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 La brume curative organise une pendaison de crémaillère à Ariake !

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MessageSujet: La brume curative organise une pendaison de crémaillère à Ariake ! Dim 4 Aoû - 22:39

Grande panique au Natsuyuri. Et alors surtout grande panique chez moi, l'oneesan d'une maiko atteinte d'une maladie inconnue ! Cela faisait déjà quelques jours que Miharu ne se sentait pas bien. Et on avait beau avoir fait venir plusieurs médecins, sorcières, vieux fou et autres charlatans... Personne n'avait réussi a nous aider. Oh, ils avaient essayé, bien sur. Nombreuses potions imbuvables, pommades puantes et rituels diaboliques plus tard, toujours aucun effet. Au contraire, ça allait de pire en pire. Si au début elle avait juste mal à la gorge, maintenant elle ne sortait plus du lit, avait une drôle de couleur verdâtre, ne mangeait plus rien, avait mal partout, n’arrêtait pas de pleurer et faisait des cauchemars chaque nuit. Et ils avaient beau tous conclure leur échec par un « elle est possédée par un démon très puissant »... Ce n'était pas acceptable !

Non seulement elle était censée devenir une légende parmi toutes les nouvelles maiko, mais son état m'avait provoquée une ride dégueulasse sur le front ! C'était impardonnable ! Bon, j'étais surtout très attachée à cette gamine et ne voulait pas qu'elle meurt à un si jeune age, mais gardons ça pour nous !

Essuyant la sueur sur son front avec un tissu humide, je n'arrêtais pas de penser a cette fameuse rumeur. Une brume magique serait apparue a Ariake. Ce n'était pas la première fois que j'entendis parler d'une telle brume, mais dans mes souvenirs elle ne se trouvait pas du tout à Ariake, mais plutôt a Okaruto. Si je me souviens bien, à Asagiri. Je n'y avais jamais mis les pieds, mais les légendes parlant de cette brume étaient nombreuses. C'est donc avec surprise que j'appris qu'elle avait 'déménager' à Kenshu. Les histoires parlaient de malades gravement atteint, ayant déjà une jambe dans leur tombe. Mais revenu d'un séjour dans cette brume, ils étaient comme neuf. Certes, beaucoup de ces histoires étaient exagérées. Comme, par exemple, cet homme qui avait perdu ses deux jambes, et revenu de là, était devenu champion du marathon de Yokuni. La blague. Ça n'existe même pas ce marathon ! Bref, essuyant une millième fois le front de ma petite-soeur, j'avais décidé. On allait partir vers Ariake !

Okâsan n'était pas difficile à convaincre. Elle m'avait juste fait comprendre que j'allais suer à mon retour. Depuis cette histoire des meurtres dans l'hanamachi, elle me donnait de plus en plus de responsabilités. « Je vois que tu es enfin prête pour devenir la nouvelle okâsan, alors on va commencer par t'habituer avec les devoirs qui feront de ton quotidien un véritable enf... paradis. Hum. » Pour mon danna j'avais laissé un petit mot sur mon canapé, où il aimait tant se coucher alors qu'il n'était même pas censé entrer dans ma chambre. Tout cela fait on s'était mise en route vers le village qui abritait cette fameuse brume. Miharu installée dans un chariot plus ou moins (surtout moins) confortable, bien couverte et emballée, car elle disait toujours avoir froid. Enfin, disait, elle le faisait comprendre d'une façon ou d'une autre, avec plusieurs bruits bizarres.

Le chemin était long, très long, trop long. On était clairement pas les seuls à avoir entendu parler de cette rumeur. Il y avait une véritable file qui partait de Geki vers Ariake. Tout des malades qui espéraient refaire le même chemin dans une semaine, mais dans l'autre sens en sautillant comme des jeunes gamins. C'était impressionnant de voir à quel point les rumeurs se répandent vite. Pour avancer un peu plus vite j'avais utilisé le nom du Taisho. Il n'y a bien que pour ça qu'il était utile. Grâce à cela on pouvait dépasser tout le monde, sans se faire insulter (ou en tout cas pas insulter en pleine face) ni se faire retenir.

