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 La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots.

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Seiryuu Chō

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Taii

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MessageSujet: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Sam 8 Juil - 18:14

Clic Music


    Dans les rues ombragées de Boya, Chō errait sans but. En ce tôt matin, la populace vaquait déjà à ses occupations, se hélait joyeusement d’un pas de porte à l’autre, les charretiers lançaient leur véhicule brinquebalant et Chō marchait d’un pas vagabond tandis qu’un bras de soleil s’étendait sur sa tête, l’environnant d’un chaleureux faisceau. Dodelinant de la tête et du corps, la fille avançait, un pied après l’autre sur la terre battue, le regard vague et n’aspirant à rien. Ce regard qui observe un point invisible dans le lointain. De fait, elle sort d’un long et lourd sommeil qui l’avait rendue quelque peu perplexe vis-à-vis de la réalité. Les commerçants avaient beau s’exclamer et surenchérir sur leur marchandise, Chō demeurait insensible à leurs appels. La jeune femme sortait de sa torpeur, elle qui se devait être la violence même, et ce grâce à la présence de son frère. Quand il avait su que Chō avait sombrée dans le Yomi comme plusieurs membres de leur famille, il l’avait fait amenée à Boya. Son corps avait été veillé nuit et jour pendant des mois. Un corps comateux et pathétiquement étendu dans le silence d’une chambre presque mortuaire. Puis Chō s’était éveillée par on ne sait quel miracle mais son corps demeurait faible et inutile. Il lui fallait retrouver premièrement du tonus avant de reprendre ensuite ses responsabilités ainsi que l’armure mais son esprit demeurait confus, sa volonté semblait avoir quitté son être fragilisé.

    Ce jour était particulièrement agréable, ni trop chaud ni trop froid mais Chō ne le ressentait guère et bien que l’automne prît ses droits sur le pays et particulièrement à Boya, Chō ne le percevait guère. En outre, une douce brise s’élevait lorsque Chō s’arrêta devant une jolie bâtisse d’où sortaient quelques bribes de musiques. Elle se laissa envahir par un sentiment étrange, sur lequel elle ne pouvait mettre de mot mais qu’elle identifiait comme profondément revigorant. C’était là absolument ce dont elle avait besoin. Se taire à l’écoute d’un instrument et d’une voix, avec un saké de préférence et accompagné d’un bol de Udon dans l’idéal. Le visage marqué de la malade se détendit, elle aspira puis expira lentement, ses yeux s’étant brièvement fermés alors qu’elle s’emplissait de l’air frais. Ce qui eut le don de sanctifier l’air vicié des poumons de Chō. Oui, Chō revenait tranquillement à la vie À son rythme reprenait les droits sur son corps et son esprit sans pour autant tenter encore de démêler les images et les voix qui se répercutaient dans sa tête comme l’écho lointain d’un rêve. Revenir à la vie, se devait de commencer par se remplir le ventre et se rincer le palet, voilà sa pensée en cet instant précis. C’est donc avec cet objectif que la femme au visage tatoué pénétra dans l’auberge, ou peut-être une taverne ? Elle n’avait pas cherché à le savoir.

    Son pied, qu’elle n’avait pris la peine de chausser, glissa sur le sol de bois en un frottement rugueux. Chō pouvait percevoir les veinures alors qu’elle déposait son talon, meurtrit par le sol rocailleux du dehors. Ainsi que l’irritation que provoquait le pan de son hakama contre la chair délicate de sa cheville. Comme après une lourde fièvre, sa peau ne supportait plus rien si ce n’est la glaçure d’un vent froid. Cependant, l’odeur qui lui parvenait lui fit gonfler à nouveau sa poitrine pour humer le délice d’un parfum lui ouvrant l’appétit. Était-ce le fait de marcher ? Elle ne savait mais elle se dit pour la première fois qu’elle avait grand faim. Et puis il y avait cette musique qui lui donnait le frisson. C’est cette dernière qu’elle suivit au travers de l’établissement, passant la salle principale encore peu fréquentée à cette heure pour traverser un vestibule ouvert sur une cours intérieure et entrer dans un petit salon plus confortable. Là se trouvait quelques personnes matinales et la jeune personne responsable du son mélodieux qui lui était parvenu. Chō s’installa. Un employé vint lui demander ce qu’elle désirait, ses pensées et sa voix eurent quelques difficultés à se coordonner mais les mots trouvèrent d’une façon ou d’une autre le passage de ses lèvres et quelques minutes plus tard on déposa devant elle une souple fumante et un pichet de saké accompagné de riz et de poisson


Dernière édition par Seiryuu Chō le Sam 19 Aoû - 18:38, édité 2 fois
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Kajitori Eiko

