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 Un marché (Pv Kyoaku)

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Hisawara Kiyosuke

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Taisa

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MessageSujet: Un marché (Pv Kyoaku) Jeu 3 Aoû - 17:44

5 ème jour de la lune du singe

Aujourd'hui la demeure de Kiyosuke à Raimei devait recevoir une grosse livraison de victuailles qui seraient utilisés pour de futurs banquets. Notre taisa qui n'était pas un grand amateur de ce genre d’événements avait néanmoins prévu d'en faire quelques uns pour plusieurs raisons. Mais pas vraiment des banquets très joyeux, ce serait plus le genre de ceux qui auraient pour but d'honorer les kamis et souhaiter que les victimes de l'endormissement qui frappait actuellement la moitié de la population s'en remettent. Endormissement dont étaient victimes son père et sa mère à l'heure actuelle…

Ainsi il n'avait pas spécialement l'esprit à la fête en ce jour et ces derniers temps il était fort occupé à gérer beaucoup de choses. Que ce soit le fait de protéger la province en pleine reconstruction suite aux violentes attaques des kitsunes, mais aussi l'aide qu'il fallait apporter aux gens endormis ne serait-ce que pour que leur dépouilles inertes ne traînent pas trop longtemps pas dans la rue. Ce serait après tout infernal si les endormis étaient abandonnés dehors, car ils seraient ainsi des proies parfaites pour tout les prédateurs humains ou non de passages et gêneraient plus la circulation qu'autre chose.

Et amèrement, il se disait que c'était un sacré coup du sort qu'ainsi la moitié de la population du clan soit touchée par cette catastrophe. Il était même prompt à se demander comment les victimes de ce sommeil surnaturel étaient choisies, mais bon pour le moment il était bien difficiles d'avoir des réponses.

Et de toute manière, alors qu'il réfléchissait à cela alors qu'il s'entraînait dans la cour de sa demeure, lors de l'un des quelques moments de libres qu'il avait ces temps-ci. On vint le prévenir que le marchand qui apportait les victuailles était arrivées. Normalement, la tâche de recevoir ce dernier et de discuter avec lui aurait dû être légué à un serviteur ou un kuge, mais Kiyosuke décida de lui-même s'en charger et demanda à ce qu'on lui amène cet homme. Pourquoi ? Peut-être pour avoir autre chose à penser, ou bien parce qu'il tenait à s'occuper de cela lui-même, surtout que l'intendant de la demeure était lui aussi victime du sommeil surnaturel actuellement....

Ainsi, après qu'il ait ordonné à ce que lui amène cet homme, le taisa attendit simplement que celui-ci arrive en poursuivant son entraînement au maniement du banakô. Et quand il entendit les bruits de pas signifiant que l'autre était enfin arrivé en compagnie d'un des gardes de le demeure, Kiyosuke stoppa cet entraînement et congédia son garde avant de s'avancer vers le marchand et de…

Regarder ce dernier avec gravité et attendre silencieusement que celui-ci parle en premier. Pourquoi ? Kiyosuke voulait constater si l'autre avait du cran et à quel point il serait intimidé ou non par sa personne. Non pas par envie de s'enorgueillir de ce fait, mais pour estimer si son vis à vis était du genre à avoir de l'assurance en face de n'importe qui. Pour ainsi avoir déjà une première idée de l'homme à qui il avait affaire.

Et sinon, il pouvait déjà constater que son vis à vis ne semblait pas spécialement être une force de la nature, car il avait une carrure de marchand dans les faits. Il n'avait pas non plus l'air faible par contre, mais plus du genre résistant et agile qu'une montagne de muscles comme le taisa. Il avait d’ailleurs l'air d'avoir les cheveux teintés et d'être le genre d'homme qui attirait aisément les dames. Son regard doré interloqua d'ailleurs un peu le taisa même si ce dernier n'en montra rien, ce n'était pas le genre d'excentricité qu'il avait déjà vu auparavant après tout. Néanmoins, Kiyosuke ne s'attarda pas tant que cela sur ces détails physiques même si le constat que l'autre était un bel homme s'imposait, après tout le samouraï se préoccupait surtout de ce qu'il y aurait dans la tête de cet homme. Cela et aussi parce qu'il ne se pensait pas assez bon analyste pour s'amuser à décrypter la caractère de quelqu'un par sa simple apparence.

Quant à Kiyosuke lui-même, si le marchand prenait un peu la peine de le détailler. Outre sa grande taille et sa carrure très épaisse, le taisa était comme toujours lorsqu'il était en public, engoncé dans sa lourde armure de la tête au pied. Une armure qui ne laissa pas un centimètre de sa peau apparent, seuls ses yeux étaient visibles à travers les trous dans son casque et encore, ces derniers étaient difficilement discernables. Il semblait d'ailleurs presque porter sa lourde armure avec l'aisance de quelqu'un qui porte de simples vêtements ou une armure légère, comme si cela ne le gênait pas vraiment. Peut-être était-ce pour cela qu'on le surnommait l'armure vivante ? Parce que son armure donnait presque l'impression d'être une partie de lui quand on le voyait plus que quelque chose qu'il portait sur lui. Ou bien c'était juste parce qu'il la portait toujours en public et que cette excentricité s'était vite remarquée. Enfin, si le marchand ne savait guère cela, il s'étonnerait probablement de rencontrer le taisa équipé comme s'il se préparait à aller à la guerre dans l'instant.
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Kyoaku