Ce n'est qu'à la fin de la journée qu'ils y arrivèrent enfin. Et effectivement, il y avait bien cette fameuse brume. Tout comme les habitants du village – connu pour leurs dos voûtés et autres problèmes de santé due aux mines – qui avaient l'air extrêmement bien en forme. On avait l'impression d'entrer dans un tout nouveau village. Les villageois y étaient joyeux et fières. Rien à voir avec l'habituel ambiance qui y régnait. Ou en tout cas, selon les histoires qu'on racontait sur eux. Dans tous les cas, c'était impressionnant a voir... Pour ce qu'on pouvait voir dans cette brume.

Le voyage ayant affaibli fortement Miharu on n'avait d'autre choix que de chercher une auberge. Ce qui n'était malheureusement pas chose aisée avec toute cette foule qui s'était rendue a Ariake. On finit tout de même par trouver une chambre de libre dans une auberge pas trop mal fréquentée (ayant utilisé une seconde fois le nom de mon danna). Miharu, n'avais pas l'air d'aller mieux (finalement elle n'est non plus pas si magique que ça cette brume!), mais n'avait plus râler qu'il lui fallait quelque chose. A mon avis elle ne voulait que dormir.

« Demain ça va déjà aller mieux... Tu verras... Fais-moi confiance ! »

Je lui fis une bise sur le front et me coucha à côté, prête à veiller sur la petite-soeur tout la nuit !





[Si quelque chose ne te plaît pas, Riyu, laisse-moi savoir ! Je n'ai aucun problème à changer mon rp entier si il le faut !Smile ]
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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: La brume curative organise une pendaison de crémaillère à Ariake ! Mer 7 Aoû - 9:03


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"Comment ? La brume légendaire d'Asagiri a disparu ?

La prêtresse, agenouillée devant Riyu, était sans équivoque malgré une certaine appréhension qui coulait en sueur sur sa nuque. Dans la lumière que laissait passer les écrans du bureau du général, elle soutint un instant le regard furieux et surpris de Riyu qui n'était vraiment pas du matin lorsqu'elle était dans sa semaine rouge. Bien évidement, personne ne le savait sinon, tous aurait crier au scandale. Sur sa table couverte de paperasses, elle pianotait de ses doigts une surface de bois nue avec impatience et agacement.

"Et que voulez vous que j'y fasse ?" répondit elle après un silence.
_"Voudriez vous préparer une de vos meilleures escortes pour accompagner le Jushoku en terres Kenshu ?"
_"En terres Kenshu, hein ?…Je ne sais pas si les Kenshu accueilleront avec sérénité des militaires Okaruto..."
_"Mais, Kasuga Taisho…"
_"N'ayez crainte…Je vais vous escorter moi même avec une poignée d'hommes. S'ils voient que la Taisho s'est déplacée, ils seront certainement moins sur leurs gardes."

Elle sourit. Oui, voilà encore une excellente idée. Riyu commençait tout juste à bouillir dans ces murs, à voir toujours les mêmes têtes et toujours les mêmes paysages. Au fond, elle était née voyageuse et la liberté l'appelait enfin pour un temps. La dragonne avait maintenant trois jours pour se préparer à passer dix jours en terres méfiantes. Elle espérait seulement ne pas rencontrer trop de désagréments lors du voyage car elle devra obligatoirement passer par Setsu.

*

Cent trente kilomètres, quatre jours de voyage à cheval en comptant les petits affrontements contre les Yokais et les bandits, et les voilà à Ariake. La brume curative était belle et bien là, assez lourde et opaque pour qu'on ne voit presque rien à quelques pas et qu'on se trouve poisseux après quelques minutes de marche. Pourtant, et c'était là la magie de l'endroit, les vieux mineurs semblaient resplendir de santé. C'en était presque surprenant.

Cette brume donnait l'impression aux Okaruto d'être chez eux, bien qu'ils ne connaissaient clairement pas l'endroit. Les natifs gardaient leurs airs méfiants en dévisageant Riyu qui portait avec fierté les couleurs de son clan. Habituée, elle n'en tint pas compte et donna simplement ses directives aux huit soldats qui l'avaient accompagnée. Tous des guerriers très bien entrainés, qui n'écoutaient que leurs supérieurs et leurs armes, et certains de leurs acquis. Sûrement de futurs Hatamoto. Du moins, la dragonne en avait conseillé quelques uns à sa Dame, à son maître.