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Genin

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Lun 10 Juil - 17:57

Eiko vivait au rythme du soleil, elle était par conséquent une lève-tôt. La rafraîchissante rosée du matin avait accompagné son levé ce matin là. Elle aimait marcher en regardant un levé de soleil en guise de rituel. En tant que ancienne renarde et comme kitsune, elle aimait la nature. Elle était bien née en ville, mais la nature était sa maison. Elle était arrivée jusqu'ici par une suite de chances ou de malchances, chacun jugera  en son temps. Elle était devenue il y a peu une kunoichi du clan du phoenix après avoir prouvée sa valeur. Cependant, elle n'était pas en mission aujourd'hui, elle allait pouvoir s'adonner à sa véritable passion, la musique. C'était bien une des rares raisons que la yokai avait de ne pas détester les humains. C'était un art fin et délicat, qui demandait du doigter. Sa spécialité était le shamisen, cette sorte de guitare à trois cordes en soie tendues le long d'un très long manche. Elle utilisait un plectre en Ivoire où trônait des ramures de cerisiers gravé le long. Eiko commençait à avoir une petite réputation en ce domaine, ce n'était pas la première fois qu'elle s'adonnait a ce genre de pratique en un lieu de villégiature comme une auberge, celle-là même où pénétra quelques temps plus tard la nouvelle spectatrice Chō.

Son rôle de musicienne était assez pratique pour être discrète, et sans doute que quelques personnes du clan pouvaient être au courant, car sa première mission avait été dans ce rôle là. Elle avait de véritables dons et un sérieux entraînement dans le maniement de son instrument. C'était un petit peu comme si elle connaissait chaque morceau de bois intimement. Elle avait négocié le repas du midi contre quelques temps pour jouer devant un public, ce n'était vraiment pas grand chose, et la récompense n'était pas importante. Elle jouait pour le plaisir avant de penser réellement à un quelconque besoin de survie. Elle était parfaitement à l'aise dans son rôle, comme une deuxième nature.

La jeune musicienne avait simplement demandé un plat avec du soba, des légumes et du tofu fumé avec un bol de riz. C'était un plat assez classique, mais surtout une manière déguisée d'avoir les mets préférés du yokai, qui était le tofu et le soja. Son plectre d'ivoire caressait les cordes depuis un moment déjà, alors qu'elle était agenouillée sur un zabuton, comme le voulait la tradition. Les personnes étaient calmes le matin, c'était véritablement un moment parfait pour jouer. Il n'y avait pas encore assez d'alcool et la fatigue de la journée pour peser sur le moral des pilliers de bar. Eiko avait beaucoup moins de personnes à repousser et calmer, qui venaient l'ennuyer comme le soir. Elle appréciait la musique, et même si elle pouvait le faire seule, son maître lui avait toujours appris que la musique était faites pour être partagée. La yokai commençait à prendre ses habitudes à venir ici et à ces heures, peut-être même commençait-elle à avoir un public ou des amateurs. Elle était d'une grande beauté, quitte à avoir une apparence humaine autant qu'elle soit jolie.

Eiko tourna son regard en direction des pas qu'elle put percevoir. Elle y découvrit une jeune femme avec des cheveux noirs. Elle la dévisagea un bref instant avant de fermer ses yeux sans pour autant s'arrêter de jouer. Ce n'était pas à cause de ce genre de distraction, qu'elle serait incapable de faire quoi que ce soit. Elle maîtrisait totalement chaque aspect de son instrument. Elle se laissait aller à accélérer le rythme, à complexifier son style de musique à force que l'on pouvait croire qu'elle avait trois mains. Elle sentit cette femme claudicotante faible et perdue, comme si elle se remettait d'une blessure, mais ce n'était pas comme si cela l'intéressait vraiment.


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Seiryuu Chō

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Taii

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Mer 19 Juil - 12:16

    Si la musique en de tels lieux était habituelle, la qualité tant qu’à elle se pouvait être plus rare. Pas que les musiciens du pays n’étaient guère talentueux, non. Comme pour la plupart des arts, il était insensé en Yokuni de ne pas s’y atteler avec un sérieux et une rigueur extrême. Cependant, la musique ainsi jouée par la demoiselle que voilà était d’une beauté à couper le souffle. Chō n’avait pas une oreille particulièrement faite pour la musique mais le délice de ce qu’elle entendait ne pouvait échapper à personne.

    La jeune femme leva son regard de son bol pour le poser avec attention sur la musicienne, un éclat d’étonnement au fond des yeux. Bien sûr, elle avait vu Eiko en entrant, attirée par sa musique mais les artistes divertissant les assemblées, se voyaient au passage sans que les gens en prennent compte, appréciant le divertissement tout en se focalisant sur les abus de la table ou la conversation des compagnons, oubliant rapidement qui et quoi réconfortait les esprits. C’est ainsi que Chō était arrivée. Égoïstement s’appropriant la douceur d’un son pour s’emplir et festoyer mais elle ne pouvait plus ignorer le talent certain de l’employée.

