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 Les Grands Rêveurs n'ont qu'eux-même pour ami

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Fukyuu Hankyou

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Daimyo

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MessageSujet: Les Grands Rêveurs n'ont qu'eux-même pour ami Lun 10 Juil - 19:09

Rares sont les nuits de sommeil tranquille pour ce Daimyo qui ne dort qu’une fois éreinté par tout. Les jours se succèdent vite et souvent il fuit le repos comme si ses rêves portaient la peste. Ils sont toujours étranges et paraissent si réels qu’ils lui laissent un grand doute, profond comme les entrailles du monde, à chaque réveil.

Mais, cette nuit-là, ses doutes, il en a fait ses rêves. Les uns se sont mélangés aux autres si bien qu’en rêvant de son réveil, il s’est vu paralysé devant la lourde tâche qui lui ceint les épaules quotidiennement, incapable qu’il est devenu de quitter sa chambre, tantôt saisi par une angoisse qui lui donnait envie de fuir, quand il imaginait l’avenir de son royaume, tantôt attrapé par une certitude qui lui murmurait qu’il ferait bien, quoi qu’il fasse, même en s’exilant en dehors de ses terres natales.

Alors, il s’est vu puis senti quitter ses quartiers sans prévenir personne. Comme son pas était incroyablement bruyant et pressé, il a craint de rencontrer sa garde, et ses gens, tout en espérant paradoxalement voir, avant de sortir définitivement, quelqu’un qui s’inquiéterait de le retenir, quelqu’un qui questionnerait sa raison ou qui lui dirait à quel point il est fou en l’entendant dire ce qu’il avait visiblement besoin de dire.

Mais, si on lui avait demandé ce qu’il faisait dehors à une heure aussi éloignée du jour, défait de tous ses symboles de pouvoir, Fukyuu Hankyou n’aurait pas été sûr de parvenir à répondre de façon compréhensible sans craquer totalement ni sans plaider lui-même la folie, l’échec et le désespoir certains aux bords des lèvres et des yeux. Il était bien incapable de se formuler la chose mentalement tant il se sentait étrangement bien porté par son instinct, comme l’âme en quête de sa seconde moitié, au point d’en oublier comment expliquer les choses, au point d’oublier qu’il puisse en être autrement, au point d’assumer absolument et totalement cette folie qu’on lui aurait prêtée si, et seulement si, seulement, on l’avait empêché de quitter à tout jamais sa place auprès des Kami. Même eux ne lui semblaient pas aptes à l’empêcher de fuir. Aucune étoile ne lui semblait plus capable de le guider.

Sur la route, il se sentit déjà mieux, sans pouvoir se justifier. Il se trouvait fou, fou de partir de la sorte, et fou de s'être aveuglé si longtemps dans une Voie qui l’aurait perdu à coup sûr ! En quittant Miyuki, il souriait, le regard fixant un trajet plein de possibilités et, pour la première fois, il repensa aux grands moments de son existence en se disant qu’ils ne valaient pas même la plus petite de ses rencontres.

Délires allant, toujours rêvant, il se vit bientôt face au visage à peine reconnaissable d’une de ces rencontres. Ils étaient sur une route, de nuit, et un feu éclairait cette silhouette de jaune et parfois d’ombres en rayures. Soucieux d’avoir son attention et persuadé qu’il était l’homme, parmi tous les Hommes, qui lui offrirait une nouvelle vie, Hankyou était rongé par l’envie de lui parler autant que de celle de l’entendre. Bien qu’incapable de voir son faciès ou de définir son identité au sein même de son rêve, il s’entendit le supplier comme il avait un jour supplié son Maître.

Il se vit se mettre à genoux, implorant l’étranger de faire de lui son élève, d’accepter qu’il puisse lui donner sa vie, sans dire, jamais parvenir à dire, pour quelles raisons exactement il avait besoin d’être à ses côtés. Il s’écouta jurer et promettre tout son honneur, ses biens et sa vie pourvu que l’omnyouji l’emmène avec lui dans son grand voyage, qu’importe où, qu’importe quand, qu’importe comment, pourvu que celui qui se rappelait petit à petit à sa mémoire accepte au moins de lui répondre…

C’était alors pour lui la réponse qu’il ne parvenait pas lui-même à se donner. C’était, pour lui, tout ce à quoi il aspirait.


Où qu’il tombe
Le Flocon reste blanc, toujours
Suivi par l’Hiver.