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MessageSujet: Re: Un marché (Pv Kyoaku) Dim 13 Aoû - 9:09

Panique et carnage. Voilà ce que j’avais vécu la semaine dernière en mer. Occupé à piller quelques navires avec des camarades de longue date, faute de mieux, nous avions tous été surpris par l’incroyable lumière d’un soleil inconnu. Puis, plus rien. L’équipage entier s’était endormi d’un coup, me laissant mener la barque seul pendant plusieurs minutes. Deux marins éveillés étaient sortis de leur cachette pour m’offrir leur aide, malgré la terreur qu’ils avaient ressentis tout du long. Mais tenir un grand bateau à trois ne suffit pas et nous avions coulé, victimes de vagues violentes... en plein milieu de nulle part.

Nous n’avions pas pu sauver tout le monde, les corps endormis furent avalés par les flots agités. Les inanimés que nous avions réussi à tirer en nageant sur la berge étendue de la Capitale respiraient faiblement. Épuisés mais solidaires, nous les avions trainés jusqu’au centre de Geki où les généreuses Miko d’un tout petit Temple acceptèrent de leur venir en aide. Après deux jours et deux nuits passés là-bas, c’est la faim qui me poussa à motiver les deux matelots à me suivre pour une mission officielle.

Déambulant à Raimei par la suite, mes oreilles avaient surpris une conversation à l’intérieur d’une demeure renommée, pendant une sieste non loin de cette dernière. Hisawara Kiyosuke, Taisa Kenshu, souhait rendre hommage aux Kamis et offrir un espace de recueillement à ceux qui en auraient besoin. C’est peu après ma sortie du Temple que j’avais compris l’ampleur du désastre ; mon équipage n’était pas le seul à avoir subi le fléau du sommeil, au contraire... et personne n’avait encore ouvert les yeux. Pire, des attaques Yokaï avaient fait des victimes çà et là et jamais le Clan Électrique n’avait connu pareille menace.

J’avais mis du temps à sauter sur l’occasion d’une telle livraison. Elle me rapporterait, c’est certain. Et mon estomac criait famine, le Temple minuscule n’ayant pas eu les moyens de nourrir trois gaillards adultes en plus des religieux et des endormis. Mais qui étais-je pour profiter ainsi de la générosité d’un soldat désireux d’aider son prochain ? Kyoaku, évidemment… Le doute s’était installé une fraction de seconde seulement. Une telle opportunité ne se refusait à aucune occasion. En plus, ça me permettrait de reprendre immédiatement la mer, histoire de ne pas garder de traumatisme lié à ce pitoyable naufrage.

Oui, parce qu’être moi-même et aimer la fraude ou mon métier ne m’empêche pas d’être humain. Je leur cachais mes cauchemars, tout le long du voyage, attentif à la moindre petite secousse anormale. Jamais je n’avais vécu une telle catastrophe, affronté une perte d’hommes aussi importante... J’aurais leur mort à tous sur la conscience, le deuil de familles entières en mémoire pour longtemps. Mais je n’avais rien partagé avec personne. Alors un banquet pour honorer les Kami... j’avais doucement ri en entendant ça.

La faim m’avait finalement poussé à aller chercher les meilleurs produits que je puisse trouver chez le meilleur fournisseur du long de la côte. Même en temps de grande crise, les riches aimaient bien manger.

***

Je sais me conduire en société. Pour l’occasion, j’ai même emprunté un kimono de moyenne facture pour prendre un peu soin de mon apparence. Les Intendants ne sont pas à traiter comme de simples marchands ou comme la racaille des bas-fonds, ils sont le lien direct avec les familles réputées. Et il y avait bien longtemps que je n’avais pas vendu à des personnes « de la haute ». Je suis pourtant loin d’être anxieux. Je sais ce que je fais, ce que je propose et je sais aussi qu’on me testera. Clients fidèles par la suite ou non, tout dépend de moi à l’instant, déjà, où je me présente devant cette magnifique porte.

On m’accompagne avec courtoisie vers la personne qui me demande l’abondance de nourriture laissé à l’entrée. Et quelle n’est pas ma surprise lorsque je vois qu’il ne s’agit pas du tout d’un Intendant mais d’un Samouraï... le Taisa lui-même, d’après mon accompagnant. Au moment où ce dernier est congédié, je perds peu de temps et baisse la tête, m’inclinant à angle droit. Croiser son regard aurait été une offense, je ne suis même pas sensé lui parler s’il ne m’en donne pas l’autorisation. J’ai pourtant eu le temps de constater cette autre originalité, non de coutume mais physique.

En plus d’être un géant, il paraît encore plus massif ainsi équipé d’une armure lourde. J’avais déjà rencontré des Samouraï mais, à part à l’extérieur, il était rare qu’ils gardent leur accoutrement de guerre. Celui-ci est encore particulier puisque que je n’ai eu le temps de distinguer aucune partie de sa peau, de son visage. Même ses yeux semblaient cachés derrière son masque. Ma curiosité me pousserait normalement à le détailler un peu plus, intéressé de savoir quel commandant il peut être. Mais je reste à ma place pour l’instant, esquissant un discret sourire en observant ses pieds, qui ne semblent pas porter le poids important qu’ils soulèvent.

