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 [PV] Sous les flammes vulpines se lient les Destins

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Fukyuu Kanzen

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Taii

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Date d'inscription : 17/04/2015

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Titre: Shiroi Inu, le Chien Blanc
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MessageSujet: [PV] Sous les flammes vulpines se lient les Destins Dim 16 Juil - 18:31


Point besoin n’était de pouvoir prononcer quoique ce soit, nul mot n’était nécessaire à ce qu’il lisait dans les sombres prunelles de la Voix du Tigre. Il lui épargna même la peine de lui écrire le moindre terme sur ce tableau qui lui permettait de communiquer avec autrui. Quel utilité aurait-il pu avoir de lire autre chose que ces iris évocateurs qu’il avait appris à connaître depuis plus d’un an par ses visites quotidiennes.

Le crin blanc s’inclina purement et simplement à cet ordre, cette prière qui ne lui avait pas été faite et qui n’aurait jamais besoin de l’être. Il fit volte face, laissant la kannushi sous la protection de sa garde rapprochée de mikos, puis passa le seuil de la porte immense du shinden, le bâtiment principal du Temple Koumyou. Les battant de l’immense entrée se fermèrent derrière lui et il ne manqua pas de saluer les sohei qui assureraient à partir de là le rôle de ligne défensive.

Les traits fermés, il passa le vaste hall du haiden, haut lieu du culte voué à Gekigami, sentant sur lui nombres de regards inquiets. Civils coincés là par la rapidité de l’attaque, prêtres et nobles n’ayant pour seul voeu que celui qu’on leur apporta la paix de ce domaine Saint et qui n’eurent écopés dans leur venue inopinée qu’un spectacle cauchemardesque, il n’était guère à même de se prétendre réellement aux commandes, mais les yeux se tournaient naturellement vers lui, le priant silencieusement d’agir, de les aider, de les sortir de ce mauvais pas.

Les cris et le fracas des armes, le hurlement poussé par leurs assaillants, quelque chose de nouveau, d’inédit, d’impossible qu’aucun mortel de moins d’un demi siècle n’aurait pu corroborer. N’ayant pu qu’effleurer le sujet à l’écoute de ce qu’avait bien pu lui dire celle qui avait vécu deux mois sous son toit, le géant des neiges n’aurait pu faire le parallèle si ses pupilles ne lui avaient pas montrées d’elles même.

Ces créatures connues pour leur malice, mais aussi pour la protection qu’ils offraient parfois, n’étaient en aucun cas les héritières de légendes sanglantes ou d’atrocités, quelqu’elles soient. Pourtant, des kitsunes fous étaient tombés sur la vaste cité commerciale de Raimei et dans le prolongement de leur assaut, s’étaient heurtés aux murs de la demeure de l’hôte de Gekigami en personne.

Une simple visite s’étaient mû en une protection désespérée du coeur même du clan des foudres et il avait réuni comme il l’avait pu, ce qui signifiait avec grande difficulté, le peu d’ashigerus qui s’étaient réfugiés dans l’enceinte même du sanctuaire, sans parvenir à excéder une cinquantaine de lames. D’autres bushi que lui se dressaient, épars et à leur propre défense, autant des murs bénit que de leur propres existences, mais on ne comptait aucun officier pour coordonner l’effort de résistance.

Lui était loin d’être le plus capable, loin d’incarner un homme d'expérience et en réalité, il était proprement terrorisé. Une seule de ces bêtes faisant la taille d’un cheval avait, d’un unique coup de griffe, tranché deux lanciers qui s’étaient persuadés être parvenus à acculer l’animal. Le sang pur des Fukyuu maniait dignement le sabre, sans pour autant égaler la technique de son maître.

Ses lames étaient sans commune mesure, faites pour lui et par lui même. Il culminait tel un titan parmis les hommes, ses cheveux immaculés ondulant à chaque pas qu’il faisait comme une cape réfractant la plus petite lumière en délicat reflet évoquant les plus hauts sommets de ce monde. Mais malgré tout ceci, il se savait être de chair et de sang, perclu de défauts et inexercé à tout type de bataille ou de conflit, ceci sans même considérer ce fléau qui s’abattait sur eux…

Il se sentait totalement dépassé, surmené, luttait constamment contre la pétrification de la peur panique qui menaçait de l’envahir. Mais en son sein, il savait ne pas avoir le choix, certain de devoir tant à ce clan qui avait fait de lui l’un des sien, qui l’avait accueillit, adopté, traité avec dignité et honneur et même offert ce que jamais les Glaces n’avaient su lui donner.