    Chō avait bien perçu le regard de la musicienne à son entrée dans la pièce bien que les artistes eussent ce ‘quelque chose’ de discret et de gracieux qui faisait d’eux de très bons observateurs, que l’on oubliait pourtant. Sauf en cet instant où Chō finissait son poisson, plus éveillée qu’elle ne l’avait été ces derniers jours et plus attentive à son environnement. C’était en effet l’heure des familles plutôt que des soiffards. Un couple déjeunait avec leurs enfants tranquillement, un vieil homme de l’autre côté de la pièce se faisait servir par un jeune garçon. Ils semblaient tous être des habituées qui choisissais ce moment précis pour écouter cette femme en particulier. Elle, qui baissait les yeux sur son instrument, jouant comme faisant face à une grande assemblée. Ou alors jouait-elle pour elle-même… Cela pourrait expliquer la passion qu’elle y mettait.

    Ses assiettes vides, la guerrière attendit jusqu’à la dernière note pour se redresser. Ayant fini par fermer les yeux pour profiter de cet instant mais voici qu’elle les ouvrait maintenant avec intérêt. Alors, elle choisit de féliciter la jeune fille, élevant sa voix profonde et lente comme si elle n’avait parlé depuis longtemps et que l’exercice lui était difficile ; elle inclina de même le buste pour la saluer :

      « C’était une merveille, un cadeau des cieux pour nos pauvres oreilles engourdies. Merci dame musicienne pour l’offrande que vous nous avez fait là ! »


    Se redressant, elle ajouta avec un faible sourire :

      « Je suis Seiryuu Chō, puis-je avoir l’honneur de connaître le nom de celle qui nous a fait office ce jour ? »


Dernière édition par Seiryuu Chō le Sam 19 Aoû - 18:43, édité 1 fois
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Kajitori Eiko

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Genin

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Lun 24 Juil - 8:42


Savoir jouer de la musique avec une certaine perfection était le minimum, c'était extrêmement important et surtout pour la yokai au final. Elle ne s'estimait en rien comparable aux humains, mais elle appréciait grandement cet art, qu'ils avaient su inventé en plus de la guerre fratricide. Chaque note avait son importance dans la mélodie, et visiblement et ce malgré l'absence réelle de réaction, elle savait que le public appréciait. C'était une notion subtil de regards et d'attentions qui montraient un désaccord ou une réussite. En plus d'être un outil de la part du clan Setsu, elle était surtout une musicienne. La jeune femme releva son regard en croisant celui de cette femme, qui ne lui était pas familière. Elle était concentrée, alors rapidement son regard se perdit dans la partition pour le plus grand bonheur des personnes présentes. Elle n'attendait pas de grâces offertes par ceux qui écoutaient, elle était discrète et attentive. Elle avait ainsi une place de choix pour recueillir des informations utiles. Elle n'était qu'une ombre, un élément du décors et si cela pouvait paraître terrible, il y avait un sérieux avantage à son égard.

Eiko était davantage intéressée par la compagnie de familles que d'hommes assoiffés se beaucoup de joie qu'offre la nature. C'était bien plus calme et elle n'avait pas à souffrir de manque de courtoisie. Elle avait pris comme ses quartiers ici, et elle ne demandait quasiment rien. L'enseignement de son maître lui ordonnait se partager la joie de la musique avec les incrédules. Elle connaissait au moins de vue la plupart des habitués ici, sauf cette étrange femme, qui ne semblait avoir yeux que pour elle. La musicienne finit alors par une embardé lyrique comme pour se faire plaisir à pincer les cordes de son instrument à grandes vitesse en restant évidemment harmonieux.

Eiko venait à peine de finir sa prestation, que cette femme vint jusqu'à elle par sa voix, tandis que la yokai lançait de simples sourires de remerciements aux regards que lui lançait l'assemblée réunie. Elle tourna alors dans sa direction un regard lorsque cette femme s'inclina en louant sa musique. Par politesse, elle se leva à son tour et gracieusement sans lâcher son instrument, elle fit de même.

« Je vous remercie de vos doux mots mademoiselle, ce fut un plaisir que de vous divertir. »

Se contenta alors de répondre Eiko sans un mot plus fort que l'autre. Elle rangea alors son plectre en ivoire ouvragé d'une branche de cerisier. Elle fut surprise en entendant la jeune auditrice de poursuivre la discussion, sans doute voulait-elle plus. Elle se redressa alors en rangeant son instrument sans son dos et elle se rapprocha de sa table afin de ne pas déranger les autres convives en train de manger. Elle posa sa main sur son torse et s'inclina de nouveau alors qu'elle répondait à la présentation.

« Appelez moi Eiko, je ne suis qu'une musicienne itinérante après tout. Vous semblez être fatiguée, voudriez-vous que je vous laisse vous reposer et profiter du lieu ? »

C'était une manière subtile de ne pas s'imposer envers cette personne, et si elle désirait l'inviter à sa table, il ne il manquait que quelques mots. Elle connaissait parfaitement son rôle pour l'avoir jouer pendant longtemps. Elle ne pouvait pas révéler qu'elle était du clan, de plus, cette femme ne l'avait pas fait non plus, alors inutile d'en révéler trop. Eiko préférait limiter les interactions au stricte minimum habituellement par sécurité jouant la femme discrète et légèrement associale, mais elle se devait de rester ouverte dans ce cas précis.


