AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Dim 6 Aoû - 19:32

Début de la Lune du Mouton en l’an 39 sur les côtes Nord de la province de Raimei

Ces derniers temps, un modeste village de pêcheur situé au nord de la province de Raimei avait eut à souffrir plusieurs disparitions. La résolution d'un tel problème, le taisa aurait probablement pu la déléguée à un de ses taii. Ou alors il aurait pu juste platement ignorer tout ceci jusqu'à ce que ça s'arrange tout seul, ou s'aggrave s'il était du genre irresponsable. Néanmoins, tel n'était pas Kiyosuke de un et de deux celui-ci s'était dit qu'une petite mission sur le terrain ne lui ferait pas de mal, notamment car ça lui permettrait de ne pas rouiller. Cela, mais aussi de ne pas oublier en quoi consistait le travail de ses subordonnés, après tout il considérait qu'un homme qui commandait devait quand même un minimum s'y connaître quant à la nature de la tâche de ceux qui lui obéissent.

Ainsi, il avait décidé de se rendre avec quelques-uns de ses hommes à ce village pour enquêter directement là où avaient eu lieu les disparitions et mettre la main sur les responsables de ces dernières, si possible avant que ça ne s'aggrave… Kiyosuke tenait après tout à ce que sa province se porte bien et continue à prospérer, ce qui bien entendu incluait un minimum de répression envers les fauteurs de troubles de tout type. Et cela tombait bien, au fond il était probablement plus doué en répression qu'en diplomatie pure et dure...

C'est ainsi qu'il se retrouva avec quelques guerriers sous ses ordres dans ce village de pêcheur certes modeste, mais aussi assez prospère. Une fois arrivé là-bas, il ne manqua pas bien entendu de demander à quelques serfs habitant par ici où se trouvait la demeure de la dernière personne disparue. Ce qui ne prit guère longtemps. Il apprit donc assez vite que la dernière personne ayant disparue était un vieux pêcheur qui vivait un peu à l'écart de ce village... Il se rendit donc à la demeure modeste de ce dernier et une fois en vue de celle-ci, il ordonna rapidement à ses hommes de surveiller les alentours et de se tenir prêt au cas où il trouvait le coupable dans le logis et que celui-ci essayait de s'enfuir. Une fois cela fait, ne restait plus qu'à entrer dans la cabane pour sa part...

Dans les faits, ce n'était pas forcément très prudent d'ainsi y aller seul comme il le fit, mais il se pensait quand même d'un autre calibre qu'un simple serf. Il entra donc sans faire trop de bruits dans la modeste cabane et surprise ! Il tomba rapidement sur une sorte de jeunot aux airs fragiles... Qu'est-ce qu'il fichait là celui la ? Était-ce un suspect potentiel ? Kiyosuke se dit que non au vu de la carrure de l'autre, de sa jeunesse apparente et de ses vêtements de religieux… Un serviteur des kamis ? Intéressant pensa t-il, il ferait bien en tout cas d'avoir une petite conversation avec lui au sujet de sa présence en ces lieux... Il réfléchit donc l'espace de trois secondes à comment attirer son attention.

Car Kiyosuke se dit que même s'il serait amusant l'espace de quelques instants de faire sursauter l'autre en faisant résonner sa voix forte et rauque, au final ce serait juste puéril et n'apporterait rien de concret. Le taisa se contenta donc de donner quelques coups sec d'une de ses mains gantées sur un mur situé à côté de lui pour attirer l'attention du jeune homme se tenant non loin. Tout cela pendant que pour sa part le samouraï qui transportait son kanabô sur son dos et qui avait déjà l'air assez intimidant comme ça sans en rajouter se contenta d'attendre que l'autre lui consacre son attention.
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Mer 9 Aoû - 17:18

Voilà quelques semaines qu’il avait quitté les siens, trainant remords, regrets et colères dans sa besace en plus de son matériel d’onmyoji et des quelques vivres qu’il avait emporté sur les conseils avisés de sa cousine et de son grand-père. Si il était trop sage pour ne pas faire le tour des temples en rendant service au nécessiteux comme le réclamait la règle, il était aussi trop content d’être enfin libre pour ne pas en profiter un peu ! Alors, entre l’émerveillement devant ces routes à perte de vue qu’il pouvait arpenter à sa guise et l’horreur qu’il ressentait parfois en posant les yeux sur ce que le monde avait de pire à offrir, il dirigea ses pas vers un de ses nombreux rêves inassouvis : la côte. Cette frontière où la terre s’arrête, cette entendue d’eau salée infinie et mystérieuse, ce territoire des pêcheurs aguerris, ces dizaines de créatures fantasmagoriques. Il avait lu des histoires extraordinaires sur l’océan, et elles le fascinaient, il voulait voir cela de ses yeux.

En chemin, trop occupé à être heureux de ce qu’il découvrait, il détourna les yeux de la misère qu’il rencontrait, sans pour autant l’ignorer, car il fit ce qu’on attendait d’un religieux dans ces cas-là. Tachant de se montrer mâture, digne de son nom, le jeune homme marcha gaiment vers son objectif bien à lui, parfois seul, parfois accompagné de marchands auprès desquels il s’abreuvait de toujours plus d’histoires susceptibles de le faire rêver sur les merveilles que le monde avait à offrir.

Finalement, il parvient sur la côte tant espérée, tant fantasmée, et c’était encore mieux que ce qu’il avait imaginé. Le sable éclatant, doux, les rochers grouillants de vie, les embruns salés, l’odeur des algues, le délicat murmure des vagues semblant l’appeler, lui promettre mille merveilles. Le jeune homme, plus que ravi, s’imprégna de tout ceci lors d’interminables balades le long de la plage. Bravant même les pluies de l’automne qui donnaient à l’ensemble un côté plus fantastique encore. Il suivait le va-et-vient des pêcheurs, les regardant partir avec appréhension au petit jour et les admirant revenir avec impatience. Chaque fois, il regardait avec eux le contenu de leurs filets, découvrant toujours plus de ce que l’océan avait à offrir de merveilles. Curieux de tout, il posait des tas de questions le jour, auxquelles les habitants répondaient avec amusement, la nuit, il restait jusque tard dans les tavernes à écouter les histoires fantasmagoriques des vieux marins.

Ainsi, après quelques jours, la routine s’était doucement installée, les habitants commençant à s’habituer à la présence du jeune onmyoji portant le nom des Abe no. Puis, un matin, le malheur frappa, le vieux Tadachima n’était plus chez lui, mais son bateau était toujours à quais. On attendit quand même deux jours, mais les habitants avaient peu d’espoir de le revoir : c’était le cinquième à disparaître ainsi, sans explication, en moins de deux mois. Yuto vit là une parfaite occasion de rendre un peu à ses gens leur hospitalité et l’accueil qu’ils lui avaient réservé. Au matin orageux du troisième jour, il partit donc en direction de la maison du vieil homme, un peu à l’écart du village. Kimono sombre, chapeau de voyage, besace, shakujo et chapelet furent les seuls équipements du jeune un peu stressé de ce qu’il pourrait bien trouver dans cette maison.

Il était donc en train d’examiner la modeste demeure en espérant y trouver quelque chose, sceau en main, au cas où, on n’était jamais trop prudent. Quand soudain quelques coups secs se firent entendre derrière lui et le jeune onmyoji sursauta violemment, se tournant d’un bloque pour découvrir ce que son esprit interpréta immédiatement comme étant un horrible oni ! Il était immense, avec la peau sombre et le visage effrayant, trimbalant un énorme Kanabô bardé de pics dans son dos. Yuto émit un cri de peur et lança son sceau de purification, réfléchissant déjà à une prière pouvant le sortir de ce pétrin ! Mais arrivé sur le torse du supposé yokai, le sceau crépita, émettant de tout petits éclairs avant de tomber, voletant mollement jusqu’au sol pour ensuite se désagréger en cendres.

Effaré, Yuto regarda la scène avec une terreur grandissante. Non ! Comment était-ce possible ? Le sceau n’était pas très puissant certes, mais il aurait dû pouvoir au moins ralentir un peu le yokai ! Alors, un sifflement rieur se fit entendre dans son esprit et le jeune onmyoji fustigea mentalement son gardien.

"Arrête de rire Ketsu ! On est mal là ! Tu ne m’as même pas prévenu qu’il arrivait ! Comment je sors de là sans me faire dévorer !"

"Allons, allons, bocchan, calme ton émoi et regarde donc ta peur en face." Siffla doucement le serpent gardien.

Baissant un peu son shakujo qu’il brandissait comme arme, Yuto prit sur lui pour suivre les conseils de son compagnon d’âme. Quelle ne fut pas sa surprise en s’apercevant que cette peau sombre était faite de plaque de métal et que le visage terrifiant n’était rien d’autre qu’un masque. Un samouraï en armure ! Ce n’était pas un oni qu’il avait face à lui, juste un homme d’une stature impressionnante et entièrement couvert d’une lourde armure ! Aussitôt qu’il le comprit, Yuto s’inclina très bas, se confondant en excuses.

"Pardonnez-moi, samouraï-dono. Vous m’avez surpris ! Je suis vraiment désolé ! Je vous ai pris pour un yokai avec le masque et tout… Excusez-moi ! Si je peux faire quoi que ce soit pour réparer mon erreur, je vous en prie, faites-le-moi savoir."


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Mer 9 Aoû - 17:46

La réaction du gamin fut soudaine et probablement autant dictée par une peur soudaine que la surprise. Que ce soit le cri qu'il émit ou bien le sceau qu'il lança rapidement sur Kiyosuke. Celui-ci n'étant pas un yokaï heureusement, il s'avéra que l'effet du dit sceau fut très discutable, ou bien c'était juste le sceau qui était d'une qualité peu appréciable… Le samouraï regarda donc courtement celui-ci tomber par terre et disparaître, puis il reporta son attention sur le jeune religieux en attendant silencieusement que celui-ci se calme un minimum.

Certes, le samouraï pourrait dire quelque chose pour essayer de l'apaiser, mais il risquait surtout d'aggraver la frayeur du religieux avec sa voix grave et rauque. Il se contenta donc d'attendre que l'autre se reprenne de lui-même en voyant qu'il n'était pas en train de lui sauter dessus pour lui faire quoi que ce soit de douloureux…

Et finalement, il semblerait que ça ait été la bonne attitude à avoir, car le prêtre finit par se calmer de lui-même avant de s'incliner ensuite très bas et de se répandre en excuse comme une formation d'archer de Kenshu fait pleuvoir les flèches sur les lignes ennemies.

« Ne t'excuses pas. Je considère que tu aurais à t'excuser si ta réaction m'avait causée le moindre tort, pour l'instant tu as juste fais preuve de prudence devant un supposé Yokaï, il n'y a là rien de honteux. Ce qui aurait été honteux, ça aurait de te faire prendre par surprise et tué par imprudence. » Se contenta donc de répondre le taisa de sa voix métallique, en effet il ne pensait pas des excuses nécessaire pour ce qui venait de se passer. Certes envers les samouraïs il valait mieux s'excuser après avoir commit un acte pouvant être mal prit, mais au moins ainsi il faisait comprendre qu'il n'était pas du genre pointilleux à ce sujet pour sa part. Sur ce, il reste silencieux quelques instants, puis ajouta avec sérieux.