Un silence s’installe et je ne me redresse pas, désireux de respecter le soldat qui me reçoit en personne. Mai rapidement, je me demande combien de temps durera l’histoire... mon estomac me hurlant de récupérer cet argent et d’aller apprécier une cuisine délicieuse et riche. Ravalant ma salive, toujours sans poser mon regard sur cet homme, j’ose une question, dans les règles de l’art, en espérant qu’il ne tiendra pas rigueur de mon impolitesse.

- Hajimemashite, Hisawara-Taisa. Mon nom est Kyoaku et c’est un honneur pour moi de faire face à un guerrier de renom. Oserais-je cependant demander si l'Intendant de la maisonnée est disponible, pour traiter des conditions de ma livraison ? Je ne voudrais pas offenser votre position, ni ternir la réputation qui vous précède, en échangeant avec vous sur les termes du contrat.

Ça passe ou ça casse. Mais tout mon corps - particulièrement mon dos - espère ressortir d’ici vivant pour un regain d’énergie bien mérité.


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Taisa

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MessageSujet: Re: Un marché (Pv Kyoaku) Dim 13 Aoû - 15:05

Son vis à vis portait un kimono de facture acceptable, mais soyons sincère Kiyosuke n'en avait au fond pas grand-chose à faire tant que le marchand ne portait pas des loques de mendiant. Il avait après tout pas que ça à faire que de s'inquiéter longuement de l'apparence de ceux qui venaient le voir, du moins tant qu'ils étaient un minimum présentable. On était peut-être à Kenshu et lui n'était peut-être pas très pointilleux, mais l'on était pas non plus dans une porcherie après tout…

Par contre, ce n'était pas la faute du marchand et cela il le savait fort bien, mais ça l'agaçait toujours un petit peu de voir les gens s'incliner aussi bassement devant lui. Certes, cela lui était dû pour son rang de samouraï et surtout de taisa, mais il avait l'impression comme toujours d'une douce hypocrisie polie en voyant ceci. Une politesse et un respect qui lui étaient instantanément donné, du moins simulé pour son rang et non pour qui il était vraiment. Mais soit, il n'était pas là pour se compliquer la vie et au moins il n'avait pas affaire à une forte tête ayant oubliée les convenances.

Et dans les faits c'est non sans une certaine curiosité que le taisa constata le temps que mit le marchand à prendre la parole. Oh bien entendu les convenances auraient voulu que ce soit le samouraï qui lui donne l'autorisation et celui-ci l'aurait sans doute fait après avoir encore un peu fait durer la chose, mais finalement le civil avait décidé d'ouvrir la conversation et étrangement Kiyosuke ne trouvait pas cela désagréable.

« Hajimesashite Kyoaku, l'intendant a sombré dans le sommeil comme beaucoup de monde et je n'ai pas encore pris le temps de le faire remplacer, alors en attendant c'est moi qui vais m'occuper de cette histoire. » Répondit donc le taisa de sa voix grave et surtout particulièrement, étrangement rauque, même en sachant qu'elle était déformée par le casque qu'il portait. Il annonçait ainsi au marchand que c'était à lui qu'il aurait affaire, avec toutes les contraintes que ça impliquait bien entendu de faire commerce avec un samouraï. Néanmoins, Kiyosuke s'il ne s'abaisserait pas à négocier longuement un prix car il en allait de son honneur, il ne comptait pas non plus doubler le marchand. Bien entendu cela il ne le précisa pas pour l'instant, après tout on ne savait jamais avec les commerçants et puis il voulait voir comment cette perspective affecterait son vis à vis…

« Redresse toi et suis moi. Nous allons discuter de tout ceci autour de quelques tasses de thé. » Ajouta ensuite le taisa avec sérieux en invitant le civil à le suivre à l'intérieur. Ils arrivèrent ainsi rapidement à un salon ou deux tasses de thé les attendaient sur une table basse et où le taisa alla s'asseoir de façon convenable avant d'inviter le marchand à faire de même. Ceci fait, le colonel reprit en regardant calmement son vis à vis.

« As t-il était aisé pour toi d'entrer en possession des marchandises que tu viens me livrer, mais surtout de les apporter ? Trouves tu que la sécurité sur les routes est mieux assurée qu'il y a quelques mois ? » Pourquoi demandait-il cela ? Probablement car en tant que taisa il ne manquait pas de vouloir s'informer sur la sécurité des routes de la province qu'il est censé protéger. Sur ce il ajouta en détaillant son vis à vis du regard. « Détend toi, je suis bushi et taisa qui plus est, mais tant que tu respecte un minimum les convenances je n'ai rien à te reprocher. » Pourquoi disait-il cela ? Probablement pour simplifier la situation car il n'aimait pas compliquer les choses et sur ce il conclut avec sérieux. « Parle moi donc de la nature des victuailles que tu viens m'apporter. »