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Seiryuu Chō

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Taii

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Jeu 17 Aoû - 14:36

    Alors qu’elle rangeait ses effets, Chō l’observait. D’une minutie extrême, geste après geste. Tout comme lorsqu’elle parlait, mot après mot. Et puis ses petits pas… Chacun parfaitement effectué et le son de sa voix même contrôlé. Tel un chaton soyeux… Chō savait qu’en ville il était fréquent de voir de telles préciosités, comme certains en mettaient aussi dans leur art martial mais pas elle, non. Chō se distinguait par sa violence et son impériosité. Ayant certes appris à manœuvrer avec finesse, s’étant disciplinée pour la perfection même de son combat, et ce dans le plus pur respect de leur culture qui honorait la beauté du geste mais cela ne changeait rien au fait que la jeune femme se trouvait face à son extrême opposé.

    En d’autres occasions Chō l’aurait surement ignorée, prenant simplement acte et l’aurait laissée passer son chemin. Cependant, Eiko lui avait fait du bien. Non seulement par sa musique mais aussi par sa qualité et sa perfection. De fait, la rouge femme n’était plus cette guerrière farouche mais alors que la douceur l’aurait peut-être irritée avant, en ce jour elle l’éveillait. Assez vive pour illuminer son esprit endormit sans pourtant agresser son âme fragilisée qui mandait repos. Comme si le Yomi avait été une épreuve dépensière plutôt qu’un simple sommeil. Chō sourit alors en la regardant sans que ses yeux n’aient l’impolitesse de se plonger directement dans les siens.

      « S’en ai presque inhumain, chuinta sa voix encore fragile avant qu’elle ne secoue la tête. Pardonnez-moi...»


    Sa main amincie se tendit afin de lui présenter la place en face d’elle.

      « Si aucune urgence ne vous oblige, il me serait gré de partager votre compagnie un moment. Si cela vous plait bien entendu, car voici je n’ai guère eu de véritable conversation depuis longtemps. »


    En effet l’exercice lui était difficile. Cela se voyait d’ailleurs à ses lèvres pincées, à ses sourcils se fronçant à chaque mot et à sa lenteur sur ses choix de mots. L’on pouvait en outre observer, dans son regard frondeur et à son aspect rebelle que les tatouages attestaient, que Chō était de ceux qui s’offrent à la souffrance pour s’en absoudre et l’aimer alors. Or Chō avait besoin de compagnie, qu’on la maintienne délicatement en vie. La crainte en elle de basculer à nouveau dans le noir tumulte la tourmentait plus encore que la faiblesse physique.





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Kajitori Eiko

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Genin

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Lun 28 Aoû - 8:34


Était-ce sa nature de kitsune ou de yokai, elle ne savait pas trop, mais elle était plus fine et délicate que violente et terre à terre. La seule chose qui la ramenait à la réalité, c'était bien son combat pour ramener sa sœur à la raison et retourner enfin chez elles. Quoi d'autre sinon que de supporter ces humains ? Si peu était capable de réellement apprécier la finesse de son art ? Elle souriait en permanence en guise de façade aux personnes réunies dans cette auberge, elle le pouvait bien car elle sentait les regards posés sur celle qui offrait de si jolies notes. Elle eut comme un léger frisson, comme un réflexe alors qu'une dame dans l'assemblée, qui ressemblait davantage à une guerrière qu'une femme de maison s'exprima sur le côté presque inhumain de sa musique. Pourtant c'était bien un maître humain qui lui avait appris cet art. Elle avait sans doute pris cette faculté la transformant en quelque chose de plus proche d'elle.

Alors que la jeune femme finissait sa musique, cette fameuse dame s'enquit de sa présence, et ce serait être bien impoli de refuser. Elle ne voulait pas non plus faire naître des suspicions dans le cœur de personne par un rejet direct. Elle prit alors sa main dans la sienne et la serra délicatement. Elle n'était en rien une combattante pleine de brutalité, surtout une combattante de l'ombre toit en dextérité.

« C'est avec grand plaisir que je partagerais un moment avec vous noble dame. Voici que je suis agréablement surprise de me voir gratifier de tant d'honneurs, moi humble musicienne. »

Commença par dire Eiko avec un doux sourire tandis qu'elle s'installait alors face à cette femme. Elle fit attention à ce que sa tenue se posa avec préciosité sans la froisser comme si la moindre apparence était importante.

« seriez-vous trop disposée à la solitude madame ? Mais je me présente je m'appelle Eiko, et je me ferais un plaisir de vous faire la conversation au m'a présenté vous ais gré. »

Dit alors la jeune femme en affichant un léger sourire, alors qu'elle se présentait à cette dernière. Cela appelait évidemment à ce qu'elle fasse de même. Il y avait davantage de chances qu'elle soit en présence à une guerrière du clan qu'une simple mercenaire passant en ville. Elle devait être discrète et ne pas s'afficher en publique comme une kunoichi. Elle semblait remarquer que cette femme avait du mal à s'exprimer. Était-elle si fatiguée que cela ? Il ne serait pas bien de souligner ce mal et cette faiblesse en publique, alors elle ne dit rien sinon afficher un sourire doux.