« Reprend ta contenance, je ne vais pas te manger. Et si tu désires vraiment faire quelque chose pour me rendre service, dis moi qui tu es et ce que tu fais ici. Cela a t-il le moindre rapport avec les disparitions qui ont eut lieu récemment dans ce village ? » Est-ce qu'il était en train de le tutoyer ? Visiblement oui, car il le faisait depuis qu'il lui adressait la parole. Mais pourquoi ? Est-ce que cela avait une signification ? Qui sait ? Peut-être était-ce un moyen de casser la distance de rang de manière à ne pas avoir trop s'embêter avec cela pour l'instant ? Ou bien c'était juste parce qu'ainsi le jeune serviteur des kamis se sentirait plus concerné par ses propos ?
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Mer 9 Aoû - 21:53

La voix grave et rauque de son interlocuteur le surprit quelque peu, sans doute était-elle déformée par le masque qu’il portait. Yuto nota en cet instant qu’il était bien perturbant de parler avec quelqu’un dont on ne voyait pas le visage. Il lui manquait tout un pan de communication non verbale pour bien interpréter les paroles de son aîné. Néanmoins, les mots semblaient sincères et le samouraï saluait sa prudence qui devait sans doute faire écho à son esprit guerrier. Yuto ne put s’empêcher de s’en enhardir quelque peu, considérant que son aîné lui signifiait par là qu’il avait bien agi.

Le jeune onmyoji ne se formalisa pas du tutoiement qui pouvait être perçu comme normal au vu de la différence d’âge et de rang. Pour une raison ou pour une autre, il se sentait admiratif, privilégié, d’être ainsi face à un homme qu’il devinait noble et puissant. Cette armure si lourde à porter, cette arme sans doute gagnée dans un combat épique contre un oni titanesque. Aux yeux du jeune garçon en quête d’aventure, ce guerrier ne pouvait être qu’aussi fort et brave que ceux des histoires qu’il admirait.  

"Pardonnez-moi, samouraï-dono, je manque à tous mes devoirs. Déclara le jeune en s’inclinant à nouveau avec respect. Je suis Abe no Yuto, onmyoji de mon état. Mon voyage initiatique m’a mené jusqu’à ce village où j’ai été accueilli avec beaucoup de bienveillance par les habitants. Du coup, quand j’ai entendu parler de cette malheureuse histoire de disparition, il m’a paru être de mon devoir d’essayer de faire quelque chose pour aider ces gens. Ainsi me voilà dans cette maison et devant vous."


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Jeu 10 Aoû - 16:27

Kiyosuke écouta silencieusement le jeune homme lui répondre, visiblement celui-ci n'était plus spécialement apeuré par sa présence. Soit ça, soit ce dernier en tant que bon onmyouji devait parfaitement savoir se contrôler… Un onmyouji ? Intéressant pensa t-il. Abe no Yuto… Abe no, comme Abe no Miwako ? Une coïncidence appréciable supposa t-il, il en conclut néanmoins que comme c'était un membre de la famille de la dame, il ferait bien de s'assurer qu'il se porte bien si possible.

« Ainsi tu te trouves ici dans l'optique d'enquêter sur ces histoires de disparitions toi aussi ? Intéressant, tu envisages donc qu'il y ait une implication de yokais ou d'esprits dans cette affaire ? » Demanda t-il donc sérieusement, après tout il supposait que c'était plus là le domaine de maîtrise des onmyouji que de devoir gérer des bandits ou délinquants communs et parfaitement humains. Sur ce il ajouta sinon en regardant un temps les alentours.

« Soit, si tu veux aider l'enquête je ne suis pas contre. Je suppose après tout qu'un membre de la famille de Miwako-san doit savoir avoir une utilité dans plusieurs domaines, qu'importe qu'il y ait ou non une influence démoniaque en lien avec ces histoires de disparitions. »
En vérité il avait sérieusement envisagé de lui dire de ne pas se mêler de ces histoires, mais il sentait que c'était là un jeune onmyouji qui brûlait de faire ses preuves… Il supposa donc qu'il pouvait bien le laisser faire. Cela en plus le dispenserait de devoir aller chercher lui-même un onmyouji dans le cas où il y avait vraiment une présence indésirable de yokais dans les environs… Et sur ces quelques paroles, le taisa ajouta sinon de sa voix rauque.

« Pour ma part je me nomme Hisawara Kiyosuke, taisa de la province de Raimei. Si tu te débrouilles bien, sache que je ne manquerai pas de m'en souvenir et de vanter tes mérites à Miwako-san. » Il fallait récompenser la compétence et l'enthousiasme après tout, de plus il pouvait bien faire preuve d’un minimum d’estime pour un membre de la famille de l'onmyouji qui l'avait déjà bien aidé par le passé... Sur ce il attendit donc de voir si le jeune Yuto était enthousiaste ou non par rapport à cette possibilité, mais une question finit par se révéler à lui tout à coup et il décida donc de la poser calmement au passage.

« Tu n'as pas d'esprit gardien d'ailleurs ? » Oui bonne question… Après tout beaucoup d'onmyoujis en avaient et de ce qu'il savait ça avait son intérêt. Surtout s'il voulait que la mission qu'il s'était donné trouve la meilleure conclusion possible, il n'aimait pas le travail mal fait après tout.
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Sam 12 Aoû - 0:16

À la question du samouraï, Yuto perdit un peu de son assurance.

"À vrai dire, je ne suis encore sûr de rien… Néanmoins, reprit le jeune avec plus d’entrain, je pense que, quoi qu’il se soit passé, ce n’était pas ici ! La maison est en ordre et, certes le bateau de Tadachima-san est toujours à quais, mais ses affaires de pêche à pied ne sont plus là et je sais que ce monsieur aimait bien les coquillages. La basse mer était assez importante, mais aussi assez tardive la veille de sa disparition, l’homme sera peut-être parti pécher ?"

Yuto ne cachait pas sa fierté, il avait fait ses déductions par observation et en se remémorant ce qu’il avait appris après plusieurs jours à côtoyer les habitants en partageant leur rythme de vie. Ainsi, le jeune trépigna presque quand le samouraï l’autorisa à participer à l’enquête, par contre, il fut très surpris d’entendre que cet homme connaissait sa cousine, surtout vu le ton employé.

"Vous connaissez Miwako-san ?" Lâcha brutalement Yuto avant de s’en vouloir un peu d’avoir coupé la parole à son aîné.

Miwako était tout de même l’héritière de leur famille, un simple « san » pour la définir n’était pas complètement incohérent, mais une marque de respect plus marqué tel que "sama" ou au moins "dono" aurait été plus approprié. Lui utilisait le "san", car c’était un membre de sa famille, et d’ailleurs c’était vraiment pour l’apparat, en privé ils se nommaient par surnoms et suffixes affectifs. Ainsi le "san", était aussi un moyen de marquer qu’il était proche de la personne. Alors pourquoi cet homme avait-il utilisé ce suffixe et pas un autre ? Cela pouvait simplement être dû au caractère du samouraï, peut-être même était-il plus important que Yuto l’avait cru ? Ou alors, il avait partagé quelque chose de particulier avec sa cousine ?

Et les questions continuèrent d’affluer dans son esprit alors que l’autre se présentait. Hisawara ? Il était certain d’avoir déjà entendu ce nom quelque part. Dans les écrits de sa famille ? Oui, il avait lu quelque chose là-dessus : les Hisawara étaient des onmyoji du temps jadis. Mais cet homme était un militaire… Et pas n’importe quoi, un taisa en plus ! L’admiration scintilla à nouveau dans les yeux de Yuto, mais l’incompréhension l’accompagnait. Effectivement, cet homme était encore plus important qu’il ne le pensait. Certes, il avait deviné qu’il avait au moins devant lui un taii, mais un taisa carrément ! Mais alors pourquoi était-il là ? Yuto ne prétendait pas comprendre exactement tous les rouages de la hiérarchie militaire, mais il lui semblait bien que de simples histoires de disparitions étaient du ressort des taii. La question de Kiyosuke mit un arrêt à ses réflexions et Yuto sourit de manière amusée.

"Oh les esprits gardiens sont rarement visibles aux humains." Expliqua doctement l’onmyoji avant de se reprendre. Mais pardonnez-moi, vous devez le savoir, surtout si vous avez déjà croisé ma cousine, Miwako-san." Continua Yuto en souriant largement. Mais donc pour vous répondre : je possède bien un esprit gardien et il n’est pas invisible d’ailleurs, il a simplement une forme un peu particulière."

Le sourire du jeune homme se fit joueur et à cet instant, un tatouage aux traits simplistes noirs et mouvement apparut sur sa peau visible. Kyosuke put voir la tête du serpent remonter le long du cou du jeune homme, passer sur son visage, son corps fin barrant l’arête du nez. Soixante centimètres de ce phénomène bizarre passèrent ainsi devant ses yeux. Puis, le serpent se retourna dans le dos de son maître et revient, plaçant sa tête sous son œil le corps s’enroulant autour du cou, avant de déployer ses ailes sur l’os de la mâchoire. Yuto laissa son compagnon faire le spectacle, regrettant de ne pouvoir observer la réaction se peintre sur le visage de son vis-à-vis, puis il s’inclina.

"Hisawara-dono, je vous remercie vraiment de me laisser vous assister dans cette affaire, j’espère me montrer à la hauteur de votre confiance. Et ma chère cousine sera sans doute ravie d’entendre parler de moi autrement que par mes lettres." Ajouta Yuto en mettant l’accent sur ce qui les liait.

"Par contre, j’avoue être un peu ignorant, mais… cette affaire serait-elle plus importante que quelques disparitions pour ainsi nécessiter l’intervention d’un honorable taisa tel que vous ?"

Une question à la fois, Yuto se sentait déjà mal à l’aise de poser celle-ci : qui était-il pour juger ainsi les actions d’un taisa ? Mais la curiosité était plus forte.


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Sam 12 Aoû - 17:02

Kiyosuke écouta silencieusement la réponse de son vis à vis et constata que ce dernier était au moins franc sur le fait qu'il n'était encore sûr de rien concernant ces histoires de disparition. Certes, ça ne l’avançait pas autant qu’il l’aurait voulu concernant son enquête, mais au moins il ne mentait pas sur ce qu'il avait accompli pour le moment par rapport à cette dite enquête. Kiyosuke n'aurait pas voulu après tout s'encombrer d'un menteur qui pour se faire bien voir exagérerait ce qu'il avait réellement découvert. Par contre les déductions du jeune Abe no n'étaient pas inintéressante…

« Dans ce cas, il faudrait peut-être s'intéresser aux autres disparitions et dans quelles circonstances elle se sont produites, de manières à ainsi trouver une corrélation entre-elles et cette corrélation représenterait déjà une première piste par rapport à la manière dont le ou les ravisseurs ont agis et les moyens employés. Il faudra sans doute aussi s'intéresser au type de victimes de ces disparitions, pour vérifier s'il y a un quelconque lien entre-elle. » Formula donc avec sérieux le taisa suite aux déductions du prête… En effet, il valait mieux faire les choses de façon logique et calculée pour trouver les vrais coupables, surtout qu'ils n'avaient pas encore beaucoup de piste pour l'instant en dehors de celle-ci...

