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 Tenace méfiance

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Abe no Chikanori

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Onmyôji

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MessageSujet: Tenace méfiance Ven 9 Juin - 18:44

Sur la route de Miyuki vers Moe, Fukyuu
Jour 16, Lune du Dragon, An 36

Assise à l’arrière d’une charrette du convoi d’historiens, une fine silhouette emmitouflée dans son haori profitait d’un peu de répit. Appuyé sur le côté, la figure enfouie dans les étoffes et cachée par ses cheveux semblait somnoler, endormie dans le froid. Jamais un été ne lui avait paru aussi frisquet ; les montagnes de Fukyuu restaient un mystère saisonnier de ce côté là. Sous les tissus, une tête reptilienne se dégagea du col du kimono pour humer l’air frais. Alors sortant de sa torpeur, l’Abe no entrouvrit les yeux et l’observa sans rien dire.

_ Es-tu content de quitter ces montagnes, petit humain ?
_ ... un peu. » répondit-il frissonnant. Alors il se redressa pour remettre correctement les vêtements qui s’étaient froissés.  « C’est étonnant que tu te sois mieux adapté que moi au climat.
_ Je ne suis pas une feuille fragile.

Un léger silence s’installa avant que l’humain ne réponde.

_ Sans moi tu serais frigorifié.
_ Il faut bien que tu serves à quelque chose.

L’Onmyôji soupira en roulant des yeux. Les historiens du convoi s’étonnaient de voir le jeune homme aussi faiblard et peu endurant, mais c’était aussi à cause de son gardien lové contre son corps qui représentait  un poids non négligeable à lui tout seul. Le serpent était flemmard, flotter invisible des humains à ses côtés ne l’amusait pas mais être son boulet et révéler sa présence à qui ne s’y attendait pas comblaient sa journée.
L’un des historiens, en pleine démonstration, lui demanda de récupérer un parchemin pour illustrer ses propos. Puisqu’il était assez svelte pour se glisser entre les deux étagères qui composaient l’intérieur du bâtiment ambulant, le jeune homme se leva pour le lui rapporter. Les rouleaux, soigneusement enfermés et fixés dans leurs boîtes, contenaient des fragments de l’histoire incroyable de la fabuleuse Yokuni. Chikanori reconnut celui qu’on lui demandait que grâce aux inscriptions en relief sur lequel il passait les doigts et une fois le précieux document en main, s’accrocha au bord du chariot pour le tendre à celui qui en avait eu besoin. La queue du serpent pendait dans son dos et lui permettait de garder un certain équilibre malgré le chahut du véhicule … jusqu’au moment où, malicieux, ce dernier donna un coup vers l’avant. Déséquilibré, l’aîné des enfants Abe no chuta et se vautra dans la neige après un vain effort de se rattraper. Tous les voyageurs s’arrêtèrent et beaucoup rirent de cette situation comique alors qu’on venait gentiment le relever. On lui posa des questions qu’il ne sembla pas entendre.

_ Et bien alors, on a glissé, feuille morte ? » Susurra à son oreille le serpent amusé, toujours camouflé.
_ Vous n’avez pas beaucoup de sens de l’équilibre, jeune homme ! Vous n’auriez pas pu être celui qui s’est infiltré dans la bibliothèque de Fuyu, maladroit que vous êtes ! Encore heureux que j’ai pu récupérer les précieux écrits de mon collègue … allons bon, donc comme je vous le disais … » L’historien était reparti dans son explication enflammée.

Agacé, contrarié, le corps douloureux et les mains éraflées, le religieux de Kenshu avait laissé tomber l’idée de répondre pour sauvegarder son honneur et était plus occupé à secouer ses vêtements enduits de neige, non sans avoir tenté d’en mettre sur le museau de sa bestiole.
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Fukyuu Hankyou

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Daimyo

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Sam 10 Juin - 12:36

Quelle piètre saison que cet été pour toi !
Guerrier des montagnes, jeune élève endeuillé,
Où te mène ta nouvelle destinée bafouée
Sur ces routes blanches desquelles tu n’es pas roi ?

Qu’il va bien tranquille, ton cheval aux crins bois,
Pas lestes et agiles, sur le sentier des noix,
Reniflant les odeurs, murmures écoutant,
À quoi tu penses là, toi qui toujours attends ?

Le bâtiment remue, plein à craquer de tout.
Ils ne se taisent pas ; les grands érudits narrent,
S’agitent, racontent ses remous à l’histoire.
Écoute-les, ces hommes, fiers de dire :  “je sais tout”.