« Que me vaut donc ce soudain intérêt ? »

Eiko fit signe alors doucement à un serveur, qui sans avoir un prolenoncer mot lui apporta son plat. Elle n'avait pas forcément beaucoup de temps pour manger entre deux représentations, alors elle en profitait. Elle avait demandé un de ses plats favoris, du tofu grillé avec quelques légumes. La yokai n'allait pas se priver non plus des bons attraits de la cuisine humaine.

« Vous permettez j'espère que je me sustente seule, à moins que vous ayez encore faim ? »


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Seiryuu Chō

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Sam 16 Sep - 20:28

    Ses yeux s'étaient attardés sur la musicienne. Un regard neutre qui ne révélait ni intérêt marqué ni observation appuyée mais comme en attente devant l’inconnue que Eiko représentait. Cependant le sourire de façade plaqué sur le fin visage ne lui avait pas échappé. Il marquait pourtant son visage d’une gaieté sincère mais il était habituel dans leur contrée de se comporter ainsi devant les étrangers. Telle une marque de service et de respect et cela ne choqua point la jeune guerrière. En revanche elle avait perçu la réaction de frisson comme si le temps s’était suspendu durant d’infimes secondes mais Cho n’avait pas fait le lien entre ses propos et ladite réaction aussi sa main s’était tendue dans une invite en espérant que la demoiselle n’avait pas mal pris le fait qu’elle la compare peut-être à un animal.

    La petite main délicate se nicha dans la sienne. Cho y ressenti malgré la grâce, aussi la dextérité qu’elle pouvait sûrement exprimer lorsqu’elle dansait sur l’instrument. Ce fut tout aussi bref mais Cho serra doucement les doigts fins avant de les abandonner. La Seiryuu l’observa s’installer toujours avec cette même grâce et la guerrière se sentit bien loin de la femme qu’elle était pourtant. Un monde les séparait certes, et peut-être que la curiosité attisait le regard de la martiale femme mais point encore l’envie d’être véritablement femme. Alors dans cette attente, Cho inclina légèrement de la tête lorsque la musicienne se présenta à elle.

      « Je suis honorée musicienne Eiko. Je suis quant à moi Seiryuu Cho, Taii de notre honorable Clan.

      Et en effet… D’ordinaire, je recherche la solitude comme un assoiffée cherche l’eau dans un lieu aride car je suis incessamment entourée d’hommes d’arme mais voici, j’ai été bien trop longtemps seule dans un profond sommeil qui me piégeait et… Il y a longtemps que je n’ai vraiment conversé. »


    Cho sourit pour souligner ses propres paroles. Sa voix, toujours basse et lente, s’affermissait bien qu’il était évident qu’elle cherchait chacun de ses mots. A l'interrogation Cho sembla réfléchir un instant.

      « Oh… Eh bien, je ne sais trop… Vous êtes talentueuse, c’est un fait et je crois que cela m’a fait beaucoup de bien. J’espère que cela n’est pas déplacé ? Mon intérêt est sincère et spontané, ajouté à cela mon besoin soudain de bavarder… »


    Ses lèvres sèches et pâles s’élargirent sur un franc sourire qui révéla des dents blanches. Puis elle secoua la tête lorsqu’elle lui demanda si elle avait encore faim. En fait, la pensée de manger encore l'écœurait. Peut-être aurait-elle dû y aller plus doucement car depuis qu’elle s’était éveillée il y a quelques jours de cela, Cho n’avait avalé que quelques fades et très légères soupes.

      « Cela ne me dérange pas, je vous en prie, j’ai largement mangé à ma faim. »


    Son regard resta fixement posé sur la table, il demeurait encore un peu vitreux parfois mais elle cligna des yeux pour demeurer consciente. Ses doigts sous la table, sur ses cuisses, se crispèrent un peu car la crainte en elle de sombrer à nouveau la marquait.




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Kajitori Eiko

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Genin

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Mar 19 Sep - 8:57


Eiko sentit le regard appuyé de cette femme sur sa personne, mais elle était habituée d'être observer pendant les représentations, alors ce n'était rien. Elle devait être polie, et cette notion chez les humains de ces terres voulait dire de sourire en permanence. Elle jouait bien le jeu, car il était vrai que c'était toujours plus agréable de voir quelqu'un sourire de toute façon. Elle n'avait pas le style pour paraître une musicienne déchirée et sombre dans un style dramatique. Ce n'était pas le rôle dans lequel la yokai se plongeait. Elle se sentait davantage animal qu'humaine, mais c'était sans doute le rapprochement qui était capable de la troubler. Le fait de pouvoir se faire tuer si jamais elle était découverte jouait également pour beaucoup évidemment.