« Miwako-san m'a rendu service par le passé et inversement. » Répondit-il sinon avec franchise au jeune religieux surprit quand celui-ci lui demanda s'il connaissait Miwako. Après tout il n'y avait aucune raison de mentir et ce n'était pas de toute manière comme si ce jeune homme n'aurait pas pu l'apprendre en questionnant dame Miwako à ce sujet supposa t-il.

Il lui était en effet arrivé de suivre Miwako-san lors de quelques missions de cette dernière pour rembourser la dette qu'il estimait avoir contracté quand elle lui avait rendu service. Et comme c'était lui qui était venu par sa propre initiative et comme bien entendu c'était les missions de dame Miwako-san, il n'avait jamais rediscuté des méthodes de cette dernière, même quand il n'était pas forcément d'accord avec... Après tout il considérait à ces moments là qu'il lui rendait la pareille et qu'il n'avait pas spécialement à rediscuter de ce genre de choses alors que c'était lui qui était venu l’accompagner en mission de son plein gré. Question de principe.

Enfin, en tout cas ce jeune onmyôji à défaut d'avoir découvert quelque chose pour l'instant semblait savoir se servir de son esprit, ce qui ne l'étonnait pas d'ailleurs, après tout il fallait bien ça pour exercer cette profession… Ce qui confirma pour Kiyosuke qu'il pourrait avoir son utilité, par contre… Ce qui attira la curiosité du taisa, ou du moins préféra t-il penser, son attention. Ce fut que le jeune Yuto lui dise qu'il avait bien un esprit gardien et que celui-ci avait une forme bien particulière… Surtout que ce qui titilla le plus Kiyosuke dans l'histoire, ce fut le sourire joueur que prit tout à coup l'onmyôji dans l'histoire, comme si cette forme particulière qu'avait cet esprit gardien était en soit une belle curiosité digne d'intérêt. Cela ou juste la fierté de montrer son esprit gardien…

Et qu'est-ce que c'était que ça ? Pensa Kiyosuke en écarquillant légèrement les yeux en apercevant le tatouage serpentin qui bougeait sur la peau de l'onmyôji. Alors c'était ça l'esprit gardien de ce dernier ? Le taisa n'avait encore jamais vu ce genre de chose et son regard s'attarda bien entendu longuement sur cette excentricité, par contre le concept d'une créature même bienveillante qui se promènerait dans la chair de quelqu'un le fit étrangement frissonner… Comment est-ce que ce prêtre faisait pour gérer les moments d'intimité avec une telle présence dans son corps ? Il ne savait pas, en tout cas pour sa part il aurait trouver dérangeant de partager son corps avec une autre créature, mais bon si c'était le genre de chose qu'aimait faire ce jeune homme; soit. Le samouraï pour sa part n'avait rien à redire à ce genre de pratiques après tout tant qu'on ne s'amusait pas à lui imposer une telle chose… Il reprit donc avec sérieux en consacrant à nouveau davantage son attention à Yuto-san qui le remerciait, qu'au serpent tatouage…

« Nul besoin de me remercier pour cela, si j'ai accepter que tu aides c'est parce qu'à mes yeux tu sauras sans doute avoir une utilité. Ce serait plutôt à moi d’être ton débiteur de ce fait, du moins quand toute cette affaire sera réglée. » Il nota d'ailleurs qu'il se trouvait en face du cousin de Miwako-san, ce avant de reprendre de sa voix grave.

« Je ne connais pas réellement l'importance de cette affaire, mais elle nécessiterait probablement plus l'intervention d'un simple taii que d'un taisa en effet. Néanmoins, j'avais envie de faire une mission sur le terrain et de ne pas oublier ce à quoi mes subordonnés peuvent avoir affaire lors de leurs missions. Voilà pourquoi je me charge personnellement de cette affaire. » Autant être franc à ce sujet, il n'avait pas honte de cela après tout. Sur ce il conclut.

« Quand j'y pense, qu'es-tu concrètement capable de faire en tant qu'omnyôji ? Ce dans le cas où nous aurons affaires soit à des yokais, soit à de simples humains. » Cela il le demanda avec sérieux, mais neutralité. Après tout il estimait qu'il valait mieux bien connaître les compétences de son vis à vis. De manière à ne ni sous-estimer, ni surestimer ses capacités, ce qui pourrait sinon avoir des conséquences fâcheuses…
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Mar 22 Aoû - 23:51

Yuto écouta avec attention et nota précisément les déductions du taisa. Il fut très surpris d’entendre que Miwako avait rendu service à Kiyosuke, il faudrait qu’il lui en parle dans sa prochaine lettre. Mais en soi cela ne l’étonnait pas, sa cousine était très puissante et intègre, il était normal qu’elle ait des connaissances hauts placées. Il aurait été très curieux de savoir ce qu’il s’était passé entre ces deux-là, mais il ne se sentait pas assez à l’aise pour poser la question. Peut-être plus tard, ou alors il interrogerait Miwako sur le sujet.

Il fut d’ailleurs déjà bien reconnaissant au taisa de répondre à sa question sur les raisons de sa présence. Réponse qui ne fit que renforcer le respect admiratif qu’il avait déjà pour cet homme en armure. Qu’un haut gardé qui continue à être proche de ses subordonnés, ça ne pouvait être qu’une bonne chose, n’est-ce pas ? Par contre, aucune remarque sur son serpent et son petit manège, Yuto en fut un peu déçu, surtout qu’il ne pouvait voir la réaction de son vis-à-vis. Néanmoins, il n’en montra rien. S’il fut surpris par la question, l’onmyoji l’a pris en revanche très au sérieux, cela devait être important pour la suite.

"Eh bien, j’ai reçu un entrainement complet d’onmyo : sutra, sceaux, kenkai. Je peux bénir la souillure et apaiser les yureis, je peux emprisonner un yokai, apaiser sa colère ou le combattre si besoin. Je sais me défendre des attaques physiques avec mon Shakujo…

L’onmyoji ne semblait pas très sûr de ce qu’il devait dire, il fixa le masque du taisa, réfléchissant un instant.

"Bien sûr, mon gardien peut aussi m’épauler dans mes sorts ou reprendre sa forme originelle pour m’aider à combattre. En revanche, il ne peut pas blesser les humains. Pas volontairement en tout cas."

C’était une des conditions du pacte, pour éviter que les onmyoji ne se servent de leurs gardiens pour combattre les hommes. Cela pourrait être catastrophique si quelques-uns des leurs se rebellaient grâce à la puissance de leurs gardiens… Comme ça avait été le cas pour les Hisawara d’ailleurs. Yuto ne se souvenait pas tout à fait de ses cours d’histoire, mais il lui semblait bien que cette famille avait utilisé des pactes interdits, leur permettant d’attaquer les humains librement.

Alors la question du taisa, soudain, lui parut moins innocente. Avait-il une idée derrière la tête en lui demandant cela ? Mais cela sembla idiot à Yuto, même si cet Hisawara était bien lié à l’ancienne famille d’onmyoji, qu’aurait-il bien pu vouloir faire ?

Après, le devoir d’un gardien restait avant tout de défendre son maître, alors si des humains se blessaient en essayant de l’attaquer alors qu’il remplissait passivement cette tâche, le yokai ne pouvait être tenu responsable, heureusement. Bien qu’il fallait sans doute être un peu fou pour s’attaquer à un onmyoji, considéré comme un envoyé divin. En tout cas, depuis son départ, Yuto n’avait pas eu le moindre problème.

Finalement, sur l’impulsion du taisa, ils reprirent le chemin du village pour questionner les habitants. Ils parlèrent à quelques personnes ensemble, puis se séparaient et Yuto se concentra surtout sur le fait d’en apprendre davantage sur les autres disparitions. Il y en avait eu cinq : des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes et même un enfant. A chaque fois, cela semblait inexplicable, la personne disparaissait purement et simplement. Tous les bateaux étaient restés à quai, donc ce n’était pas la mer qui les emportait. Yuto nota quand même que le sac de l’une d’elles avait été retrouvé sur la plage, mais un vêtement d’une autre avait été récupéré flottant sur l’eau.

Parler avec ces femmes, ces maris, ces frères, ces sœurs, ces enfants qui avaient perdu un proche, un membre de leur famille fut une épreuve difficile pour Yuto. Le jeune homme n’avait pas encore l’habitude d’être confronté à l’horreur du monde. Le pire fut pour les parents de l’enfant. Encore éplorés, ils expliquèrent en larme qu’ils l’avaient juste envoyé porter son matériel à son aîné parti pêcher. Il n’était jamais arrivé jusqu’à son frère. Le fait que ces enfants fassent partie d’une fratrie colla des frissons à Yuto. Que deviendrait-il si son frère disparaissait ? Dire qu’il avait bien failli le perdre, tout ça à cause de son père… Et si lui partait, qu’est ce Chikanori ferrait ? Pour le coup, son frère était tellement comme un étranger pour lui quand il était parti qu’il n’était pas certain de la réponse. Mais pour lui-même, il le savait : il serait dévasté, pire que cela même.

Alors Yuto dut jongler avec sa colère, contre son père, contre son frère, contre ce monde qui permettait ces horreurs et surtout contre celui, ou celle, ou ceux, qui avaient privé cette famille de son enfant. En cet instant, le jeune onmyoji se jura de faire tout ce qui était en son pouvoir pour trouver le ou les coupables, et de les châtier à la mesure de leurs crimes.

Du reste, le père était persuadé que des bandits étaient responsables de la disparition de son enfant. En revanche, Yuto compris à demi-mot que la mère ne voyait pas pourquoi des bandits s’en prendrait à son fils, ce qui n’était pas illogique. Quelques villageois suspicieux lui avouèrent avoir peur de leurs voisins désormais : y avait-il un tueur parmi eux ? Un yokai déguisé peut-être ? Les aînés parlèrent de kamis de la mer en colère et cette histoire de bandit revient plusieurs fois. Finalement, alors qu’il retournait au point de rendez-vous, Yuto était un peu perdu entre toutes ses hypothèses. Il retrouva Kiyosuke comme convenu, à l’extérieur du village.


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Jeu 24 Aoû - 20:06

Kiyosuke écouta avec calme l'onmyoji faire l'étalage de ses talents, ce tout en supposant que ce dernier ne devait probablement pas trop savoir se battre au corps à corps tout de même malgré le fait qu'il sache manier un Shakujo. Néanmoins, s'il savait user d'une bonne partie des arts sacrés d'un onmyoji, c'était déjà une très bonne chose aux yeux du taisa. Quant au gardien du jeune homme. Kiyosuke se contenta de préciser avec sérieux.

