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 À la croisée des chemins.

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Sakai Kokoro

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MessageSujet: À la croisée des chemins. 10/2/2017, 13:07

À la croisée des chemins
Jour 4 - Lune du Singe, Automne, an 41
avec Kasuga Daiki & Kasuga Riyu

L’heure du Rat venait de commencer lorsqu’une petite ombre quitta, sans le moindre bruit, l’Okiya Kaoriko. À cette heure tardive, le temps était encore lourd, humide et frai. La terre tout juste battue par les fines gouttes de pluie tombées plus tôt enivrait le quartier des Geishas d’une odeur particulière. Kokoro aimait particulièrement l’odeur du pétrichor, mais cette nuit là, elle semblait avoir mieux à faire que d’humer l’essence de la terre.

À l’heure où les honnêtes gens dorment profondément sur leur futon. La malicieuse enfant s’extirpe de la demeure qu’elle a toujours connu avec pour seul bagage un baluchon contenant quelques affaires pour maintenir sa beauté. Malgré son âge avancé, Kokoro reste aux yeux de tous une enfant. Outre le fait que son caractère manque de maturité,  la délicate porte encore en elle une fleur pure et fragile que l’on nomme virginité. La délicieuse vivait ici depuis de bien nombreuses années. Elle avait eu le temps d’apprendre et de mémoriser les routines de chacun. Cloîtrée dans sa prison dorée et colorée avec pour seul distraction quelques sorties festives, l’aventurière enfant de la brume rêvait d’aller voir plus loin les paysages que pouvait offrir Yokuni. La précieuse ingénue, vêtue d’un komon aux petits motifs répétitifs en forme de feuilles volants au gré du vent sur un fond de tissu brun, son baluchon sur l’épaule, rasait les murs à l’affut du moindre bruit. La jeune sotte ne passait à rien d’autre que de fuir un foyer chaleureux pour visiter les ruelles sombres et étroites des villes. Elle n’avait pas un sou en poche, pas même une poignée de riz à vrai dire. Son baluchon constitué de babioles fantaisistes ne lui serait d’aucune utilité. Il la fatiguerait bien assez vite, lui attirerait des problèmes bien assez tôt et serait un motif suffisant pour que la ravissante Geisha trépasse dans des ruelles sinistres. Les enfants… où ont-ils la tête par moment ? Sans papier, sans carte, la capricieuse fugitive pensait réussir sa vie ailleurs. Loin du courroux autoritaire de sa mère.

Dans son esprit, la jeune femme était certaine de réussir. Une mésaventure passée lui avait donné des ailes. Depuis qu’elle s’était rendu compte de ses capacités brumeuses, pour ne pas dire fumantes, elle tentait à chaque instant de les exploiter. Elle s’en amusait, insouciante, remarquant à peine les conséquences et les retours de bâton douloureux. L’inconsciente poupée ne se doutait pas qu’à la suite de sa prochaine rencontre, une petite graine de maturité commencerait à germer. Une petite graine qui ferait d’elle, un jour, une dame accomplie.

Un bâillement fit naître une brume chaude devant le visage de Kokoro. Elle portait une main lasse à sa bouche avant de s’arrêter et joindre sa seconde, frigorifiée. Plantée à côté d’un poto de bois, son baluchon à ses pieds, elle profitait d’un instant pour réchauffer ses mains ainsi que le bout de son nez. Décidément, l’automne était bien là. Les journées encore légèrement chaudes et ensoleillés étaient trompeuses, car elles laissaient bien vite leur place à une fine pluie glaçante. Kokoro reniflait déjà. La tête enfonçait dans ses épaules, les bras collés à son petit corps frêle, elle guettait, tant bien que mal, l’horizon sombre qui se dessinait autour d’elle. La jeune geisha venait de quitter son quartier résidentiel depuis dix bonnes minutes déjà et à la croisée de divers chemins, elle se retrouvait bien embêtée… Où aller à présent ? Devait-elle partir vers le Sud ? Se diriger vers Ouest ? Qui avait-il à l’Est ? Aucune indication n’était présente sur ce chemin de terre. Elle avait trouvé que s’était une bonne idée de ne pas emprunter les routes populaires. Ainsi, personne ne la reconnaitrait. Cependant, sans ses tenues de geisha, elle ressemblait à une jeune femme comme les autres. Mignonne, mais sans plus, qui aurait pu être une simple femme des rizières comme une tisseuse allant chercher ses ressources premières. À cette révélation, la jeune femme sourit. Lorsqu’elle était enfant, elle avait demandé à son père de lui ramener un énorme lapin. Elle souhaitait partir vivre dans les montagnes pour en faire l’élevage et récupérer leur pelage pour le tisser. Il aurait été plus simple de tisser le poil d’une chèvre ou bien encore de cultiver des plantes. Mais allez savoir pourquoi, Kokoro préférait se compliquer la vie à brosser un lapin…