Tanba, tu n’aimes rien, que la paix des voyages,
Les horizons lointains, puis les grands paysages,
Tes yeux pour seules armes, tes mains rudes pour tout biens.
Cette ennuyeuse vie pourtant t’appartient.

Remercie bien le Ciel, toi qui le contemples.
En cet instant calme, douceur estivale,
Tu ne crains rien que toi, et ton canasson blanc,
Qui fait soudain l’écart, surprit par le boucan.

Derrière vous ce gars, muet et inconnu,
Qui donne à ce convoi son aspect incongru.
Tire-donc sur tes rênes ! Inquiète-toi, vois-le :
Frigorifié, moqué, il n’est pourtant pas diable.

A sa hauteur ton bras, main tendue et gentil,
Parle enfin, maintenant, sans le dévisager,
« Peut-être aimerez-vous monter à mes côtés ? »
De ta voix monotone, c’est tout ce que tu dis.

Spoiler:
 


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Abe no Chikanori

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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Sam 10 Juin - 22:58

Interpelé, je levais alors le regard pour tenter de voir la figure de celui qui me présentait sa paume ouverte ; en vain car le soleil réverbéré sur la neige m’éblouissait. Kon soigneusement lové dans mes vêtements et hors de portée de quelconques représailles me narguait, et je me voyais obligé de refuser la proposition de doute que la monture ne devienne nerveuse à mon approche.

_ Je … j’apprécie votre offre, mais je crains que les chevaux n’apprécient pas beaucoup les serpents. » Me souvenant de la fierté particulièrement pointilleuse des habitants de Fukyuu, la remarque risquait de mettre en doute les capacités du cavalier, alors je rajoutais immédiatement « Je ne voudrais pas l’effrayer. Cela se passe généralement mal lorsque je chevauche, pour le peu de fois où j’ai pu monter.

J’imaginais difficilement faire plus sans en faire trop, je m’inclinais pour marquer une considération pour le geste.
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Fukyuu Hankyou

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Daimyo

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Jeu 22 Juin - 15:45

La main met du temps à se rétracter. Tu regardes ce serpent, lové qu’il est, et son propriétaire, l’air plus suspicieux que ce que tu voudrais. Tu ne sais rien ni de l’homme ni de ses intérêts dans ce voyage, ce qui a le don d’animer ta curiosité. Elle est simple et pour l’instant innoffensive, bien qu’elle fasse tiquer tes nerfs. Tu restes dans ton rôle de vigie, c’est la seule chose que tu sais encore faire, et reposes ta main sur ta cuisse. Tu crois qu’il refuse par politesse, d’abord, mais plus tu le regardes, plus tu doutes.

Ton cheval balance, d’une patte et de l’autre, pressé de se remettre en marche, mais tu le tiens. D’un demi-sourire, entre timidité et courtoisie, tu montres aussi que tu te tiens toi-même et réponds poliment.

« … Les serpents ne sont pas ce qu’il y a de plus effrayant, contrairement aux mauvais esprits… »
Tu flattes l’encolure blanche, l’oeil insistant sur les écailles.

« Il se dit qu’un bon roussin finit par avoir le coeur attaché à l’esprit de son cavalier. Le mien sait déjà lorsque je m’énerve…  n’est-ce pas impressionnant… ? »

Cette fois-ci c’est l’étranger que tu soutiens du regard. Qu’est-ce que tu cherches à provoquer, Ōtani Tanba, en parlant de la sorte… ?

« Remontez donc, cher… ? … Je n’ai pas souvenir d’avoir entendu votre nom. Excusez-moi. »

Tu inclines la tête, attendant une réponse, pour laquelle tu comptes le remercier, ainsi que tu attends qu’il ne remonte dans le bâtiment mobile pour faire signe au conducteur de reprendre. Tu vas positionner ton cheval plus à l’arrière, sitôt la marche lancée, ton air d’oiseau de chasse braqué sur cet étrange étranger.


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Dernière édition par Fukyuu Hankyou le Jeu 29 Juin - 14:58, édité 1 fois
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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Ven 23 Juin - 4:52

Le jeune homme jusqu’ici plutôt assuré pensant qu’il n’avait pas commis d’impair, tomba des nues face à la déclaration sans détour de son interlocuteur. Dans son cou, le serpent marmonna d’un air perspicace :

_ En faire trop ne t’as jamais sied.