« Je pense qu'il n'y aura pas besoin qu'il intervienne de toute manière. S'il y a une menace physique envers ta personne qui venait à se manifester, je serais probablement présent non loin, moi ou un de mes hommes. Pour ma part j'aurais surtout besoin que tu saches lutter contre les menaces spirituelles ou les yokais si nécessaire. » Après tout, il n'allait pas demander à un onmyoji de s'en prendre à des humains. Ou encore à une menace qui n'était pas dans ses attributions, surtout que son vis à vis semblait au final assez fragile. Du moins pas tout en musculature comme lui. Il serait donc idiot qu'il demanda à ce dernier quelque chose qui n'était pas vraiment dans ses compétences, comme on ne lui demanderait pas à lui de chasser les mauvais esprits immatériels et invisibles avec son katana.

Même si en vérité, Kiyosuke espérait tout de même que le responsable de ces disparitions soit bien physique et découpable avec un katana de préférence. Cela lui faciliterait les choses après tout, car il n'aimait pas non plus l'idée de ne pouvoir rien faire activement pour résoudre un problème. Après, le connaissant il était du genre à se dire qu'il y avait toujours une solution accessible à chaque situation, même s’il reste qu'il aimait quand cette solution était assez simple et intuitive. Même si simplicité rimait avec gros efforts, après tout cela ne servait à rien de se compliquer la vie purement pour le plaisir de se la compliquer…

« Allons enquêter plus avant au village. » Finit sinon par dire Kiyosuke en se rendant compte qu'il n'avait rien d'autre à ajouter. Après tout, autant ne pas perdre de temps et poursuivre cette enquête, surtout qu'on ne savait jamais quand le coupable de ces disparitions pourrait se dire qu'il serait temps ou non de cesser la chose. Que ce soit de lui-même ou en apprenant que le taisa de Raimei semblait s'intéresser lui-même au problème. Après tout, si c'était de vulgaires bandits les coupables, dans le cas où c'était de vulgaires bandits bien entendu, il était probable qu'ils prennent peur en apprenant la présence proche et peu bienveillante à leur égard de samouraïs. Par contre si c'était des yokais, il ne saurait dire… De toute manière il était trop tôt pour tirer la moindre conclusion absolue concernant les coupables. La seule chose certaine était que ces derniers devaient avoir un minimum de moyens et de talents…

Et quand ils se séparèrent pour partir à la collecte des renseignements. Pour sa part Kiyosuke tâcha d'en apprendre davantage sur tout ce qui pouvait se passer d'inquiétant dans les environs du village et au sein de celui-ci. Ainsi, on lui parla pêle-mêle d'un petit groupe de voleurs qui sévissait dans la région depuis peu, mais ne faisait pas grand-chose, mais aussi d'un rônin louche qui passait de temps en temps par là. Intéressant, sans doute que Kiyosuke devrait s'intéresser à ce soit disant rônin, par contre il ne sut pas sinon quel crédit donnés aux racontars de toutes sortes concernant des esprits et un soit disant monstre qui devait selon certain dévorer les victimes, du genre oni. Peut-être que c'était bien un monstre ou des esprits dans les faits, mais probablement pas un oni. Il doutait après tout que ce genre de démon arrive à traîner par ici sans se faire vraiment remarquer… Déjà que lui avait du mal à ne pas se faire remarquer alors qu'il était probablement un peu moins lourdaud et imposant que ces démons…

Dans tous les cas, cela lui laissa bien quelques pistes à disposition et il soupçonnait dans les faits le coupable d'avoir peut-être des complices ou du moins de ne pas être seul. Après tout de telles disparitions causées de manière aussi professionnelle et rapide démontraient un certain nombre de moyens, c'était donc difficilement le fait d'un seul homme ou d'une seule créature... Sans oublier que l'on avait pas encore retrouvé les victimes, quant à savoir ce que ces dernières étaient devenues. C'était là une toute autre question… De même que de trouver où devait être le ou les coupable. Il était néanmoins évident que soit celui-ci avait une cachette dans les environs, soit il résidait dans le village…

Kiyosuke eut bien une idée d'ailleurs pour éliminer l'une de ces deux possibilités. C'était de tout simplement réunir manu militari tous les villageois quelque part et de demander à l'omnyoji de tous les inspecter. Du moins c'était une idée lui semblant radical même si limité, car soit ils trouveraient bien le coupable si c'était un yokai résidant dans le village, soit il ne serait pas dans le village si c'était un yokai. Ce qui voudrait dire que soit dans le cas où il résidait bien dans le village ce serait une histoire de mauvais voisinage étrange mais point surnaturel, ce qui lui semblait tirer par les cheveux, soit qu'il ne faudrait pas chercher par là. En somme ça éliminerait juste l'une des deux possibilités, mais seulement à moitié…

Par contre, ce qui l'intéressa juste avant qu'il n'aille retrouver le jeune Abe no, c'était d'apprendre qu'une grande mère un peu gâteuse et résidant au sein du village, prétendait avoir vu un des enlèvement, mais comme pas grande monde par ici ne la prenait au sérieux, personne ne l’avait vraiment questionnée à ce sujet... Il conclut dans tous les cas qu'il irait s'intéresser à cette piste en compagnie du prêtre et non sans lui, tout simplement parce qu'il ne pensait pas vraiment être le plus habilité pour manœuvrer une grande mère gâteuse... Et probablement cardiaque.

Il rejoignit donc le prêtre à l'extérieur du village et demanda bien entendu avec sérieux.

« Tu as trouvé quelques chose d'intéressant ? Pour ma part j'ai bien quelques pistes à exploiter et j'aurais besoin de ton assistance pour cela, mais tâchons d'abord de réfléchir à ce que nous avons appris tout les deux. »
Il invitait donc le prêtre à commencer à exposer ses découvertes et déductions. Après tout c'était ce dernier qui avait sans doute le plus de facilité avec les gens probablement, surtout quand il devait s'agir de leur inspirer confiance et de les faire parler sans avoir à user d’une certaine autorité.
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Jeu 24 Aoû - 23:26

Après un coup d’œil appuyé sur le petit temple de prière près duquel ils s’étaient donné rendez-vous, comme si son regard captait quelque chose lui seul pouvait voir, Yuto commença à parler :

"Il y a eu cinq disparitions, à chaque fois, les personnes sortent de chez elles et cela semble se faire sans témoin, à l’abri des regards. Les personnes disparaissent, purement et simplement. Dans tous les cas, les bateaux restent à quai. Alors à moins que ces gens soient partis se baigner seuls, ce dont je doute, les habitants d’ici connaissent les dangers de la mer, on doit pouvoir en conclure que ce n’est pas l’océan le responsable. Bien que les disparitions semblent quand même souvent se dérouler près de la plage. On a retrouvé les affaires de deux victimes sur le sable, une troisième était partie pour rejoindre son frère à la pêche, par contre une autre était partie couper du bois et pour la dernière je ne sais rien. Quant à Monsieur Tadachima, on a remarqué tout à l’heure que ses affaires de pêche n’étaient plus là."

Doucement, posément, Yuto déroula sa pensée, mettant de l’ordre dans ses idées et les informations qu’il avait récupérées.

"Il ne semble y avoir aucun lien entre les victimes, si ce n’est qu’elles viennent toutes de ce village. Elles ne sont pas du même âge, n’ont pas la même situation, le même sexe, ect… Yuto fit une pause, semblant peser le pour et le contre. Je pense… Je ne prétends pas connaître beaucoup les humains, mais des gens sans lien apparent qui disparaissent, comme ça, sans laisser de traces, sans que personne ne le voie, sans demande de rançon ou autre. Je pense que ça ressemble plus à l’œuvre d’un yokaï."

Finalement, l’idée n’avait pas l’air plus stupide une fois formulée à voix haute, au contraire même elle semblait même tout à fait cohérente, Yuto se détendit un peu.

"À part cette hypothèse, les gens m’ont parlé de bandits ou de kamis de la mer en colère, certains craignent même que le coupable se cache parmi eux."

Ici par contre, Yuto ne se prononça pas, il avait déjà donné son avis et avait du mal à s’en faire un sur ce qui venait d’être dit. Un meurtrier psychopathe parmi les gens de ce village ? Honnêtement, il avait du mal à le croire, ayant lui-même vécu ici pendant plusieurs jours. Néanmoins, face à un homme comme Kiyosuke, il ne se sentait pas légitime de présumer de quelque chose qu’il avait la sensation de ne pas comprendre totalement. Un yokaï dangereux parmi les hommes ? Ça, il savait que c’était possible, mais encore une fois, il avait arpenté les rues de ce village, si un yokaï se cachait parmi eux, il l’aurait senti non ? Non, pas forcément, et Yuto le savait, il était encore inexpérimenté, un yokaï précautionneux aurait très bien lui échapper. Et d’ailleurs, cela le culpabilisait, si effectivement un yokaï avait sévi sous son nez, sans qu’il ne s’en aperçoive, parce que trop occuper à admirer l’océan… Il avait encore des progrès à faire avant de se rendre digne du nom qui était le sien.

Quant aux bandits, cela faisait partie des choses qu’il considérait comme en dehors de son domaine. Est-ce que des bandits auraient un intérêt à faire cela ? Il ne savait pas vraiment. Et pour le kami de l’eau, il lui serait aisé, avec quelques prières sur la plage, d’infirmer ou de confirmer cette hypothèse. Mais encore une fois, s’il avait séjourné ici sans percevoir que quelque chose n’allait pas… Dans tous les cas, le jeune homme commençait à comprendre qu’il était passé à côté de quelque chose, et cela l’atterra. Comment pouvait-il seulement se prétendre onmyoji après ça ? Il était venu dans ce village, y avait vécu, sans même sentir qu’une chose terrible était à l’œuvre. S’il l’avait perçu plus tôt, aurait-il pu sauver des gens ? La réponse, à ses yeux, était sans appel : bien sûr que oui. Et de la même manière, il était persuadé qu’un onmyoji digne de ce nom aurait tout de suite senti le danger. Dans le silence de réflexion qui suivit ses mots, le trouble dut se lire sur le visage de ce gamin un peu trop transparent pour son propre bien.

Il avait lui aussi des idées pour la suite mais, blessé dans son estime de lui-même déjà pas bien vaillant, il préféra s’en remettre à la seule personne présente susceptible de l’épauler : Kiyosuke. Il avait une confiance aveugle en cet homme noble et puissant. Il était persuadé que, s’il le suivait, cette affaire ne pourrait avoir qu’une fin heureuse. Le guerrier avait bien plus d’expérience que lui, il ne pouvait qu’apprendre à ses côtés. Et encore une fois, cette confiance aveugle put se lire dans les yeux qu’il posa alors sur l’homme en armure.

"Et vous, Hisawara-dono ? Vous disiez avoir des pistes ? Je suis prêt à faire tout mon possible pour vous aider !"
Et ainsi réparer mon erreur… Les mots étaient sincères, déterminés.