Alors il prenait sur lui. Éphèbe empate et esthète, il se mura dans l’expression d’un guerrier rompu au combat, du mur que sa carrure pourrait proposer, mais surtout et avant tout, d’un bretteur reconnaissant envers le Tigre. Il fronça ses sourcils, il libéra l’éclat de Ha no Tamashi, le jumelant à celui de Hogosha Giri, le tranchant de l’âme se joignant au gardien de l’honneur en frères d’aciers.

Puisque les kamis avaient fait de lui un être que l’oeil ne pourrait ignorer, alors il s’assurerait que personne ne vienne à manquer son exemple, ne voit plus que lui et soit certain de cet incroyable courage qu’il n’avait pas. Sur le sandô, l’allée principale du Temple, nombreux moines combattants joutaient contre l’un des yokais vulpin, d’autres comme lui frappaient les protecteurs du Sanctuaire, pourtant entraînés depuis le drame de l’Enfer Écarlate à faire face à ce genre d'événements impossible.

Kanzen passa près des dépouilles mêlées d’un Kitsune et de certain de ses tueurs, eux-mêmes terrassés, ses yeux se voilèrent d’une profonde tristesse face à ce terrible gâchis. Ces renards fantastiques l’avaient toujours passionnés, trouvant dans les estampes un air qu’il partageait avec eux et l’héritière des Abe no s’étaient montrées des plus renseignées sur le sujet, satisfaisant la plus petite curiosité qu’il avait à leur égard.

De voir ces êtres magnifiques et légendaires s’incarner en monstre sauvage lui brisait le coeur autant que le moral. Le rappel soudain à Miwako le fit bifurquer vers le palais de danse rituel, le kagura où il savait avoir ordonné au jeune cousin de celle pour qui il donnerait tout de rester là. Lorsqu’il y parvint, il balaya de son regard ambré la communauté d’onmyôjis venus là se regrouper avant que l’attaque ne survienne, il se rassura de voir les prêtres itinérants en un seul morceau.

Il n’était pas possible pour lui de les distinguer, mais il pouvait sentir la présence des esprits auxquels étaient liés chacuns de ces chamans depuis qu’il avait passé soixante jours ou presque en compagnie de deux d’entre eux. C’était un sentiment presque rassurant de les savoir là, mais il se refusait toujours à les laisser rejoindre le combat. Des conscrit du tonnerre étaient en plein argument avec Yuto justement, ce dernier jurant déjà qu’il pouvait être plus utile avec les protecteurs de Koumyou que cloîtré ici.

Le chien-blanc alla rapidement se poser entre les hommes d’armes et le jeune garçon. Celui ci était d’au moins une tête de moins que lui et plus fluet aussi, mais dans ses prunelles brillaient une détermination qu’il ne connaissait que trop bien et pour laquelle il vouait même un sentiment tout particulier. Pourtant il avisa durement l’adolescent avec lequel il aurait adoré faire connaissance, mais dont le destin apparaissait lui avoir refusé le plaisir et lui lança d’une voix qu’aucun dans le conclave n’aurait pu ignorer :

Yuto-san, à nouveau, je vous en prie, veillez sur vous et restez ici. Si les Kamis ont créés l’Ordre Céleste en faisant de vous un estimé membre des Abe no et héritier de leur tradition séculaire, ce n’est pas pour que vous alliez vous jeter dans la gueule de ces folles créatures ! J’ai déjà bien à faire en plus de devoir garder un oeil sur vous !

Il avait dit cela tout en orientant parfois son attention au dehors, nerveux de toute évidence à ce qui pourrait survenir si les lanciers et combattants de l’orage ne parvenaient pas à contenir l’une de ces bêtes et qu’elle ne finisse son chemin précisément vers le kagura.
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Abe no Yuto

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Non Joueur

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Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: [PV] Sous les flammes vulpines se lient les Destins Lun 17 Juil - 21:47