Chikanori clignait des yeux, mais les propos n’étaient pas à interpréter autrement que de la façon dont il les avait entendus. Deux choses le laissaient ébahi : tout d’abord, il ne s’était pas attendu à agacer le cavalier. Et ensuite … c’était bien la première fois qu’on lui signifiait d’une manière aussi directe et subtile en même temps un énervement, tout en gardant un calme absolu. Cette façon de tourner ses phrases de façon anodine pour signifier son mécontentement relevait d’une poésie certaine d’un langage pensé et soupesé. L’homme n’avait pas attendu d’avancer plus loin dans la conversation pour lui signifier son ressenti : cela avait été instantané. Tout ça était bien loin des affrontements qu’il connaissait … en rien il ne douta de la véracité des propos que l’habitant de Fukyuu lui tenait. S’il avait pris la peine de lui communiquer, c’est que c’était le cas.
Ce maintien très contrôlé de lui-même eut pour effet d’engendrer un respect immédiat pour le samouraï ainsi que de faire tomber d’un seul coup la retenue qu’il s’était imposée dans une piètre tentative de ne pas froisser. Le jeune Onmyôji sortant enfin du silence répondit d’un ton clair et franc à cet ainé qu’il considérait dès à présent.

_ ... vous avez raison. » Pour ne pas retarder plus longtemps le conducteur et le convoi, il reprit place à l’arrière de la charrette, s’excusant d’un signe de tête quelques autres voyageurs au passage. « Je suis celui qui devrait s’excuser. Je m’appelle Abe no Chikanori, un onmyôji de Kenshu en pèlerinage et j’accompagne ces historiens dans leur visite des grandes bibliothèques de Yokuni. Je suis enchanté de vous rencontrer, et veuillez m’excuser pour mon manque criant de politesse.

Les mains sur son giron, il s’était incliné en avant de le dévisager. Ce garde qui en peu de mots lui a remis les idées en place avait alors conquis tout son intérêt.
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Fukyuu Hankyou

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Daimyo

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Jeu 29 Juin - 14:56

Tu hoches la tête, signe que tu acceptes ses excuses, avant de répondre, élevant la voix en considération de la distance qui vous sépare et articulant précisément, ce qui n’est pas sans accentuer la sévérité qu’on peut déjà te reconnaître.

« Enchanté de même, Abe no Chikanori, onmyôji en pèlerinage. »

Tu redresses le menton et rectifies ta position sur ta selle, soudain gêné par sa marque de respect. Tu ne te donnes pas la peine de te présenter, compte tenu du fait que tu n’es qu’un samouraï anonyme et de surcroît une escorte des plus anodines qui soit. Ton visage se crispe cependant, exprimant une interrogation ou un soucis que tu sembles chercher à définir ou à dissimuler. Embarrassé, tu l’es à présent et cela se remarque facilement.

C’est le nom du clan du Tigre qui te provoque cette hésitation vis à vis de ton interlocuteur, laquelle tu n’arrives pas à chasser même en évitant de tes yeux ceux du représentant Kenshu. Si tu parviens à les perdre l’espace d’une minute sur le paysage qui vous entoure, ils reviennent vite s'alourdir sur l’onmyôji, profonds et scrutateurs à la fois.

L’on peut alors te deviner face à un gros dilemme interne, dont la nature reste apparemment à déterminer. Cela paraît tantôt être de la curiosité, comme tu expertises les accoutrements de l’étranger et sembles chercher comment poursuivre la conversation ; tantôt une lutte contre toi-même, comme tu as immédiatement changé d’attitude à peine le nom prononcé, chose que tu essaies de cacher comme l’entend la bienséance.

Toi qui te veux toujours rester poli, en plus de garder cette neutralité bienveillante propre aux bushi, tu réalises cet effort-là pourtant éprouvant pour ton âme. Tu te sais capable de déborder vite et, même si tu as fini d’apprendre à contrôler tes plus grands élans, tu restes attentif à la température de tes veines et te ménages obligeamment.

L’envie de parler de Kenshu te brûle néanmoins d’une indécente manière. Bientôt, elle l’emporte sur tout le reste.

« … Cela me semble faire un long voyage pour des visites de bibliothèque. Les vôtres auraient-elles fini de vous révéler tous leurs secrets… ? »

Tu essaies de demander innocemment mais si tes mots sont habiles tes yeux, eux, trahissent tout de ton intérêt et de ta réserve.