Eiko se demanda à quoi devait elle tant de passion de la part de la guerrière. Elle désirait parler de cela dans l'unique but d'avoir senti l'espace d'un instant la forte poigne de cette femme sur sa main délicate. Elles étaient bien différentes l'une de l'autre. Tandis que l'une était délicate et subtilité, sans doute que l'autre était puissance et intimidation dans le combat. Elle pouvait imaginer aisément par le peu qu'elle avait vu de cette personne comment elle devait se comporter durant un affrontement. La musicienne était dotée d'une grande dextérité, qui servait ime idéalement pour donner de la joie à tous ceux qui étaient capables de l'écouter, mais pas seulement. Elle pouvait sans doute représenter une femme parfaite pour se marier, malgré le fait d'être dans un métier si honteux ou du moins su peu respectable.
« Mais l'honneur est pour moi Tai du clan du feu, c'est un plaisir d'avoir réussi un tant soi peu de vous distraire dans votre e de la quiétude. Ce n'est pas difficile d'être entourée d'hommes en permanence ? Il doivent vous juger plus faible et vous devez sans doute prouver tout votre talent au centuple non ? J'espère vous convaincre alors que quelques compagnies féminines peuvent être salutaire et reposant. »

Commença par dire la jeune femme avec un sourire sincère et délicat, avant de prendre un air plus sérieux lorsque Chō parla de son long sommeil.

« Ho je vois, cela a dû être perturbant cette épreuve non ? Vous avez alors sans doute affronter ces monstres envahisseurs n'est-ce pas ? »

Eiko était évidemment curieuse de ce que les yokais avaient ou faire pour endormir tant de personnes, et il avait bien dû se rapprocher de ces derniers pour se faire toucher. Elle avait beau à lire quelques talents, elle ne pouvait pas endormir tout une population, cela non. Quoi qu'il en soit, la tai semblait honnête en disant malgré sa manière d'être qu'une discussion lui manquait. Combien de temps avait-elle dormi ? Cela devait être terrible pour une combattante de cette trempe. Cette femme semblait même avoir du mal à s'exprimer avec sa voix lente, cela devait être comme une sorte d'hybernation, mais elle ne ressemblait pas à une oursonne.

« Ne vous inquiétez pas, vous avez le droit de ressentir du bonheur à ma musique, c'est au contraire un grand honneur de votre part et une satisfaction. Si je fais de la musique, c'est bien également pour faire partager ce que je ressens au fond de moi. Je ne suis pas femme à prendre ombrage par tant de compliments, je ne suis qu'une simple musicienne après tout. »

Dit alors avec un grand sourire rassurant Eiko, minimisant sa place dans la société. Elle préférait paraître humble ou plus faible socialement que son rôle dans le clan. Elle voyait bien que cette femme aussi forte puisse t'elle être était encore troublée par son expérience. Sans doute qu'une femme fière comme elle devait l'être be devait pas apprécier de parler de cela. Son regard perdu comme si son âme était encore perdu dans les méandres des songes la troublait. Le sortilège des yokais ne devaient pas être si commun que cela, et si cela touchait au monde des esprits ? Elle ne se priva pas de manger tranquillement avec délicatesse et lenteur son plan. Cela faisait très cliché le tofu grillé pour une yokai, mais on ne se refaisait pas. Sans doute que Chō devait ressentir de mauvaise chose pour son genre, ce n'était clairement pas à sa faveur ce genre d'exaction. Elle n'était pas encore prête à se promener dans sa véritable forme de si tôt. Elle préférait évidemment pouvoir être elle-même en permanence, mais ce ne serait pas possible avant un moment. Elle pourrait bien devenir un jour un esprit gardien, mais pas tant que son âme ne soit apaisée et ressentir quelque chose au sort des humains.

« Voudriez vous que je vous chante un petit quelque chose d'entrainant ? Si vous voulez parler de quelque chose en particulier, n'hésitez pas. Cela pourrait bien vous faire du bien, hm ? »

Laissa alors traîner quelques mots dans les airs dans l'espoir que Chō ne les attrapent au vol. Elle voyait bien que quelque chose n'allait pas, mais elle ne voulait pas être ouvertement discourtoise envers cette femme comme dans un état second.

« Je viens du sud, d'endroits plus chaud qu'ici enfin pas tellement loin au sud, mais d'un endroit bien plus campagnard que cette charmante bourgade. Je reste sans doute attaché à cette vie bucolique. Cela doit se ressentir dans ma musique. J'ai eu de la chance de rencontrer feu mon maître, dont j'ai l'honneur de porter en plus de sa flamme son instrument. »

Glissa alors Eiko, qui parlait pour ne rien dire, mais elle sentait que cette femme avait besoin de parler ou de se concentrer sur autre chose.


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Seiryuu Chō

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Dim 5 Nov - 17:45

    Un sourire éclaira le visage ombrageux de la jeune Seiryuu à la question de la musicienne sur la difficulté d’être entourée d’hommes.