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Abe no Chikanori

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Onmyôji

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MessageSujet: Re: Les Grands Rêveurs n'ont qu'eux-même pour ami Mer 12 Juil - 4:35

L’individu tout de noir vêtu se retourna vers l’inconscient qui sans crier gare s’était foutu à ses pieds, suppliant, sanglotant presque, l’implorant par tous les dieux. Il recula, car l’autre bougre allait presque le salir à limite saisir le bas de son kimono. Il retint un dégoût, tout juste, derrière une façade aux sourcils froncés et perplexes. Quel était cet énergumène fou  sorti de l’ombre, des fourrés inquiétants enneigés, qui ne semblait plus savoir où aller de la même façon qu’il ignorait comment il était parvenu jusqu’ici ? Rohlala …. Non … pathétique … Et voilà donc que l’autre ce mettait à présent à jurer sur l’honneur, les biens, sa vie qu’il ne l’emmène en voyage … non … non, c’était pitoyable. Arrête … tu es misérable… Songe-il en fixant le visage rougi par les larmes, sentant un dédain monstrueux pointer  le bout de son nez. Arrête … stop, c’est ridicule. Ca suffit. Ferme-là. C’est stupide. Tout ce que tu demandes est stupide. Il se retint de le repousser du pied comme un malpropre. Tu as des centaines d’autres types à aller emmerder, et voilà que ça tombe sur moi. Et en plus pour ça ! … Franchement, pour ce truc qui n’attire que des ennuis, mais qui voudrait faire Onmyôji ?

A cette pensée là, l’Abe no se surprit, cligna les yeux. Quelque chose le contrariait, n’allait pas dans cette histoire. C’est vrai ça. Qui voulait bien faire ce métier d’hypocrites, de délirants, qui couraient après du vide en baragouinant qu’il y avait quelque chose là où il n’y avait rien ? Avec les prières, les trucs écrits, les machins dans les bouteilles censés … quoi déjà ?… Ah oui, “sceller des démons”. Encore fallait-il que ces soi-disant Yokaï existent, car il ne les avait jamais vus, jamais sentis, jamais entendu, jamais rien. Exactement, jamais rien. Ces créatures n’existaient pas, tout le monde savait bien que c’était l’invention de cette espèce de secte d’illuminés … que tout le monde tolérait, car il fallait bien préserver un semblant de tradition et de surnaturel.
Fixant l’autre dont les larmes dégoulinaient sur la face, il se disait qu’il était vraiment un demeuré, un débile, un idiot. Enfin c’était là-dessus qu’il faisait ton gagne-pain, car les Kamis avaient décidés de le fourrer dans une famille remplis de psychopathes hallucinants, et d’en faire le seul type normal là dedans. Même le petit frère n’avait pas été épargné par la folie, et c’était avec un petit pincement au cœur qu’il acquiesçait à son enthousiasme … Car bien sûr, pour ne pas paraître suspect, il était devenu maître dans l’art du mensonge, des doigts agités dans les airs pour prétendre de faire quelque chose, légèrement schizophrène pour parler avec un gardien qu’il avait invoqué dans le secret … ce qu’il ne fallait pas faire pour VIVRE, et SURVIVRE ! Enfin toute cette histoire avait fini par être percée un jour, le grand manitou –son oncle- avait appris qu’il n’avait pas la moindre vision, qu’il avait toujours menti, inventé, mythomané toutes ses histoires … le drame, il s’était retrouvé dehors, paria de sa famille. Tout seul, un peu au milieu de nulle part avec pas grand-chose d’autre qu’un bon paquet de mensonges pour se nourrir.

Bon débarras, bande d’illuminés.