Le marchand avait d'ailleurs dû remarquer quelque chose depuis le début de cet échange, le taisa le tutoyait. Chose impensable inversement bien entendu étant donné qu'on ne tutoyait pas un supérieur hiérarchique sauf si celui-ci vous y autorisait, mais c'était une particularité curieuse tout de même qu'il s'amuse ainsi à tutoyer un marchand qu'il venait de rencontrer. Qu'est-ce que cela voulait dire ?  Difficile de l'estimer, surtout sans le connaître, au marchand d'estimer la signification de ceci de ce fait, du moins s'il avait envie d'y réfléchir et non pas juste de faire avec sans se poser de questions.
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MessageSujet: Re: Un marché (Pv Kyoaku) Lun 21 Aoû - 20:35

Visiblement, le soldat ne tient pas compte de cette règle enfreinte facilement et laisse même un « Enchanté » poli s’échapper. Je me demande instantanément si cette attitude est adoptée pour me tester mais je comprends par le ton de sa voix et ses propos que sa demeure et lui subissent actuellement le fléau dont personne n’est épargné. Sa voix me surprend, elle est éraillée et légèrement déformée par le port de ce masque distingué à mon arrivée. Pourtant, je suis ne pas encore en position de poser des questions et me retiens et attend qu’il me demande de le suivre.

Une fois redressé avec son autorisation, je souris lorsque le Taisa propose du thé et le suis sans broncher. Beaucoup avaient plutôt tendance à me faire boire, pensant que je tiens pas l’alcool, ce qui n’est pas faux. Mais je tombe rarement dans ce piège. Et à moins qu’il s’agisse d’une décoction hallucinogène dans le cas d’aujourd’hui, je laisse quelques défenses tomber, observant mon accueillant pour mieux jauger son comportement. Bien qu’il soit difficile de se faire une idée, je ne le sens pas malhonnête, puisqu’il est prêt à échanger lui-même avec moi, plutôt que de laisser ses gens déprimer sans repas.

Le thé nous attend déjà dans la pièce où il me mène et, respectant les convenances, je le laisse s’installer avant de faire quoi que ce soit, attendant son signe pour l’imiter. Je ne quitte pas des yeux l’homme impressionnant qui se trouve devant moi, incapable de savoir quel âge il a ou même de deviner ses intentions, puisque rien dans ses gestes ou dans ses intonations ne laisse présager un quelconque agissement. Soit, je ferai avec... Il n’est pas désagréable pour l’instant, malgré ses premières questions et le tutoiement qu’il répète depuis le début de notre échange.

Le soldat n’ayant pas touché son breuvage, je ne glisse que mes yeux dessus, mes doigts restant à l’écart de la tasse raffinée et ornée de beaux détails.

- Je commence à avoir une certaine réputation dans mon domaine, bien que mon nom soit encore peu entendu, dis-je de façon neutre, sans prétention. Il n’est jamais vraiment difficile pour moi de me procurer des produits, les généreux sachant accepter les bonnes affaires si on sait les dénicher. En revanche, il est plus rare de réussir à conclure ces affaires, les négociants s’avérant souvent difficiles à convaincre. Mais, à nouveau, je maîtrise bien mon sujet.

Une pause, le temps de sortir un document officiel de mon obi. Puis je réponds à sa deuxième question.

- La sécurité me semble tout à fait adéquate par les temps qui courent. C’est-à-dire suffisante face à un danger que nous connaissons bien mal et en rapport à un effectif réduit dans les rangs... Mais, sauf le respect que je vous dois, ce n’est pas à moi, simple marchand, de juger de cela. Je peux juste vous informer que j’ai pu passer la frontière comme à l’accoutumée, grâce au document attestant que j’acceptais votre appel d’offre pour le banquet.

Je glisse le papier de riz sur le table, un peu plus près du Colonel et prend le risque de boire une gorgée de thé, les effluves titillant mes narines depuis un bon moment déjà. Suivant son conseil de détente, je m’installe alors en tailleur, mes mains posées sur mes genoux dans une présentation ouverte mais loin d’être provoquante. Simplement heureux de parler de ce que je souhaite lui vendre aujourd’hui, je commence alors à en faire l’éloge.

- Les températures ont été idéales, cette année. L’un de mes contacts à Setsu m’a donc offert une partie de sa réserve de fruits originaires du pays des Volcan. Ils sont les plus mûrs et savoureux du Clan, en cette fin de saison. C’est un délice. L’un des paysans de Fukyuu m’a donné plusieurs sacs de riz et de blé car sa récolte a été excellente... et je dois dire qu’ils nous font concurrence pour cela.

Malgré ça, j’ai réussi à vous dégoter des spécialités Kenshu qui raviront vos convives, j’en suis certain. Je vous laisserai les découvrir un peu plus tard, lorsque je pourrai vous les montrer. Certaines recettes ont déjà été préparées par d’excellente cuisinières et ne demandent qu’à être appréciée par un grand nom tel que le vôtre. Enfin, des amis Okaruto et Eiichiro m’ont proposé de vous faire goûter différents types de viandes et poissons salés et séchés qui se marieront à merveille avec le reste et donneront l’énergie nécessaire à vos invités pour affronter ce qui nous attend ces prochaines semaines.


Je lui tends un autre document, inventaire complet des articles dénichés ainsi que leur provenance.

- Comme vous pouvez le voir, il s’agit de nourriture produite et travaillée par de modestes mains... Mais pour avoir plusieurs fois travaillé avec ces familles, je sais que le fruit de leur labeur saura faire honneur à la réunion et au soutien que vous proposez généreusement aux personnes qui vous entourent. Je vous laisse dès lors me dire ce que vous en pensez, à première vue.