      « Toute la difficulté est pour eux je le crains, car si je me trouve en cet instant assez faible, je puis vous assurer que j’inspire généralement la crainte auprès de mes camarades. Mais vous avez raison, les hommes jugent facilement une femme et j’ai dû en effet prouver ma valeur. »


    Chō s’étonna de la clairvoyance et de l’empathie dont faisait preuve la jeune fille. Elle-même n’avait pas réalisé que le fait de partager une conversation avec une autre femme la distrayait. C’était la première fois. Par le passé, son esprit se butait à son devoir et ne percevait rien d’autres que cette volonté d’avancer toujours plus loin. Aujourd’hui, elle se sentait fatiguée, comme si le sommeil dans lequel elle avait été plongée n’avait été qu’une course interminable. Cependant, elle ne voulait pas en parler et d’un signe négatif de la tête répondit :

      « J’avoue que l’épreuve a été douloureuse et il m’est encore difficile d’en parler. La seule chose que je puis vous dire c’est que je ne sais guère comment c’est arrivé, que je suis restée endormie plusieurs mois et ce fut pour moi comme une seconde vie de souffrance au-delà de toute réalité. »


    Un second étonnement empoigna Chō car elle s’attendait à ce que Eiko s’éloigne d’elle en la jugeant salie et maudite. Elle aurait d’ailleurs raison de la voir ainsi mais la délicate jeune fille demeurait près d’elle à discuter comme si elles échangeaient des banalités. Le visage de la guerrière se détendit, jamais elle n’avait ressenti une paix aussi profonde et une telle reconnaissance. Chō se sentait changée à jamais de fait. Retrouverait-elle sa combativité ? Il lui était douloureux d’être à ce point ouverte aux émotions.

    Son regard se perdit quelque peu et à nouveau tandis que la Yokai, qu’elle ne soupçonnait guère, mangeait à son tour. Puis, elle lui proposa de chanter pour la distraire et Chō lui répondit par un sourire honnête que nul de ses proches n’auraient reconnu venant de sa part.

      « Oui, Il me plairait d’ouïr votre jolie voix, déclara-t-elle après qu’elles eurent échanger quelques mots à nouveau. »


    Chō se sentait lasse bien que revigorée, elle savait qu’elle avait un peu poussé ce jour alors qu’elle n’était pas tout à fait rétablie mais si la fatigue se faisait sentir, son esprit se sentait mieux.




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Kajitori Eiko

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Genin

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Sam 11 Nov - 13:35

« je ne ne doute pas de votre capacité à se faire respecter au sein d'une troupe. Je suis certaine que vous êtes une combattante efficace dans votre domaine. »

Commença à dire la musicienne en ce qui concernait le milieu d'hommes. C'était une manière de se rapprocher ou d'avoir un minimum de conciliante entre les femmes.

« j'imagine que les hommes que vous avez connus étaient davantage enclins à vous envoyer à la cuisine que sur un champ de bataille. Pour ma part, je n'ai que peu ce genre de soucis, je ne fais que de la musique. Le seul risque réside dans le fait que certains hommes me pensent à leur disposition exclusive. »

Se contenta de préciser alors la jeune femme en toute discrétion, elle n'allait pas parler d'antique une assemblée que certains étaient un petit peu trop intrusions dans son espace vital. Elle n'était pas qu'une simple musicienne, elles étaient même du même clan, mais c'était mieux ainsi. Eiko restait dans son rôle de la douce musicienne, loin de se révéler une ombre du clan du feu et encore moins d'être une yokai.

« J'ai comme l'impression que vous êtes fatiguée, mais que vous n'avez aucune envie de dormir. Quoi qu'il en soit, peut-être que l'auberge pourrait vous fournir ce que vous cherchez. »

Eiko ne cherchait pas à mettre en évidence une faiblesse, ce qui pourrait poser problème dans le cas d'une combattante.

« Il y a ce genre de chapitres que mon préfère garder pour soi, je comprends madame. »

La musicienne n'était pas prête de rejeter quelqu'un pour cela, une malédiction ? De la magie yokai ? Et alors ? Elle vivait dans le mysticisme en permanence. Elle n'était qu'une tromperie en permanence, élément n'allait pas reculer pour un simple sommeil de plusieurs mois. La yokai commençait alors à chanter tranquillement en grattant quelques notes sur les cordes tendues de son instrument. Elle n'était pas si pressée de manger, et elle aimait tant faite preuve d'une certaine fibre artistique. Sa voix était douce et cristalline, mais cela ressemblait davantage à une autre suite de notes qu'une réelle chanson. Elle ressentait la souffrance de cette femme et pendant un temps, elle souhaitait l'effacer par son art.

« Les fleurs de cerisier s'ouvrent gracieusement au-dessus des champs,Tout là-haut se dresse le mur du château,
Où sont partis les guerriers?
Où est le clair de lune qui brillait si vivement là-haut,
Brillait au-dessus des guerriers qui vidaient les verres?

