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 [Concours] La belle et la bête

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Haiko Naraku

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Jônin

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Date d'inscription : 16/02/2016

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Titre: Jônin
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MessageSujet: [Concours] La belle et la bête Ven 30 Juin - 1:14

Le soleil rayonnait haut dans le ciel, les papillons multicolores volaient, les oiseaux chantaient, c'était le temps idéal pour poursuivre son voyage ! Du haut de son cheval, il fallait bien toute sa bonne humeur et la compagnie merveilleuse de son esprit gardien pour supporter le voyage. Rakuen adorait peut-être découvrir de nouvelles contrées, mais il fallait dire que la route n'avait rien pour la passionner. Comment pouvait-elle trouver une sérénité quelconque dans le défilé interminable des paysages ? Elle se laissait trop rapidement happer par ses pensées, vagabondait d'une émotion à une autre sans transition comme elle en avait toujours eu l'habitude. La patience n'était certainement pas à compter parmi ses qualités et lors d'un voyage en groupe, elle était bien la première à demander constamment s'ils étaient bientôt arrivés.
Pour cette fois, il n'y avait que Hiroo et elle et c'était presque trop peu. Ah ! Elle aurait dû emporter avec elle quelques-uns de ses subalternes, au moins pour amener un peu plus de bavardages avec elle ! Elle s'était laissée embarquer dans quelques missions nécessaires pour entretenir sa couverture et cela avait fini par l'éloigner des siens. Comme ils lui manquaient ! Pourquoi avait-elle donc choisi un rôle si difficile à tenir ! À vrai dire, ce n'était pas tout à fait un choix et elle ne regrettait en rien la présence merveilleuse de son oiseau du bonheur, mais elle aurait dû se cantonner à la divination et aux bénédictions, pas à la traque aux yōkai ! C'était bien plus dangereux qu'elle ne l'avait imaginé au premier abord, terrifiant même et elle se demandait toujours comment elle parvenait à accomplir les rares contrats qu'elle voulait bien effectuer et encore, ils étaient parmi les plus faciles qu'elle pouvait trouver !

Et puis quoi encore ? Se salir ? Avoir des cicatrices ? C'était qu'elle tenait à son apparence ! C'était son meilleur outil pour servir avec dévotion son clan adoré et si elle était capable de bien des sacrifices, il ne fallait pas non plus exagérer !

Une lubie passagère avait provoqué en elle la folle envie de se rendre à Fukyuu, elle ne s'en trouvait pas si loin lorsqu'elle avait pensé à cela, mais il lui tardait désormais d'atteindre la capitale. Comme toutes les grandes villes de Yokuni, il y avait de nombreuses choses à admirer et encore bien plus pour s'amuser. Cela lui permettait en plus de se tenir au courant de tout ce qui avait lieu dans le continent et de transmettre les informations importantes aux siens. Elle adorait diriger ce village avec amour et elle voulait offrir à son clan les meilleurs atouts stratégiques, poursuivant avec ardeur la lignée qu'on avait choisie pour elle et qui la poussait généralement à se situer en dehors des frontières des brumes. La distance ne l'empêchait pourtant pas de maintenir de nombreux contacts et elle savait qu'elle allait retrouver à Ite quelques personne dont il lui tardait d'entendre les histoires.

Sa bonne humeur se dissipa bien vite pourtant. La jeune femme fronça les sourcils et fit ralentir sa monture. Mince. Elle ne comprenait plus rien. Où se trouvait-elle exactement ? Elle était entrée dans la province administrée par la capitale et elle avait suivi les indications, mais voilà qu'elle avait quitté la route pour errer sur quelques sentiers ! Soudainement terrifiée, elle réalisa qu'elle était perdue. Comment allait-elle faire ? Comment allait-elle pouvoir retrouver son chemin ?! Et si elle était perdue à jamais ? Et s'il n'y avait rien ici que des montagnes et de la glace ? Et si elle allait mourir de faim ? Et si personne n'allait la retrouver ? Elle était foutue ! Elle n'allait plus jamais retrouver son chemin !
En proie à une terrible panique, elle fit cette fois accélérer sa monture, partant dans une direction pour finalement faire demi tour, encore et encore, ignorant les paroles de son esprit gardien qui tentait de la rassurer et de l'aider à repérer la bonne route.