Perdue dans ses rêveries, la jeune femme ne perçut pas les bruits de pas venant dans sa direction. Elle s’en rendit compte lorsqu’une silhouette se dessina nettement sous les lueurs de la lune. Un frison classant la parcouru, elle retint son souffle et n’osa plus bouger de peur qu’on ne la découvre ici. Dans son esprit, une multitude de situations venaient frapper à sa porte. Est-ce un Yokaï ? Une personne ? Etait-il bon ? S’il était mauvais, elle priait sa bonne étoile pour qu’il ne se rend pas compte de sa présence, mais les chances étaient minces, le ciel bien que voilé de son manteau noir, était suffisamment clair pour que l’on puisse distinguer la végétation et les habitations. Soucieuse, Kokoro prit lentement le manche de son baluchon et décrocha adroitement le paquet de son bâton de pèlerinage. Elle était prête à le menacer s’il venait à être menaçant et prête à disparaître s’il tentait de l’attraper. La peur rendait ses membres crispés et ses dents serrées lui donnaient déjà quelques douleurs à la mâchoire. Les yeux rivés sur l’ombre mouvante, la respiration courte et des plus silencieuses, elle observait le nouvel arrivant. À cet instant, bien trop soucieuse par la scène qui se déroulait devant ses yeux, elle en oublia d’assurer ses arrières. Dans son dos, une nouvelle ombre venait à sa rencontre et celle-ci la surprendrait sans le moindre doute. Tout n’était plus qu’une question de secondes.



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Kasuga Daiki

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MessageSujet: Re: À la croisée des chemins. 10/5/2017, 16:39

L'heure du rat venait de commencer et une ombre fine et fugace s'extirpait d'un petit campement militaire à la sortie de Kasu. Ce campement c'était celui de Kiba-taii et de sa meute et l'ombre fine et fugace était celle de l'enfant de cette division, Kasuga Daiki, fils de l'ancien hatamoto Kasuga Isamu, frère du dragon borgne et taisho d'Okaruto Kasuga Riyu et fier membre... d'une division de quêteur de mort qui semble être aussi utile qu'une poignée de sel sur une blessure, efficace, mais diablement douloureux. On s'en passerait quoi.

La division était rentrée à la capitale pour prendre quelques provisions se reposer un peu et attendre de nouveaux ordres. En ce moment il allait dans plusieurs villes pour aider à la surveillance, étant donné que la seule division encore complète d'Okaruto était celle de Kiba (pas difficile en vérité, écarter les endormis et embaucher de nouveaux ashigeru douteux). Ce soir Daiki n'arrivait pas à dormir, malgré sa proximité avec la demeure Kasuga il n'y était pas allé, préférant se complaire dans sa fierté d'adolescent en pleine crise et de dormir dans le camp. Il n'avait même pas essayé d'aller voir sa sœur et avait limité ses entrées dans la ville juste pour cela. Il n'avait eu aucune nouvelle depuis Asagiri, hormis qu'elle avait accepté de l'envoyer dans la Meute.

N'arrivant pas à dormir, il voulait profiter de la nuit pour se balader tranquillement dans les rues de sa ville natale, il emporta avec lui son katana (et uniquement lui) qu'il portait via une sangle dans son dos, ainsi que quelques kakis pas trop mûrs (afin d'éviter qu'ils ne soient trop fragiles) et d'une petite bouteille de saké accroché à sa ceinture. Il se prendrait certainement une rouste de la part de Kiba en rentrant, car il ne pouvait pas se servir comme cela, mais bon il était prêt à prendre le risque.