Les destriers furent réceptionnés avec une rare politesse et une aussi peu habituelle courtoisie. Les suites furent attribuées. Après avoir vérifié sa chambre et s'y être correctement installée, Riyu alla aux bains les plus proches pour se décrasser de toute la poussière et la sueur accumulée lors du voyage. Lorsqu'elle en sortit, ses cheveux toujours humides remontant sur sa tête en frisottis et bouclettes, elle en profita pour se promener un peu. Pour l'instant, personne n'avait besoin d'elle.

La dragonne rentra à l'auberge à l'heure du diner. Elle s'attabla calmement, seule, laissant ses subalternes et les religieux parler à loisir dans son dos. Mais surtout, surtout, elle dévisageait avec discrétion une jeune femme qui mangeait en compagnie d'une petite fille qui n'avait pas l'air dans son assiette.

Elle était certaine qu'il ne s'agissait que de Tenin, une amie d'enfance qu'elle avait rencontré lors d'un séjour au temple Kokyuu. Elle l'avait ensuite retrouvée lorsqu'elle était toute jeune maiko avant de la perdre une nouvelle fois de vue. Dans l'esprit de Riyu, une seule question: Que faisait elle ici alors qu'on était si loin du domaine Okaruto ?


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MessageSujet: Re: La brume curative organise une pendaison de crémaillère à Ariake ! Lun 12 Aoû - 21:54

Avant de réveiller ma petite sœur qui avait dormit toute la nuit comme une rose – enfin – je m'étais permise une petite visite dans la ville. Non pour faire du tourisme, bien sur, mais pour récolter des informations sur cette brume. J'avais beau connaître une bonne centaine d'histoires a son sujet et des « on dit », mais au grand jamais je l'avais vu de mes yeux. Le village était bien animé, on devait s'approcher de midi. Tous avaient l'air en forme et contents, mais aucun ne pouvait me donner les explications que je voulais. Tous avaient l'air content, sauf une femme qui pleurait toutes les larmes de son corps. Qui hurlait des insultes à tout Kami qu'elle connaissait et frappait le sol poussiéreux de ses poings. Son homme était décédé ce matin alors que tout le monde lui avait promis – juré même ! - que la brume magique allait le sauvé.

« LES MENTEURS ! ILS L'ONT TUE ! LES MENTEURS ! TOUS DES MENTEURS ! »

Ce n'est qu'après avoir giflé une femme qui avait essayé de la réconforter qu'elle se tut. Pleurant de plus belle, mais plus de rage cette fois ci. On l'aida à renter chez elle et tout le monde continua son chemin. Elle m'avait perturbée. C'était sot, mais jusqu’à maintenant je n'avais pas réalisé que cette brume n'était qu'une histoire, une légende. Et même si elle soignait certains, elle ne rendait pas les gens immortels. Retombant sur terre je retournai vite aux côtés de ma petite sœur.

« Debout Miharu ! Comment te sens tu ? »

J'avais posé le dos de ma main contre son front. Sa fièvre était encore présente, mais elle n'était plus aussi brûlante. Je repris tout de suite espoir. L'aidant a s'habiller et peignant ses cheveux, je l'observais comme jamais. Tellement, qu'elle finit par me faire la remarque. Comme quoi je faisais peur quand je la fixais ainsi avec mes grand yeux, sans cligner. Mais j'y pouvais rien, elle avait vraiment l'air mieux. Où bien c'était mon imagination. Toutes ces histoires me rendaient dingue.

On avait passé toute la journée dans la brume. Non seulement dans le village, non. Vraiment, dans la brume. Au plus il y avait de brume, au mieux. Et on n'était pas les seuls imbéciles a la chasser ! Il y avait des vieux périmés, des petits jeunes avec un petit doigt cassé, des couples avec l'un d'eux malade... Il y avait de tout. Mais tous n'avaient qu'un but : Guérir au plus vite. Et c'est ma Miharu qui allait recevoir la meilleure brume et guérir le mieux ! Elle a ma parole de grande sœur !