L’enfer s’était déchainé, violent, brutal, inexplicable. D’un coup d’un seul, le paisible temple de Koumyou où il était venu se recueillir avant de retrouver les siens après 2ans d’absence s’était transformé en champ de bataille sanglant. Pris de court, sombrant dans les ombres de la terreur la plus pure, Yuto n’avait pas su comment réagir. Comment était-ce possible ? Il n’y avait même pas deux jours, il parlait encore paisiblement avec les miko et les autres religieux venus ici trouver un peu de paix. Pourquoi ces kitsunes attaquaient-ils si sauvagement les humains ? Ce n’était pas le genre de ces créatures nobles et fières. Qu’avaient-ils donc fait, pour s’attirer leur colère ? Car s’il y avait bien une chose qu’il avait apprise de son voyage, c’était que les yokaïs attaquaient rarement sans raison, et surement pas ceux-ci, habituellement protecteurs. Bien souvent, c’était les humains eux-mêmes qui les provoquaient, par ignorance ou par bêtise.

Tremblant, perdu dans les ombres de ses tourments, Yuto avait vu la lumière dans les ténèbres en la personne estimée et reconnue de Fukyuu Kanzen. Ce guerrier, ce géant aux cheveux lumineux, trônait sur le champ de bataille, inspirant force et courage. Il lui avait dit connaître sa cousine, ce qui avait quelque peu étonné le jeune homme, mais ils n’avaient pas eu le temps d’approfondir le sujet. Fébrile, tourmenté par les rumeurs de la bataille, Yuto n’avait fait que suivre docilement les ordres donnés. Néanmoins, maintenant qu’il était au calme dans le Kagura, sa respiration se faisait plus régulière et il retrouvait un peu ses moyens.

Alors, peu à peu, sa détermination se forgeait : il devait se battre lui aussi ! Il n’était pas une petite chose fragile qu’il fallait protéger, il était un onmyoji, un gardien de l’équilibre entre les humains et les yokaïs et par-dessus tout, il était un héritier des Abe no ! Serrant les poings, Yuto se persuadait doucement de cette idée. Il devait aller sur le champ de bataille, il devait aider à la défense du temple, c’était son devoir en tant qu’Abe no, en tant qu’onmyoji et en tant que Kenshu.

Dire que le cadet de la famille était assuré de ses capacités aurait été un mensonge. Non, il n’était sûr de rien, et surtout pas de sa faculté à réagir en pareille situation. La peur coulait dans chaque cellule de son corps. Mais par-dessus de la peur, il y avait son devoir, ses valeurs et ses convictions. Certes, il aurait préféré rester bien à l’abri et laisser cette tâche dangereuse à d’autres. Mais ça aurait été indigne de lui, de son nom, de son rang. Il savait qu’il devait le faire, sinon comment pourrait-il encore prétendre au nom qui était le sien.

Alors Yuto se leva, s’avança vers leurs gardes, déterminé. Il devait les convaincre de le laisser sortir pour participer au combat. Bien sûr, ils refusèrent, suivant les ordres, mais Yuto n’en démordit pas, argumentant avec ferveur. Soudain, un trait de lumière vint se poster entre ses interlocuteurs et lui. Le jeune resta un instant sans voix, intimidé par la noblesse de cet homme trop grand, trop pur, pour lui paraître véritablement humain. Dans son silence subjugué, l’autre en profita pour parler, lui expliquer pourquoi il ne devait pas combattre. Mais Yuto fronça les sourcils, toujours aussi déterminer, si ce n’est plus encore, à suivre l’exemple de cet homme si courageux qu'il défendait un clan qui n'était même pas le sien de base.

"Avec tout le respect que je vous dois, Fukyuu-sama, c’est justement parce que je porte ce nom que j’ai le devoir de me battre à vos côtés ! Sinon comment pourrais-je me prétendre héritier de ma lignée."

"Surtout quand même l’otage de Fukyuu s’attèle à la défense d’un temple de Kenshu !", rajouta-t-il pour lui-même. Faisant un grand geste vers la salle, il continua, toujours aussi animé.

"Nous sommes des onmyoji, garant de l’équilibre entre les humains et les yokaïs, nous sommes plus équipés pour combattre ces choses que vous ne le serez jamais. Ces kitsunes ne sont pas les premiers ni les derniers yokaïs que nous affrontons ! Il est incohérent de nous garder enfermés ici alors que nous pourrions vous supporter, vous et vos hommes, sur le champ de bataille !"

L’héritier des Abe no se recula alors de quelques pas, tandis qu’un courant d’air soufflait autour de lui.

"Sans compter que nous sommes loin d’être sans défense." Ajouta-t-il d’une voix un peu trop grave.