Ainsi donc il déambula dans les rues de la capitale, personne, la tranquillité, malgré une certaine fraicheur, mais le jeune homme avait l'uniforme classique des samurai d'Okaruto avec quelques petits ajouts pour ne pas avoir trop froid, ainsi qu'un petit couvre chef en paille de bambou pour éviter la pluie éventuelle. En plus de cela il prenait de temps en temps quelques gorgées de saké, le réchauffant et l'aidant à se mettre en condition pour aller se coucher par la suite. Finalement, après quelques minutes de marche son regard se concentra sur le sol, songeur il ne remarquait pas les éventuelles présence autour de lui. Le fait qu'il soit assez tard aidait à cela. Nonchalamment il sorti un kaki pour croquer dedans, toujours perdu dans ses rêveries.
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MessageSujet: Re: À la croisée des chemins. 10/13/2017, 03:28


L'heure du Rat venait de commencer, succédant aux premiers exercices de Riyu. Ses journées s'étaient faites si longues depuis son retour d'Asagiri qu'elle avait abandonné ses entraînements matinaux afin de se mettre plus vite au travail et de rattraper son retard sur la coordination des armées Okaruto. Il lui arrivait d'ailleurs, et cela l'inquiétait fortement, de s'endormir sur quelques uns des rapports de ses officiers, qui avaient le bon goût de la réveiller d'une pression sur les épaules alors qu'ils la trouvaient en train de baver sur leurs écrits. En tant que second, Raiken l'aidait bien sûr à surmonter la fatigue et était d'un indéfectible soutien, la débarrassant même d'une bonne partie de ses tâches. Mais là encore, elle se faisait trop consciencieuse et mettait à son labeur un terme bien trop tardif pour sa propre productivité et surtout sa propre santé.

Or, elle éprouvait une certaine difficulté à se motiver pour entretenir son corps et sa force après des journées aussi éprouvantes... Ce soir, l'heureux Koda-Taii avait veillé au grain et l'avait même tirée de son bureau avant d'aller faire sa ronde afin qu'elle se sorte la tête de sa paperasse. Les quelques trois heures dégagées, Riyu les dédia à sa forme qu'elle avait trop négligé pour une onna-bugeisha. Ne disait-on pas un corps sain dans un esprit sain ?

Ainsi, sur une butte et à l'abris des regards quoiqu'elle voyait paradoxalement une bonne partie de Kasu, elle procéda à quelques Kata mollassons de fatigue et finit par entamer son outre pleine d'Umeshu plutôt que s'entraîner. Ses yeux dichromatiques détaillèrent alors les rues une à une et elle comprit bientôt, à la lueur intermittente des lanternes rouges, qu'une geisha ou qu'une domestique prenait la poudre d'escampette. Alors qu'elle emprunta des chemins détournés parmi les moins empruntés, elle la suivit longuement des yeux avant de s'en retourner à son entraînement -la ronde prévue l'attraperait sans doute. Et lorsque Riyu revint à son Umeshu, alors qu'elle cherchait la fuyarde, elle reconnut Daiki au loin, tout proche de la raison de son regard...cette dernière semblant en mauvaise posture.

Manque de chance, Riyu était trop loin pour voler à son secoure. Son petit frère le pourrait sans doute et la ronde semblait pour le moment introuvable...
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Sakai Kokoro

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MessageSujet: Re: À la croisée des chemins. 11/15/2017, 10:29

La poigne assurée, l’homme de l’ombre saisit Kokoro par la taille d’un bras et poussa sa seconde sur son visage. Un glapissement de surprise, aigue pour ne pas dire strident, se fit entendre avant d’être étouffé par une paume glacée. Le bâton tomba au sol, lâché par la propriétaire surprise. La jeune geisha mit un temps avant de se débattre. Un temps, qui bien que court en réalité, sembla long et stressant pour la jeune femme. La pression contre sa taille et sa bouche la plaquait contre son agresseur qu’elle sentait fort et grand. L’arrière de la tête de Kokoro plaquée contre un tronc solide comme un roque, le corps emprisonné, puis soulevé pour être déporté plus loin. La peur d’être enlevée, battue, ou pire encore lui traversa les entrailles et ébranla tout son être. Se débattre ne servait à rien et l’angoisse fut plus pesante encore lorsqu’elle entendit d’autres pas et voix à proximité. L’ombre en cachait des autres. Celles-ci semblaient bien décidées à rendre des comptes et Kokoro comprit qu’elle n’était pas la première cible visée. Elle était simplement là au mauvais moment.