Toujours un peu mal à l’aise de parler de ça avec un Samouraï, je suis légèrement plus détendu que précédemment et tiens à le lui faire savoir.

- Je vous remercie aussi grandement pour votre ouverture d’esprit et espère ne pas la heurter avec mes propositions.

HRP :
 


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Hisawara Kiyosuke

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Taisa

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MessageSujet: Re: Un marché (Pv Kyoaku) Jeu 24 Aoû - 21:00

Kiyosuke regarda attentivement et parfaitement calmement son vis à vis alors que ce dernier parlait de sa réputation. Du moins, c'est l'impression qu'il pourrait donner à cause de son casque. Le samouraï savait d'ailleurs que porter ce dernier était vraiment utile quand il s'agissait de cacher ses émotions. Même si, dans les faits ce n'était pas pour cela que le taisa portait celui-ci.

Et c'est sérieusement qu'il scruta le document officiel que lui sortit la marchand après que ce dernier lui ait expliqué qu'il n'était jamais vraiment difficile pour lui de se procurer des marchandises. Ce qui… N'étonna pas vraiment Kiyosuke au final, après tout il était certainement plus facile d'acheter des choses à quelqu'un que de les lui revendre. Par exemple, aujourd'hui ce marchand allait devoir être habile pour convaincre Kiyosuke de lui acheter ses marchandises, quoique... Non. Kiyosuke comptait acheter ces marchandises de toute manière, mais comme c'était ce dernier qui allait décider du prix, le marchand avait intérêt à faire bonne impression au bushi pour que celui-ci ait envie d'être généreux.

Quant au sujet de la sécurité, Kiyosuke n'y ajouta rien et se contenta de hocher très lentement et légèrement la tête aux paroles du noiraud. Le marchand était prudent… Grand bien lui en fasse, mais il faisait aussi preuve d'un certain recul. Même si pour Kiyosuke il restait que menace imprévue ou non, il était de son devoir de protéger la province. Dans tous les cas, le négociant ne disant pour l'instant rien de vexant ou provocant et de toute manière comme le taisa n'était pas quelqu'un de susceptible, les choses semblaient plutôt bien parti.

Puis pour sa part, Kiyosuke décida lui aussi de prendre une gorgée de thé, mais d'une manière qui parut peut-être un peu curieuse au marchand. Le taisa soulevant son casque, légèrement, juste assez pour prendre une gorgée de thé sans dévoiler vraiment son visage gravement brûlé. Puis ceci fait, il remit le casque en place comme si de rien n'était, visiblement il ne tenait pas à montrer son visage pour sa part. Même s'il ne semblait pas spécialement tendu, ou hostile, pour preuve qu'il avait dit à Kyoaku de se détendre un peu pour simplifier les choses.

Kyoaku qui lui fit un long discours sur ses marchandises, discours que l'héritier des Hisawara écouta longuement et sans l'interrompre. Ainsi, l'autre lui avait amené des marchandises de toutes origines et qu'il insinuait d'excellentes qualité ? Soit, Kiyosuke partit du principe qu'il ne mentait pas, après tout qui serait assez stupide pour vendre de la camelote à un taisa ? Pas ce marchand de l'impression que ce dernier faisait au colonel…

Il prit donc en main le document que lui tendit le civil et regarda ce dernier attentivement. Ce avant de répondre avec sérieux.

« Qu'importe qui à produit cette nourriture, si elle est de bonne qualité je l'achèterai sans regret. Un artisan talentueux, même de modeste origine, mérite après tout qu'on respecte et finance son travail. » Que le marchand déduise ce qu'il voulait de ce que venait de dire le taisa, celui-ci venait en tout cas d'insinuer clairement que tant que c'était de la marchandise de bonne qualité, il n'allait pas faire son difficile. Après tout Kiyosuke n'avait pas envie de se compliquer l'existence pour des broutilles stupides. Ce n'est pas comme si les producteurs étaient des étas.

« Ce n'est pas de l'ouverture d'esprit, je préfère aller droit au but et obtenir ce que je veux sans m'encombrer de fioritures inutiles. » Se contenta t-il sinon de répondre de sa voix rauque quand le marchand le remercia. Lui ? Ouvert d'esprit ? Peut-être, même si Kiyosuke assimilait plus ça à un certain recul qu'autre chose, mais dans tous les cas ce n'était pas par altruisme selon-lui. Mais plus par pragmatisme…

Sur ce, il regarda silencieusement son vis à vis pendant quelques instants, puis finit par demander avec gravité.

« Quel est le prix habituel pour ces marchandises ? Pas le prix que tu donnerais, celui l'on peux avoir pour ces produits en général. Ensuite, donne moi le prix que tu as payés pour les obtenir et enfin tu concluras par le prix que tu espères me voir payer à terme. Ce sans mentir le moins du monde » Le marchand devinait sans doute où il voulait en venir. Le taisa comptait commencer à réfléchir au prix qu'il allait payer pour ces marchandises. Ce avant de conclure de sa voix grave.