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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Lun 3 Juil - 13:03

La figure douce de ce jeune homme scrute le samouraï en décortiquant ses attitudes, car si cela ne fait pas longtemps qu’il se confronte au monde réel, son esprit s’aiguise vite. La réserve du Bushi, quoique l’honnêteté et l’embarras qui émane de sa personne attire une espèce de sympathie à présent, bien que de l’autre côté du miroir, l’Onmyôji soit plutôt à dissimuler les moindres parcelles de son âme. L’hésitation face aux Kenshu ne lui est pas étrangère, mais il n’avait pas à se cacher d’en être un face à ce peuple respectueux qui tenait le mensonge en horreur. En réponse aux troubles intérieurs du garde, Chikanori restait simple, constant, ne changeait pas d’attitude, laissant plutôt le Fukyuu s’adapter à cette idée pour, peut être, l’oublier. Il semblait imperméable à la sévérité, du moins celle qui n’était pas accompagnée d’irritation ou de colère, la seconde étant sujet au rejet pur et simple.
A la question délicate du cavalier, le jeune homme au serpent voit son sourire gagner un peu d’assurance, car il songe qu’au moins, la conversation ne s’arrête pas au préjugé.

_ J’ai pour objectif de visiter les temples majeurs de Yokuni, en vérité. Après m’être recueilli en Gakushiki, c’est le sanctuaire de savoir de Fuyu qui a attiré tout mon intérêt ... les connaissances qui s’y trouvaient étaient exceptionnelles, et je suis attristé de devoir partir, mais l’opportunité de voyager jusqu’à Birei ne se présente pas deux fois. Je suis déjà resté bien plus longtemps que prévu, ma cousine, avec lequel je partageais le périple, est partie plusieurs mois de cela.

Déjà, se disait-il. Il s’était retrouvé seul, sans enfin plus aucun témoin de son don défaillant qui ne lui assurait de pouvoir repousser les Yokaï ou accomplir les offices tels qu’il lui devrait être normalement la tâche. Il avait eu l’impression que se séparer avait été plus difficile pour sa cousine que pour lui ; sûrement car il était plus âgé, à moins qu’il ne se voile la face. Qu’importait. A présent elle était quelque part, il ne savait où, et lui avait sa feuille de route toute tracée, qui prenait les grands axes plutôt que les petits afin de fuir les esprits pouvant lui vouloir un mal quelconque.
A cause d’un courant d’air, le voyageur frisonne un peu avant de demander :

_ Permettez-moi … Comment puis-je vous appeler ?
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Fukyuu Hankyou

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Daimyo

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Lun 17 Juil - 14:06

Tu apprécies ce qu’il te renvoie. Cette espèce de calme et de placidité devant ton hésitation et tes doutes te redonnent de l’assurance. Tu ne fais pas mal, tu ne te trompes pas en choisissant tes mots et lui non plus. Tu t’adoucies. Tu oses davantage.

Comment doit-il t’appeler, alors… ? Tu sembles chercher la réponse au milieu des questions que la sienne fait naître. Finalement, tu lâches ton nom comme on lâche un poids lesté dans l’eau, comme s’il n’avait pas la moindre importance ni le moindre sens. Comme s’il ne désignait rien, personne. Alors tu le dis un peu moins fort :  

« Ōtani Tanba. »

D’ordinaire, tu présentes ton père. D’ordinaire, tu es fier de dire de qui tu es le fils et quel autre nom on t’a donné.
Mais aujourd’hui tu as honte d'être ce fils et de porter ce nom dont l’histoire s’est terminée à Kenshu. Tu n’en diras pas plus sur toi.

« Combien de temps avez-vous fait halte à Fuyu avant d’avoir cette opportunité ? »

Tu lui demandes, plus fort, comme pour attirer également les réponses de ses camarades. Tes yeux ont glissé sur eux, d’ailleurs, pris qu’ils sont dans leur propre conversation. A leurs côtés, Abe no Chikanori te semble trancher dans le tableau.

« Vous n’avez pas visité les autres clans ? … Quels vestiges contient vos mémoires, à vous ? »


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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Mer 19 Juil - 14:20

Un hochement de tête accueille le nom que le samouraï lui donne, complètement dénué de titres ou autres fioritures. Qu’importe les raisons, cela l’étonne, le peuple Fukyuu étant plutôt connu pour être fier et très porté sur le respect des rangs et des traditions. Le léger sourire de l’étranger ne pâlit pas pour autant, préférant se satisfaire de cette identité qu’on a bien voulu lui donner.