Alors, son gardien apparut autour de lui, déplaçant brutalement l’air de ses ailes immaculées. Le grand serpent s’enroula autour de son maître, abaissa sa tête ronde aux yeux rubis à sa hauteur en dardant sa langue vers Kanzen.

"Je ne prétends pas parler pour les autres présents ici, mais pour moi en tout cas, c’est tout vu.

Conclut le jeune onmyoji avec toute la détermination qu’il put trouver en lui, ses yeux verts plantaient dans les orbes d’ambre brulants de son vis-à-vis.

Malgré ses derniers mots, d’autres commençaient à bouger dans le Kagura, et certains gardiens se firent visibles aux côtés de leurs maîtres, comme pour approuver les mots du jeune Abe no. Yuto n’avait pas pour prétention de commander à qui que ce soit, et d’ailleurs il ne remarqua même pas le mouvement que ses paroles passionnées avaient provoqué. Mais voir ainsi l’héritier d’une grande famille rappeler où était leur place avait sans doute de quoi en inspirer quelques-uns.


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Mirai Sora

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Kannushi

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MessageSujet: Re: [PV] Sous les flammes vulpines se lient les Destins Ven 28 Juil - 12:49

Cela faisait tout juste un an que Sora était finalement revenue à Raimei, et était devenue onmyouji pour le temple de Koumyou. Un an qui s'était plutôt bien déroulé. La jeune femme avait bien sûr fait des rencontres intéressantes. Elle avait pu mettre à profit cette année pour enterrer définitivement sa jeunesse : la fin de son apprentissage, le début de ses nouvelles responsabilités ... Elle avait eut la joie de retrouver les siens, même si elle continuait de sentir souvent le regard désapprobateur de son père sur elle qui n'avait pas suivi la voie qu'il avait tracé pour elle ...

Puis, ces derniers jours, tout s'était accéléré. Comment Raimei avait-elle pu s'attirer les foudres divines à ce point ? Pour Sora, c'était tout bonnement impossible. Il devait se passer quelque chose d'autre, de plus grand, d'intouchable, derrière tout cela ... Les hordes de kitsunes enragés attaquaient la cité. C'était, plus que peu courant, tout à fait inhabituel et anormal. Généralement, les kitsune sont des créatures neutres envers l'humanité ... Il était tout à fait impossible qu'autant d'entre eux se soient juste mis d'accord simplement pour terroriser la population humaine. De plus, additionné à ça la multitude de gens qui étaient tombés dans le Sommeil ... Ca ne pouvait pas être une simple coïncidence.

Malheureusement, Sora ne faisait pas partie d'assez hautes instances religieuses pour en savoir plus, et si quiconque avait appris les secrets de ces phénomènes, pour l'instant ils n'avaient pas été révélés à la population. Elle devait donc se contenter d'accomplir son devoir : aider les citoyens autant qu'elle le pouvait dans cette panique. Pour l'instant pourtant, c'était chose impossible. La plupart des onmyoujis s'étaient vus regroupés dans le kagura, sur ordre militaire, et l'attente était assez insoutenable. Entre ceux qui avaient eu le malheur de voir ou de connaître certaines victimes de cette guerre insoupçonnée, et ceux qui n'en pouvaient plus de rester ici enfermés, il était difficile de se recentrer un peu sur soi-même et de se concentrer. Sora essayait de ne pas se laisser déborder. Son tempérament ambivalent était son principal défaut, son maître le lui avait toujours dit, il ne fallait surtout pas qu'elle se laisse atteindre par un surplus d'empathie. La tension néanmoins qu'elle avait accumulée en elle était telle qu'il devenait particulièrement difficile pour elle de ne pas paraître irritable. A la moindre remarque, elle se mordait presque l'intérieur des joues pour ne pas rétorquer par des mots beaucoup trop tranchants. Urahara, par le fil rouge qui maintenait leurs deux âmes, était également d'une humeur massacrante. En bref : il n'y avait rien pour stabiliser le for intérieur de la descendante des Mirai.