Non, non, non ! Ça n'allait pas du tout ! Elle était au bord des larmes, prête à craquer, lorsque soudain son attention fut attirée par une silhouette massive. Son cœur fit brusquement un tel bond dans sa poitrine qu'elle crut bien pendant un instant qu'il allait sortir de son corps. Qui-qui-qui-qui était cet homme musculeux ? Sa tenue ô combien indécente révélait un torse nu dont les formes outrageusement développées la firent rougir jusqu'à l'écarlate. Ah ! Était-ce vraiment un habitant de Fukyuu ? Il lui semblait qu'ils étaient maigres et pompeux, mais celui-là n'avait décidément rien à voir. Sa force était des plus éloquentes et rien qu'à quelques mètres de lui, elle se sentait déjà protégée de tout et n'importe quoi.
Incapable de canaliser l'émoi qui l'emportait vers des sentiments totalement chaotiques, elle sauta de sa monture pour s'avancer dans sa direction. Elle avait largement eu le temps de le parcourir avec insistance, profitant du fait qu'il n'avait pas encore remarqué sa présence et qu'il ne se trouvait pas en face d'elle. Malheureusement, sa terrible maladresse la poursuivait et elle était tellement captivée par ce fabuleux individu qu'elle ne vit pas la racine qui ressortait du sol. Rakuen se prit brutalement les pieds dessus et elle s'étala sur le sol avec grand fracas, poussant immédiatement un cri de surprise.

« AAAAAAH ! »



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Aoi Fuyu

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Taisa

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MessageSujet: Re: [Concours] La belle et la bête Dim 2 Juil - 16:13

Terré dans la neige partiellement fondue mélangée à de la terre, quelques brins d’herbe pointant le bout de son nez, j’attendais. Ecoutant chaque son provenant de cette grande étendue d’arbres et de robustes végétaux, observant chaque mouvement de feuilles et de branches, je guettais la proie. Il était là, je le sentais, par mes tripes, mon instinct, mais aussi par mon odorat de chien-loup. Mon ouïe est fine, alors chaque craquement que j’entends m’indique qu’Il n’est pas loin. Sans le savoir, il vient rencontrer son destin : la mort inévitable, et une place de choix dans le diner de ce soir.

Je suis là depuis un moment maintenant, le soleil qui n’était pas levé encore quand je suis arrivé rejoignait petit à petit le plus haut point du ciel, ses rayons réchauffant ma peau et toute la nature autour de moi, séchant les zones de plus en plus grandes de terre encore détrempées de neige fondue. Aujourd’hui allait être une grande journée, elle était l’une des plus importantes de l’année. Ceux qui s’étaient cachés durant tout l’hiver ressortaient. Amoindris, fatigués, affamés, ils étaient moins forts, moins attentifs, et surtout plus imprudents. Parfois gauches, ils se laissaient à des actes qui les rendaient parfaites victimes de prédateurs comme moi.  

Les femelles n’avaient pas enfanté, rendant leur périple plus négligent, laissant aux chasseurs aguerris l’opportunité de les cueillir sans trop de difficulté. D’ailleurs, l’absence d’héritiers pour celles-ci, une fois sans vie, permettait de ne pas abandonner des petits à une mort certaine, ne pouvant se nourrir seuls. Je respecte scrupuleusement des règles que je me suis donné, afin de pas détruire cet équilibre qui règne dans la nature et dans cette forêt. Fragile, et pourtant si puissante, un pas de travers et tout peut s’effondre : pour elle comme pour vous. Cette forêt, inébranlable, inaltérable, imperturbable, la rendait fascinante et mystérieuse pour tout étranger à elle.