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Dim 27 Aoû - 19:18

5 disparitions sans le moindre lien entre elles si ce n'est le fait que les victimes disparaissaient purement et simplement sans laisser de traces ? Et le fait que ces disparitions se déroulaient souvent près de la plage ? Oui, ça semblait logique qu'il y ait une influence yokaï dans cette histoire, du moins plus cohérent que le fait que ce soit un humain qui ait causé tout cela. Ceci ou bien un psychopathe qui aimait tuer, mais dans ce cas… Cela nécessitait tout de même certains moyens pour faire disparaître aussi aisément des gens, moyens qui faisaient que ce dit psychopathe devait avoir des complices pour y arriver, mais les gens sont difficilement complices avec ce genre de criminel, surtout sans rien y gagner spécialement... Kiyosuke en tout cas alors qu'il réfléchissait à cela, ne manqua pas de répondre avec sérieux à l'onmyoji qui se montrait très enthousiaste.

« Pour ma part j'ai pu apprendre qu'un rônin rodait de temps en temps dans les environs et qu'une petite bande de voleurs y sévissait, mais aucune de ces deux pistes ne semble aller dans le sens de ce que tu me rapportes. J'en conclu donc que nous pouvons exclure ces possibles responsables. Par contre, si ces crimes sont bien la cause d'une activité yokai, je soupçonne qu'il n'y ait non pas un, mais plusieurs yokais. Car si je veux bien croire dans les faits en la puissance d'une seule de ces créatures, je pense qu'elles doivent avoir été au moins deux ou trois pour avoir pu ainsi faire disparaître des civils sans laisser de traces. » Il regarda l'onymoji en réfléchissant, puis demanda avec sérieux.

« Sais-tu quel genre de yokai serait capable seul ou en groupe de faire ce genre de choses ? Je suppose qu'il y a en peut-être une pléthore qui entrent dans cette catégorie, mais déjà ça nous avancerait de savoir lesquels. » Après tout une enquête ça ne se résolvait pas juste en claquant des doigts, il fallait réfléchir pas à pas au problème et éliminer les pistes une par une pour garder la plus probable. La piste humaine étant presque éliminée, presque, se concentrer sur celle yokai pour le moment n'était pas incohérent. Du moins d'après lui.

« Il reste que j'ai trouvé un témoin potentiel. » Glissa t-il sinon sérieux avant d'ajouter de sa voix grave. « Je dis potentiel car dans les faits c'est une grand-mère que les villageois décrivent comme gâteuse qui prétend avoir aperçu l'un des enlèvements. Personne ne la prend au sérieux par ici car il paraîtrait qu'elle délire souvent et qu'il n'arrivent pas à obtenir quoi que ce soit de cohérent d'elle, mais pour ma part je suppose que cela ne coûtera rien de s'intéresser à cette piste. Du moins si tu te sens de devoir gérer une telle personne. Mes compétences en matière de persuasion douce ne sont malheureusement pas des plus affûtés. En plus tu as l'air du genre de jeune homme en qui une grande mère fait aisément confiance. » Cela il le dit sur le ton d'un constat. Comme si c'était une évidence, ce que c'était à ses yeux d'ailleurs.

Et après qu'il eut dit cela, il entendit quelque chose tout à coup. Un bruit provenant du petit temple se trouvant non loin et quand il regarda dans cette direction, il vit rapidement une sorte de silhouette humanoïde qui était en train de les observer. Kiyosuke en voyant cela s’apprêta à ordonner à cet observateur impromptu de s’approcher, puis soudainement le bruit que fait un arc court lorsqu'une flèche était décochée, résonna. Et le taisa vit une flèche atterrir non loin du prêtre. En constatant cela, Kiyosuke mit machinalement la main au pommeau de son katana et aperçu autre homme caché non loin sortit de couvert en mettant en joue Yuto, ce avant de dire.

« Tu es à nous sale meurtrier ! Tu vas nous dire ce que tu as fais de notre frère ! »

En entendant cela, Kiyosuke ne manqua pas de répondre d'un ton cassant.

« Vous vous en prenez à un serviteur des kamis. Si vous faîtes quoi que ce soit de malheureux à son égard, sachez que je vous passerai par le sabre tout les deux... » Mais visiblement, même si ses paroles intimidèrent les deux vauriens, elles ne suffirent pas à faire baisser son arme à celui qui maniait un arc court de paysan.

« Et pourquoi vous le défendriez seigneur ? C'est lui le coupable ! » Répondit donc celui-ci d'un air vindicatif et effrayé.

Qu'était-ce que cette absurdité ? Pensa Kiyosuke en regardant tout à tout le prêtre et les 2 hommes, ce avant de dire ensuite de sa voix rauque.

« Avez vous la moindre preuve pour appuyer ces accusations ? »

Et à cela, celui ne maniant pas un art court, mais un bô, glissa d'un ton fort convaincu par rapport à ce qu’il disqit.

« Tout à fait ! Il parlait avec mon frère tout à l'heure pour poser ses questions et pif celui-ci a disparu juste après en allant à la pêche ! Je suis sûr que c'est sa faute. N'est-ce pas évident ? C'est un onymoji, son sale esprit gardien est sans aucun doute un foutu yokai comme les autres qui doit raffoler de chair humaine. » Kiyosuke regarda attentivement cet homme en analysant l'énormité que celui-ci venait de dire et remarqua que ce dernier avait l’air profondément abruti, comme quelqu'un n’étant pas dans son état normal. Comme si quelqu'un chose, comme des champignons douteux l'excitait ou le poussait à agir de façon très déraisonnable. Pourquoi ? Il ne saurait dire, mais en tout cas il n'allait pas laisser les choses se passer ainsi sans rien faire… Il fit donc un geste d'apaisement et dit avec sérieux.

« Qu'il soit coupable ou non, c'est mon enquête et je suis votre taisa, pensez-vous que vous pouvez vous en prendre comme cela à un onymoji et désobéir à votre taisa gratuitement ? De quel droit vous donnez vous cette liberté ? Baissez vos armes immédiatement. » Et en entendant cela, ils semblèrent se rendre en partie compte de ce qu'ils faisaient, ce au point d'hésiter… Mais là où n'importe qui de sensé ce serait dit depuis longtemps qu'il valait mieux arrêter les frais là, ces deux crétins ne renoncèrent pas encore, ils semblaient juste ne pas savoir quoi faire.
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Lun 28 Aoû - 15:24

Le samouraï exposa ses découvertes et sembla penser que sa théorie concernant l’implication d’un yokaï tenait la route. Il proposa également qu’il y en ait plusieurs, ce à quoi Yuto acquiesça, il savait que ce n’était pas forcément courant, mais possible. Surtout si les yokaïs se trouvaient un but commun, comme enlever des humains par exemple. À la question sur le type de yokaïs, Yuto nomma quelques démons aquatiques ou manipulateurs de tête, mais il devait sans doute en oublier beaucoup et le mode opératoire ne lui faisait penser à aucun yokaï en particulier. Puis, il fit savoir qu’il était d’accord pour essayer avec la grand-mère, moins sûr que le taisa qu’il soit vraiment l’homme de la situation, mais il était prêt à tout pour aider. Il admirait également Kiyosuke de leur avoir trouvé un témoin potentiel que lui n’avait pas pu dénicher.

Soudain, un sifflement résonna dans son esprit et il fit un bond en arrière, le bruit sourd d’une corde que l’on tend et le chuintement d’une flèche fendant l’air, la pointe se figea dans le sable, tout proche de l’endroit où il se tenait il y a quelques instants et encore trop proche de lui à son goût. Mais sur coup, c’est l’incompréhension qui dominait, puis il vit les silhouettes humaines et il se heurta à leur violence.

C’était de lui qu’ils parlaient ? Pourquoi ? Pourquoi l’accusait-on tout à coup ? Kyosuke prit sa défense, mais l’autre soutenait sa culpabilité. Effaré, Yuto regarda le taisa, d’un air presque suppliant. Non, c’étaient des mensonges ! Il n’était pas coupable ! Kiyosuke le croyait n’est-ce pas ? Il était innocent… Ou pas… Certes, les soi-disant preuves avancées étaient compléments tirés par les cheveux. Non, il n’y était pour rien dans cette nouvelle disparition (pourquoi si vite d’ailleurs ?) et non, Kestu ne mangeait pas de chair humaine. Quelle idée ! Néanmoins, est-ce que, par son inaction, il avait permis que cela arrive ? N’était-il pas coupable dans ce cas ? Coupable de n’avoir pas vu, pas senti, pas agi ?

La présence de son gardien dans son esprit le sortit de ses tristes réflexions, Ketsu voulait lui faire comprendre quelque chose. Kiyosuke venait d’ordonner aux hommes de baisser leurs armes, mais s’ils hésitaient ils ne semblaient pas décidés pour autant. C’était comme si… comme s’ils luttaient contre quelque chose…

"Étend tes sens, regarde bien." Siffla l’uwabami qui reposait sur son cou, tournant ses yeux vers les deux hommes.

Yuto suivit les conseils de son compagnon d’âme, mais il devina qu’il n’y parviendrait pas seul. Alors, il ouvrit son esprit, ouvrit leur lien, faisant appel à cette capacité singulière qu’ils découvraient ensemble depuis peu : la fusion de leurs sens. Il commença par les yeux, ceux-ci devinrent rouges et capables de capter ce qu’un humain ordinaire ne verrait pas. Il voyait ainsi les kodama assis sur le petit temple, perturbés par toute agitation. Il voyait aussi… quelque chose autour des hommes qui le menaçaient… comme une sorte d’énergie qu’il ne comprenait pas. Il s’avança de quelques pas vers les deux hommes, oubliant Kyosuke, oubliant tout le reste, concentré uniquement sur ce qui se passait sous ses yeux rendus hypersensibles.

Par instinct, guider par son gardien, il lui ouvrit son ouïe, de petites cornes émergèrent sur son front. Alors il l’entendit, un murmure qu’il ne comprenait pas, mais qui était à l’origine du tourment de ces hommes, il en était sûr désormais. Toujours épaulé par Ketsu, il s’avança maintenant franchement vers les deux hommes. Il fit teinter son shakujo en rythme et commença à psalmodier un mantra. Il pria le kami de la lumière d’éclairer leurs chemins, celui de l’air de bloquer ce murmure inconnu, celui de la terre de les ancrer dans leur réalité et il trouva même le kami de l’eau local à qui il demanda protection.

Au dernier claquement de son shakujo, les hommes écarquillèrent les yeux et lâchèrent précipitamment leurs armes, comme s’ils se réveillaient d’un mauvais rêve. Ils étaient maintenant libérés de l’influence du yokaï. Ça n’avait pas était une possession, ni même quelque chose de véritablement puissant, sinon un simple mantra n’aurait pas suffi à les libérer. Sans doute, le yokaï s’était juste servi de leurs peurs et de leurs angoisses pour les manipuler, les persuader du bien-fondé de leurs actions. Néanmoins, Yuto ne pouvait savoir à quel genre d’ennemi il avait à faire, beaucoup de yokaïs étaient capables de ce genre de chose, avec les bons mots et une dose de leur charme fatal.