_ Fukyuu était la terre que je souhaitais découvrir le plus rapidement possible. J’aurais pu passer par la cité et le temple de Raimei d’abord … mais je désirais connaître un hiver de vos contrées. Ce sont les neiges qui m’auront aperçu en tout premier, elles emporteront avec elles le souvenir de mon passage.

Comparé à Geki, ses foudres régulières et son climat alourdi, les terres gelées n’avaient rien à voir. Le jeune Abe no avait appris à ses dépends la nécessité de se couvrir en portant nombre de couches, autant pour lui que pour le serpent qui, certes être spirituel qui n’était pas aussi fragile que ses congénères animaux, allait sûrement plus apprécier les terres Setsu. Ses premiers jours sur les terres du Bœuf avaient été au moins marqués par l’émerveillement de voir les délicats flocons tomber du ciel … il n’avait pas été suffisamment boudeur pour le cacher à sa cousine qui les avait contemplés en même temps que lui. C’était déjà avec nostalgie qu’il se voyait partir, car il doutait que les terres volcaniques lui provoquent pareille impression.

_ Je suis resté un peu plus de quatre mois à Fuyu, en logeant dans le temple Gakushiki. C’était la première fois que je participais à la vie et aux activités d’un office religieux, et je suis heureux d’avoir pu m’ouvrir aux disciples du Bœuf et rester en leur compagnie ces quelques temps …

En ça, l’Abe no avait profité qu’il ne pouvait pas courir après les Yokaï et autres esprits pour se rapprocher des hommes. Que les mœurs, le parler, les traditions, les rituels … étaient différents de la simplicité de Kenshu ! Pas que son clan était dénué de raffinement, mais il fallait dire que les habitants de neiges revêtaient un tout autre niveau de complexité, qui était d’ailleurs parfois … assez compliqué à gérer, et surtout à apprendre. Jeune graine qui avait encore tout à apprendre, il s’était plié aux conseils et aux lectures qu’on avait pu lui recommander afin d’éviter de faire trop d’écarts, et avait fini par se familiariser. La spontanéité Kenshu avait fini par lui manquer un peu, mais l’extrême finesse Fukyuu avait fini par le séduire à quelque part. C’était d’ailleurs à ce sujet que lui revenait la journée de la Foire aux parchemins, qui avait fini de le convaincre de son amour naissant pour ce pays.

_ Mes consultations à la bibliothèque et les offices au temple ont comblés mes journées …et il m’a été fait la faveur de pouvoir aider à la préparation de la Foire aux parchemins … ma connaissances des écrits est encore assez modeste, mais certaines productions qu’il m’a été accordé de lire étaient … époustouflantes. » S’osa-t-il à dire car le souvenir qu’il en avait était particulièrement vivace. « … c’est d’ailleurs pour cette occasion que ces historiens sont venus et que j’ai pu faire leur connaissance ... » Conclut-il finalement après un léger silence, à la place des autres messieurs trop occupés à débattre.


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Fukyuu Hankyou

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Daimyo

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Mer 23 Aoû - 14:29

Il t’étonne. Son engouement pour ta terre et son empressement à la découvrir sont des choses pour toi inhabituelles. Tu ne connais pas beaucoup d’étranger, en même temps, et de savoir que de l’autre côté des frontières on peut se passionner pour ta patrie te rend à la fois fier et sceptique. L’hiver, comme il t’en parle, surtout, te prête un sourire qui ne sait pas encore de quoi s’amuser.

L’hiver, cet hiver qui emporte avec lui toute trace et tout souvenir, tu sais combien il n’est pas bon et combien, à la fois, il vous aime, vous. Avec l’âge et l’expérience, tu as appris à ne plus le sentir. Le froid t’embrasse plus qu’il ne te mord comme d’alors. Il n’est plus sur ta peau, comme tu as passé et passes chaque hiver les épreuves d’ascension vers les cimes pour prouver ta fidélité et ton abnégation, il est sous elle, en toi, et dans ce creux, il s’éternise. Tu te demandes ce qu’Abe no Chikanori a bien pu en voir ou en sentir, depuis le temple, pendant quatre mois.

Il te donne envie de réagir, lorsqu’il parle de la manière dont il a aidé à la vie sur place, mais tu ne sais pas bien comment. Tu écoutes. C’est encore ce que tu sais faire de mieux.