- Regardez qui va là ! Ce chien de Daiki !
- Wouaf ! Wouaf !
- Ah ah ah !

Les yeux humides, la jeune femme tentait de comprendre la scène. Quatre jeunes hommes avoisinant la vingtaine venaient de faire leur entrée. Un tenait Kokoro avec une poigne si forte qu’elle avait l’impression qu’il lui brûlait la peau. Puis, ces trois là, titubant légèrement aux tenues débraillaient. La première idée qui traversa l’esprit de la jeune geisha fut qu’ils reviennent d’une soirée auprès de vendeuses de charmes. Après tout, le quartier de ces filles n’était pas bien loin. Ce qui renforça cette idée dans la tête de Kokoro fut le parfum sauvage de celui qui la tenait. Ils n’avaient rien d’hommes distingués et leur familiarité mettait la jeune femme mal à l’aise. Une chose la rassura plus ou moins cependant, la première silhouette qu’elle avait croisée était bien humaine. Ce dénommé Daiki ne faisait remonter aucun souvenir à Kokoro, mais semblait provoquer les moqueries des gredins qui passaient par là. Le leader négatif de cette troupe grotesque s’avança jusqu’au mystérieux individu. La distance qui les séparait n’était que d’un petit mètre.

- Alors… Tu t’es remis de la raclée que mon petit frère t’a mise … ?

L’éméché se tourna vers son publique corrompu, inspiré par l’instant, il se mit à rejouer des mimiques railleurs.

- Il disait « nooon, pitié ! Arrête ! Maman ! ».
- Ah ! Ah !

Le jeune homme s’arrêta brusquement, dans une lenteur digne d’un homme fatigué de sa journée, il se retourna vers sa victime.

- Regarde-toi… Tu ne tiens même pas debout…

Joignant son geste à sa parole, il élança sa main pour percuter l’épaule du dénommé Daiki. Au même instant, Kokoro remarqua que son séquestreur venait de relâcher sa poigne devant cette distraction peu plaisante. Maligne, elle se mit aussitôt à lui mordre la main de toutes ses forces. Aussi remuante qu’une anguille, elle s’échappa de son emprise et prit son bâton à deux mains. La posture mal assurée avec pour seul but de frapper, elle ne quittait pas les quatre affreux des yeux. Les muscles tendus, quelques mèches de cheveux défaites de son chignon vinrent se coller sur son visage moite. Les yeux grands ouverts, elle n’arrivait plus à réfléchir et l’envie de fuir lui était forte, mais quelque chose en elle l’obligeait à rester là. Elle avait cette impression de devoir rester ici pour aider cet inconnu. Elle avait sa propre envie de faire justice et cette témérité naissante voulait s’exprimer.



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Kasuga Daiki

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MessageSujet: Re: À la croisée des chemins. 11/23/2017, 17:01

L'esprit du jeune homme vagabondait, aidé par la nuit, mais surtout par toutes ses questions, ses doutes ses réflexions. Il avait toujours voulu intégrer la meute, mais depuis Asagiri il n'était plus sûr de rien, était-il un enfant gâté qui voyait cette division d'un œil idéaliste ? Le jeune homme savait que d'une certaine manière c'était le cas, mais il continuait de penser que cette division serait la meilleure chose pour lui, mais les paroles du tigre résonnaient toujours et encore dans sa tête, difficile d'évoluer quand quelque chose t'enchaîne.

Il fut tiré de ses pensées par un petit bruit, une sortie de glapissement aigu qui vint à ses oreilles, quand ses yeux se posèrent sur la provenance du bruit il put voir un solide gaillard retenir une pauvre jeune femme, mais alors qu'il allait pour intervenir, trois autres hommes apparurent. Étaient-ils tous là pour la jeune femme ou... non les paroles de l'homme devant lui ne prêtaient pas à confusion, ils étaient là pour lui. D'ailleurs celui qui l'avait interpellé lui disait quelque chose, mais il n'arriva pas retrouver. Il s'agissait là de quatre gredins, non armés, malheureusement, Daiki ne pouvait donc pas tirer son épée contre des personnes non armés, même belliqueuses. Les premières remarques lui firent serrer les poings.