Le jeune homme chancela, conscient que le temps lui était désormais compté. S’il désactivait sa maîtrise maintenant, il devrait attendre 4h pour pouvoir recommencer et perdrait ainsi un avantage certain. Mais il ne pouvait pas non plus maintenir cet état éternellement. Alors il se tourna vers Kiyosuke, espérant vaguement que son apparence du moment ne poserait pas trop de problèmes.

"Hisawara-dono, ces hommes étaient sous l’influence d’un yokaï, j’ai brisé cette influence, mais je ne peux malheureusement pas déterminer avec précision de quel démon elle venait ni où se trouve cet ennemi pour le moment. Dans cet état, je peux percevoir l’invisible, entendre les mots des yokaïs et même, pourquoi pas, suivre une piste à l’odeur. Je vous propose de profiter de cet avantage pour agir. Nous pourrions aller interroger cette vieille femme, en espérant que mon apparence ne l’effraiera pas trop. Parcourir le village me permettra de repérer un yokaï qui y serait caché et pister l’odeur des victimes nous permettrait peut-être de trouver des indices. Je pourrais aussi interroger les yokaï aux alentours. Mais vous avez peut-être encore d’autres idées pour utiliser mes capacités à notre avantage ? En tout cas, nous avons 2h, passé cette limite, mon corps ne pourra plus supporter cet état."


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Mar 29 Aoû - 16:14

Kiyosuke remarqua avec étonnement le petit manège de l'onmyôji, manège qui ne manqua pas de grandement attirer son attention, ainsi que d'intimider les deux paysans qui commencèrent sans doute à se demander si ce n'était pas un yokai… Pour sa part il se demandait surtout qu'est-ce qui se passait réellement et regarda non sans scepticisme l'onmyôji s'approcher des deux hommes qui l'avaient menacés juste avant. Se préparant à réagir si jamais l'un d'entre-eux faisait un geste malheureux, mais regardant aussi avec une fascination silencieuse les changements corporels se faire chez Yuto-san.

Des yeux qui devinrent rouges, des petites cornes qui émergèrent sur le front de ce dernier... Si Kiyosuke n'avait pas su que l'autre était un onmyôji, il l'aurait probablement prit pour un démon à ce stade… Néanmoins, il décida de laisser le religieux faire ce qu'il était en train de faire, il ne savait pas ce qui se passait certes, mais se dit d'instinct que ça avait un but et un intérêt. Il se contenta donc de rester silencieux et de laisser faire tant que rien de grave ou de reprochable n'arrivait.

Et… Le taisa remarqua avec intérêt que les deux civils avaient finalement lâcher leurs armes après que le serviteur des kamis ait usé de son shakujo d'une manière visiblement rituelle… Au moins ça avait fonctionné pensa l'armure vivante, même s’il ne savait pas vraiment ce qu’il venait de se passer...

« Dégagez tous les deux ! Je vous ai assez vu pour le moment, mais ne vous éloignez pas du village... J'aurais peut-être à vous parler. » Asséna donc Kiyosuke d'une voix ferme et rauque en se détournant un temps de Yuto pour se concentrer sur les deux paysans et leur faire comprendre qu'il ne voulait plus les voir. Et bien entendu, ils ne manquèrent pas d'obéir rapidement à ses directives, ceci fait il retourna son attention vers Yuto avec la même fascination silencieuse qu'il avait depuis déjà plusieurs minutes à son égard…

Et il aida celui-ci à rester debout quand il chancela, d'une main ferme mais point rude. Faisait fit de l'apparence singulière de l'autre qui ne lui faisait pas spécialement peur, au contraire même avant de lui répondre avec tout le sérieux du monde. « Je ne sais pas ce que tu as fais, mais tu l'as bien fait. Je suppose que c'est ce qui importe le plus. Tâche de ne pas t'éloigner de moi maintenant, il ne faudrait pas qu'un crétin te prennes pour un yokai. » Oui et aux autres paroles de l'onmyôji, il ne manqua pas sinon de répondre gravement.

« Ainsi tout cela est bien le fait d'un yokai, soit. Quant à des idées... Non, je n'en ai pas spécialement. Par contre je m'attends à ce que ce démon tente de te piéger maintenant qu'il cherche activement à écarter la nuisance que tu es pour lui, nous allons donc faire preuve dorénavant de la plus grande prudence. » En somme ils allaient rester ensemble, il ne manquerait plus que ce soit l'onmyôji qui disparaisse sans crier gare après tout… Dans tous les cas, 2 heures même si c'était court, leur laissait quand même le temps de faire pas mal de choses heureusement...

« Allons interroger cette vieille femme en dernier si jamais nous ne trouvons rien de plus concluant. Je ne sais pas combien de temps cela prendra d'obtenir quoi que ce soit d'intéressant d'elle, mais je n'exclue pas que ce soit long. Donc autant profiter de tes capacités avant. » Après tout cette piste serait probablement nécessaire si la piste des yokais alentours de l'onymôji s'avérait compromise.

« Parcourons d'abord le village pour voir si tu trouves quelques chose et penchons nous sur la piste des odeurs des victimes, si tout cela ne donne rien, alors nous irons nous concentrer sur le fait d'interroger les yokais se trouvant dans les alentours et cette vieille femme. » Résuma t-il donc, avant de conclure ensuite avec sérieux. « Par exemple, le frère de ces deux crétins qui vient de disparaître représente une piste très fraîche que nous devons exploiter avant qu'elle ne se refroidisse si possible. » Et sur ces bonnes paroles, il retourna donc au village en compagnie de l'onmyôji, ils firent un petit tour de celui-ci, puis allèrent jusqu'à la demeure du récent disparu qui était occupée par les deux frères de ce dernier. Deux frères qui furent surprit et intimidés lorsque le taisa et l'onmyoji aux allures étranges vinrent les voir...

« Si vous voulez que nous retrouvions votre frère, apportez nous des affaires ayant appartenu à ce dernier, tout de suite ! » Se contenta de leur asséner le taisa d'un ton autoritaire et bien peu amène et les deux hommes sans faire d'histoire allèrent donc s'occuper de cela. Pourquoi avait-il demandé ceci d'ailleurs ? Tout simplement car il supposait que ce serait plus facile pour l'onmyôji de suivre une piste comme le ferait un chien s'il avait à disposition des affaires de la victime récente pour pouvoir connaître son odeur. Après, si ça se trouve Kiyosuke présumait mal et ce n'était pas comme cela que ça marchait exactement, mais bon il tâchait juste de faire de son mieux avec ce qu'on lui avait dit après tout.
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Dim 3 Sep - 18:10

La prise de Kiyosuke l’aida à rester sur ses jambes, ce pouvoir lui demandait beaucoup d’énergie. Il sentit une bouffée de fierté quand le samouraï le félicita et hocha la tête à ses mots. Oui, il devait faire attention quand il avait cette apparence, surtout avec la tension qui planait sur ce village. Et il n’y avait pas que les humains qui pouvaient lui être hostiles. Kiyosuke avait raison, le ou les yokaïs qui sévissaient ici l’avaient de toute évidence repéré et n’appréciaient que moyennement qu’un onmyoji se mêle de leurs affaires. Il avait peut-être manqué de prudence, mais comment agir autrement ? Aussi, le plan du taisa lui parut le plus sensé possible. Après tout, il lui semblait presque obligatoire désormais qu’un ou plusieurs yokaïs hostiles soient cachés parmi les villageois. Sinon comment leurs ennemis auraient pu s’apercevoir qu’il commençait à fouiner partout ? Il n’avait pas quitté le village et n’avait pas encore parlé aux yokaïs mineurs de la région.

Aussi ils arpentèrent le village, Yuto se concentra du mieux qu’il put, regardant partout, écoutant au maximum. Mais il ne vit rien de particulier à part quelques yokaïs mineurs. Parfois, il avait l’impression d’entendre un souffle, mais c’était sans doute ces mêmes yokaïs sans grands pouvoirs. Assez rapidement, des arabesques noires apparurent autour de son nez et il s’efforça de sentir en plus du reste. Les dizaines d’odeurs lui montaient à la tête, les personnes, la nourriture, les maisons, la terre, l’air, tout avait une odeur propre. Kestu l’aidait à les trier, à mettre un nom sur certaines d’entre elles, mais cet effort l’assommait. Parce qu’il voulait être sûr de ne rien louper cette fois, faire le tour du village leur prit plus du quart de l’heure en court*.

Néanmoins, il eut beau utiliser tous ses sens, il ne trouva rien d’inhabituel. Si des yokaïs avaient à un moment infiltré le village, ils étaient partis depuis. Alors qu’ils dirigeaient leur pas vers la maison du dernier disparu, Yuto se demanda si ça pouvait être une fuite. Et si le frère disparu avait été un yokaï et avait fui ? Ça expliquerait ces deux disparitions très rapprochées. L’onmyoji n’avait pas vraiment pu établir de calendrier précis, mais il avait tout de même le sentiment que ces disparitions étaient liées aux phases de la lune. Ou plus précisément des vives et mortes eaux qui faisaient aller et venir les courants. Si le yokaï responsable était un démon aquatique, ça semblait cohérent. Néanmoins, pour duper les deux frères, et même tout le village, le yokaï en question devait avoir un puissant pouvoir de suggestion. Ou alors il avait pris la place d’une de ses victimes ? Un Ama-No-Jaku ? Possible, c’étaient les rares yokaïs capables de faire ça.

Kiyosuke avait deviné juste, et Yuto le remercia d’un regard de ses yeux écarlates. Il huma profondément la chemise qu’on lui apporta enregistrant l’odeur. Dans cet état où il partageait ses sens et même son esprit avec Ketsuzoku, il se devait d’être concentré pour que son corps apporte au serpent les informations nécessaires. Bien qu’il se soit entraîné et qu’il sache mentalement comment faire, pister la trace se révéla plus ardue qu’il ne s’y attendait. Certes, Ketsu pouvait l’aider à reconnaître les odeurs, lui apprenant notamment que celle du disparu était humaine, néanmoins, certains yokaïs pouvaient masquer leurs odeurs. Mais c’était bien lui qui devait les trier et suivre celle qu’il voulait. Or ce n’était pas simple, l’odeur qu’il cherchait n’était pas forcément la première qui lui venait à nez, loin de là. Ce n’était pas une trace continue tel un fil qu’il suffirait de suivre, il fallait chercher, trouver les endroits où elle avait pu se déposer, comparer l’intensité de la trace pour savoir quelle direction prendre.

Après beaucoup d’hésitation, quelques tours et ratour, ils finirent par arriver sur la plage. Yuto réussit à avancer jusqu’aux vagues venant mourir sur le sable et les rochers avec des rugissements réguliers. Il avait à peine dépassé la moitié théorique de son temps limite, mais déjà il tremblait sous l’effort. Maintenir cet état lui demandait une concentration incroyable. Il n’y avait sans doute rien à voir sur la plage, même pas d’éventuelles traces de lutte qui auraient été effacées par le vent sifflant en rafale et la marée montante. Néanmoins, humant l’air, Yuto repéra une odeur particulière et Ketsu la nomma : Ningyo. Était-ce là le yokaï responsable de tout cela ?