« Oneesan... Je suis fatiguée... J'ai faim... Je veux rentrer ! »

La connaissant capricieuse, je voulais lui dire qu'elle devait attendre encore, mais quand je m'étais enfin retournée pour la regarder, elle se tenait pâle et faible devant moi. J'avais l'impression de l'avoir rendue encore plus malade. La prenant sur mon dos, car elle avait l'air d'aller trop mal, je devais la reposer déjà 5m plus loin. J'avais oublié a quel point j'étais faible et que ma petite Miharu n'avait plus 10 ans. Alors j’essayais de la soutenir bras dessous bras dessus jusqu'à l'auberge. Oubliant clairement toutes mes manières de geisha. Mais je ne pouvais m'en foutre plus. Je n'étais pas là pour me faire des clients !

« Viens, qu'est ce que tu veux manger ? Tu veux de l'eau ? Du thé plutôt ? J'ai vu qu'ils avaient des fruits aussi... Tu veux peut-être... »

« Du curry c'est bon... Et un thé. »

Je courrai vite prendre commande et revint m'installer en face de ma petite sœur... Pour me relever aussitôt, car j'avais oublié demander mon plat à moi. Je me comportais comme une idiote. Ma vrai nature – absolument pas parfaite et certainement pas digne d'une geisha – qui refaisait surface. Nos deux assiettes de curry devant nous, on attaquait. Alors que j'aidais comme je pouvais Miharu qui étaient en train de devenir aussi verte que son curry, j'avais l'impression que quelque chose me brûlait le dos. Me retournant pour voir, je compris que ce n'était autre que Riyu, une amie d'enfance, qui me transperçait le dos du regard. Ma bouche ne put s'ouvrir plus et mon menton touchait presque ma poitrine. Qu'est ce qu'elle faisait là ? Qu'est ce que je devais lui dire ? Est-ce que je devais aller lui dire bonjour ? J'avais tellement envi de lui sauter dans les bras, mais quelque chose me disais qu'elle n'allait pas me laisser faire. Et puis je devais rester un minimum digne devant Miharu. Quelle idée elle aura de sa grande sœur sinon. J'essayais alors la technique la plus pathétique au monde. Je lui fis un petit sourire timide et un coucou de la main. Je n'étais pas la seule à la regarder, toute l'auberge la regardait. Quand l'aubergiste vint lui demander ce qu'elle devait avoir j'en profitai pour me retourner vers Miharu, me concentrant comme jamais sur mon assiette, trop confuse.
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Kasuga Riyu

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MessageSujet: Re: La brume curative organise une pendaison de crémaillère à Ariake ! Dim 18 Aoû - 3:12

De toute la force de son œil valide, Riyu fixait le dos de Tenin qui l’avait saluée maladroitement avant de lui tourner le dos, visiblement mal à l’aise. La dragonne en avait conclu que celle-ci s’était bien déshonorée en fuyant le domaine Okaruto lors de sa carrière ou formation de geisha. Mais pourquoi ? Pour un homme ? Elle espérait sincèrement que la venue de Tenin à Ariake n’était due qu’à son très possible Danna qui l’avait peut-être prise avec elle pour lui faire découvrir le monde. Si c’était cela, elle était bien chanceuse. Sinon…Que devait-elle faire ? Riyu était désemparée et amère. Elle continuait de fixer Tenin, mais sans la voir, engouffrée dans ses peines et ses problèmes . Terriblement affectée, la jeune femme fronçait les sourcils dans les ombres de sa tête légèrement baissée.

Elle ne fut bientôt plus en mesure de comprendre quoique ce soit à son flot de pensées. Ne supportant pas faire du surplace, Riyu allait se lever pour tirer immédiatement tout cela au clair avec Tenin, elle verrait ensuite ce qu’elle en fera. Mais alors qu’elle posait un pied au sol avec résolution, alors que tout son être se concentrait sur l’image de son ami d’enfance, l’aubergiste vint se pointer à son nez. Elle ne put qu’arracher son regard de la nuque de la jeune femme pour affronter les petits yeux bruns qui l’attendaient patiemment. Entre ses lèvres pincées de mécontentement, on pouvait voir qu’elle serrait les dents. Tenin et la petite qui l’accompagnait mangeaient du curry alors elle prit de même. Finalement, après un moment qui lui sembla duré une éternité, l’aubergiste disparut de son champ de vision et elle put se ruer sur son amie d’enfance. Enfin, se ruer…C’était un bien grand mot.