« Ceci fait, toi qui prétends qu'il n'est pas difficile pour toi de te procurer des produits, quel autre genre de marchandise serais-tu capable d'obtenir en dehors de nourriture et biens communs ? N'hésite pas à me vendre tes talents. Qui sait ? Cela pourrait peut-être m'intéresser, un bon marchand, plus que capable de saisir les opportunités, sait en créé ou en susciter je suppose. » Etait-il en train de le mettre au défi pour jauger son talent de négociant ? Qui sait… Kiyosuke se disait peut-être qu'il pourrait obtenir certaines choses qu'ils désiraient dans l'affaire, mais pour cela il faudrait d'abord que son vis à vis se montre à la hauteur, ainsi il faudrait déjà commencer par tester certaines choses pour s'en assurer... Que ce soit son habilité, puis ensuite et surtout... Sa fiabilité.





[Hrp : Bien entendu, tu as tout à fait le droit d'être vague en ne précisant pas dans ton post le prix précis des marchandises, car je sais que ça doit être très difficile à trouver en monnaie de l'époque Smile .]
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MessageSujet: Re: Un marché (Pv Kyoaku) Lun 2 Oct - 15:10

Les gens mystérieux, ça me connaît. J’en fais partie... mais je ne pensais pas tomber sur pire que moi ! Encore moins dans les rangs Samouraï. La façon dont le Taisa déguste son thé me fait presque écarquiller les yeux et je dois me forcer à me tenir correctement pour ne pas l’interroger. Dans d’autres circonstances, si j’avais été en présence d’un pirate ou d’un autre marchand, je n’aurais pas hésité à lui lancer une vanne ou à le questionner directement sur la raison qui l’amène à dissimuler aussi volontairement son visage. Mais hiérarchie oblige, je ne le fais pas et me contente de l’écouter calmement.

Je ne réfrène pas un sourire sincère lorsqu’il discoure sur les origines modestes. J’avais jusqu’ici vu peu de Samouraï aussi ouverts et, le fait qu’il s’agisse d’un Taisa, est vraiment bon signe pour Kenshu. Oh, bien sûr, je n’espère pas un revirement de situation ou l’acceptation des pauvres dans toutes les sociétés... Mais si les changements commencent par des gradés de l’armée, alors la tolérance est sur le bonne voie. Bien qu’il refuse mon compliment, je vois un espoir supplémentaire lorsque Hisawara-Taisa trouve le fait de penser ainsi naturel ou évident. Et je ne peux m’empêcher d’être heureux d’avoir rencontré cet homme.

Je ne le suis pourtant pas longtemps, car il faut parler mathématiques. En temps normal, je suis heureux de négocier mais sa sincérité m’a déstabilisé. Je ne vais pas pouvoir manœuvrer aisément et je n’ai, pour le coup, aucune envie d’arnaquer ce brave guerrier. Un air songeur remplace mon sourire précédent et je reprends délicatement la liste des produits présentés. Je dessine de tête et avec mon doigt quelques symboles sur la table, à côté de ma feuille, pendant plusieurs secondes. Une fois satisfait, je pose mes mains derrière moi, soupirant du peu que je retirerai finalement de cette affaire.

- Étant donnée l’honnêteté que vous m’offrez, je ne peux que faire de même en vous disant que j’ai eu la plupart de ces marchandises gratuitement. Je connais du monde et les plus démunis sont souvent les plus généreux. Seulement, je tiens à léguer à ces généreuses personnes une rétribution importante car leur travail est dur. Mon idéal dépasse souvent les moyens et la réalité... Mais je vous expose volontiers que, pour chaque fournisseur – donc cinq au total –, je souhaite donner un demi Koku par personne du foyer. Six mois de riz pour toute une saison de culture ou de préparations culinaires me semble finalement bien peu, si ces paysans ont des familles à nourrir.

Malheureusement, les castes comme les vôtre ne donnent en général que des Koban et ces pièces servent, au mieux, à ne pas laisser mourir les enfants. Les agriculteurs que je connais ont à peine de quoi manger pendant un mois, si je me base sur « les prix que l’on donne pour ces marchandises, en général ». Mon estimation sur « le prix que j’espère vous voir payer est donc démesurée », aux yeux de beaucoup de Samouraï et même d’Intendants. Je ne la demande à personne... mes négociations s’arrêtent souvent à trois mois de riz pour une personne, afin d’éviter de froisser le client.

Quant à ma part, j’ai toujours de la peine à l’estimer. Un bon marchand demanderait probablement un Koban, pour amortir les déplacements, les coûts de l’hébergement et les pertes engendrées par le voyage. Mais je suis habitué à vivre avec peu. Je dirais qu’un mois de riz est déjà suffisant. Trois mois seraient confortables.


Je reviens vers l’avant, croisant les doigts de mes mains sérieusement sur la table.

- Encore une fois, je vous dois le respect. Mais je ne peux vous cacher que la condition des gens de campagne est dure et souvent oubliée par les personnes aisées. Enfin, quoi qu’il en soit, je ne voudrais pas abuser de votre bonté, vous me faites déjà l’honneur de votre présence et de votre écoute. Ces calculs doivent vous ennuyer...

Une gorgée de thé, je termine ma tasse et répond à la question qui suit, bien que je la trouve étrange. Probablement veut-il tester mes capacités et mes limites, indéniablement ma sincérité aussi.

