'améliorer en grandissant et maintenant qu'il était adulte, il priait chaque jour pour que cette espérance devienne définitivement sa réalité.
Il avait donc décidé de profiter de cette énergie inhabituelle pour découvrir davantage ce monde extérieur dont la porte lui avait été fermée pendant si longtemps. Une fois dehors, il avait l'impression de respirer un air si différent que cela revigorait son esprit, à défaut de faire du bien à son corps. Évidemment, personne n'acceptait de le laisser sortir sans le couvrir de nombreux et épais kimono qui l'aidaient à supporter le froid mordant de Fukyuu et on couvrait constamment sa tête avec un grand parapluie pour empêcher les flocons de l'atteindre. Seul son visage était piqué par l'air glacial, mais ça ne lui importait presque pas, tant il se réjouissait de cette promenade dans les rues d'Ite, tant il était heureux de pouvoir admirer la neige sans l'intermédiaire d'une fenêtre.

S'il avait eu davantage d'énergie, il se serait probablement mis à courir, riant, jouant avec cette merveilleuse poudre blanche comme un enfant aurait pu le faire, mais il savait rester raisonnable. Il dérogeait peut-être aux règles qui voudraient le condamner à vivre éternellement entre les murs de sa demeure, mais il était assez sérieux pour savoir qu'il ne pouvait faire n'importe quoi sans se trouver sévèrement puni non pas par sa famille ou bien ses précepteurs, mais par son propre corps.
Alors il se contentait de marcher à petits pas, touchant de ses yeux ce qu'il ne pouvait faire avec ses mains, pour ne pas risquer de finir telle une statue de glace. Il souriait, simplement heureux de profiter de cette si récente liberté. C'était peut-être le quotidien de tout le monde, mais c'était si précieux pour lui ! À tel point, qu'il n'avait même pas cherché la moindre raison, la plus petite excuse pour faire cette sortie, il n'était allé voir personne, il n'avait aucun rendez-vous, ni quoi que ce soit à faire, il avait simplement franchi sa porte et il était parti errer au hasard avec son carnet. Malheureusement, il faisait bien trop froid pour dessiner et il avait dû renoncer à ce plaisir, ses doigts s'étant figés à peine les avaient-ils sortis des pans de son kimono. Il s'était donc occupé en faisant la conversation avec les quelques serviteurs qui l'avaient accompagné, trop inquiets qu'il lui arrive quoi que ce soit, un étourdissement, une agression ou même qu'il se perde ! Cela l'avait fait rire bien sûr, mais il n'avait pas refusé et il était maintenant plutôt content de les avoir avec lui, puisqu'il n'aimait guère la solitude.

Leur présence lui permettait de s'exclamer avec joie, de leur faire remarquer la moindre de ses petites découvertes. Cela les faisait rire parfois, tant il était bien le seul à pouvoir s'émerveiller de choses qui leur avaient paru jusqu'à maintenant si insignifiantes. Mais le regard de leur maître finissait par tout transformer à mesure qu'il leur narrait sa propre vision, qu'il leur expliquait pourquoi ça ou ça était si exceptionnel.
Captivé par tant de choses, il ne voyait pas le temps passer et il était encore moins capable de sentir la fatigue qui venait pourtant ankyloser son corps, ralentissant peu à peu son pas. Il aurait sans doute continué ainsi jusqu'à l'épuisement le plus total, incapable de s'arrêter une fois sorti, si une silhouette sur le sol n'avait pas attiré son attention. Qu'est-ce que… ? Brusquement, il se mit à courir pour rejoindre la pauvre femme qui s'était évanouie dans la neige et il s'agenouilla gracieusement pour se mettre à sa hauteur.

« Kaoru-san, Akio-san, Masaki-san, venez vite ! » S'écria-t-il. « Elle a perdu conscience, mais je pense qu'elle va bien. Dépêchez-vous, il faut l'emmener à la maison et appeler un médecin. »

Sans plus attendre, l'un des hommes prit la frêle jeune femme dans ses bras, tandis qu'un autre partit aussitôt quérir un guérisseur. Par chance, ils ne se trouvaient pas loin de la demeure des Maeda et il ne leur fallut que quelques minutes pour l'atteindre. Une fois à l'intérieur, elle fut installée dans un futon et on fit démarrer un bon feu pour qu'elle puisse se réchauffer, ainsi que leur maître qui, à force d'être resté si longtemps à l'extérieur, avait bien fini par devenir aussi froid que la neige elle-même.
Mais déjà, la jeune inconnue sembla reprendre conscience et Ryohei ne put résister à l'envie de venir s'installer à ses côtés, une fois qu'il fut débarrassé des couches de vêtements superflues.

