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 Et maintenant...

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Tsuruchi Shura

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Genin

Messages : 133
Date d'inscription : 23/08/2015

Feuille personnage
Age: 16 ans
Titre: Petite guêpe
Liens:

MessageSujet: Et maintenant... Lun 26 Juin - 0:39

Lorsque ses yeux s'ouvrirent, elle se demanda un instant si tout cela n'avait pas été un rêve, un écho de ce qui l'avait brusquement sortie de son sommeil, mais en bien plus long, en bien plus merveilleux encore. Son regard n'eut pourtant pas beaucoup de chemin à faire pour rencontrer le sien, elle était restée blottie contre lui pendant tout ce temps, refusant inconsciemment de s'éloigner de son aimé ne serait-ce qu'un petit peu. Ce contact était devenu pour elle, pour eux, plus que nécessaire, il était essentiel à leurs existences. Doucement, elle vint poser sa main sur sa joue, légèrement perdue dans sa contemplation.

Comment pouvait-elle trouver les mots pour décrire son bonheur ? Il incarnait depuis longtemps un idéal auquel elle s'était accrochée de toutes ses forces pour avancer et depuis qu'il lui avait offert la chance incroyable de rester à ses côtés, ce sentiment n'avait jamais cessé de se renforcer. Avait-il en lui le plus petit défaut, la moindre faiblesse ? Pourtant, tout ça n'avait plus d'importance désormais. Elle s'était laissée happer par autre chose, quelque chose de plus grand, de plus profond, de plus intense qu'une banale admiration. Depuis qu'elle l'avait compris, tout était devenu plus clair ; depuis qu'elle le lui avait avoué, tout était devenu plus simple.
Dans leurs étreintes passionnées, toutes ses angoisses et ses peurs avaient disparu avec une facilité déconcertante. Elle avait compris que dans son regard, plus que du respect ou de la reconnaissance, elle désirait son attention, son amour. En cet instant, il était si lumineux qu'elle ne pouvait mettre en doute ce qu'elle voyait, ce qu'il lui avait dit, ce qu'il lui avait montré.

Ses lèvres vinrent chercher les siennes et elle lui offrit un baiser langoureux tandis qu'elle sortait doucement des brumes de son sommeil. Jamais un instant ne lui avait paru aussi doux. Si cela faisait un moment que sa vie n'était plus aussi solitaire, elle n'avait pas imaginé qu'elle puisse évoluer de cette manière et cette découverte lui paraissait terriblement merveilleuse. Sa main retrouva la sienne, vint s'emmêler dans ses doigts, alors que son regard se plongea à nouveau dans celui disparate de son aimé.
Elle était si bien ici, dans ses bras, à l'abri du monde extérieur et de toutes ces choses qui pouvaient les séparer qu'elle aurait bien voulu figer cet instant. Quand leurs lèvres se séparèrent, elle lui sourit enfin, avec douceur, son visage éclairé dévoilant tout du bonheur qui la traversait et qui emportait son cœur avec.

« Gomen nasai, je me suis assoupie. Je... je voulais tant profiter de ces moments avec vous, juste avec vous... je ne peux pas passer mon temps à dormir. » Expliqua-t-elle, un peu fâchée contre elle-même.

Presque naturellement, elle vint mettre sa tête contre son torse, laissant ses cheveux masquer son visage. Elle voulait lui cacher un peu de son embarras et puis, elle était si bien là, juste contre lui, à redécouvrir son corps encore une fois, à le parcourir du bout des doigts, un peu plus calme cette fois-ci. Doucement elle ferma les yeux, respira son odeur. La jeune femme en cet instant se sentait bien incapable de se détacher de lui, de se lever, de faire n'importe quoi d'autre qui ne consistait pas en de tendres caresses ou de légers baisers. Comment allaient-ils donc faire ? Ils ne pouvaient pas rester éternellement ici.
Non... Ce n'était pas leur problème pour le moment, la journée n'était pas encore terminée, ils s'occuperaient de tout ça demain, n'est-ce pas ? Il lui avait dit qu'ils avaient le temps, qu'ils devaient prendre ce temps et là, elle en avait encore besoin, elle n'était pas prête à reprendre le fil de leurs vies de shinobi. Après toutes ces années, après tant d'années, ils pouvaient bien penser un peu à eux, cela lui semblait mérité.