Ses zoris d’auberge foulèrent le parquet de celle-ci alors qu’elle se dirigea à pas certains vers Tenin. Elle était là, toute proche, mais Riyu n’était pas obligée de continuer de vouloir la juger. Elle pourrait lui parler d’amie à amie, avec un sourire sincère et bienveillant…Mais son cœur et sa raison exigeaient des réponses. Son devoir aussi. Alors, elle continua son chemin. Riyu salua de la main la gamine malade qui mangeait avec peine son curry et prit une grande inspiration. Devoir décider de l’avenir de Tenin ne lui plaisait guère. Elle commença:

« Te… »

Un cri suraigu couvrit la voix de Riyu et elle sentit soudainement que l’air était devenu irrespirable, que sa gorge la brûlait. Derrière elle, parmi la panique générale, le fantôme fou d’une femme très belle et très désirable avec dans la main un Tanto, accablait les gens de ci de là de coups de lames.


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MessageSujet: Re: La brume curative organise une pendaison de crémaillère à Ariake ! Dim 8 Sep - 20:53

« Oneesan ? Tu la connais ? Qui est-ce ? »

Sans quitter des yeux mon plat je continuais à m'empiffrer. Ignorant royalement les questions de Miharu. Mon dos surchauffait comme jamais, Riyu n'allait pas me lâcher. Au fait, je m'attendais à la voir et entendre à côté de moi à chaque moment. Cela m'étonnait même que je n'avais pas encore sa lame sous le menton. Mon autre amie d'enfance, Sayuri, m'avait envoyé une lettre. Dans celle-ci elle avait parlé de ses retrouvailles avec Riyu, tout sauf amicales. Elles se seraient battues et Sayuri avait gagné. Moi je ne sais même pas tenir un couteau... Jamais je ne gagnerai... Mais je suis trop jeune pour mourir !!!
Une goûte de sueur froide s'était déjà installée dans ma nuque quand je sentis la présence de Riyu à mes côtés. Miharu avait ouvert la bouche – pleine de riz – en guise de réponse a la salutation brève de mon amie d'enfance.

Alors que j'avais abaissé la tête encore plus en entendant le début de mon prénom – que personne n'avait utilisé depuis des années, mis à part Sayuri – je la remontais aussitôt quand le premier cri retentit. Frôlant l'arrêt cardiaque, ça m'avait prit par surprise et je n'étais pas la seule. L'auberge s'était transformée en marché de yokai. Tout le monde courait dans tous les sens et hurlait. Comment faisaient-ils pour hurler d'ailleurs ? J'avais l'impression de manquer d'air moi... Arrachant mes yeux de la foule je regardais en direction de Miharu qui se tenait la gorge et toussait. Elle était passée par toutes les couleurs aujourd'hui, la voici entièrement blanche maintenant. Me levant aussi vite que je pouvais pour l'aider a sortir d'ici, avant que la folle arrive jusqu'à elle avec son couteau, je sentis soudain un poids s'écraser contre moi. Riyu avait perdu l'équilibre et se tenait le bras. J'avais qu'une envie, prendre mes jambes a mon cou et sortir à toute vitesse de cette auberge, laissant tout le monde derrière moi. Mais ma subconscience en avait décidé autrement et je me retrouvais à essayer d'aider deux être chers. Attrapant la main de Miharu je la tirai vers moi, l'obligeant à se lever et me suivre. J'ignorai ses jambes qui partaient dans tous les sens, pas stables, a deux doigts de lui faire découvrir le sol. Avec mon autre main j'attrapais le bon bras de mon ancienne amie et le passa au tour de mes épaules pour la soutenir. J'étais en plein délire 'wonder woman', oubliant au passage que j'étais aussi faible qu'une gamine de 10 ans. Heureusement qu'un samouraï, apparu comme par magie à nos côtés – très certainement pas convaincu par les chances de survie de trois femmes, guidés par une geisha a moitié écroulée sous le poids des deux autres – prit l'une des deux dans ses bras et sortit au pas de course de l'auberge. A peine partit avec Miharu, un autre samouraï apparu pour essayer de faire la même chose avec Riyu. Cette dernière, plus ou moins remise du choc de sa blessure, n'était clairement pas convaincue et préférait sortir par ses propres moyens. Ce a quoi l'homme la jeta par-dessus son épaule et sortis lui aussi au pas de course, certainement pas conscient des conséquences que son acte aura. Le pauvre...