« Je suis heureux d’avoir pu m’ouvrir aux disciples du Boeuf… »

Tu te demandes si l’inverse a été aussi fructueux et ce qu’il en aurait été de sa rencontre avec la Discipline du Boeuf. Tu as de vieux souvenirs de Kenshu, au lendemain de sa terrible mise au monde, des souvenirs d’enfant face aux horreurs de la guerre qui font dissonance avec ce que tu entends. Mais tu sais, aussi, que le monde change très vite, tout comme le Destin d’avis lorsqu’il choisit de s’attacher à une vie. Tu regardes les historiens et ta perplexité ne fait que grandir. Te prend l’envie de lui demander son âge et sa condition - mais tu comprends vite qu’Abe no Chikanori est un être de culture, de lettre et d’étude, tout ce que tu n’es pas.

« Qu’est-ce que vous avez lu ? »

Tu demandes, alors, pensant le sujet plus pertinent que les autres. Tu te dis certainement qu’il y a des choses à apprendre de ses lectures et de ses choix pour celles-ci, comme il est de nombreux secrets et une diversité d’Acte dans les bibliothèques millénaires de Fuyu.

« Je m’engage à vous faire le repas s’il s’avère que vous m’en apprenez plus que je n’en sais sur ma terre, chose relativement simple, comme il me semble parfois mieux connaître les montagnes que celui qui les a dessiné… »

… ce qui n’est pas très digne d’un bon serviteur, n’ajoutes-tu pas, jetant cette réflexion dans l’ailleurs où se portent une fois de plus tes yeux un peu tristes. Il est vrai que tu ne te sens pas digne devant les représentations passionnées que vient de te conter le pèlerin. Facilement, tu le penses s’être fait de riches images des tiens auxquels tu n’appartiens pas, comme il y a partout une part romancée dans l’oeuvre humaine qui ne se reflète pas en réalité.

« Avez-vous visité les domaines des hauteurs ? » demandes-tu, un peu plus tard. « Les pics, les roches, les lacs gelés et les pièges sous cette neige que vous m’avez décrite ? Je ne suis pas sûr que l’on puisse réellement connaître l’hiver sans le vivre, voyez-vous. De la même manière qu’il ne doit pas être possible de comprendre Kenshu sans y… je ne connais pas vos traditions ni le caractère de vos contrées. Là-bas, je n’y ai vu que de la boue et la fracture des plaines. C’était il y a longtemps. »


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Souteigai

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Mer 30 Aoû - 19:59


Abe no Chikanori.

Tu vois les pics, les roches et les lacs gelés dicté par ton interlocuteur. Tu images les dangers qui se cachent sous la neige, oui. Et tout à coup, tu es pris de vertige, comme si ton inconscient te guidait à toute vitesse vers le haut d'une montagne. Là, tu vois Ōtani Tanba, quelques doigts en moins, quelques années en plus. Il est rayonnant de majesté, claironnes à chacun de ses mots bien que cela soient trop étouffés pour que tu les comprennes, et à chaque pas. Tu découvres soudainement dans ses yeux la haine qu'il semble te porter alors qu'il est bien au chaud dans une vaste pièce.

Et puis, tu sembles revenir à la réalité. Pourtant, Ōtani Tanba est plus grand, plus fort, mais surtout, il parait comme un mort-vivant. Tu vois sa gorge déchirée, écartelées même et sanguinolente, tu te demandes comment il peut vivre encore. Non, il ne vit plus, il tient seulement debout devant toi...

Finalement, tu reviens tout à fait au jour 16 de la Lune du Dragon dans l'année 36 et lui te considère avec étonnement. Sain et sauf. On te dit piètre onmyoji, pourtant au plus proche des destins, tu viens d'être touché par la providence ou par un démon désireux de se moquer de toi.
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Abe no Chikanori

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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Tenace méfiance Sam 2 Sep - 2:58