Elle bascula finalement sur le dos et l'entraîna avec lui, glissant ses mains sur sa peau pour l'étreindre encore, commençant à le caresser. Son sourire se fit plus radieux.

« Maintenant, nous sommes si bien, vous ne trouvez pas ? »

Son regard si doux, bien loin des pointes qu'elle avait d'ordinaire dans ses prunelles sombres était certainement plus loquace que ses propres mots, mais sans qu'elle ne sache trop pourquoi, elle éprouvait le besoin de lui parler, d'entendre sa voix dont elle connaissait les tons par cœur, mais qui manquaient toujours à ses oreilles lorsqu'ils ne sonnaient plus. Quitte à dire n'importe quoi, elle voulait bien parler juste pour ça et si l'amour c'était toutes ces choses merveilleuses, tous ces délicieux sentiments, alors elle ne voulait plus jamais perdre cela.



~
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Disponibilités RP sur le compte Maeda Ryohei
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Ryuuketsu Katame

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Jônin

Messages : 91
Date d'inscription : 15/10/2014

MessageSujet: Re: Et maintenant... Mar 11 Juil - 9:41

Ses paupières s'ouvrirent de concert aussi instantanément qu'elles ne l'auraient faite lors d'un battement, ses prunelles s'habituant rapidement à l'obscurité de la fin de la nuit pour tomber sur le petit être blottit contre lui et contre lequel il avait freiné de justesse une de ses mains de partir en quête d'une lame pour s'en prévenir. Ce qui s'était produit était une première et il ne comprenait pas pourquoi il ne ressentait pas la plus petite once de regret face à ce constat matinal.

Une de ses précieuses genin, celle qui était devenu la plus importante de toute, se trouvait là assoupie du sommeil des justes, les traits détendus dans une expression plus ravissante encore que les rires qui pouvaient parfois éclairer ce visage. Tout à ses réflexions, ses pensées, la pesée du pour et du contre que relevait cette situation, il ne put s'empêcher d'enrouler son bras libre autour des frêles épaules, mais non moins noueuses de la kunoichi.

Katame sentit immédiatement son cœur s'emballer, son visage n'attestant en rien de l'état dans lequel il se trouvait. Une chaleur absente depuis toujours s'était instillée en lui, quelque chose s'était comblé alors qu'il s'était livré avec elle à la fusion de leurs corps. En lieu et place de décréter méticuleusement et en détail ce qui adviendrait d'eux et ce qu'il imaginait pour la suite, il avait purement et simplement laissé libre cours à son désir, loin d'être rassasié des événements de la collines, alors qu'il avait surpris l'envie dans les iris de sa suivante qui lui avait barré le chemin de toute sortie possible de ces appartements depuis lesquels ils n'avaient plus bougés jusqu'à cet instant.

L'odeur qui émanait d'elle l’enivrait, si bien qu'il eut le puéril geste de respirer sa chevelure tandis qu'elle dormait toujours. Parallèlement à cela, il tâchait de rendre logique son acte, de comprendre pourquoi il avait ouvert les portes à ces aveux, à ces actes, après tout ce temps à avoir emmuré ses sentiments, gardés précieusement dans les archives de sa psyché organisée au cordeau. Elle avait été la cause de cela, elle qui ne lui avait jamais rien demandé pour cette fidélité, cette monstrueuse loyauté dont elle avait fait preuve depuis bien avant qu'il ne se réveille et la découvre depuis son séjour involontaire au Yomi.

Elle l'avait alors suivit, comme son rang le lui obligeait, si on le considérait de la sorte, partout, obéit en tout et été indispensable à la moindre de ses actions. Shura n'avait jamais faillit, ni trahit ses attentes toujours plus importantes, toujours plus immenses pour une si jeune fille, un si petit bout de femme. Et malgré tout cela, elle avait rit, uniquement pour lui, irradié ses traits d'une chaleur qu'elle lui réservait et ne semblait jamais avoir pris les épreuves qu'il avait mis sur sa route comme des contraintes ou des peines.

Le jonin se dit alors qu'il devait avoir souhaité la récompenser pour tout cela, d'une façon qu'elle seule avait pu lui demander sans le savoir… Mais il trouva l'idée bien stupide. Non, il avait répondu à sa courageuse déclaration uniquement parce qu'il le désirait plus que tout lui aussi. Le maître des secrets avait disparu alors, laissant place à un homme qui n'avait jamais connu pareil partage, ni constaté une telle affection à son égard.