Je suivis à mon tour les deux hommes vers la sortie. Contente d'échapper à la folle et surtout de retrouver un peu d'air dehors. Toussant comme une malade je cherchais Miharu du regard. Celle-ci venait en courant dans ma direction. Les jambes toujours aussi flagadas, elle se jeta dans mes bras. A deux mètres de nous Riyu promettait de faire de la vie du samouraï, qui l'avait portée, un enfer. C'était très certainement des hommes de son clan. Tout comme quelques autres qui accouraient en criant des 'oh' et des 'ah' à la vue du bras de leur général.

Les gens continuèrent de sortir de l'auberge en courant, mais les cris n'arrêtaient pas à l'intérieur. Le samouraï qu'avait porté Miharu proposait de bouger d'ici, au cas où le fantôme ne sorte. Il avait dit fantôme... Mais ça n'existe pas pour de vrai, n'est ce pas ? Il n'en fallait pas plus pour que tout le monde le suive. Et même si on n'avait rien a voir avec eux, Miharu et moi s'étaient quand même joint au groupe. Ce qui n'était certainement pas une bonne idée, vu la mauvaise humeur de Riyu, qui se faisait soigner le bras. Mais je ne pouvais pas nier que je me sentais plus à l'aise avec des samouraïs à mes côtés...
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MessageSujet: Re: La brume curative organise une pendaison de crémaillère à Ariake ! Ven 27 Sep - 23:09


Pourquoi la brume était tout à coup devenue irrespirable ? Riyu contemplait avec étonnement l’affolement qui s’était soudainement créé autour d’elle, cherchant désespérément une réponse à sa question. Les cris et les pleurs ne l’aidaient en rien. Les gens courraient et criaient, recherchant un moyen de sortir coûte que coûte de l’établissement sans se soucier des autres une seconde de plus. Tenin et la petite qui l’accompagnait ne semblait pas moins paniquées, et l’épaisseur de la brume s’était intensifiée à un point tel qu’elles ne pourraient retrouver la sortie de l’auberge à elles seules. Cela n’avait visiblement pas alerté Tenin qui, déjà, s’emparait de sa petite accompagnatrice pour filer. Mais dans la peur ambiante, Riyu ne pouvait la laisser faire et se mettre en danger avec la gamine. La dragonne allait donc empoigner le bras de la jeune femme lorsque cette première heurta quelque chose de froid et métallique.  Tout proche d’elle, quasiment invisible, une silhouette de jeune femme apparue et un rire fou retentit. Riyu, pâle comme un linge, perdit l’équilibre sur Tenin dans un infime gémissement de douleur, l’air lui manquant trop pour qu’elle puisse se relever tout de suite.

Elle ne savait pas ce qui s’était passé dans l’esprit de Tenin, qui était pourtant aussi faible qu‘un nouveau-né. Restait que la geisha s’était sentie pousser des ailes sous la terreur, et cherchait à  la porter sur une épaule tandis que l’autre était réservée à la petite blonde malade dont elle s’était occupée comme une grande sœur. Riyu allait protester, mais un de ses samouraïs choisit ce moment pour surgir de la brume et filer avec la petite dans ses bras. Il avait bien fait, Riyu l’avait déjà sentie toute maigre et toute faible alors qu’il ne s’était rien passé quelques minutes plus tôt. Maintenant, elle pouvait s’occuper du sauvetage de Tenin. Ce ne serait qu’une fois ces mystères résolus qu’elle parlera avec elle, tant pis ! La dragonne allait aider à se relever son amie qui manquait maintenant de souffle lorsqu’un autre de ses guerriers posa sa main sur son épaule. Et ce fut en ignorant ses plaintes, que la jeune femme à côté d’elle avait plus besoin d’aide qu’elle, qu’elle allait suffoquer, qu’il prit Riyu par la taille pour la jeter sur l’une de larges épaules et dégager de l’établissement en courant, laissant Tenin dans la fumée.