C'est lorsqu'il précisa la présence d'une raclée et d'un petit frère que le jeune Kasuga compris un peu plus. Il lui fallut quand même quelques secondes pour mettre un nom sur cette famille, car finalement en tant que Kasuga dans une division de quêteur de mort composée de criminels il avait eu son lot de tabassage. Mais certain, c'était le grand-frère de Hanzo Takashi devant lui. Les yeux du jeune chêne alternaient entre l'interlocuteur et la demoiselle prise en otage.



Si tu veux prendre la suite fait-le. Mais cette jeune fille n'a rien à voir là-dedans...

Visiblement ses paroles n'eurent pas d'effet sur le fanfaron, ou alors il n'avait pas fini de se moquer tout simplement. En tout cas il en rajouta une couche allant même jusqu'à pousser Daiki comme s'il n'était qu'un enfant. Le jeune homme voyait rouge et sentait son sang taper dans sa tempe, il voulait cogner ses mecs, tellement fort, mais ils avaient une otage. Mais très vite, et à la surprise générale, la jeune femme se défendit et remua assez pour échapper à l'étreinte du grand gaillard. Cela surpris assez les autres pour Daiki saisisse sa bouteille de saké et l'éclate sur le visage de l'homme en hurlant toute sa colère, il n'attendit pas pour enchaîner avec un coup de poing de sa main libre pour mettre un genou à terre au gredin.

Il savait que sa prochaine cible serait le plus grand des quatre, celui qui avait retenu la jeune femme, déjà parce qu'il était le plus proche de la dite jeune femme, mais aussi parce qu'il était certainement le plus dangereux. Du haut de son mètre soixante Daiki savait qu'il ne pourrait pas le mettre à terre sans un petit coup de main. C'est alors que son nuage se forma à ses pieds, l'élevant de quelques centimètre et c'est avec un nouveau cri de rage qu'il se propulsa à vitesse maximale sur le grand baraqué le percutant de plein fouet.

Les deux hommes finirent au sol, le jeune Kasuga sur son adversaire, le jeune samurai ferma alors les poings et commença à ruer son adversaire de coup, sa rage (je parle de rage dans le sens commun) se manifestant dans sa violence et sa voix hurlante. Il devait en finir avec ce mec tant qu'il était encore groggy et le foutre au sol une bonne fois avant de s'occuper d'un autre gredin. Car sur les trois restant pour le moment, celui qui c'était prit la bouteille et le poing de Daiki n'allait pas mettre longtemps avant de se relever et les deux autres devaient déjà se ruer sur Daiki et Kokoro.

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MessageSujet: Re: À la croisée des chemins. 1/15/2018, 03:31


Kasuga Riyu ne perdit pas une seconde de ce qui se déroula sous ses yeux, de l'agression de la jeune fille aux moqueries que son petit frère essuya. Les cafards ! Elle était dégoûtée que ces gens fassent partie de son armée, ils ne portaient pas même le daisho et ne respectaient rien ! En fusillant les quatre affreux du regard, elle sentit ses propres cheveux se dresser sur sa tête sous les effets avant-coureurs d'un cœur révolté. Mais en tant que grande sœur, elle s'interdisait de faire quoique ce soit : Daiki était jeune et avait besoin de croire en lui. Elle savait que si elle se permettait de venir à la rescousse, il lui en voudrait et elle ne serait pas toujours là pour lui.... Heureusement, la jeune fille elle-même lui paraissait bien se débrouiller : elle avait glissé de la poigne de celui qui la retenait prisonnière, avait donc passé outre la stupeur que les victimes ressentaient trop souvent. Et était armée, ce qui était inespérée...et terriblement naïf.

Contre quatre adversaires, dont certains sinon tous pourraient se révéler récalcitrants, Daiki ne pourrait se défendre lui-même tout en protégeant la belle. Belle qui risquait de devenir téméraire. Les configurations avaient changé et toujours aucune nouvelle de la ronde qui devait pourtant surveiller les environs. Riyu fit claquer sa langue et entreprit de les rejoindre, balançant sa gourde rebouchée et de taille conséquente sur son épaule...

*

"Les petits fils de pute...!"

Après s'être relevé, Hanzo cracha la douleur qui lui avait envahi la bouche au coup dur de Daiki et lui révéla de nouveau ses dents sanguinolentes et jaunies, plutôt confiant dans ce qui allait fatalement arriver.