- Concernant mes talents : j’ai pu en développer quelques-uns grâce à ce métier. Je sais sur qui compter en termes d’investissements, qu’il s’agisse de biens mobiliers comme immobiliers, de vêtements, de bateaux, de nourriture ou encore de minerais. Je peux aussi vous conseiller sur les personnes dignes de confiance, dans votre entourage ou directement dans votre maisonnée car les profiteurs se flairent à des kilomètres. En tant qu’homme et en période de floraison commerciale, je ne peux nier que j’ai aussi appris à connaître certains établissements de plaisir. Au-delà de leur utilité première, ils ne manquent pas de faire prospérer mon commerce et certaines femmes sont bien plus malines que la gente masculine. Nous nions souvent qu’une Geisha ou qu’une Dame de charme voient passer du monde et qu’elles peuvent aider à faire durer la paix d’une autre manière que le spectacle.

En dehors de cela et je conclurai là-dessus : j’ai évidemment appris à me battre. Nous sommes loin d’une pratique du Bushido, évidemment et je n’oserais pas parler de ces principes devant vous. Mais il m’est arrivé de me tirer de situations plus qu’houleuses car tous les marchands ne sont pas honnêtes... Et mon passé difficile me pousse tous les jours à être sur mes gardes. Les tensions sont de mises, particulièrement dans les temps de crise comme ceux que nous traversons actuellement. Pourtant, je respecte certains codes et n’agresse personne sans raison. Et pour le moment, je ne protège que ma propre existence, qui me suffit amplement, aux vues de mes besoins de Commerçant.


Quelques secondes pour humidifier ma bouche d’avoir trop parlé et je termine enfin.

- Mes longues réponses vous conviennent-elles, Hisawara-Taisa ? Pensez-vous qu’il soit possible de conclure une bonne affaire sur ces propos ?

Un sourire innocent ponctue ma question. J’ignore si mon honnêteté paiera, si ma marchandise du jour me permettra de manger ou encore si le Samouraï me surprendra encore. Une chose est sûre, cette rencontre me fait presque oublier la faim.


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Hisawara Kiyosuke

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MessageSujet: Re: Un marché (Pv Kyoaku) Ven 6 Oct - 22:39

Hisawara écouta calmement ce que le marchand avait à lui dire et il apprit ainsi que ce dernier avait obtenu ses marchandises gratuitement, ce qui avait de quoi être étonnant dans les faits car il aurait supposé pour sa part que des gens modestes ne pourraient pas vraiment se permettre une telle générosité, mais soit. Néanmoins, il supposait en tous cas que c'était la moindre des choses que cette main d’œuvre soit justement payé pour l'effort qu'elle avait fait et il supposa que le marchand ne mentait pas vraiment en disant qu'il espérait leur offrir en retour une généreuse rétribution.

Dans tous les cas il sentait qu'il allait devoir payer cher, même si le marchand ne pouvait pas vraiment se permettre de lui exiger quoi que ce soit. Ne serait-ce que parce que par principe Kiyosuke comprenait qu'il fallait récompenser justement les paysans pour leurs efforts et que pour sa part il n'était pas spécialement du genre tyrannique ou inutilement économe sans raison.

Même s'il estimait que 1 koband d'or pour le marchand représenterait quand même une somme énorme, dans le sens que 1 koban d'or représentait 3 ans de riz ou le prix de plusieurs bateaux civils de gros tonnage. En somme pas le genre de monnaie avec laquelle les civils se baladaient, surtout si on partait du principe que ces derniers avaient surtout besoins de riz pour survivre.

Dans tous les cas alors que le marchand parlait, il prenait en main une feuille en papier de riz sur laquelle il commença à écrire, ce tout en finissant par répondre au marchand concernant les fait qu'ils pourraient conclure une bonne affaire.

« Cela est tout à fait possible. » Il le dit sérieusement sans excès de familiarité, de malveillance et de bonté, comme s'il était aussi détaché que son apparence froide et grave l'insinuait. Sur ce il tendit le papier de riz au marchand et ajouta.

« Je suppose que cela te conviendras. » Il avait marqué une somme généreuse en soit, rien de ruineux pour quelqu'un comme lui, mais de quoi tout à fait satisfaire les prérogatives du marchand et justement rétribuer les familles de paysans qui avaient aider ce dernier. Une somme qui pouvait se compter en koku plus qu'en koban et qui devrait en effet amplement suffire, Kiyosuke n'était pas après tout spécialement frileux concernant son argent et sur ce il ajouta de sa voix grave par rapport aux talents du commerçants, du moins ceux marchands. Car au final ceux guerriers ne le préoccupaient pas tant que cela, après tout c'était une chose tout à fait normale et attendue d'être capable de se défendre quand nécessaire…

« Serais-tu capable de retrouver d'anciens artefacts onmyôjis ? » Autant être direct après tout, surtout que c'était cela qui l'intéressait quand il voulait savoir de quel genre de capable était capable de faire preuve cet homme. Sur ce il laissa l'autre mariner jusqu'à ce dernier répondre à cette question, mais aussi approfondisse peut-être en demandant ce qu'Hisawara entendait par des artefacts onmyôjis, après tout ce n'est pas comme s'il n'y avait pas une pléthore d'artefacts différents, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Un marché (Pv Kyoaku) Lun 9 Oct - 10:34

Sur le cul. Si je n’étais pas déjà assis, j’aurais fini parterre en lisant ce que le Samouraï souhaite me donner. S’étant basé sur les minimums que j’ai détaillés, il me tend son papier simplement, comme s’il s’inclinait pour me remercier. Simplement. Poliment. Sans autre démonstration. Ce gars n’a pas fini de m’étonner en bien...