Heureusement, celle-ci, loin de se laisser abattre, fonça dans les pas des samouraïs comme ci la brume et ses souffles néfastes n’avaient aucune emprise sur elle. Elle épatait Riyu qui l’avait toujours vue faible et avenante, comme une petite chose qu’il fallait à tout pris protéger des dangers extérieurs. A présent, les rôles étaient inversés. La dragonne enrageait sur l’épaule d’un de ses inférieurs, et la belle artiste courrait à leur suite pour préserver sa vie. Finalement, ils rejoignirent le grand air qui semblait bien moins difficile à respirer. Bien éloigné de la zone à risque, le samouraï posa Riyu sur la terre ferme alors qu’elle regardait la petite se précipiter dans les bras de Tenin. Elle n’attendit pas pour lui asséner une gifle à échos et lui faire bien comprendre qu‘elle était bien une petite femme, mais qu‘elle n‘était pas faiblarde pour autant.

Les autres Okarutos accouraient en poussant des exclamations de surprise. Ce fut alors que la dragonne fulminant réalisa qu’elle était blessée au bras. C’était donc cette apparition qui avait déchiré sa chaire jusqu’au sang ? Dans ce cas, ils n’étaient pas en sécurité ici. Elle donna ses ordres à trois samouraïs et compta rapidement les membres de son clan. Soulagée qu’ils soient tous là et sains et saufs, elle accepta de se faire soigner sans plus tarder. Mais alors qu’on recousait la plaie, son visage boudeur ne se détendait pas. Tenin et sa « petite soeur » se joignirent au groupe tandis qu’un autre guerrier, sentant ce qu’il devait faire, s’affaira au rapport :

« Nous dinions tranquillement, Taisho, quand une femme est rentrée dans l’auberge, visiblement furieuse. Dès cet instant, le brouillard est tombé, un cri a retenti et sonné le début de la panique. On a alors prit les choses en mains et débuter l’évacuation. Deux samouraïs sont encore dedans, Kasuga-Taisho. »

Riyu s’était rendue sur les terres Kenshu afin d’enquêter sur cette brume qui semblait s’être levée, par sur un fantôme venu dont ne sait où. Mais maintenant embourbée, elle n’avait d’autre choix que collaborer avec les autorités locales. Non débarrassée de son masque de colère, la jeune femme hocha la tête.

« Qu’est-ce que l’on sait à propos de cette femme ? »
_ « Que la brume, générale, a été comme absorbée dans l’auberge dès qu’elle est rentrée. Et qu’elle n’était plus curative, au contraire. »
_ « J’ai vu cette femme. Elle avait l’air furieuse et elle était toute blanche, presque transparente. Je pense qu’il s’agit d’un fantôme. Est-ce votre avis aussi ? »
_ « Pour l’avoir aperçue, oui, Taisho. »
_ « Jushoku, pouvez vous y faire quelque chose, vous qui vous vous y connaissez en matière d’exorcisme ? »
Le prêtre supérieur fronça les sourcils avant de répondre.
_ « Pas grand-chose, je le crains. Un revenant ne peut être vaincu tant qu’on ignore pourquoi il n’a pas rejoint le Yomi*. Pour qu’il disparaisse, nous devons le soulager de ses peines. »
_ « Et nous manquons d’informations. Vous deux, allez interroger la foule. Que personne ne s’éloigne tant que les samouraïs Kenshu ne sont pas là. »

Les guerriers hochèrent de la tête en exclamant fort leurs accords et partirent. Les trois autres, lorsqu’ils auront terminé d’évacuer tous les civils de l’auberge, devront tenir un périmètre de sécurité. Ses hommes savaient tout ce qu’ils avaient à faire, elle n’avait pas à les diriger tout de suite. D’autant plus qu’elle devait réfléchir. Tout indiquait qu’il s’agissait d’une ancienne Okaruto qui avait le don d’inverser le pouvoir curatif de la brume sur un petit terrain, mais pourquoi sévir sur les terres Kenshu alors ? Mais tergiverser maintenant avec autant d’inconnues dans l’équation ne résoudrait rien.

Riyu attrapa alors le bras de Tenin. Un peu brusquement, elle l’obligea à s’approcher.

«  Nous devons parler, mais le devoir m’en empêche, alors je te serais reconnaissante de bien vouloir m’attendre et de gentiment te plier aux ordres. »

______________
Yomi: Monde des morts du Shintoïsme.


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La brume curative organise une pendaison de crémaillère à Ariake !

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