C'est à peu près à ce moment là que Fukyuu Kanzen, le sang pur des Fukyuu, celui que le peuple appelait le Chien Blanc, entra dans la salle. Il sembla directement s'adresser à un onmyouji qui était en proie à une dispute avec les forces armées pour pouvoir défendre son droit de sortir d'ici. Il s'adressa à lui directement, et c'est ainsi que Sora apprit que le jeune homme en question était un autre descendant des Abe no. Ah ! Ca devait donc être le second cousin de Miwako ? Il sembla bien à la jeune fille que Fukyuu-sama avait parlé de ... "Yuto" ? Oui, c'était bien lui alors. Le tempérament de Chikanori se rappela à elle tout à coup. Etait-il possible que ces deux-là soient frères ? Pourtant elle ne vit aucune ressemblance entre eux ... A part bien sur l'aspect physique, vaguement ... Mais c'est bien ce que Miwako lui avait expliqué sur eux. Incroyable ! Alors depuis tout ce temps, elle était juste à côté de Yuto sans l'avoir remarqué.

Sa curiosité l'emporta bien sur, et sa tension intérieure sembla se relâcher presque entièrement par cette occasion. La jeune onmyouji se leva donc. Bien sur, Fukyuu Kanzen soutenait qu'il ne devait pas sortir, alors que le brun maintenait que c’était justement dans ce genre de circonstances que les onymoujis devaient se rendre utiles. Cette querelle –qui n’en était pas une, chacun remplissant selon lui son devoir le plus honnêtement que possible-, était aux yeux de Sora bien futile. Elle comprenait les deux points de vue, mais en sa qualité d’onmyouji, ne pouvait que pencher en la faveur des arguments d’Abe no Yuto. Malgré tout, discuter les ordres d’un militaire, ce n’était pas vraiment raisonnable …
Bon, là, il était grand temps pour elle d’agir.

Elle se dirigea vers ce petit attroupement. Il lui en fallut de peu qu’elle ne rentra pas tout bonnement et simplement dans le tas. A la place de quoi, elle souffla intempestivement, presque bruyamment même. Elle s’inclina poliment, puis déclara de la voix la plus calme et posée que possible :
« -Excusez-moi. Si je puis me permettre. », commença-t-elle, espérant interrompre tout cela. Elle attendit d’avoir l’attention pour poursuivre : « Je pense que la meilleure option pour combattre ces kitsune, qui ne sont évidemment pas dans leur état normal, serait de conjoindre nos forces armées et spirituelles, si nous voulons avoir une chance d’endiguer ce fléau rapidement. »

Elle avait parlé à cœur ouvert. Il était cependant vrai pour elle qu’il n’y avait pas d’autre option. Bien sûr que cette situation était dangereuse, bien sûr que tous encouraient un risque. Mais pour elle il n’y avait juste pas d’autre option.
« - Fukyuu-sama », dit-elle en s’inclinant de nouveau, « je sais que je suis des plus jeunes et inexpérimentées de ce temple. Mais vous comptez parmi vos rangs mes deux jeunes frères. Il m’est insupportable de savoir qu’ils risquent tout deux leurs vies, et que moi je suis ici à attendre que les choses se passent. Onegai … ? »

Elle savait que le fils des Glaces était dôté d’un cœur pur et bon. Elle l’avait su tout de suite, dès qu’elle l’avait rencontré la première fois. Ainsi, elle jouait peut-être sur ses sentiments, mais tout ce qu’elle avait dit là était le reflet d’une vérité tout aussi pure et innocente. Elle se permettait de penser qu’il comprendrait. La Mirai redressa son regard vers ce qui avait tout l'air d'être l'esprit gardien de Yuto, impressionnant, qui s'était dévoilé ouvertement pour montrer qu'il était là pour protéger son maître. Elle le salua discrètement, présentant ainsi ses respects à la créature, tandis que le gardien loup-renard Urahara se montra aussi à son tour, comme pour appuyer cet argument de défense. Son pelage était d'un blanc nacré, mais sa longue queue était mouchetée : le gardien était aussi impatient que l'onmyouji de rentrer en action. Ces échanges silencieux terminés, elle finit par se tourner vers le cousin de Miwako :

« - Yuto-san. Nous n’avons pas été présentés je crois. Je suis Mirai Sora. Mon nom ne vous est peut-être pas inconnu : je suis assez proche de votre cousine Miwako. », déclara-t-elle simplement en guise de présentation.

Elle espérait juste que celui-là n’allait pas s’enfuir en la voyant. C’était une manie assez constante chez Chikanori après tout …


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MessageSujet: Re: [PV] Sous les flammes vulpines se lient les Destins

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[PV] Sous les flammes vulpines se lient les Destins

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