Il fallait dire qu’il n’aurait pas cru pouvoir gagner autant en imaginant du travail. Suffisait d’aller quelque part, crier au loup, pointer du doigt le premier vomissant ou épileptique atteint de la colique en disant qu’il était possédé, attendre quelques jours pour dire qu’il avait réglé le problème en ayant scellé la maladie, exorcisé le demi-pot en terre cuite au fond du jardin, chassé l’énergie spirituelle des corps, marmonné des “hmr” et des “rmh” pendant cinq minutes en roulant des yeux. Et là ! … magie-magie ! Les gens se sentaient mieux, le remerciaient, et il pouvait manger, dormir, aux frais de la communauté. Suffisait ensuite de revenir plus tard … et ahlala, s’il n’y arrivait pas, c’était que les Kamis en avaient décidé ainsi, ou que c’était trop dur pour lui. Décidément, trop d’abus dans ce métier. En plus ! Avec son bâton de prêtre, son chapeau-chaussette sur la tête, on ne pouvait pas le mettre dehors. Non, non non ! La belle vie. A quelques détails près, bien sûr … mais il avait déjà tout calculé. Il savait qu’au pire, avec ses 23 ans, il en avait encore pour quarante ans (s’il ne s’étouffait pas dans son sommeil avec les couleuvres qu’il faisait avaler aux uns et aux autres), et à mesure d’un village toutes les deux semaines … 40 x 26 = 1040 villages à visiter, sachant qu’il pouvait se permettre d’y retourner de temps en temps, enfin bref. Ca passait. S’il trouvait une autre naïve à épouser auquel promettre qu’aucun esprit ne viendrait abuser d’elle la nuit s’il l’épousait (le plan étant de se fiancer et de se marier la nuit de la fertilité en Okaruto, n’est ce pas), la tranquillité lui était assurée.  

Enfin cela ne réglait pas son problème de fanatique débile à ses pieds qui le regardait avec des yeux de merlan frit. Chikanori le toisa, d’un regard sévère … oh non, il ne voulait pas être emmerdé dans ses plans mais … l’autre imbécile, il avait l’air de  juste … tellement y croire. Mais vraiment, comme si sa vie en dépendait (ah oui, il avait juré sur sa vie…). Dans son regard … on pouvait presque voir qu’il y voyait sa rédemption, comme si toute sa vie n’avait été qu’un mensonge … pauvre gars, si tu savais que la belle vie de mythomane ne fait que commencer si tu t’orientes par là … Pauvre gars. Voilà, il lui faisait pitié. Cependant, pour lui qui n’avait jamais rien fait que mentir à qui était suffisamment bête pour le croire, voir quelqu’un d’aussi convaincu sans qu’il n’ait jamais rien faire pour le toucha, presque jusqu’au cœur (si si, il en avait un malgré tout le sel qui en débordait). En plus, il l’appelait Maître. L’insolent jeune homme fixa son aîné avant d’y reconnaître après un très long moment, habillé tel un gueux, le Daimyo des glaces. Allons bon, lui que l’on dépeignait fier, arrogant, colérique, buté, violent, borné, du côté Kenshu de la frontière … là, à ses pieds. Du genre, vraiment. Nooon pas possible …
Alors là il se mit à le dévisager sérieusement. Puis il se rendit à l’évidence qu’il avait vraiment un (soi-disant) élu du dieu vache à ses pieds, et il rougit, plus sûrement que sa belle prunelle rouge. Là, c’était du lourd. Le plus gros poisson qu’il n’avait jamais attrapé. Et pour son ego qu’il n’avait jamais eu, c’était beaucoup, c’était gigantesque. Complètement titanesque. Lui à qui on avait dit qu’il n’arriverait jamais à rien, il se voyait déjà pouvoir crâner avec monsieur Fukyuu en élève, tout prêt pour le servir et apprendre à ses côtés … même si ça n’allait pas durer belle lurette, il pouvait quand même espérer garder l’illusion assez longtemps … rien ne l’empêchait de dire après que son don s’était essoufflé ou bien … BAH ! Qu’importait !

Maître. Chikanori, sur son bâton appuyé, lui tint à peu près ce langage :

_ Vraiment ? Tu veux devenir Onmyôji, mais sais-tu au moins ce que cela signifie, ce que c’est ? » Dit-il sans se dépeindre de son sourire insolent et d’un petit rire qu’il n’avait pu retenir. « Vas, parle, mon enfant, explique moi donc pourquoi je te prendrais sous mon aile ? Vois-tu les esprits ? Vois-tu les démons ? As-tu …. Un gardien ? C’est la base de la base. Tu ne peux pas devenir Onmyôji si tu n'as pas de gardien.

Sa propre arrogance lui piquait le nez, mais il fallait bien se faire désirer un peu.


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Amadotsu Kodan

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MessageSujet: Re: Les Grands Rêveurs n'ont qu'eux-même pour ami Mer 19 Juil - 15:57

Pesante, étouffante, la tâche ne lui était plus supportable. Se demandant depuis combien de jours, de semaines ou de mois entiers n’avait-il reçu aucune instruction de celui à qui il avait dévoué son sabre. Son doute persistait alors qu’il pesait à nouveau la signification même de sa caste, de son devoir éternel, celui là même qu’on lui refusait, celui là même qui, dans son absence, avait conduit des hommes comme lui à mener leur propres batailles et avaient mené à l’Enfer Écarlate.