Le givre blanc sur les champs d'automne gelant toute la nuit,
Des bandes d'oies sauvages crient
Et passent juste au-dessous de la lune.
Où est le clair de lune qui aurait pu briller si vivement,
Briller au-dessus des épées des guerriers, luisantes dans la nuit?

Oh, la lune se lève haut dans les profondeurs de la nuit,
Le site en ruine gît sur le sol en silence,Le lierre grimpe sur la grille dans le froid clair de lune,
Les pins bruissent dans la nuit venteuse.

L'ascension et la chute telle sont la destinée des hommes,La lune brille si haut,
Abaissant son regard vers le monde si loin au-dessous,
Que le clair de lune au-dessus du site en ruine est sublime,Comme j'aime la lune qui brille sûr dans les profondeurs de la nuit! .
»

Après avoir chanté une longue introduction, Eiko entonna alors une chanson qui se chantait en famille, traditionnelle comme l’on disait. Elle la connaissait par cœur, c’était babillé d’une voix douce comme une comptine ou presque. Tout le monde pouvait alors profiter dans la salle de sa performance.


L M M J V S D
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Seiryuu Chō

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Taii

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Dim 19 Nov - 15:51

    Chō avait écouté d’une oreille attentive. La musique était magnifique tout comme la voix. L’âme de la guerrière était comme apaisée au rythme de cette voix s’égrenant avec douceur. Alors que l’anxiété se faisait tantôt présente, elle se dissipait. Le fait que la musicienne l’ait aussi écoutée et qu’elles aient échangé avec légèreté y était aussi pour quelque chose. La musique s’arrêta bien trop tôt. Lorsque Eiko eut terminé, Chō senti à nouveau des pensées négatives la harceler. Elle se dit qu’il était temps pour elle d’aller au Temple. La souillure grandissait en elle. Lentement, elle se leva et s’inclina devant la musicienne.

      « Je vous remercie à nouveau pour cet enchantement. »


    Son regard se tourna vers l’extérieur, elle semblait hésiter. Chō n’avait pas envie de couper ainsi ce moment et la puissance bienfaitrice que la musique avait sur elle était bien trop précieuse. Aussi, avec un léger sourire, elle regarda à nouveau Eiko et lui demanda :

      « Accepteriez-vous de me rendre visite un jour ? Je vis au bastion, c’est mon frère qui commande les forces armées de la ville. »


    Elle attendit la réponse en silence, mais une sorte d’angoisse tordait son visage bariolé. Toutes ses émotions contradictoires lui étaient étranges. Avant son cœur était dur telle la pierre et voici qu’il lui faisait mal tant les sentiments l’étranglaient. La jeune femme ne se reconnaissait plus et souhaitait ardemment se débarrasser de cette soudaine humanité.A cette heure son frère l’attendait peut être déjà, une partie de sa famille avait elle aussi sombré. D’autres ne s’étaient guère éveillés. Et du fait que Chō se sentait harcelée par la mort n’arrangeait rien à son inquiétude de sombrer dans la folie. Elle avait besoin de cette musique tant qu’elle ne serait pas délivrée !




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Kajitori Eiko

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Genin

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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. Mer 22 Nov - 18:05

Eiko sentit bien que la guerrière aurait appréciée d'avoir encore deux ou trois couplets supplémentaires, comme si sa prestation avait un grand effet sur sa personne. Elle pouvait sentir Chō comme un peu ailleurs avec le regard dans le vague. Cependant, les meilleurs choses avaient malheureusement une fin, et son chant comme les quelques notes qui l'accompagnaient. Elle pouvait voir sur le visage de la jeune femme qu'une sorte de douleur ou au moins un trouble était de retour. Elle pouvait ainsi penser que le mal dont elle souffrait ne se passait que dans sa tête. Cependant, la yokai n'avait guère d'intérêt ou de faculter pour ce genre de choses.

« Ce fut un plaisir que de vous avoir apaiser ne serait-ce qu'un instant. »

Décéléra alors Eiko en faisant également une courbette à la guerrière. Elle remarqua le regard vers l'extérieur, et du coup elle sourit légèrement.

« [color:c1ca=orange est ] Ne vous en faites pas, vous pouvez partir si vous le souhaitez, ce ne sera que pour me se retrouver. »

La jeune femme hocha la tête avec un sourire radieux, peut-être une manière que de tenter de transmettre son bonheur à cette femme qui en a dit beaucoup besoin.

« Bien entendu, je ne manquerais pas que de vous revoir prestement. Je suis certaine que nous aurons le loisir de se revoir même plus rapidement que vous ne le pensez. »

Dit alors mystérieuse Eiko en voyant parfaitement qui pouvait être me frère dirigeant de la ville. Après tout, elle faisait partie du clan également. Elle glissa sa main sur l'épaule de la guerrière.

« Détendez-vous, respirez, tout va bien... »

Murmura alors Eiko pour Chō en essayant de cacher aux autres ce genre de mots qui pouvaient paraître blessant pour une femme de sa trempe.
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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots.

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La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots.

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