Yuto resta perplexe, ces yokaïs aquatiques un peu "patchwork", comme il aimait les appeler à cause de leur nature chimérique, étaient habituellement très dociles et pas agressives pour un sou. Néanmoins, comme tous les yokaïs, elles pouvaient aussi être susceptibles. Finalement, il se tourna vers Kiyosuke pour lui faire part de ses découvertes, essayant de maîtriser les tremblements de son corps fatigué pour ne pas bégayer.

"La piste s’arrête ici, comme si l’homme que l’on cherche avait été happé par la mer."

Ce qui était cohérent, si on considérer qu’une ningyo était responsable, auquel cas, Yuto essayait de ne pas penser à ce qui était arrivé à ce pauvre homme… Mourir noyé… Le gamin réprima un frisson.

"Néanmoins, la marée montante a pu effacer des traces. Il y a aussi une nouvelle odeur ici, celle d’un yokaï appelé ningyo, une créature des mers mélangeant homme, singe et poisson part son apparence et oiseau par son chant envoûtant. Ce sont habituellement des créatures pacifiques et protectrices, mais, comme tous les yokaïs, elles peuvent être perturbées pour différentes raisons, que ce soit à cause d'événements naturels ou du comportement des hommes. Il me reste une moitié d’heure environ**, je pourrais interroger les yokaïs alentour, profitant de nos nouvelles découvertes. Ou alors il reste cette femme que l’on n’a pas était voir ?"

Yuto pencha un peu la tête, dans un signe d’interrogation plus animal qu’humain. Encore une fois, il laissait le samouraï décider, lui sentait sa raison foutre le camp, happer par la fatigue, mais aussi par l’esprit de Ketsu pesant sur le sien.
*Puisque les heures sur Saigo correspondent à 2H il faut lire ici une demi-heure.
**donc 1h IRL


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Lun 4 Sep - 18:52

Pendant un bon quart d'heure ils firent le tour du village et là où l'onmyôji cherchait quelque chose, pour sa part Kiyosuke tâchait de faire preuve de vigilance pour que rien de néfaste n'arrive au serviteur des kamis. Serviteurs des kamis qui d'ailleurs vit des sortes d'arabesques se répandre autour de son nez. En voyant cela, Kiyosuke qui se disait décidément qu'être onmyôji avait ses bizarreries, du moins le genre qu'il n'aimerait pas subir, fit surtout d'autant plus attention car il ne désirait point que le jeune Yuto se fasse prendre pour un yokai ou chasser comme un malpropre à cause de son apparence démoniaque qui ne manqua pas d'inquiéter quelques villageois au passage.

Mais heureusement, aucun incident n'éclata… Et dans les faits, la seule chose qui vint le troubler quand ensuite ils se rendirent à la demeure du disparu pour trouver quelque chose ayant appartenu à ce dernier. C'était de voir le jeune religieux humer l'odeur du disparu comme un chien le ferait. Il ne savait pas pourquoi, il trouvait cela gênant… Néanmoins, il ne fit aucun commentaire à ce sujet et décida que tant que ce n'était pas lui qu'on prenait en train de faire ça, il n'avait pas à s'en préoccuper. De plus, si cela permettait de retrouver rapidement le responsable de toutes ces disparitions, autant ne pas s'en priver. Kiyosuke se disant après tout que le temps pressait maintenant, surtout s'ils espéraient retrouver les victimes, mais aussi le yokai responsable de tout ceci. Car dorénavant la piste du démon était irrémédiablement confortée.

Et finalement, peu de temps après, la piste qu'ils suivaient les mena jusqu'à la plage. Ce qui était au final un fait assez agaçant, car le taisa en conclut que s'ils avaient affaire à des yokais aquatiques, il serait compliqué de mettre aisément la main sur ces derniers tant qu'ils se cachaient dans l'eau. Du moins, pour sa part il ne se voyait pas plonger dans cette dernière pour aller les chercher… Dans tous les cas, il se préoccupa sinon un peu de l'état visiblement affaiblit de l'onmyôji, mais ne dit rien pour l’instant comme il supposa qu'il n'y avait pas besoin de materner ce dernier et il se contenta donc d'écouter attentivement ce qu'il avait à lui dire.

Une ningyo ? Il avait déjà entendu parler de ces démons dans les faits, mais était-ce bien cela ? Peut-être, en tout cas cette piste ne pouvait pas être écartée dorénavant. Et si des hommes étaient morts noyés comme Kiyosuke commençait à le soupçonner de plus en plus à l'idée que ce soit un yokai aquatique qui soit responsable de tout ceci, une ou plusieurs têtes de démons allaient bientôt rouler… La mort de plusieurs hommes ne pouvait point rester impunie après tout, il y avait des lois et Kiyosuke était là pour les faire respecter, que le contrevenant soit humain ou démon… Pure question de principe.

Dans tous les cas, alors que l'onmyouji le laissait réfléchir à la suite des opérations, Kiyosuke s'y attela avec calme… Que devraient-il faire maintenant ? Aller s'occuper de la vieille dame ? Non, il fallait profiter des nouvelles découvertes qu'ils venaient de faire et aller interroger ces yokais tant que Yuto était en état pour le faire. Par contre Kiyosuke se posa une question sérieuse.

« Si nous allons interroger des yokais. Comment pourrais-je participer à cela ? Seront-ils de ceux capables de communiquer avec moi ou non ? » Oui, voilà une question qu’il pouvait poser en effet. Après, Kiyosuke n'étant pas forcément le plus grande diplomate qui soit, ce ne serait pas forcément dérangeant s'il ne pouvait pas, mais dans le cas où la persuasion de l'onmyouji ne marchait pas, il pourrait peut-être essayer d'intimider au pire. Même s'il devinait que ce ne serait pas forcément le genre de chose qui plairait au serviteur des kamis qui l'accompagnait.

« Allons interroger des yokais dans tous les cas. J'aimerais savoir si c'est bien une ningyo comme tu le supposes et dans le cas où s'en est une. Pourquoi elle a fait cela. » Après tout il supposait qu'il devait y avoir une raison quelconque derrière ceci. Laquelle ? Cela restait à découvrir, mais au final il restait que Kiyosuke aimait bien avoir le fin mot de l'histoire quand il gérait une enquête telle que celle-ci… « Nous aviserons ainsi de la manière appropriée de mettre fin au problème... » Ceci dit, il attarda ensuite son attention sur l'onmyôji et demanda à celui-ci avec sérieux.

« Tu te sent bien ? As tu besoin de te reposer un peu avant que nous nous occupions de cela ? Il ne faudrait pas que tu présumes de tes forces, ta présence sera après tout utile quand nous saurons quel est le ou les yokais coupables de tout cela pour les appréhender. » Oui, il fallait après tout faire attention à la bonne forme de ceux sous ses ordres quand on désirait que ces derniers fassent de leur mieux et dans le cas de l'onmyôji... Il présumait que ce dernier devait faire un sacré effort depuis tout à l'heure de ce qu'il lui avait dit, il fallait donc espérer qu'il n'en fasse pas trop pour son propre bien. Que ce soit parce que Kiyosuke aurait peut-être besoin de lui, mais aussi car à cet âge on manquait des fois de l'expérience ou de la maturité nécessaire pour ne pas présumer de ses forces. Non pas parce que l'onmyôji avait l'air idiot, juste très jeune et surtout parce que de ce qu'il avait compris, ce n'était pas encore un onmyôji aguerri.
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Mer 6 Sep - 19:35

Yuto pencha la tête de l’autre côté en réfléchissant à la question du taisa.

"Certains pourront se rendre visibles à vos yeux, je leur demanderai. En revanche, d’autres sont trop faibles pour le faire, je serais seul à les voir et les entendre."

Puis il acquiesça quand l’homme lui fit part de sa décision, ça lui paraissait censé. Quand il lui demanda s’il se sentait bien, Yuto hocha la tête.

"Oui, ça va. Maintenir cet état me fatigue, mais j’ai encore une moitié d’heure devant moi, après…"

Tient c’est vrai, il ne lui avait pas expliqué. Peut-être qu’il valait mieux avertir ce qui allait lui arriver, histoire que le taisa sache à quoi s’en tenir.

"Après mon corps atteindra vraiment sa limite. Je subirais également le contre coup de mon don, il me faudra du repos et je serais aveugle et sourd pendant un quart d’heure (30min IRL)."

Sur ce, ils partirent interroger les yokaïs aux alentours, mais pour ça, fallait-il encore les trouver. Yuto choisit d’arpenter la forêt bordant la plage. En une vingtaine de minutes, ils ne trouvèrent que des yokaïs mineurs qui ne leur apprirent pas grand-chose. Certains ne parlaient pas, d’autres n’étaient pas vraiment capables de comprendre ce qu’on leur demandait. En tout cas, voir Yuto parlait tout seul devait être assez comique. Finalement, certains lui confirmèrent la présence de deux ou trois Ningyo, mais c’est à peu près tout ce qu’il réussit à obtenir. Le plus frustrant fut peut-être cette nue qui apparut sur une branche, leur ria au nez en affirmant avoir vu une des victimes, avant de disparaître dans un brouillard noir caractéristique. Yuto pesta de deux ou trois noms d’oiseaux bien sentis contre le petit yokaï malfaisant.

À ce moment, un rire résonna derrière eux. Yuto, qui commençait à être à cran, brandit son Shakujo. Celui-ci tomba sous le nez d’un être à l’apparence humaine, bedonnant et avec un regard jaune assez dérangeant qui semblait voir au-delà des choses.

"Tanuki…" Souffla l’onmyoji à Kiyosuke sans pour autant se détendre.

Le yokaï, les mains levées pour prouver sa bonne foi, eut un sourire.

"Eh bien, eh bien jeune homme, est-ce bien poli de menacer ainsi un étranger ? Surtout quand celui-ci cherche à vous aider."

Yuto hésita, puis baissa son shakujo.

"Nous cherchons les yokaïs qui enlèvent des gens du village voisin, nous pensons que des ningyo pourraient être impliquées."

"Oui, je sais cela, voilà un moment que vous tournez dans ma forêt en faisant beaucoup de bruit." Le ton était au reproche

"Nous ne voulions pas déranger, s’empressa de répondre le jeune onmyoji, mais ces gens…"

Le tanuki fit un geste de la main pour le faire taire.

"Certes, certes, je sais à quel point votre espèce se préoccupe des siens, enfin quand ça l’arrange. Et je pourrais bien avoir des informations qui pourraient vous intéresser. Mais attention, rien n’est jamais gratuit, et puis il faut bien que vous me dédommagiez pour le dérangement occasionné."

Le sourire du yokaï se fit... carnassier.