La jeune femme ne s'en était malheureusement pas tirée à si bon compte : assommée, la joue tuméfiée, elle gisait sur l'épaule d'un des délinquants et fut bientôt apportée à Hanzo. Ce dernier la prit par la taille, les cheveux de la belle cascadant sur son poitrail et d'un brusque mouvement de manche, révéla le fil d'une petite lame qu'il appliqua avec froideur sur le visage de sa victime.

"Cette petite est geisha. Si j'entame son minois, je la condamne. Alors tiens-toi tranquille, tu veux ? Allez-y les gars !"

Le bâton de la douce lui aussi avait été ramassé.
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Kasuga Daiki

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MessageSujet: Re: À la croisée des chemins. 2/5/2018, 13:53

Daiki ne pouvait rien faire à présent, l'homme au sol c'était relevé et la petite geisha n'avait pas fait long feu, ce qui n'était pas si étonnant que cela. Mais maintenant les choses étaient différentes, ils avaient un otage et Daiki ne savait pas du tout quoi faire. Il ne voulait pas prendre le risque de jouer au héros, l'homme n'avait pas tort : s'il la tailladait s'en était fini de sa vie de geisha, il ne pouvait pas laisser ça arriver.

Le jeune homme serra donc les dents et écarta les mains en signe d'abandon, il ne pouvait pas réutiliser son pouvoir comme il l'avait fait, ils allaient certainement s'y attendre. La présence de ce couteau lui permettait certainement de dégainer ses lames lui aussi, mais encore une fois la menace de la lame sur le visage de la jeune femme empêchait Daiki de faire quoi que ce soit. Pour le moment il était totalement bloqué, il allait devoir attendre une ouverture. Ou simplement se laisser tabasser en espérant y survivre.

L'un des mécréants avait ramassé le bâton de la jeune femme et bientôt Daiki se pris un coup au niveau des jambes l'obligeant à mettre un genou à terre, puis se fut ça joue qui profita de la caresse de l'outil. Daiki ne déclara rien, il n'y avait que la douleur qui s'exprimait via sa bouche, il n'avait pas envie de leur donner plus de raisons de s'amuser, ou même de répéter ce qu'il avait dit plus tôt, de toute manière ces mecs ne l'écouterait pas c'était certain. Il allait devoir se couvrir, serrer les dents et endurer ce qui allait venir. Il commençait à en avoir l'habitude mine de rien et c'était ce que les pleutres comme eux aimaient faire. Il fallait espérer qu'une troupe en pleine ronde passeraient par là bientôt, car si pour le moment son inaction protégeait la petite geisha, il n'était pas sûr que leur envie de sang s'estomperait avec ces quelques coups.
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MessageSujet: Re: À la croisée des chemins. 3/30/2018, 13:02

Alors que Hanzo exultait de voir sa victime souffrir, un frisson le prit et il fut obligée de lâcher la Geisha, sans quoi il se ferait découper en morceau. La lame de Riyu avait fusé comme un éclair à la lumière de la lune.

"Taisho !"

On l'avait rarement connue si agressive. Dégainer si vite ne lui avait jamais ressemblé et elle privilégiait toujours la défense à l'attaque, cependant cette soir-là elle avait tiré son katana pour punir. Un nouveau coup et la main qui tenait le couteau tomba aux pieds de son propriétaire dans une gerbe de sang.

Hanzo hurla et peu importait s'il n'était pas armé : Riyu l'avait déjà pourfendu.
La mort dans les yeux, elle fit exécuter à son arme un geste sec qui la débarrassa du surplus de sang avant de fondre vers ceux qui molestait son frère sans aucune pitié. Si l'un des trois, le plus proche, celui qui l'avait vue venir mais trop tard, s'effondra lorsqu'elle tailla son torse, elle s'insinua entre les deux autres et prit Daiki par le col pour le relever.

Elle allait lui dire quelque chose lorsqu'un violent coup de bâton dans le dos l'interrompit. Elle mit une main à terre. Tant pis pour Daiki ! Elle laissait maintenant parler sa colère par les armes. Et quand bien même un bâton avait plus d'allonge qu'un katana, elle demeurait solide sur ses appuis et implacable sur ses attaques.
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MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.

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