« O...Ohayō gozaimasu ! Ne vous inquiétez pas, nous allons bien nous occuper de vous. » Bredouilla-t-il un peu maladroitement tout en rougissant légèrement.

Elle semblait avoir à peu près son âge et elle était vraiment très jolie, même s'il n'osait pas vraiment la détailler. Côtes à côtes, on aurait peut-être pu les croire de la même famille, car elle arborait une chevelure aussi blanche et pure que la sienne et même son teint n'avait pas beaucoup plus de couleurs que le sien.



~
L-M-M-J-V-S-D
Administration & Guide : Présente
Reprise RP en cours. \o/
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Aoi Fuyu

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Taisa

Messages : 61
Date d'inscription : 24/12/2016

MessageSujet: Re: Plus la chute est rude, plus la joie qui s'en suit est grande Lun 18 Sep - 21:44

La toison blanche se balançait, suivant le rythme des pas rapides et se couchant face au vent. Épaisse, elle ne semblait jamais subir les éléments. A jamais immaculée, la propriétaire semblait en prendre grand soin, et elle était devenue, au fil du temps, sa fierté. De tous, on ne voyait qu'elle parmi les siens : et l'ironie était qu'on la surnommait "la fantôme" : mais ce surnom ne lui plaisait guère : pourquoi voulait-on l'assimiler à quelque chose de révolu, de passé ? Quand bien même ils voulaient mettre en valeur sa discrétion, mêlée à sa blancheur. Elle se voulait héritière du futur, mais se contentait de grogner légèrement quand on l'appelait comme ils le faisaient.

La course longue et effrénée ne semblait pas l'atteindre, son regard était rempli de détermination et sa gueule affichait une grande satisfaction. A la tête d'un groupe d'une vingtaine d'âmes se trouvait sa presque copie conforme, à la différence de quelques éléments. Son pelage tout d'abord, se trouvait être un mélange exquis de poils bruns et gris. Ces derniers avaient-ils toujours étés là, ou était-ce le temps qui avait fait son œuvre? C'était un mâle qui avait vécu beaucoup d’épreuves : on pouvait le voir par son regard presque triste, et par les cicatrices qu'il arborait, presque fièrement, sur ces flancs. Il se savait fatigué, alors, il menait la troupe et ainsi imposait le rythme.


Ses semblables le suivaient aveuglement. Tous étaient différents : plus petits, trapus, abîmés par le temps et les duels, bruns, noirs ; aux yeux ternes, parfois vifs, mais tous étaient dirigés vers la même direction. Seule exception faite à celle qui finissait à la queue du groupe, qui regardait partout : à l’est, à l’ouest, et derrière. Celle même femelle à la fourrure de lune qui paraissait immense par rapport aux autres. En réalité, elle ne l’était pas tellement : la raison derrière cette impression presque faussée était certainement dûe à sa jeunesse et sa prestance. Elle fermait la marche et ainsi agissait en protection du groupe. Attentive, elle faisait attention que tous suivent, et qu’il n’y ait aucun danger aux alentours.

Comme un seul être, le groupe fendait les arbres blancs et les branches molles et nues jusqu’à faire face à la fin de leur chemin, qui, à cause des intempéries, s’était rompu. Le poids de la neige avait certainement fait cédé le large tronc qui se trouvait ici depuis des mois déjà, qui faisait office de pont de fortune pour passer l’immense ravin qui lui devait être éternel. Etait-ce à cause du gel qui avait fait briser le bois ou au contraire, l’humidité des intempéries qui l’avait fait se déchirer petit à petit pour finir en deux parties ? Ces deux parties avaient inévitablement penché, subissant la gravité, glissant et tombant dans le vide qu’offrait le vide de cet entre-deux monts enneigés. De son museau humide et frais, la ‘petite’ dernière encourageait ses prédécesseurs à faire comme ils le faisaient il y a quelques années : sauter.