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Jeu 7 Sep - 20:10

Kiyosuke hocha gravement de la tête devant les paroles de l'onmyôji. Soit, s'il ne pouvait pas voir tous les yokais auxquels ils auraient affaires, il n'insisterait pas pour exiger quelque chose de strictement impossible. Par contre, cela serait sans doute étrange à observer que le religieux en train de parler à un être invisible...

Et le taisa n’allait pas se plaindre sinon que Yuto ne souffre pas trop pour le moment des efforts qu’il faisait. Par contre, il se demanda s'il pourrait se permettre d'attendre 30 minutes que le jeune homme se repose, mais il en conclut que oui… Il valait sans doute mieux ça que mettre celui-ci en danger à un moment où il n'était pas au meilleur de sa forme après tout.

« Si cela venait à arriver, tu prendras d'abord du repos tout simplement. Puis nous irons ensuite seulement nous occuper du yokai fauteur de troubles. » Répondit-il donc tout simplement, après tout il ne lui serait sinon d'aucune utilité. Sur ce ils partirent donc aller interroger les yokais des alentours, une entreprise somme toute excentrique, mais qu'il fallait bien mener jusqu'au bout s'ils désiraient apprendre quelque chose d'utile…

Et cela eut des résultats d'abord très mitigés. Que ce soit le fait qu'ils n'apprirent au début pas grand-chose, puis qu’on leur confirma bien la présence de plusieurs Ningyo, pour finir ensuite par se faire rire au nez pas une nue… Si Kiyosuke avait été plus rapide et avec une arme de lancer en main il l'aurait sans doute bien embrochée pour récompenser sa malfaisance, mais malheureusement cela ne fut pas possible. Il se contenta donc de passer à autre chose avec mépris et d'écouter avec scepticisme l'onmyôji s'essayer à l'art d'insulter quelqu'un sans être vraiment grossier… Non, ce dernier ferait mieux d'éviter pensa t-il, il avait l'air trop gentil et fragile pour qu'on prenne ses insultes au sérieux. Après tout tous étaient prédisposés à certains talents, mais l'onmyôji pour sa part ne semblait pas être privilégié pour celui de distribuer des noms d'oiseaux…

Par contre, ce qui interloqua Kiyosuke, ce fut le rire qui se mit tout à coup à résonner derrière eux. Imperceptiblement il se retourna donc tout en approchant la main de son katana pour s'apprêter à dégainer celui-ci dans l'urgence… Précaution peut-être inutile étant donné que l’importun se révéla être un tanuki d’après les propos de Yuto… Pas le genre de démon que le samouraï craignait spécialement en somme.

Et visiblement le yokai n'avait pas envie d'être dangereux pour eux, du moins s'ils devaient en croire ses propos… Kiyosuke ne se sentant pas en danger de toute manière car ayant confiance en ses capacités pour gérer un tel être, éloigna donc sa main de son katana et écouta l'échange entre le serviteur des kamis et le yokais…

Et quand celui-ci fut terminé. Kiyosuke s'approcha de quelques pas du yokais et fit résonner sa voix rauque et métallique.

« Tu veux qu'on te dédommage ? Soit, mais qu'est-ce qui me dit que tu vas nous raconter la vérité et pas uniquement ce qui t'arranges ? » Il resta silencieux quelques instants, puis poursuivit de sa voix grave et lourde. « Je te laisses imaginer les conséquences d’un possible mensonge de ta part. Surtout quand il s’agirait de mentir à quelqu’un comme moi... » Il laissa le silence retomber alors qu’il regardait le yokai dans le blanc des yeux, puis conclut sec.

« Alors dis nous ce que tu sais et si tu dis la vérité tu n'auras aucun problème et ton dédommagement. Est-ce bien clair ? Je n'ai qu'une parole, à toi de respecter la tienne. » Il ne cherchait pas à persuader ou convaincre. Il n'était pas doué pour ça, par contre c'était déjà plus à sa portée d'intimider et de dire les choses avec franchise. Cela rendait la situation plus simple à gérer après tout et tout était dit ainsi.
Revenir en haut Aller en bas
Abe no Yuto

avatar

Non Joueur

Messages : 48
Date d'inscription : 28/05/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Jeu 14 Sep - 22:10

Le yokaï semblait mécontent.

"Allons, allons, messire, vous payez pour une information, c’est à vous de vérifier ensuite sa véracité, vous ne pouvez pas accuser le vendeur si l’information recueillie n’est pas correcte ! Lui n’a fait que vous vendre ce qu’il avait entendu, en toute bonne foi. De plus, on discute du prix généralement avant de…"

"Il est déshonorant pour un samouraï de négocier, Takuni. Intervient alors Yuto. Si il vous dit que vous aurez un dédommagement, faites-lui confiance pour que celui-ci soit à la hauteur du temps que vous nous accordez et de l’aide que vous nous apportez. Il en va de son honneur."

Les mots étaient autant faits pour convaincre le tanuki que pour encourager Kiyosuke à donner effectivement une somme conséquente. Le taisa ne semblait pas trop effrayé par le yokaï, mais Yuto savait qu’il valait mieux éviter de se mettre à dos un tanuki.

"Et nous vérifierons nous-même ton information." Ajouta Yuto, espérant achever de persuader le yokaï.

Le jeune se permettait ainsi de saper un peu l’autorité de son aîné, mais il connaissait ce type de démon, ils n’auraient rien sans quelques concessions, surtout s’ils le privaient de son jeu favori : la négociation. Or ils avaient désespérément besoin de quelque chose, même le plus petit indice serait mieux que rien à ce stade. De plus, Yuto commençait à manquer de temps, sa respiration devenant laborieuse.

"Soit, fit le yokaï, mais il était visiblement agacé. Dans ce cas, sachez que vous feriez mieux en effet de tenir parole et de me donner quelque chose qui compensera l’information donnée et le dérangement occasionné. Sinon je viendrais prendre mon dédommagement moi-même, et vous n’aimeriez pas."

Une lueur mauvaise traversa ses yeux.

"Les ningyo sont certes aquatiques, mais elles ont besoin d’endroits où se reposer, si elles font des misères dans le coin, c’est qu’elles ont aussi un pied-à-terre ou plus précisément un pied à mer ! Retourner sur la plage et dirigez-vous vers l’ouest, vous trouverez une falaise creusée par la mer, les ningyo se reposent sur cette plage couverte."

Yuto qui prenait de plus en plus appui sur son shakujo pour réussir à rester debout, remercia le yokaï d’un hochement de tête et attendit, un peu anxieux, la réaction du taisa.


L M M J V S D
Délais de réponse : de 1 à 2 semaines

Mes yeux dans les tiens


Crows Country
Revenir en haut Aller en bas
Hisawara Kiyosuke

avatar

Taisa

Messages : 78
Date d'inscription : 30/07/2017

MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto) Sam 16 Sep - 20:10

Kiyosuke se fichait comme une guigne du fait que le yokaï soit mécontent, ce n'était vraiment pas la première fois qu'il croisait un démon après tout et quelqu'un comme lui qui avait pu croiser un oni n'en était pas vraiment à avoir peur des tanukis ou kitsunes. Dans tous les cas, le samouraï n'avait rien à répondre aux protestations du démon, surtout que le prêtre le fit parfaitement bien à sa place. Ce qui permettait à Kiyosuke de ne pas avoir à faire preuve de conciliance, ce qui n'était pas plus mal en soit.

Puis, un samouraï comme lui négocier ? Certes à Kenshu on était moins accroché aux valeurs traditionnelles du bushido que dans les autres clans, mais il y avait quand même des limites… Surtout quand il s'agissait de négocier avec un démon. Un démon qui poserait sans doute énormément de problèmes d'ailleurs de ce côté étant donné que c'était un tanuki…

Dans tous les cas, Kiyosuke savait exactement comment payer l'information du yokaï si celle-ci s'avérait intéressant. Autrement qu'avec un coup de sabre bien entendu, car même s'il n'avait aucune estime pour l'attitude de ce démon à son égard, il restait que sabrer quelqu'un qui avait rendu service, même par cupidité ne se faisait pas… Sans oublier que le taisa n'était pas spécialement du genre à distribuer la mort à tout va.

Par contre, beaucoup de samouraïs n'auraient sans doute pas trop apprécier que l'onmyôji se permette ainsi de parler à leur place, mais Kiyosuke dans les faits s'en fichait que le jeune Yuto le fasse dans cette situation et ce pour plusieurs raisons. Que ce soit parce qu'il n'y avait que le yokaï et le prêtre pour assister à cela, mais aussi car pour gérer une histoire de démon il supposait qu'il pouvait laisser faire le jeune serviteur des kamis. Jeune serviteur qui oubliait certes légèrement les convenances au passage, mais passons. On pouvait mettre cela après tout sur le compte de la fatigue… Une fatigue qui se remarquait rien qu'à la respiration de l'onmyôji.

Et il ne répondit sinon rien aux menaces du yokai, dans les faits il aurait eut tout à fait le droit de menacer à son tour pour toute réponse ou de réagir violemment, mais le samouraï préféra ne pas perdre de temps avec ceci. Surtout qu'il n'avait pas vraiment peur de ce démon. Il préféra plutôt écouter ce que ce dernier avait à lui apprendre et en effet c'était assez intéressant, soit…

« Je vois, intéressant en effet. » Se contenta donc d'ajouter le taisa de sa voix grave avant de chercher quelque chose accroché à sa ceinture. Une bourse dont il extirpa un koban d'or qu'il jeta au yokaï.

« Je crois que tu n'auras pas l'arrogance de prétendre que ce n'est pas une très généreuse récompense, n'est-ce pas ? » Glissa t-il au passage avec sérieux au démon quand celui-ci réceptionna la pièce. En effet un koban d'or représentait une énorme somme en soit, même si le taisa considérait que la vie de plusieurs serviteurs du clan le valait bien. Il sortit au passage un autre koban d'or et le jeta aussi au démon avant de préciser.

« Et voici pour ne pas informer le moindre yokaï ou humain de la région de nos projets ou de quoi que ce soit qui ait un rapport avec. J'espère que cela te sembles être un marché honnête, tanuki. » Le mot était presque un euphémisme, le yokaï ne devait pas croire sa chance dans les faits, mais bon ce n'est pas comme si Kiyosuke dépensait souvent son argent, donc il pouvait bien se permettre de dépenser une partie de ses économies ainsi. Il n'était pas après tout de ces taisa à mener un rythme de vie dépensier… Au passage alors qu'il attendait la réponse du yokai, le samouraï agrippa d'une main un bras de l'onmyôji comme aider ce dernier à rester debout. Après tout il semblait s'affaiblir et le samouraï se rappelait bien avoir besoin de lui… Donc s'il était obligé prochainement de le porter jusqu'à un endroit où il pourrait se reposer, il serait prêt à le faire.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto)

Revenir en haut Aller en bas
 

Samouraï matériel et samouraï spirituel (Pv Yuto)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Choix de matériel pour longline ?
» Matériel "Logistique
» Votre matériel
» Site du GNiste
» De la compote...


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
..
.Abyndal.
...
...
..
..
...
.
.... .Ewilan RPG..
....La Sérénissime..