C’est avec le soupir d’un cœur trop épris d’écriture qu’il se met à mijoter une réponse se désirant précise, ne sachant véritablement par où commencer. Trop de dissensions entre ce qu’il souhaiterait parler, ce qui le passionne et ce qui pourrait attiser celle de son prochain, sans doute. Le jeune homme avait tant fait de bêtises à son insu en abordant ce genre de sujets en parlant trop librement et sans retenue, sans se douter une seule seconde que les ronces seraient au rendez-vous. Les habitants de Fukyuu, des gens délicats, susceptibles mêmes pour certains lorsqu’il s’agissait d’aborder leurs traditions d’un quelconque de vue … tant et si bien que même d’apparence badin, le sujet de conversation qui se précisait inquiétait un peu l’étranger.
A cause de la barrière de ses origines qui avaient fini par mettre un point d’arrêt sur ses ambitions à la bibliothèque, ses recherches avaient été amenées à se diversifier. Par dépit d’abord, d’un intérêt grandissant par la suite, il avait gratté par-ci par-là des sujets pour attiser sa curiosité, découvrant aussi dans les mœurs le pourquoi de ses erreurs et de ses indélicatesses. Après le départ de Miwako, enfin sans plus aucun regard familial pour observer ses faits, il s’était ouvert à d’autres choses que les techniques de Sutras et de Mantras. C’était ce qui avait fini par attirer une timide sympathie de la part de ceux à qui son avidité d’apprendre avait paru au premier abord discutable.
La personne devant lui était toute différente de celles qu’il avait pu croiser, à proposer une discussion du genre ludique. Chikanori ne pensait pas tomber dans un piège en considérant qu’il s’agissait là de modestie et non de mesquinerie visant à l’amener à des sous-entendus pour justifier une quelconque méprise. En cette nouvelle connaissance il avait confiance, alors il baissa un peu la tête dans un léger rire, comme laissant apparaître un embarras qu’une détente laissait filer.

_ Vraiment ? J’ignore si je pourrais réellement vous apprendre quelque chose sur vos terres comme vous le dites … » Il resta quelques instants de plus à réfléchir avant de se lancer. « Si l’on parle des montagnes, je me souviens, parmi les recherches concernant l’Onmyôdo, avoir feuilleté un écrit parlant de l’ère des Cendres. Peu après la fin de la domination Yokaï, de nombreuses prières ont été composées pour demander la gratitude des kamis mineurs, et entre autres, ceux des vents. En vérité, il y a toujours des noms donnés aux vents, en fonction de leur force, de leur comportement ainsi que leurs origines, pour le peu que ces derniers soient récurrents dans une direction bien particulière. Celui perdu en montagne sachant correctement les nommer pour les implorer aurait alors de bien meilleures chances de survie. C’est un art assez complexe puisque les flux aériens sont capricieux, et avec l’apparition des pouvoirs, il est plus rentable pour ceux qui ont bénéficié de cet honneur de les travailler plutôt que de se pencher sur de telles techniques … » L’Abe no avait lui-même préféré se concentrer sur d’autres aspects, quand bien même la découverte lui avait donné l’envie de s’y pencher de nouveau lorsqu’il aurait le temps de s’y consacrer.

Le convoi suivait alors une route proche de parois rocheuses vertigineuses lorsque le samouraï aborda les montagnes dans leur beauté sauvage parfois dangereuse, à l’écho de la façon dont lui-même aurait pu le faire pour des plaines zébrées d’éclairs. De Gakushiki et de la bibliothèque qu’il n’avait que peu quittés, ses regards s’étaient souvent tournés vers ces géants et à leurs secrets refusés aux vallées et cols moins froids dans lequel se logeaient les hommes. Celui qu’il était s’avérait que bien peu habitué à de telles températures, tranchant avec la lourdeur humide habituelle des paysages de l’ouest, et depuis son arrivée, il avait frôlé à plusieurs reprises de tomber malade … en ceci, il était un peu coupable. Il ne connaissait rien de mieux que la méditation en plein air, alors il s’était entêté à  explorer là où la solitude régnait, habillé aussi chaudement qu’il l’avait pu.
D’abord, la joie l’avait étreint. La beauté, la majesté de ces paysages, les monts avaient quelque chose d’absorbant, une présence sans nom ; peut être dûe à Itegami. Alors totalement esseulé car Kon n’avait voulu l’accompagner, constatant nulle âme qui vive, il s’était senti empli d’assurance, rassuré même. Qu’importaient alors les dangers dont on lui avait conseillé de se méfier, il avait commencé à ignorer les frissons puis le froid, avant de se rendre compte que ses pas l’avaient mené trop loin pour qu’il ne puisse revenir à son aise. Petits mordillements frais devinrent morsures glacées, le soleil s’était couché bien vite, les températures avaient chuté sans qu’il ne puisse le comprendre, la nuit avait heureusement été une pleine lune, comme pareille à celle qui l’avait vu naître, mystique et incomprise ; il était rentré à temps.
L’imprudent s’était vu rouspéter par les Mikos du temple, grondant celui qui ignorait tout des gelures et engelures jusqu’ici inconnues de son vocabulaire. Alors après sermons, les contes et dires avaient fini de façonner l’image qu’il avait des hauteurs, de ces endroits que personne ne foulait. Fussent dessinés des aigles tournoyant dans les cieux, des rochers escarpés à flanc de falaise, mortels sous leur duvet de neige, les lacs qui, recouverts de cette même immaculée pellicule, se terraient pour engloutir les ignorants dans leurs eaux glacées. Oui, les dangers lui furent dépeints là, partout, cachés sous cet aveuglant éclat, et lui avait eu la chance impossible d’y réchapper. Parfois encore, sa curiosité et son téméraire tempérament se tournaient aux contrées sauvages et il songeait, comme à l’instant, à ce qu’on lui avait relaté qu’il souhaiterait un jour découvrir de ses propres yeux.