Non loin d’un ruisseau, j’entends le coulis de l’eau descendre et caresser la roche et la mousse. La fraicheur de cette eau et sa qualité faisait que cet endroit était un lieu privilégié de nombreux habitants à fourrure. Certains cerfs et biches étaient passés devant moi, mais, connaissant ma cible, aucun d’eux n’avaient retenu mon attention. Je n’avais pas bougé d’un cil, laissant le sujet de mon dévolu s’amener petit à petit à moi. Ainsi, alors que certains de mes membres commençaient à devenir douloureux par cet immobilisme semblant être éternel, ma patience fut enfin récompensée.

Un clapotis d’eau, une respiration lourde et quelques instants plus tard je me trouvais sur son dos, enlaçant son large cou avec mes bras, afin de l’immobiliser au mieux. Avec mes jambes, je faisais de même avec le reste de son tronc. Ainsi, une partie de rodéo commençait alors, le grizzli sauta de nombreuses fois, de toutes les manières différentes afin de me faire chuter. Mais, alors qu’il échoutait à chaque fois, il fit l’imparable : ce que j’attendais. Il tenta de tomber sur son dos, afin de m’écraser par son poids. Mais, parce que c’était ce que je désirais qu’il fasse, il signa en réalité son arrêt de mort.

Par la force et la rapidité des choses, je me retrouvais à califourchon sur la bête, le rendant vulnérable face à moi. Et ainsi, par la puissance de mes poings solides et ma grande musculature, je le frappais lourdement en direction de ses yeux et son museau. Il essaya néanmoins de me rendre chaque coup, dont l’un eut en partie atteint sa cible, étant donné qu’une de ses griffes traversa ma peau pour en arriver presque à mon os de ma pommette, et ce, jusqu’à ma mâchoire. Dans un élan de colère face à cet affront, ce jeu dangereux qui se déroulait entre nous allait se terminer vite et de manière sanglante, très sanglante.

Je plongeais ma tête dans sa nuque et de mes dents acérées, je les plantais dans sa chair, et arracha ce qu’il se trouvait entre elles. Viande, peau, muscles, tendons, cartilages, tout et beaucoup de choses se trouvaient dans ma bouche quand je relevai la tête. Un important débit de sang s’écoula alors de sa jugulaire, le menant rapidement à la mort. Je crachais alors ce qui se trouvait dans ma bouche et observa avec satisfaction le cadavre de l’ours. Certains de ses membres bougeaient quelque peu, subissant encore des réflexes nerveux. Recouvrant ma plaie ouverte de ma joue, je pestais par douleur et d’énervement.

D’un revers de la main, je plaquais une large mèche de cheveux sur l’arrière de mon crane, s’étant dans la bataille affalée sur mon visage. Avec cette même main, je frappais ensuite légèrement mon hakama, recouvert de poussière et de terre, afin d’enlever grossièrement le plus gros de la saleté. Quelques taches de sangs subsistaient malheureusement, je prenais donc dans le creux de ma main de l’eau qui ruisselait à quelques pas de là, pour frotter celles-ci. Je libérais mon autre main, collée à ma contusion, afin de la rincer de tout le sang, le mien, qui la recouvrait. Je rinçais ma plaie et avec un bout de tissu sorti de ma poche je compressais l’entaille, tentant de faire cesser l’afflux de sang.

Une fois tout cela fait, je libérais mes mains afin de pouvoir prendre le grizzli jonchant le sol. De mes deux mains, je pris l’animal pour le poser sur l’une de mes épaules. Le pas massif, j’écrasais les branchages et les feuilles de l’automne passé et retrouvais le petit chemin qui menait jusqu’à l’orée du lieu dans lequel je me trouvais. Je passais le breuil et le taillis, afin de me retrouver dans les sentiers les bordant. Fatigué de ma route au lourd chargement, je décidai de prendre une pause. Je posais mon colis sur le sol afin de reposer mes épaules et les cervicales.