Bien vite il avait compris qu'elle était un trésor sur lequel il devait veiller, mais il n'aurait jamais deviné qu'elle se trouverait là, au creux de ses bras, une paix affichée que l'on aurait jamais pu prétendre surprendre sur le masque d'un shinobi. Perdu. Il était merveilleusement perdu. Loin du mépris vers lequel ses échecs l'avaient conduit se trouvait son état de pensée lorsqu'elle ouvrit finalement les yeux, trouvant son regard pour toute réponse, puis ses lèvres dans une fusion renouvelée qu'il accueillit silencieusement, mais avec délice.

Si avait pu subsister du débat qui venait de brûler en son sein, il s'évanouit immédiatement alors qu'elle se recula de ce premier baiser matinal, la mine solaire. Il se demandait juste s'il avait le droit de cela, de prétendre à une telle splendeur et de ce feu doucereux qui l'animait actuellement et qu'il n'avait jamais ressenti avant la venue de la petite guêpe dans sa vie. Katame se surpris à sourire aux propos qu'elle eut, ne lui répondant qu'en la serrant d'avantage contre lui et loin de se douter de ce qui se tramait dans sa tête.

Après un doux moment, elle finit par s'étendre sur le dos et l'attirant à elle, le poussant à la recouvrir, ce qu'il fit sans se faire attendre et bien loin d'être à contrecœur. Il sentait toute sa beauté contre lui, la douceur de sa peau, le léger dénivelé de sa poitrine, la ferme délicatesse de son abdomen rompu à bien d'autre gymnastiques que celles dont ils s'étaient découverts les talents plus tôt pour la première et seconde fois de leur existence.

La question qu'elle lui posa tenait d'un magistral euphémisme au moins aussi cuisant que le dessein qu'elle faisait naturellement naître dans l'esprit du seigneur des ombres d'Eiichiro. Tout passant son bras droit sous le crane de celle qui n'était plus rien d'autre que son élue, le gauche sous ses hanches, l'étreignant comme s'il craignait qu'elle s'en aille, il décida de ne pas se laisser immédiatement aller à sa convoitise, cet instinct d'homme qui battait son plein en lui.

Le clan n'allait pas s'effondrer en un jour sans la vigilance de deux de ses shinobis, ni même en une semaine ou deux, plus encore même. Il lui avait promis le temps et ce n'était pas des paroles en l'air. Rien ne servait donc de hâter ce moment qu'il savait qu'il aurait lieu de toute manière, tant il sentait la chaleur de son ventre contre le sien et qu'il connaissait son propre désir. Alors lui sourit-il comme à personne d'autre avant elle, d'une expression qu'il ne connaissait pas lui-même et qu'il s'ignora avoir et entreprit-il de lui répondre, cette affection exclusive dans le ton d'une voix qu'il ne reconnu pas :

Oui… Mieux que jamais je dois dire. Si la chose m'avait été dite plus tôt de ce que je ressentirai actuellement, cela fais bien longtemps que nous en serions là, Shura-san… Et vous n'en seriez pas à vous en vouloir pour ce juste repos après… Après avoir tant donné de votre personne à mes côtés. De fait, il n'y a pas de quoi s'en prendre à vous. Je suis celui qui devrait vous présenter mes excuses, car alors, bien des étreintes se seraient produites et nous serions devenus chacun l'expert des plaisirs de l'autre. Nous aurions même pu donner un change plus éloquent encore lors de notre affaire en Kasami, où Kaishi et la mercenaire se sont rendu pour enquête sous les traits d'un mari et de sa femme.

Sa dernière remarque ne manqua pas de lui laisser s'échapper un léger rire avant de quérir de nouveau la saveur des lèvres de sa genin puis d'ajouter à son oreille, libérant son bras gauche doucement et débutant d'en caresser de la main la cuisse droite de celle qui devenait à n'en point douter son unique amante :

Le jonin nous fera bien quérir quand il le souhaitera. En attendant cela, un langage nouveau nous est donné à découvrir dont nous débutons tout juste de le balbutier. Mais vous et moi ne sommes pas de ceux qui apprécient les choses faites à moitié… Je ne dirais pas que nous sortirons experts de la chose avant de poursuivre nos missions, mais au moins, je requiers de votre part que nous devenions plus habile que nous le sommes à l'heure actuelle. Il n'y a rien de pressant à cela, Shura-san, nous emploierons le temps qu'il faudra, si vous le voulez bien…
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