Kazan, les Armées du Feu et maintenant, les enfants de Moegami ne prononçaient plus que son nom, celui de Gekido dans l’oubli. Une telle chose finirait par se faire savoir dans les clans alentours, un tel fait ne serait pas accepté, pas autorisé et il n’avait aucune raison de révéler la nature qu’un Kami sans droit lui avait octroyé.

L’héritier des volcans avait une femme et des enfants à présent, il devait leur assurer un avenir, que sa lignée ne s’effondre pas à cause du règne d’un Seigneur fantôme. Et d’avenir, Setsu n’en avait plus aucun et bientôt roulerait sur eux les forces dirigées par d’authentique élus. À cette pensée ses souvenirs se mêlèrent, lorsqu’il en revint à cette journée pluvieuse où il avait fait face à celui qui méritait la loyauté des siens.

Oyamatsumi, dans sa justesse et son flegme, avait su choisir un Daimyo digne, noble et droit dont le regard lui était apparu comme se balayant sur Yokuni toute entière plutôt que sur sa pauvre petite personne. Toujours depuis s’était-il dit que Hankyou des Fukyuu était le Maître que tout bushi aurait du rêver suivre. Le déshonneur aurait du le prendre lorsqu’il décida comme une envie d’aller aux petits coins qu’il était temps que les Kiyooki changent de bord et aille se ranger du côté des gagnants, pourtant, il n’en fut rien.

C’est léger que son cœur se trouva lorsqu’il annonça la nouvelle à sa dame à qui il promit de la réchauffer lorsque leur déménagement serait fait et aux enfants portant son nom à présent, leur déclarant que les boules de neiges étaient bien moins douloureuses que les pierres volcaniques, plus amusantes aussi. Ainsi joyeux fut son départ, couvert tout de même de nombreuses couches de vêtements, arrondissant quelque peu ses formes, dont il s’était paré pour l’occasion et le froid certain qu’il rencontrerait passé la frontière.

Kodan s’émerveilla d’ailleurs, face à cette dernière, de constater le voile de tempête de glace se briser littéralement contre la vague de chaleur du clan des flammes. Les limites des clans étaient si étonnantes, leur climat respectifs brusquement divisés par la volonté seule des Dieux. Enfin, préparé comme il l’était, le passe droit pour les hauts monts du pays central porté sur ses épaules, il en franchi la limite, toujours vaillant.

Échangeant son kimono pour son armure cérémonielle qu’il eut trouvé là par chance, il parvint quelques instants plus tard et la nuit tombée à passer non loin d’un feu où il surprit une triste estampe se peindre sous ses yeux. En effet, un mendiant en priait un autre, borgne qui plus était celui-ci, le pauvre ère, de devenir son élève. Le premier Amadotsu se demanda alors ce que pouvait bien apprendre un gueux à un homologue et se dit que cela devait tourner autour du fait de l’art et la manière de quémander ou implorer.

Décidant que là n’était pas un spectacle auquel il avait a assister, des affaires bien plus urgentes à accomplir, il manqua de peu de passer son chemin. Mais horrifié s’il en était, la voix du premier mendigot ne lui était pas inconnue (ni celle qui lui répondit, mais la chose était plus flou cependant). Remarquant les propos échangés, il en comprit toute l’indicible horreur et se précipita-t-il lestement entre les deux interlocuteurs, attestant de ses propre yeux de l’identité du gémissant.

Sans se préoccupé du prié, il attrapa les épaules de celui là même qu’il était venu servir, de plus en plus certain qu’il se trouvait en plein cauchemar et alors lui hurla-t-il au visage, lui demandant ce qu’il faisait dehors à une heure si éloignée du jour, défait de tous ses symboles de pouvoir. Il le supplia aussi, les larmes lui montant aux yeux, de ne pas craquer ni laisser libre cours à cette folie, lui jurant qu’il était venu pour le servir lui et aucun autre et que nul homme ne méritait que Fukyuu Hankyou l’appelle maître.

Il se retourna pour signaler à l’autre bonhomme que ce n’était évidement pas contre lui et qu’il n’y voit pas d’offense, hein, mais on n’allait tout de même pas mélanger les torchons et les serviettes, l’invitant enfin à s’en aller, parce que ce n’était pas la fête non plus. Non mais.


L-M-M-J-V-S-D

Kazan Chinsei-ka
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