Mais alors que vint son tour, la froidure qui l’avait envahie jusqu’à présent se remplaçait par une chaleur presque incongrue. Les quatre pates sur le sol, qui était de sensation presque friable et molle se changeait en quelque chose de doux et soyeux. La légèreté qu’elle éprouvait jusqu’à présent avait été remplacée par une lourdeur, pas désagréable, certes, mais qui l’empêchait de tout mouvement. Le silence d’or qui régnait lors de ce périple canin, s’était interrompu par de légers crépitements, non pas ceux qui signalent un danger, mais de ceux qui sont chaleureux. Ainsi, tout le décor s’effaça, pour ne laisser qu’un écran sombre, celui des paupières fermées de la jeune femme qui, s’était perdue dans ses rêves.


- - -


Les yeux à peines ouverts, elle comprenait pourquoi ce rêve s’était terminé ainsi : les flammes chaudes et rougeoyante, laissant échapper leur chuchotement caractéristique, les draps d’une qualité des plus luxueuse, et le futon sur lequel elle se reposait étaient les raisons de toutes ses sensations. Le lieu était raffiné et accueillant. Alors même qu’elle ne savait pas où elle se trouvait, elle ne se senti pas en danger. Les sens encore engourdis, les forces l’ayant un peu quittée, l’adolescente s’aida de ses bras pour lever son dos, pour se trouver assise afin de pouvoir regarder un peu mieux ce qui l’entourait. Une voix cessa le silence confortable qui régnait dans la pièce.

La future taisa se tourna vers l’origine de ce son mélodieux. Sa voix masculine, tranchait incroyablement de celle des hommes de la caserne. Sa prononciation, son timbre, le débit, le tout était un délice pour les tympans de l’inugami, si habitués aux tons rocailleux et bruts des confrères de sa propriétaire. Une fois que son regard se posa sur lui, elle ne put s’empêcher de rougir un peu, sa beauté était éclatante. Presque de peur d’être éblouie, elle détourna du regard. Il respirait la pureté et la douceur : était-il rééel ? La perfection de ses traits et la blancheur de sa peau, mêlés à la pureté de l’aura qu’il dégageait semaient le doute dans l’esprit d’Aoi Fuyu. Etait-elle en présence d’un être surnaturel, de ceux qui font naitre la fortune à ceux qui les rencontre ?

Alors qu’il se tenait près d’elle, elle ne put s’empêcher -alors que son esprit était encore à moitié dans les songes- de porter sa main, une fois sortie des somptueuses étoffes qui avaient été posées sur elle, vers son hôte. Ainsi, du bout des doigts, elle toucha la peau de celui qui était assis-là. Et à ce toucher, elle fit un sursaut. Elle qui s’attendait à voir cet être presque mystique s’effacer au moment du fameux contact, était resté là, immuable. Il était alors bien réel ! Fait de chair et d’os, comme elle ! Il devait alors avoir été béni par les dieux tant il dégageait de splendeur et d’éclat. Ainsi, se rendant compte de sa faute, la jeune fille rangea vite l’arme du crime, mortifiée face à sa propre impolitesse. Devenue plus blanche qu’elle ne l’était jusqu’à présent, elle s’inclina.


« Toutes mes excuses ! Je ne vous croyais pas réel ! Vous me sembliez si… »

Elle s’interrompit, pour reprendre aussitôt :

« J’étais encore dans ces mondes oniriques qui vous gardent un peu au réveil…  Je me nomme Aoi Fuyu, certainement la samurai la plus impolie de tout Yokuni-- ! Je… Je… suis un peu perdue. Que fais-je donc ici ? Que s’est-il passé ? Je ne me souviens de rien… Ah, ma tête... »

Finissant ses mots par un soupir, elle ponctua sa complainte par un geste de son autre main, collant la paume de cette dernière sur son front, cherchant une raison à ce mal de crane terrible et à ses légers vertiges qu’elle ressentait.
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MessageSujet: Re: Plus la chute est rude, plus la joie qui s'en suit est grande

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