Je plie soigneusement la feuille de riz et la glisse délicatement dans mon kimono. Puis je m’empresse de me décaler sur la droite pour avoir de la place et m’incliner bassement, au point de presque embrasser le sol.

- Arigato gozaimasu, Hisawara-Taisa ! dis-je avec conviction. Je ne manquerai pas de parler de vous à mes clients, ils seront ravis de vous savoir à la tête de votre région.

J’ai à peine le temps de me redresser que le soldat formule clairement sa demande, suite à sa question sur mes talents. Ainsi donc, il me parlait plus spécifiquement de ce genre de recherches. D’abord songeur, je reprends place de l’autre côté de la table et me frotte le menton, dans l’idée de l’interroger de façon adéquate.

- L’aventurier que je suis aurait tendance à dire que tout est possible. Mais selon la nature de ces artefacts, le risque est plus ou moins grand. Et le prix plus ou moins élevé, évidemment. Mes relations sont étendues mais il est aussi vrai que je suis resté éloigné du corps religieux, pour plusieurs raisons et depuis plusieurs années.

Cependant, je pense pouvoir solliciter quelques amis marchands qui fréquentent régulièrement des temples ou autres endroits sacrés. Je me débrouillerai et vous les apporterai en personne, pour vous remercier de ce généreux don que vous me faites aujourd’hui.


Ensuite assis en tailleur, j’utilise mes mains pour m’appuyer en arrière et prendre mes aises, sans pour autant paraître vulgaire. Plus détendu mais grandement intéressé par sa demande, un sourire presque carnassier lui est adressé, tandis que je pose ma question.

- Si vous m’en disiez plus, sur ce que vous cherchez vraiment ? Est-ce un pouvoir ou la beauté d’un objet, que vous aimeriez posséder ? J’imagine que vous ne désirez pas ces objets pour embellir votre demeure ? Elle est déjà bien belle ainsi. Probablement est-ce déplacé... mais je suis curieux de savoir en quoi un Taisa peut être intéressé par des reliques religieuses.


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Hisawara Kiyosuke

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Taisa

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MessageSujet: Re: Un marché (Pv Kyoaku) Ven 13 Oct - 21:04

« Fais si tu y tiens. » Se content t-il de répondre simplement et sans arrière pensée quand le marchand s'inclina bassement pour le remercier et lui dit qu'il ne manquerait pas de parler de lui à ses clients, en effet Kiyosuke ne semblait pas chercher spécialement l'amour de ses paysans ou quoi que ce soit du genre. Il faisait juste son devoir et ce qui lui semblait honorable, rien de plus. Celui qui agit pour honneur avec des raisons intéressés après tout ne vaut pas mieux moralement que la bandit qui agit sans honneur tout simplement.

Quant à la suite de la conversation qu'il entretenait avec son interlocuteur… Ce dernier ne manqua pas de lui dire que c'était sans doute possible pour lui de retrouver des artefacts, mais qu'il y aurait sans doute quelques risques à la clé. Quant au fait que le prix soit plus ou moins élevé, Hisawara s'y attendait, mais bon l'argent n'était pas un problème pour quelqu'un comme lui de toute manière…

« Je doute que les reliques que je cherche se trouvent aisément dans des temples encore en activité, c'est plutôt le genre d'artefacts perdus remontant à un passé plus ou moins longtemps. » Ne manqua t-il pas d'ailleurs de préciser avec gravité, ce avant d'ajouter avec sérieux par rapport à la question précise du marchand par rapport à ce qu'il cherchait vraiment.

« Je suppose que tu n'as jamais entendu parler d'une lignée Hisawara en dehors de la mienne n'est-ce pas ? Je vais donc être direct, ma lignée n'est une lignée de samouraï que depuis que mon père a été anoblit, avant l'enfer écarlate mes ancêtres étaient des onmyôjis. Et c'est justement des reliques des anciens Hisawara que je désire obtenir, des reliques qui appartenaient à mes ancêtres à l'époque où ils pratiquaient l'art de l'onmyodo. » Ainsi Hisawara avouait de but en blanc qu'il avait du sang religieux dans les veines, rien de moins que celui des pratiquants de l'onmyodo, protecteurs spirituels de la société. Sur ce il reprit avec sérieux.

« Des reliques qui ne sont pas forcément faciles à trouver car la lignée des Hisawara onmyôjis est officiellement éteinte depuis l'enfer écarlate. Mais je suis prêt à payer cher pour cela, quel que soit les dîtes reliques tant qu'elles ont appartenu à mes ancêtres. » Il regarda l'autre dans les yeux et conclut simplement de sa voix grave. « Alors ? Tu penses que c'est dans ton domaine de compétence ? As d'autres questions à poser par hasard ? » Cela il le disait sans hostilité et mépris, comme s'il était neutre devant ce fait. Car tant qu'on pourrait lui ramener des reliques, il se fichait bien que pour cela l'autre ait besoin de lui poser une centaines de questions au préalable.
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