Me tenant le bassin avec mes mains, j’observais mon futur repas avec instance, réfléchissant à l’accompagnement et aux mets que j’allais faire avec. Une liste de course fixée maintenant en tête, je décrétai la fin de cette halte à l’ombre de ce platane. D’un geste affectueux, je le tapotais, comme pour lui remercier. Il fallait rentrer et ne pas tarder, afin que la viande soit toujours de qualité à l’arrivée. Et c’est alors que je m’apprêtais à reprendre mon paquet adossé au tronc, qu’un bruit sourd accompagné d’un cri aigu et féminin retentit.  

Je me retournai alors, et vu une personne écrasée sur le sol. Par ce bruit sourd et ce son strident qu’elle avait poussé, elle était certainement tombée. Je voyais au loin sa monture. Que fait-elle ici ? Ce n’est pourtant pas un lieu propice à la promenade… Je m’approchais d’elle calmement pour enfin me trouver à sa hauteur. D’un geste précautionneux, je la prit de mes bras pour la relever et sa légèreté me surpris. En réalité, son gabarit ne pouvait pas mentir de son poids. Ses membres étaient fins et c’est avec plaisir que je portais un corps aussi bien formé et délicat.

Une fois déposée sur mes avant-bras, son fessier majestueux entre ceux-ci, l’arrière de ses genoux rejoignant le devant de mes coudes, ses omoplates rencontrant son jumeau de gauche, elle paraissait être destinée à être en ce lieu, portée par moi.  Et quand je vint à croiser son visage… Ah ce visage… Il était parfait, ses doux et brillants cheveux caressaient ses joues délicates. Elle est d’une beauté que j’observe rarement… Elle n’est que lumière et magnificence. De cette simple vision, alors même qu’on venait de se rencontrer, elle avait volé mon cœur. Comment était-ce possible que moi, le redoutable Taisa de Fukyuu, régent d’Ite soit vaincu si facilement par une personne au physique si faible et pire encore… par une femme ? Tout ce magique spectacle me fit oublié de la reposer sur le sol.

Je me devais de la séduire, tant sa beauté est grande : un homme tel que moi se doit d’avoir une femme comme elle. Il est de mon devoir qu’elle reste à mes côtés, à jamais. Je vais la protéger, la chérir et l’aimer jusqu’à la fin de ses jours. La seule chose que je souhaite, c’est qu’elle soit mienne, et qu’elle m’aime tout entier.

« Ma Dame, tu t’es fait mal ? Par les dieux, j’espère que non ! »

Je voulais attendre qu’elle réponde à ma question mais la phrase qui me brûlait les lèvres fut libérée.

«  Permets-moi de te dire que tu es la plus belle créature que j’ai pu voir à ce jour... » dis-je d'un ton séducteur.
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Haiko Naraku

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Jônin

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MessageSujet: Re: [Concours] La belle et la bête Lun 10 Juil - 0:50

Dans sa chute, aussi brutale qu'inattendue, elle avait été projetée contre un sol bien trop dur pour que ce soit franchement agréable. Pendant un bref instant, elle resta donc immobile, un peu sonnée par le choc, avant que ses bras ne se mouvent à nouveau, ses mains cherchant un appui pour qu'elle se relève.

« Itaaaai... » Soupira-t-elle.