Là il vacilla en avant, se rattrapant de justesse au bord de la charrette, du-moins, crût-il le faire car sa vue lui fut dérobée. Loin de la sensation de tomber, au contraire il se sentit happé vers les hauteurs par quelque être céleste, là où l’air vient à manquer, Chikanori perdit une respiration.
Etait-ce réellement le même homme ; était-ce seulement un homme ? Pour la première fois, le tempétueux Abe no à qui ne connaissait que l’honneur de sa famille et ne ployait de respect que devant les siens qu’il admirait, sentit que la majesté devant lui l’incitait à s’incliner, lui, le petit être simple qu’il était. Cet aîné qu’il reconnut cette fois correctement était plus vieux, avoisinait les trente ans, et son expérience, sa sagesse, son parler, lui firent relever le visage pour lui être plus à l’écoute, plus entier ; tout cela pour constater alors les deux pupilles glacées qui, face à une admiration et une presque dévotion naissante, brisèrent alors tous ses espoirs, rejetèrent violemment l’étranger, le dédaignèrent. Le froid dévora son cœur, si tranchant avec le confort de la pièce où cet autre ce trouvait et où il n’était pas. Le jeune Onmyôji, touché au plus profond de ses sentiments, s’accrocha alors à sa colère qui l’animait depuis toujours, “Pourquoi ?!” ne franchit hélas pas ses lèvres, pourtant il avait l’impression de le crier pour retenir la vision de l’homme qui semblait tant lui en vouloir. La volonté de comprendre le rongeait voracement, il se battit contre lui-même pour rester, mais que pouvait-il contre ce qui jouait avec lui ? Ōtani Tanba s’apparut alors monstrueux, atroce, au beau milieu d’une vision d’horreur sur lequel sa sensibilité de religieux s’écorcha, lui qui n’a jamais vu le sang, et encore moins de carcasse de gorge écartelée dans lequel son regard se plongea avec terreur. La chose ni vivante ni morte ne bougeait pas, ne faisait que le fixer, profondément, intensément. Cette fois l’Onmyôji souhait s’extraire, mais il ne le put pas. Les instants passèrent et une culpabilité poisseuse le prit, comme s’il en était le responsable, comme s’il avait arraché ce cou de ses propres mains.

Tel un pantin déserté par la volonté le dépassant, le religieux lâcha tout à coup sa prise, et chuta en avant. Si son regard se réanimait de la flamme de la vie, la fatigue lui avait soufflé toute l’énergie et la passion qui l’habitaient pour n’en laisser qu’une coque sur le moment épuisée, tant et si bien que ses oreilles sifflaient. Il sentit le serpent contre lui, rare de constater que ce dernier était inquiet à son sujet. Il l’appelait par les fragiles liens qui les unissaient. Ses membres étaient trop engourdis pour le relever alors qu’il essayait de le faire, peut être quelqu’un le faisait-il pour lui ? Il l’ignorait, les images devant ses yeux allaient trop rapidement, étaient confuses et floues. De l’agitation se faisait un peu autour de lui, il articulait avec peine qu’il allait bien, malgré les tremblements qui le saisissaient. Pour le moment, il laissait les choses se faire car il ne sentait pas de danger, et si peu intimidant paraissait-il, il savait que le serpent ne laisserait un quelconque malveillant s’approcher de lui. Rassemblant les fragments de lui-même, Chikanori se concentrait pour ne rien oublier, graver ces instants dans sa mémoire quoiqu’il ne savait encore pas quoi en faire, et malgré les sensations qui le hantaient, ce dernier ressentait une excitation innommée car il ignorait encore ce qui l’avait frappé.
Jamais le destin ne lui avait octroyé pareille vision.


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MessageSujet: Re: Tenace méfiance

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Tenace méfiance

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