Brusquement, elle sentit qu'on la souleva avec une facilité déconcertante et avant même qu'elle ne le réalise, elle se trouva dans les bras du séduisant inconnu qu'elle avait espionné, si proche de ce torse nu dont la vision seule suffisait à l'émouvoir. Par réflexe, elle avait posé sa main sur son épaule, cherchant à retrouver son équilibre, craignant futilement de tomber, alors qu'il la tenait fermement et que cela ne risquait pas de lui arriver. Lorsqu'elle commença à réaliser tout cela, elle rougit à nouveau, incapable de dissimuler quoi que ce soit de son soudain embarras.
Levant les yeux, elle ne l'écouta qu'à moitié, atrocement distraite par cette proximité qu'elle réalisait de plus en plus. Même leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres et d'ici, elle pouvait si facilement se plonger dans son beau regard mauve. Ah ! D'ici elle avait une vue imprenable sur son corps tellement musclé ! Que disait-elle ! Elle pouvait même le sentir. C'était si brusque que c'en était presque trop pour elle, quand bien même elle rêvait de parcourir son torse du bout des doigts pour en étudier un peu plus l'incroyable effet qu'il produisait en elle.

« Ah ah ah ! » Commença-t-elle, seulement capable de rire nerveusement, mais d'une voix cristalline et charmante qui venait immédiatement illuminer son visage aux traits parfaits. « Je vais bien ! Je vais très bien même ! Non, de quoi pourriez-vous bien vous inquiéter voyons ? Il-il ne m'est rien arrivé, si ce n'est d'être embarrassée. Ah ah ! Je-je-je ne tombe jamais d'habitude pourtant, co-comme c'est curieux, n'est-ce pas ? » Bredouilla-t-elle sans avoir la moindre idée de ce qu'elle pouvait lui raconter, livrée à une nervosité dont elle n'avait encore jamais connu un tel paroxysme.

Elle se souvint alors du merveilleux compliment qu'il venait de lui faire et rougit encore davantage, si c'était encore possible.

« Oh, vraiment ? Vous trouvez ? Je-je suis à votre goût ? »

Mince ! Mais qu'est-ce qu'elle racontait ? Pourquoi est-ce qu'elle lui demandait ça ? Si, bien sûr qu'elle savait pourquoi, elle mourait d'envie de savoir si elle lui plaisait, car on pouvait très bien être la plus belle créature du monde sans qu'on ne convienne à quelqu'un, n'est-ce pas ? Mais pourquoi est-ce qu'elle lui posait la question aussi directement ? C'était la pire idée du monde ! Il allait la prendre pour une idiote ou une vaniteuse ! Et alors là... adieu les bras musclés, le corps imposant et plus que tout cette proximité terriblement captivante !
Maintenant en proie à une incroyable panique, mêlée à une gêne encore plus intense, son regard affolé avait quitté le sien pour chercher quelque chose, n'importe quoi pour qu'il oublie ses propos ridicules et qu'il se concentre sur autre chose... là ! Soudain, elle avait remarqué la plaie sur son visage. Que lui était-il arrivé ?

« Ah ! Mais vous êtes blessé ?! Que s'est-il passé ? » Demanda-t-elle brusquement.

Comme toujours, incapable de maîtriser ses émotions autant que ses gestes, elle posa sa main sur sa joue, essayant de s'assurer que tout allait bien. Mais c'était sans compter sa maladresse ou elle ne savait quoi, car elle avança aussi son visage et se trouva alors à deux doigts de frôler le sien. Quoi ? Mais bon sang, qu'est-ce qu'elle faisait ?

« Pa... pardonnez-moi, monsieur, euh... » Mince, elle ne connaissait même pas son nom. Comment pouvait-on se montrer aussi grotesque ? Où étaient donc passées ses manières ? C'était que d'ordinaire, elle ne se trouvait pas si proche des gens et que... « Je... je... »

Rakuen ne savait même pas ce qu'elle racontait et plus le temps avançait, plus elle perdait ses moyens. Comment pouvait-elle faire pour inverser la situation ? C'était qu'il ne l'aidait pas, pas du tout même, avec son physique imposant et cette manière charmante qu'il avait de la regarder !
Respirer. C'était ce qu'il fallait faire. Voilà. Respirer une bouffée, deux bouffées.

« Je... je m-m'appelle Rakuen. Tenkei Rakuen ! Et-et v-vous ? »



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